Nouvelles d'Arménie
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Parti républicain


DIPLOMATIE
Le parti républicain écarte les appels de l’opposition pour quitter l’UEE

Le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) a écarté les appels des dirigeants de l’opposition souhaitant que l’Arménie quitte l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par les Russes.

Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK, a insisté sur le fait que, selon lui, l’adhésion au bloc commercial s’est avérée bénéfique pour l’Arménie et son économie. Il a déclaré que les autorités arméniennes prouveraient ceci avec des “informations beaucoup plus complètes“ qui seront publiées cet automne.

“Si nous n’avions pas adhéré à l’Union économique eurasienne, est-ce que nous vendrions le cognac arménien en France ou en Grande-Bretagne ?“, a expliqué Sharmazanov lors d’une réunion de la direction du HHK qui s’est tenue jeudi soir. “Après tout, nous avons rejoints un marché de 180 millions qui nous offre de grandes opportunités de développement“.

Il commentait les appels à la sortie du pays de l’UEE exprimés récemment par certains dirigeants de l’alliance Yelk de l’opposition. L’un d’eux, Edmon Marukian, a affirmé le mois dernier que l’Arménie devrait quitter l’UEE en raison de la décision controversée de Moscou de cesser de reconnaître la validité des permis de conduire arméniens utilisés par les travailleurs migrants en Russie. Un autre leader de Yelk, Aram Sarkisian, a semblé soutenir l’idée lorsqu’il a parlé au service arménien de RFE / RL au début du mois.

Yelk a été mis en place par trois partis d’opposition à la fin de l’année dernière et a remporté 9 des 105 sièges dans le Parlement actuel de l’Arménie élu en avril. Deux de ces partis, celui d’Aram Sarkisian et Renaissance arménienne, ont une orientation pro-occidentale, tandis que le troisième, Contrat Civil, préconise une politique étrangère arménienne plus neutre.

Le leader de ce dernier, Nikol Pashinian, s’est opposé à l’adhésion de l’Arménie à l’UEE en janvier 2015. Mais il s’est dit contre une sortie immédiate de l’UEE à plusieurs reprises l’année dernière, alors que c’est ce que préconisait des politiciens pro-occidentaux.

Sharmazanov a souligné ce fait, objectant que Yelk n’a toujours pas formulé de position officielle sur le sujet.

Lena Nazarian, parlementaire de Yelk affiliée au parti de Pashinian, a déclaré vendredi que les trois forces d’opposition qui composent le bloc croient que la décision inattendue du président Serge Sarkissian en 2013 de faire de l’Arménie un membre de l’UEE était une “grave erreur“ mettant la souveraineté du pays en danger. Mais elle a également reconnu : “Nous pouvons avoir des opinions différentes sur le moment opportun pour proposer de quitter l’Union“.

Selon les statistiques officielles, la Russie et d’autres grands Etats membres de l’UEE - Kazakhstan et Biélorussie - représentaient 27 % du commerce extérieur de l’Arménie au premier semestre de cette année. Par comparaison, la part de l’UE dans le total était d’un peu plus de 24 %.

posté le 21 août 2017 par Claire/armenews


APRES AVRIL 2018
Selon un membre du HHK, il n’y aura pas de protestation si Sarkissian devient PM

Le président Serge Sarkissian ne déclenchera pas de protestations massives si il décide de rester au pouvoir en tant que Premier ministre après avoir terminé son dernier mandat en avril prochain, a déclaré vendredi un membre du parti républicain de l’Arménie (HHK).

Hovannes Sahakian a précisé qu’il ne savait toujours pas quels étaient les plans de Sarkissian pour après 2018.

“Si notre équipe politique décide que le président Serge Sarkissian doit continuer en devenant Premier ministre, il n’y aura vraisemblablement aucun ressentiment populaire“, a-t-il assuré.

