Nouvelles d'Arménie
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Défense


DEFENSE
Valery Semerikov assume la direction de l’OTSC
Valery Semerikov, le Secrétaire-général adjoint de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), assume depuis le 1er janvier la direction de cette alliance militaire commandée par la Russie et composée de 6 anciennes Républiques soviétiques dont l’Arménie. Le mandat de son prédécesseur, Nikolai Bordyuja, qui assumait la fonction de Secrétaire général de l’OTSC depuis 2003, était venu à échéance le 31 décembre 2016. Il avait d’ailleurs été prolongé d’une année sur décision des membres de l’OTSC lors de leur sommet de Moscou en décembre 2015. Des rumeurs circulaient cet automne, selon lesquelles cette function aurait pu être confiée à l’ancien ministre arménien des affaires étrangères, Seyran Hohanian, qui n’avait pas été reconduit à son poste dans le gouvernement formé en septembre par le nouveau premier ministre arménien Karen Karapetian. Mais le principal intéressé, qui s’est d’ailleurs lancé dans la campagne pour les législatives arméniennes, avait affirmé alors ne pas être candidat à ce poste, dont le bénéficiaire devait être nommé lors du sommet de l’organisation prévu en octobre à Erevan. Mais Erevan n’avait pas accueilli ce sommet, et les relations delicates qu’entretient l’Arménie avec ses autres partenaires de l’OTSC, singulièrement le Kazakhstan et autres pays turcophones d’Asie centrale en très bons termes avec l’Azerbaïdjan, jettent le doute sur la nomination d’un responsable arménien à la tête de l’alliance militaire, pourtant évoquée par N. Bordyuja. Ce dernier a fait savoir que la question apparemment épineuse de la designation du nouveau secrétaire général de l’OTSC serait réglée en avril 2017, lors de la réunion du Conseil de l’alliance militaire.
posté le 6 janvier 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
Ohanian participera aux législatives pour obtenir un changement de régime

L’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, participera aux prochaines élections législatives en Arménie dans le but d’obtenir un « changement de régime », a annoncé vendredi un chef de l’opposition.

Victor Dallakian, qui était un haut fonctionnaire jusqu’à récemment, a insisté sur le fait qu’Ohanian et son parti appelé la Troisième République sont prêts à former une alliance électorale qui pourrait également comprendre d’autres groupes d’opposition.

“Notre coopération ne se poursuit pas“, a déclaré Dallakian aux journalistes. “Notre coopération est de plus en plus profonde et cela a à voir avec le fait que les évaluations de notre parti et de Seyran Ohanian de la situation actuelle du pays et des manières d’en sortir sont identiques.“

“Nous sommes d’avis qu’il soit possible de parvenir pacifiquement à un changement de régime dans notre pays à la suite des élections législatives de manière unie et consolidée“, a-t-il déclaré.

Ohanian a annoncé sa décision de participer activement aux élections d’avril 2017 lundi, un peu plus de deux mois après avoir été remercié de son poste de ministre de la Défense lors d’un remaniement gouvernemental initié par le président Serge Sarkissian. Il a assuré qu’il s’efforcera de provoquer des changements politiques et économiques dans le pays, mais n’a pas nommé d’alliés politiques.

Ohanian a été nommé ministre de la Défense peu de temps après que Sarkissian soit devenu président en 2008. Il était le principal général de l’armée arménienne jusqu’alors.

“Seyran Ohanian n’est pas responsable de cette situation en Arménie“, a déclaré Dallakian après avoir présidé une conférence pré-électorale de son parti. “Une seule personne est responsable de cette situation en Arménie et cette personne est le président Serge Sarkissian.“

Dallakian a lancé des attaques cinglantes contre Sarkissian immédiatement après avoir démissionné début octobre en tant que vice-chef du personnel présidentiel responsable des relations avec le Parlement arménien. Il occupait ce poste depuis 2012.

Dallakian, qui était un député de l’opposition au début et au milieu des années 2000, a minimisé l’importance de ce travail, en soulignant qu’il a seulement effectué des « fonctions symboliques » dans le personnel de Sarkissian.

Dans un discours au congrès du parti, Dallakian a critiqué durement le président et a dit que les forces d’opposition devraient resserrer les rangs pour empêcher la victoire du Parti républicain au pouvoir aux prochaines élections. Il a affirmé que les autorités arméniennes vont tenter de bourrer les bulletins de vote et risquer ainsi des “cataclysmes révolutionnaires“ post-électoraux.

