Nouvelles d'Arménie
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Défense


SECURITE
L’armée arménienne poursuivra ses missions au Kosovo et en Afghanistan

L’Arménie continuera de fournir des troupes aux missions dirigées par l’OTAN en Afghanistan et au Kosovo et renforcera sa coopération plus large avec l’OTAN, ont annoncé hier de hauts responsables à Erevan.

Selon Levon Ayvazaian, chef du département de la politique de défense du ministère arménien de la Défense, 121 soldats arméniens sont actuellement déployés en Afghanistan et 35 autres au Kosovo.

“Notre participation s’est poursuivie à la même échelle cette année et nous avons pris la décision politique de la poursuivre dans les années à venir“, a annoncé M. Ayvazian.

Les soldats qui y sont en poste font partie de la brigade spéciale de maintien de la paix de l’armée arménienne qui a reçu une aide considérable de la part des États-Unis et d’autres États membres de l’OTAN. Les États-Unis ont notamment aidé à rénover le centre de formation de la brigade près d’Erevan. Des hauts responsables militaires arméniens et américains ont inauguré les installations le 31 octobre.

Les déploiements arméniens au Kosovo et en Afghanistan ont mis en évidence les liens croissants de l’Arménie avec l’OTAN, issus d’un plan d’action individuel de partenariat lancé à l’origine en 2006 et régulièrement mis à jour depuis lors.

Armen Yedigarian, un haut responsable du ministère arménien des Affaires étrangères, a déclaré que la cinquième version la plus récentedu plan d’actions a été approuvée par l’OTAN en avril. Le document énumère les activités conjointes prévues pour 2017-2019.

Yedigarian et Ayvazian ont rencontré la presse lors du lancement officiel d’une « Semaine de l’OTAN » en Arménie. Rosaria Puglisi, chef adjoint d’un bureau de liaison de l’OTAN dans le Caucase du Sud, a également pris la parole lors de cet événement. Elle a annoncé que la secrétaire générale adjointe de l’OTAN, Rose Gottemoeller, arrivera lundi à Erevan pour des entretiens avec le président Serge Sarkissian et d’autres dirigeants arméniens.

Selon Ayvazian, « la coopération militaro-technique » est également à l’ordre du jour des négociations entre l’Arménie et l’OTAN et ses États membres. “Il ne se limite pas à l’achat d’armes et de munitions“, a-t-il expliqué. “Il y a également de nombreux autres éléments tels que la coopération sur la technologie, les solutions conjointes, les entreprises, etc.“

Le responsable de la défense a cité l’exemple d’une coentreprise arméno-polonaise créée en 2013 pour fabriquer des équipements de protection tels que des casques de l’armée, des gilets pare-balles, et des tentes gonflables pour l’armée arménienne.

“Nous avons également une expérience assez longue dans la mise en place et l’exploitation de coentreprises avec la Grèce“, a ajouté Ayvazian. “Nous menons des négociations dans ce sens avec différents Etats et je pense que nous aurons de meilleurs résultats, plus visibles, au fil du temps“.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Un général a été contraint de quitter l’armée

L’un des généraux les plus influents de l’Arménie a été limogé hier après avoir été publiquement réprimandé par le ministre de la Défense Vigen Sargsian.

Le président Serge Sarkissian a démis le lieutenant-général Haykaz Baghmanian de ses fonctions de chef adjoint de l’état-major de l’armée arménienne.

S’adressant aux journalistes, M. Sargsian a déclaré que M. Baghmanian avait demandé à ne plus faire partie de l’armée “à ma demande“. Il a accusé ce dernier de ne pas avoir respecté des “accords de travail“ non spécifiés “incompatibles avec d’autres services conjoints“.

Baghmanian occupe ce poste depuis 2009. L’ancien officier de l’armée soviétique avait auparavant commandé deux corps d’armée arméniens.

Baghmanian a longtemps été sous les projecteurs des médias en raison de ses intérêts commerciaux et de son style de vie somptueux qui ont soulevé des questions au sujet de son intégrité. Il a également été parfois pointé du doigt suite à des controverses.

L’année dernière, par exemple, un entrepreneur de la ville de Martuni, dans l’est de l’Arménie, a allégué que Baghmanian avait acquis la propriété d’une de ses entreprises par des moyens frauduleux. Le général a nié l’allégation. L’entreprise en question, une station d’essence liquéfiée, est maintenant dirigée par son fils de 28 ans.

