Nouvelles d'Arménie
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Europe


EUROPE
L’UE réaffirme son soutien au programme de réformes du nouveau gouvernement arménien

Deux hauts fonctionnaires de l’Union européenne ont rencontré le Premier ministre Nikol Pashinian jeudi à Bruxelles, réaffirmant que l’UE est prête à aider le nouveau gouvernement arménien à mettre en œuvre les réformes radicales qu’il a promises.

Donald Tusk, président du Conseil européen, et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, ont eu des entretiens séparés avec lui en marge d’un sommet de l’OTAN. Le bureau de presse de M. Pashinian a déclaré qu’ils ont tous deux salué le récent changement démocratique du gouvernement arménien.

« Ce qui s’est passé en Arménie était spécial et, je dirais, très européen », a estimé Tusk en parlant des manifestations de masse qui ont amené Pashinian au pouvoir en mai. “Votre exemple est très prometteur et vous pouvez compter sur l’aide de l’UE pour la mise en œuvre des réformes.

“Tout d’abord, nous avons eu une bonne réunion avec le Premier ministre Pashinian pour discuter des relations entre l’UE et l’Arménie “, a déclaré M. Tusk après la réunion.

M. Pashinian a assuré M. Tusk et M. Juncker que son cabinet est déterminé à démocratiser le système politique arménien, à renforcer l’État de droit et à lutter contre la corruption. “L’une des principales priorités de notre gouvernement est de poursuivre la lutte contre la corruption en Arménie, lancée il y a environ deux mois “, a-t-il déclaré à M. Juncker.

Le Premier ministre arménien a également rencontré le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, vers la fin de la journée de mercredi.

« Les deux ont discuté de l’engagement clair du nouveau gouvernement arménien en faveur des réformes et des mesures concrètes déjà prises à cette fin » a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole de Mogherini. Mme Mogherini a réaffirmé que l’UE est prête à « apporter un soutien concret aux réformes, notamment par le biais d’une assistance technique et financière », a-t-elle déclaré.

De même, Mogherini avait exprimé son “ soutien total “ au programme de réformes « très ambitieux » du gouvernement de Pashinian après avoir eu des entretiens avec le ministre arménien des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian à la fin du mois dernier.

L’UE doit fournir 160 millions d’euros (185 millions de dollars) d’assistance à l’Arménie au cours des quatre prochaines années, conformément à l’accord de partenariat global et renforcé (APEC) signé avec le gouvernement arménien précédent en novembre dernier. Les fonctionnaires de l’UE n’ont pas dit si elle pourrait augmenter cette allocation d’aide pour soutenir les nouvelles autorités d’Erevan.

S’adressant aux journalistes à la fin de sa visite de deux jours à Bruxelles, M. Pashinian s’est plaint que l’UE n’avait toujours pas promis d’aide supplémentaire à son gouvernement. Lors de ses premiers entretiens avec les dirigeants de l’UE, il a dit avoir “ exprimé sa perplexité “ à ce sujet.

“Essentiellement, après la révolution, il y a eu des déclarations très chaleureuses [de soutien à la nouvelle direction arménienne], mais il n’y a pas eu de changement de politique, a-t-il dit. “Franchement, j’ai clairement fait comprendre à nos partenaires que ce n’est pas tout à fait compréhensible et acceptable. Mais encore une fois, nous n’agissons pas comme des avocats. C’est à eux de décider quelles politiques poursuivre.“

“Nous nous attendons à une aide plus concrète et plus importante “, a souligné le Premier ministre.

posté le 14 juillet 2018 par Ara/armenews

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ARMENIE-UNION EUROPEENNE
Donald Tusk le président du Conseil européen à Nikol Pachinian : « l’Europe soutient les réformes en Arménie »

A Bruxelles au siège de l’OTAN, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a rencontré lors d’un entretien Donald Tusk le président du Conseil européen. Le chef du gouvernement arménien a expliqué que la volonté de son gouvernement était de consolider la victoire de la démocratie et le pays de droits ainsi que l’indépendance de la Justice en Arménie. Erévan insiste sur le soutien important de l’Union européenne et sa coopération avec l’Arménie dans ce processus. Donald Tusk a souligné également l’importance de la coopération entre l’Union européenne et l’Arménie. « J’ai toujours été l’ami de l’Arménie. Ce qui s’est passé en Arménie est exceptionnel et je vous dirai très européen. Votre exemple est porteur d’un grand espoir et nous pouvons attendre le soutien de l’Union européenne dans la voie des réformes » dit Donald Tusk à Nikol Pachinian.

