Nouvelles d'Arménie
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1 - La Une


FRANCE/AZERBAIDJAN
Macron soutient un nouvel accord de coopération entre l’Azerbaïdjan et l’UE

Paris, 20 juil 2018 (AFP) - Le président français, Emmanuel Macron, a assuré vendredi à Paris son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliev, de son “soutien à un nouvel accord de coopération entre l’Azerbaïdjan et l’Union européenne“, au cours d’un déjeuner de travail critiqué par des défenseurs des droits de l’Homme.

En cours de négociation depuis février 2017, cet accord avec l’UE vise à renforcer les liens bilatéraux avec cette petite république du Caucase, dont le sous-sol regorge d’hydrocarbures et qui représente pour l’Europe une source d’approvisionnement en gaz alternative à celle de la Russie.

M. Macron “a assuré le président Aliev de son soutien à la perspective“ de ce nouvel accord de coopération, “qui pourrait être signé d’ici la fin de l’année“, précise la présidence dans un communiqué.

La France se tient “prête à accompagner l’Azerbaïdjan dans ses efforts pour diversifier son économie“, a ajouté le chef de l’État. Trois accords entre les deux pays, “portant sur la gestion des eaux, les équipements aéronautiques et la coopération spatiale“, ont été présentés.

M. Macron a par ailleurs “dit au président Aliev combien la France était attachée au respect de la Convention européenne des droits de l’Homme“, selon la présidence.

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Dirigé d’une main de fer depuis 2003 par Ilham Aliev, qui a succédé à son père, le pays est critiqué par les ONG internationales pour sa répression des défenseurs des droits de l’Homme et des détracteurs du président qui rejette ces accusations.

Le célèbre militant azerbaïdjanais Rassul Djafarov a ainsi réclamé dans une lettre ouverte adressée au président Macron que ce dernier demande au président Aliev la libération des “plus de 100 opposants, journalistes, blogueurs (...) et autres détenus pour des raisons politiques dans les prisons azerbaïdjanaises“, évoquant en particulier le cas de l’opposant Ilgar Mammadov, condamné à 7 ans de prison en 2014.

Les deux présidents ont enfin évoqué le conflit larvé entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie autour de la région disputée du Nagorny-Karabagh, une zone stratégique située entre l’Iran, la Russie et la Turquie.

Se “félicitant“ de la rencontre, le 11 juillet à Bruxelles, des ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais, M. Macron a souligné son intention de continuer “à travailler à la recherche d’une solution négociée, qui est la seule option pour mettre fin à ce conflit de façon durable“.

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posté le 21 juillet 2018 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Azerbaïdjan  France 


COMMUNIQUÉ DU CCAF
L’un des pires dictateurs invité à Paris

Le CCAF déplore la visite en France de M.Aliev et le déjeuner qui sera organisé en son honneur à l’Elysée le 20 juillet. L’accueil réservé à cet autocrate est d’autant plus mal venu qu’il intervient tout juste 4 jours après un rapport accablant du Conseil de l’Europe dénonçant « la torture, l’impunité et la corruption systémique et endémique » qui sévit au sein des forces de l’ordre, de l’armée et du système d’application des lois dans ce pays. Et ce à peine un mois après que le Conseil de l’Europe excluait à vie 14 de ses parlementaires dont les votes avaient été achetés par l’Azerbaïdjan dans le cadre scandaleux du « caviargate ». Un fait qui montre que M. Aliev élu en avril dernier avec 85% de voix dans une élection qualifiée par les observateurs de l’APCE de « non démocratique », ne se contente pas d’exercer son pouvoir avec une main de fer, mais qu’il entend aussi exporter ses méthodes délétères au cœur même de l’Europe. Ainsi l’ambassade en France de cet Etat arrivé 163e sur 180 au dernier classement RSF sur la liberté de la presse, forte de son immunité diplomatique, pratique-t-elle une forme de harcèlement judiciaire sur des journalistes français qui dénoncent la situation dans son pays.

