Nouvelles d'Arménie
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Droits de l’homme


EDUCATION
Le coût des manuels scolaires contesté devant la Cour constitutionnelle

L’ombudsman des droits de l’homme, Arman Tatoyan, a demandé à la plus haute juridiction de l’Arménie d’empêcher le gouvernement de faire payer aux parents d’élèves des écoles publiques les manuels qui leur ont été fournis.

Dans un appel de 16 pages adressé à la Cour constitutionnelle déposé ce mois-ci, Tatoyan a contesté une clause dans une loi arménienne sur l’éducation stipulant que seuls les élèves de l’école primaire âgés de 9 ans et moins peuvent utiliser gratuitement les manuels scolaires. Il a expliqué que cela va à l’encontre de la constitution du pays qui garantit l’enseignement secondaire gratuit dans les “institutions éducatives de l’Etat“.

“A notre avis, il s’agit là d’une disposition inconstitutionnelle“, a déclaré M. Tatoyan lors d’une discussion publique à Erevan.

Dans son appel, l’ombudsman a également souligné le coût des frais de location de manuels scolaires qui a augmenté régulièrement au cours des dernières années, exprimant le fait que de nombreux parents ont du mal à les payer. Il a précisé que les arrangements gouvernementaux existants destinés à exempter les familles à faible revenu de tels paiements sont flous et laissent place à différentes interprétations.

« Lors de nos recherches et de nos entretiens, nous avons pu voir que souvent les parents ne parlent pas de la difficulté de payer les manuels par honte ou par désir de stigmatiser leurs enfants », a-t-il regretté.

Lusine Bilian est une mère de deux écoliers qui reçoit des prestations de pauvreté de l’Etat. Elle a affirmé que l’administration d’une école à Erevan où ses enfants étudient l’a récemment informée qu’elle devra payer la moitié du coût de leurs manuels pour cette année scolaire. Bilian estimait ce coût entre 3 500 et 4 000 drams (7-8 dollars).

“Je ne sais pas comment je vais payer ça“, s’est-elle plaint.

Le ministère arménien de l’Education n’a pas encore officiellement réagi à cette action en justice.

posté le 9 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Le projet de loi contre les violences domestiques va être modifié par le HHK

Le gouvernement modifiera son projet de loi visant à combattre les violences domestiques en réponse aux critiques formulées par des membres conservateurs du parti républicain au pouvoir (HHK), a annoncé hier le ministre de la Justice, Davit Harutiunian.

Le projet de loi élaboré par le ministère de la Justice introduira notamment la responsabilité pénale et administrative pour les cas spécifiques définis comme étant de la violence domestique. Cela obligerait également l’État à protéger les femmes victimes en leur fournissant des abris ou en interdisant à leurs conjoints violents de s’approcher d’elle, voire même de leurs enfants.

La législation proposée est fortement soutenue par des groupes de défense des droits des femmes faisant campagne pour une action gouvernementale beaucoup plus sévère contre cette pratique. Mais il a rencontré une résistance féroce de la part de certains groupes conservateurs et de personnalités publiques nationalistes. Plusieurs hauts responsables du HHK ont ajouté leur voix à la critique.

Eduard Sharmazanov, vice-président du Parlement et porte-parole du HHK, a demandé hier au ministère de la Justice de réviser les dispositions du projet de loi qui “contredisent les valeurs traditionnelles arméniennes“. “Il y a beaucoup de clauses litigieuses qui nécessitent des explications“, a-t-il expliqué.

Sharmazanov s’est plaint que le projet de loi reste vague sur la “violence psychologique“ et la “violence économique“ dont il parle. “Dites-moi, qu’est-ce que la violence psychologique ?“, a-t-il lancé. “Si ma fille [mineure] ou mon fils dit qu’elle veut fumer et que je ne le laisse pas faire, pourront-ils dire que leur père les soumet à une violence psychologique ?“

Sharmazanov a ajouté que les auteurs du projet de loi doivent également préciser qui s’occuperaient des abris spéciaux financés par l’Etat.

À cet égard, le ministre a souligné l’importance de faire de la « violence psychologique » dans les familles arméniennes une infraction administrative ou criminelle. “Les pays qui réussissent sont ceux qui réagissent rapidement à la violence psychologique afin qu’elle ne dégénère pas en violence physique“, a-t-il souligné.

