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Droits de l’homme


CORRUPTION
D’après Aliev, le lobby arménien serait à l’origine du scandale du « Laundromat »

L’Azerbaïdjan a accusé hier le philanthrope américain George Soros et le « lobby arménien » mondial après la parution d’une enquête révélant que des personnalités azerbaïdjanaises ont utilisé un fonds de 2,8 milliards de dollars pour acheter des politiciens européens, et blanchir de l’argent.

Le rapport, publié mercredi par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), révèle que des milliers de dollars ont été acheminés via quatre entreprises en Grande-Bretagne entre 2012 et 2014 pour acheter la mansuétude d’élus envers le régime d’Ilham Aliev.

Fruit d’une collaboration entre l’OCCRP et plusieurs médias en Europe, en Russie et aux États-Unis, le rapport est accablant.

Cependant, Aliev a rejeté les allégations de corruption via une déclaration de son bureau de presse. “Ni le président, ni les membres de sa famille n’ont de relation avec les accusations contenues dans le rapport de l’OCCRP“, peut-on lire dans un communiqué.

Il prétend que l’enquête sur la corruption est le travail de Soros et de ses « sbires ». « Les actes de George Soros doivent faire l’objet d’une enquête », a-t-il osé assurer. “Le lobby arménien travaillant en concert avec lui mene une campagne contre le président de l’Azerbaïdjan et les membres de sa famille“.

Le bureau d’Aliev a souligné l’origine apparemment arménienne de l’un des trois auteurs d’un vaste article sur l’enquête de l’OCCRP publiée par le quotidien britannique “The Guardian“. “Le fait qu’un des auteurs de l’article du journal ’The Guardian’ est une Arménienne, Dina Nagapetyant, prouve une fois de plus que ces accusations flagrantes sont les dernières actions suprêmes orchestrées par les Arméniens du monde entier“.

Aliev accuse depuis des années l’Arménie et sa diaspora mondiale d’être à l’origine des critiques occidentales sur le piètre bilan des droits de l’homme de son régime. En 2012, il a décrit « le lobby arménien » comme l’ennemi numéro un de son pays. Le gouvernement azerbaïdjanais a renforcé sa répression contre la dissidence, emprisonnant des dizaines de membres de l’opposition, des militants civiques et des journalistes. Ce fut notamment le cas pour Khadija Ismayilova, une journaliste d’investigation pour le service azerbaïdjanais de RFE / RL.

Selon le rapport de l’OCCRP qui s’intitule « The Azerbaijani Laundromat » (“La lessiveuse azerbaïdjanaise“), une partie de l’argent a servi à acheter au moins trois politiciens européens, un journaliste et des hommes d’affaires dans un effort de lobbying visant à détourner toutes les critiques portées contre l’Azerbaïdjana. “Cette opération intensive de lobbying a eu tellement de succès que les membres du Conseil de l’Europe ont voté contre un rapport critique contre l’Azerbaïdjan en 2013“, écrit “The Guardian“.

Les enregistrements bancaires ont été divulgués au journal danois “Berlingske“, qui a déclenché l’enquête de l’OCCRP. Elle montre des paiements multiples à plusieurs anciens membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), explique The Guardian.

Le Conseil de l’Europe, le principal organisme de surveillance des droits de l’Europe, enquête sur une corruption présumée au cours du vote, selon la BBC.

Aliev a pris le pouvoir en 2003 suite à la mort de son père, Heydar Aliev, ancien dirigeant du KGB qui gouvernait l’Azerbaïdjan d’une poignée de fer depuis 1993.

posté le 6 septembre 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
Le Défenseur des Droits de l’Homme déplore les conditions de détention d’un opposant

Mardi, le Défenseur des Droits de l’Homme arménien, Arman Tatoyan, a qualifié « d’inacceptable » les conditions de détention d’un militant de l’opposition, qui a été gardé en isolement pendant trois semaines.

Le militant, Gevorg Safarian, qui purge une peine de prison de deux ans, a été transféré lundi à sa cellule précédente dans la prison de Nubarashen à Erevan suite aux protestations de ses avocats, de ses partisans, ainsi que de militants des droits de l’homme. L’administration pénitentiaire l’a maintenu dans une cellule d’isolement pendant 23 jours pour des raisons encore incertaines.

