Nouvelles d'Arménie
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Parti républicain


ARMENIE
Le comité permanent du Parlement rejete l’idée d’enquêter sur l’adhésion à l’UEE

Un comité permanent du Parlement arménien a rejeté hier la demande faite par l’alliance Yelk pour une enquête parlementaire sur les conséquences de l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Les représentants du bloc pro-occidental ont proposé plus tôt ce mois-ci la création de la commission ad hoc, juste après que la majorité pro-gouvernementale à l’Assemblée nationale s’est opposée à son projet exigeant que les autorités arméniennes se lancent dans un “processus“ d’invalidation de leur adhésion à l’UEE.

Le projet proposé indique que l’adhésion à l’UEE, à compter de janvier 2015, a nuit à l’économie et à la sécurité du pays. Les dirigeants de Yelk ont ​​décidé de reporter les discussions parlementaires sur le document pour se concentrer plutôt sur l’idée de créer la commission.

L’un d’entre eux, Nikol Pashinian, a demandé une enquête relative à l’UEE lors d’une réunion du comité parlementaire sur les relations extérieures. Tous les membres du comité, sauf un, ont voté contre la proposition de Yelk après un débat animé avec Pashinian. Ils sont affiliés au parti républicain (HHK), à son partenaire de coalition (FRA) et au groupe de Gaguik Tsaroukian, qui assure s’opposer au gouvernement.

“Nous devrions être prudent face à cette question“, a déclaré Ararat Zurabian, député du bloc Tsarukian.

Le chef parlementaire de la FRA, Armen Rustamian, s’est opposé à la fois à la proposition, et au moment choisi par Yelk pour le présenter. Il a prétendu qu’il pourrait mettre en danger la prochaine signature d’un accord historique entre l’Arménie et l’Union européenne.

Artashes Geghamian, député pro-russe du HHK, a affirmé que l’Arménie aurait enduré le genre de conflits armés et les turbulences qui se poursuivent en Ukraine si le président Serge Sarkissian n’avait pas décidé de rejoindre l’UEE en septembre 2013. La décision de Sarkissian a annulé un accord d’association négocié par des responsables arméniens et européens au début de 2013.

Pashinian a saisi les remarques de Geghamian comme preuve supplémentaire que l’adhésion de l’Arménie à l’UEE est le résultat d’un “chantage“ de la Russie.

Malgré le verdict négatif du comité, Yelk est autorisé par les statuts de l’Assemblée nationale à lancer un débat de 90 minutes sur la question au Parlement. Edmon Marukian, autre leader de Yelk, a affirmé que le bloc forcerait la tenue d’un tel débat.

Yelk détient 9 sièges sur 105 dans le Parlement. Les trois autres groupes politiques représentés dans la Chambre s’opposent à la sortie de l’UEE par l’Arménie.

posté le 28 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Karen Karapetian persiste dans son désir de rester Premier ministre

Le Premier ministre Karen Karapetian a encore précisé hier qu’il voulait conserver son poste après la fin du mandat du président Serge Sarkissian en avril 2018.

Karapetian a également insisté sur le fait que le leadership du parti républicain (HHK) n’a toujours pas décidé qui serait le Premier ministre du pays passé avril.

Certains hauts responsables du HHK, notamment l’ancien président du Parlement Galust Sahakian, ont déclaré ces dernières semaines que Sarkissian devrait continuer à gouverner l’Arménie en tant que Premier ministre ou à un autre titre.

“C’est leur opinion personnelle“, a commenté Karapetian aux journalistes. “Mais le parti n’a pas encore arrêté sa décision. Dès que le parti la prendra, nous l’annoncerons publiquement. “

Le président arménien, qui est également chef de file du HHK, a lui-même peu éclairé ses projets politiques. La fin de sa présidence de dix ans sera suivie de la transformation de l’Arménie en une République parlementaire où le Premier ministre sera, au moins sur le papier, l’homme le plus puissant de l’Etat.

Karapetian a parlé à la presse après avoir prononcé un discours lors de la sixième conférence Arménie-Diaspora à Erevan et avoir répondu aux questions de certains participants. L’un d’entre eux, un homme d’affaires libano-arménien, se demandait s’il aimerait continuer son mandat de Premier ministre l’année prochaine. “Oui“, a rétorqué synthétiquement Karapetian.