Au sujet de l’Artsakh, tant l’Union européenne que l’Arménie insistent sur le règlement pacifique du conflit par la voie des négociations. « L’Arménie, comme tout pays démocratique, désire la paix et fait tout pour assurer la stabilité et la sécurité dans la région » dit le Premier ministre arménien.

Krikor Amirzayan

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posté le 13 juillet 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Europe  Image 450 


CORRUPTION DE L’AZERBAÏDJAN
Le Conseil de l’Europe exclut « à vie » 14 parlementaires

Strasbourg, 28 juin 2018 (AFP) - Le Conseil de l’Europe a décidé jeudi d’exclure “à vie“ 14 anciens membres de son Assemblée parlementaire, mis en cause dans un vaste scandale de corruption au profit de l’Azerbaïdjan, après des faits commis en 2013.

L’Assemblée reprochait à ces parlementaires, cités dans un rapport d’enquête sur des allégations de corruption, d’avoir enfreint le “code de conduite“ de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

La commission du réglement de l’assemblée “a décidé qu’ils devraient être définitivement privés du droit d’accès aux locaux du Conseil de l’Europe et de l’Assemblée parlementaire“, a indiqué le Conseil de l’Europe dans un communiqué.

A l’avenir, ceux-ci ne seront plus autorisés à participer à aucune activité du Conseil, indique le texte de la résolution.

La décision, votée par les membres de l’APCE, s’appuie sur les conclusions d’une commission créée après les allégations de corruption révélées par une ONG allemande ESI.

Parmi les parlementaires épinglés figurent les Belges Alain Destexhe, Agustin Conde et Stef Goris, l’Italien Luca Volonte, trois Azerbaïdjanais, un Slovène, un Finlandais, une Norvégienne, un Suédois et un Polonais.

S’y ajoutent Karin Strenz, une députée allemande de la CDU - parti de la chancelière Angela Merkel -, et un ancien député allemand, Eduard Lintner, de l’union sociale-chrétienne (CSU), allié bavarois de la CDU.

Le scandale qui éclabousse le Conseil de l’Europe, parfois surnommé “Caviargate“ par certains médias, remonte à janvier 2013. Il met en cause des membres ou ex-membres de l’APCE soupçonnés d’avoir été “achetés“ par le gouvernement azerbaïdjanais, en échange de leur vote négatif contre un rapport (pourtant non contraignant) dénonçant la situation des prisonniers politiques en Azerbaïdjan.

Ce rapport, très critique, avait de fait été largement rejeté par les élus européens.

Certains parlementaires auraient reçu en échange de leur vote des avantages qui, selon une source proche de l’institution paneuropéenne, auraient consisté en caviar de la Mer Caspienne, tapis, ou nuits dans des hôtels de luxe.

En octobre, le président de l’APCE, l’Espagnol Pedro Agramunt, épinglé dans l’affaire du “Caviargate“ et dans une rencontre controversée avec Bachar-al-Assad à Damas, avait fini par démissionner.

L’APCE, qui rassemble 324 parlementaires des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe dont les 28 membres de l’UE, est réunie depuis lundi et jusqu’à vendredi à Strasbourg en session d’été.

posté le 28 juin 2018 par Ara/armenews


ROBERT AYDABIRIAN
Le retrait des Etats-Unis de l’accord international avec l’Iran et ses effets colatéraux


Retrait des Etats-Unis de l’accord international avec l’Iran.
Effets collatéraux sur la France, l’Europe et l’Arménie.

La remise en question par Donald Trump de l’accord international sur la dénucléari- sation de l’Iran, les sanctions envers les entreprises européennes qui continue- raient à commercer avec la République Islamique, plus la montée des taxes sur l’importation d’acier et de véhicules européens aux Etats-Unis, provoquent des ré- actions diplomatiques et des ripostes commerciales. Elles conduiront à minima à une crise de confiance avec ses alliés, au pire à de nouveaux conflits militaires au Proche-orient.

