Nouvelles d'Arménie
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Bakou


FRANCE/AZERBAÏDJAN
Léo Garoyan gagne le championnat du monde junior de BMX à Bakou !

Le jeune prodige de 18 ans vient de décrocher le titre de champion du monde junior de BMX... à Bakou ! Un comble pour celui qui regrette de ne pas avoir encore eu l’occasion d’aller visiter l’Arménie, la terre de ses ancêtres.

Léo Garoyan, du club de Sarrians, a survolé la compétition, remportant l’ensemble des tours, jusqu’à une finale sans faute. 2018 est décidément une belle année pour le Français d’origine arménienne par son père puisqu’il avait déjà décroché, malgré une blessure au genou, la Coupe d’Europe en mai.

Et celui qui a commencé le BMX à 4 ans et demi n’entend pas ranger son engin tout de suite : 14 ans de sport, de passion, d’envie d’en faire son métier... “Et ça ne va pas s’arrêter là !“, nous assure celui qui alterne pour l’heure les entraînements et les révisions de son baccalauréat, mais qui va très probablement passer dans la catégorie des élites dès l’année prochaine.

posté le 13 juin 2018 par Claire/armenews

Texte : Claire Barbuti / Photo : FFC - Julien Sastre.

THEMES ABORDES : Bakou  France  Image 450  Sports 


AZERBAÏDJAN
La visite du ministre Jean-Yves Le Drian à Bakou

A la veille de sa visite à Erevan, où il devait être l’hôte des cérémonies marquant le 100e anniversaire de la 1ère République d’Arménie, le 28 mai, le ministre français des affaires étrangères Jean Yves Le Drian se trouvait à Bakou, pour assister aux cérémonies marquant le centenaire de la République d’Azerbaïdjan.

Le calendrier caucasien des fêtes nationales a fort opportunément légitimé ce parcours désormais convenu, mais que la diplomatie ne saurait toujours justifier, emprunté aussi par la délégation française dirigée par M. Le Drian, qui inscrivait dans une même tournée les deux capitales ennemies du Sud Caucase.

Les trois Républiques du Sud Caucase ayant proclamé leur indépendance cent ans auparavant l’une après l’autre, à un jour d’intervalle, le calendrier dictait l’agenda de la tournée régionale de la délégation française, dont la première étape fut d’ailleurs Tbilissi, capitale de la Géorgie, la première des trois Républiques du Sud Caucase à s’être émancipée de la tutelle de la Russie tsariste et à avoir proclamé son indépendance, le 26 mai 1918.

Reçu le dimanche 27 mai à Bakou par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev ainsi que par son ministre des affaires étrangères Elmar Mammadyarov, Jean-Yves Le Drian s’est félicité de la teneur de discussions jugées « très fructueuses », selon le ministère azéri cité par l’agence APA, tout en félicitant le gouvernement et le peuple d’Azerbaïdjan à l’occasion du 100e anniversaire de la proclamation de la « République démocratique d’Azerbaïdjan ».

Saluant le développement des relations bilatérales entre l’Azerbaïdjan et la France, les deux parties ont souligné l’importance de rencontres au plus haut niveau pour les renforcer.

A cet égard, les ministres des affaires étrangères des deux pays ont salué le rôle des groupes d’amitié interparlementaires pour le développement de la coopération entre Bakou et Paris, qui disposerait d’un fort potentiel économique qui ne demande qu’à être stimulé par des investissements. Les deux parties ont aussi souligné que les compagnies françaises pourraient s’implanter dans des sites industriels ou des zones franches en Azerbaïdjan ou y créer des joint ventures.

E. Mammadyarov n’a pas manqué d’attirer l’attention de son homologue français sur les ressources énergétiques de son pays et sur les projets en cours ou réalisés dans ce domaine, comme dans le domaine des transports, dont il a affirmé qu’ils contribuaient à la stabilité et au développement de la région.

