Nouvelles d'Arménie
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Abkhazie


BASKET
L’Arménie s’impose sur la Suède (81-73) pour son 2ème match de pré-qualifications de la Coupe du Monde 2019 de basket

Les supporters Arméniens sont en liesse. Après sa victoire contre la Slovaquie (75-61) l’équipe d’Arménie de basket messieurs a signé une très belle deuxième victoire contre la Suède (81-73) samedi 5 août à Erévan dans le cadre des pré-qualifications de la Coupe du Monde 2019. Dans le groupe A européen, l’Arménie dispose donc 4 points après deux rencontres et elle est en tête de son groupe. L’Arménie est devant la Suède (3 points).

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L’Arménie s’impose sur la Suède (81-73) pour son 2ème match de pré-qualifications de la Coupe du Monde 2019 de basket

L’Arménie rencontrera le 9 août la Bosnie-Herzégovine dernière du groupe. Le 12 août elle ira également rencontrer la Slovaquie et le 16 août la Suède. Enfin le 19 août l’Arménie recevra la Bosnie-Herzégovine. Les deux premières équipes qui terminent en tête du groupe, seront qualifiées pour le tour suivant.

Krikor Amirzayan

posté le 6 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Abkhazie  Image 450  Sports 


GÉOPOLITIQUE
Erevan espère la finalisation de l’accord de transport russo-géorgien

Mercredi, le Ministre des Transports, Vahan Martirosian, a exprimé son espoir que la Russie et la Géorgie ouvrent de nouveaux axes de transport qui faciliteraient le commerce extérieur de l’Arménie.

Des diplomates russes et géorgiens ont discuté de la possibilité de relancer un accord de 2011 visant à permettre aux deux pays de maintenir des liens commerciaux en l’absence de relations diplomatiques. Ils ont spécifiquement examiné les modalités de la réouverture de deux autoroutes qui relient la Géorgie à la Russie via les régions géorgiennes séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.

Les deux parties engageraient ainsi une société suisse pour la gestion des points de contrôle douaniers mis en place sur les limites administratives des deux territoires, reconnus par la Russie comme des États indépendants. Le quotidien moscovite « Kommersant » a rapporté cette semaine que l’accord a été finalisé lors de la dernière série de négociations tenues à Prague. Le gouvernement géorgien n’a pas encore confirmé cela de manière officielle.

Commentant le rapport, Martirosian a déclaré : « Cela dépend avant tout des relations russo-géorgiennes. Nous espérons qu’une solution sera rapidement trouvée ».

Le ministre a déclaré aux journalistes que les nouveaux points de passage russo-géorgiens bénéficieraient à l’Arménie en réduisant les coûts de transport de ses échanges commerciaux avec la Russie - son premier partenaire commercial - mais aussi avec d’autres États.

La plupart des échanges entre la Russie et l’Arménie se déroulent actuellement à travers le seul passage frontalier russo-géorgien à Upper Lars. Le trafic le long de cette route montagneuse est fréquemment bloqué par les tempêtes de neige durant l’hiver. Ce qui explique l’intérêt d’Erevan pour le lancement de nouvelles routes commerciales vers la Russie.

Le premier ministre arménien Karen Karapetian a discuté de la question avec son homologue géorgien Giorgi Kvirikashvili lorsqu’il a visité Tbilisi en février.

posté le 13 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE-ABKHAZIE
Au nom des 42 000 Arméniens vivant en Abkhazie, un député Arménien au parlement abkhaze demande à l’Arménie de reconnaitre cette République

Les Arméniens d’Abkhazie comprennent la difficile situation géostratégique de l’Arménie, mais ils demandent que l’Arménie fasse des pas plus décisifs dans la reconnaissance de l’Abkhazie. Déclaration effectuée par Levon Galestyan député au parlement d’Abkhazie lors d’une interview télévisée sur « l’avenir des relations arméno-abkhazes ». « Nous comprenons quelle est la situation de l’Arménie (...) mais les 42 000 Arméniens d’Abkhazie attendent des autorités arméniennes des gestes concrets » dit le député et d’ajouter « Les questions humanitaires doivent rester en dehors de la politique. Nous désirons que l’Arménie maintienne ses relations avec la Géorgie et installe des relations officielles avec l’Abkhazie ».