Sahakian, nommé à la tête du service de sécurité sociale cette semaine, a rejeté les menaces de l’opposition qui prétend qu’elle organisera de grandes manifestations si le président Sarkissian décide de devenir Premier ministre. L’opposition arménienne ne réunira pas grand monde, a prédit Sahakian.

“Je ne pense pas que ces affirmations de l’opposition soient basées sur des sondages d’opinion sérieux“, a commenté le loyaliste du président. “Ce ne sont que des déclarations politiques“.

Dans une interview télévisée diffusée le mois dernier, Sarkissian a de nouveau refusé de faire la lumière sur son avenir politique. Il a déclaré que « ce ne serait pas important » pour l’heure de savoir qui sera le Premier ministre arménien après avril 2018.

“Je n’ai jamais pensé à ce que sera mon prochain domaine d’activité“, a confié Sarkissian à la chaîne de télévision nationale d’Arménie. “Je continue à penser de la même manière. Il reste encore beaucoup de temps avant avril 2018.“

La fin de la présidence de Sarkissian coïncidera avec la transition de l’Arménie vers un système parlementaire de gouvernement. Le Premier ministre actuel, Karen Karapetian, a indiqué à maintes reprises son désir de conserver son poste après cette date.

posté le 14 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GÉOPOLITIQUE
L’Arménie a besoin de l’adhésion à l’Union Économique Eurasienne, d’après le parti au pouvoir

Le Parti Républicain du président Serge Sarkissian (HHK) a rejeté les demandes d’un chef de l’opposition pour que l’Arménie quitte l’Union Économique Eurasienne (UEE), dirigée par les Russes.

Edmond Marukian, un chef pro-occidental du parti d’opposition Alliance Yelk, a préconisé une sortie de l’UEE la semaine dernière, après la décision russe de ne plus reconnaître la validité des permis de conduire délivrés par l’Arménie, ainsi que par d’autres pays où le russe n’est pas une langue officielle.

Une loi russe - qui a pris effet le 1er juin - interdit aux ressortissants étrangers de travailler comme chauffeurs en Russie avec des permis de conduire délivrés par leurs pays d’origine. La Douma, la chambre basse du Parlement russe, a passé la semaine dernière une seconde loi qui a levé la restriction pour les citoyens de pays où la langue russe a un statut officiel, y compris au Kirghizistan et en Biélorussie, membres de l’UEE.

Marukian a déclaré que les lois russes vont à l’encontre des règlements de l’UEE sur le marché du travail commun mis en place par les États membres du bloc. L’organe exécutif de l’UEE aurait donné la même évaluation, demandant à Moscou de supprimer la restriction des permis de conduire arméniens.

Réagissant aux déclarations de Marukian, le porte-parole du Parti Républicain, Edouard Sharmazanov, a déclaré jeudi : « S’il existe des forces politiques qui agissent pour la sortie de l’UEE, ils feraient mieux de proposer des solutions alternatives et des faits concrets plutôt que de faire des déclarations émotionnelles ».

Sharmazanov a affirmé que la décision controversée de l’administration de Sarkissian de rejoindre l’UEE reposait sur des « calculs clairs sur ce que gagneraient nos agriculteurs, nos investisseurs, nos secteurs touristiques et économiques [dans leur ensemble] ». Il a ajouté que l’économie arménienne a déjà bénéficié de meilleurs accès aux marchés russes et ex-soviétiques.

« Nous avons augmenté nos exportations de 23 % [en 2017] et une grande partie d’entre elles sont allés aux pays de l’UEE », a déclaré Sharmazanov aux journalistes. « Le nombre de touristes [en visite en Arménie] a augmenté d’environ 30 %. Nous ne devons pas faire de déclarations politiques sans corroborations sérieuses ».

Sarkissian a annoncé de manière inattendue sa décision de demander l’adhésion de l’Arménie à l’UEE en septembre 2013, peu de temps après avoir achevé les négociations sur un accord d’association de grande envergure avec l’Union Européenne. Le demi-tour politique, qui a annulé l’accord prévu avec l’UE, a été largement attribuée à des pressions russes.