Il a exprimé l’espoir que ces projets contribueront à développer le commerce ainsi que les relations entre les peuples de la région et l’Union européenne. La question de la coopération entre l’Azerbaïdjan et l’Union européenne figurait d’ailleurs en bonne place dans ces discussions, la partie azérie saluant le rôle de la France dans le processus d’intégration de l’Azerbaïdjan à l’Europe. La question du Haut Karabagh figurait bien sûr elle aussi à l’agenda de ces discussions.

E. Mammadyarov a souligné à ce propos qu’il avait rencontré les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE à Paris le 15 mai et qu’il leur avait rappelé la position de Bakou selon laquelle, pour avancer dans le processus de règlement du conflit, il fallait mettre un terme à « l’occupation des territoires azéris » par les forces armées arméniennes, qui devaient s’en retirer sans condition et sans délai, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu, de telle sorte que les personnes déplacées et les réfugiés puissent retourner dans leurs foyers.

E.Mammadyarov a souligné que les tentatives de changer par la force des frontières internationalement reconnues étaient inacceptables. Evoquant les “actions illégales menées par l’Arménie dans les territoires occupés de l’Azerbaïdjan” et l’entrée de « représentants de ce régime illégal sur les territoires de pays de l’Union européenne », le ministre azéri a souligné la nécessité de prendre des mesures afin d’empêcher de tels actes dans le cadre du processus de règlement négocié du conflit du Karabagh.

Les agences de presse azéries ont été pour le moins discrètes concernant la position de J.Y. Le Drian sur ces différents points, préférant souligner la visite prévue à Paris de I. Aliev et les engagements pris en vue de renforcer la coopération dans les domaines des sciences, de l’ éducation, de l’agriculture ou encore du tourisme.

Bakou, qui ne veut jamais être en reste par rapport à son voisin arménien, qui va accueillir le sommet de la francophonie en octobre, a également tenu à souligner les efforts déployé pour l’apprentissage de la langue française en Azerbaïdjan. Les deux ministres ont donné une conférence de presse conjointe à l’issue de leur rencontre.

posté le 29 mai 2018 par Gari/armenews


DIPLOMATIE
Deux députés arméniens vont se rendre à Bakou

Le Parlement arménien a annoncé hier que deux de ses membres se rendront à Bakou le mois prochain pour assister à une réunion entre députés de l’Union européenne et d’ex-Républiques soviétiques impliquées dans le programme de partenariat oriental de l’UE.

Un de ces députés, Armen Ashotian, dirige le comité des relations extérieures du Parlement arménien et est également vice-président du parti républicain. L’autre député, Mane Tandilian, est affilié à l’alliance Yelk de l’opposition.

“Les problèmes logistiques liés à la participation de la délégation à la conférence sont en cours d’élaboration“, a précisé le bureau de presse de l’Assemblée nationale dans un communiqué.

La réunion à Bakou est prévue pour le 22 septembre. Elle sera organisée par un comité permanent de l’Assemblée parlementaire Euronest, un organisme du Partenariat oriental. Elle se concentrera sur l’égalité des sexes et la santé des femmes, selon le communiqué.

Les visites mutuelles des autorités arméniennes et azerbaïdjanaises et d’autres citoyens des deux pays belligérants sont extrêmement rares en raison du conflit du Haut-Karabagh. Elles se déroulent généralement dans le cadre d’événements multilatéraux.

L’Azerbaïdjan a minimisé ces contacts depuis le début des années 2000. Il considère la présence de fonctionnaires arméniens et de personnalités publiques sur le sol azerbaïdjanais comme un affront à l’intégrité territoriale du pays.

Le ministre de l’Intérieur, Ramil Usubov, est le plus haut responsable du gouvernement azerbaïdjanais à s’être rendu en Arménie au cours de la dernière décennie. Il a participé à une réunion en 2011 à Erevan du Conseil des ministres de l’Intérieur du Commonwealth of Independent States (SIC).

posté le 31 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Les ventes d’armes à l’Azerbaïdjan ne remettent pas en cause les relations entre l’Arménie et la Russie

Mercredi un haut fonctionnaire arménien a critiqué la poursuite des ventes d’armes russes à l’Azerbaïdjan, mais a précisé qu’elles ne compromettraient pas les liens militaires entre l’Arménie et la Russie.