Un haut représentant de la police a demandé l’adoption du projet de loi alors qu’il prenait la parole lors des auditions parlementaires à Erevan le 17 octobre.

La police a enregistré 3 571 cas de violence domestique entre 2012 et 2016. Selon le Centre de ressources pour les femmes d’Erevan, plus de 50 femmes arméniennes ont été battues à mort et assassinées par leur mari ou d’autres membres de leur famille au cours des cinq dernières années.

posté le 2 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



AIDE DU CONSEIL DE L’EUROPE
Lancement d’un programme visant à aider à réformer le système judiciaire

Le Conseil de l’Europe a lancé hier un nouveau programme visant à aider l’Arménie à réformer son système judiciaire, longtemps sous la coupe du gouvernement et des forces de l’ordre.

Le programme financé par l’Union européenne et la Grande-Bretagne aidera les autorités arméniennes à modifier le cadre juridique national du système, conformément aux profondes modifications constitutionnelles du pays qui entreront en vigueur en avril. Les changements soutenus par les experts du Conseil de l’Europe visent à rendre les tribunaux plus indépendants.

Des responsables de l’organisation basée à Strasbourg ont déclaré qu’un autre objectif du projet financé par l’UE est d’améliorer le système actuel de responsabilité disciplinaire des juges arméniens.

Le chef de la délégation de l’UE en Arménie, Piotr Switalski, a exhorté les autorités à “assurer l’indépendance totale de la justice“ lors du lancement officiel du programme à Erevan. Il a ajouté qu’il devrait exclure toute pression sur les tribunaux de l’exécutif ou des procureurs. M. Switalski a également souligné l’importance de “mesures anti-corruption dans le système judiciaire“.

Les militants des droits de l’homme présents à la cérémonie se sont montrés sceptiques quant à l’engagement déclaré des autorités pour entreprendre une réforme judiciaire significative. “Nous entendons parler de cela depuis les années 1990“, a pointé l’un d’entre eux, Avetik Ishkhanian.

Celui-ci a affirmé que les autorités résistent à l’indépendance judiciaire car cela mettrait en danger leur emprise sur le pouvoir. “Si le pouvoir judiciaire est le principal mécanisme de garantie de votre gouvernement, il y aura une justice sélective, une atmosphère d’impunité et des procès politiques“, a-t-il prévenu.

Un autre activiste, Artur Sakunts, a également déclaré que l’Arménie n’avait pas de tribunaux indépendants comme en témoigne l’emprisonnement de personnalités de l’opposition qu’il considère comme étant des prisonniers politiques.

Le ministre de la Justice Davit Harutiunian, également présent à l’événement, a admis que le système judiciaire manquait d’un « degré d’indépendance suffisant ». Mais il a insisté sur le fait que les autorités étaient déterminées à le réformer.

posté le 11 octobre 2017 par Claire/armenews


DROITS DES FEMMES
Une loi contre la violence domestique va-t-elle enfin être adoptée en Arménie ?

Après des années de tergiversations, les autorités arméniennes envisagent de promulguer une loi spéciale visant à lutter contre la violence domestique et à aider les victimes, pour la plupart des femmes.

La violence à l’égard des femmes a été pendant des décennies un sujet tabou dans la société arménienne, socialement conservatrice et dominée par les hommes. Ces dernières années, le sujet a été de plus en plus au devant de la scène grâce aux activités de groupes de défense des droits des femmes, soutenus par des organismes internationaux de défense des droits de l’homme.

Selon le Centre de ressources pour les femmes basé à Erevan, plus de 50 femmes arméniennes ont été battues à mort par leurs maris ou d’autres proches au cours des cinq dernières années. “Cette tendance ne montre aucun signe de déclin“, a regretté un représentant du groupe, Anahit Simonian. “Je pense que c’est un nombre très élevé et que le processus d’adoption d’une loi pour lutter contre ne doit pas se prolonger davantage“.

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, a exprimé sa vive inquiétude face à ces chiffres jeudi. “La violence n’est pas le fondement d’une famille arménienne réelle et forte“, a t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Harutiunian a ajouté que le gouvernement a l’intention d’aborder le problème grâce à une loi rédigée par le ministère de la Justice l’année dernière. Lui et un autre haut fonctionnaire du ministère, Gohar Hakobian, ont exprimé l’espoir que le projet de loi soit débattu et adopté par le Parlement prochainement.