Située sur les bords de la mer Noire, l’Abkhazie peuplée de 240 000 habitants -les Arméniens étant après les Abkhazes et les Russes la troisième entité nationale- a déclaré son indépendance de la Géorgie en tant que République d’Abkhazie en 1992. Elle est soutenue par Moscou et reconnue par la Russie et trois autres Etats.

Krikor Amirzayan

posté le 5 avril 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


CAUCASE
Abkhazie : un individu se fait exploser dans l’enceinte de la télévision publique

Un homme s’est fait exploser dans l’enceinte de la télévision publique en Abkhazie, petit territoire séparatiste géorgien soutenu par la Russie, a annoncé lundi le ministère abkhaze de l’Intérieur, cité par l’agence de presse russe RIA Novosti.

“Un individu s’est fait exploser dans l’enceinte de la télévision. Il est clair qu’il avait une bombe (...) et il est probable qu’il n’était pas tout seul“, a indiqué le ministre abkhaze de l’Intérieur Aslan Kobakhia, ajoutant qu’une enquête était en cours.

Les services de secours abkhazes ont précisé à l’agence de presse russe Interfax que “le corps d’un homme barbu“ avait été retrouvé sur les lieux de l’explosion. Cette attaque n’a pas fait de victime hormis l’assaillant, selon les premières informations.

Le président Raoul Khadjimba a pour sa part insisté sur le fait qu’il était “trop tôt pour parler d’une tentative d’attaque terroriste“. “Attendons les résultats de l’enquête. Nous n’avons même pas encore réussi à identifier l’homme qui s’est fait exploser“, a-t-il déclaré à Interfax.

L’Abkhazie, petit territoire frontalier de la Russie bordé par la mer Noire, a déclaré son indépendance et l’a défendue pendant une guerre avec les forces géorgiennes après la dislocation de l’URSS au début des années 1990.

La Russie, qui soutient également l’Ossétie du Sud, autre région séparatiste géorgienne située à sa frontière, a reconnu l’indépendance de ces deux territoires à l’issue d’une guerre éclair qui l’a opposée à la Géorgie en août 2008.

posté le 20 octobre 2016 par Stéphane/armenews


GEORGIE
Echange des prisonniers avec les régions séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie

La Géorgie et les régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, cette dernière ayant affronté Tbilissi dans une brève guerre en 2008, ont échangé 18 prisonniers dont certains étaient détenus depuis sept ans, ont annoncé jeudi les autorités géorgiennes.

“Quatorze citoyens géorgiens, qui étaient détenus illégalement sur le territoire de l’Abkhazie et à Tskhinvali (la capitale de l’Ossétie du Sud, ndlr) depuis six à sept ans, ont été remis à la Géorgie“, a annoncé dans un communiqué le ministère d’Etat pour la Réconciliation et l’égalité des droits, l’agence gouvernementale chargée de résoudre les conflits entre Tbilissi et ses régions séparatistes. “En échange, la partie géorgienne a rendu quatre personnes à l’Ossétie“, ajoute ce communiqué. L’échange s’est déroulé sur le pont d’Ingouri, qui marque la ligne de démarcation entre la Géorgie et l’Abkhazie.

Les autorités géorgiennes n’ont pas précisé pour quels motifs étaient emprisonnés ses citoyens libérés. Selon les médias géorgiens, les quatre prisonniers rendus à l’Ossétie étaient quant à eux impliqués dans un attentat à la voiture piégée qui avait tué trois policiers en février 2005 à Gori, 80 km à l’ouest de Tbilissi. En août 2008, la Géorgie avait lancé une offensive pour reprendre l’Ossétie du Sud, indépendante de facto depuis un conflit au début des années 90 ayant suivi le démantèlement de l’ancien bloc soviétique.