En 2010, la publication d’une enquête de Hetq.am a rapporté que Baghmanian a été repéré lors d’un service de requiem en l’honneur d’un criminel notoire décédé.

Hakob Badalian, un analyste politique basé à Erevan, a suggéré qu’en attaquant ouvertement et en forçant Baghmanian à démissionner, Sargsian a cherché à démontrer qu’il avait une autorité suffisante sur l’armée.

“C’est un signal pour les puissances étrangères, les civils arméniens et les hommes au pouvoir concernant l’influence politique de Vigen Sargsian sur les forces armées“, a commenté Badalian.

Sargsian, 42 ans, est largement considéré comme un protégé et un successeur potentiel du président Sarkissian. Il était le chef de l’équipe présidentielle avant d’être nommé ministre de la Défense il y a un peu plus d’un an.

Rencontrant de hauts responsables militaires fin octobre, Sarkissian s’est engagé à « moderniser » l’armée arménienne à travers un plan d’action de sept ans qui, selon lui, sera lancé moins de trois mois avant la fin de son mandat présidentiel en avril.

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
Grève de la faim pour les étudiants manifestant contre la loi sur le service militaire

Plusieurs étudiants membres d’un groupe de pression qui proteste contre la loi sur le service militaire ont entamé une grève de la faim à Erevan, alors que les députés arméniens ont commencé hier à débattre du projet controversé en deuxième lecture.

Les protestations suscitées suite à l’idée de législation limitant considérablement les possibilités de reporter son service militaire pour les étudiants, y compris ceux qui souhaitent poursuivre une carrière scientifique, sont entrées dans leur deuxième semaine.

Plusieurs centaines d’étudiants boycottent les cours depuis le 7 novembre, faisant le tour du campus de l’université d’Erevan, l’établissement d’enseignement le plus ancien et le plus important d’Arménie, et invitant leurs camarades à se joindre à leur mouvement pour manifester leur désaccord. Le projet de loi a déjà été adopté en première lecture à la fin du mois dernier.

Les représentants des étudiants protestataires ont été reçus par le Premier ministre, les ministres de l’Education et de la Défense, mais ils ont refusé d’arrêter leurs protestations même après avoir été invités à se joindre à la rédaction d’amendements pertinents après l’adoption de la loi.

Le projet de loi stipule que pour obtenir un report de son service militaire, tous les étudiants qui veulent poursuivre leurs études doivent signer des contrats avec le ministère de la Défense et accepter de servir trois ans dans l’armée après avoir terminé leurs études à l’endroit choisi par le ministère. Sinon, les étudiants seront enrôlés dans l’armée dès l’âge de 18 ans.

Les étudiants protestataires ainsi que plusieurs partis d’opposition et personnalités publiques en Arménie estiment que cette mesure nuira au développement de la science dans le pays, car elle entraînera des interruptions dans le processus éducatif ou découragera les quelques étudiants qui souhaitent poursuivre une carrière scientifique.

Cinq membres du groupe “For Science Development“ se sont enfermés dans l’une des salles de conférence de la Faculté de Sociologie, Informatique et Mathématiques Appliquées de l’Université d’Erevan, déclarant qu’ils n’arrêteront leur grève de la faim qu’après le retrait du projet de loi.

Parmi les participants à cette grève de la faim figure David Petrosian, étudiant et activiste. Il a déclaré qu’ils protestaient en particulier contre la décision du Parlement de poursuivre les discussions sur le projet de loi sans tenir compte de leurs préoccupations et sans y apporter de modifications avant la deuxième lecture.

“En outre, avec cette grève de la faim, nous essayons de montrer à tous les citoyens que leur voix compte. L’apathie publique qui s’est répandue est très triste à voir. Nous contribuons nous à surmonter cette apathie“, a commenté le militant.

Petrosian, qui a servi dans l’armée, a déclaré que trois autres étudiants du groupe ont également terminé leur service militaire. “Quatre d’entre nous ont servi dans l’armée. Et par là nous voulons prouver que c’est un mouvement pour l’équité et la justice “, a-t-il expliqué.

