Nouvelles d'Arménie
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Allemagne


GEOPOLITIQUE
L’Allemagne soutien les réformes de l’Arménie post-révolutionnaire

Vendredi, le Ministre allemand des Affaires Étrangères, Heiko Maas déclaré que l’Allemagne est prête à aider le nouveau gouvernement arménien à mener à bien des réformes radicales, après s’être entretenu avec son homologue arménien, Zohrab Mnatsakanian, en visite dans le pays.

Maas a annoncé être impressionné par les récentes manifestations qui ont abouti à un changement pacifique du gouvernement du pays.

« Nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt le changement social en Arménie et nous soutiendrons ses efforts de réforme », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Mnatsakanian. « C’étaient des images touchantes : des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour manifester pacifiquement et exprimer leurs opinions. »

« Mais il était également impressionnant de voir avec quelle diligence les politiciens arméniens ont servi d’agents des espoirs de leur peuple. C’est la voie à suivre », a-t-il ajouté.

Maas a exprimé la volonté de l’Allemagne à aider les nouvelles autorités d’Erevan dans leur lutte contre la corruption et leurs efforts pour modifier les lois électorales, en prévision des nouvelles élections législatives prévues en Arménie.

Mnatsakanian a confirmé qu’ils ont discuté, entre autres choses, de la « révolution de velours » en Arménie. « J’ai réaffirmé l’engagement du nouveau gouvernement arménien à mener une lutte intransigeante contre la corruption et à donner un nouvel élan au processus de réforme », a-t-il déclaré.

Erevan s’attend à ce que l’Allemagne et les autres Etats membres de l’Union Européenne l’appuient dans cette entreprise, a ajouté le Ministre arménien.

La Chef de la Politique Étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a exprimé son « soutien total » au programme de réformes du nouveau gouvernement arménien après sa rencontre avec Mnatsakanian, à Bruxelles la semaine dernière. « Lors de leurs prochaines visites en Arménie, nos équipes discuteront de la manière dont l’Union Européenne peut soutenir les réformes dans le pays », a-t-elle annoncé.

L’Allemagne est le premier donateur de l’UE en Arménie, grâce à des centaines de millions d’euros d’aide et de prêts à faible taux d’intérêt depuis les années 1990.

Maas a réaffirmé vendredi le soutien de l’Allemagne aux efforts de l’Arménie pour resserrer ses liens avec l’UE, notamment à travers l’Accord de Partenariat Global et Renforcé signé en novembre dernier. Il estime que « les Arméniens pensent et se sentent européens à bien des égards ».

posté le 2 juillet 2018 par Claire/armenews

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ALLEMAGNE/TURQUIE
Berlin demande à Ankara d’expliquer la fermeture d’une école allemande

L’ambassade d’Allemagne à Ankara a demandé samedi à la Turquie d’expliquer pourquoi une école allemande d’Izmir (ouest) avait été fermée sans justification.

“Une branche de l’école de l’ambassade d’Allemagne a été fermée le 28 juin par les services régionaux du ministère turc de l’Eduction“, a indiqué dans un communiqué la représentation allemande.

“Nous demandons au gouvernement turc de nous expliquer d’urgence pourquoi l’école a été fermée“, a ajouté l’ambassade, estimant que ces établissements étaient un élément “essentiel“ des relation culturelles et scolaires entre les deux pays.

Berlin et Ankara travaillent à normaliser leurs relations après les fortes tensions l’an dernier pendant le référendum en Turquie, et durant la répression du coup d’Etat manqué de juillet 2016.

Les Etats membres de l’Union européenne ont protesté contre les dizaines de milliers d’arrestation qui ont suivi le putch raté, dont celles de journalistes accusés de lien avec les putschistes ou de militants kurdes.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a répliqué en comparant les Européens à des nazis pour refuser aux Turcs le droit d’organiser des meetings dans leurs pays avant le référendum d’avril 2017 qui a considérablement renforcé ses pouvoirs.

Après la réélection d’Erdogan dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel avait assorti ses félicitations d’un souhait d’être “le partenaire d’une Turquie stable et pluraliste, dans laquelle la participation démocratique et la préservation de l’Etat de droit sont renforcées “

Ankara, 30 juin 2018 (AFP) -

posté le 1er juillet 2018 par Ara/armenews


ARMENIE
Enquête sur la société russo-turque qui délivrera les Visas européens aux Arméniens

Une agence gouvernementale arménienne a lancé une enquête sur une société détenue par des Turcs, choisie de manière controversée pour traiter les demandes de visas émanant d’Arméniens qui envisagent de se rendre en Allemagne et dans cinq autres États membres de l’Union européenne.