Safarian a attribué la mesure punitive à son refus d’être transféré au bloc principal de la prison, où il craint d’être agressé par des détenus reconnus coupables de crimes graves et violents. Gevorg Gorgisian, l’un des deux législateurs de l’opposition qui ont rendu visite au militant lundi, a déclaré que l’administration de Nubarashen a refusé de donner une raison claire justifiant la tentative de relocalisation.

Safarian, qui est affilié au mouvement d’opposition radicale Parlement Fondateur, s’est également plaint des conditions difficiles dans sa cellule d’isolement. Tatoyan considère les plaintes justifiées.

« Nous parlons d’humidité excessive, de lumière naturelle [insuffisante] et, oui, de la présence d’insectes », a déclaré Tatoyan lors d’une conférence de presse.

« Ce problème est constamment au centre de nos préoccupations », a-t-il ajouté. « Chaque fois que nous rendons visite à un détenu, les conditions de détention sont d’une importance primordiale pour nous. Les conditions de détention [dans la cellule solitaire de Safarian] sont pour nous inacceptables ».

Tatoyan a également remis en cause la tentative de changement de cellule de Safarian et les motifs de son isolement. Il a déclaré qu’il avait exigé des explications officielles de la part du Ministère de la Justice, qui dirige les prisons arméniennes.

Safarian fait parmi des dizaines de militants de l’opposition radicale qui ont affronté la police anti-émeutes alors qu’ils célébraient le Nouvel An Place de la Liberté à Erevan le 1er janvier 2016. Il a été arrêté et accusé d’avoir agressé l’un des officiers. Une accusation qu’il nie et considère politiquement motivée. Un tribunal d’Erevan a condamné le militant à deux ans de prison en janvier de cette année.

Dans une autre affaire judiciaire, Safarian et plusieurs autres membres du Parlement Fondateur sont accusés d’avoir comploté d’importants « troubles de l’ordre public » en avril 2015. Ils nient fermement ces accusations.

posté le 26 juillet 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
L’UE loue les changements constitutionnels prévus en Arménie

L’Union européenne a loué les changements constitutionnels radicaux effectués par le président Serge Sarkissian qui transformeront l’Arménie en une république parlementaire.

Des représentants supérieurs de l’UE ont mentionné la réforme constitutionnelle, dénoncée par l’opposition arménienne, lors d’un « dialogue sur les droits de l’homme » annuel avec les responsables arméniens tenue à Bruxelles cette semaine. La délégation arménienne à la réunion était dirigée par la vice-ministre des Affaires étrangères Karen Nazarian et l’ombudsman des droits de l’homme, Arman Tatoyan.

“L’Union européenne et l’Arménie se sont félicité des progrès continus en matière de droits de l’homme en Arménie“, a déclaré le Service européen d’action extérieure (SEAE) dans un communiqué publié mardi.

“L’UE a souscrit à la Commission de Venise [du Conseil de l’Europe] selon laquelle la nouvelle Constitution représente un développement positif et a souligné l’importance de sa mise en œuvre rapide et efficace“, a t-il ajouté.

Les amendements constitutionnels adoptés lors d’un référendum disputé de décembre 2015 appellent à la transition de l’Arménie d’un système de gouvernement semi-présidentiel à parlementaire. La plupart des groupes d’opposition arméniens se sont opposés à la réforme, en disant qu’elle vise principalement à permettre à Sarkissian de continuer à rester au pouvoit.

Le président et ses alliés ont assuré que ce n’était pas là leur motivation. Ils ont en même temps précisé que Sarkissian ne se retirerait pas de l’arène politique après son dernier mandat présidentiel en avril 2018.

La déclaration du SEAE précise que la réunion de Bruxelles a également abordé la conduite des récentes élections législatives de l’Arménie et la situation des droits de l’homme dans le pays. “Le Dialogue a souligné l’importance d’un environnement médiatique libre et pluraliste, et le pluralisme politique comme condition préalable à la conduite d’élections démocratiques“, peut-on lire.

L’UE a donné une évaluation largement positive des élections du 2 avril, tout en exprimant son inquiétude face aux achats de vote signalés. Son chef de la politique étrangère, Federica Mogherini, a déclaré par l’intermédiaire d’un porte-parole le 4 avril que les résultats officiels du vote, qui ont donné une victoire écrasante au Parti républicain d’Arménie de Sarkissian, reflètent “la volonté générale du peuple arménien“.

posté le 1er juin 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Divergence concernant un comité des droits de l’homme au sein du Parlement

Les membres de la faction de l’opposition Yelk dans le Parlement nouvellement élu d’Arménie ont cherché vendredi à convaincre le Parti républicain (HHK) de garder un comité permanent des droits de l’homme malgré la décision de réduire le nombre de ces comités, qui passeront de 12 à 9.

