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Droits de l’homme


ARMENIE
Divergence concernant un comité des droits de l’homme au sein du Parlement

Les membres de la faction de l’opposition Yelk dans le Parlement nouvellement élu d’Arménie ont cherché vendredi à convaincre le Parti républicain (HHK) de garder un comité permanent des droits de l’homme malgré la décision de réduire le nombre de ces comités, qui passeront de 12 à 9.

En vertu de la nouvelle structure proposée par le HHK, les questions relatives aux droits de l’homme seront discutées au sein d’un comité qui sera chargé des questions d’état et juridiques. Les membres de l’opposition trouvent que cela envoie un mauvais message au public.

Edmon Marukian, un membre de premier plan de la faction Yelk, a craint que la « dissolution » du comité des droits de l’homme et la réduction du nombre de comités fasse partie d’un plan gouvernemental visant à empêcher qu’un représentant de l’alliance de l’opposition ne soit élu président.

En vertu de la nouvelle Constitution de l’Arménie et de la législation réformée, un membre de l’opposition aurait une telle opportunité.

Pendant ce temps, le HHK a indiqué qu’un de ses membres dirigera le comité global, au sein duquel un sous-comité des droits de l’homme pourrait être créé.

“Vous ne voulez pas garder ce comité afin que Yelk ne puisse pas avoir un président du comité au Parlement. C’est l’essence même de cette proposition “, a regretté Marukian, se référant aux déclarations de différents fonctionnaires selon lesquelles le rôle de l’opposition dans le système parlementaire augmentera.

“Si un membre du HHK dirige un comité chargé des questions relatives aux droits de l’homme, ce sera comme s’il n’y avait aucun comité“, a ajouté Nikol Pashinian, chef de la faction Yelk.

Les représentants de HHK ont écarté les motifs politiques. Le député Hrair Tovmasian a expliqué que le maintien de chaque comité coûte jusqu’à 165 000 $ pendant cinq ans.

Vahram Baghdasarian, chef de la faction HHK, est allé plus loin, accusant Yelk de chercher un “poste“. “En d’autres termes, avez-vous besoin d’une voiture officielle, d’un poste de président du comité ou voulez-vous garder vos principes ? De certains de vos discours ici j’ai compris que l’opposition radicale veut avoir une position au pouvoir “, a-t-il expliqué.

Les principaux militants des droits de l’homme en Arménie ont critiqué la décision du HHK concernant le comité parlementaire.

Artur Sakunts croit qu’un comité des droits de l’homme pourrait jouer un rôle clé dans la surveillance parlementaire de l’accomplissement par l’Arménie des engagements internationaux et pourrait donc avoir une plus grande importance politique. “Mais l’incorporer dans un comité sur les questions d’état et de droit en fait une structure d’importance secondaire“, a-t-il assuré lors d’un entretien avec le service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am).

posté le 22 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
L’ombudsman remet en cause l’utilisation de la force contre Zaruhi Postanjian

L’ombudsman des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, a remis en question l’utilisation de la force par la police contre Zaruhi Postanjian, candidate de l’opposition aux élections municipales d’Erevan de dimanche dernier. Elle s’était faite expulsée de force d’un bureau de campagne du parti républicain (HHK), qu’elle accusait de soudoyer les électeurs.

Postanjian, députée du Parlement sortant et chef du parti Yerkir Tsirani qu’elle a récemment créé, et sa fille, Lilit Drampian, ont été expulsées des locaux utilisés pour la campagne du maire Taron Markarian.

Postanjian et Drampian ont été agressées au cours du processus d’expulsion. La fille de 22 ans de la candidate a été hospitalisée après l’incident, elle aurait eu une commotion cérébrale.

“Postanjian est encore membre du Parlement et candidate aux élections. C’est très important et cela aurait dû être pris en compte par la police pour prendre les mesures appropriées“, a déclaré Tatoyan dans un entretien hier.

“Dans toute situation, la police doit montrer une attitude respectueuse vis-à-vis des citoyens. Cela est, après tout, un facteur important pour la confiance de la population envers la police. En ce qui concerne cette situation particulière, nous avons immédiatement rédigé un rapport et l’avons envoyé à la police pour qu’une enquête interne soit lancée le plus tôt possible “, a ajouté Tatoyan.