Les demandes de visas européens pour l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, l’Autriche et le Luxembourg ont jusqu’à présent été traitées par l’ambassade d’Allemagne à Erevan. L’ambassade a annoncé en début de semaine dernière qu’à partir du mois prochain, elle externaliserait ses services consulaires à Visametric, une agence privée turco-russe dont le siège social est basé en Turquie.

L’annonce a fait craindre en Arménie le fait que l’Etat turc accède aux données personnelles sensibles de nombreux ressortissants arméniens. Ces derniers sont tenus de divulguer leurs revenus, leurs coordonnées bancaires et d’autres informations personnelles dans leurs demandes de visas Schengen valables dans pratiquement tous les États membres de l’UE.

Armen Ashotian, le président du comité du Parlement arménien sur les relations étrangères, a fait écho aux “préoccupations de beaucoup de nos citoyens“ concernant cette “entité turque“. Dans un post sur Facebook, Ashotian a déclaré qu’il avait fait appel au gouvernement au nom du comité pour examiner la question.

L’Agence pour la protection des données personnelles, qui fait partie du ministère de la Justice d’Arménie, a déclaré vendredi qu’elle enquêtait actuellement sur le fournisseur de services de visas pour “prévenir d’éventuelles violations“ de la loi arménienne. Une brève déclaration de l’agence n’a donné aucun autre détail.

L’ambassadeur d’Allemagne en Arménie, Matthias Kiesler, a cherché à apaiser ces craintes lorsqu’il a annoncé la nouvelle procédure de demande de visas durant une conférence de presse mercredi. “La protection des données personnelles est de la plus haute importance pour nous et nous pouvons garantir qu’aucune de ces données ne sera accessible aux utilisateurs externes“, a-t-il assuré.

La Turquie refuse d’établir des relations diplomatiques avec l’Arménie et soutient l’Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabagh.

posté le 2 avril 2018 par Claire/armenews


Offensive turque en Syrie : la situation à Afrine est « inacceptable »

Berlin, 21 mars 2018 (AFP) - La chancelière allemande Angela Merkel a jugé mercredi “inacceptable“ que des milliers de civils souffrent des combats à Afrine, enclave kurde en Syrie dont la Turquie a pris le contrôle après une offensive controversée.

 “Indépendamment des intérêts sécuritaires justifiés de la Turquie, c’est inacceptable ce qu’il se passe à Afrine où des milliers et des milliers de civils sont réprimés, meurent ou sont forcés de fuir“, a dit la chancelière dans son discours de politique générale devant les députés.

 Elle a “condamné de la manière la plus ferme“ la situation dans cette zone kurde dont la Turquie a pris le contrôle dimanche, près de deux mois après le début de l’offensive.

 Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), quelque 250.000 civils ont fui les violences à Afrine et des dizaines d’autres ont été tués, ainsi qu’environ 1.500 combattants kurdes.

 La quasi-totalité de la classe politique allemande, y compris des personnalités influentes de parti conservateur de Mme Merkel, avait condamné les agissements turcs, un allié clé au sein de l’Otan.

 Par ailleurs, Mme Merkel a aussi condamné une nouvelle fois les “épouvantables“ pilonnages syriens sur la Ghouta orientale, avec l’aide de la Russie.

 La communauté kurde d’Allemagne a critiqué ces derniers jours le gouvernement allemand mais aussi l’Europe pour son absence de réactions faces aux exactions présumées commises par le Turquie à Afrine.

 L’Allemagne, qui abrite quelque 3 millions de Turcs ou personnes d’origine turque, entretient des relations compliquées avec la Turquie, les deux pays ayant multiplié les crises et les disputes depuis près de deux ans.  Elle craint aussi une importation sur le territoire allemand du conflit turco-kurde.

 Depuis le début de l’année, une trentaine d’établissements, notamment religieux, de la communauté turque ont été vandalisés ou incendiés. La police soupçonne des attaques de groupuscules kurdes mais aussi de l’extrême droite.  En représailles, Ankara a convoqué mi-mars l’ambassadeur allemand pour lui transmettre des “avertissements nécessaires“.

posté le 21 mars 2018 par Ara/armenews


TURQUIE/ALLEMAGNE
Attaques antiturques en Allemagne : l’ambassadeur à Ankara convoqué

Ankara, (AFP) - L’ambassadeur allemand à Ankara a été convoqué lundi par le ministère turc des Affaires étrangères à propos d’une série d’attaques perpétrées depuis vendredi contre la communauté turque en Allemagne, a annoncé le porte-parole du gouvernement turc.