Le ministre de la Défense, Vigen Sargsian, a également déclaré à plusieurs reprises que le nouveau projet de loi vise à rétablir la justice parmi les étudiants masculins qui bénéficient d’un report et d’une exemption du service militaire, et de ceux qui n’en bénéficient pas. Il a insisté sur le fait que son but n’était pas de faire l’armée. Le ministre et d’autres représentants du gouvernement croient que la loi ne nuira en rien à la science, mais qu’elle ne fera qu’éliminer la corruption en gommant une lacune importante permettant d’éviter son service militaire obligatoire.

L’activiste Petrosian, quant à lui, a exhorté les autres étudiants engagés dans les manifestations à continuer. Il a répondu aux questions de RFE / RL derrière une porte fermée, précisant que le groupe avait décidé de garder la porte de la salle de cours fermée même aux autres étudiants, y compris ceux qui voudraient se joindre à la grève de la faim.

Environ une trentaine d’étudiants du Conservatoire d’Etat d’Erevan se sont joints à la manifestation organisée sur le campus de l’université d’Etat d’Erevan.

posté le 15 novembre 2017 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Rencontre entre Edouard Nalbandian et les médiateurs de l’OSCE

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a discuté d’une éventuelle rencontre avec son homologue azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov, lors d’une rencontre hier avec des médiateurs internationaux pour faire avancer les efforts de paix dans le règlement du conflit du Haut-Karabagh.

La rencontre entre Nalbandian et les coprésidents du Groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Russe Igor Popov, le Français Stéphane Visconti et l’Américain Andrew Schofer, a eu lieu à Moscou.

Selon un communique du ministère des Affaires étrangères d’Arménie, Andrzej Kasprzyk, représentant personnel du président en exercice de l’OSCE, a également participé à la réunion.

Au cours de celle-ci, les parties ont échangé leurs points de vue sur les mesures nécessaires pour créer les conditions propices à l’avancement du processus de règlement exclusivement pacifique du conflit du Haut-Karabagh. Les interlocuteurs ont discuté des mesures visant à mettre en œuvre les accords conclus lors des sommets à Vienne, à Saint-Pétersbourg et à Genève, précise le communiqué.

“La possibilité d’organiser une réunion entre les ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan a été discutée“, révèle-t-il.

Le ministre adjoint des Affaires étrangères de l’Arménie, Shavarsh Kocharian, a déclaré au début de ce mois-ci que les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan envisageaient d’entamer de nouveaux pourparlers sur le conflit du Haut-Karabagh.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit lors de leur rencontre à Genève le 16 octobre. Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé la tenue de “séances de travail“ avec le ministre des Affaires étrangères Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Mammadyarov.

Mammadyarov a déclaré à la fin du mois dernier qu’il pourrait rencontrer Nalbandian à Moscou le 16 novembre. Le ministre azerbaïdjanais devrait rencontrer les médiateurs ce jour-là. Nalbandian accompagnera le président Sarkissian lors d’un voyage dans la capitale russe, qui débutera le 15 novembre.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rendra prochainement en Arménie, puis en Azerbaïdjan, a rapporté l’agence de presse russe TASS.

“Au début de la semaine prochaine, des visites à Erevan et à Bakou sont prévues. Elles sont liés au 25e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques russo-arméniennes et russo-azerbaïdjanaises. Les questions de relations bilatérales sont à l’ordre du jour, nous avons de riches relations avec ces deux pays “, a commenté M. Lavrov.

Selon lui, les questions internationales seront discutées lors des réunions.

En attendant, avant la tournée régionale de Lavrov, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a réitéré la position de son pays sur le règlement du Haut-Karabagh. S’exprimant lors d’une réunion consacrée au 25e anniversaire de la fondation du nouveau parti d’Azerbaïdjan au pouvoir, Aliev a de nouveau déclaré que le conflit du Haut-Karabagh doit être réglé “dans le cadre du principe de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan“.

“Il n’y a pas d’autre moyen. Nous ne permettrons jamais la création d’un second Etat arménien sur notre territoire historique “, a affirmé le dirigeant azerbaïdjanais. Il a en outre affirmé que l’Azerbaïdjan restaurera à tout prix son intégrité territoriale. Selon Aliev, l’Azerbaïdjan renforcera constamment ses forces armées.