S’il est adopté, le projet de loi introduira une responsabilité pénale et administrative pour des cas particuliers définis comme des violences domestiques. Cela obligerait également l’État à protéger les victimes en leur fournissant des abris ou en interdisant à leurs conjoints violents de les approcher, et même leurs enfants.

Les groupes de défense des droits des femmes assurent que la police ordonne systématiquement aux femmes agressées et blessées de retirer leurs plaintes au motif qu’elles n’ont pas de leviers légaux pour poursuivre les agresseurs. Hakobian a souligné qu’en vertu du projet de loi, la police devra lancer une enquête criminelle même en cas de retrait de la plainte.

Une femme de 43 ans à Erevan a prétendu avoir subi des abus physiques, sexuels et psychologiques par son mari pendant 20 ans. « J’étais enceinte quand il m’a donné une fois un coup de pied. Je suis tombée de mon lit », a-t-elle expliqué, ajoutant qu’elle souffre de problèmes de santé chroniques.

La femme, qui ne voulait pas être identifiée par crainte d’une nouvelle violence, a affirmé qu’elle ne l’a pas divorcé parce qu’elle ne peut pas soutenir ses trois enfants seule et ne veut pas déranger ses parents. “Ce n’était peut-être pas très courageux de ma part, elle a commenté. Mais le facteur principal était pour moi l’honneur de mes parents“.

Le ministère de la Justice a publié la loi proposée contre la violence domestique sur son site Web il y a deux semaines pour avoir des retours de la part de groupes civiques et des citoyens. Ces derniers ont été encouragés à voter pour ou contre son adoption. Plus de 560 visiteurs du site ont soutenu le texte, alors que 505 autres personnes s’y sont opposées.

Le vote partagé presque uniformément souligne les points de vues conservateurs et persistants de nombreux Arméniens sur le sujet, points de vue qui sont soutenus par certains groupes nationalistes et politiciens pro-gouvernementaux. Pour eux, toute interférence du gouvernement dans les affaires familiales irait à l’encontre des traditions arméniennes.

Cela explique pourquoi des textes semblables précédemment proposés par un autre ministère et des ONG féminines n’ont même pas atteints le Parlement.

La coalition contre la violence a soumis deux fois une mesure aux députés depuis 2009. Son coordinateur, Zaruhi Hovannisian, a exprimé son soutien au projet de loi du ministère de la Justice vendredi. Mais, a t-elle averti, il est encore plus important de changer les attitudes des femmes vulnérables.

Personne ne doit tolérer la violence“, a assuré Hovannisian. “Personne ne doit s’habituer à cela.“

posté le 9 octobre 2017 par Claire/armenews

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CORRUPTION
D’après Aliev, le lobby arménien serait à l’origine du scandale du « Laundromat »

L’Azerbaïdjan a accusé hier le philanthrope américain George Soros et le « lobby arménien » mondial après la parution d’une enquête révélant que des personnalités azerbaïdjanaises ont utilisé un fonds de 2,8 milliards de dollars pour acheter des politiciens européens, et blanchir de l’argent.

Le rapport, publié mercredi par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), révèle que des milliers de dollars ont été acheminés via quatre entreprises en Grande-Bretagne entre 2012 et 2014 pour acheter la mansuétude d’élus envers le régime d’Ilham Aliev.

Fruit d’une collaboration entre l’OCCRP et plusieurs médias en Europe, en Russie et aux États-Unis, le rapport est accablant.

Cependant, Aliev a rejeté les allégations de corruption via une déclaration de son bureau de presse. “Ni le président, ni les membres de sa famille n’ont de relation avec les accusations contenues dans le rapport de l’OCCRP“, peut-on lire dans un communiqué.

Il prétend que l’enquête sur la corruption est le travail de Soros et de ses « sbires ». « Les actes de George Soros doivent faire l’objet d’une enquête », a-t-il osé assurer. “Le lobby arménien travaillant en concert avec lui mene une campagne contre le président de l’Azerbaïdjan et les membres de sa famille“.

Le bureau d’Aliev a souligné l’origine apparemment arménienne de l’un des trois auteurs d’un vaste article sur l’enquête de l’OCCRP publiée par le quotidien britannique “The Guardian“. “Le fait qu’un des auteurs de l’article du journal ’The Guardian’ est une Arménienne, Dina Nagapetyant, prouve une fois de plus que ces accusations flagrantes sont les dernières actions suprêmes orchestrées par les Arméniens du monde entier“.