“Aujourd’hui, l’ambassadeur d’Allemagne a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères“, a déclaré Bekir Bozdag, lors d’une conférence de presse télévisée à l’issue du Conseil des ministres.

“Les avertissements nécessaires ont été donnés, et une note lui a été transmise“, a poursuivi le porte-parole du gouvernement turc, se disant “inquiet“ des événements du week-end.

En trois jours, deux mosquées, à Berlin et dans le sud de l’Allemagne, les locaux d’une association germano-turque à l’ouest et un magasin de légumes tenu par un Turc dans le nord du pays ont fait l’objet d’incendies. Une autre mosquée a vu ses fenêtres cassées.

Ces attaques n’ont fait aucun blessé. Trois personnes soupçonnées d’avoir envoyé des cocktails Molotov sur le bâtiment de l’association germano-turque ont pour le moment été arrêtées.

Un centre de la communauté turque a par ailleurs été visé lundi par un incendie criminel en Rhénanie du Nord-Westphalie, a annoncé la police qui n’exclut pas une motivation politique, citée par l’agence allemande Dpa.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour “tentative de meurtre“ par la police. Celle-ci envisage de possibles mobiles racistes, islamophobes, mais aussi politiques avec en arrière fond l’offensive turque menée par Ankara dans le nord-ouest de la Syrie contre une milice kurde considérée comme “terroriste“ par la Turquie, relate le Tagesspiegel.

Un site web pro-kurde a ainsi mis en ligne les vidéos des attaques de mosquées en prétendant qu’elles avaient été perpétrées par de jeunes kurdes, sans que cela n’ait été confirmé.

Ankara accuse le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée “terroriste“ par la Turquie et ses alliés occidentaux, d’être à l’origine de ces attaques.

Le ministère turc des Affaires étrangères avait appelé dimanche dans un communiqué les autorités allemandes “à prendre les mesures nécessaires pour éviter que de telles attaques ne se reproduisent“.

Les relations entre Ankara et Berlin se sont fortement tendues depuis le putsch manqué mené contre le président Recep Tayyip Erdogan en juillet 2016, mais les deux pays semblent opérer à un rapprochement depuis le début de l’année.

posté le 13 mars 2018 par Ara/armenews


ALLEMAGNE/TURQUIE/KURDISTAN
Ankara demande à Berlin l’extradition d’un responsable kurde syrien

Ankara, 5 mars 2018 (AFP) - La Turquie a transmis à l’Allemagne une demande formelle d’arrestation et d’extradition du responsable kurde syrien Saleh Muslim, quelques jours après sa brève arrestation en République tchèque à la demande d’Ankara, a rapporté lundi l’agence étatique Anadolu.

La demande d’“arrêter et d’extrader“ M. Muslim à été adressée à l’Allemagne où il s’est rendu après sa libération par les autorités tchèques, selon Anadolu.

Cette demande a été faite en lien avec un attentat à la voiture piégée qui a fait 36 morts à Ankara en mars 2016, revendiqué par des militants kurdes, selon Anadolu. Un tribunal turc avait demandé la semaine dernière l’arrestation de M. Muslim pour son implication présumée dans cette attaque.

Coprésident jusqu’à l’an dernier du Parti de l’union démocratique (PYD), M.  Muslim, qualifié par la Turquie de “chef d’un groupe terroriste“, avait été arrêté le 24 février à Prague, où il participait à une réunion.

La Turquie avait immédiatement demandé son extradition, mais il a été remis en liberté trois jours plus tard, tout en “promettant“ qu’il ne quitterait pas le territoire de l’Union européenne.

M. Muslim a ensuite été aperçu samedi à Berlin, lors d’une manifestation contre l’offensive menée par la Turquie contre les Unités de protection du peuple (YPG), bras armé du PYD, dans le canton d’Afrine (nord-ouest de la Syrie).

Le PYD et les YPG sont considérés par Ankara comme une extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée “terroriste“ par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Des images de la manifestation de samedi montraient des drapeaux des YPG, ainsi que des portraits du chef historique du PKK, Abdullah Öcalan, détenu en Turquie depuis 1999.