« L’Azerbaïdjan n’est pas le genre d’état à qui l’on peut vendre des armes, car les armes ne devraient être vendues qu’à des pays qui visent à les utiliser de façon défensive. J’espère que tout le monde sera d’accord avec cela dans le futur », a déclaré le vice-président du parlement, Edouard Sharmazanov, qui est également le porte-parole principal du Parti Républicain (HHK).

« D’autre part, cela ne doit pas entraver l’approfondissement des relations stratégiques et politiques russo-arméniennes », a ajouté Sharmazanov. « Elles ne doivent pas être conditionnées uniquement par les relations russo-azéries. Les relations russo-arméniennes sont plus profondes et découlent des intérêts des deux pays ».

La Russie a vendu près de 5 milliards de dollars de chars d’assaut, de systèmes d’artillerie et d’armes à l’Azerbaïdjan, conformément aux contrats de défense signés entre 2009 et 2011. Les approvisionnements en armes ont continué même après les critiques des dirigeants arméniens, suite à l’offensive azérie d’avril 2016 au Haut-Karabagh.

Selon le Registre des Armes Classiques des Nations Unies, l’année dernière les Russes ont expédié six systèmes d’artillerie lourde à l’armée azérie. À la fin du mois dernier, un navire de fret russe a livré un nouveau lot de systèmes de missiles antichars au port de Bakou. Et plus tôt cette semaine le Ministère de la Défense azéri a annoncé avoir reçu des centaines de roquettes thermostatiques russes pour les systèmes de lancement multiple TOS-1A.

Le président russe Vladimir Poutine a défendu ces accords d’armement lucratifs avec Bakou après avoir discuté avec son homologue arménien, Serge Sarkissian, à Moscou en août dernier. Poutine impliquait que l’Azerbaïdjan - pays riche en pétrole - aurait pu acheter des armes offensives à d’autres pays. Il a également rappelé que la Russie fournit depuis longtemps une aide militaire substantielle à l’Arménie.

Lors d’un défilé militaire en septembre 2016 à Erevan, l’armée arménienne a présenté de nouvelles armes russes, notamment des missiles balistiques Iskander à la pointe de la technologie.

La Russie est le principal fournisseur d’armes et de munitions de l’Arménie en raison de l’alliance militaire entre les deux nations. Erevan a reçu des armes russes à des tarifs réduit et même gratuitement.

posté le 13 juillet 2017 par Claire/armenews


DÉFENSE
Trois soldats blessés au Haut-Karabagh

Trois soldats arméniens ont été blessés vendredi lorsque l’armée azérie a bombardé leurs positions sur le front au sud-est du Haut-Karabagh.

L’armée arménienne du Karabagh a également annoncé un nouveau tir d’artillerie depuis Alkhanli, un village azéri de la région où deux civiles ont été tués mardi.

L’Armée de Défense a publié une vidéo qui montrerait que les troupes azéries ont ouvert le feu jeudi avec un canon placé à quelques dizaines de mètres des maisons du village. L’Armée considère ces images comme une preuve supplémentaire de l’utilisation des résidents d’Alkhanli comme « boucliers humains » dans le conflit.

Une résidente du village, âgée de 50 ans et sa petite-fille de 2 ans ont été tués par ce que les azéris ont qualifié de bombardement arménien. Bakou a accusé l’Armée de Défense de cibler délibérément les civils azéris vivant près de la « ligne de contact » du Karabagh. Bakou a également nié le déploiement d’unités d’artillerie dans le village.

Plus tard dans la journée, l’armée arménienne du Karabagh a rapporté que les forces azéries ont lourdement bombardé ses positions avec des canons légers, des mortiers et même des obusiers de 122 millimètres, blessant trois de ses soldats. Dans un communiqué, l’armée a déclaré que ses troupes de première ligne « prenaient des mesures de représailles ».

Le ministère de la Défense azéri a confirmé ces bombardements en déclarant qu’ils ont été mené afin de venger la mort des deux habitantes d’Alkhanli et de d’empêcher une nouvelle « provocation » arménienne.

