Nouvelles d'Arménie
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Allemagne


TURQUIE/ALLEMAGNE
Berlin obtient le droit de rendre visite à ses soldats en Turquie

Berlin, 8 août 2017 (AFP) - Une visite de députés allemands aux soldats de la Bundeswehr stationnés en Turquie sur une base de l’Otan aura lieu en septembre après avoir été bloquée le mois dernier par Ankara en raison de tensions entre les deux pays.

La Turquie a “donné son accord pour l’organisation d’une visite (sur la base de Konya) le 8 septembre“, a indiqué le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel dans un courrier au président de la commission parlementaire de la défense Wolfgang Hellmich dont l’AFP a obtenu une copie mardi.

Selon cette lettre, c’est l’intervention du secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg qui a permis de débloquer la situation : la visite des députés allemands ne sera pas organisée par Berlin mais par l’Alliance atlantique, une solution acceptée par Ankara.

Invoquant la détérioration des relations bilatérales avec Berlin, Ankara avait demandé le 14 juillet dernier le “report“ de cette visite parlementaire allemande sur la base de Konya (centre de la Turquie), où une trentaine de soldats allemands sont stationnés.

Depuis, Berlin exigeait l’annonce d’une nouvelle date. “C’est une bonne solution que la visite des députés allemands se fasse sous la houlette de l’Otan“, a jugé la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, citée par l’agence dpa.

“Nous devrions nous concentrer sur la lutte contre le terrorisme islamiste. C’est aussi dans l’intérêt de la Turquie“, a-t-elle ajouté. Les députés allemands ont l’obligation de rendre visite aux soldats déployés, le contrôle de l’armée faisant partie des missions de la chambre des députés.

La Turquie avait déjà interdit à plusieurs reprises des visites de parlementaires aux 260 soldats allemands basés à Incirlik (sud de la Turquie). En raison de ces refus répétés, Berlin a décidé du retrait de Turquie de ces troupes engagées dans le cadre de la coalition contre le groupe Etat islamique et de les transférer en Jordanie.

Autre sujet qui envenime les relations germano-turques, l’emprisonnement en Turquie du journaliste bi-national Denis Yücel et de Peter Steudtner, un militant allemand des droits de l’Homme dont Berlin exige qu’ils soient libérés.

Berlin a considérablement durci le ton face à Ankara à la suite des purges massives engagées en Turquie après la tentative de putsch de juillet 2016. Le pouvoir turc a pour sa part accusé le gouvernement allemand de soutien aux “terroristes“ qui ont orchestré la tentative de coup d’Etat.

posté le 8 août 2017 par Ara/armenews


EDITORIAL
Seule en Europe face à Erdogan : l’Allemagne

On pourra reprocher tout ce qu’on veut à l’Allemagne de Mme Merkel, mais pas son absence de courage politique face à la dérive dictatoriale d’Erdogan. Alors que l’Europe continue à payer grassement la Turquie au titre des fonds de pré-adhésion (7 milliards déjà versés depuis 2005 et 6 milliards prévus jusqu’à 2020), elle est le seul grand Etat européen - soutenue par la Belgique, les Pays-bas et l’Autriche - à s’élever publiquement contre le despote. Le 20 juillet la RFA (qui compte la plus grosse communauté turque d’Europe) devait notamment annoncer une « réorientation » de sa politique vis-à-vis d’Ankara au lendemain d’une énième vague d’arrestation à Istanbul de défenseurs des droits de l’homme, dont l’un est citoyen allemand. Et, tandis que le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, poids lourd du gouvernement, comparait la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan à la « dictature communiste en RDA », Berlin, joignant le geste à la parole, décidait de retirer ses troupes de la base militaire d’Incirlik, et proclamait le 21 juillet le gel de toutes ses livraisons d’armes en direction d’Ankara. On aurait aimé croire que ces pressions visant à amener Erdogan à de meilleurs sentiments démocratiques suscitent dans les rangs européens un certain soutien,

La suite ICI ou sur le lien avec la Règle Du Jeu, plus bas.

posté le 30 juillet 2017 par Ara/armenews


ALLEMAGNE/TURQUIE
Berlin réexamine ses livraisons d’armement à la Turquie

Berlin, 21 juil 2017 (AFP) - Berlin a annoncé vendredi un réexamen de ses livraisons d’armement prévues à Ankara et des chaînes de télévision ont stoppé la diffusion de publicités sur ce pays, premières conséquences concrètes du bras de fer germano-turc.