“D’après les estimations internationales, notre armée est l’une des armées les plus puissantes au monde. L’armée recevra autant de moyens et d’équipements que nécessaire, sans restriction “, a prévenu Aliev.

posté le 15 novembre 2017 par Claire/armenews

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SERVICE MILITAIRE
Le ministère de la Défense va devoir renoncer à abolir une loi sur l’amnistie par l’argent

Un comité permanent du Parlement a rejeté vendredi une proposition du ministère de la Défense visant à abolir une loi autorisant les hommes arméniens qui ont frauduleusement évité le service militaire obligatoire à s’acheter une amnistie.

En vertu de la loi promulguée en 2004, ils peuvent éviter les poursuites pénales en échange d’une lourde taxe. Le régime d’amnistie pour l’argent s’appliquait à l’origine aux déserteurs âgés de 27 ans ou plus en juin 2004. Ce seuil d’âge a été relevé à plusieurs reprises depuis.

Les factions parlementaires du Parti républicain (HHK) et de tous les autres groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale veulent maintenant une autre extension qui s’appliquerait aux citoyens de sexe masculin qui ont eu 27 ans avant le 1er décembre 2017.

Le ministère de la Défense a proposé un amendement à leur projet de loi commun stipulant qu’il n’y aura pas d’autres extensions du système. Le président de la commission de la défense et de la sécurité du Parlement, Koryun Nahapetian, et plusieurs autres députés affiliés au HHK ont publiquement critiqué l’amendement en début de semaine dernière.

Le comité s’est formellement opposé à la proposition lors d’une réunion qui s’est tenue tard jeudi soir. La plupart de ses membres étaient d’avis que la mesure demandée par le ministre de la Défense Vigen Sargsian priverait des milliers d’hommes d’une chance de retourner dans leur patrie.

L’une des adjointes républicaines, Karine Achemian, a également fait valoir que l’amendement de Sargsian limiterait le droit constitutionnel des députés de proposer n’importe quel projet de loi.

Le panel parlementaire a également rejeté une autre proposition du ministère qui visait à augmenter considérablement le coût légal de l’amnistie, pour qu’il atteigne au moins 9 millions de drams (19 000 $). La dernière version du projet de loi approuvé fixe le montant à environ 3,6 millions de drams.

Nahapetian a déclaré mercredi dernier que 700 et 800 réfractaires ont bénéficié d’une telle amnistie chaque année depuis 2004. Il a également révélé que près de 9 500 autres hommes sont toujours en fuite, accusés d’évasion.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews

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DEFENSE
L’Arménie et Israël ont discuté de la vente d’armes à l’Azerbaïdjan

L’Arménie a tenu des discussions “très ouvertes et positives“ avec Israël concernant les ventes à grande échelle d’armes fabriquées par Israël en Azerbaïdjan, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, lors d’une visite officielle à Jérusalem la semaine dernière.

Dans une interview accordée à la télévision publique israélienne, Nalbandian a également déclaré qu’Erevan s’attendait à ce que l’Etat juif reconnaisse officiellement le génocide arménien de 1915 par la Turquie ottomane. “C’était un sujet dont nous avons parlé“, a-t-il déclaré dans des remarques publiées vendredi par le ministère arménien des Affaires étrangères.

M. Nalbandian a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi, le président de la Knesset Yuli Edelstein et d’autres responsables israéliens lors de ce qu’il a qualifié de visite “courte mais très intensive“ qui a débuté lundi dernier.

Netanhyahu a tweeté après ses entretiens avec le chef de la diplomatie arménienne qu’ils ont accepté de “renforcer“ les relations bilatérales dans des domaines tels que la technologie de l’information et l’agriculture. On a également rapporté que Nalbandian a exprimé sa confiance en une « nouvelle impulsion » des relations entre les deux pays.

Les relations arméno-israéliennes ont été glaciales jusqu’à présent à cause de la coopération militaire étroite d’Israël avec l’Azerbaïdjan. Les compagnies de défense israéliennes ont vendu au moins 1,6 milliard de dollars d’armes à Bakou au cours des dernières années seulement. Certains d’entre eux ont été utilisés par l’armée azerbaïdjanaise lors des combats d’avril 2016 au Nagorno-Karabakh.