La Russie avait répondu à l’offensive géorgienne en engageant une opération militaire d’envergure et en envahissant une partie de la Géorgie. A l’issue de cette guerre, Moscou avait reconnu l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, un autre territoire séparatiste géorgien jouxtant son territoire. Le conflit a fait plusieurs centaines de morts, selon un bilan d’août 2008 du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés.

Tbilissi, 10 mars 2016 (AFP) -

posté le 11 mars 2016 par Ara/armenews


RUSSIE/GEORGIE
La Russie et l’Abkhazie signent un accord d’alliance, colère de Tbilissi

La Russie et l’Abkhazie, une république séparatiste géorgienne, ont signé lundi un accord d’alliance et de partenariat stratégique, a annoncé le Kremlin dans un communiqué, au grand dam de Tbilissi, qui a dénoncé l’“annexion“ de ses territoires.

L’accord prévoyant “une coopération plus étroite entre la Russie et l’Abkhazie dans les domaines social, économique et humanitaire, ainsi que sur les questions de politique extérieure, défense et sécurité“, a été signé par le président russe Vladimir Poutine et son homologue abkhaze Raoul Khadjimba à Sotchi, station balnéaire russe aux bords de la mer Noire. “Il s’agit d’assurer l’existence de l’Abkhazie (...) et créer des conditions pour poursuivre le développement des liens socio-économiques“ entre ce petit territoire du Caucase où vivent quelque 240.000 personnes et la Russie, a déclaré M. Poutine, cité dans le communiqué.

En 2015, la Russie va ainsi octroyer à l’Abkhazie 5 milliards de roubles (268 millions d’euros) dans le cadre de la mise en place de cet accord qui prévoit notamment la création d’un groupe commun de forces armées et d’un espace commun socio-économique, a-t-il précisé. Raoul Khadjimba a salué un “évènement historique“. “Notre peuple a fait il y a longtemps son choix historique en faveur du renforcement d’une coopération d’égal à égal et de l’alliance avec la Russie“, a-t-il déclaré. La Géorgie a de son côté dénoncé un “pas vers l’annexion de facto de la région d’Abkhazie par la Fédération de Russie“. “Le gouvernement géorgien condamne cet acte illégal“, a déclaré lundi la ministre géorgienne des Affaires étrangères, Tamar Beroutchachvili, aux journalistes.

L’Abkhazie, petit territoire frontalier de la Russie bordé par la mer Noire, a déclaré son indépendance et l’a défendue pendant une guerre avec les forces géorgiennes au début des années 1990. La Russie, qui soutient également l’Ossétie du Sud, autre région séparatiste géorgienne située à sa frontière, a reconnu l’indépendance de ces deux territoires à l’issue de la brève guerre qui l’a opposée à la Géorgie en août 2008.

L’Otan et l’Union européenne, dont les relations avec Moscou sont déjà très tendues en raison de la crise ukrainienne, ont également condamné lundi soir cet accord, qui “compromet les efforts en cours pour stabiliser la situation sécuritaire dans la région“, selon la nouvelle chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

“Ceci viole la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Géorgie, contredit les principes du droit international et les engagements internationaux de la Russie“, a-t-elle ajouté dans un communiqué, en rappelant que cet accord était contraire à celui signé par Moscou en août 2009 pour mettre fin au conflit.

Moscou a depuis installé des bases militaires dans ces deux régions, ce qui a été qualifié d’occupation par la Géorgie. “Nous ne reconnaissons pas ce soi-disant traité“ qui “ne contribue pas à trouver une solution pacifique et durable“ au conflit, a pour sa part regretté un porte-parole du secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg.

“Nous continuons d’appeler la Russie à revenir sur sa reconnaissance des régions géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie comme Etats indépendants et à retirer ses troupes de Géorgie“, a-t-il poursuivi.