La “réorientation“ des relations avec la Turquie voulue par Berlin, en raison du conflit qui oppose les deux pays au sujet du respect des droits de l’Homme, “inclut tous les domaines, y compris la politique en matière d’exportations d’armes“, a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère de l’Economie, compétent sur ce dossier, Philipp Jornitz. “C’est pourquoi les demandes d’exportations d’armements font actuellement l’objet d’un réexamen“, a-t-il dit.

Il confirmait ainsi partiellement des informations du quotidien Bild, qui affirme que le gouvernement a en réalité déjà “gelé toutes les livraisons en cours ou prévues à la Turquie“ dans ce secteur. “Le critère du respect des droits de l’Homme joue un rôle particulièrement important en matière de décisions sur les exportations d’armes“, a souligné le porte-parole du ministère de l’Economie.

Depuis janvier 2016, et particulièrement suite aux purges massives engagées en Turquie après la tentative de putsch du mois de juillet l’an dernier, l’Allemagne a bloqué déjà 11 demandes d’exportations d’armes à la Turquie, pays pourtant allié au sein de l’Otan.

Berlin a frappé jeudi son partenaire historique au portefeuille en renforçant ses mises en garde concernant les déplacements en Turquie, en pleine saison touristique, et en menaçant de bloquer ses aides aux investissements ou exportations en Turquie.

Une mesure de rétorsion prise après la mise en détention de plusieurs militants des droits de l’Homme en Turquie, accusés de soutien au “terrorisme“, dont un Allemand.

Conséquence directe : les deux chaînes de télévision allemandes d’information en continu, n-tv et N24, ont annoncé vendredi l’arrêt de la diffusion de publicités de promotion de la Turquie sur leur antenne.

“Nous avons décidé de ne plus diffuser les spots compte tenu de la situation politique actuelle“, a indiqué N24 dans un communiqué, “nous avons à coeur de ne pas irriter notre public au vu de l’évolution en cours“ avec la Turquie.

“Nous estimons qu’une poursuite de la diffusion n’est pas appropriée compte tenu du fait que la situation politique a fondamentalement changé et que le ministre des Affaires étrangères a mis en garde contre des investissements en Turquie“, a indiqué de son côté une porte-parole de la régie publicitaire de n-tv.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, poids lourd du gouvernement d’Angela Merkel, est lui allé jusqu’à comparer la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan à la dictature communiste en RDA jusqu’en 1989. “La Turquie procède désormais à des arrestations arbitraires et ne respecte pas les règles consulaires minimales, cela me rappelle la situation qui existait autrefois en RDA“, a dit M. Schäuble au journal Bild, “quand tu te déplaçais là-bas, les choses étaient claires : s’il t’arrivait quelque chose, personne ne pourrait rien pour toi“.

En outre, le bras droit d’Angela Merkel à la chancellerie, Peter Altmaier, a confirmé vendredi que son gouvernement voulait aussi obtenir à Bruxelles le gel de fonds européens destinés à la Turquie dans le cadre de son rapprochement avec l’UE.

Quelque 4,45 milliards d’euros sont en principe prévus pour la période courant de 2014 à fin 2020 mais, signe des tensions déjà existantes, seulement 200 millions d’euros ont été à ce jour versés.

La phase de tensions bilatérales actuelle constitue le point culminant de plus d’un an de conflits divers entre Berlin et Ankara, face à ce que l’Allemagne considère comme une dérive autoritaire de la Turquie.

posté le 21 juillet 2017 par Ara/armenews


ALLEMAGNE/TURQUIE
Détention d’un militant allemand : Berlin convoque l’ambassadeur turc

Berlin, 19 juil 2017 (AFP) - Le ministère allemand des Affaires étrangères a convoqué mercredi l’ambassadeur de Turquie à Berlin après le placement en détention mardi par Ankara d’un militant allemand des droits de l’homme.