Ohanian a également été courtisé par Vartan Oskanian, un ancien ministre des Affaires étrangères très critique du gouvernement actuel. Oskanian a exprimé l’espoir plus tôt ce mois-ci que l’ancien chef de la défense fera équipe avec son parti Consolidation en juin.

posté le 26 décembre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE-GRECE
Le ministre arménien de la Défense a rencontré à Athènes son homologue grec et le président de Grèce

Vicken Sarkissian le ministre arménien de la Défense est arrivé le 19 décembre à Athènes pour une visite de travail. Dès son arrivée V. Sarkissian a rencontré son homologue grec Panayotis Kamenos. Les deux hommes évoquèrent la coopération entre l’Arménie et la Grèce en matière de Défense. Ces accords arméno-grecs portèrent sur le développement de cette coopération militaire entre les deux pays qui entretiennent des relations amicales.

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Vicken Sarkissian le ministre arménien de la Défense rencontre à Athènes le président grec Prokopis Pavlopoulos

Le 20 décembre le ministre arménien de la Défense s’est entretenu avec le président grec Prokopis Pavlopoulos. Vicken Sarkissian a remercié le président grec pour la réception chaleureuse qu’il fit l’objet en Grèce. Les discussions portèrent sur le développement des relations entre Erévan et Athènes.

Krikor Amirzayan

posté le 21 décembre 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Défense  Grèce  Image 450 


OPPOSITION
Oskanian espère conclure une alliance avec l’ancien ministre de la Défense

L’ancien ministre des Affaires étrangères, Vartan Oskanian, a exprimé l’espoir que l’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, participera aux prochaines élections législatives arméniennes dans le cadre d’une alliance avec son parti et d’autres groupes d’opposition.

S’exprimant mardi soir, Oskanian a également mentionné Raffi Hovannisian, le chef du parti Zharangutyun, parmi d’autres membres potentiels d’un bloc d’opposition qu’il essaie de former avant les élections prévues pour avril .

“J’ai beaucoup de respect pour Seyran Ohanian“, a t-il décalré. “Nous avons travaillé ensemble dans le passé. Je réagirai très positivement s’il décide de participer aux élections législatives. J’imagine très bien une coopération avec lui.“

“Je pense que si une telle alliance est créée, ce sera une très bonne alliance. Mais il n’y a pas encore d’accords à cet effet, et seul le temps nous dira si cela sera possible. “

Oskanian a révélé qu’il a rencontré Ohanian après que ce dernier a été licencié du poste de ministre de la Défense en octobre. “Seyran Ohanian n’a pas encore pris sa décision concernant les élections“, a t-il précisé.

Oskanian, qui critique fortement l’administration du président Serge Sarkissian, a cependant prévenu : “J’ai eu une rencontre purement personnelle et amicale avec Seyran Ohanian, et je ne veux pas qu’elle soit considérée comme faisant partie des discussions sur la formation d’alliances“.

Ohanian a été remplacé par le chef du personnel présidentiel, Vigen Sargsian, dans le cadre d’un remaniement gouvernemental initié par le président Sarkissian. Il était ministre de la Défense depuis 2008. Il n’a fait aucune déclaration publique depuis son remerciement.

Général de l’armée à la retraite, Ohanian a commandé les forces armées du Haut-Karabagh de 1999 jusqu’à être nommé en 2007 par le président Robert Kotcharian en tant que chef de l’état-major de l’armée arménienne. Oskanian a été le ministre des Affaires étrangères pendant toute la présidence de Kotcharian, de 1998 à 2008.

Oskanian et ses associés politiques ont mis en place un nouveau parti d’opposition appelé Hamakhmbum (Consolidation) en juin après avoir quitté le BHK. L’ex-ministre a déclaré le mois dernier que Hamakhmbum est prêt à former une alliance électorale avec d’autres partis d’opposition. Il a décrit le vote d’avril 2017 comme une “occasion unique“ pour réaliser un changement de régime dans le pays.

“Nous menons des négociations avec diverses forces politiques“, a déclaré Oskanian. “J’espère que nous formerons aussi une alliance. Mais il est encore trop tôt pour faire des déclarations à ce sujet.“

posté le 15 décembre 2016 par Claire/armenews


DEFENSE
Le nouveau régime d’indemnisation des soldats débattu au Parlement

Le gouvernement arménien a clairement indiqué hier qu’il ne modifiera pas de façon significative son projet de loi controversé sur l’augmentation des compensations financières aux familles de soldats tués ou gravement blessés en action.

Le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale en première lecture le mois dernier permet aux proches des soldats qui décèdent ou deviennent handicapés au combat de recevoir 10 millions de drams (21 000 dollars). Les soldats blessés souffrant de handicaps moins graves recevront 5 millions de drams.