Il a fait à plusieurs reprises des déclarations similaires depuis qu’il a été nommé par Serge Sarkissian en tant que Premier ministre en septembre 2016.

Dans son discours au forum organisé par le gouvernement, Karapetian a de nouveau défendu son bilan sur un an et a réaffirmé ses promesses de mettre en œuvre des réformes économiques de grande envergure. Il a cité les données statistiques officielles montrant une croissance économique plus rapide, l’augmentation des exportations et l’amélioration de la perception des impôts dans le pays.

Les opposants rejettent ces chiffres, assurant qu’ils ont eu peu d’impact sur le niveau de vie au cours de la dernière année.

“Nous nous rendons compte que ces résultats de notre travail d’un an ne suffisent pas à changer de façon qualitative la vie des Arméniens“, a souligné Karapetian. “Nous devons poursuivre activement notre politique tout en développant et en mettant en œuvre de nouveaux programmes“.

Karapetian a renouvelé ses appels à l’implication des Arméniens de la Diaspora dans son mouvement de réforme, en disant qu’ils « comprennent très bien quel genre d’environnement les investisseurs étrangers attendent et peuvent nous guider en conséquence ». “À cette fin, nous prévoyons d’organiser l’automne prochain un forum d’investissement en Arménie au cours duquel nous discuterons de l’avenir de l’Arménie et de notre vision pour le pays“, a-t-il conclu.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le parti républicain loue le bilan de Karen Karapétian

Le parti républicain (HHK) a loué le bilan du Premier ministre Karen Karapetian, affirmant que son cabinet a accéléré la croissance économique et a suscité des investissements importants lors de sa première année à la tête du gouvernement.

Le conseil d’administration du HHK, dirigé par le président Serge Sarkissian, a discuté de cela lors d’une réunion hebdomadaire qui s’est tenue jeudi.

“Le parti évalue positivement les activités sur un an du cabinet de Karapetian, du gouvernement de coalition des républicains et du Dashnaktsutyun“, a déclaré le porte-parole de HHK, Eduard Sharmazanov, après la réunion.

Sharmazanov a cité des statistiques officielles montrant que l’économie arménienne a progressé d’environ 5 % au premier semestre de cette année, alors qu’il avait connu une récession en 2016. Il a également souligné une augmentation à deux chiffres des exportations arméniennes et du nombre de touristes étrangers en visite dans le pays.

“Cette dynamique montre que le gouvernement atteindra les objectifs macroéconomiques fixés dans le budget de l’État 2017“, s’est-il réjoui.

Sharmazanov a encore insisté sur le fait que Karapetian est sur la bonne voie pour honorer ses promesses répétées pour aider à lancer des projets commerciaux d’une valeur d’au moins 830 millions de dollars cette année.

Karapetian avait également défendu son bilan devant le Parlement mercredi dernier.

Les politiciens de l’opposition et d’autres critiques du gouvernement rejettent les chiffres macroéconomiques donnés, affirmant qu’ils n’ont eu aucun impact réel sur la population arménienne. Ils restent également très sceptiques quant aux promesses de réforme de Karapetian.

L’ancien dirigeant d’entreprise de 54 ans a été chargé d’alléger les difficultés socioéconomiques dans le pays lorsque Sarkissian l’a nommé Premier ministre en septembre 2016. Il s’est engagé à entreprendre des réformes de grande envergure qui amélioreraient l’environnement commercial domestique.

Karapetian a indiqué à maintes reprises son désir de continuer son mandat après que Sarkissian finisse son dernier mandat présidentiel en avril. Le président n’a toujours pas précisé s’il envisage de devenir Premier ministre ou de remplacer Karapetian par quelqu’un d’autre. Il a déclaré à la fin de juin que le Premier ministre continuait à profiter de sa « pleine confiance ».

posté le 18 septembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le parti républicain s’oppose à la sortie de l’Union économique eurasienne

Le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) a rejeté hier les appels d’une alliance de l’opposition pour mettre fin à l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par les Russes.