Le ministère a aussi annoncé que le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, avait décidé d’interrompre ses vacances et qu’il tiendrait jeudi matin des consultations d’urgence sur les “actions et mesures à entreprendre aux vues de l’intensification dramatique des actions (de répression) turques“.

“Il est apparu nécessaire que le gouvernement turc comprenne immédiatement et directement l’indignation et l’incompréhension du gouvernement allemand, ainsi que nos attentes très claires en ce qui concerne le cas de Peter Steudtner, et cette fois-ci sans détours diplomatiques“, a déclaré le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Martin Schäfer.

“Le gouvernement allemand a appelé à la libération immédiate de Peter Steudner, qui n’a pas été autorisé à recevoir d’aide consulaire. Le représentant du gouvernement turc a indiqué que ce message serait immédiatement transmis“, précise un communiqué du ministère.

“L’ambassadeur sait que nous sommes très sérieux et que ce sujet ne peut pas être repoussé, il est extrêmement urgent“.

Dix militants turcs des droits de l’homme, dont la directrice d’Amnesty International pour la Turquie, Idil Eser, ont été arrêtés le 5 juillet, aux côtés de deux formateurs étrangers, un Suédois et un Allemand, Peter Steudtner, qui travaille pour divers projets et organisations dans le monde.

Un tribunal turc a décidé mardi de maintenir en prison six d’entre eux les accusant d’avoir “commis un crime au nom d’une organisation terroriste“.

L’expression “organisation terroriste“ désigne le plus souvent pour les autorités turques les partisans du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d’avoir fomenté le putsch manqué du 15 juillet, ou les séparatistes kurdes du PKK.

La diplomatie allemande a qualifié ces accusations “d’absurde“. Neuf Allemands, dont quatre turco-allemands sont détenus en Turquie depuis le putsch raté contre le président turc Recep Tayyip Erdogan selon les autorités allemandes.

posté le 19 juillet 2017 par Ara/armenews


ALLEMAGNE/TURQUIE
Une performance artistique allemande provoque l’ire d’Ankara

Istanbul, (AFP) - La Turquie a vivement condamné mardi une performance artistique allemande appelant à “tuer la dictature“, incarnée notamment par le président Recep Tayyip Erdogan, et appelé Berlin à “prendre des dispositions“ contre l’exposition.

“Nous condamnons fermement le dispositif installé devant la chancellerie fédérale à Berlin qui comprend une banderole prenant pour cible plusieurs dirigeants internationaux, dont notre président“, a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

La performance incriminée par Ankara a été initiée lundi par un collectif allemand, le “Centre pour la beauté politique“, rassemblé autour du philosophe et artiste Philipp Ruch, abonné aux actions spectaculaires. Le collectif a installé une berline noire devant la chancellerie et déployé une banderole indiquant : “Tu veux cette voiture ? Tue la dictature !“. A côté du message figurent les portraits des dirigeants turc Recep Tayyip Erdogan, russe Vladimir Poutine et saoudien le roi Salmane.

La performance vise à protester contre la venue des deux premiers en Allemagne à l’occasion du G20 qui s’y tient vendredi et samedi. Le roi Salmane, qui devait initialement s’y rendre, a annulé sa participation.

“Cette banderole est une incitation directe à la violence“, a estimé le ministère turc des Affaires étrangères, appelant “instamment les autorités allemandes à prendre les dispositions nécessaires contre cette situation“.

Le ministère a par ailleurs indiqué avoir transmis le “malaise“ de la Turquie à l’ambassade d’Allemagne à Ankara. Une note diplomatique a également été transmise au ministère allemand des Affaires étrangères par l’ambassade turque à Berlin.

Ce nouvel accès de colère d’Ankara survient alors que les relations entre l’Allemagne et la Turquie traversent une zone de fortes turbulences, en particulier depuis le printemps dernier.