La position de Marukian sur l’UEE n’a pas encore été officiellement soutenue par les dirigeants de Yelk.

posté le 24 juillet 2017 par Claire/armenews

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POLITIQUE
La Fédération Révolutionnaire Arménienne discutera du gouvernement de 2018 avec Sarkissian

La Fédération Révolutionnaire Arménienne (Dashnaktsutyun) a déclaré mardi qu’elle organisera bientôt des discussions avec le président Serge Sarkissian, pressenti pour être le prochain Premier Ministre arménien à la fin de son mandat présidentiel, en avril prochain.

La Fédération Révolutionnaire Arménienne est un parti du gouvernement de coalition de Sarkissian, en charge de trois postes ministériels depuis plus d’un an. Le parti a prolongé son accord avec Sarkissian et le Parti Républicain (HHK) suite aux élections législatives.

« Naturellement, l’identité du prochain Premier Ministre est importante pour la Fédération, mais il reste du temps [avant avril 2018] », a annoncé Aghvan Vartanian, un dirigeant du parti.

« À mon avis, les défis auxquels le pays est confronté ont deux composantes principales », a-t-il déclaré. « L’un d’entre eux est la sécurité, à Artsakh (Haut-Karabagh) notamment, tandis que l’autre est l’économie ... Je pense qu’il y a assez de place ici pour toute personne souhaitant servir le pays ».

« De plus, notre accord de coalition précise que le Parti Républicain a le droit exclusif de désigner la candidature du Premier Ministre. Ce problème sera discuté au moment venu », a ajouté Vartanian.

Dans des remarques télévisées diffusées au cours du week-end, Sarkissian a de nouveau refusé de préciser s’il envisage de devenir Premier Ministre ou de remplacer le Premier Ministre actuel, Karen Karapetian par quelqu’un d’autre après son mandat. Mais il a salué les politiques économiques poursuivies par le cabinet de Karapetian.

Vartanian a déclaré que la Fédération Révolutionnaire Arménienne est également « satisfaite » du bilan actuel du gouvernement. « Beaucoup de choses ont déjà été faites en termes de sécurité et de problèmes socioéconomiques », a-t-il déclaré.

Ce discours a eu lieu au lendemain d’une réunion conjointe tenue à Erevan, entre le bureau de la Fédération Révolutionnaire Arménienne et une équipe gouvernementale. Une déclaration - qui devrait être publiée mercredi - a été adoptée lors de cette réunion.

La Fédération Révolutionnaire Arménienne a obtenu 7 sièges au parlement arménien, face aux 58 détenus par la HHK, sur un total de 105 sièges.

posté le 19 juillet 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
L’OSCE réaffirme son verdict concernant les élections arméniennes

Des observateurs de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ont réaffirmé leur évaluation préliminaire des récentes élections législatives arméniennes, annonçant qu’elles étaient entachées par des rapports « crédibles » d’achat de vote et d’intimidation d’électeurs.

Le Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme de l’OSCE, situé à Varsovie, a participé au déploiement de près de 440 observateurs européens qui ont suivi les élections du 2 avril. Dans une déclaration conjointe publiée le 3 avril, ils ont annoncé que les autorités arméniennes ont largement respecté les « libertés fondamentales » lors du vote « bien administré ». Mais ils ont également déclaré avoir reçu « des informations crédibles sur des achats de vote et des pressions sur des fonctionnaires et des employés d’entreprises privées ».

L’Union Européenne et les États-Unis ont rapidement partagé ces constatations, tout en louant avec précaution la conduite des élections par les autorités. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a déclaré le 4 avril que les résultats officiels du vote, qui ont donné la victoire au Parti Républicain Arménien (HHK), « reflètent la volonté générale du peuple arménien ».