L’alliance Yelk a présenté la semaine dernière un projet de déclaration parlementaire demandant aux autorités arméniennes de s’engager dans un « processus » d’invalidation du traité d’adhésion de l’Arménie au bloc commercial comprenant cinq ex-États soviétiques. Le projet indique que l’adhésion à l’UEE, depuis janvier 2015, nuit à l’économie et à la sécurité du pays.

“Le retrait de l’UEE entraînerait de très graves problèmes pour l’Arménie“, a répondu le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov. “Cela entraînerait une augmentation sans précédent du prix du gaz [russe]. De plus, cela changerait les volumes commerciaux. Il n’y a pas de marché alternatif pour les produits que nous vendons maintenant sur les marchés de l’UEE. Peut-être y en aura-t-il dans cinq ou dix ans, mais pas actuellement. “

“Les autorités arméniennes ne ressentent pas le besoin de changer le vecteur de la politique étrangère arménienne“, a ajouté Sharmazanov. “Au contraire, nous devrions continuer à approfondir nos relations avec l’UEE“.

La Russie est le partenaire commercial numéro un de l’Arménie. Cela représentait 26% de son commerce extérieur entre janvier et juillet 2017, selon les statistiques officielles arméniennes. Les exportations du pays vers la Russie - pour la plupart des denrées alimentaires et des boissons alcoolisées - ont augmenté de près de 31 %.

En comparaison, la part de l’Union européenne dans le total était de 24,3 %. Le commerce de l’Arménie avec les États membres de l’UEE a également fortement augmenté au cours des sept mois.

Yelk reproche à l’UEE le fait que le produit intérieur brut de l’Arménie a diminué en dollars américains alors que la dette publique a augmenté depuis 2015. Les autorités d’Erevan ont enregistré une croissance du PIB réel de seulement 0,2 % l’an dernier.

“Si nous n’avions pas rejoint l’UEE, la dynamique négative aurait été encore plus prononcée“, a insisté Sharmazanov.

Ce dernier a également écarté l’affirmation de Yelk selon laquelle l’adhésion à l’UEE n’avait pas renforcé la sécurité de l’Arménie, comme en témoigne la poursuite des ventes d’armes russes à l’Azerbaïdjan et les combats d’avril 2016 au Haut-Karabagh.

“L’Arménie a reçu depuis 2015 de nombreuses armes et munitions modernes qui garantissent, avec les forces armées arméniennes, sa sécurité. Le système de sécurité de l’Arménie s’est renforcé depuis que nous avons rejoint l’UEE “, a au contraire souligné le porte-parole de HHK, qui est également vice-président du Parlement.

L’ambassadeur de Russie à Erevan, Ivan Volynkin, a également raillé l’initiative Yelk. “S’ils veulent créer une telle initiative, pas de problème, personne ne les entrave“, a commenté Volynkin. “Mais je pense que la majorité de la population de l’Arménie est en désaccord avec cette initiative parce qu’ils peuvent voir les avantages évidents de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE“.

Yelk détient 9 sièges dans le Parlement composé de 105 membres. Aucun des autres groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale n’a exprimé de soutien à l’initiative.

posté le 13 septembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Affaire de la pression sur les employés de SAS : personne ne sera mis en examen

Les autorités arméniennes chargées de l’application de la loi ne poursuivront aucune personne en relation avec l’enregistrement audio secret, dans lequel on entend que les employés d’un homme d’affaires pro-gouvernemental ont été forcés de l’aider à être réélus au Parlement, sous peine de perdre leur emploi.

L’enregistrement a été publié sur Hayastan24.com à la suite des élections législatives du 2 avril. On y entend la voix d’un homme menaçant de licencier les employés de la chaîne de supermarchés SAS, appartenant à Artak Sargsian à Erevan, qui n’ont pas réussi à garantir par écrit que leurs proches voteront pour leur patron. L’homme promet également des bonus somptueux à ceux qui « apporteront des votes » au candidat du Parti républicain (HHK).

Le site Web assure qu’une réunion du personnel de SAS a eu lieu à la veille des élections gagnées par le HHK. Sargsian, qui a remporté 12 000 voix et a été réélu à l’Assemblée nationale, a refusé de commenter l’enregistrement audio.