Le gouvernement allemand s’est dit opposé la semaine dernière à la tenue d’un meeting de M. Erdogan et ses partisans en marge du G20, suscitant le mécontentement d’Ankara.

Autre sujet de tension, le cas de Deniz Yücel, un journaliste binational incarcéré depuis février en Turquie où il est accusé d’“espionnage“ et d’activités “terroristes“.

Début juin, Berlin a décidé de retirer ses troupes déployées sur la base turque d’Incirlik (sud), en réaction à l’interdiction faite aux parlementaires allemands de se rendre sur cette base de l’Otan.

Le “Centre pour la beauté politique“ a déjà fait grincer des dents en Turquie. Le week-end dernier, le collectif a ainsi dispersé des tracts dans le centre d’Istanbul appelant en turc à “défendre la démocratie“ contre “le dictateur Erdogan“.

posté le 5 juillet 2017 par Ara/armenews


ALLEMAGNE/TURQUIE
Berlin opposé à une intervention d’Erdogan en marge du G20

Berlin, 29 juin 2017 (AFP) - Berlin a rejeté jeudi une demande du président turc Recep Tayyip Erdogan de s’adresser à ses compatriotes en Allemagne en marge du sommet du G20 la semaine prochaine, déclenchant la colère d’Ankara. “Nous avons une requête officielle de la Turquie disant que le président turc Erdogan veut parler à ses compatriotes en marge du sommet du G20 en Allemagne“, a déclaré le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel, cité dans un communiqué de son ministère.

“J’ai déjà dit depuis des semaines à mon collègue turc que nous ne considérions pas cela comme une bonne idée“, a ajouté le social-démocrate, précisant qu’il s’agissait d’une position “concertée“ au sein du gouvernement de coalition avec les conservateurs d’Angela Merkel. Selon lui, le pays ne peut garantir la sécurité d’une telle intervention, alors qu’un dispositif de sécurité massif sera déployé pour assurer celle du sommet des 7 et 8 juillet à Hambourg, où plus de 100.000 anti-G20 sont attendus.

“J’ai aussi franchement dit qu’étant donné la situation conflictuelle avec la Turquie, une telle intervention ne serait pas convenable (...)“, a-t-il dit, ajoutant toutefois que le président turc “serait reçu avec tous les honneurs“ en tant qu’invité du sommet.

Le social-démocrate Martin Schulz, principal rival de la chancelière Merkel aux législatives du 24 septembre, s’est lui aussi dit opposé à la tenue d’un meeting de M. Erdogan.

“Des responsables politiques étrangers qui chez eux foulent au pied nos valeurs ne doivent pas être autorisés à obtenir une tribune pour leurs discours haineux en Allemagne. Je ne veux pas que M. Erdogan, qui en Turquie met en prison les opposants et les journalistes, organise de grandes manifestations en Allemagne“, a déclaré M. Schulz au site du quotidien Bild. La Turquie a vivement réagi aux déclarations allemandes, à l’image du porte-parole du président Erdogan, Ibrahim Kalin, qui a dénoncé des “déclarations provocatrices et malintentionnées“.

“Nous espérons que les autorités allemandes (...) ne choisiront pas de sacrifier les relations pluriséculaires entre la Turquie et l’Allemagne sur l’autel de calculs politiques de court terme“, a ajouté M. Kalin dans un communiqué. Peu avant, le ministère turc des Affaires étrangères avait jugé “regrettable que des responsables politiques allemands fassent des commentaires inacceptables motivés, semble-t-il, par des calculs politiciens“.

Le ministère avait en particulier reproché à M. Schulz d’adopter une “approche restrictive en matière de liberté d’expression et de réunion“.

Les relations entre l’Allemagne et la Turquie traversent une zone de fortes turbulences.

Les rapports se sont tendus au printemps lorsque des villes allemandes ont interdit la tenue de rassemblements dans le cadre de la campagne pour le renforcement des pouvoirs de M. Erdogan par référendum en avril.