Tyran de son peuple, M.Aliev qui se livre à une course folle aux armements représente également un danger pour la paix dans la région, comme en témoignent ses menaces permanentes assorties ces derniers mois de mouvements de troupes et de provocations au Nakhitchevan à la frontière sud-ouest de l’Arménie. Ceci sans compter les violations quotidiennes du cessez-le-feu sur la ligne de contact avec la République d’Artsakh.

Est-il besoin de le préciser ? Ces faits disqualifient à jamais les prétentions de M. Aliev à exercer sa dictature, l’une des pires au monde, sur cette entité étatique et a y assujettir, dans le meilleur des cas, sa population.

Tout encouragement à son égard, notamment en matière de transactions à caractère militaire, constituerait non seulement une grave entorse à notre système de valeurs fondé sur la défense des droits de l’homme, mais engagerait la responsabilité de nos gouvernants dans l’important risque de guerre qui pèse sur la région.

Le CCAF, à l’instar de l’ensemble des forces démocratiques du pays, attend que la France, coprésidente du Groupe de Minsk de l’OSCE, fasse montre de la plus grande fermeté à l’égard de ce despote, et qu’elle favorise ainsi les conditions de la paix.

Bureau national du CCAF

Le 19 juillet 2018

posté le 20 juillet 2018 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Azerbaïdjan  France  Image 450 


ÉCONOMIE
L’ambassadeur américain prudent au sujet d’une augmentation des investissements

Mercredi, l’ambassadeur des Etats-Unis, Richard Mills a annoncé qu’il est encore trop tôt pour que les investissements américains en Arménie augmentent de façon importante, malgré les efforts du nouveau gouvernement pour améliorer l’environnement des affaires domestiques.

Mills a ajouté que les potentiels investisseurs américains surveillent de près le développement de la situation du gisement d’or d’Amulsar.

L’entreprise concernée, Lydian International, fait face à un avenir incertain suite au récent changement de gouvernement. Selon les statistiques officielles arméniennes, Lydian était la principale source de 246 millions de dollars d’investissements étrangers en Arménie l’année dernière.

« Les actions du gouvernement pour s’attaquer au problème de corruption et assurer des conditions de concurrence équitables sont très appréciées aux Etats-Unis par les investisseurs américains », a déclaré M. Mills. « Mais je pense qu’il est encore trop tôt pour que de nouveaux investissements importants soient annoncés en Arménie. »

« Nous recevons beaucoup d’expressions d’intérêt de la communauté des affaires aux États-Unis sur les opportunités locales », a-t-il déclaré. « Mais ces investisseurs potentiels attendent maintenant de voir si le gouvernement mettra en place des actions concrètes. Ils veulent également voir comment les enquêtes sur les accusations de corruption vont être menées. Les procédures seront-elles suivies de manière équitable, conformément à la loi ? »

« Et ils souhaitent voir comment le gouvernement traite les firmes américaines et même les firmes arméniennes qui opèrent déjà ici », a précisé M. Mills. « Sont-elles traitées équitablement lors des enquêtes sur leurs impôts ? Est-ce fait de façon équitable ?

« Ils suivent les difficultés de Lydian et la façon dont le gouvernement gère ces questions très sensibles et controversées. Lydian sera-t-il traité équitablement au fur et à mesure que ce processus se déroulera ? »

Toutes les routes menant au gisement d’or ont été bloquées depuis le 23 juin par un groupe de résidents des communautés voisines qui protestent contre les opérations d’extraction d’or qui devaient commencer avant la fin de cette année.

Pachinian a déclaré à la fin du mois dernier que Lydian devait être autorisé à reprendre ses activités en attendant les conclusions d’un groupe de travail gouvernemental ad hoc qui commencera bientôt à inspecter l’entreprise. Le groupe de travail devrait soumettre ses recommandations au gouvernement avant la fin du mois.