“Le commerce des armes n’est pas un commerce de légumes et il a toujours un côté sombre qui pourrait avoir des conséquences négatives“, a déclaré M. Nalbandian à la chaîne de télévision israélienne. “Ce qui est important dans les relations de l’Arménie avec Israël, c’est que nous n’avons pas de questions taboues dans nos discussions, et que, même pour des questions sensibles, nous discutons ouvertement et essayons de trouver des solutions.“

“Nous discutons de la question d’une manière très ouverte et très positive“, a-t-il ajouté lorsqu’il a été interrogé sur les attentes d’Erevan concernant les accords d’armement du gouvernement d’Israël avec Bakou.

Nalbandian n’a pas non plus précisé clairement s’il avait discuté avec Netanyahou d’un récent scandale impliquant une compagnie israélienne accusée d’avoir attaqué une position de l’armée arménienne cet été avec des drones “suicides“ fabriqués et vendus à l’armée azerbaïdjanaise. En août, une agence gouvernementale israélienne a interrompu la livraison des drones Orbiter en Azerbaïdjan en attendant une enquête menée par elle.

Dans un court communiqué publié mardi dernier, un porte-parole de Netanyahu a expliqué que le leader israélien avait soulevé avec Nalbandian “la question des tentatives iraniennes d’établir une présence militaire dans la région et son influence négative“.

Nalbandian a insisté sur le fait que les relations cordiales de l’Arménie avec l’Iran ne sont pas un “obstacle dans nos relations bilatérales avec Israël.“

Dans une autre indication de leur relation difficile, l’Arménie et Israël n’ont toujours pas ouvert d’ambassades dans leurs capitales respectives. L’ambassadeur israélien en Arménie est basé à Tbilissi.

“Dès qu’Israël aura ouvert une ambassade en Arménie, nous ferons de même et ouvrirons une ambassade en Israël“, a commenté M. Nalbandian. Il n’a pas précisé quand cela pourrait arriver.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE-DEFENSE
L’Arménie serait le pays le plus militarisé d’Europe et le troisième au monde

Le journal arménien « Jamanak » écrit « l’Arménie est le premier pays militarisé d’Europe et le troisième dans le monde selon les conclusions du Global Militarization Index 2016. Le calcul de la militarisation d’un pays inclut également les frais engagés par le pays dans l’éducation et la santé. Le budget de la Défense en hausse, l’Arménie aura l’an prochain encore « l’honneur » de figurer en tête du classement ».

« Jamanak » s’inquiète de ce classement, car « les pays militarisés (...) car l’Arménie ne pourra attirer les investissements étrangers. Le business dans le monde désire rester loin des pays militarisés en général car ces pays ne peuvent avoir une économie libre et sont en conflit ouvert ou larvés avec les pays voisins ». Le journal s’inquiète par ailleurs d’un des effets directs de cette militarisation de l’Arménie à savoir l’appauvrissement de sa population par les dépenses militaires.

Krikor Amirzayan

posté le 11 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


DEFENSE
Vers la fin de l’amnistie conditionnelle pour ceux qui se sont soustraits au service militaire ?

Les députés pro-gouvernementaux ont publiquement critiqué hier une proposition du ministère de la Défense visant à abolir une loi permettant aux Arméniens qui ont frauduleusement évité le service militaire obligatoire d’acheter une amnistie gouvernementale.

En vertu de la loi promulguée en 2004, ces hommes peuvent éviter les poursuites pénales en échange d’une lourde amende qui varie en fonction du nombre d’années qu’ils n’ont pas passé pour l’armée. L’amende maximale a été fixée à 1,8 million de drams (3 750 dollars) par personne.

Le régime d’amnistie par l’argent était à l’origine applicable uniquement aux hommes déserteurs âgés de 27 ans ou plus en juin 2004. Ce seuil d’âge a été relevé à plusieurs reprises depuis.

Les factions parlementaires du Parti républicain (HHK) et de tous les autres groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale cherchent maintenant une autre extension qui s’appliquerait aux citoyens de sexe masculin qui ont eu 27 ans avant le 1er décembre 2017.

Le ministère de la Défense a pour sa part présenté un amendement à leur projet de loi commun stipulant qu’il n’y aura pas d’autres extensions du système. Il veut également élever drastiquement le coût légal de l’amnistie à 9 millions de drams.

Les députés affiliés au HHK ont rejeté l’amendement lors d’une réunion du comité du Parlement arménien sur la défense et la sécurité. Parmi eux, le président du comité, Koryun Nahapetian.