Dans son communiqué, M. Kalin, le porte-parole de M. Erdogan, a appelé les autorités allemandes à “ne pas répéter les graves erreurs commises dans la période du référendum“.

L’Allemagne compte la plus importante diaspora turque, avec environ 3 millions de personnes, en droit de voter lors de scrutins dans leur pays. Autre sujet de tension, le cas de Deniz Yücel, un journaliste binational incarcéré depuis février en Turquie où il est accusé d’“espionnage“ et d’activités “terroristes“.

Enfin début juin, Berlin a décidé de retirer ses troupes déployées sur la base turque d’Incirlik, en réaction à l’interdiction faite aux parlementaires allemands de se rendre sur cette base de l’Otan où quelque 260 soldats de la Bundeswehr participent aux opérations de la coalition internationale antijihadiste contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.

posté le 29 juin 2017 par Ara/armenews


TURQUIE/ALLEMAGNE
Mosquée libérale : passe d’armes entre Berlin et Ankara

Berlin, 23 juin 2017 (AFP) - Le gouvernement allemand a vivement critiqué vendredi les autorités turques qui se sont élevées contre l’ouverture à Berlin d’une mosquée libérale où hommes et femmes prient ensemble.

“J’ai été très surpris mais aussi honnêtement assez affecté par la prise de position“ de l’Autorité religieuse en Turquie, le Diyanet, a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Martin Schäfer.

“Je souhaite très clairement rejeter des déclarations qui manifestement ont pour objectif de priver les gens en Allemagne de leur droit d’exercer librement leur religion et de restreindre la liberté d’expression“, a-t-il ajouté.

La Direction des Affaires religieuses (Diyanet), chargée d’organiser le culte musulman en Turquie, a jugé que cette nouvelle mosquée berlinoise, qui suscite d’énormes réactions en Allemagne depuis son ouverture vendredi dernier, était “incompatible“ avec les principes de l’islam.

“Les principes fondamentaux de notre grande religion ont été balayés“, a jugé cette autorité qui jouit d’une influence importante et gère quelque 900 mosquées et associations en Allemagne.

Elle accuse aussi la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué en Turquie en juillet 2016, d’avoir inspiré ce projet.

“Comment, où et quand les gens exercent leur religion ne relève pas des prérogatives d’un Etat“, a jugé M. Schäfer pour qui l’Etat doit garantir la liberté de culte au même titre que la liberté de la presse et d’opinion.

“La liberté de culte est un droit fondamental inscrit dans la Constitution“, a-t-il encore martelé. Depuis l’ouverture de la mosquée Ibn Rushd-Goethe dans un quartier qui a abrité par le passé des mosquées salafistes, ses fondateurs ont fait l’objet de menaces de mort, de commentaires haineux et d’insultes, en particulier sur internet.

La principale initiatrice de cette mosquée, l’avocate berlinoise d’origine turque Seyran Ates, s’est défendue de tout lien avec le mouvement Gülen. S’adressant à ses détracteurs dans une vidéo sur Facebook, elle a affirmé : “c’est misérable que vous ayez besoin, quand quelque chose ne vous plait, de nous présenter comme des terroristes“.

“Il est misérable que vous soyez trop lâches pour entamer un dialogue avec nous (...) en avançant des arguments“, a ajouté cette militante des droits des femmes.

La petite communauté qui a fondé ce nouveau lieu de culte affirme qu’elle ne trouvait pas sa place dans les moquées conservatrices d’Allemagne et souhaitait réunir en un seul lieu tous les courants de l’islam.

Les sujets de tension se sont multipliés ces derniers mois entre Berlin et Ankara, pourtant partenaires de l’Otan et étroitement liés par l’importante communauté turque en Allemagne.

posté le 23 juin 2017 par Ara/armenews


GRECE
Grèce : le héros antinazi Glezos au secours de l’ambassadeur allemand

Le héros grec de la résistance aux nazis, Manolis Glezos, 94 ans, s’est porté au secours de l’ambassadeur allemand chahuté lors de la commémoration d’un massacre allemand de civils, selon une video relayée par les médias grecs.

