Nouvelles d'Arménie
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Erevan


EREVAN
Grève de la faim pour les étudiants manifestant contre la loi sur le service militaire

Plusieurs étudiants membres d’un groupe de pression qui proteste contre la loi sur le service militaire ont entamé une grève de la faim à Erevan, alors que les députés arméniens ont commencé hier à débattre du projet controversé en deuxième lecture.

Les protestations suscitées suite à l’idée de législation limitant considérablement les possibilités de reporter son service militaire pour les étudiants, y compris ceux qui souhaitent poursuivre une carrière scientifique, sont entrées dans leur deuxième semaine.

Plusieurs centaines d’étudiants boycottent les cours depuis le 7 novembre, faisant le tour du campus de l’université d’Erevan, l’établissement d’enseignement le plus ancien et le plus important d’Arménie, et invitant leurs camarades à se joindre à leur mouvement pour manifester leur désaccord. Le projet de loi a déjà été adopté en première lecture à la fin du mois dernier.

Les représentants des étudiants protestataires ont été reçus par le Premier ministre, les ministres de l’Education et de la Défense, mais ils ont refusé d’arrêter leurs protestations même après avoir été invités à se joindre à la rédaction d’amendements pertinents après l’adoption de la loi.

Le projet de loi stipule que pour obtenir un report de son service militaire, tous les étudiants qui veulent poursuivre leurs études doivent signer des contrats avec le ministère de la Défense et accepter de servir trois ans dans l’armée après avoir terminé leurs études à l’endroit choisi par le ministère. Sinon, les étudiants seront enrôlés dans l’armée dès l’âge de 18 ans.

Les étudiants protestataires ainsi que plusieurs partis d’opposition et personnalités publiques en Arménie estiment que cette mesure nuira au développement de la science dans le pays, car elle entraînera des interruptions dans le processus éducatif ou découragera les quelques étudiants qui souhaitent poursuivre une carrière scientifique.

Cinq membres du groupe “For Science Development“ se sont enfermés dans l’une des salles de conférence de la Faculté de Sociologie, Informatique et Mathématiques Appliquées de l’Université d’Erevan, déclarant qu’ils n’arrêteront leur grève de la faim qu’après le retrait du projet de loi.

Parmi les participants à cette grève de la faim figure David Petrosian, étudiant et activiste. Il a déclaré qu’ils protestaient en particulier contre la décision du Parlement de poursuivre les discussions sur le projet de loi sans tenir compte de leurs préoccupations et sans y apporter de modifications avant la deuxième lecture.

“En outre, avec cette grève de la faim, nous essayons de montrer à tous les citoyens que leur voix compte. L’apathie publique qui s’est répandue est très triste à voir. Nous contribuons nous à surmonter cette apathie“, a commenté le militant.

Petrosian, qui a servi dans l’armée, a déclaré que trois autres étudiants du groupe ont également terminé leur service militaire. “Quatre d’entre nous ont servi dans l’armée. Et par là nous voulons prouver que c’est un mouvement pour l’équité et la justice “, a-t-il expliqué.

Le ministre de la Défense, Vigen Sargsian, a également déclaré à plusieurs reprises que le nouveau projet de loi vise à rétablir la justice parmi les étudiants masculins qui bénéficient d’un report et d’une exemption du service militaire, et de ceux qui n’en bénéficient pas. Il a insisté sur le fait que son but n’était pas de faire l’armée. Le ministre et d’autres représentants du gouvernement croient que la loi ne nuira en rien à la science, mais qu’elle ne fera qu’éliminer la corruption en gommant une lacune importante permettant d’éviter son service militaire obligatoire.

L’activiste Petrosian, quant à lui, a exhorté les autres étudiants engagés dans les manifestations à continuer. Il a répondu aux questions de RFE / RL derrière une porte fermée, précisant que le groupe avait décidé de garder la porte de la salle de cours fermée même aux autres étudiants, y compris ceux qui voudraient se joindre à la grève de la faim.

