Nouvelles d'Arménie
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Elections


AUTODETERMINATION
Les Arméniens du Karabagh saluent le vote sur l’indépendance kurde

Hier, le Haut-Karabakh a accueilli favorablement la tenue d’un référendum controversé sur l’indépendance dans la région irakienne du Kurdistan.

En revanche, le gouvernement arménien a réagi avec précaution au vote de lundi condamné par le gouvernement irakien ainsi que par la Turquie et l’Iran. Un porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères a déclaré seulement qu’Erevan « surveillait les développements ».

Les résultats du référendum n’ont pas encore été annoncés. Cependant, la victoire écrasante du “oui“ est largement attendue.

“Nous nous félicitons de la conduite du référendum sur l’indépendance dans le Kurdistan irakien, un acte résultant du droit des peuples à l’autodétermination (...), soutenu par la Charte des Nations Unies et d’autres documents internationaux fondamentaux“, peut-on lire dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Karabagh.

Il ajoute : “Nous espérons que la situation découlant du référendum sera réglée pacifiquement, en fonction du besoin de stabilité et de sécurité de la région“.

La population arménienne du Karabagh a également voté pour la sécession de l’Azerbaïdjan lors d’un référendum tenu en 1991. Le vote, suivi d’une guerre sanglante, n’a été officiellement reconnu par aucun pays. Pourtant, les États-Unis, la Russie et la France semblent avoir reconnu le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh dans leurs propositions de paix faites conjointement au cours de la dernière décennie.

Le référendum au Kurdistan a également été salué hier par Knyaz Hasanov, chef de la petite communauté kurde d’Arménie. Hasanov, qui a été élu au Parlement arménien en avril, a précisé en même temps qu’il n’interviendrait pas auprès des autorités d’Erevan pour qu’elles reconnaissent le résultat du vote.

“Chaque État a ses propres intérêts, et c’est le cas de l’Arménie“, a-t-il commenté. “L’Arménie a un bon rapport avec l’Iran, qui s’oppose à l’indépendance du Kurdistan“.

“Je ne vais pas aborder la question de la reconnaissance du Kurdistan“, a continué Hasanov. “Il appartient aux autorités arméniennes de décider, et non à moi“.

Erevan entretient également des relations cordiales avec le gouvernement central irakien et l’administration régionale kurde dans le nord de l’Irak. Il a formellement décidé en mars d’ouvrir un consulat arménien à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. En février, le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, s’est entretenu avec Massoud Barzani, dirigeant kurde irakien, en marge d’une conférence internationale sur la sécurité en Allemagne.

Le commerce de l’Arménie avec la région kurde et d’autres parties de l’Irak a considérablement augmenté ces dernières années. Les exportations arméniennes vers le Moyen-Orient représentent la majeure partie du commerce bilatéral, qui s’établissait à 138 millions de dollars l’année dernière.

Par ailleurs, le ministre irakien de l’Agriculture, Falah Hassan Zeidan Al-Lahibi, s’est rendu en Arménie cette semaine pour explorer les moyens d’approfondir les liens commerciaux entre les deux pays. Il aurait déclaré hier au Premier ministre Karen Karapetian que Bagdad voudrait augmenter les importations en provenance d’Arménie. Il aurait notamment parlé des produits agricoles et de l’électricité.

posté le 28 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
Le président du Karabagh ne devrait pas se représenter en 2020

Vendredi, un général retraité de l’armée du Karabagh a déclaré qu’il est peu probable que Bako Sahakian - qui est actuellement son allié politique - tente d’obtenir un mandat supplémentaire lors des prochaines élections présidentielles en 2020.

« Je ne pense pas que le président actuel se présentera en 2020 », a également déclaré Vitali Balasanian, le secrétaire du Conseil de Sécurité du Karabagh.

« C’est à lui de décider. Mais je ne peux personnellement pas l’imaginer », a ajouté Balasanian.

Plus tôt cette semaine, le parlement de Karabagh a prolongé le mandat de Sahakian en l’élisant en tant que président intérimaire non-officiel. Il restera en poste jusqu’à ce que le Karabagh termine sa transition vers un système de gouvernement entièrement présidentiel, conformément à une nouvelle constitution promulguée plus tôt cette année.

La constitution précédente empêchait Sahakian de se présenter à un troisième mandat. Mais cela est possible sous la constitution actuelle. Le chef du Karabagh n’a pas exclu de se présenter à l’élection, alimentant les critiques de sa réforme constitutionnelle par ses opposants locaux.