En vertu de la nouvelle structure proposée par le HHK, les questions relatives aux droits de l’homme seront discutées au sein d’un comité qui sera chargé des questions d’état et juridiques. Les membres de l’opposition trouvent que cela envoie un mauvais message au public.

Edmon Marukian, un membre de premier plan de la faction Yelk, a craint que la « dissolution » du comité des droits de l’homme et la réduction du nombre de comités fasse partie d’un plan gouvernemental visant à empêcher qu’un représentant de l’alliance de l’opposition ne soit élu président.

En vertu de la nouvelle Constitution de l’Arménie et de la législation réformée, un membre de l’opposition aurait une telle opportunité.

Pendant ce temps, le HHK a indiqué qu’un de ses membres dirigera le comité global, au sein duquel un sous-comité des droits de l’homme pourrait être créé.

“Vous ne voulez pas garder ce comité afin que Yelk ne puisse pas avoir un président du comité au Parlement. C’est l’essence même de cette proposition “, a regretté Marukian, se référant aux déclarations de différents fonctionnaires selon lesquelles le rôle de l’opposition dans le système parlementaire augmentera.

“Si un membre du HHK dirige un comité chargé des questions relatives aux droits de l’homme, ce sera comme s’il n’y avait aucun comité“, a ajouté Nikol Pashinian, chef de la faction Yelk.

Les représentants de HHK ont écarté les motifs politiques. Le député Hrair Tovmasian a expliqué que le maintien de chaque comité coûte jusqu’à 165 000 $ pendant cinq ans.

Vahram Baghdasarian, chef de la faction HHK, est allé plus loin, accusant Yelk de chercher un “poste“. “En d’autres termes, avez-vous besoin d’une voiture officielle, d’un poste de président du comité ou voulez-vous garder vos principes ? De certains de vos discours ici j’ai compris que l’opposition radicale veut avoir une position au pouvoir “, a-t-il expliqué.

Les principaux militants des droits de l’homme en Arménie ont critiqué la décision du HHK concernant le comité parlementaire.

Artur Sakunts croit qu’un comité des droits de l’homme pourrait jouer un rôle clé dans la surveillance parlementaire de l’accomplissement par l’Arménie des engagements internationaux et pourrait donc avoir une plus grande importance politique. “Mais l’incorporer dans un comité sur les questions d’état et de droit en fait une structure d’importance secondaire“, a-t-il assuré lors d’un entretien avec le service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am).

posté le 22 mai 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
L’ombudsman remet en cause l’utilisation de la force contre Zaruhi Postanjian

L’ombudsman des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, a remis en question l’utilisation de la force par la police contre Zaruhi Postanjian, candidate de l’opposition aux élections municipales d’Erevan de dimanche dernier. Elle s’était faite expulsée de force d’un bureau de campagne du parti républicain (HHK), qu’elle accusait de soudoyer les électeurs.

Postanjian, députée du Parlement sortant et chef du parti Yerkir Tsirani qu’elle a récemment créé, et sa fille, Lilit Drampian, ont été expulsées des locaux utilisés pour la campagne du maire Taron Markarian.

Postanjian et Drampian ont été agressées au cours du processus d’expulsion. La fille de 22 ans de la candidate a été hospitalisée après l’incident, elle aurait eu une commotion cérébrale.

“Postanjian est encore membre du Parlement et candidate aux élections. C’est très important et cela aurait dû être pris en compte par la police pour prendre les mesures appropriées“, a déclaré Tatoyan dans un entretien hier.

“Dans toute situation, la police doit montrer une attitude respectueuse vis-à-vis des citoyens. Cela est, après tout, un facteur important pour la confiance de la population envers la police. En ce qui concerne cette situation particulière, nous avons immédiatement rédigé un rapport et l’avons envoyé à la police pour qu’une enquête interne soit lancée le plus tôt possible “, a ajouté Tatoyan.

L’ombudsman a souligné que son bureau a contacté la police sur ce sujet et a déclaré qu’une enquête était actuellement en cours.