Environ une trentaine d’étudiants du Conservatoire d’Etat d’Erevan se sont joints à la manifestation organisée sur le campus de l’université d’Etat d’Erevan.

posté le 15 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



EREVAN
Des commerçants se plaignent de la « pression fiscale »

Plusieurs dizaines de commerçants d’Erevan se sont de nouveau rassemblés devant le Parlement hier pour protester contre ce que bon nombre d’entre eux ont décrit comme une “terreur fiscale“ utilisée contre eux par le SRC.

Les commerçants qui vendent principalement des vêtements sur les marchés couverts ou en plein air à Erevan payaient des impôts mensuels fixes jusqu’à présent. Citant le nouveau Code des impôts de l’Arménie, le SRC les a informés récemment qu’ils seront maintenant taxés selon un mécanisme différent qui mesurera leurs chiffres d’affaires. À cette fin, l’agence gouvernementale a mis en place des règles comptables standard et d’autres documents supplémentaires.

Lors du rassemblement, les manifestants ont affirmé que le SRC prenait des mesures administratives sévères à leur encontre, y compris des inspections fréquentes, des amendes et d’autres formes de « pression fiscale ».

Une femme vendant des vêtements importés de Turquie s’est plainte que les inspecteurs des impôts ont inspecté son étal trois jours de suite à la fin de chaque semaine, l’accusant de sous-estimer son chiffre d’affaires.

“Mais mes ventes sont faibles maintenant. Les gens quittent le pays, seuls les très riches et les très pauvres restent ici. Nous sommes parmi les pauvres aujourd’hui. Ils veulent que nous quittions notre pays, mais nous ne le ferons pas. Nous resterons et nous nous battrons“, a déclaré la femme.

Un autre commerçant a déclaré qu’ils étaient venus à l’Assemblée nationale pour exhorter les partis politiques à faire en sorte que les organismes fiscaux traitent équitablement les entreprises.

Le vice-président du Parlement, Mikayel Melkumian, qui représente l’alliance Tsaroukian de l’opposition, s’est adressé aux commerçants et leur a dit qu’il avait soulevé leur problème devant les quatre factions du Parlement et que tous étaient maintenant conscients du problème. “Nous avons de nouveau souligné que le Comité des impôts de l’Etat poursuit sa terreur fiscale“, a assuré le parlementaire d’opposition. “Notre travail en tant que député est de ne pas bloquer les entreprises établies depuis des années grâce à leurs efforts acharnés. Au lieu de tout faire pour créer de nouveaux emplois, le gouvernement veut que les rares existants soient supprimés, et il utilise la terreur pour cela. “

C’est la deuxième manifestation organisée par les commerçants en deux semaines. Le 31 octobre, ils se sont également rassemblés devant l’édifice de l’Assemblée nationale afin d’exiger des changements au Code fiscal et une réduction des formalités administratives.

Le chef du SRC, Vartan Harutiunian, a ensuite rejeté ces plaintes, accusant les manifestants de vouloir échapper à l’impôt. Harutiunian a affirmé que les commerçants avaient rejeté les offres du SRC de leur fournir des services de comptabilité gratuits. “Tout le monde doit payer des impôts d’une manière définie par la loi“, a t-il répondu face aux journalistes.

posté le 15 novembre 2017 par Claire/armenews


SERVICE MILITAIRE
Le ministre de l’Education rejette la requête des étudiants manifestants

Le gouvernement arménien ne stoppera pas le processus en cours concernant l’arrêt de la plupart des exemptions temporaires du service militaire obligatoire, a déclaré hier le ministre de l’Education, Levon Mkrtchian, aux étudiants qui protestaient contre la mesure envisagée.

Mkrtchian a rencontré des représentants des étudiants alors qu’ils boycottaient les cours pour la deuxième journée consécutive en signe de protestation contre un projet de loi gouvernemental adopté par le Parlement en première lecture.

Plus de 200 étudiants se sont rassemblés devant le bâtiment principal de l’Université d’État d’Erevan et ont déambulé dans le centre-ville avant cette réunion avec le ministre.

“Quand il s’agit de servir la patrie, aucun citoyen de la République d’Arménie n’aura de privilèges“, a rétorqué Mkrtchian face à plusieurs organisateurs des manifestations.