Une vidéo publiée sur Facebook par le PYD Berlin montrait également M.  Muslim tenant un discours au cours de cette manifestation où il déclaré : “Nous croyons dans les juges en Europe. Les jeux (...) de la Turquie ne marcheront jamais en Europe. Je suis maintenant libre, et le serai jusqu’à ce que nous obtenions la victoire à Afrine et en Syrie“.

Saleh Muslim fait l’objet depuis novembre 2016 d’un mandat d’arrêt émis par les autorités turques, en lien avec un autre attentat commis à Ankara en février 2016 (29 morts), pours lequel il a nié toute implication. Il risque 30 peines de prison à perpétuité s’il est jugé en Turquie. Sa remise en liberté à Prague a provoqué la colère des autorités turques, qui ont qualifié cette décision de “scandaleuse“ et “inacceptable“.

posté le 5 mars 2018 par Ara/armenews


ALLEMAGNE
Polémique autour d’une caricature artistique d’Erdogan

Berlin, 23 fév 2018 (AFP) - Un artiste allemand Thomas Baumgärtel a exprimé son mécontentement vendredi après que l’une de ses oeuvres représentant le président turc Recep Tayyip Erdogan avec une banane dans les fesses a été retirée de la foire d’arts de Karlsruhe.

“Je viens de me séparer de ma galerie à Karlsruhe après avoir appris aujourd’hui via Twitter qu’elle a décroché sans m’en avoir parlé mon oeuvre ’Dictateur turc’“, a twitté l’artiste également connu sous le pseudonyme de “Bananensprayer“.

L’organisateur de cette foire internationale de l’art moderne qui se tient jusqu’à dimanche a confirmé que l’oeuvre avait été retirée mais assuré que c’est la galerie qui a pris la décision et effectué l’opération.

“Dictateur turc“, réalisée au pochoir, montre le président turc, revêtu seulement d’une chemise, penché en avant avec enfoncée dans le derrière une banane façon Andy Warhol.

L’oeuvre fait partie d’un triptyque et a suscité des protestations fortes des visiteurs de la foire, selon l’agence allemande dpa.

Les deux autres oeuvres l’accompagnant montrent le président américain Donald Trump avec une banane dans la bouche et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à califourchon sur ce même fruit.

Thomas Baumgärtel a fait de la banane la marque de reconnaissance de son travail, inspirée de celle créée par Andy Warhol pour l’album du Velvet Underground et Nico en 1967.

L’Allemagne abrite la plus grande communauté turque au monde, avec 3 millions de personnes de nationalité turque ou d’origine turque.

Recep Tayyip Erdogan a dans le passé poursuivi un animateur d’une chaîne de télévision pour un poème satirique dans lequel il était accusé de zoophilie.

posté le 24 février 2018 par Ara/armenews


ALLEMAGNE
A Munich, un élu allemand sous escorte policière pour éviter un incident avec les Turcs

Berlin, 18 fév 2018 (AFP) - L’ancien responsable des Verts allemands, Cem Özdemir, très critique à l’égard d’Ankara, a dû être placé sous escorte policière lors de la conférence sur la sécurité à Munich par crainte d’éventuels incidents avec la délégation turque, a-t-il indiqué dimanche. “La police m’a informé“ que des membres de la délégation turque s’étaient plaints de ma présence, a-t-il expliqué à l’AFP à son retour à Berlin.

“C’est pourquoi j’ai passé le reste de la journée sous protection policière“, a ajouté cette figure majeure de la politique allemande, née de parents turcs, et qui séjournait par hasard dans le même hôtel que la délégation turque dans la capitale bavaroise.

Des membres de cette délégation emmenée par le Premier ministre Binali Yildirim se sont plaints auprès de policiers de la présence dans leur hôtel du “terroriste“ Cem Özdemir, avait rapporté le quotidien die Welt, une information confirmée par le responsable politique.

“Le matin en m’enregistrant à l’hôtel, il y a eu une rencontre fortuite avec la délégation turque. Ils m’ont regardé avec étonnement et fureur“, a souligné M. Özdemir qui fut dans les années 90 l’un des deux premiers élus d’origine turque à faire son entrée au Bundestag.

Selon die Welt, le député allemand, qui vient de quitter ses fonctions de co-président des Verts, s’est retrouvé avec plusieurs policiers dans le couloir quand il a quitté sa chambre et a été prié de ne pas se rendre à la table du petit déjeuner.