Les médiateurs américains, russes et français du groupe de Minsk de l’OSCE ont appelé les parties en conflit à « cesser leurs actions militaires » et à « retourner à la table des négociations » suite à l’incident d’Alkhanli.

posté le 10 juillet 2017 par Claire/armenews


GÉOPOLITIQUE
De nouvelles armes russes livrées à l’Azerbaïdjan

La Russie a livré un nouveau lot de systèmes de missiles antichar en Azerbaïdjan dans le cadre de négociations lucratives avec Bakou qui ont été fortement critiquées par l’Arménie au cours de la dernière année.

Le ministère de la Défense Azéri a publié ce week-end une vidéo montrant une douzaine de systèmes Khrizantema-S déchargés d’un cargo cargo russe dans le port de la mer Caspienne de Bakou.

Khrizantema-S est conçu pour détecter et détruire des citernes, des véhicules blindés, des fortifications de terrain et même des cibles aériennes volantes avec des missiles guidés. Il est entré en service avec les forces armées russes en 2005.

L’Azerbaïdjan aurait reçu 10 systèmes de ce type en 2015. Ils auraient été commandés en 2014.

Les principaux responsables militaires arméniens ont refusé lundi de commenter la dernière livraison. Le ministre de la Défense, Vigen Sargsian, a déclaré qu’il se prononcerait lors d’une conférence de presse plus tard cette semaine.

« Ce sont les leaders politiques qui s’attaqueront à cette question et réagiront », a déclaré le colonel General Movses Hakobian.

La Russie a également vendu près de 5 milliards de dollars de réservoirs, systèmes d’artillerie et autres armes à l’Azerbaïdjan conformément aux contrats de défense signés entre 2009 et 2011. Selon le Registre des Armes Classiques des Nations Unies, la Russie a envoyé six systèmes d’artillerie lourde à l’armée Azérie l’année dernière.

Les dirigeants arméniens ont intensifié leurs critiques sur ces accords d’armement suite à l’offensive de l’Azerbaïdjan en avril 2016 au Haut-Karabagh. Ils ont déclaré que les approvisionnements en armes sont contraires à l’alliance militaire de la Russie avec l’Arménie et encouragent Bakou à tenter une solution militaire au conflit du Karabagh.

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a rejeté la critique arménienne après avoir visité Erevan plus tard en avril 2016. Il a déclaré que la Russie délivre des armes à la fois à l’Arménie et à l’Azerbaïdjan et soutient ainsi l’équilibre militaire dans le conflit.

En août, le président russe, Vladimir Poutine, a nié que Moscou a augmenté le risque d’une autre guerre du Karabagh. Après des entretiens au Kremlin avec son homologue arménien Serge Sarkissian, Poutine a laissé entendre que l’Azerbaïdjan - pays riche en pétrole - aurait pu acheter des armes offensives à d’autres pays. Il a également soutenu que la Russie fournit depuis longtemps une aide militaire substantielle à l’Arménie.

L’armée arménienne a présenté de nouvelles armes récemment acquises à la Russie lors d’un défilé militaire en septembre 2016 à Erevan. Ceux-ci incluaient des missiles balistiques d’Iskander.

posté le 29 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COMMUNIQUE D’AMNESTY INTERNATIONAL
La situation des droits humains delaissée à Bakou au profit de la Formule 1

La communauté internationale ne doit pas se laisser abuser par les efforts de surface visant à rendre plus lisse le bilan de l’Azerbaïdjan en matière de droits humains, qui reste très mauvais à l’approche du Grand Prix d’Europe de Formule 1 à Bakou.

« L’arrivée à Bakou du plus grand championnat automobile du monde ne doit pas détourner l’attention des attaques menées par le gouvernement contre la société civile, a déclaré Denis Krivosheev, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International. Derrière le faste se cache une réalité dans laquelle les autorités ferment des organisations non gouvernementales et arrêtent ou harcèlent les dirigeants de celles-ci. »

Depuis le début de l’année 2016, face à la chute des revenus pétroliers et aux pressions internationales croissantes, les autorités azerbaïdjanaises ont libéré plusieurs dizaines de prisonniers. Parmi les personnes remises en liberté figurent 12 prisonniers et prisonnières d’opinion, dont Khadija Ismayilova, une journaliste d’investigation récompensée.