L’ombudsman a souligné que son bureau a contacté la police sur ce sujet et a déclaré qu’une enquête était actuellement en cours.

Pendant ce temps, Postanjian elle-même a publié une déclaration lundi, déplorant le manque de réponse appropriée des organes d’application de la loi.

Plus tôt, le HHK avait déclaré que l’entrée de Postanjian au bureau de campagne était injustifiée et que ses activistes avaient agi correctement en contactant la police. Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK et directeur de la campagne électorale de la ville pour le parti au pouvoir, a même déclaré qu’il avait demandé à son personnel de ne pas la laisser entrer les locaux.

“Le comportement de Postanjian était illégal. Pendant une heure entière, le travail de notre bureau de campagne dans le district d’Avan a été perturbé en raison de la conduite inappropriée et anormale de Postanjian“, a-t-il déclaré.

Sharmazanov a également défendu les actions de la police. “Ce ne fut pas un usage d’une force grossière. Les organismes d’application de la loi ont fait ce qu’ils devraient faire. De plus, ils auraient dû le faire plus tôt “, a-t-il ajouté.

Le chef de la Commission électorale centrale, Tigran Mukuchian, n’a pas déclaré que le Code électoral interdit aux citoyens d’entrer dans les bureaux de campagne des partis politiques, mais il a insisté lundi sur la « présomption de raisonnabilité ». “ En d’autres termes, s’il s’agit d’un territoire où quelqu’un travaille, et si quelqu’un d’autre veut y pénétrer, alors que la personne qui possède légalement le territoire ne veut pas, la personne qui veut entrer ne peut pas le faire “, a t-il explicité.

posté le 17 mai 2017 par Claire/armenews

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DROITS DE L’HOMME
Interpol nie avoir publié un mandat d’arrêt contre le blogueur Lapshin

Contrairement aux allégations du président biélorusse Alexander Lukashenko, Interpol a déclaré qu’il n’avait jamais publié de mandat d’arrêt international contre le blogueur russe-israélien qui a été extradé vers l’Azerbaïdjan la semaine dernière.

Lukashenko avait affirmé le 3 février que Alexander Lapshin avait été arrêté à Minsk en décembre parce que “l’Azerbaïdjan a interjeté appel à Interpol, pas à nous.“ “Nous l’avons arrêté conformément à la décision d’Interpol et nous devons le remettre à l’Azerbaïdjan conformément à toutes les lois et règlements“, avait t-il stipulé lors d’une conférence de presse dans la capitale biélorusse.

Lapshin a été remis à l’Azerbaïdjan le 7 février pour faire face à des accusations d’entrée illégale sur le territoire azerbaïdjanais, qui découlent de ses voyages passés au Haut-Karabagh. Cette extradition a été critiquée par la Russie et l’Arménie.

La police arménienne a déclaré vendredi qu’elle avait demandé à Interpol de préciser si elle avait effectivement aidé les autorités azerbaïdjanaises à arrêter le blogueur de 40 ans.

Dans une réponse écrite publiée par un porte-parole de la police arménienne, le Secrétariat général de l’organisation de la police internationale a déclaré : “Nous avons vérifié et nous pouvons confirmer que cette personne est inconnue des bases de données d’Interpol“.

“Nous avons également transféré votre demande à notre service juridique et vous informerons dès que nous aurons plus d’informations“, a ajouté le secrétariat basé à Lyon, en France.

Le Bureau du Procureur général de la Biélorussie a confirmé plus tard dans la journée que Lapshin n’avait pas été placé sur une liste internationale de personnes recherchées. Un porte-parole de l’organisme d’application de la loi a déclaré à l’agence de presse RIA Novosti que le blogueur était détenu conformément à un traité signé par les anciennes républiques soviétiques qui composent la Communauté d’États indépendants.

posté le 13 février 2017 par Claire/armenews

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DROITS DE L’HOMME
L’Arménie s’insurge contre l’extradition du blogueur arrêté en Biélorussie vers l’Azerbaïdjan

L’Arménie a condamné hier l’attitude de la Biélorussie, membre de deux alliances russes d’anciens États soviétiques, pour avoir arrêté et extradé vers l’Azerbaïdjan un blogueur russo-israélien qui s’est rendu à plusieurs reprises au Haut-Karabagh.