Pendant ce temps, Postanjian elle-même a publié une déclaration lundi, déplorant le manque de réponse appropriée des organes d’application de la loi.

Plus tôt, le HHK avait déclaré que l’entrée de Postanjian au bureau de campagne était injustifiée et que ses activistes avaient agi correctement en contactant la police. Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK et directeur de la campagne électorale de la ville pour le parti au pouvoir, a même déclaré qu’il avait demandé à son personnel de ne pas la laisser entrer les locaux.

“Le comportement de Postanjian était illégal. Pendant une heure entière, le travail de notre bureau de campagne dans le district d’Avan a été perturbé en raison de la conduite inappropriée et anormale de Postanjian“, a-t-il déclaré.

Sharmazanov a également défendu les actions de la police. “Ce ne fut pas un usage d’une force grossière. Les organismes d’application de la loi ont fait ce qu’ils devraient faire. De plus, ils auraient dû le faire plus tôt “, a-t-il ajouté.

Le chef de la Commission électorale centrale, Tigran Mukuchian, n’a pas déclaré que le Code électoral interdit aux citoyens d’entrer dans les bureaux de campagne des partis politiques, mais il a insisté lundi sur la « présomption de raisonnabilité ». “ En d’autres termes, s’il s’agit d’un territoire où quelqu’un travaille, et si quelqu’un d’autre veut y pénétrer, alors que la personne qui possède légalement le territoire ne veut pas, la personne qui veut entrer ne peut pas le faire “, a t-il explicité.

posté le 17 mai 2017 par Claire/armenews

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DROITS DE L’HOMME
Interpol nie avoir publié un mandat d’arrêt contre le blogueur Lapshin

Contrairement aux allégations du président biélorusse Alexander Lukashenko, Interpol a déclaré qu’il n’avait jamais publié de mandat d’arrêt international contre le blogueur russe-israélien qui a été extradé vers l’Azerbaïdjan la semaine dernière.

Lukashenko avait affirmé le 3 février que Alexander Lapshin avait été arrêté à Minsk en décembre parce que “l’Azerbaïdjan a interjeté appel à Interpol, pas à nous.“ “Nous l’avons arrêté conformément à la décision d’Interpol et nous devons le remettre à l’Azerbaïdjan conformément à toutes les lois et règlements“, avait t-il stipulé lors d’une conférence de presse dans la capitale biélorusse.

Lapshin a été remis à l’Azerbaïdjan le 7 février pour faire face à des accusations d’entrée illégale sur le territoire azerbaïdjanais, qui découlent de ses voyages passés au Haut-Karabagh. Cette extradition a été critiquée par la Russie et l’Arménie.

La police arménienne a déclaré vendredi qu’elle avait demandé à Interpol de préciser si elle avait effectivement aidé les autorités azerbaïdjanaises à arrêter le blogueur de 40 ans.

Dans une réponse écrite publiée par un porte-parole de la police arménienne, le Secrétariat général de l’organisation de la police internationale a déclaré : “Nous avons vérifié et nous pouvons confirmer que cette personne est inconnue des bases de données d’Interpol“.

“Nous avons également transféré votre demande à notre service juridique et vous informerons dès que nous aurons plus d’informations“, a ajouté le secrétariat basé à Lyon, en France.

Le Bureau du Procureur général de la Biélorussie a confirmé plus tard dans la journée que Lapshin n’avait pas été placé sur une liste internationale de personnes recherchées. Un porte-parole de l’organisme d’application de la loi a déclaré à l’agence de presse RIA Novosti que le blogueur était détenu conformément à un traité signé par les anciennes républiques soviétiques qui composent la Communauté d’États indépendants.

posté le 13 février 2017 par Claire/armenews

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DROITS DE L’HOMME
L’Arménie s’insurge contre l’extradition du blogueur arrêté en Biélorussie vers l’Azerbaïdjan

L’Arménie a condamné hier l’attitude de la Biélorussie, membre de deux alliances russes d’anciens États soviétiques, pour avoir arrêté et extradé vers l’Azerbaïdjan un blogueur russo-israélien qui s’est rendu à plusieurs reprises au Haut-Karabagh.

