Nouvelles d'Arménie
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Allemagne


ALLEMAGNE
Des députés annulent une visite en Turquie

Berlin, 23 mai 2017 (AFP) - Une délégation de députés allemands a annulé une visite prévue en Turquie, a appris mardi l’AFP de sources parlementaires, alors que les relations entre Berlin et Ankara sont marquées par de vives tensions.

Les raisons de cette annulation n’ont pas été avancées. La délégation conduite par la vice-présidente du Bundestag (chambre basse du Parlement), Claudia Roth (les Verts) devait s’enquérir de la situation en Turquie après le oui au référendum renforçant les pouvoirs présidentiels. La députée doit s’exprimer mercredi à Berlin.

Les quatre élus devaient se rendre de jeudi à dimanche à Ankara, Istanbul et Diyarbakir, “capitale“ du sud-est à majorité kurde, selon l’agence allemande dpa. Des discussions étaient prévues avec les dirigeants du parlement turc, des représentants du ministère des Affaires étrangères et des députés turcs, notamment.

Mais aucune visite de la base militaire d’Incirlik, au coeur de la dernière passe d’armes entre les deux capitales, n’était à l’ordre du jour, selon ces sources parlementaires.

Ankara avait interdit la semaine dernière à des députés allemands de se rendre sur cette base où sont déployés des militaires allemands et qui sert aux opérations de la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique.

Ankara n’avait pas officiellement expliqué les raisons qui avaient motivé cette interdiction, mais l’Allemagne soupçonne la Turquie de la punir pour avoir accordé l’asile politique à des militaires turcs qui en avaient fait la demande après les purges déclenchées à la suite du coup d’Etat manqué de juillet 2016.

Berlin et Ankara, alliés au sein de l’Otan, multiplient depuis un an les passes d’armes et les crises diplomatiques, la Turquie accusant régulièrement l’Allemagne d’ingérence ou de soutien à des groupes “terroristes“ comme le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

posté le 24 mai 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Allemagne  Image 450  Turquie 


TUQUIE/ALLEMAGNE
La Turquie ne « suppliera » pas les Allemands de rester à Incirlik

Ankara, 18 mai 2017 (AFP) - La Turquie ne “suppliera“ pas les Allemands de rester dans la base d’Incirlik située en Turquie, qui sert aux opérations de la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique et dont l’Allemagne a menacé cette semaine de se retirer.

“C’est à eux de voir, nous ne les supplierons pas“ de rester, a déclaré Mevlüt Cavusoglu jeudi, interrogé par la chaîne privée NTV. La chancelière allemande Angela Merkel a qualifié lundi l’interdiction faite par Ankara à des députés allemands de se rendre sur la base d’Incirlik, où sont déployés des soldats allemands, de “regrettable“ et évoqué de possibles “alternatives à Incirlik“, comme la Jordanie.

“S’il n’est plus possible de travailler normalement à Incirlik -et cela implique les visites de députés du Bundestag- alors nous devrons chercher des alternatives“, a dit mercredi le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, au journal local Neue Osnabrücker Zeitung.

Qu’Ankara “cherche à faire du chantage au Parlement allemand est à la limite du supportable“, a poursuivi M. Gabriel. “Je ne peux qu’espérer que le gouvernement turc va changer d’avis dans les jours à venir“, a-t-il également déclaré. “Sinon, la chambre des députés ne va plus laisser nos soldats aller en Turquie“.

“Si le ministre allemand des Affaires étrangères a dit une telle chose, c’est irrespectueux“ a estimé jeudi M. Cavusoglu, ajoutant que des entretiens diplomatiques avaient lieu pour relancer les relations turco-allemandes.

Ankara n’a pas officiellement expliqué les raisons qui ont motivé l’interdiction de la visite des députés allemands, mais Berlin soupçonne la Turquie de punir l’Allemagne pour avoir accordé l’asile politique à des militaires turcs qui en avaient fait la demande après les purges déclenchées à la suite du coup d’Etat manqué de juillet 2016.