Un haut représentant du Parti républicain a critiqué le président biélorusse Alexandre Loukachenko et a déclaré qu’Erevan devrait demander l’expulsion de la Biélorussie de l’un de ces blocs : l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

Le blogueur Alexander Lapshin a été transporté à Bakou mardi soir, juste après que la Cour suprême de Biélorussie a confirmé une décision de la Cour inférieure autorisant son extradition vers l’Azerbaïdjan en raison de ses voyages au Karabagh. Loukashenko avait prédit un tel verdict en fin de semaine dernière alors qu’il défendait fermement l’arrestation de Lapshin à Minsk.

“La persécution que subit Alexandre Lapshin et son extradition vers l’Azerbaïdjan constituent une violation flagrante des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la parole et du mouvement“, a déclaré Tigran Balayan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères arménien.

Balayan a exprimé la confiance en même temps que le précédent établi par les autorités biélorusses ne découragerait pas des étrangers de visiter le Karabagh sans la permission de Bakou. “Il ne fait aucun doute que l’afflux de personnalités politiques et publiques, d’artistes, de journalistes et de touristes vers l’Artsakh ne s’arrêtera pas mais, au contraire, se multipliera“, a-t-il assuré dans un communiqué.

L’extradition de Lapshin a provoqué une tempête de critiques au Parlement arménien hier matin. Des députés représentant le HHK ont lancé des attaques verbales sans précédent contre Lukashenko. Le vice-président du Parlement, Eduard Sharmazanov, qui est également le porte-parole principal du HHK, a affirmé que c’était le résultat d’un “sale accord“ avec Bakou.

“En tant que coprésident de la commission arméno-biélorusse de coopération parlementaire, j’affirme au nom de notre commission que c’est une décision honteuse qui ne découle pas de la logique d’un règlement pacifique du Karabagh“, s’est insurgé Sharmazanov au Parlement. “C’est un mouvement contre la Russie, l’Arménie, et le règlement pacifique du conflit.“

“Aucun régime démocratique n’aurait pu prendre une telle mesure“, a ajouté Sharmazanov, faisant clairement allusion au fait que Lukashenko a longtemps été fortement critiqué par les puissances occidentales et les chiens de garde non gouvernementaux concernant les droits de l’homme.

Vahram Baghdasarian, chef parlementaire du HHK, a accusé Lukashenko d’avoir extradé Lapshin vers l’Azerbaïdjan en échange d’une médaille d’Etat azerbaïdjanaise qu’il a reçue des mains du président Ilham Aliev lors d’une visite en novembre à Bakou. Le blogueur a été arrêté deux semaines après cette visite.

Baghdasarian a rejeté certains appels des politiciens de l’opposition à l’Arménie de suspendre son adhésion à l’OTSC. “Nous devrions plutôt soulever la question de mettre fin à l’adhésion de la Biélorussie à l’OTSC“, a-t-il répondu.

Le gouvernement russe a à plusieurs reprises mis en garde Minsk contre l’extradition de son citoyen. Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé hier sa “profonde déception“, affirmant que cette extradition “ne correspond pas à l’esprit de l’alliance entre la Russie et la Biélorussie“.

Les autorités azerbaïdjanaises prétendant que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » lorsqu’il a visité le Karabagh en 2011 et 2012 sans leur autorisation. Le jeune homme de 40 ans, qui détient des passeports israélien, russe et ukrainien, a écrit des comptes rendus détaillés des voyages sur son blog en langue russe.

Bakou a officiellement inscrit sur la liste noire 600 étrangers non-Arméniens qui ont voyagé au Karabagh en provenance d’Arménie. La liste noire comprend 180 journalistes.

posté le 9 février 2017 par Claire/armenews

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DROITS DE L’HOMME
Le blogueur russo-israélien a été extradé vers l’Azerbaïdjan

La Biélorussie a remis hier à l’Azerbaïdjan un blogueur russo-israélien qui avait été arrêté à Minsk en décembre en raison de ses visites au Haut-Karabagh.