« Des allégations généralisées d’achat de vote en faveur de certains partis ont été signalées dans tout le pays et la mission d’observation de l’élection a reçu de nombreux rapports crédibles directement des électeurs », a déclaré la mission de l’OSCE dans un rapport final publié lundi.

La mission a déclaré que les observateurs de l’OSCE ont également reçu « des rapports crédibles de pression et d’intimidation sur les électeurs, en particulier sur les employés du secteur privé et public ». Il a exhorté les autorités et les partis arméniens à « accroître la confiance du public dans l’intégrité des élections » en décourageant les Arméniens à vendre leurs votes.

Bien que le HHK ne soit pas nommé, l’appel semble principalement adressé au parti dirigé par le président Serge Sarkissian. Tout au long de la course parlementaire, le HHK a été accusé par ses opposants politiques et par des médias indépendants de distribuer des pots de vin et de faire pression sur les électeurs.

Le parti au pouvoir a également été embarrassé par la publication d’un enregistrement sonore secret, suggérant que les employés d’un homme d’affaires affilié au HHK ont été menacés de perdre leur emploi s’ils n’aidaient pas à sa réélection. D’autres riches candidats liés au gouvernement ont également fait face à des allégations similaires.

Les partis d’opposition arméniens estiment que l’achat de vote a été décisif lors de la victoire électorale du HHK. Le HHK nie avoir systématiquement recouru à cette pratique illégale, et insiste sur le fait que le vote était en grande partie démocratique.

La mission de l’OSCE a également signalé des irrégularités rapportées par ses observateurs dans ou autour des bureaux de vote le jour des élections.

« De grands groupes de personnes étaient présents à proximité immédiate des bureaux de vote dans 30% des observations, avec une tension de 6% et une intimidation des électeurs dans 4,5% des observations », annonce le rapport de la mission. « La police n’a pas toujours réussi à faire respecter l’interdiction de se réunir devant les bureaux de vote ... L’intimidation des électeurs a été signalée plus souvent dans les bureaux de vote surpeuplés que dans les autres bureaux de vote observés ».

Le rapport donne également une évaluation négative à 32 des 164 dépouillages surveillés dans le cadre de la mission. Il reproche principalement cela à « l’interférence de personnes non autorisées ».

La mission de l’OSCE n’a pas signalé de cas importants de votes multiples, l’une des formes les plus graves de fraude qui avait marqué les précédentes élections arméniennes. Les autorités d’Erevan ont promulgué à l’automne dernier un ensemble d’amendements juridiques soutenus par l’opposition visant à empêcher de telles violations.

Cela a conduit à l’introduction de dispositifs électroniques d’authentification des électeurs dans tous les bureaux de vote du pays. Les autorités ont également installé des caméras pour diffuser le vote et le dépouillement en ligne dans la grande majorité de ces installations. L’Union Européenne a alloué plus de 7 millions de dollars pour l’achat de ce matériel en début d’année.

posté le 12 juillet 2017 par Claire/armenews

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POLITIQUE
L’opposition menace de manifester contre Sarkissian

Un chef du parti d’opposition l’Alliance Yelk a averti mercredi qu’il pourrait organiser des manifestations si le président Serge Sarkissian décide de devenir le Premier Ministre arménien après avoir fini son dernier mandat en avril prochain.

« Nous essaierons d’utiliser tous les moyens à notre disposition pour empêcher un tel développement », a déclaré Aram Sarkissian (sans relation).

Il a ajouté que les membres de Yelk sont prêts à mener de telles manifestations parce qu’ils croient que la décision éventuelle du président Sarkissian d’étendre sa gouvernance après une décennie de mandat « coûterait très cher à notre pays ». « Ce serait des années de stagnation et de désespoir, et tout doit être fait pour prévenir de tels développements avec le moins de bouleversements possible », a ajouté le politicien, vétéran de l’opposition.