Berlin et Ankara, alliés au sein de l’Otan, multiplient depuis un an les passes d’armes et les crises diplomatiques, la Turquie accusant régulièrement l’Allemagne d’ingérence ou de soutien à des groupes “terroristes“ comme le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a déclaré jeudi matin espérer que Berlin et Ankara “trouveront un moyen de régler la dispute“, affirmant que ce problème “bilatéral“ n’avait “aucun effet“ sur les activités de l’Otan.

posté le 18 mai 2017 par Ara/armenews


ALLEMAGNE
Merkel envisage un retrait des troupes allemandes d’Incirlik

L’Allemagne envisage un retrait des soldats qu’elle stationne sur la base aérienne d’Incirlik dans le sud de la Turquie si les autorités turques continuent de refuser la venue de parlementaires allemands sur ce complexe militaire mis à disposition de l’Otan, a annoncé Angela Merkel lundi.

Environ 250 soldats allemands sont déployés sur cette base et participent aux missions de l’Alliance atlantique dans la guerre contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie.

Un groupe de parlementaires allemands qui souhaitaient rencontre les militaires en poste vient de s’y voir refuser l’accès, nouvel épisode dans la querelle qui oppose l’Allemagne et la Turquie depuis plusieurs mois.

“Nous allons continuer à discuter avec la Turquie mais en parallèle nous allons explorer d’autres moyens de remplir notre mandat“, a déclaré Angela Merkel. “Cela signifie envisager des solutions de remplacement à Incirlik et une des solutions, parmi d’autres, est la Jordanie“, a ajouté la chancelière allemande lors d’une conférence de presse.

La Turquie a fait valoir que le moment n’était pas opportun pour une visite de parlementaires allemands sur la base d’Incirlik, ont indiqué à Reuters des sources au sein du ministère turc des Affaires étrangères.

Ce refus est “totalement inacceptable“, a commenté Martin Schäfer, porte-parole du ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel. Ce dernier a prévu d’évoquer cette question avec plusieurs de ses collègues de l’Otan lors d’une réunion prévue mardi à Washington.

Les relations entre Berlin et Ankara n’ont cessé de se détériorer depuis la campagne sur le référendum constitutionnel du 16 avril qui a permis au président turc Recep Tayyip Erdogan d’obtenir un élargissement de ses pouvoirs.

Lors de la campagne, Erdogan voulait que ses ministres puissent tenir des meetings électoraux en Allemagne afin de convaincre les électeurs de la diaspora turque.

Les autorités allemandes se sont opposées à de tels rassemblements, évoquant des questions de sécurité publique et provoquant la colère d’Erdogan dans un scrutin dont le résultat, longtemps incertain, s’est révélé très serré en sa faveur.

Maniant une rhétorique agressive, Recep Erdogan avait accusé les autorités allemandes d’utiliser une stratégie inspirée du nazisme.

L’an passé, le président turc avait déjà empêché pendant plusieurs mois la venue de parlementaires allemands sur la base d’Incirlik. Ce refus faisait suite à l’adoption par le Bundestag d’une résolution parlementaire reconnaissant le génocide des Arméniens par les forces ottomanes en 1915.

La Turquie, qui refuse l’utilisation de ce terme pour qualifier la mort d’environ 1,5 million d’Arméniens sur son sol entre 1915 et 1916, avait rappelé son ambassadeur à la suite de cette résolution.

posté le 16 mai 2017 par Stéphane/armenews


ALLEMAGNE
Relations UE-Turquie très affectées par l’évolution récente d’Ankara, selon Merkel

La relation entre l’Union européenne et Ankara a été “très affectée“ par l’évolution politique récente en Turquie, a estimé Angela Merkel, au lendemain de nouvelles purges massives dans le pays.

“La relation germano-turque mais aussi la relation entre l’Europe et la Turquie ont été très affectées par les développements des dernières semaines“, a déclaré la chancelière allemande en référence notamment à l’adoption d’une réforme constitutionnelle controversée renforçant les pouvoirs du président turc et des récentes purges menées par le pouvoir.

S’exprimant devant les députés allemands à Berlin, Angela Merkel a en particulier demandé au président Recep Tayyip Erdogan de répondre aux critiques exprimées après le référendum sur la réforme constitutionnelle.

Une mission commune d’observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l’Europe avait estimé le 17 avril que ce scrutin n’avait pas été “à la hauteur des critères“ européens et souligné que la campagne s’était déroulée dans des conditions inéquitables favorisant le camp du oui.