Des membres de l’opposition et d’autres personnes critiques vis-à-vis du gouvernement ont saisi cette révélation comme une preuve supplémentaire que les employés des secteurs public et privé à travers le pays ont été illégalement pressurisés pour voter pour le HHK. Dans une déclaration du 3 avril, les observateurs des élections européennes ont également signalé “la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées“.

En réponse, le Service spécial d’enquête de l’Arménie (SIS) a déclaré le 19 avril qu’il avait ouvert une affaire pénale en vertu d’un article du Code criminel portant sur la coercition des électeurs au moyen de menaces, d’intimidation ou de pots-de-vin.

Une porte-parole de l’agence d’application de la loi, Marina Ohanjanian, a déclaré vendredi que l’affaire a été close faute de preuves.

Selon Hetq.am, l’homme qui a menacé de licencier des employés de SAS est le frère aîné de Sargsian, Aram. Un journaliste de Hetq, Edik Baghdasarian, a expliqué que les enquêteurs du SIS ne lui ont jamais demandé de s’expliquer sur comment son média a identifié l’homme.

Pour sa part, Yeva Adamian, journaliste de Hayastan24.com, a déclaré qu’elle avait reçu récemment une lettre du SIS demandant plus d’informations sur l’enregistrement. Adamian a affirmé que, bien qu’elle n’ait pas refusé de coopérer avec les enquêteurs, ils n’ont pas fait d’autres demandes.

“C’est une dissimulation pure et simple“, a t-elle accusé. “Je suis sûr qu’elle a été ordonnée par l’administration présidentielle. Serge Sarkissian a décidé qu’il n’y avait pas besoin de faire du bruit et que l’un de ses protégés devait être député parlementaire“.

On ne sait pas si le député affilié à HHK et son frère ont été interrogés par le SIS.

Varuzhan Hoktanian, coordinateur du programme de la branche arménienne de Transparency International, n’a pas été surpris par la décision du SIS de ne poursuivre personne. “Si la victoire d’une force particulière doit être assurée à tout prix et que la force est le parti au pouvoir, ces méthodes ne sont pas punissables pour les autorités“, a-t-il développé. “Elles auraient été punissables si elles avaient été utilisées par l’opposition“.

posté le 11 septembre 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
Des membres du parti républicain s’opposent au changement de noms de rue

Une proposition de l’opposition visant à renommer les rues d’Erevan portant toujours le nom de personnages controversés de l’ère soviétique s’est heurté hier à la résistance de membres pro-gouvernementaux du conseil municipal.

Le projet de loi élaboré par des membres du conseil représentant l’alliance Yelk de l’opposition s’applique à six rues. Trois d’entre elles sont nommés d’après des dirigeants communistes arméniens qui ont été impliqués dans des répressions de masse en Arménie soviétique et dans d’autres parties de l’Union soviétique dans les années 1920 et 1930. C’est le cas notamment d’Anastas Mikoyan, proche de Joseph Staline qui pendant des décennies a occupé des postes de direction à Moscou. Yelk veut que cette rue soit nommée Kirk Kerkorian, du nom du philanthrope arméno-américain.

Yelk s’oppose également à la rue “Leningradian“, car elle symbolise le nom de Saint-Pétersbourg à l’époque soviétique. Il préférerait qu’elle s’appelle “Leonid Azgaldian“, qui est un héros arménien de la guerre de 1991-1994 au Haut-Karabagh, mort au combat.

Le maire d’Erevan, Taron Markarian, affilié au parti républicain (HHK), a déclaré le mois dernier que son administration est prête à discuter des changements proposés. Markarian a précisé en même temps qu’il s’oppose fermement à l’idée de renommer la rue Leningradian. Il a notamment souligné qu’Erevan et Saint-Pétersbourg étaient des villes sœurs.

Un autre membre du HHK, Armen Ashotian, s’est prononcé contre ce changement de nom précisément au cours du week-end. Il a expliqué que la rue a été nommée en souvenir de centaines de milliers de civils décédés pendant le siège allemand nazi de Leningrad, et non pour une référence à Lénine.

Le comité permanent du conseil municipal d’Erevan sur la culture dirigé par les membres de HHK a rejeté non seulement ce nom de rue, mais aussi les autres changements proposés par Yelk après avoir discuté du projet de loi hier.