En attendant, les entreprises françaises sont forcées de se soumettre au diktat américain pour éviter de colossales sanctions financières. Engagés en Iran depuis 2015, Total, Renault, PSA et quelques 150 entreprises sont amenées à renoncer à leurs propres accords. Pourtant en 3 ans le commerce des Européens avec l’Iran avait triplé pour atteindre 20 Milliards d’euros alors que les entreprises américaines se limitaient à 180 Millions de $.

L’Iran et ses 80M d’habitants ont un immense besoin de modernisation (avions, au- tos, équipements pétroliers, machines-outils, etc) afin de commencer à rattraper le retard cumulé depuis la chute du Shah. Héritier de la grande civilisation persane, ce pays à haut niveau culturel, reste tolérant envers ses minorités, et possède en son sein une jeunesse éduquée, à majorité féminine, de plus en plus impatiente. Comme en Arménie, celle-ci entend se débarrasser des cicatrices du passé mais aussi des forces rétrogrades qui la bloque depuis 40 ans.

Aux erreurs géostratégiques américaines d’hier, M.Trump rajoute une politique pro- tectionniste qui risque à son tour d’attiser les cendres des guerres catastrophiques du Moyen-Orient. Car l’Iran est de fait devenu la cible d’autocrates belliqueux comme Ilham Aliyev. Celui-ci se prépare à participer au démantèlement de la Ré- publique iranienne. Il entretient le fantasme d’un “Grand-Azerbaïdjan“ réunifiant 30M de personnes sur les terres du Caucase et de la région nord-est de l’Iran. Aliyev justifie ses dépenses militaires, et ses commissions personnelles colossales, par une ambition territoriale démesurée allant bien au-delà des 3 000 km2 de l’Artsakh.

Par contraste, l’Arménie et ses nouveaux dirigeants travaillent sérieusement leur diplomatie économique avec toutes les parties prenantes : Bruxelles, Moscou, Té- héran. La voie diplomatique est étroite, mais elle leur offre la possibilité de jouer un rôle important de médiateur : amener États-unis, Russie et Iran au dialogue et à l’apaisement, tout en développant les relations personnelles et économiques indis- pensables à l’Arménie et au renforcement de sa propre souveraineté nationale.

Robert Aydabirian

Paris le 27 juin 2018

posté le 28 juin 2018 par Ara/armenews


TURQUIE
Les négociations d’adhésion à l’UE « effectivement au point mort »

Bruxelles, 26 juin 2018 (AFP) - L’UE a constaté mardi que les négociations d’adhésion avec la Turquie étaient “effectivement au point mort“, alors que ce pays “s’éloigne de plus en plus“ du bloc, selon les conclusions d’une réunion des 28 ministres des Affaires européennes à Luxembourg.

“Le Conseil note que la Turquie s’éloigne de plus en plus de l’Union européenne. Les négociations d’adhésion de la Turquie sont donc effectivement au point mort“, est-il écrit dans le document qui a conclu la discussion des 28 sur les perspectives d’élargissement de l’UE.

Il est précisé qu’“aucun nouveau chapitre ne peut être envisagé pour l’ouverture ou la fermeture et aucun autre travail de modernisation de l’union douanière UE-Turquie n’est prévu“.

Ces conclusions font écho à celles du dernier rapport d’évaluation de la Commission européenne sur les pays candidats à l’adhésion publié en avril, quand l’exécutif européen avait déjà écarté toute ouverture d’un nouveau chapitre des discussions sur l’adhésion d’Ankara.

Les relations entre l’UE et la Turquie se sont très fortement tendues depuis la tentative manquée de putsch de juillet 2016 et les purges massives touchant opposants et journalistes qui ont suivi.

Mardi, deux jours après la réélection du président Recep Tayyip Erdogan à la tête du pays, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président du Conseil européen Donald Tusk lui ont adressé une lettre commune de félicitations, très courte.

“La Turquie est un pays candidat et un partenaire clé pour l’Union européenne. Nous avons hâte de continer à travailler étroitement avec vous sur des sujets d’intérêt communs pour les relations UE-Turquie, comme la sécurité, la migration et l’énergie“, ont simplement déclaré les deux dirigeants.