Aliev accuse depuis des années l’Arménie et sa diaspora mondiale d’être à l’origine des critiques occidentales sur le piètre bilan des droits de l’homme de son régime. En 2012, il a décrit « le lobby arménien » comme l’ennemi numéro un de son pays. Le gouvernement azerbaïdjanais a renforcé sa répression contre la dissidence, emprisonnant des dizaines de membres de l’opposition, des militants civiques et des journalistes. Ce fut notamment le cas pour Khadija Ismayilova, une journaliste d’investigation pour le service azerbaïdjanais de RFE / RL.

Selon le rapport de l’OCCRP qui s’intitule « The Azerbaijani Laundromat » (“La lessiveuse azerbaïdjanaise“), une partie de l’argent a servi à acheter au moins trois politiciens européens, un journaliste et des hommes d’affaires dans un effort de lobbying visant à détourner toutes les critiques portées contre l’Azerbaïdjana. “Cette opération intensive de lobbying a eu tellement de succès que les membres du Conseil de l’Europe ont voté contre un rapport critique contre l’Azerbaïdjan en 2013“, écrit “The Guardian“.

Les enregistrements bancaires ont été divulgués au journal danois “Berlingske“, qui a déclenché l’enquête de l’OCCRP. Elle montre des paiements multiples à plusieurs anciens membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), explique The Guardian.

Le Conseil de l’Europe, le principal organisme de surveillance des droits de l’Europe, enquête sur une corruption présumée au cours du vote, selon la BBC.

Aliev a pris le pouvoir en 2003 suite à la mort de son père, Heydar Aliev, ancien dirigeant du KGB qui gouvernait l’Azerbaïdjan d’une poignée de fer depuis 1993.

posté le 6 septembre 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
Le Défenseur des Droits de l’Homme déplore les conditions de détention d’un opposant

Mardi, le Défenseur des Droits de l’Homme arménien, Arman Tatoyan, a qualifié « d’inacceptable » les conditions de détention d’un militant de l’opposition, qui a été gardé en isolement pendant trois semaines.

Le militant, Gevorg Safarian, qui purge une peine de prison de deux ans, a été transféré lundi à sa cellule précédente dans la prison de Nubarashen à Erevan suite aux protestations de ses avocats, de ses partisans, ainsi que de militants des droits de l’homme. L’administration pénitentiaire l’a maintenu dans une cellule d’isolement pendant 23 jours pour des raisons encore incertaines.

Safarian a attribué la mesure punitive à son refus d’être transféré au bloc principal de la prison, où il craint d’être agressé par des détenus reconnus coupables de crimes graves et violents. Gevorg Gorgisian, l’un des deux législateurs de l’opposition qui ont rendu visite au militant lundi, a déclaré que l’administration de Nubarashen a refusé de donner une raison claire justifiant la tentative de relocalisation.

Safarian, qui est affilié au mouvement d’opposition radicale Parlement Fondateur, s’est également plaint des conditions difficiles dans sa cellule d’isolement. Tatoyan considère les plaintes justifiées.

« Nous parlons d’humidité excessive, de lumière naturelle [insuffisante] et, oui, de la présence d’insectes », a déclaré Tatoyan lors d’une conférence de presse.

« Ce problème est constamment au centre de nos préoccupations », a-t-il ajouté. « Chaque fois que nous rendons visite à un détenu, les conditions de détention sont d’une importance primordiale pour nous. Les conditions de détention [dans la cellule solitaire de Safarian] sont pour nous inacceptables ».

Tatoyan a également remis en cause la tentative de changement de cellule de Safarian et les motifs de son isolement. Il a déclaré qu’il avait exigé des explications officielles de la part du Ministère de la Justice, qui dirige les prisons arméniennes.

Safarian fait parmi des dizaines de militants de l’opposition radicale qui ont affronté la police anti-émeutes alors qu’ils célébraient le Nouvel An Place de la Liberté à Erevan le 1er janvier 2016. Il a été arrêté et accusé d’avoir agressé l’un des officiers. Une accusation qu’il nie et considère politiquement motivée. Un tribunal d’Erevan a condamné le militant à deux ans de prison en janvier de cette année.