“Le gouvernement turc doit être à la hauteur de ce rapport“ et “répondre aux questions“ qu’il pose, a dit la chancelière, en prévenant qu’elle “suivrait de très près“ la suite que donnera Ankara. Elle a laissé entendre que l’évolution récente en Turquie pourrait entraîner une réponse de l’UE. “Nous allons discuter dans l’enceinte de l’Union européenne, avec clarté et intelligence, des conséquences précises que nous estimons appropriées le moment venu“, a-t-elle dit, sans plus de précisions. Berlin a déjà dit ne pas être en mesure de verser à l’heure actuelle une aide économique à la Turquie, que discutent les deux pays.

La chancelière a aussi de nouveau dénoncé la détention en cours en Turquie d’un journaliste germano-turc, Deniz Yücel, correspondant du quotidien allemand Die Welt et accusé de propagande “terroriste“ et d’incitation à la haine. “Pour le dire sans ambiguïté, lorsqu’un pouvoir exécutif, en l’occurrence l’exécutif turc, adresse des condamnations publiques par avance, comme cela s’est produit notamment dans le cas de Deniz Yücel, cela n’est pas compatible avec un Etat de droit“, a dit Angela Merkel.

Dans le même temps, la chancelière refuse la rupture. “Ce ne serait ni dans les intérêts ni allemands, pour l’Europe de rejeter définitivement la Turquie ou pour la Turquie de rejeter l’Europe“, a-t-elle jugé.

Les autorités turques ont procédé mercredi à une nouvelle purge massive d’opposants à travers la pays. Plus de 1.000 personnes, partisans présumés du prédicateur Fethullah Gülen accusé par Ankara d’avoir ourdi la tentative de putsch de juillet dernier, ont été arrêtés et plus de 9.000 policiers suspendus, dix jours après la victoire du président Recep Tayyip Erdogan au référendum renforçant ses pouvoirs. Ces purges ont suscité l’inquiétude d’ONG et de pays européens qui dénoncent une répression tous azimuts visant notamment les milieux prokurdes et des médias critiques.

posté le 30 avril 2017 par Stéphane/armenews


ALLEMAGNE
Les juifs allemands redoutent d’abord l’antisémitisme de musulmans, selon un rapport

La communauté juive d’Allemagne se dit de plus en plus inquiète pour sa sécurité et redoute en particulier l’antisémitisme au sein de la population musulmane et chez les réfugiés, affirme un rapport d’experts.

A la question “Quelles personnes ou groupes de personnes vous ont physiquement, verbalement ou moralement agressé en 2016 ?“, une majorité de juifs allemands ont répondu en premier “des musulmans“, indique un rapport bisannuel d’experts sur l’antisémitisme mandatés par le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand.

Ce rapport, qui ne précise pas le nombre de personnes interrogées, insiste sur l’écart entre la perception de la menace par la communauté juive allemande et la réalité des agressions antisémites telle qu’elle est mesurée par les services de renseignement.

Ces agressions restent, selon ces services cités par le rapport, en très grande majorité commises en Allemagne par des militants d’extrême droite ou des néo-nazis. Ainsi, selon l’Office de protection de la Constitution allemande (équivalent des renseignements intérieurs) en 2015, sur 36 crimes de nature antisémite commis en Allemagne, 30 étaient le fait de l’extrême droite et quatre ont été commis par des “étrangers“.

Cette commission, composée d’universitaires et de chercheurs et mise en place en 2014, estime que cette perception est en partie faussée par les réseaux sociaux qui ont un effet d’amplification de “la haine et de l’agitation antisémite“.

Le groupe d’experts s’alarme aussi d’un “écart significatif entre la population non juive qui ne considère pas que les manifestations actuelles d’antisémitisme soient un problème et les juifs d’Allemagne qui se sentent de plus en plus menacés“.

Ils recommandent en priorité la nomination par la chancellerie d’un médiateur gouvernemental pour coordonner la lutte contre l’antisémitisme dans ce pays toujours engagé, sur le plan judiciaire comme politique, dans l’examen des crimes commis par l’Allemagne nazie.

L’Allemagne a accueilli depuis 2015 quelque 1,5 million de demandeurs d’asile, beaucoup fuyant guerres et persécutions en Syrie, en Irak ou en Afghanistan, des pays à la population très majoritairement musulmane.

En janvier 2016, la chancelière Angela Merkel avait appelé à “agir de façon intensive“ contre l’antisémitisme, appelant notamment à la vigilance des jeunes originaires de pays “où la haine d’Israël et l’antisémitisme sont répandus“.