En plus de ces paiements uniques, les familles des officiers de l’armée tués ou mutilés, des soldats contractuels et des conscrits recevront des pensions mensuelles allant de 100 000 à 300 000 drams pendant 20 ans.

Le régime d’indemnisation sera financé par un fonds spécial auquel chaque Arménien travaillant contribuera à hauteur de 1 000 drams (un peu plus de 2 dollars) par mois.

La nouvelle taxe a suscité des critiques de la part de l’opposition, des militants de la société civile et d’autres critiques du gouvernement qui l’estiment injuste. Les fonctionnaires ont affirmé fin novembre que le gouvernement envisage maintenant de modifier le projet de loi en réponse à la critique. En particulier, ont-ils dit, la taxe controversée pourrait être rendue facultative.

Le ministre de la Défense, Vigen Sargsian, a écarté cette possibilité, alors que le Parlement a commencé à débattre du projet de loi en deuxième lecture hier. Il a défendu le système d’indemnisation, en justifiant le fait qu’il permettra aux Arméniens de démontrer leur soutien aux forces armées nationales.

“Comme c’était le cas la dernière fois, je voudrais demander à tous d’être très attentifs pour ce vote du Parlement“, a déclaré Sargsian aux législateurs. “Chaque voix pour le projet de loi est très importante et je serai très reconnaissant à ceux qui ne veulent pas soutenir ce projet de loi de s’abstenir ou de ne pas voter“.

Edmon Marukian, député de l’opposition qui critique le projet, a rejeté cet appel. “Qu’on ne s’imagine pas que ceux qui ont voté contre et qui se sont abstenus ou qui ne soutiennent pas cette idée ne sont pas des patriotes ou se soucient moins des soldats blessés“, a-t-il déclaré.

Marukian a également déploré le fait que le gouvernement ait refusé d’accepter l’un des principaux amendements au projet de loi proposés par ses détracteurs.

posté le 14 décembre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Selon Erevan, l’autodétermination ne peut pas se négocier

Les concessions territoriales arméniennes à l’Azerbaïdjan dépendent d’un accord sur le statut final du Nagorno-Karabakh découlant du droit à l’autodétermination de la population, a déclaré le président Serge Sarkissian, hier, par la voix d’un de ces porte-parole.

Le secrétaire de presse de la présidence, Vladimir Hakobian, a défendu la volonté déclarée de Sarkissian de parvenir à un accord de paix de compromis avec Bakou qui serait basé sur les principes clés proposés par les médiateurs américains, russes et français.

Les Principes fondamentaux des médiateurs pour la paix au Karabagh ont été proposés pour la première fois en 2007 et ont été modifiés à plusieurs reprises depuis lors. Ils appellent au retrait arménien de pratiquement l’ensemble des sept districts en Azerbaïdjan entièrement ou partiellement aux mains des forces arméniennes du Karabagh. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabakh déterminerait le statut internationalement reconnu du territoire contesté dans un futur référendum.

Dans un récent entretien accordé à la télévision d’Etat russe, Sarkissian a déclaré qu’Erevan reste attaché à cette formule de paix. Il a indiqué que lui et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev ont presque signé un accord de paix correspondant lors d’un sommet en 2011 à Kazan, en Russie. Aliev aurait balayé la percée des négociations en demandant en dernière minute plus de concessions arméniennes.

Dans des commentaires écrits, Hakobian explique que la condition de Sarkissian pour des concessions territoriales à Bakou ne devrait pas être prise hors de son contexte. “Le président a souligné que le point numéro un des propositions des médiateurs confirme le droit du Haut-Karabagh à l’autodétermination“, a-t-il rappelé.

Selon Hakobian, les dirigeants arméniens actuels croient également que le Karabagh ne doit pas redevenir une enclave à la suite de l’éventuel retrait arménien des districts environnants. Il a ajouté que les Principes fondamentaux appellent à un “lien terrestre“ entre le Karabagh et l’Arménie.

“Nous parlons non seulement d’une route reliant l’Arménie au Haut-Karabagh, mais d’un type de route large, sûre et sans entrave, pour pleinement protégé contre tout empiétement de l’Azerbaïdjan“, a signalé le porte-parole.

Les dirigeants arméniens du Karabagh se sont montrés moins d’enthousiasme pour un tel accord de paix dans leurs déclarations publiques.