Le site minier, situé à environ 160 kilomètres au sud-est d’Erevan, est resté bloqué après la visite de Pachinian le 6 juillet. Le Premier Ministre s’est plaint la semaine dernière des dirigeants de Lydian, qui n’auraient pas adopté une position « constructive » lors de sa visite. Il n’a pas élaboré.

La société, qui est enregistrée dans les îles anglo-normandes mais dont le siège social est situé dans le Colorado, soutient qu’elle a obtenu ses licences minières conformément à la législation arménienne. Lydian a répondu aux préoccupations concernant l’impact environnemental de l’extraction de l’or à Amulsar en affirmant qu’une technologie moderne et sûre serait utilisée.

Lydian prétend avoir déjà investi plus de 300 millions de dollars dans le projet et considère la perturbation de ses opérations illégale. La société n’a pas exclu la possibilité d’une action judiciaire contre l’Etat arménien.

Mills a précisé mercredi qu’il pensait que le gouvernement de Pashinian s’était engagé à « créer un bon climat d’investissement ». « Alors, je suis confiant », a-t-il déclaré.

posté le 19 juillet 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Economie  Etats-Unis  Image 450  Sarkissian 


GEOPOLITIQUE
Erevan travaille à obtenir plus d’aides de la part de l’Union Européenne

Mardi, un porte-parole de Nikol Pachinian a déclaré que le gouvernement arménien fera bientôt des propositions détaillées visant à convaincre l’Union Européenne d’augmenter de manière significative son aide économique à l’Arménie.

Pachinian a critiqué l’UE pour ne pas avoir promis d’aide supplémentaire à Erevan à la fin d’une visite de deux jours à Bruxelles la semaine dernière. Le chef de la délégation de l’UE en Arménie, Piotr Switalski, a répondu lundi que le gouvernement arménien devait d’abord proposer des projets de réformes spécifiques nécessitant un financement de l’UE.

Le secrétaire de presse de Pachinian, Arman Yeghoyan, a déclaré que le gouvernement travaille actuellement sur de tels projets.

« Ces propositions sont en cours d’élaboration et je peux dire qu’elles porteront principalement sur le développement des infrastructures publiques et des réformes institutionnelles du pays. », a-t-il ajouté.

Yeghoyan n’a pas précisé le montant de l’aide supplémentaire qui sera demandée. « Nous parlons d’une somme assez conséquente, mais je ne peux pas donner de chiffre concret », a-t-il déclaré.

Stepan Grigorian, un analyste politique, a affirmé que le gouvernement de Pachinian chercherait jusqu’à 1 milliard d’euros (1,17 milliard de dollars) de financement de la part de l’UE.

L’UE a promis l’année dernière de fournir jusqu’à 160 millions d’euros (185 millions de dollars) d’aide supplémentaire à l’Arménie au cours des trois prochaines années, conformément à l’accord de partenariat élargi signé avec le précédent gouvernement arménien.

M. Switalski a annoncé qu’un haut fonctionnaire de la Commission Européenne, l’organe exécutif de l’UE, se rendra à Erevan cette semaine pour discuter avec les dirigeants arméniens de leurs « attentes et besoins ». « Cette discussion devra être très concrète ».

Stepan Safarian, un autre analyste pro-occidental, était très sceptique quant à la capacité de l’Arménie à attirer une aide aussi importante de l’UE sans changer son orientation géopolitique. « Il n’est pas réaliste de s’attendre à une aide de la même ampleur que ce que l’UE fournit à la Géorgie, à la Moldavie et à l’Ukraine en échange de leur européanisation complète », a-t-il déclaré. « L’Arménie ne doit pas avoir de telles attentes. »

Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Pachinian a à plusieurs reprises exclu un changement de l’orientation géopolitique de son pays. Tout en exprimant son soutien à des liens plus étroits avec l’UE et les États-Unis, il s’est engagé à rester principalement allié à la Russie.

posté le 18 juillet 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
Pachinian a rencontré Ter-Petrosian

Le Premier Ministre Nikol Pachinian et l’ancien Président Levon Ter-Petrosian, se sont rencontrés pour la première fois depuis des années pour discuter des enjeux arméniens actuels.