Si elles ont été saluées dans le monde entier, ces grâces n’ont pas répondu aux préoccupations persistantes concernant les droits humains en Azerbaïdjan, ni mis fin aux arrestations d’opposants sur la base de charges fabriquées de toutes pièces. « La libération récente de dirigeants d’ONG et de militants ne doit pas porter à croire que le vent a tourné à Bakou. Les personnes libérées ne sont pas plus libres maintenant qu’elles ne l’étaient quand elles étaient incarcérées. Leurs anciennes cellules ont été remplies de nouvelles victimes », a déclaré Denis Krivosheev.

Un long chemin à parcourir

Amnesty International a recueilli des informations sur 14 personnes actuellement incarcérées en Azerbaïdjan pour des raisons d’opinion, mais il y en a certainement de nombreuses autres. Les recherches rendues publiques jeudi 16 juin révèlent une nouvelle série d’arrestations d’opposants et de proches de personnes s’exprimant depuis l’étranger, sur la base de charges inventées.

Le 10 mai, Bayram Mammadov et Giyas Ibrahimov, deux jeunes militants, visés par des accusations mensongères en relation avec la législation sur les stupéfiants, ont été arrêtés un jour après avoir publié une photo montrant une statue de l’ancien président Heydar Aliev, sur laquelle ils avaient peint un message politique contestataire. Ils ont déclaré à leur avocat que les policiers avaient placé les drogues sur eux. S’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à 12 ans d’emprisonnement.

Les ONG dans la ligne de mire des autorités

Certains des détenus récemment libérés, notamment des responsables locaux et des membres du personnel d’ONG, risquent fort d’être de nouveau arrêtés. On les empêche par ailleurs de reprendre le travail.

Intigam Aliyev a dirigé une ONG qui défendait des victimes de persécutions et les représentait devant la Cour européenne des droits de l’homme, jusqu’à son arrestation en août 2014. Il a au bout du compte été condamné à sept ans et demi de prison après, avoir fait l’objet d’accusations mensongères d’évasion fiscale, d’entreprenariat illégal et d’abus de pouvoir. Intigam Aliev a été remis en liberté le 28 mars 2016, mais les charges n’ont pas été abandonnées, ce qui signifie qu’il ne peut pas exercer en tant qu’avocat, ni se rendre à l’étranger sans permission. Ses comptes bancaires ont été gelés et son ONG reste fermée.

« L’Azerbaïdjan a mené une véritable opération de séduction pour attirer sur son territoire des événements internationaux, écrans de fumée pour sa répression alimentée par le pétrole - et la Formule 1 n’est-elle pas tout indiquée pour cela ? Mais il ne faut pas laisser ses rugissements et émanations qui montent à la tête étouffer les cris des militants des droits humains pris pour cibles par l’Azerbaïdjan », a déclaré Denis Krivosheev.

Plus d’infos : https://www.amnesty.ch/fr/pays/europe-asie-centrale/azerbaidjan/docs/2016/la-situation-des-droits-humains-delaissee-au-profit-du-grand-prix-de-formule-1

posté le 16 juin 2016 par Claire/armenews

Photo : Des policiers arrêtent le défenseur des droits humains Rasul Jafarov. Il s’était engagé pour la démocratie dans son pays. Bakou, juin 2014. © RFE.



HAUT-KARABAGH
Le Groupe de Minsk travaille à l’organisation d’un sommet arméno-azéri

Les médiateurs français, russe et américain espèrent organiser une réunion entre les présidents arménien et azerbaïdjanais prochainement, dans le but d’empêcher une nouvelle escalade du conflit du Haut-Karabagh, a révélé hier un diplomate français.

“ Nous avons rencontré les présidents des deux pays et nous sommes maintenant en train d’essayer d’organiser une réunion entre eux deux“, aurait déclaré en direct de Bakou à l’agence de presse RIA Novosti Pierre Andrieu, coprésident français du Groupe de Minsk de l’OSCE.