Interrogé sur la possibilité de sa propre candidature à la présidence en 2020, Balasanian a déclaré : « Le temps le dira. Il est trop tôt pour dire oui ou non ».

Ancien commandant adjoint de l’armée du Karabagh, Balasanian était le principal candidat de l’opposition lors de la dernière élection présidentielle en 2012. Les résultats officiels lui avaient donné environ 33 % des voix, contre plus de 66 % pour Sahakian.

Balasanian avait qualifié les élections de « libres mais injustes » à l’époque, accusant le titulaire d’avoir abusé de ressources administratives. Il a accepté de devenir le secrétaire du Conseil de Sécurité de Sahakian l’année dernière.

Le général à la retraite de 58 ans est l’un des vétérans les plus populaires de la guerre entre le Karabagh et l’Azerbaïdjan (1991-1994). Il a commandé les forces arméniennes du Karabagh dans le district oriental d’Askeran tout au long de la guerre.

posté le 24 juillet 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
Réélection du président du Haut-Karabagh

Les législateurs du Haut-Karabagh ont voté mercredi pour prolonger de trois ans le mandat présidentiel de Bako Sahakian. Une décision critiquée par ses opposants politiques.

Sahakian, 56 ans, a été réélu à la fin de son deuxième mandat de cinq ans. Il n’aurait pas pu rester au pouvoir plus longtemps sans la promulgation d’une nouvelle constitution, lors d’un référendum tenu en février.

La nouvelle constitution appelle à la transition de la région à un système de gouvernement entièrement présidentiel qui débouchera sur la disparition du poste de Premier Ministre. Les autorités de Stepanakert affirment que ce changement mettra le Karabagh dans une meilleure position pour faire face au conflit non résolu avec l’Azerbaïdjan. Cependant, leurs adversaires maintiennent que Sahakian souhaite simplement s’accrocher au pouvoir.

Le Karabagh sera régi par un président intérimaire jusqu’en 2020. La candidature de Sahakian pour ce poste a été soutenue par 28 membres du parlement - qui représentent trois partis politiques alliés à Sahakian - sur un total de de 33 sièges. Son seul concurrent, l’ancien maire de Stepanakert, Edouard Aghabekian, a obtenu quatre voix.

S’adressant au Parlement avant le vote, Sahakian a déclaré que le Karabagh aurait besoin de « stabilité » pendant la période de transition de trois ans. Il a également défendu son bilan politique en rappelant que son administration a renforcé la démocratie et accéléré la croissance économique au cours des dix dernières années.

En revanche, Aghabekian a défendu un changement de gouvernance à Stepanakert, affirmant qu’un pays stagne lorsqu’il est gouverné par une même personne ou un même gouvernement trop longtemps. Le candidat de l’opposition, qui dirige un parti appelé Mouvement-88, a également déclaré que les autorités actuelles ont ignoré depuis des années ses demandes de renforcement de l’armée arménienne du Karabagh, face à une menace militaire croissante de l’Azerbaïdjan. Par conséquent, il a critiqué leur gestion des combats intenses face aux forces azéries en avril 2016.

Sahakian a répondu que les offensives azéries lancées l’année dernière sur deux sections de la « ligne de contact » du Karabagh ont échoué à atteindre leurs principaux objectifs. Il a également déclaré que le gouvernement du Karabagh s’attaque maintenant aux « problèmes » mis en évidence par les quatre jours d’hostilités et qu’il continuera à renforcer les armées du Karabagh.

Par ailleurs, Sahakian a rencontré lundi le Ministre de la Défense arménien Vigen Sargsian à Stepanakert. Son bureau de presse a déclaré qu’ils ont discuté des « problèmes liés à la construction et à la coopération entre les armées des deux États arméniens ».

posté le 20 juillet 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
L’OSCE réaffirme son verdict concernant les élections arméniennes

Des observateurs de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ont réaffirmé leur évaluation préliminaire des récentes élections législatives arméniennes, annonçant qu’elles étaient entachées par des rapports « crédibles » d’achat de vote et d’intimidation d’électeurs.