Le ministre a réitéré ses arguments selon lesquels plus de 85% des étudiants masculins des universités publiques sont déjà enrôlés dans les forces armées à l’âge de 18 ans parce qu’ils paient des frais de scolarité contrairement aux autres étudiants qui étudient gratuitement.

Ces derniers ont jusqu’à présent été autorisés à effectuer le service de deux ans après avoir terminé leurs études de premier, deuxième ou troisième cycle. Ceux qui obtiennent des diplômes de doctorat ont été exemptés de toute obligation militaire.

Le projet de loi controversé rédigé par le ministère de la Défense accorderait des exceptions seulement aux étudiants qui accepteraient de suivre un entraînement militaire parallèle et de servir dans l’armée comme officiers pendant trois ans après l’obtention de leur diplôme. Les étudiants protestataires affirment que, sans déferrement, ce sera beaucoup plus difficile pour eux de devenir des scientifiques ou des érudits.

Mkrtchian a rejeté de telles affirmations, en faisant valoir que seulement un petit pourcentage d’étudiants arméniens exemptés temporairement ou définitivement de la conscription ont poursuivi des carrières académiques ou scientifiques. “Il y a un fort soutien politique derrière le projet de loi (...) Je ne pense pas qu’il puisse être retiré“, a-t-il déclaré.

Pendant ce temps, les organisateurs de la manifestation ont clairement indiqué qu’ils continueraient le boycott jusqu’à ce que le gouvernement réponde à leurs demandes, lesquelles sont soutenues par certains leaders de l’opposition.

Les manifestants ont de nouveau tenté hier d’entrer dans les locaux de l’Université d’Etat d’Erevan et d’inciter davantage d’étudiants à rejoindre leur mouvement. Les portes d’entrée de ces bâtiments sont restées verrouillées de l’intérieur, l’administration de l’université cherchant apparemment à contenir le boycott.

Au moins une professeure de l’Université, Karen Saghatelian, a condamné la fermeture et s’est jointe aux manifestants.

posté le 9 novembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE/FRANCE
Jumelage entre une école d’Erevan et celle du Tebrotzassère au Raincy

Le 30 octobre, les responsables pédagogiques des écoles Stepan Zoryan à Erevan et Tebrotzassère au Raincy ont signé un accord de jumelage. Cette première est dirigée par Suzanna Galstyan, alors que Haig Sarkissian s’occupe de l’école du Raincy.

Dans cet accord, il est stipulé qu’il y aura des échanges entre les élèves des deux écoles portant sur des réalisations pédagogiques, culturelles et autres en arménien et en français, ainsi que la mise en place un cursus de formation des professeurs visant à mettre en parallèle les approches pédagogiques en vigueur dans les deux écoles.

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posté le 8 novembre 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Education  Erevan  Image 450 


EREVAN
Projet contre les exemptions de service militaire : des étudiants manifestent

A Erevan, une centaine d’étudiants ont boycotté les cours hier pour protester contre les plans du gouvernement pour abolir en grande partie les exemptions temporaires du service militaire dont jouissait la plupart d’entre eux.

Les manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment principal de l’Université d’Etat d’Erevan, demandant un entretien avec le ministre de l’Education, Levon Mkrtchian. Ils ont marché vers d’autres bâtiments de l’Université d’Etat d’Erevan après que Mkrtchian et d’autres fonctionnaires du ministère de l’Education ont refusé de rencontrer leurs représentants.

Les étudiants masculins de l’université arménienne d’Etat, éligibles aux bourses gouvernementales, ont jusqu’à présent été autorisés à effectuer le service militaire obligatoire après avoir terminé leurs études de premier, deuxième ou troisième cycle.

En vertu d’un projet de loi adopté par le Parlement en première lecture à la fin du mois dernier, seuls les étudiants qui accepteraient de suivre une formation militaire parallèle et de servir dans l’armée pendant trois ans après l’obtention du diplôme seraient autorisés à avoir une exemption temporaire. Le ministère de la Défense, qui a rédigé le projet de loi, affirme que cela permettrait de combler une lacune majeure pour échapper au service militaire et réduire les « risques de corruption » parmi les responsables militaires et universitaires.