Dans une autre affaire judiciaire, Safarian et plusieurs autres membres du Parlement Fondateur sont accusés d’avoir comploté d’importants « troubles de l’ordre public » en avril 2015. Ils nient fermement ces accusations.

posté le 26 juillet 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
L’UE loue les changements constitutionnels prévus en Arménie

L’Union européenne a loué les changements constitutionnels radicaux effectués par le président Serge Sarkissian qui transformeront l’Arménie en une république parlementaire.

Des représentants supérieurs de l’UE ont mentionné la réforme constitutionnelle, dénoncée par l’opposition arménienne, lors d’un « dialogue sur les droits de l’homme » annuel avec les responsables arméniens tenue à Bruxelles cette semaine. La délégation arménienne à la réunion était dirigée par la vice-ministre des Affaires étrangères Karen Nazarian et l’ombudsman des droits de l’homme, Arman Tatoyan.

“L’Union européenne et l’Arménie se sont félicité des progrès continus en matière de droits de l’homme en Arménie“, a déclaré le Service européen d’action extérieure (SEAE) dans un communiqué publié mardi.

“L’UE a souscrit à la Commission de Venise [du Conseil de l’Europe] selon laquelle la nouvelle Constitution représente un développement positif et a souligné l’importance de sa mise en œuvre rapide et efficace“, a t-il ajouté.

Les amendements constitutionnels adoptés lors d’un référendum disputé de décembre 2015 appellent à la transition de l’Arménie d’un système de gouvernement semi-présidentiel à parlementaire. La plupart des groupes d’opposition arméniens se sont opposés à la réforme, en disant qu’elle vise principalement à permettre à Sarkissian de continuer à rester au pouvoit.

Le président et ses alliés ont assuré que ce n’était pas là leur motivation. Ils ont en même temps précisé que Sarkissian ne se retirerait pas de l’arène politique après son dernier mandat présidentiel en avril 2018.

La déclaration du SEAE précise que la réunion de Bruxelles a également abordé la conduite des récentes élections législatives de l’Arménie et la situation des droits de l’homme dans le pays. “Le Dialogue a souligné l’importance d’un environnement médiatique libre et pluraliste, et le pluralisme politique comme condition préalable à la conduite d’élections démocratiques“, peut-on lire.

L’UE a donné une évaluation largement positive des élections du 2 avril, tout en exprimant son inquiétude face aux achats de vote signalés. Son chef de la politique étrangère, Federica Mogherini, a déclaré par l’intermédiaire d’un porte-parole le 4 avril que les résultats officiels du vote, qui ont donné une victoire écrasante au Parti républicain d’Arménie de Sarkissian, reflètent “la volonté générale du peuple arménien“.

posté le 1er juin 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Divergence concernant un comité des droits de l’homme au sein du Parlement

Les membres de la faction de l’opposition Yelk dans le Parlement nouvellement élu d’Arménie ont cherché vendredi à convaincre le Parti républicain (HHK) de garder un comité permanent des droits de l’homme malgré la décision de réduire le nombre de ces comités, qui passeront de 12 à 9.

En vertu de la nouvelle structure proposée par le HHK, les questions relatives aux droits de l’homme seront discutées au sein d’un comité qui sera chargé des questions d’état et juridiques. Les membres de l’opposition trouvent que cela envoie un mauvais message au public.

Edmon Marukian, un membre de premier plan de la faction Yelk, a craint que la « dissolution » du comité des droits de l’homme et la réduction du nombre de comités fasse partie d’un plan gouvernemental visant à empêcher qu’un représentant de l’alliance de l’opposition ne soit élu président.

En vertu de la nouvelle Constitution de l’Arménie et de la législation réformée, un membre de l’opposition aurait une telle opportunité.

Pendant ce temps, le HHK a indiqué qu’un de ses membres dirigera le comité global, au sein duquel un sous-comité des droits de l’homme pourrait être créé.

“Vous ne voulez pas garder ce comité afin que Yelk ne puisse pas avoir un président du comité au Parlement. C’est l’essence même de cette proposition “, a regretté Marukian, se référant aux déclarations de différents fonctionnaires selon lesquelles le rôle de l’opposition dans le système parlementaire augmentera.