Dans leurs conclusions, les ministres saluent certes l’effort d’Ankara pour l’accueil de plus de 3,5 millions de réfugiés sur son territoire, mais déplorent par ailleurs “l’ampleur et la portée disproportionnées des mesures prises“ dans le sillage du coup d’Etat manqué.

Ils appellent ainsi la Turquie à “inverser les tendances négatives de façon urgente“.

Parmi les préoccupations du Conseil : “le recul continu et profondément inquiétant de l’Etat de droit et des droits fondamentaux, dont la liberté d’expression“, mais aussi “la détérioration de l’indépendance et du fonctionnement du judiciaire“, ainsi que les mesures ciblant des journalistes, des universitaires, des membres de partis politiques et parlementaires, des défenseurs des droits de l’Homme, ou encore des utilisateurs de réseaux sociaux.

posté le 27 juin 2018 par Ara/armenews


L’OSCE déplore l’absence « d’opportunités égales » pour les candidats

 Ankara, 25 juin 2018 (AFP) - Une mission d’observateurs internationaux déployés pour les élections en Turquie, a dénoncé lundi l’absence “d’opportunités égales“ pour les candidats, tout en estimant que ceux-ci avaient pu transmettre leur message au public.

 “Même s’il n’y avait pas d’opportunités égales, la plupart des compétiteurs ont pu transmettre leurs messages au public“, a affirmé la mission commune d’observateurs de l’OSCE et du Conseil de l’Europe, dans un rapport préliminaire lu lors d’une conférence de presse à Ankara.

 Toutefois, “le jour des élections, les procédures ont été généralement suivies, même si des mesures légales importantes ont souvent été omises pendant le décompte“ des voix a ajouté le chef de la mission de l’OSCE Ignacio Sanchez Amor en présentant le texte à la presse.

 Ainsi, certains bulletins n’étaient pas tamponnés par les comités en charge des bureaux de vote, et les bulletins n’étaient pas systématiquement enregistrés lors de leur livraison dans les bureaux de vote, une irrégularité qualifiée de “sérieuse“ dans le rapport.

 Pointant des “restrictions“ auxquelles ont été soumis certains observateurs internationaux, le texte explique que “les évaluations négatives (des observateurs) étaient souvent liées à la présence de personnels non-autorisés, souvent des policiers, qui sont parfois intervenus dans le processus“.

 Le président Recep Tayyip Erdogan a remporté dimanche un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés à la tête de la Turquie et l’alliance dominée par son parti a obtenu la majorité au Parlement. L’opposition a reconnu sa défaite tout en déplorant une campagne injuste.

 Le rapport de l’OSCE et du Conseil de l’Europe met en avant en effet les conditions de campagne inéquitables des différents partis, notamment sur le plan médiatique, le parti au pouvoir et le président sortant bénéficiant d’une couverture “plus favorable“.

 “Les organes médiatiques, dont l’audiovisuel public, n’ont pas offert aux électeurs des informations équilibrées sur les différents candidats“, selon l’OSCE.

posté le 25 juin 2018 par Ara/armenews


ARMENIE-EUROPE
L’Union européenne accorde une aide de 3 millions d’euros pour les réfugiés syriens en Arménie

L’Union européenne vient d’accorder une aide de 3 millions d’euros à l’Arménie destiné à compenser les frais du pays pour l’accueil des dizaines de milliers de réfugiés de Syrie au cours de ces dernières années. Le ministère arménien des Affaires étrangères qui communique cette information rappelle que cette aide européenne fut annoncée lors de la première réunion Union européenne-Arménie dans le cadre d’une coopération élargie entre l’Arménie et l’Europe. Cette somme de 3 millions d’euros sera confiée à un organisme non gouvernemental qui sera chargé de distribuer les fonds aux réfugiés de Syrie séjournant en Arménie.