Moscou, 24 nov 2014 (AFP) -

posté le 25 novembre 2014 par Ara/armenews


DISCOURS DE SERGE SARKISSIAN
L’Union eurasienne ne menace pas l’indépendance de l’Arménie

Arménie ne prend pas le risque de perdre son indépendance du fait de sa décision de rejoindre l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie (UEE), a insisté le président Serge Sarkissian dimanche en marquant le 23e anniversaire de la sécession du pays de l’Union soviétique.

« Aujourd’hui, Jour de l’Indépendance de l’Arménie, je déclare avec la plus grande responsabilité que notre adhésion à l’Union économique eurasienne ne constitue pas une menace à l’indépendance politique de l’Arménie, en aucune façon. Ces allégations [du contraire] sont sans fondements », a-t-il dit dans un discours lors d’une réception officielle organisée à Erevan à cette occasion.

« Il n’y a pas de processus d’intégration dans le monde qui ne présuppose la coordination. C’est plus qu’un phénomène naturel », a ajouté M. Sarkissian, en réponse aux critiques sur sa décision inattendue de l’an dernier de demander l’adhésion du bloc comprenant la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan.

Les critiques, dont des groupes de citoyens pro-occidentaux et certains partis d’opposition, pensent que l’union eurasienne fait partie d’un plan du président Vladimir Poutine de la Russie de rétablir l’hégémonie russe sur une grande partie de l’ancienne Union soviétique. Ils croient aussi que les politiques protectionnistes du bloc dirigé par la Russie pourraient causer des problèmes graves à l’économie arménienne.

Sarkissian a toutefois soutenu que l’adhésion à UEE permettra au contraire d’ouvrir « de nouvelles opportunités pour le développement économique », en facilitant l’accès des exportateurs arméniens à un « grand marché ». Pourtant, il semblait en même temps admettre les risques économiques qui lui sont liés.

« Aucun d’entre nous n’est prophète et nous ne savons pas quels sont les résultats que nous aurons sur une échelle de 10 ou 20 ans. Mais une chose est claire : en cas de travail acharné que nous pourrions anticiper de sérieux avantages économiques », a-t-il dit.

Sarkissian espère signer un traité d’adhésion avec les présidents de la Russie, du Bélarus et du Kazakhstan lors de leur prochain sommet qui se tiendra à Minsk le 10 octobre. Il apparaîtrait que Moscou exerce son influence sur la Biélorussie et le Kazakhstan afin que soient levées leurs objections apparentes à une rapide adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne .

Félicitant Sarkissian à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance le week-end, M. Poutine a déclaré que l’offre d’adhésion à UEE d’Erevan a élevé les relations russo-arméniennes à un « niveau qualitativement nouveau. » Ces relations sont en train de s’élaborer « dans un esprit de partenariat entre alliés », a écrit M. Poutine dans une lettre citée par le Kremlin.

posté le 23 septembre 2014 par Ara/armenews


CAUCASE
L’Abkhazie, une république séparatiste géorgienne, élit son président

L’Abkhazie, une petite république séparatiste géorgienne prorusse, élisait dimanche son président, dans un scrutin d’ores et déjà dénoncé comme illégal par la Géorgie et l’Union européenne.

Quelque 110.000 électeurs sont appelés aux urnes pour ce scrutin où s’affrontent quatre candidats, dont Raoul Khadjimba, 56 ans, député et dirigeant du Forum de l’unité du peuple abkhaz, qui est considéré comme le grand favori.

Le principal rival de M. Khadjimba, qui était à la tête des manifestations ayant contraint à la démission le 1er juin l’ex-président abkhaz Alexandre Ankvab, est l’ancien chef du service de sécurité national Asslan Bjania, 51 ans.

La candidature de M. Bjania a été présentée à ce scrutin par le parti “Amtsakhara“, qui avait soutenu en 2011 Alexandre Ankvab, lors de la dernière élection présidentielle en Abkhazie.

Tous les deux diplômés de la Haute école du KGB (services de sécurité soviétiques) à Moscou, MM. Khadjimba et Bjania sont considérés comme des candidats prorusses.