Dans un communiqué publié mardi sur sa page Facebook, le gouvernement arménien a indiqué que la réunion avait eu lieu lundi dans la résidence de Pachinian à Erevan.

« Le Premier Président [Ter-Petrosian] a exprimé son point de vue sur les moyens de surmonter un certain nombre de défis auxquels l’Arménie est confrontée », a-t-il ajouté. « Les questions relatives à la politique étrangère et au conflit du Haut-Karabagh ont été discutées. »

« La réunion s’est déroulée à l’initiative de Levon Ter-Petrosian », a-t-il précisé.

Pachinian a joué un rôle important dans le vaste mouvement d’opposition de Ter-Petrosian, qui a presque ramené ce dernier au pouvoir lors des élections présidentielles controversées tenues en février 2008. À l’époque, Pachinian était l’un des orateurs les plus influents des rassemblements anti-gouvernementaux de l’ancien Président. Il a passé environ deux ans en prison sur des accusations découlant d’une répression post-électorale du gouvernement.

Pashinian s’est brouillé avec Ter-Petrosian après avoir été libéré de prison en 2011. En conséquence, sa relation avec le parti d’opposition du Congrès National Arménien (HAK) de Ter-Petrosian est devenue très tendue. Pas plus tard qu’en février, le Vice-Président du HAK, Levon Zurabian, s’est moqué des plans de Pachinian visant à empêcher le Président Serge Sarkissian de prolonger son mandat de dix ans.

Malgré tout, le HAK a exprimé son soutien au mouvement dirigé par Pachinian lorsqu’il a pris de l’ampleur à la mi-avril. Il a également exigé la libération immédiate de Pashinian suite à son arrestation le 22 avril, la veille de la démission de Sarkissian.

Ter-Petrosian, 73 ans, a publié différentes déclarations écrites au moment des manifestations qui ont pratiquement paralysé le pays fin avril et début mai. Le 8 mai, la veille du jour où Pachinian a été élu Premier Ministre, il a mis en garde les dirigeant du mouvement de contestation contre les « mesures anticonstitutionnelles ».

Mais le 17 mai, Ter-Petrosian, Premier Président de l’Arménie de 1991 à 1998, a exprimé sa profonde inquiétude concernant les fermetures de rues, les blocus de bâtiments gouvernementaux, les grèves et autres actions perturbatrices qui ont continué après le changement radical de régime. Il a annoncé qu’ils pourraient aider le Parti Républicain de Sarkissian (HHK) à « saboter » le travail du nouveau gouvernement.

posté le 18 juillet 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
L’Europe attend des « idées très concrètes » du gouvernement arménien

Assez de belles promesses et paroles... On veut des actes ! C’est en substance le message qu’a adressé l’Union européenne au nouveau pouvoir en place en Arménie, dont elle avait néanmoins salué l’arrivée, à la faveur de la révolution de velours menée par Nikol Pachinian, aujourd’hui premier ministre, comme une promesse d’ouverture et de démocratie pour l’Arménie. L’UE souhaite que le nouveau gouvernement arménien lui soumette des “idées très concrètes” pour pouvoir réviser à la hausse son aide économique à l’Arménie, a déclaré lundi 16 juillet le chef de la Délégation de l’UE à Erevan, Piotr Switalski, au risque de froisser davantage encore les autorités arméniennes. Répondant aux critiques qu’avait exprimées N. Pachinian la semaine passée à l’encontre de l’UE, P.Switalski a jugé utile de préciser que le gouvernement arménien devait désormais mettre en œuvre un programme de réformes spécifiques satisfaisant aux critères de financement de l’UE. “Nous voudrions entendre du gouvernement arménien des idées concrètes”, a déclaré le représentant européen lors d’une conférence de presse en ajoutant : “Sous quelle forme, de quelle manière, l’Union européenne peut-elle être utile ? Dans certains ministères, nous avons déjà pu recueillir certaines propositions préliminaires. Nous aimerions avoir une vision globale. Et quand nous aurons cette vision, alors nous pourrons discuter des modalités de cette aide”. “Nous, c’est-à-dire tous ceux qui travaillent sur l’Arménie, attendons ces idées concrètes de la partie arménienne”, a insisté le délégué de l’UE. N.Pachinian avait critiqué l’UE jeudi 12 juillet à l’issue de rencontres avec les leaders de l’Europe des 28 à Bruxelles, en marge du sommet de l’Otan, dont le président du Conseil européen Donald Tusk.