Un haut représentant du Parti républicain a critiqué le président biélorusse Alexandre Loukachenko et a déclaré qu’Erevan devrait demander l’expulsion de la Biélorussie de l’un de ces blocs : l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

Le blogueur Alexander Lapshin a été transporté à Bakou mardi soir, juste après que la Cour suprême de Biélorussie a confirmé une décision de la Cour inférieure autorisant son extradition vers l’Azerbaïdjan en raison de ses voyages au Karabagh. Loukashenko avait prédit un tel verdict en fin de semaine dernière alors qu’il défendait fermement l’arrestation de Lapshin à Minsk.

“La persécution que subit Alexandre Lapshin et son extradition vers l’Azerbaïdjan constituent une violation flagrante des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la parole et du mouvement“, a déclaré Tigran Balayan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères arménien.

Balayan a exprimé la confiance en même temps que le précédent établi par les autorités biélorusses ne découragerait pas des étrangers de visiter le Karabagh sans la permission de Bakou. “Il ne fait aucun doute que l’afflux de personnalités politiques et publiques, d’artistes, de journalistes et de touristes vers l’Artsakh ne s’arrêtera pas mais, au contraire, se multipliera“, a-t-il assuré dans un communiqué.

L’extradition de Lapshin a provoqué une tempête de critiques au Parlement arménien hier matin. Des députés représentant le HHK ont lancé des attaques verbales sans précédent contre Lukashenko. Le vice-président du Parlement, Eduard Sharmazanov, qui est également le porte-parole principal du HHK, a affirmé que c’était le résultat d’un “sale accord“ avec Bakou.

“En tant que coprésident de la commission arméno-biélorusse de coopération parlementaire, j’affirme au nom de notre commission que c’est une décision honteuse qui ne découle pas de la logique d’un règlement pacifique du Karabagh“, s’est insurgé Sharmazanov au Parlement. “C’est un mouvement contre la Russie, l’Arménie, et le règlement pacifique du conflit.“

“Aucun régime démocratique n’aurait pu prendre une telle mesure“, a ajouté Sharmazanov, faisant clairement allusion au fait que Lukashenko a longtemps été fortement critiqué par les puissances occidentales et les chiens de garde non gouvernementaux concernant les droits de l’homme.

Vahram Baghdasarian, chef parlementaire du HHK, a accusé Lukashenko d’avoir extradé Lapshin vers l’Azerbaïdjan en échange d’une médaille d’Etat azerbaïdjanaise qu’il a reçue des mains du président Ilham Aliev lors d’une visite en novembre à Bakou. Le blogueur a été arrêté deux semaines après cette visite.

Baghdasarian a rejeté certains appels des politiciens de l’opposition à l’Arménie de suspendre son adhésion à l’OTSC. “Nous devrions plutôt soulever la question de mettre fin à l’adhésion de la Biélorussie à l’OTSC“, a-t-il répondu.

Le gouvernement russe a à plusieurs reprises mis en garde Minsk contre l’extradition de son citoyen. Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé hier sa “profonde déception“, affirmant que cette extradition “ne correspond pas à l’esprit de l’alliance entre la Russie et la Biélorussie“.

Les autorités azerbaïdjanaises prétendant que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » lorsqu’il a visité le Karabagh en 2011 et 2012 sans leur autorisation. Le jeune homme de 40 ans, qui détient des passeports israélien, russe et ukrainien, a écrit des comptes rendus détaillés des voyages sur son blog en langue russe.

Bakou a officiellement inscrit sur la liste noire 600 étrangers non-Arméniens qui ont voyagé au Karabagh en provenance d’Arménie. La liste noire comprend 180 journalistes.

posté le 9 février 2017 par Claire/armenews

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DROITS DE L’HOMME
Le blogueur russo-israélien a été extradé vers l’Azerbaïdjan

La Biélorussie a remis hier à l’Azerbaïdjan un blogueur russo-israélien qui avait été arrêté à Minsk en décembre en raison de ses visites au Haut-Karabagh.

Des photographies diffusées par les médias azerbaïdjanais montrent que des hommes masqués et fortement armés vêtus de camouflage ont escortés Lapshin hors d’un avion azerbaïdjanais quelques instants après son débarquement à Bakou.

L’extradition s’est produite quelques heures seulement après que la Cour suprême de Biélorussie a confirmé une décision du tribunal inférieur autorisant les autorités biélorusses à l’envoyer en Azerbaïdjan. Le président biélorusse Alexander Lukashenko avait prédit une telle décision alors qu’il défendait fermement l’arrestation de Lapshin vendredi dernier.