Cem Özdemir s’est attiré les foudres des autorités turques ces dernières années pour avoir dénoncé les atteintes aux droits de l’Homme commises par Ankara et plaidé avec force pour la reconnaissance par l’Allemagne du génocide arménien dans l’Empire ottoman.

Menacé de mort, il avait fait l’objet d’attaques du président turc Recep Tayyip Erdogan qui avait dénoncé le “sang impur“, selon lui, des députés allemands d’origine turque.

L’élu écologiste est depuis placé sous escorte policière lors de manifestations où il doit tenir un discours, a-t-il expliqué. “La Turquie est toujours un Etat de non-droit“, a-t-il assuré, jugeant que la détente récente observée entre Berlin et Ankara n’existait que “dans les rêves de la grande coalition“ qu’espère former Angela Merkel avec les sociaux-démocrates.

L’Allemagne et la Turquie s’efforcent d’apaiser leurs tensions nées après le coup d’Etat manqué contre Recep Tayyip Erdogan en juillet 2016. yap/pg

posté le 18 février 2018 par Ara/armenews


TURQUIE/ALLEMAGNE
Intervention turque en Syrie : l’Allemagne saisit l’Otan

Berlin, 25 jan 2018 (AFP) - Le chef de la diplomatie allemande a annoncé jeudi avoir demandé à l’Otan l’ouverture de discussions au sein de l’alliance suite à l’intervention turque controversée dans le nord de la Syrie contre une milice kurde soutenue par Washington.

“J’ai demandé au secrétaire général de l’Otan de discuter aussi de la situation en Syrie et dans le nord de ce pays au sein de l’Otan“, a déclaré Sigmar Gabriel dans un communiqué, annonçant en parallèle le report d’une autorisation d’exportation d’armement prévue par l’Allemagne pour la Turquie, deux pays membres de l’Alliance atlantique.

“Le gouvernement allemand continue à être très préoccupé par le conflit militaire dans le nord de la Syrie, c’est la raison pour laquelle nous nous efforçons avec la France d’empêcher une poursuite de l’escalade, de permettre un accès humanitaire et de protéger la population civile“, a-t-il dit.

M. Gabriel a souligné que “les intérêts de sécurité“ de la Turquie dans la zone devaient être pris en compte, alors qu’Ankara redoute la formation d’un début d’Etat kurde à sa frontière. Mais pour parvenir à une solution la “confrontation militaire“ doit prendre fin, a-t-il dit, soulignant “l’avoir déjà dit à plusieurs reprises au gouvernement turc“.

Dans l’immédiat, le ministre a indiqué que son pays reportait une décision sur la modernisation des chars Leopard de l’armée turque, demandée par Ankara. Le gouvernement allemand essuie depuis plusieurs jours de vives critiques après le déploiement présumé de ces blindés contre les Kurdes en Syrie. “Pour le gouvernement allemand, il est clair que nous ne pouvons pas livrer (des armes) dans les zones de tension et que nous ne le ferons pas non plus“, a indiqué Sigmar Gabriel.

Le gouvernement allemand est sous pression depuis le week-end, des images de l’intervention turque semblant montrer des chars de fabrication allemande Leopard 2 engagée contre les forces des kurdes de Syrie. L’opposition de gauche et les médias demandent des explications aux autorités allemandes qui n’ont pas, dans le contrat datant de 2005, prévu de clause donnant à Berlin un droit de veto sur l’usage du matériel militaire vendu.

Or, M. Gabriel avait laissé entendre en janvier, avant cette intervention militaire, que l’Allemagne allait moderniser ces blindés pour le compte de la Turquie dans le cadre d’efforts pour améliorer les relations avec Ankara. Car l’Allemagne et la Turquie ont multiplié les crises diplomatiques depuis le coup d’Etat raté de l’été 2016 et de la répression qui a suivi.

Les exportations d’armes sont un sujet de controverse régulier en Allemagne en raison des contradictions existant entre sa doctrine politique largement pacifiste, conséquence de la 2e Guerre Mondiale, son soutien à une industrie militaire florissante et ses alliances géopolitiques.

Fin 2017, le gouvernement était ainsi très critiqué pour ses livraisons d’armes à l’Arabie Saoudite, acteur majeur du conflit qui a provoqué une crise humanitaire majeure au Yémen.

M. Gabriel a indiqué que Berlin tranchera la question des armements livrés à la Turquie une fois un nouveau gouvernement allemand formé, ce qui se fera en mars au plus tôt.

posté le 25 janvier 2018 par Ara/armenews