Les représentants du gouvernement soutiennent également que plus de 80% des hommes arméniens de 18 ans inscrits dans les universités d’État sont déjà enrôlés dans les forces armées. Laisser les autres étudiants poursuivre leurs études sans interruption est injuste, précisent-ils.

Les critiques pensent que la mesure empêcherait de nombreux étudiants de devenir des scientifiques ou des grands universitaires. Ils disent que cela n’empêcherait pas par contre les fils de nombreux hauts fonctionnaires, de politiciens favorables au gouvernement et de riches hommes d’affaires d’échapper au service militaire.

“Oui, nous admettons qu’il y a de la corruption dans le système éducatif, mais nous pensons aussi que les problèmes existant au sein du système éducatif doivent être abordés dans le système“, a déclaré l’un des étudiants protestataires.

Les manifestants, parmi lesquels des étudiantes, ont tenté d’entrer dans certains départements de l’Université d’Etat d’Erevan afin d’inciter davantage d’étudiants à rejoindre leur combat. Cependant, ils ont trouvé les portes d’entrée de la plupart de ces départements verrouillées de l’intérieur. Les étudiants assistant aux cours n’ont donc pas pu quitter les bâtiments.

Marat Grigorian, le doyen du département de géographie et de géologie de l’université, a critiqué la protestation et a soutenu le projet de loi controversé, qui devrait être adopté dans la lecture finale la semaine prochaine. “Ce projet de loi ne nuira pas à l’enseignement supérieur“, a t-il commenté.

Ruben Melkonian, qui dirige le département des études orientales, a également critiqué cette manifestation. Pourtant, il a convenu que les étudiants ont le droit légitime d’exprimer leurs préoccupations.

posté le 8 novembre 2017 par Claire/armenews


IMMIGRATION
La ministre de la Diaspora travaille sur un projet pour attirer les Arméniens du monde

La ministre de la Diaspora, Hranush Hakobian, a déclaré vendredi que son ministère proposerait l’année prochaine une série de mesures gouvernementales visant à encourager de nombreux Arméniens vivant à l’étranger à se réinstaller en Arménie.

“Nous prévoyons des travaux préparatoires sur le rapatriement en 2018“, a annoncé M. Hakobian aux journalistes. “Nous allons élaborer un concept politique, examiner l’expérience d’autres pays et élaborer une loi sur le rapatriement“.

« Nous devons être en mesure de présenter les opportunités en Arménie : ce que nous pouvons leur offrir, quel genre de spécialistes nous devons accueillir, ... », a-t-elle expliqué. “S’ils sont des spécialistes dont l’Arménie a besoin, nous devons penser à leur verser des salaires appropriés et à créer d’autres conditions susceptibles de les attirer. Je ne pense pas que seul le patriotisme puisse entraîner le rapatriement. “

Le président Serge Sarkissian a plaidé en faveur d’une telle immigration de masse dans un discours prononcé lors d’une conférence Arménie-Diaspora qui s’est tenue à Erevan en septembre. Il a affirmé que cela aiderait le pays à résoudre ses graves problèmes démographiques et augmenterait sa population pour qu’elle atteigne 4 millions d’ici 2040.

On estime qu’il y a entre 8 et 9 millions d’Arméniens dans le monde. Seulement 3 millions d’entre eux vivent en Arménie. La plupart des autres résident en Russie, aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient.

Tout au long de la décennie où Sarkissian était au pouvoir, des dizaines de citoyens ont continué à quitter le pays pour des raisons essentiellement économiques. Les politiciens de l’opposition et d’autres critiques du gouvernement considèrent cette émigration comme étant la conséquences des politiques économiques défaillantes de l’administration Sarkissienne et du refus de faire appliquer la loi. Sans surprise, ils ont raillé son objectif démographique pour 2040.