Les autorités azerbaïdjanaises affirment que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » lorsqu’il s’est rendu au Karabakh en 2011 et 2012 sans leur autorisation. L’homme de 40 ans, qui détient des passeports israélien, russe et ukrainien, a tenu des comptes rendus détaillés des voyages sur son blog en langue russe.

Le gouvernement russe a maintes fois fait savoir qu’il s’opposait fermement à l’extradition de Lapshin. Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a condamné l’affaire Lapshin comme étant une « honte » la semaine dernière.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), chien de garde basé à New York, a également dénoncé son arrestation.

“Les autorités biélorusses devraient immédiatement libérer Alexander Lapshin et lui permettre de voyager librement, sans crainte de représailles suite à son travail“, a déclaré Nina Ognianova, coordonnatrice du programme pour l’Europe et l’Asie centrale du CPJ, dans un communiqué publié peu de temps avant son extradition. “Les auteurs ne devraient jamais être emprisonnés pour avoir exprimé leur point de vue“.

Note d’Armenews.com : Des dizaines de milliers de touristes dont de très hautes personnalités internationales, au nombre desquelles figurent des responsables politiques de premier plan comme, par exemple, l’actuel ministre français de l’Intérieur se sont rendus dans la République du Haut Karabagh sans l’autorisation de Bakou. Est-ce à dire qu’elles seraient également passibles de demande d’extradition des autorités azerbaïdjanaises ? Cet événement délirant montre s’il en était besoin la nature dictatoriale des régimes azerbaïdjanais et biélorusse qui se sont livrées à travers cette pantalonnade à une violation à ciel ouvert des normes en matière de relations internationales et de démocratie. Cette situation aussi absurde que dangereuse montre également la nécessité de reconnaitre sur le plan international la République du Haut Karabagh qui, en proclamant son indépendance il y a plus de 25 ans, s’est enfin libéré d’un joug aussi raciste que criminel.

posté le 8 février 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Le chef d’Etat biélorusse demande l’extradition du blogueur vers l’Azerbaïdjan

Ignorant les avertissements de la Russie et de l’Arménie, le président biélorusse Alexander Lukashenko a demandé vendredi aux autorités policières de Biélorussie d’extrader vers l’Azerbaïdjan un blogueur russo-israélien arrêté en raison de ses voyages au Haut-Karabagh.

Lukashenko a défendu son arrestation qui a eu lieu 14 décembre et a déclaré que le blogueur Alexander Lapshin aurait dû être remis à Bakou “il y a bien longtemps“.

“L’Azerbaïdjan a fait appel à Interpol, pas à nous“, aurait-il dit lors d’une conférence de presse. “Nous l’avons arrêté conformément à la décision d’Interpol et nous devons le remettre à l’Azerbaïdjan conformément à toutes les lois et règlements.“

Les autorités azerbaïdjanaises affirment que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » lorsqu’il s’est rendu au Karabagh en 2011 et 2012 sans leur autorisation. L’homme de 40 ans, qui possède des passeports israélien, russe et ukrainien, a fait des comptes rendus détaillés de ses voyages sur son blog en langue russe.

Un tribunal de Minsk a confirmé la décision la semaine dernière des procureurs biélorusses autorisant l’extradition de Lapshin. Un recours contre cette décision a été engagé.

“Ils disent qu’il a fait appel, mais je suis sûr que la cour va encore soutenir notre décision parce que c’est légal“, a commenté Lukashenko.

Lapshin a été détenu à Minsk deux semaines après que Lukashenko a visité Bakou et reçu le plus haut prix d’Etat d’Azerbaïdjan des mains du président Ilham Aliev. Les deux présidents ont longtemps maintenu un rapport personnel chaleureux.

Lukashenko a écarté la possibilité de libérer Lapshin en dépit des objections de la Russie à l’extradition du blogueur, qui a été d’abord exprimé publiquement par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, le mois dernier.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a réaffirmé vendredi que le transfert de Lapshin à Bakou était « inadmissible ». Selon l’agence de presse RIA Novosti, M. Zakharova a déclaré que Moscou entretient des « contacts intenses » avec les autorités biélorusses.

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a décrit le procès de Lapshin comme étant une “disgrâce“. L’Arménie et le Biélorussie sont tous deux membres de l’Union économique eurasienne et de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

posté le 6 février 2017 par Claire/armenews

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