“Les terres libérées sont une question de vie ou de mort pour l’Artsakh“, a déclaré Davit Babayan, un haut responsable de Stepanakert. “Cela a à voir avec notre sécurité, plutôt que des ambitions personnelles. Il n’y aura pas de retour au passé en ce qui concerne les frontières du Karabagh, sans parler du statut. “

posté le 1er décembre 2016 par Claire/armenews


DEFENSE
La Russie et l’Arménie s’accordent pour renforcer leur force militaire commune

Soulignant leurs liens étroits dans le domaine sécuritaire, la Russie et l’Arménie ont accepté hier de renforcer la force conjointe entre les deux pays qui a été créée il y a plus de dix ans.

Le ministre russe de la Défense Sergey Shoygu et son homologue arménien Vigen Sargsian ont signé un accord sur « le groupe uni de troupes des deux pays » après des pourparlers qui se sont tenus à Moscou.

Ni l’un ni l’autre n’a fait des déclarations publiques immédiatement après avoir signé l’accord non publié, qui a été officiellement approuvé par le président russe Vladimir Poutine au début du mois.

Le ministère russe de la Défense a cité une déclaration du Kremlin du 14 novembre affirmant que l’accord garantira une “réaction adéquate aux attaques armées et autres menaces à la sécurité des parties“. La force conjointe protégera les frontières de l’Arménie et de la Russie.

Le contingent mis en place en 2000 comprend des troupes de la base militaire russe en Arménie et le cinquième corps de l’armée arménienne. Ils ont organisé des exercices annuels, aussi récemment qu’en octobre octobre, simulant des opérations militaires conjointes contre un ennemi envahissant.

Dans un entretien au journal moscovite “Izvestia“ publié lundi, Sargsian a déclaré que l’accord améliorera le statut de la force commune dirigée par un général de l’armée arménienne. Il a précisé qu’il clarifiera également la mission, la composition, la structure de commandement et de contrôle de l’unité militaire et les détails de ses déploiements possibles.

“La tâche principale du Groupe des troupes unies est d’identifier la préparation de l’agression militaire contre l’Arménie et la Russie en temps opportun et de la repousser conjointement avec les forces armées de l’Arménie et de la Russie“, a ajouté Sargsian.

Le ministre arménien de la Défense est arrivé à Moscou après avoir été dans la ville russe de Rostov, où il a visité lundi le quartier général du district militaire du sud de la Russie, qui surveille les troupes russes en Arménie. Selon le ministère arménien de la Défense, Sargsian a discuté avec les commandants du district d’un « renforcement de l’interaction dans le cadre de la force commune ».

Le président Serge Sarkissian a souligné l’importance de l’accord de défense à venir, mais a refusé de divulguer ses détails quand il a parlé à une agence d’Etat russe, il y a deux semaines.

Certains politiciens arméniens, commentateurs des médias et autres experts ont critiqué l’accord prévu ces dernières semaines, en le qualifiant de menace pour la souveraineté de l’Arménie et même pour sa sécurité. Le gouvernement arménien et ses loyalistes ont rejeté la critique.

Les critiques pro-occidentales du gouvernement ont exprimé des inquiétudes similaires après que le Parlement arménien a ratifié en juin un accord russo-arménien controversé sur la création d’un nouveau système de défense aérienne commune. Le ministère de la Défense d’Erevan a tenté de dissiper ces inquiétudes, affirmant qu’un général arménien commanderait toutes les forces russes et arméniennes de défense aérienne déployées en Arménie. Celles-ci comprennent les chasseurs MiG-29 de la base militaire russe dont le siège est à Gumri.

La base est chargée d’aider l’Arménie à protéger son territoire internationalement reconnu, qui ne comprend pas le Haut-Karabagh. Ses troupes n’ont donc aucune obligation formelle d’intervenir dans une éventuelle guerre arménienne-azérie pour la région en litige.

Néanmoins, certains observateurs azerbaïdjanais et même des législateurs pro-gouvernementaux ont déjà dénoncé le nouvel accord de défense russo-arménien comme une preuve supplémentaire du soutien de la Russie à l’Arménie dans le conflit du Karabagh.

Incidemment, Shoygu a rencontré hier le ministre de la Défense de l’Azerbaïdjan, Zakir Hasanov. Une déclaration du ministère russe de la Défense l’a cité en disant que la Russie et l’Azerbaïdjan intensifieront leur coopération militaire. Le ministre russe de la Défense a souligné leur lutte commune contre le « terrorisme international » et la formation du personnel militaire azerbaïdjanais dans les académies militaires russes.

La déclaration n’a pas précisé si Shoygu et Hasanov ont discuté de l’accord russo-arménien signé juste après leurs entretiens.

posté le 1er décembre 2016 par Claire/armenews

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ARMENIE/AZERBAIDJAN
Le processus de paix au Haut-Karabagh dans une impasse ?