Le nouveau premier ministre arménien âgé de 43 ans s’était plaint de ce que l’UE n’avait toujours pas promis d’accroître son aide à l’Arménie, alors même qu’elle avait exprimé avec force son soutien au train de programmes inscrit à l’agenda du programme politique de son gouvernement. “En toute franchise, j’ai fait comprendre à nos partenaires que cela est plutôt incompréhensible et inacceptable ... Nous attendons une assistance plus concrète et plus importante”, avait déclaré N.Pachinian devant les journalistes. “La politique de l’UE [concernant l’Arménie] est la même que celle pratiquée il y a trois ou quatre mois. Je pense qu’ils devraient soit nuancer l’enthousiasme de leurs déclarations [en soutien au nouveau gouvernement arménien] ou changer profondément cette politique”, ajoutait le premier ministre arménien avec une colère non dissimulée.

Visiblement déçu par la politique bruxelloise et par ses lenteurs et pesanteur, auxquelles il n’est pas familiarisé, N. Pachinian attendait des mesures rapides de la part de l’UE en faveur de l’Arménie, à l’aune des déclarations enthousiastes qu’avaient suscitées la Révolution de velours qui le porta au pouvoir à Erevan et les promesses de réformes qu’elle a fait naître. Mais s’il espérait une « assistance plus concrète » de l’UE, celle-ci n’a pas tardé à lui faire comprendre que cette aide dépendrait de « propositions plus concrètes » de son gouvernement, reprenant ainsi implicitement un reproche qu’avait adressé l’ancien pouvoir de Serge Sarkissian au nouveau dirigeant, en critiquant le caractère flou de son programme politique.

N. Pachinian, qui s’en est pour l’instant tenu à la ligne suivie par ses prédécesseurs en politique étrangère, entre une loyauté à la Russie maintes fois réaffirmée, y compris en marge du Mondial de football à Moscou où N. Pachinian avait une fois encore rencontré V. Poutine, et un rapprochement avec l’Europe hérité de S. Sarkissian, qui avait clôt son double mandat par un accord de partenariat global et renforcé signé avec l’UE en novembre 2017. Cet accord, le CEPA, reste le cadre d’une collaboration plus étroite entre l’Arménie et l’Europe, dont les Parlements des Etats membres doivent encore le ratifier, après celui de l’Arménie qui l’a approuvé avec enthousiasme. P.Switalski a d’ailleurs fait valoir que N. Pachinian lui-même n’avait pas annoncé de changement majeur dans la politique de l’Arménie concernant l’UE, ni fait part de quelque volonté de signer un nouvel accord, allant plus avant dans le processus d’intégration dans l’UE. “Si la partie arménienne estime que ces textes [existants entre l’UE et l’Arménie] devraient être renforcés ... nous avons besoin d’idées concrètes [ sue s’il y lieu] ce qu’ils voudraient voir changer dans notre politique”, a ajouté le délégué européen.

posté le 17 juillet 2018 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie 


POLITIQUE
Le gouvernement reste vague au sujet de la date des élections

Vendredi, le Premier Vice-Premier Ministre Ararat Mirzoyan a de nouveau refusé de préciser quand le nouveau gouvernement arménien espère organiser les élections législatives anticipées, jugées vitales pour son avenir politique.