Les deux autres candidats sont un ancien ministre de la Défense, Merab Kichmaria, 53 ans, et l’ex-ministre de l’Intérieur Léonide Dzapchba, également 53 ans. De premiers résultats partiels doivent être annoncés lundi matin, selon la Commission électorale centrale. L’Union européenne a déclaré “ne pas reconnaître“ ce scrutin, en soulignant “soutenir l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie“, dans un communiqué.

Pour sa part, la Géorgie a qualifié cette élection de “violation des principes fondamentaux du droit international, en premier lieu ceux de la souveraineté des Etats“, a rapporté l’agence de presse russe Interfax.

L’Abkhazie, un petit territoire frontalier de la Russie près de Sotchi (sud-ouest), bordé par la mer Noire au pied de la chaîne du Caucase, a déclaré son indépendance et l’a défendue pendant une guerre avec les forces géorgiennes au début des années 1990.

La Russie, qui soutient l’Abkhazie ainsi que l’Ossétie du Sud, une autre région séparatiste géorgienne située à sa frontière, a reconnu l’indépendance de ces deux territoires à l’issue de la brève guerre qui l’a opposée à la Géorgie en août 2008.

Moscou, 24 août 2014 (AFP) -

posté le 25 août 2014 par Ara/armenews


REVUE DE PRESSE
En Abkhazie, la Russie renforce son emprise

Le président élu de la république autoproclamée du Caucase a été démis de ses fonctions dimanche 1er juin et remplacé par des dirigeants plus proches de Moscou.

Que s’est-il passé en Abkhazie  ?

L’ordre règne à Soukhoumi, capitale de la République autoproclamée de l’Abkhazie, sur les bords de la mer Noire. Quatre jours après avoir dénoncé un « coup d’État », le président Alexandre Ankvab s’est résolu à démissionner de son poste, dimanche. Le président du Parlement, Valeri Bganba, a été nommé à sa place en attendant de nouvelles élections anticipées programmées au 24 août.

Le président par intérim devra gouverner main dans la main avec le chef de file de l’opposition, Raoul Khadjimba, un ancien cadre du KGB. C’est lui qui avait organisé la prise de contrôle du bâtiment de la présidence, le 27 mai, par quelques milliers de manifestants. Ce coup de force a aussitôt été avalisé par l’envoyé spécial de la Russie, dont les troupes sont déployées sur le territoire.

L’Abkhazie vit sous la tutelle économique et politique du Kremlin depuis qu’elle s’est séparée de la Géorgie en 1992 à l’issue d’une guerre marquée par l’exode de 240 000 Géorgiens. Cette République grande comme un département français (8 500 km2) n’existe pas aux yeux de la communauté internationale. Seuls la Russie, le Nicaragua, le Venezuela et Nauru, reconnaissent aujourd’hui son indépendance.

Pourquoi le changement de régime inquiète-t-il la Géorgie  ?

Le président déchu Alexandre Ankvab passait pour un patriote, capable de tenir tête, à l’occasion, au voisin russe. « Il avait notamment refusé de signer un projet d’autoroute reliant l’Abkhazie au Nord Caucase, y voyant un moyen de colonisation accéléré de la région par la Russie », rappelle le chercheur de Sciences-Po, Thornike Gordadze. Le chef de l’État démissionnaire souhaitait aussi mieux intégrer les 50 000 Géorgiens qui vivent encore sur le territoire.

Un projet vu d’un mauvais œil par Moscou. Les Géorgiens d’Abkhazie sont en effet un moyen de pression sur les autorités géorgiennes qui veulent sortir de l’emprise de la Russie pour signer un accord de partenariat avec l’Union européenne, le 26 juin. Pour Thornike Gordadze, « en choisissant un gouvernement plus docile, le Kremlin fait planer la menace d’achever le nettoyage ethnique de l’Abkhazie ».

OLIVIER TALLÈS

La Croix

posté le 5 juin 2014 par Stéphane/armenews