Le Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme de l’OSCE, situé à Varsovie, a participé au déploiement de près de 440 observateurs européens qui ont suivi les élections du 2 avril. Dans une déclaration conjointe publiée le 3 avril, ils ont annoncé que les autorités arméniennes ont largement respecté les « libertés fondamentales » lors du vote « bien administré ». Mais ils ont également déclaré avoir reçu « des informations crédibles sur des achats de vote et des pressions sur des fonctionnaires et des employés d’entreprises privées ».

L’Union Européenne et les États-Unis ont rapidement partagé ces constatations, tout en louant avec précaution la conduite des élections par les autorités. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a déclaré le 4 avril que les résultats officiels du vote, qui ont donné la victoire au Parti Républicain Arménien (HHK), « reflètent la volonté générale du peuple arménien ».

« Des allégations généralisées d’achat de vote en faveur de certains partis ont été signalées dans tout le pays et la mission d’observation de l’élection a reçu de nombreux rapports crédibles directement des électeurs », a déclaré la mission de l’OSCE dans un rapport final publié lundi.

La mission a déclaré que les observateurs de l’OSCE ont également reçu « des rapports crédibles de pression et d’intimidation sur les électeurs, en particulier sur les employés du secteur privé et public ». Il a exhorté les autorités et les partis arméniens à « accroître la confiance du public dans l’intégrité des élections » en décourageant les Arméniens à vendre leurs votes.

Bien que le HHK ne soit pas nommé, l’appel semble principalement adressé au parti dirigé par le président Serge Sarkissian. Tout au long de la course parlementaire, le HHK a été accusé par ses opposants politiques et par des médias indépendants de distribuer des pots de vin et de faire pression sur les électeurs.

Le parti au pouvoir a également été embarrassé par la publication d’un enregistrement sonore secret, suggérant que les employés d’un homme d’affaires affilié au HHK ont été menacés de perdre leur emploi s’ils n’aidaient pas à sa réélection. D’autres riches candidats liés au gouvernement ont également fait face à des allégations similaires.

Les partis d’opposition arméniens estiment que l’achat de vote a été décisif lors de la victoire électorale du HHK. Le HHK nie avoir systématiquement recouru à cette pratique illégale, et insiste sur le fait que le vote était en grande partie démocratique.

La mission de l’OSCE a également signalé des irrégularités rapportées par ses observateurs dans ou autour des bureaux de vote le jour des élections.

« De grands groupes de personnes étaient présents à proximité immédiate des bureaux de vote dans 30% des observations, avec une tension de 6% et une intimidation des électeurs dans 4,5% des observations », annonce le rapport de la mission. « La police n’a pas toujours réussi à faire respecter l’interdiction de se réunir devant les bureaux de vote ... L’intimidation des électeurs a été signalée plus souvent dans les bureaux de vote surpeuplés que dans les autres bureaux de vote observés ».

Le rapport donne également une évaluation négative à 32 des 164 dépouillages surveillés dans le cadre de la mission. Il reproche principalement cela à « l’interférence de personnes non autorisées ».

La mission de l’OSCE n’a pas signalé de cas importants de votes multiples, l’une des formes les plus graves de fraude qui avait marqué les précédentes élections arméniennes. Les autorités d’Erevan ont promulgué à l’automne dernier un ensemble d’amendements juridiques soutenus par l’opposition visant à empêcher de telles violations.

Cela a conduit à l’introduction de dispositifs électroniques d’authentification des électeurs dans tous les bureaux de vote du pays. Les autorités ont également installé des caméras pour diffuser le vote et le dépouillement en ligne dans la grande majorité de ces installations. L’Union Européenne a alloué plus de 7 millions de dollars pour l’achat de ce matériel en début d’année.

posté le 12 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



EGLISE ARMENIENNE
Création à Istanbul du Comité d’élection du Patriarche arménien de Constantinople

Le 4 juillet lors d’une réunion à Istanbul fut formé le Comité d’élection du Patriarcat arménien de Constantinople nous rapporte l’hebdomadaire « Agos ». Ainsi débute le processus d’élection du nouveau Patriarche arménien du Patriarcat de Constantinople. Le Comité est formé par les représentants de la communauté arménienne de Turquie. Ils sont au nombre de 17, dont 13 membres permanents et 4 membres suppléants.

Ces membres permanents sont Souren Sertchimchek (32 voix), Khosrof Keoltavitoglou (29), Varoujan Boulghian (28), Tamar Karasou (26), Khatchik Djanel (24), Sarkis Tchavouchian (24), Sétrak Davoudhan (23), Nazareth Ozsahakian (23), Sébouh Aslankil (22), Antranik Keosédag (21), Sevan Tchavouchian (21), Sarkis Kukegetch (20), Mguerditch Sertchimchek (20). Les suppléants sont Garbis Douraslan (19), Edessia Terter (19), Arman Atenez (18) et David Damla (17).