Le processus de paix du Haut-Karabagh sera bloqué jusqu’à ce que l’Azerbaïdjan accepte les mesures de confiance visant à empêcher les violations du cessez-le-feu dans la zone de conflit, a déclaré hier un haut responsable arménien.

Les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont entendus sur ces mesures lorsqu’ils se sont réunis à Vienne en mai dernier, peu de temps après les pires affrontements au Karabagh depuis 1994. Il s’agissait d’accepter les enquêtes internationales sur des incidents armés, une idée avancée depuis longtemps par les médiateurs américain, russe et français.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré la semaine dernière que le président azerbaïdjanais Ilham Aliev s’est opposé à la tenue de telles enquêtes lors d’une réunion de suivi avec son homologue arménien Serge Sarkissian, qui s’est tenue à Saint-Pétersbourg en juin.

Aliev et Sarkissian se sont encore engagés à renforcer le régime de cessez-le-feu dans une déclaration conjointe avec le président russe Vladimir Poutine qui a été publiée après cette réunion. Ils ont également laissé entendre qu’il y avait des progrès vers une résolution pacifique du conflit du Karabagh.

Selon des responsables arméniens, le processus de paix n’a pas progressé depuis le sommet de Saint-Pétersbourg en raison du refus de Bakou de se conformer aux accords de confiance.

“Il n’y a toujours pas de progrès dans le processus de négociation“, a déclaré à la presse le ministre adjoint des Affaires étrangères Shavarsh Kocharian. “En outre, à ce stade, il n’est pas possible d’attendre des progrès tant que les accords conclus à Vienne et à Saint-Pétersbourg ne seront pas mis en œuvre“.

“Il n’est pas possible de s’attendre à des progrès dans le processus de négociation tant qu’il y a une menace de guerre renouvelée et pas de confiance entre les parties, tant qu’ils tirent et organisent des provocations sur la ligne de contact“ autour de Karabagh.

Kocharian a également déclaré à cet égard qu’il n’est pas encore sûr que les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais tiennent une réunion en face à face en marge de la conférence ministérielle annuelle de l’OSCE qui se tiendra à Hambourg les 8 et 9 décembre.

Les médiateurs américain, russe et français qui co-dirigent le Groupe de Minsk de l’OSCE n’ont jusqu’à présent programmé que des entretiens séparés dans la ville allemande entre Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov. Ils ont expliqué le 26 octobre qu’ils discuteraient avec Mammadyarov et Nalbandian de la possibilité d’organiser un autre sommet arménien-azerbaïdjanais “à la première occasion“.

Les deux ministres se sont mutuellement accusés lorsqu’ils ont reçu le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni à Erevan et à Bakou au début du mois. Nalbandian a souligné la réticence de Bakou à accepter les garanties contre les violations de la trêve, tandis que Mammadyarov a affirmé que la partie arménienne était désireuse de préserver le statu quo du Karabagh.

posté le 24 novembre 2016 par Claire/armenews

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ARMENIE-AZRBAÏDJAN
L’arrivée des missiles Iskander en Arménie était une nécessité imposée par le surarmement de l’Azerbaïdjan selon le président arménien Serge Sarkissian

Dans une interview accordée à Dimitry Kiselyov le directeur de l’agence de presse russe RIA Novosti, le président arménien Serge Sarkissian a évoqué l’achat des missiles Iskander M par l’Arménie. L’Arménie qui a montré pour la première fois ces missiles achetés à la Russie, lors du défilé militaire du 21 septembre dernier. Selon les sources de l’agence russe RIA Novosti, l’armée arménienne avait reçu ces Iskander M lors du conflit d’avril dernier au Haut-Karabagh, juste après l’attaque massive azérie sur les positions arméniennes. Le président arménien a affirmé lors de son interview « je crois que ce fait nous a été imposé, afin d’équilibrer les forces militaires en présence. Il n’est pas secret que l’Azerbaïdjan s’est équipée d’un armement important a au cours des dernières années. Nous n’avions pas les mêmes ressources financières que l’Azerbaïdjan mais nous tentions toujours de trouver des solutions pour garder l’équilibre militaire. Je pense que l’Iskander fait partie de cet équilibre recherché ». Serge Sarkissian a ajouté « bien évidemment, la course à l’armement n’est pas la meilleure chose, et nous ne désirons pas qu’elle se poursuive, mais que faire d’autre si chaque jour on vous menace avec la guerre ? Vous devez prendre des décisions pour cela ». Le président arménien a également rappelé que l’Arménie avait avec la Russie un accord portant sur l’équilibre des forces dans la région.

Krikor Amirzayan

posté le 18 novembre 2016 par Krikor Amirzayan/armenews