Le Premier Ministre Nikol Pachinian a appelé à de telles élections dès son accession au pouvoir en mai. Il avait annoncé qu’elles pourraient avoir lieu avant la fin de l’année. Cependant, le programme politique de son gouvernement - approuvé par le parlement arménien le mois dernier - indique que les sondages devraient avoir lieu dans un an au plus tard.

Mirzoyan a cité ce programme après avoir rencontré les membres d’un groupe parlementaire ad hoc qui tente de rédiger des amendements majeurs au Code Électoral. Lors de cette réunion, un membre du groupe, Sergey Bagratian, a demandé quand les élections pourraient être tenues de manière réaliste si le Code était modifié en septembre.

« Nous devons analyser et discuter ensemble », a répondu le Vice-Premier Ministre, en restant vague. « Le gouvernement n’a pas une position qu’il tente d’imposer aux autres forces politiques. »

L’alliance Yelk et les deux autres forces parlementaires représentées dans le gouvernement, le Bloc Tsarukian et la Fédération Révolutionnaire Arménienne (Dashnaktsutyun), contrôlent ensemble moins de la moitié des sièges de l’Assemblée Nationale. Le Parti Républicain de l’ancien président, Serge Sarkissian, est toujours la plus grande faction, même après avoir perdu sa majorité parlementaire le mois dernier après une série de démissions.

Les modifications à la législation électorale arménienne sont en train d’être rédigées non seulement par les législateurs, mais aussi par un groupe de travail gouvernemental dirigé par Mirzoyan. Ce dernier a exprimé l’espoir qu’ils parviendraient à un consensus. « Idéalement, nous devrions avoir un seul projet qui mette tout le monde d’accord », a-t-il déclaré.

Yelk, le Bloc Tsarukian et Dashnaktsutyun sont largement en accord concernant les changements à apporter au Code Électoral. En particulier, ils veulent s’assurer que les Arméniens votent uniquement pour les partis et les coalitions politiques, plutôt que pour des candidats individuels qui se présentent dans des circonscriptions nationales. Ils considèrent que le HHK a injustement profité du système électoral existant lors des élections générales de l’année dernière.

Le Parti Républicain reste opposé à l’abolition des élections individuelles.

posté le 16 juillet 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Un maire arménien violent arrêté à nouveau

Le maire d’une ville arménienne a de nouveau été arrêté suite à de violentes attaques contre des partisans de l’opposition qui ont protesté contre le dirigeant de longue date du pays, Serge Sarkissian, en avril. Le maire de Masis, Davit Hambardzumian, avait déjà été arrêté et inculpé à la fin mai pour avoir organisé une attaque dans le district d’Erebuni à Erevan le 22 avril. Des centaines de partisans de Nikol Pashinian, principal organisateur des manifestations massives contre le gouvernement de Sarkissian, ont été attaqués par plusieurs dizaines hommes masqués brandissant des bâtons et même des pistolets électriques.

Davit Hambardzumian, qui est affilié au Parti républicain d’Arménie (HHK) de Serge Sarkissian, a nié toute implication dans les violences. Un tribunal d’Erevan a refusé d’autoriser les enquêteurs à le maintenir en détention préventive avec quatre autres suspects. Ils ont tous été libérés trois jours après leur arrestation.

Il y a deux semaines, le Comité d’enquête de l’Arménie a allégué la participation du maire de 32 ans à un autre incident violent signalé plus tard le 22 avril. Les habitants de la province d’Ararat, au sud du pays, englobant Masis, ont été agressés par un plus petit groupe d’autres individus alors qu’ils se rendaient à Erevan pour prendre part à un rassemblement anti-gouvernemental. Quatre manifestants ont été grièvement blessés. L’un d’eux a été battu et blessé.