L’incident, samedi, sur fond de contentieux gréco-allemand sur les réparations pour l’occupation nazie, débute quand la transfuge du parti de gauche au pouvoir Syriza, Zoé Konstantopoulou, tente d’empêcher l’ambassadeur de déposer une couronne en hommage aux victimes de Distomo (centre).

La division Edelweiss des Waffen SS y avait massacré le 10 juin 1944 - à la même date que le martyr du village français d’Oradour sur Glane - 218 habitants, dont une cinquantaine d’enfants.

“Vous devez payer les réparations allemandes aux victimes“, “vous n’avez pas le droit“, lui lance-t-elle. Des “bravo“ et des “honte“ s’élèvent de la foule, l’embarras gagne la délégation allemande.

Assis au premier rang, Manolis Glezos se lève alors et prend l’ambassadeur par la main pour lui permettre de déposer la couronne. Des “bravo Manolis“ jaillissent de l’assistance en hommage à ce doyen de la gauche grecque, symbole de la résistance pour avoir le 31 mai 1941 arraché le drapeau nazi qui flottait sur l’Acropole d’Athènes.

“L’enfant d’un criminel, quels que soient les crimes de son père ou de sa mère, n’est pas responsable“, s’explique ensuite à la tribune ce porte-drapeau du combat grec pour obtenir de l’Allemagne le paiement des réparations allemandes.

Le dossier des réparations, chiffrées par la Grèce à quelque 270 milliards d’euros, a connu un nouvel élan avec la crise que le pays traverse depuis 2010 et dans laquelle l’Allemagne incarne la rigueur imposée par les créanciers, Union européenne et Fonds monétaire international. Berlin oppose une totale fin de non recevoir, estimant que la question a été réglée avec la réunification allemande.

Comme Mme Konstantopoulou, présidente du Parlement sous le premier gouvernement Syriza en 2015, M. Glezos a rompu avec ce parti, sur les listes duquel il avait élu député en 2012 puis eurodéputé en 2014, reprochant au Premier ministre Alexis Tsipras de s’être plié à la tutelle UE-FMI.

posté le 15 juin 2017 par Stéphane/armenews


TUQUIE/ALLEMAGNE
L’Allemagne ordonne le retrait de ses troupes de la base turque d’Incirlik

Berlin, 7 juin 2017 (AFP) - Le gouvernement allemand a décidé mercredi le retrait de ses troupes de la base d’Incirlik en Turquie et leur redéploiement en Jordanie en raison des tensions germano-turques croissantes, a indiqué l’agence allemande DPA.

Le conseil des ministres a approuvé le plan en ce sens de la ministre de la Défense Ursula von der Leyen, selon DPA, décidé après que la Turquie a interdit aux parlementaires allemands de se rendre sur cette base de l’Otan où quelque 260 soldats de la Bundeswehr sont déployés dans le cadre de la coalition internationale contre l’organisation jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

En conséquence, l’Allemagne devra suspendre pendant deux mois les vols de ses appareils de reconnaissance Tornado basés à Incirlik, le temps qu’ils soient opérationnels à Azraq en Jordanie, près de la frontière syrienne.

Les missions de son avion de ravitaillement en vol seront elles interrompues pendant deux à trois semaines, relève DPA, citant des sources gouvernementales.

La décision du retrait allemand intervient après l’échec ce week-end d’une mission de conciliation en Turquie du ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel.

Celui-ci voulait convaincre Ankara de laisser des parlementaires allemands visiter la base, ce à quoi le gouvernement turc s’oppose depuis le mois dernier.

Ankara a justifié son interdiction en accusant Berlin d’avoir accordé l’asile politique à des ressortissants turcs, dont des militaires, accusés par le président Recep Tayyip Erdogan d’être liés à la tentative de putsch de juillet.

Ce conflit n’est que le dernier d’une longue série empoisonnant les relations germano-turques depuis plus d’un an.

posté le 7 juin 2017 par Ara/armenews