« Qu’est-ce que les résidents ordinaires d’Erevan tireraient de ce changement, du fait de rejeter cette page de notre histoire, en plus d’une perte de temps et d’argent ? », s’est interrogé Martin Vartazarian, l’un des membres du comité représentant le HHK.

Arayik Harutiunian, conseiller de Yelk, a affirmé : “Notre initiative porte sur un système de valeurs. Nous ne devons pas avoir des rues qui portent le nom de personnages anti-nationaux“.

Harutiunian a précisé que Yelk n’est pas intimidé par l’évaluation négative du comité. Citant une loi arménienne, il a rappelé que la motion de Yelk devait encore être débattue par le conseil complet d’Erevan.

posté le 6 septembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le parti républicain désignera le prochain Premier ministre en avril

La direction du parti républicain arménien (HHK) décidera en avril prochain qui sera le Premier ministre du pays après que le président Serge Sarkissian finisse son mandat, a annoncé vendredi le député Ara Babloyan.

“Posez-moi la question en avril, nous choisirons alors conjointement notre Premier ministre“, a expliqué Babloyan, également membre du conseil d’administration du HHK, à des journalistes.

Interrogé sur la question de savoir si les dirigeants du HHK discutaient déjà des candidatures possibles pour le poste, il a rétorqué : “Nous en discuterons en avril“.

Sarkissian terminera son deuxième et dernier mandat présidentiel en avril 2018. La fin de sa présidence coïncidera avec la transition de l’Arménie vers un système parlementaire. Le prochain chef de l’Etat sera élu par le Parlement et aura en grande partie des pouvoirs cérémoniaux.

Sarkissian n’a toujours pas précisé s’il envisageait de devenir Premier ministre ou de rester au gouvernement d’une autre manière après avril 2018. “Je n’ai jamais pensé à ce que sera mon prochain domaine d’activité... Il y a encore beaucoup de temps avant avril“, a-t-il commenté lors d’une interview télévisée diffusée en juillet.

“Celui qui a la majorité parlementaire nommera le Premier ministre“, a t-il ajouté vaguement, en se référant au HHK.

Sarkissian a déclaré en mars qu’il aimerait « jouer un rôle, en quelque sorte, assurer la sécurité de notre peuple » après avril 2018.

Le président a déclaré en 2014 qu’il ne serait pas Premier ministre si l’Arménie devenait une république parlementaire. Cependant, il a clairement refusé de réaffirmer cette promesse à la veille d’un référendum contesté sur ces changements constitutionnels radicaux tenus en décembre 2015.

L’actuel Premier ministre, Karen Karapetian, a indiqué à maintes reprises son désir de conserver son poste l’année prochaine. Certains médias arméniens ont allégué au début de cette année qu’il existait une tension à ce sujet entre Karapetian et Sarkissian.

Sarkissian a rejeté ces allégations, qui selon lui sont “fausses“. Il a ensuite réitéré sa “pleine confiance“ au gouvernement de Karapetian.

posté le 4 septembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Un maire affilié à Yelk accuse son prédécesseur républicain de corruption

Le maire d’un village arménien, affilié à l’alliance Yelk de l’opposition, a accusé hier la famille de son prédécesseur pro-gouvernemental de privatisation illégale des terres appartenant à la communauté locale.

Garik Sargsian, maire de Nor Kyank, un village de la province du sud Ararat, a déclaré qu’il intentait un procès dans le but de rétablir la propriété publique des deux parcelles. Il a expliqué qu’ils avaient été vendus à la femme et à la fille de l’ancien maire du village, Mayis Abrahamian, pour un montant dérisoire.

Les accords de privatisation ont été approuvés par les conseils municipaux avant que Sargsian ne prenne la place d’Abrahamian suite aux élections municipales qui se sont tenues en septembre dernier. Ces décisions ont été signées par la plupart des membres du conseil.

Le maire de 30 ans, rare membre de l’opposition qui dirige une communauté locale en Arménie, et son avocat, Rustam Badasian, ont déclaré qu’ils soupçonnaient que certaines de ces signatures étaient truquées.