Krikor Amirzayan

posté le 8 juillet 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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FRANCE-ARMENIE
Les législatives en France suivies avec intérêt par l’Arménie

L’Arménie suivit de près les législatives en France. De nombreux médias arméniens se sont passionnés par ces élections législatives avec le phénomène du mouvement « En marche » et les candidats d’origine arménienne. Parmi les médias d’Arménie, le site d’informations Tert.am s’est également largement intéressé à ces élections législatives en France. Ci-dessous deux articles-interviews réalisés par la journaliste Hripsimé Hovhannissian.

- http://www.tert.am/am/news/2017/06/19/France-parliament/2406487

- http://www.tert.am/am/news/2017/06/17/france-parliament/2405513

Krikor Amirzayan

posté le 19 juin 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Elections  France  Image 450 


ARMENIE
Le parti républicain met en garde Seyran Ohanian

Le parti républicain de l’Arménie (HHK) a mis en garde hier l’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, et ses alliés de l’opposition contre toute tentative de renversement violent du gouvernement.

Ohanian a déclaré mardi que son alliance ORO et d’autres groupes d’opposition doivent être préparés à « des développements en dehors du Parlement qui pourraient conduire à une situation de force majeure ». Il semblait faire allusion à la possibilité de futures manifestations anti-gouvernementales à Erevan.

En ce qui concerne ces remarques, Vahram Baghdasarian, leader parlementaire du HHK, a rétorqué : « Nous sommes prêts à coopérer avec une opposition saine, parlementaire ou extraparlementaire, si elle propose des solutions pour le développement de l’État. Mais si elle a des objectifs différents, pour réaliser quelque chose à travers une rébellion ou une révolution, alors rien n’est possible“.

“Aucun Etat, en particulier celui confronté à une telle situation politique extérieure, permettra des bouleversements politiques internes“, a confié Baghdasarian.

“Franchement, si je n’avais aucun respect pour cette personne, je ne ferais pas de commentaire [sur ses déclarations]“, a-t-il ajouté. “Mais nous avons travaillé ensemble et poursuivi les mêmes objectifs pendant de nombreuses années. Par conséquent, je vais simplement dire : attendons les développements politiques. “

Selon la Commission centrale des élections (CEC), le bloc de l’ORO co-dirigé par Ohanian, Vartan Oskanian et Raffi Hovannisian a obtenu seulement 2 % des voix et n’a par conséquent pas réussi à obtenir des sièges dans le nouveau Parlement de l’Arménie. Le bloc a rejeté les résultats des votes officiels comme étant frauduleux. Ohanian a insisté mardi sur le fait que, selon lui, les élections ont été truquées.

Baghdasarian a rejeté cette affirmation comme étant une excuse pour justifier le mauvais score électoral d’ORO. Il a déclaré que le fait qu’ORO er d’autres groupes d’opposition s’abstiennent de mettre en place des manifestations post-électorales signifie que “tout le monde est d’accord avec les résultats des élections“.

Les États-Unis et l’Union européenne ont donné des évaluations largement positives de la conduite des sondages législatifs, tout en se déclarant préoccupés par « des informations crédibles sur l’achat de vote et la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées » rapportées par les observateurs occidentaux. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a déclaré par un porte-parole le 4 avril que les résultats officiels du vote “reflètent la volonté globale du peuple arménien“.

posté le 8 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Ohanian continue à militer pour le changement de régime

L’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian a clairement indiqué hier qu’il ne quitterait pas la politique en dépit du mauvais score de son alliance d’opposition lors des récentes élections législatives de l’Arménie.

“Les faux rapports médiatiques affirmant que j’ai quitté l’Arménie, et que j’ai trouvé un travail à l’étranger [en Russie] sont faux et inacceptables“, a déclaré Ohanian. “J’ai servi ma patrie pendant 38 ans, j’ai passé toute ma vie ici, et je continuerai à la servir“.

“Tout le monde est en politique aujourd’hui“, a ajouté Ohanian. “Aujourd’hui, aucune force capable et intelligente ne pensant à l’avenir, à la sécurité et au développement de l’Arménie ne peut rester loin des processus qui se déroulent en Arménie et autour de l’Arménie“.