“Le régime de cessez-le-feu ne doit pas être violé et le processus de négociation devra commencer dès que possible“, a t-il ajouté.

Andrieu a accompagné le Secrétaire d’Etat aux affaires européennes Harlem Desir lors d’une visite à Erevan et à Bakou visant à désamorcer les tensions après la guerre de 4 jours au début du mois.

Selon l’agence de presse APA, Harlem Desir a parlé hier d’une “grave menace“ de la reprise des hostilités dans la zone de conflit. “Une solution militaire au conflit est impossible“, a t-il assuré dans la capitale azerbaïdjanaise.

Dans la perspective de sa rencontre avec Harlem Desir lundi, le président Serge Sarkissian avait déclaré que l’Arménie ne reprendra pas les pourparlers de paix à moins que l’Azerbaïdjan accepte de se plier aux garanties contre les violations du cessez-le-feu proposées par les médiateurs. Bakou s’y est toujours opposé jusqu’à présent.

Harlem Desir a déclaré après ses entretiens à Erevan que l’OSCE devrait déployer des observateurs le long de la « ligne de contact » du Karabagh, qui « permettraient de vérifier le respect du régime de cessez-le-feu.“

posté le 27 avril 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DROITS DE L’HOMME
Un écrivain « pro-arménien » en détention en Azerbaïdjan

Un romancier azerbaïdjanais de renom, qui a exaspéré le gouvernement de Bakou en 2013 lorsqu’est paru son livre mettant en avant le peuple arménien, a été arrêté hier. On lui aurait interdit de quitter le pays.

Akram Aylisli a été arrêté à l’aéroport de Bakou tôt hier matin. Il devait se rendre à Francfort, en Allemagne, avant de se rendre à Venise pour assister à un festival littéraire international.

Citant sa femme Galina, l’agence de presse Turan a déclaré qu’un agent de contrôle des passeports à l’aéroport a annoncé à Aylisli que les autorités azerbaïdjanaises lui avaient interdit de quitter le territoire pour se rendre à l’étranger. Il a ensuite été emmené en garde à vue.

Le ministère de l’Intérieur azerbaïdjanais a confirmé la détention. “Aylisli a été arrêté car il provoquait une situation de conflit à un bureau de contrôle des passeports à l’aéroport“, a déclaré un porte-parole du ministère. “La police enquête actuellement sur l’incident.“

Selon Turan, l’écrivain de 78 ans n’avait pas encore été remis en liberté à 19 h, heure locale.

Aylisli était l’un des écrivains les plus célèbres de l’Azerbaïdjan, mais la publication en 2013 du roman “Les rêves de pierre“ dans un magazine populaire russe avait entraîné la colère de Bakou. Le roman décrit les campagnes brutales azerbaïdjanaises contre les Arméniens - y compris les pogroms de janvier 1990 à Bakou, où des Arméniens ont été assassinés par dizaines et expulsés de la ville.

Dans un décret rendu public en février 2013, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev avait dépouillé Aylisli du titre officiel “d’écrivain populaire“, ainsi que de la pension qu’il touchait pour cela. La raison officielle : “déformation des faits de l’histoire de l’Azerbaïdjan et insulte aux sentiments du peuple azerbaïdjanais.“

Le roman a également déclenché des manifestations organisées par le gouvernement à Bakou. Des foules en colère se sont rassemblées devant l’immeuble d’Aylisli, en criant “Honte !“ et en incendiant des photos de l’auteur. Un chef du parti Yeni Azerbaycan avait accusé l’auteur d’être en fait arménien, alors que certains députés azerbaïdjanais avaient demandé un test ADN pour déterminer son origine ethnique.

Aylisli avait rejeté la critique et avait accusé les responsables azerbaïdjanais d’exploitation du conflit du Haut-Karabagh pour leur propre victoire politique. Il a défendu son livre “Les rêves de pierre“, en estimant qu’il était de sa responsabilité, en tant qu’Azerbaïdjanais, de reconnaître le rôle de son pays dans le conflit.

Le roman a été traduit en arménien et imprimé en Arménie par un éditeur privé plus tard en 2013.

posté le 31 mars 2016 par Claire/armenews