Le débat a été relancé début avril, lorsque des parents avaient expliqué à la presse avoir dû retirer leur fils de 14 ans d’une école publique où il avait été victime de harcèlement verbal antisémite et d’une agression physique de la part de camarades musulmans, notamment turcs.

Actuellement environ 200.000 juifs vivent en Allemagne, ce qui fait de cette communauté la troisième d’Europe, derrière la Grande-Bretagne et la France.

posté le 29 avril 2017 par Stéphane/armenews


ALLEMAGNE
Espionnage : l’Allemagne enquête contre un responsable turc (médias)

La justice allemande a ouvert une enquête contre un dirigeant d’une organisation religieuse gouvernementale turque, soupçonné d’avoir demandé à ses membres d’espionner en Allemagne et dans plusieurs pays des partisans de l’opposant turc Fethullah Gülen, affirment des médias allemands.

Le Parquet fédéral, qui n’était pas joignable, avait déjà annoncé avoir ouvert une enquête contre X en réaction aux soupçons d’espionnage pesant sur Ankara.

Le même jour, un responsable social-démocrate allemand avait révélé qu’Ankara avait demandé à Berlin de l’aider à espionner 300 personnes et organisations à travers l’Allemagne jugées proches du mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d’avoir fomenté le putsch raté de l’été dernier.

Le journal Süddeutsche Zeitung et les chaînes de télévisions publique régionales NDR et WDR ont annoncé que le Parquet fédéral avait ouvert le 13 mars une enquête contre Halife Keskin, patron de la section Relations étrangères de la Direction des Affaires religieuses en Turquie (Diyanet), qui dépend des services du Premier ministre turc.

Selon les trois médias, la justice allemande le soupçonne d’avoir demandé à des membres de Diyanet basés à l’étranger, notamment à des imams en Allemagne, de rassembler des informations sur les personnes jugées proches du mouvement Gülen.

Diyanet était déjà plusieurs semaines dans le viseur de la justice allemande : mi-février, les appartements de quatre religieux musulmans, soupçonnés d’avoir espionné en Allemagne des pro-Gülen, avaient été perquisitionnés. Ils étaient soupçonnés d’avoir agi suite à une injonction de Diyanet datant du 20 septembre.

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel affirme également vendredi que Diyanet a demandé aux ambassades et aux consulats turcs “dans 35 pays“ de rassembler des informations sur les partisans de M. Gülen. Der Spiegel cite ainsi des pays comme “la Mauritanie, la Mongolie, le Nigeria ou l’Australie“.

Dans des documents envoyés à Ankara, les représentations diplomatiques turques ont ainsi détaillé par le menu “les activités d’écoles, d’associations ou de médias supposées proches de Gülen“. Ils ont également dressé des listes nominatives de ses présumés soutiens, écrit Der Spiegel.

Les relations entre la Turquie et l’Allemagne, ternies sur de nombreux fronts depuis la vaste répression engagée par Ankara après le putsch, se sont fortement dégradées en mars après l’annulation de meetings favorables au président Recep Tayyip Erdogan par plusieurs villes allemandes. Le chef de l’Etat turc avait alors accusé la chancelière Angela Merkel de “pratiques nazies“, suscitant l’indignation de Berlin.

posté le 7 avril 2017 par Stéphane/armenews


ALLEMAGNE
L’Allemagne ouvre une enquête sur des soupçons d’espionnage turc

Le Parquet fédéral allemand a ouvert une enquête contre X en réaction aux soupçons d’espionnage pesant sur la Turquie, qui aurait surveillé des partisans du prédicateur Fethullah Gülen en Allemagne, a annoncé une porte-parole.

“Le succès de notre enquête dépendra en grande partie des informations que nous livreront les autorités du contre-espionnage allemand“, a ajouté Frauke Köhler alors qu’Ankara est soupçonné d’avoir espionné 300 personnes et organisations en Allemagne jugées proches du mouvement Gülen, accusé par le pouvoir turc du putsch raté de l’été dernier.

posté le 1er avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Allemagne  Turquie 


TURQUIE
Steinmeier fait une mise en garde ferme à son homologue turc

Le nouveau président allemand, Frank-Walter Steinmeier, a profité de son premier discours en tant que chef de l’Etat, pour adresser une mise en garde ferme à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, déclarant qu’il risquait d’anéantir tout ce que son pays avait réalisé au fil des années et de nuire aux relations avec les partenaires d’Ankara.