Davit Hambardzumian a été arrêté pour la deuxième fois vendredi. Le tribunal a rapidement accepté de le renvoyer ainsi que son frère Gor en détention préventive cette fois-ci. Gor Hambardzumian est accusé de violences contre les résidents d’Ararat ainsi que d’un acte de “hooliganisme“ à Erevan, où il a été filmé en train d’agresser d’autres manifestants bloquant une grande rue. Un avocat des frères, Zorayr Harutiunian, a condamné samedi leur arrestation comme illégale. Il a insisté sur le fait que les enquêteurs n’ont pas réussi à trouver des preuves convaincantes à l’appui des accusations.

L’avocat a déclaré que Davit Hambardzumian n’était pas sur les lieux de l’attaque contre les manifestants à Erebuni. En ce qui concerne l’autre incident, le maire s’est rendu là-bas pour « apaiser les tensions » plutôt que de tabasser ou d’intimider les habitants d’Ararat qui se dirigeaient vers Erevan, a-t-il affirmé. Des attaques similaires ont également été signalées dans d’autres parties de la capitale arménienne lors du mouvement de protestation anti-Sarkissian. L’équipe politique de Pashinian a blâmé le HHK pour tous ces incidents. L’ancien parti au pouvoir a nié toute implication. Davit Hambardzumian a été élu maire de Masis, une petite ville à environ 10 kilomètres au sud d’Erevan, avec l’aide du HHK en 2016. Certains médias arméniens l’ont déjà impliqué dans d’autres cas de violence à motivation politique.

posté le 15 juillet 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Arménie 


ARMENIE
Le parti Républicain hésitant face à la nomination du nouveau maire d’Erevan

Un haut responsable du Parti républicain d’Arménie (HHK) de l’ancien président Serge Sarkissian a déclaré jeudi qu’il était peu probable que son parti veuille nommer un nouveau maire d’Erevan qui pourrait être élu par le conseil municipal contrôlé par le HHK. Le précédent, le maire républicain, Taron Markarian, a démissionné lundi sous la pression du nouveau gouvernement arménien et de ses alliés politiques. Selon la loi arménienne, le conseil municipal doit élire un nouveau maire dans un mois. Ne pas le faire donnerait au gouvernement central le droit de dissoudre la législature et de tenir des élections anticipées dans la capitale. C’est le scénario préféré de l’alliance Yelk du Premier ministre Nikol Pashinian.

Le conseil de 63 sièges a prévu un vote pour élire le maire le 16 juillet. Le HHK, qui détient 46 sièges, Yelk et le troisième groupe politique représenté au conseil, le parti Yerkir Tsirani, n’ont pas encore nommé de candidats pour le poste vacant. “Nous n’avons pas encore de candidat“, a déclaré Sergey Mkrtchian, le leader de la faction HHK au conseil. “Cette question n’a pas été discutée. Mais je pense que nous ne présenterons probablement pas [un candidat à la mairie.] “ “Mais c’est mon avis. Nous allons tenir une réunion de la faction et voir “, a-t-il ajouté.

La décision éventuelle du HHK de ne pas chercher à remplacer Markarian par un autre membre du parti le 16 juillet nécessiterait très probablement la tenue d’élections municipales au début du mois de septembre. En conséquence, la campagne pour eux commencerait en août, une période traditionnelle de vacances d’été et de calme politique en Arménie. L’Alliance Yelk veut que les élections se tiennent quelques semaines plus tard. Son principal conseiller d’Erevan, Davit Khazhakian, a fait valoir que les forces politiques avaient besoin de plus de temps pour se préparer à la course à la mairie. Il a aussi déclaré que le conseil pourrait se réunir et désigner le prochain maire le 8 août.

posté le 14 juillet 2018 par Stéphane/armenews