Général de l’armée à la retraite, Ohanian a été licencié en octobre de l’année dernière après avoir travaillé comme ministre de la Défense dans l’administration du président Serge Sarkissian pendant plus de huit ans. Il a commencé à critiquer le gouvernement arménien peu de temps après. En janvier, il s’est associé avec des partis d’opposition dirigés par les anciens ministres des Affaires étrangères, Vartan Oskanian et Raffi Hovannisian, pour se présenter aux élections législatives du 2 avril.

Selon la Commission centrale des élections (CEC), leur alliance ORO a obtenu seulement 2 % des voix, loin du seuil des 7 % nécessaire pour avoir des sièges au Parlement de l’Arménie. Le bloc a rejeté les résultats officiels des votes comme étant frauduleux mais s’est abstenu de mettre en place des manifestations de rue post-électorales. Ses leaders ont peu parlé depuis.

Ohanian a insisté sur le fait que la nouvelle Assemblée nationale contrôlée par le Parti républicain de Sarkissian (HHK) “ne reflétait pas la volonté du peuple“. Selon lui, les groupes d’opposition qui ne sont pas représentés dans la législature doivent donc s’efforcer de « faire entendre la voix de nos gens » aux autorités.

“À cet égard, je n’exclus pas les développements en dehors du Parlement qui pourraient conduire à une situation de force majeure“, a déclaré M. Ohanian, faisant allusion à la possibilité de futures manifestations anti-gouvernementales. “Je crois que les gens doivent faire entendre leur voix aux autorités“, a-t-il précisé.

posté le 7 juin 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Toujours aucune personne mise en examen dans le cadre du scandale électoral

Les autorités chargées de l’application de la loi n’ont mis en examen personne pour le moment, plus d’un mois après avoir lancé une enquête sur un enregistrement clandestin suggérant que des employés d’un homme d’affaires pro-gouvernemental ont été obligé de l’aider à être réélu au Parlement sous peine de perdre leur emploi.

L’enregistrement publié sur Hayastan24.com présente la voix d’un homme menaçant de licencier les employés de la chaîne de supermarchés SAS d’Artak Sargsian à Erevan qui n’ont pas réussi à garantir par écrit que leurs amis et leurs proches voteront pour leur patron. L’homme promet également des avantages somptueux à ceux qui « apporteront des votes » au candidat du parti républicain (HHK) au pouvoir.

Le site de presse a déclaré que la réunion du personnel de SAS a eu lieu à la veille des élections parlementaires du 2 avril, remportées par la HHK. Sargsian, qui a été réélu à l’Assemblée nationale, a depuis refusé de commenter cet enregistrement audio et le scandale politique qui en résulte.

Les politiciens de l’opposition et d’autres critiques du gouvernement ont saisi cette révélation comme preuve supplémentaire que les employés des secteurs public et privé à travers le pays ont été illégalement mis sous pression pour voter pour le HHK. Dans une déclaration du 3 avril, les observateurs des élections européennes ont également signalé “la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées“.

En réponse à ce tollé, le Service spécial d’enquête de l’Arménie (SIS) a déclaré le 19 avril qu’il avait ouvert une affaire pénale.

Un porte-parole du SIS a déclaré vendredi que l’agence chargée de l’application de la loi questionne toujours les personnes concernées et n’a pas imposé de poursuites pénales contre quiconque jusqu’à présent. Le fonctionnaire a refusé de donner des précisions sur l’enquête.

Les militants civiques ont rejeté cette explication. Heriknaz Tigranian, expert juridique de la filiale arménienne de Transparency International, a insisté sur le fait que le SIS avait eu suffisamment de temps pour identifier les individus qui ont été enregistrés en secret. “Ils savent comment mener des tests médico-légaux pour identifier les voix des gens“, a-t-il assuré.

Tigranian a déclaré soupçonner le fait que les autorités voulait faire traîner l’enquête dans le but de conclure finalement l’affaire par un manque supposé de preuve.

“Si les autorités avaient la volonté politique de résoudre de tels crimes organisés, Artak Sargsian ne serait pas candidat au Parlement en premier lieu“, a confié Artur Sakunts, militant des droits de l’homme.

Selon Hetq.am, l’homme qui aurait menacé de licencier des employés de SAS est le frère aîné de Sargsian, Aram.

posté le 5 juin 2017 par Claire/armenews

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