Un autre chef Yelk, Nikol Pashinian, a également averti Sarkissian lorsqu’il a parlé au Parlement arménien la semaine dernière. « La balle est dans le camp du peuple », a déclaré Pashinian. « Ce scénario ne sera contrarié que si les républicains [au pouvoir] voient que les gens ... sont prêts à se rendre dans les rues et n’accepteraient pas ce processus honteux ».

Un autre chef de l’opposition, Raffi Hovannisian, a également affirmé ce week-end qu’un tel scénario pourrait déclencher une « révolution de velours » anti-gouvernementale en Arménie. Hovannisian a déclaré que son parti Zharangutyun (Patrimoine) - qui n’a pas gagné de sièges au Parlement lors des dernières élections générales - est prêt à unir ses forces avec d’autres groupes d’opposition pour diriger un tel mouvement de protestation.

Avec la fin de la présidence de Sarkissian, l’Arménie terminera sa transition vers un système parlementaire de gouvernement, ce qui signifie que son prochain président aura majoritairement des pouvoirs de représentation. Sarkissian n’a toujours pas précisé ce qu’il envisage de faire après avril 2018. Il a seulement déclaré qu’il aimerait « jouer un rôle, dans une certaine mesure, pour assurer la sécurité de notre peuple ».

Les membres seniors du Parti Républicain arménien (HHK) de Sarkissian ont été clairs quant à son avenir politique.

« Ceux qui parlent d’une révolution de velours annoncent depuis des années [que cela se passera] demain », a déclaré le Ministre de la Justice Davit Harutiunian aux journalistes. « Maintenant, ils sont au moins le report de plusieurs mois et c’est le bienvenu ».

posté le 29 juin 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le nouveau programme politique présenté par Karen Karapetian

Le gouvernement s’est engagé à accélérer la croissance économique et à réduire considérablement la pauvreté du pays dans le nouveau programme politique que le Premier ministre Karen Karapetian a présenté aux députés hier.

L’Assemblée nationale a commencé à débattre du plan quinquennal d’actions, et ce plus de deux mois après les élections législatives gagnées par le parti républicain de l’Arménie (HHK) au pouvoir. L’approbation presque certaine du programme par le Parlement équivaut à un vote de confiance pour le cabinet de Karapetian.

Le document de plus de 100 pages couvre tous les principaux domaines de la politique gouvernementale, et l’économie en particulier. Il engage le gouvernement à faire en sorte que l’économie arménienne se développe à un rythme annuel moyen d’environ 5 % en raison de la flambée des exportations. Il indique que la croissance plus rapide espérée réduira le taux de pauvreté de l’Arménie de 12%, alors qu’il se situe actuellement à environ 30%.

Karapetian a déclaré que le gouvernement s’efforcera d’atteindre ces objectifs en améliorant le climat d’investissement domestique, en aidant les fabricants orientés vers l’exportation et en luttant contre la corruption. Il a souligné l’efficacité d’un certain nombre de mesures anti-corruption qui ont été prises ces derniers mois. Ceux-ci comprennent la création imminente d’un organe gouvernemental spécial qui examinera les revenus personnels des principaux fonctionnaires de l’État et surveillera les éventuels conflits d’intérêts parmi eux.

Le Premier ministre a souligné l’importance d’établir une « atmosphère de justice et de confiance » dans le pays. “Sans cela, il sera impossible d’assurer le développement du pays et le bien-être de nos citoyens“, a t-il déclaré.

À cette fin, Karapetian dit que le gouvernement s’efforcera de rendre le tribunal arménien plus indépendant et impartial. Il proposera des modifications correspondantes au Code judiciaire plus tard cette année.

Karapetian a déjà promis une lutte plus sévère contre la corruption, une meilleure administration fiscale et des “conditions égales“ pour toutes les entreprises en octobre peu après avoir été nommé Premier ministre par le président Serge Sarkissian et former son cabinet.