“Par un procès, nous exigeons l’annulation de ces transactions par lesquelles les terres communales ont été vendues“, a expliqué Badasian lors d’une conférence de presse à Erevan. Il a précisé qu’ils avaient également demandé à la police arménienne de lancer une enquête criminelle sur une éventuelle falsification des signatures.

“Nous avons des soupçons raisonnables sur le fait que ce soit des faux parce que les signatures posées par plusieurs conseillers actuels ne correspondent pas à ce qu’ils pensaient de l’idée avant novembre 2016“, a révélé l’avocat. Un membre du conseil aurait déjà admis ne pas avoir signé les accords de privatisation.

Abrahamian, membre du parti républicain, a fortement nié les allégations de corruption, assurant que son successeur est simplement désireux de le discréditer. Il a insisté sur le fait que les acquisitions de terres étaient légales et qu’aucune signature n’avait été falsifiée.

“Pourquoi n’y a-t-il que le nom de ma femme qui est cité ?“, ​​s’est étonné l’ancien chef du village, qui occupe maintenant un poste de haut niveau dans l’administration provinciale. “D’autres personnes ont également acheté des terres du village. Pourquoi ne parle-t-on pas d’eux ?“

posté le 24 août 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Le parti républicain écarte les appels de l’opposition pour quitter l’UEE

Le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) a écarté les appels des dirigeants de l’opposition souhaitant que l’Arménie quitte l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par les Russes.

Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK, a insisté sur le fait que, selon lui, l’adhésion au bloc commercial s’est avérée bénéfique pour l’Arménie et son économie. Il a déclaré que les autorités arméniennes prouveraient ceci avec des “informations beaucoup plus complètes“ qui seront publiées cet automne.

“Si nous n’avions pas adhéré à l’Union économique eurasienne, est-ce que nous vendrions le cognac arménien en France ou en Grande-Bretagne ?“, a expliqué Sharmazanov lors d’une réunion de la direction du HHK qui s’est tenue jeudi soir. “Après tout, nous avons rejoints un marché de 180 millions qui nous offre de grandes opportunités de développement“.

Il commentait les appels à la sortie du pays de l’UEE exprimés récemment par certains dirigeants de l’alliance Yelk de l’opposition. L’un d’eux, Edmon Marukian, a affirmé le mois dernier que l’Arménie devrait quitter l’UEE en raison de la décision controversée de Moscou de cesser de reconnaître la validité des permis de conduire arméniens utilisés par les travailleurs migrants en Russie. Un autre leader de Yelk, Aram Sarkisian, a semblé soutenir l’idée lorsqu’il a parlé au service arménien de RFE / RL au début du mois.

Yelk a été mis en place par trois partis d’opposition à la fin de l’année dernière et a remporté 9 des 105 sièges dans le Parlement actuel de l’Arménie élu en avril. Deux de ces partis, celui d’Aram Sarkisian et Renaissance arménienne, ont une orientation pro-occidentale, tandis que le troisième, Contrat Civil, préconise une politique étrangère arménienne plus neutre.

Le leader de ce dernier, Nikol Pashinian, s’est opposé à l’adhésion de l’Arménie à l’UEE en janvier 2015. Mais il s’est dit contre une sortie immédiate de l’UEE à plusieurs reprises l’année dernière, alors que c’est ce que préconisait des politiciens pro-occidentaux.

Sharmazanov a souligné ce fait, objectant que Yelk n’a toujours pas formulé de position officielle sur le sujet.

Lena Nazarian, parlementaire de Yelk affiliée au parti de Pashinian, a déclaré vendredi que les trois forces d’opposition qui composent le bloc croient que la décision inattendue du président Serge Sarkissian en 2013 de faire de l’Arménie un membre de l’UEE était une “grave erreur“ mettant la souveraineté du pays en danger. Mais elle a également reconnu : “Nous pouvons avoir des opinions différentes sur le moment opportun pour proposer de quitter l’Union“.

Selon les statistiques officielles, la Russie et d’autres grands Etats membres de l’UEE - Kazakhstan et Biélorussie - représentaient 27 % du commerce extérieur de l’Arménie au premier semestre de cette année. Par comparaison, la part de l’UE dans le total était d’un peu plus de 24 %.

posté le 21 août 2017 par Claire/armenews