Des photographies diffusées par les médias azerbaïdjanais montrent que des hommes masqués et fortement armés vêtus de camouflage ont escortés Lapshin hors d’un avion azerbaïdjanais quelques instants après son débarquement à Bakou.

L’extradition s’est produite quelques heures seulement après que la Cour suprême de Biélorussie a confirmé une décision du tribunal inférieur autorisant les autorités biélorusses à l’envoyer en Azerbaïdjan. Le président biélorusse Alexander Lukashenko avait prédit une telle décision alors qu’il défendait fermement l’arrestation de Lapshin vendredi dernier.

Les autorités azerbaïdjanaises affirment que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » lorsqu’il s’est rendu au Karabakh en 2011 et 2012 sans leur autorisation. L’homme de 40 ans, qui détient des passeports israélien, russe et ukrainien, a tenu des comptes rendus détaillés des voyages sur son blog en langue russe.

Le gouvernement russe a maintes fois fait savoir qu’il s’opposait fermement à l’extradition de Lapshin. Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a condamné l’affaire Lapshin comme étant une « honte » la semaine dernière.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), chien de garde basé à New York, a également dénoncé son arrestation.

“Les autorités biélorusses devraient immédiatement libérer Alexander Lapshin et lui permettre de voyager librement, sans crainte de représailles suite à son travail“, a déclaré Nina Ognianova, coordonnatrice du programme pour l’Europe et l’Asie centrale du CPJ, dans un communiqué publié peu de temps avant son extradition. “Les auteurs ne devraient jamais être emprisonnés pour avoir exprimé leur point de vue“.

Note d’Armenews.com : Des dizaines de milliers de touristes dont de très hautes personnalités internationales, au nombre desquelles figurent des responsables politiques de premier plan comme, par exemple, l’actuel ministre français de l’Intérieur se sont rendus dans la République du Haut Karabagh sans l’autorisation de Bakou. Est-ce à dire qu’elles seraient également passibles de demande d’extradition des autorités azerbaïdjanaises ? Cet événement délirant montre s’il en était besoin la nature dictatoriale des régimes azerbaïdjanais et biélorusse qui se sont livrées à travers cette pantalonnade à une violation à ciel ouvert des normes en matière de relations internationales et de démocratie. Cette situation aussi absurde que dangereuse montre également la nécessité de reconnaitre sur le plan international la République du Haut Karabagh qui, en proclamant son indépendance il y a plus de 25 ans, s’est enfin libéré d’un joug aussi raciste que criminel.

posté le 8 février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Le chef d’Etat biélorusse demande l’extradition du blogueur vers l’Azerbaïdjan

Ignorant les avertissements de la Russie et de l’Arménie, le président biélorusse Alexander Lukashenko a demandé vendredi aux autorités policières de Biélorussie d’extrader vers l’Azerbaïdjan un blogueur russo-israélien arrêté en raison de ses voyages au Haut-Karabagh.

Lukashenko a défendu son arrestation qui a eu lieu 14 décembre et a déclaré que le blogueur Alexander Lapshin aurait dû être remis à Bakou “il y a bien longtemps“.

“L’Azerbaïdjan a fait appel à Interpol, pas à nous“, aurait-il dit lors d’une conférence de presse. “Nous l’avons arrêté conformément à la décision d’Interpol et nous devons le remettre à l’Azerbaïdjan conformément à toutes les lois et règlements.“

Les autorités azerbaïdjanaises affirment que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » lorsqu’il s’est rendu au Karabagh en 2011 et 2012 sans leur autorisation. L’homme de 40 ans, qui possède des passeports israélien, russe et ukrainien, a fait des comptes rendus détaillés de ses voyages sur son blog en langue russe.

Un tribunal de Minsk a confirmé la décision la semaine dernière des procureurs biélorusses autorisant l’extradition de Lapshin. Un recours contre cette décision a été engagé.

“Ils disent qu’il a fait appel, mais je suis sûr que la cour va encore soutenir notre décision parce que c’est légal“, a commenté Lukashenko.