“Notre regard sur la Turquie est empreint d’inquiétude, à l’idée de voir que ce qui a été réalisé au fil des années et des décennies est en train de s’écrouler“, a dit le président allemand mercredi, dans son premier discours depuis qu’il a été élu à sa fonction, en grande partie honorifique.

“Président Erdogan, vous mettez en danger tout ce que vous, et les autres, avez bâti“, a-t-il averti, en ajoutant qu’il se féliciterait de “tout signe crédible“ visant à apaiser la situation.

“Mais arrêtez avec vos comparaisons avec le nazisme !“, a demandé Steinmeier, qui est social-démocrate. “Ne rompez pas les liens avec ceux qui veulent de la Turquie comme partenaire ! Respectez l’Etat de droit et la liberté de la presse et des journalistes ! Et libérez Deniz Yücel“, a ajouté le président allemand.

L’arrestation à la fin février de Deniz Yücel, journaliste germano-turc qui travaille pour Die Welt et que la Turquie accuse de propagande en faveur d’une organisation terroriste et d’incitation à la violence, est l’un des facteurs à l’origine de la vive crise dans les relations entre Ankara et Berlin.

posté le 26 mars 2017 par Stéphane/armenews


ALLEMAGNE
Nazisme : Berlin juge inacceptables les propos d’Erdogan

Le gouvernement allemand juge “inacceptables“ les propos du président turc qui a personnellement accusé Angela Merkel de “pratiques nazies“ après l’interdiction de réunions électorales pro-Erdogan en Allemagne, a indiqué lundi une de ses porte-parole.

“Le gouvernement allemand surveille de près la situation, notre position reste inchangée, les comparaisons avec le nazisme sont inacceptables, quelle que soit leur forme“, a déclaré lors d’un point de presse Ulrike Demmer.

La veille, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’en était pris personnellement à la chancelière allemande Angela Merkel en réitérant ses accusations de pratiques dignes du nazisme.

“Quand on les traite de nazis, cela ne leur plaît pas. Ils manifestent leur solidarité. En particulier Merkel“, a déclaré M. Erdogan dans un discours télévisé.

“Mais tu as recours en ce moment précis à des pratiques nazies“, a-t-il alors lancé à l’adresse de la chancelière.

En se bornant à qualifier ces propos d’“inacceptables“, le gouvernement allemand se contente de réitérer la position déjà exprimée à chaque sortie de ce type du chef de l’Etat turc. La porte-parole n’a pas évoqué de sanctions, alors que des appels en ce sens ont été lancés en Allemagne.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a justifié cette retenue par la volonté de Berlin de ne pas donner des arguments au président Erdogan pour faire de la surenchère avant le référendum du 16 avril dans son pays sur un projet de révision constitutionnelle qui doit renforcer ses pouvoirs.

Le gouvernement allemand ne veut pas “réagir de manière asymétrique“ car “plus nous répliquons, plus nous alimentons la tactique suivie par ce gouvernement, par ce président“, a dit aux journalistes Martin Schäfer.

Berlin estime que le chef de l’Etat turc cherche par ses provocations à mobiliser son électorat, et en particulier celui de l’importante diaspora turque en Allemagne, pour son projet de réforme en se posant en victime. Les relations entre la Turquie et l’Union européenne traversent une crise aiguë à l’approche du référendum du 16 avril.

Une série de refus en Allemagne, et d’autres pays de l’UE comme les Pays-Bas, de laisser des responsables turcs participer sur leur sol à des meetings auprès de la diaspora en faveur du oui au référendum, ont suscité la fureur de l’homme fort d’Ankara.

La Turquie a aussi convoqué dimanche l’ambassadeur d’Allemagne pour protester au lendemain d’une manifestation de Kurdes à Francfort lors de laquelle des drapeaux des combattants kurdes ont été brandis, évoquant un “scandale“. Quelque 30.000 personnes principalement d’origine kurde, selon la police, ont manifesté samedi dans la ville de l’ouest de l’Allemagne pour réclamer “la démocratie en Turquie“ et “la liberté pour le Kurdistan“.

posté le 21 mars 2017 par Stéphane/armenews