Le Premier ministre a insisté lundi sur le fait que les réformes entreprises par le gouvernement portent déjà leurs fruits. Citant des statistiques officielles, il a enregistré des hausses à deux chiffres de la production industrielle et des exportations arméniennes enregistrées au cours des cinq premiers mois de cette année.

Malgré la cartographie de ses politiques pour les cinq prochaines années, Karapetian et ses ministres devront démissionner lorsque Sarkissian terminera son dernier mandat présidentiel et que l’Arménie deviendra une république parlementaire en avril 2018. Le président n’a pas encore précisé s’il envisage de devenir Premier ministre.

Répondant aux questions des députés de l’opposition, Karapetian a réitéré le fait qu’il est “prêt“ à rester Premier ministre après avril 2018.

posté le 22 juin 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE/UE
Selon le gouvernement, la Russie ne fait pas pression pour annuler l’accord

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, a rejeté hier la spéculation de l’opposition selon laquelle l’Arménie pourrait être pressée par la Russie pour abandonner un accord planifié sur l’approfondissement de ses liens politiques et économiques avec l’Union européenne.

Ces spéculations de l’opposition sont venues après avoir noté les réactions de colère du parti républicain contre les critiques de l’ambassadeur de l’UE, Piotr Switalski, concernant les récentes élections législatives en Arménie.

Switalski s’est interrogé le 15 juin sur la “crédibilité“ de la Commission électorale centrale (CEC) contrôlée par le gouvernement, affirmant qu’il devrait être élargi pour inclure les représentants de la société civile. Il a également dénoncé l’achat de voix et d’autres irrégularités signalées lors des élections du 2 avril.

Harutiunian et le Parti républicain au pouvoir (HHK) ont répondu en accusant Switalski de s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Arménie. Le diplomate a rejeté les critiques mardi.

Des hommes politiques de l’opposition arménienne ont défendu les déclarations de Switalski. L’un d’eux, Aram Sarkisian, a affirmé hier qu’il craint que le gouvernement ne veuille utiliser cette tension pour éviter de signer l’accord de partenariat global et élargi (CEPA) avec l’UE.

Harutiunian a rejeté ces insinuations, expliquant qu’elles sont « le résultat d’une brillante imagination ». « Je ne vois aucun problème avec cette signature en dehors des problèmes techniques, qui avancent aussi bien que prévu », a t-il commenté.

Interrogé sur la question de savoir si Erevan pourrait abandonner l’accord sous la pression possible de la Russie, le ministre a rétorqué : “Je ne vois pas de telles conditions préalables“.

L’accord est censée servir de substitut moins ambitieux à un accord d’association négocié par des responsables arméniens et de l’UE au cours de l’été 2013. Le président Serge Sarkissian avait fait volte-face en septembre 2013, et avait rejoint l’UEE dirigée par la Russie. Ce virage a été attribué à la pression russe.

L’accord alternatif contient apparemment les principales dispositions politiques de l’Accord d’association annulé. Il devrait être signé à Bruxelles en novembre.

Selon Naira Zohrabian, député et principal représentant du bloc Tsarukian d’opposition, Erevan a « discuté“ des dispositions clés de ce nouvel accord avec Moscou et celui-ci ne s’y oppose pas. “Par conséquent, à l’heure actuelle, je ne vois aucun risque que l’Accord de partenariat global et renforcé ne soit pas signé à Bruxelles le 24 novembre“, a assuré Zohrabian.

Hier en fin de journée, le président Sarkisian s’est rendu à Bruxelles pour participer à un sommet du Parti populaire européen (PPE), un groupe de partis d’Europe centrale de premier plan, y compris les démocrates-chrétiens dominants de l’Allemagne.

posté le 22 juin 2017 par Claire/armenews

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COOPERATION
Le parti républicain accuse un diplomate européen d’ingérence

Le chef de la mission de l’Union européenne en Arménie, Piotr Switalski, a rejeté hier la réaction menaçante des autorités arméniennes suite à sa critique publique de la conduite des récentes élections législatives dans le pays.