Lapshin a été détenu à Minsk deux semaines après que Lukashenko a visité Bakou et reçu le plus haut prix d’Etat d’Azerbaïdjan des mains du président Ilham Aliev. Les deux présidents ont longtemps maintenu un rapport personnel chaleureux.

Lukashenko a écarté la possibilité de libérer Lapshin en dépit des objections de la Russie à l’extradition du blogueur, qui a été d’abord exprimé publiquement par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, le mois dernier.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a réaffirmé vendredi que le transfert de Lapshin à Bakou était « inadmissible ». Selon l’agence de presse RIA Novosti, M. Zakharova a déclaré que Moscou entretient des « contacts intenses » avec les autorités biélorusses.

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a décrit le procès de Lapshin comme étant une “disgrâce“. L’Arménie et le Biélorussie sont tous deux membres de l’Union économique eurasienne et de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

posté le 6 février 2017 par Claire/armenews

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DROITS DE L’HOMME
Erevan condamne l’arrestation du blogueur israélien en Biélorussie

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a condamné hier la décision “honteuse“ des autorités biélorusses d’arrêter et de remettre à l’Azerbaïdjan un blogueur israélien qui s’est rendu au Haut-Karabakh dans le passé.

Alexander Lapshin, qui détient également des passeports russe et ukrainien, s’est rendu au Karabagh en 2011 et 2012. Il a par la suite écrit des compte-rendus détaillés de ses voyages sur son blog en langue russe. Les autorités azerbaïdjanaises prétendent que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » et a exhorté ses lecteurs à violer l’intégrité territoriale du pays.

Lapshin, 40 ans, a été arrêté en Biélorussie le 14 décembre. Un tribunal de Minsk a confirmé la semaine dernière la décision des procureurs biélorusses de permettre son extradition vers l’Azerbaïdjan.

“Je ne sais pas qui peut gagner quoique ce soit avec l’affaire Lapshin“, a déclaré Nalbandian lors d’une conférence de presse. “Mais je suis sûr que cela ne grandira la réputation de personne. C’est tout le contraire.

Il a continué : “C’est une honte. Dans certains cas, cette honte devient une caractéristique de l’identité de certaines personnes.“

Israël a demandé à la Biélorussie de ne pas remettre Lapshin à Bakou peu de temps après son arrestation. Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéi Lavrov, s’est également inquiété de son sort en janvier. Et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), un chien de garde basé à New York, a exigé la libération “inconditionnelle“ du blogueur dans une déclaration du 13 janvier.

Jusqu’à présent, le gouvernement arménien a pris soin de ne pas critiquer publiquement les autorités biélorusses.

Le médiateur arménien des droits de l’homme, Arman Tatoyan, les a fermement condamnées lors d’une rencontre avec un haut responsable du Conseil de l’Europe à Strasbourg la semaine dernière. Tatoyan a qualifié l’arrestation de Lapshin de « tentative de mettre un précédent inadmissible ».

« Je ne pense pas que cela deviendra un précédent ou que cela effraiera qui que ce soit », a insisté Nalbandian. “Les gens sont allés au Karabakh et continueront à y aller.“

Le gouvernement azerbaïdjanais a officiellement interdit à plus de 600 étrangers non arméniens de visiter l’Azerbaïdjan en raison de leurs voyages publicisés au Karabakh. La liste noire comprend 180 journalistes.

L’Arménie et le Biélorussie sont tous deux membres de l’Union économique eurasienne et de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Mais surtout, le président autoritaire de la Biélorussie, Aleksandr Lukashenko, maintient un rapport chaleureux avec son homologue azéri, Ilham Aliev. Lapshin a été arrêté environ deux semaines après la visite officielle de Loukachenko à Bakou au cours de laquelle il a reçu le plus haut prix de l’Etat azerbaïdjanais.

posté le 1er février 2017 par Claire/armenews

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GENOCIDE
Des centaines de nazis seraient toujours en liberté, selon un expert

Des centaines, voire des milliers, d’anciens nazis soupçonnés de crimes de guerre pourraient encore être en liberté, a affirmé le directeur du Centre Simon-Wiesenthal à Jérusalem, Efraïm Zuroff, reconnu comme un spécialiste mondial de la traque de nazis.