“Si un membre du HHK dirige un comité chargé des questions relatives aux droits de l’homme, ce sera comme s’il n’y avait aucun comité“, a ajouté Nikol Pashinian, chef de la faction Yelk.

Les représentants de HHK ont écarté les motifs politiques. Le député Hrair Tovmasian a expliqué que le maintien de chaque comité coûte jusqu’à 165 000 $ pendant cinq ans.

Vahram Baghdasarian, chef de la faction HHK, est allé plus loin, accusant Yelk de chercher un “poste“. “En d’autres termes, avez-vous besoin d’une voiture officielle, d’un poste de président du comité ou voulez-vous garder vos principes ? De certains de vos discours ici j’ai compris que l’opposition radicale veut avoir une position au pouvoir “, a-t-il expliqué.

Les principaux militants des droits de l’homme en Arménie ont critiqué la décision du HHK concernant le comité parlementaire.

Artur Sakunts croit qu’un comité des droits de l’homme pourrait jouer un rôle clé dans la surveillance parlementaire de l’accomplissement par l’Arménie des engagements internationaux et pourrait donc avoir une plus grande importance politique. “Mais l’incorporer dans un comité sur les questions d’état et de droit en fait une structure d’importance secondaire“, a-t-il assuré lors d’un entretien avec le service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am).

posté le 22 mai 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
L’ombudsman remet en cause l’utilisation de la force contre Zaruhi Postanjian

L’ombudsman des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, a remis en question l’utilisation de la force par la police contre Zaruhi Postanjian, candidate de l’opposition aux élections municipales d’Erevan de dimanche dernier. Elle s’était faite expulsée de force d’un bureau de campagne du parti républicain (HHK), qu’elle accusait de soudoyer les électeurs.

Postanjian, députée du Parlement sortant et chef du parti Yerkir Tsirani qu’elle a récemment créé, et sa fille, Lilit Drampian, ont été expulsées des locaux utilisés pour la campagne du maire Taron Markarian.

Postanjian et Drampian ont été agressées au cours du processus d’expulsion. La fille de 22 ans de la candidate a été hospitalisée après l’incident, elle aurait eu une commotion cérébrale.

“Postanjian est encore membre du Parlement et candidate aux élections. C’est très important et cela aurait dû être pris en compte par la police pour prendre les mesures appropriées“, a déclaré Tatoyan dans un entretien hier.

“Dans toute situation, la police doit montrer une attitude respectueuse vis-à-vis des citoyens. Cela est, après tout, un facteur important pour la confiance de la population envers la police. En ce qui concerne cette situation particulière, nous avons immédiatement rédigé un rapport et l’avons envoyé à la police pour qu’une enquête interne soit lancée le plus tôt possible “, a ajouté Tatoyan.

L’ombudsman a souligné que son bureau a contacté la police sur ce sujet et a déclaré qu’une enquête était actuellement en cours.

Pendant ce temps, Postanjian elle-même a publié une déclaration lundi, déplorant le manque de réponse appropriée des organes d’application de la loi.

Plus tôt, le HHK avait déclaré que l’entrée de Postanjian au bureau de campagne était injustifiée et que ses activistes avaient agi correctement en contactant la police. Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK et directeur de la campagne électorale de la ville pour le parti au pouvoir, a même déclaré qu’il avait demandé à son personnel de ne pas la laisser entrer les locaux.

“Le comportement de Postanjian était illégal. Pendant une heure entière, le travail de notre bureau de campagne dans le district d’Avan a été perturbé en raison de la conduite inappropriée et anormale de Postanjian“, a-t-il déclaré.

Sharmazanov a également défendu les actions de la police. “Ce ne fut pas un usage d’une force grossière. Les organismes d’application de la loi ont fait ce qu’ils devraient faire. De plus, ils auraient dû le faire plus tôt “, a-t-il ajouté.

Le chef de la Commission électorale centrale, Tigran Mukuchian, n’a pas déclaré que le Code électoral interdit aux citoyens d’entrer dans les bureaux de campagne des partis politiques, mais il a insisté lundi sur la « présomption de raisonnabilité ». “ En d’autres termes, s’il s’agit d’un territoire où quelqu’un travaille, et si quelqu’un d’autre veut y pénétrer, alors que la personne qui possède légalement le territoire ne veut pas, la personne qui veut entrer ne peut pas le faire “, a t-il explicité.

posté le 17 mai 2017 par Claire/armenews

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