Switalski s’est interrogé le 15 juin sur la « crédibilité » de la Commission électorale centrale (CEC) contrôlée par le gouvernement, affirmant qu’elle devrait être élargie pour inclure les représentants de la société civile. Il a également dénoncé l’achat du vote et autres irrégularités signalées lors des élections du 2 avril et a suggéré que le système électoral compliqué du pays devait être révisé.

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, et le Parti républicain au pouvoir (HHK) ont répondu en accusant Switalski de s’immiscer dans les affaires internes de l’Arménie.

Switalski a nié ces accusations, affirmant que ses commentaires « amicaux et constructifs » étaient en accord avec les déclarations antérieures faites par d’autres responsables européens. “Il y a des problèmes sur lesquels nous, en tant qu’Europe, avons non seulement le droit, mais aussi le devoir de parler“, a t-il commenté lors d’une conférence de presse. “Nous le faisons parce que nos partenaires arméniens ont accepté certains arrangements pour notre engagement“.

Le diplomate a soutenu que le bon déroulement des élections faisait partie des réformes politiques que les autorités arméniennes avaient entrepris de mettre en œuvre en contrepartie de l’aide financière fournie par l’UE. “Ces accords de financement ne sont pas imposés“, a-t-il ajouté. “Ils sont négociés et convenus par les deux parties“.

Au début de cette année, l’UE a fourni aux autorités arméniennes plus de 7 millions de dollars pour l’achat de matériel électronique spécial utilisé lors des élections législatives. Dans sa réaction officielle suite au vote, la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a affirmé que les dispositifs d’authentification des électeurs et les caméras installées dans les bureaux de vote avaient minimisé certaines fraudes graves telles que le vote multiple.

Une déclaration du 4 avril du porte-parole de Mogherini déplore cependant “des informations crédibles sur l’achat de vote“ et l’intimidation des électeurs signalées par les observateurs européens. Pourtant, il a conclu que le résultat officiel des élections, qui a donné une victoire écrasante au HHK, “reflétait la volonté globale du peuple arménien“.

Switalski a également déclaré que le financement de l’UE a entraîné “quelques améliorations“ dans le processus électoral. « Nous vivons dans un monde interconnecté », a poursuivi le diplomate. “Nous devons accepter qu’il existe des mécanismes, des conventions, des traités, des arrangements de travail qui permettent à d’autres d’exprimer leur point de vue sur ce qui se passe dans l’un ou l’autre pays“.

“Nous sommes très heureux que tant d’Arméniens ordinaires le comprennent. Et je ne suis pas surpris parce que les Arméniens comprennent parfaitement que les menaces à la souveraineté de leur pays se trouvent ailleurs et non pas dans notre soutien amical », a t-il souligné.

Pendant ce temps, un haut représentant du HHK, Armen Ashotian, a insisté sur le fait que les élections législatifs avaient été démocratiques. “Tout le monde pourrait pointer le scepticisme croissant des Européens envers les institutions européennes“, a t-il objecté. “Mais aucun fonctionnaire arménien ne se permettrait de parler de cela avec ses partenaires européens parce qu’ils considèrent que les défis auxquels sont confrontées les institutions européennes sont une affaire européenne interne“.

Ashotian, qui préside le comité des relations extérieures du Parlement, a également exprimé sa conviction que cet emportement public ne compromettrait pas les efforts d’Erevan pour tisser des liens plus étroits avec l’UE. La prochaine signature d’un accord de partenariat global et renforcé permettra de relancer le partenariat UE-Arménie, a-t-il assuré.

L’accord démontrera également qu’“il est possible de construire un lien avec l’Europe, même pour un Etat qui est dans la zone économique eurasienne“, a précisé Ashotian.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews

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