“Ils sont encore des centaines et peut-être des milliers mais la question est de savoir qui peut être traîné en justice“, a affirmé M. Zuroff, qui s’exprimait à l’occasion de la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste. D’après lui, la plupart d’entre eux ne seront pas traduits en justice, de nombreux pays n’étant guère disposés à les poursuivre.

Depuis 2001, 104 anciens nazis ont été condamnés pour leur participation à la Shoah, durant la période où environ 6 millions de juifs ont été assassinés par les nazis et leurs complices, selon les chiffres du Centre Simon-Wiesenthal.

Mais entre avril 2015 et mars 2016, une seule condamnation a été prononcée -cinq ans de prison ferme pour un ancien gardien du camp d’extermination d’Auschwitz âgé de 94 ans, en Allemagne- et seulement deux nouveaux cas ouverts. “Il va y avoir une augmentation des poursuites en raison des changements dans la politique de la justice allemande“, a toutefois expliqué M. Zuroff.

La justice allemande a modifié ses règles en 2011 afin de permettre les poursuites contre ceux qui ont collaboré avec les nazis dans les camps de la mort, même sans avoir participé directement à l’assassinat d’innocents, offrant de nouvelles opportunités de juger des suspects malgré leur âge avancé.

Saluant les efforts de la justice allemande, M. Zuroff a déploré que de nombreux pays refusent de suivre cet exemple. Des collaborateurs des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale sont à l’abri dans plusieurs pays qui refusent d’entamer des actions en justice.

“En Ukraine, aucune enquête a été ouverte contre ces collaborateurs qui sont nombreux“, a affirmé Efraïm Zuroff. La Norvège et la Suède n’ont pas de règlements permettant de juger les anciens criminels de guerre, d’après ce “chasseur de nazis“. Or “des Norvégiens se sont portés volontaires pour aider les SS et ont été envoyés à l’est où ils ont commis des crimes contre l’humanité en Ukraine“, a-t-il expliqué.

Interrogé sur les efforts de la justice de condamner les anciens nazis, M. Zuroff a estimé “qu’il n’y avait aucun doute que c’était un échec“. “Le nombre impressionnant de gens impliqués dans la Shoah a rendu impossible le fait de les traduire tous en justice“, a-t-il dit.

posté le 30 janvier 2017 par Stéphane/armenews


JUSTICE
L’ombusman garde le silence suite à la condamnation d’un militant d’opposition

L’ombudsman des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, a refusé hier de commenter la décision controversée d’un tribunal d’Erevan de condamner un militant de l’opposition à deux ans de prison.

L’activiste, Gevorg Safarian, a été arrêté il y a un an, alors que lui et d’autres membres d’un groupe d’opposition radical se battaient contre la police anti-émeute place de la Liberté d’Erevan.

Safarian a été reconnu coupable d’agression d’un des policiers à la fin de son procès lundi. Il a nié l’accusation, qui pour lui est politiquement motivée.

“Le verdict n’est pas encore entré en vigueur. Je ne peux pas l’évaluer d’aucune façon “, a commenté Tatoyan face aux journalistes quand on lui a demandé de commenter la décision condamnée par les défenseurs des droits de l’homme arméniens et les leaders de l’opposition.

“La loi interdit au défenseur des droits de l’homme d’intervenir dans les affaires judiciaires en cours (...) Je violerais la loi si je donnais mon opinion“, s’est-il justifié.

La détention préventive de Safarian a été critiquée par Human Rights Watch l’an dernier. Le chien de garde basé à New York s’était insurgé contre le fait qu’il était poursuivi pour ses opinions politiques.

Safarian est affilié au mouvement d’opposition du Parlement fondateur. Il a été jugé en mai deux mois avant qu’une trentaine d’autres hommes affiliés au groupe radical s’emparent d’un poste de police à Erevan pour exiger la démission du président Serge Sarkissian et la libération de Zhirayr Sefilian, dirigeant emprisonné du Parlement fondateur. Les hommes armés se sont rendus aux forces de sécurité arméniennes après un affrontement de deux semaines qui fait trois morts du côté des policiers.

posté le 19 janvier 2017 par Claire/armenews

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