Celui-ci s’est justifié : “Notre objectif doit être d’aider nos compatriotes, qui ont évité le service militaire parce qu’ils ont déménagé à l’étranger avec leurs familles à un très jeune âge et qui souhaitent désormais retourner dans leur patrie - les aider et non leur créer des obstacles supplémentaires“.

Il a fait valoir qu’entre 700 et 800 réfractaires ont bénéficié d’une telle amnistie chaque année depuis 2004. Le ministère de la Défense a ainsi reçu un total de 8 milliards de drams (17 millions de dollars), a-t-il précisé. Nahapetian a également révélé que près de 9 500 autres hommes sont toujours en fuite, accusés d’évasion.

“Que voulons-nous faire ? Jeter ces gens en prison ?“, s’est insurgé un autre député du HHK, Felix Tsolakian.

Tsolakian a également protesté contre les frais d’amnistie beaucoup plus élevés exigés par le ministère. “Les Arméniens de retour de Russie reviennent parce qu’ils n’ont pas d’argent. Ils n’y ont pas réussi “, a-t-il noté.

Le vice-ministre de la Défense, Artak Zakarian, a toutefois insisté sur le fait que le maintien de l’amnistie conditionnelle ne ferait qu’encourager davantage les esquives. “Nous voulons vraiment que nos citoyens reviennent mais, en même temps, nous ne devons pas laisser cette porte ouverte à la fuite des autres“, a résumé Zakarian, également affiliée au HHK.

Le comité du Parlement se réunira à nouveau vendredi pour formuler sa position finale sur la mesure qui a été personnellement défendue par le ministre de la Défense Vigen Sargsian.

posté le 9 novembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Inauguration d’un centre de formation militaire principalement financé par les Etats-Unis

De hauts responsables militaires arméniens et américains ont inauguré hier le centre de formation récemment rénové d’une brigade arménienne qui fournit des troupes à des missions dirigées par l’OTAN en Afghanistan et au Kosovo.

Le bâtiment principal de trois étages du centre de formation militaire de Zar a été rénové et équipé dans le cadre de la première phase de la rénovation financée principalement par les États-Unis.

S’exprimant lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre de la Défense Vigen Sargsian et le brigadier général Dawne Deskins du commandement européen de l’armée américaine ont salué le développement comme une nouvelle étape dans la coopération arméno-américaine. Sargsian a déclaré que le centre sera encore élargi et modernisé dans les années à venir.

Le travail de reconstruction a été officiellement lancé en mars de cette année en présence de Sargsian, de l’ambassadeur des États-Unis en Arménie Richard Mills et d’officiers supérieurs du Corps des ingénieurs de l’armée américaine.

La brigade de maintien de la paix de l’armée arménienne a reçu une aide financière et technique considérable de la part des États-Unis et d’autres États membres de l’OTAN depuis sa création au début des années 2000. L’OTAN a assigné à la brigade un degré plus élevé de préparation au combat et d’interopérabilité après avoir suivi un exercice de quatre jours qu’elle a tenu à Zar en 2015.

Plus de 130 soldats de la brigade sont actuellement déployés au Kosovo, en Afghanistan et au Liban.

“Nous apprécions grandement la participation de l’Arménie aux opérations internationales de maintien de la paix et aux exercices multinationaux dirigés par l’OTAN“, a déclaré le président américain Donald Trump dans une lettre datée du 21 septembre adressée à son homologue arménien Serge Sarkissian.

L’Arménie envisage de rejoindre plus de missions de maintien de la paix à l’étranger avec des unités médicales et de déminage spécialisées dans un proche avenir. Ils suivront une formation aux États-Unis avant un tel déploiement.

En octobre 2016, Sargsian et Mills ont inauguré une nouvelle école paramédicale des forces armées arméniennes. Des instructeurs militaires américains ont formé le premier groupe de personnel enseignant en arménien pour l’école en août 2015.

M. Mills a déclaré en juillet que l’alliance militaire et politique entre l’Arménie et la Russie ne l’empêchait pas d’établir des liens de sécurité plus étroits avec les États-Unis : “La coopération entre les Etats-Unis et l’Arménie a progressé et s’est intensifiée ces dernières années“.

posté le 1er novembre 2017 par Claire/armenews

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