Krikor Amirzayan

posté le 25 juin 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Europe  Syrie 


UNION EUROPEENNE
L’UE satisfaite du soutien arménien à l’accord nucléaire iranien

L’Union européenne a félicité l’Arménie d’avoir soutenu ses efforts pour sauver l’accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien malgré le retrait des États-Unis. Cette question figurait à l’ordre du jour de la première réunion du Conseil de partenariat UE-Arménie qui s’est tenue jeudi à Bruxelles. La réunion était coprésidée par Federica Mogherini, chef de la politique étrangère de l’UE, et Zohrab Mnatsakanian, ministre arménien des Affaires étrangères. “Les deux parties ont confirmé leur attachement à leurs obligations internationales vis-à-vis de l’Iran“, peut-on lire dans une déclaration conjointe sur la session.

“Nous avons discuté de la mise en œuvre de l’accord nucléaire avec l’Iran“, a déclaré M. Mogherini lors d’une conférence de presse. “J’ai été ravi d’entendre le soutien du ministre [des Affaires étrangères] à notre travail pour préserver l’accord nucléaire avec l’Iran.“ “Nous avons discuté des moyens de travailler ensemble dans cette direction“, a-t-elle ajouté.

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Dans le cadre de l’accord de 2015 accueilli par l’Arménie, Téhéran a accepté de limiter fortement son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions internationales contre la République islamique. Le président américain Donald Trump s’est retiré de l’accord le mois dernier. L’initiative américaine a été critiquée par les autres puissances mondiales qui l’ont signée : la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine. Ils ont depuis essayé de sauver l’accord. L’UE est particulièrement active dans cette entreprise. Le président iranien Hassan Rouhani se serait plaint de la décision de Trump dans un appel téléphonique du 14 mai avec le nouveau Premier ministre arménien Nikol Pashinian. Selon les médias iraniens, Nikol Pashinian a assuré Rouhani que l’Arménie reste très favorable à l’accord nucléaire.

Les dirigeants arméniens ont également fait savoir qu’ils poursuivraient leurs projets économiques conjoints avec l’Iran malgré la récente réimposition des sanctions américaines sur Téhéran. Nikol Pashinian a appelé à “un nouvel élan“ aux relations arméno-iraniennes lorsqu’il a rencontré l’ambassadeur iranien à Erevan, Seyed Kazem Sajjad, le 8 juin. Les deux hommes ont discuté, entre autres choses, de la construction en cours d’une nouvelle ligne à haute tension et des plans de longue date visant à construire une centrale hydroélectrique à la frontière arméno-iranienne.

La ligne à haute tension s’étendra sur près de 280 kilomètres vers cette frontière à travers les régions orientales de l’Arménie. Elle permettra aux deux Etats voisins d’étendre fortement un accord d’échange impliquant des livraisons d’électricité arménienne et de gaz naturel iranien. Le ministère arménien de l’Energie a déclaré vendredi que les travaux “à grande échelle“ sur l’installation de 125 millions de dollars ont repris en mai. Une entreprise de construction iranienne devrait l’achever l’année prochaine.

posté le 24 juin 2018 par Stéphane/armenews


COMMUNIQUÉ DU PARLEMENT EUROPÉEN
Une délégation de l’UE en Arménie
Une délégation de neuf députés, conduite par le président de la commission des affaires étrangères, M. David McAllister, s’est rendue en Arménie le 18 juin pour faire le point sur les relations UE-Arménie et les efforts de réforme. Une délégation forte de neuf députés a rencontré le Premier ministre M. Nikol Pashinyan, le président de l’Assemblée nationale Ara Babloyan ainsi que des ministres, des députés nationaux et des représentants de la société civile pour évaluer la situation politique en Arménie, les relations UE-Arménie après la récente tourmente politique, qui a entraîné un changement de gouvernement. “Le Parlement européen a suivi très attentivement ce qui s’est passé en Arménie au cours des mois d’avril et mai 2018. Le niveau d’implication civique des citoyens arméniens et le soutien pacifique aux changements et la lutte contre la corruption ont été très impressionnants. C’est un moment clé pour l’Arménie. Renforcer sa démocratie, approfondir ses relations avec l’UE et instaurer une paix durable : les citoyens arméniens le veulent, les dirigeants arméniens s’y sont engagés et l’Union européenne sera là pour aider à chaque étape du processus », a déclaré le président de la délégation du PE, M. David McAllister (PPE, DE) après la visite.
posté le 19 juin 2018 par Ara/armenews