Hakobian a suggéré que l’objectif extrêmement ambitieux est basé sur des « calculs appropriés ». Elle a également déclaré que des milliers de ressortissants arméniens ainsi que des Arméniens de la diaspora immigrent en Arménie chaque année. Elle a ajouté que plus de 20 000 Syriens d’origine arménienne s’étaient réfugiés dans leur patrie ancestrale au cours des dernières années.

“Il y a quelques mois, j’ai invité des représentants à notre ministère et 120 d’entre eux sont venus“, s’est réjoui la ministre. “Je m’attendais à entendre des critiques et des plaintes de leur part mais, à ma grande surprise, ils se sont tous bien adaptés“.

“Ils soulignaient que le principal avantage de la patrie est qu’elle est sécurisée, que leurs enfants ne risquent pas la toxicomanie, la débauche ou autre dans nos écoles“, a-t-elle ajouté.

En plus d’annoncer le lancement prévu de l’effort de promotion de l’immigration, Hakobian a indiqué qu’elle ne sait pas encore si elle sera reconduite dans le nouveau gouvernement qui sera formé après la fin du mandat présidentiel de Sarkissian en avril 2018.

posté le 6 novembre 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
Les commerçants de marchés protestent contre de nouvelles règles fiscales

Plusieurs dizaines de commerçants de marchés d’Erevan se sont rassemblés devant le Parlement hier pour protester contre de nouvelles règles du gouvernement qui les obligent à payer plus d’impôts.

Les commerçants qui vendent principalement des vêtements sur les marchés en plein air à Erevan payaient des impôts mensuels fixes jusqu’à maintenant. Citant le nouveau Code des impôts de l’Arménie, le Comité des recettes de l’Etat (SRC) les a informés récemment qu’ils seront maintenant taxés selon un mécanisme différent qui mesurera leurs chiffres d’affaires. À cette fin, l’agence gouvernementale a mis en place des règles comptables standard et d’autres documents supplémentaires spécialement pour eux.

Les propriétaires de petites entreprises se sont rassemblés devant le siège du Parlement à Erevan après une série de réunions avec des responsables de la SRC qui ont tenté de répondre à leurs préoccupations. Ils ont insisté sur le fait que les nouvelles règles sont trop lourdes et qu’ils ne peuvent pas payer plus d’impôts.

“Je devrais engager un comptable pour m’occuper de tout ça“, a regretté l’un d’eux.

Le chef de la SRC, Vartan Harutiunian, a rejeté ces plaintes, accusant les manifestants d’essayer d’échapper à l’impôt. Harutiunian a affirmé avoir rejeté les offres de la SRC visant à leur fournir des services de comptabilité gratuits. “Tout le monde doit payer des impôts d’une manière définie par la loi“, a-t-il affirmé aux journalistes à l’intérieur du Parlement.

Harutiunian a également assuré que le mécontentement des commerçants est fomenté par des individus aisés. Il n’en a nommé aucun. Il a seulement précisé qu’il ne se référait pas à Gagik Tsarukian, l’un des hommes les plus riches du pays qui possède un marché où la plupart des commerçants protestants vendent des marchandises.

Personnage proche du Premier ministre Karapetian, Harutiunian s’est engagé à sévir contre l’évasion fiscale généralisée en Arménie après qu’il a été nommé pour diriger la SRC il y a un an. Le SRC a rapporté une augmentation de près de 10% de diverses taxes perçues au cours des neuf premiers mois de cette année.

Selon Harutiunian, les grandes entreprises représentaient jusqu’à 85% des recettes fiscales du gouvernement. Il a affirmé que la fraude fiscale est maintenant plus répandue dans le commerce de détail que dans les entreprises de commerce de gros.

Le chef de la SRC n’a fait aucun secret de ses propres intérêts commerciaux et ceux de sa famille. En particulier, ses deux jeunes fils sont les principaux actionnaires d’une nouvelle entreprise agroalimentaire qui a reçu des allégements fiscaux à l’importation par le gouvernement plus tôt cette année.

Harutiunian a nié avec colère les suggestions des journalistes selon lesquelles cela équivaut à un conflit d’intérêts. “Mes fils construisent des serres et des jardins fruitiers“, a-t-il défendu. “Pourquoi ne devraient-ils pas le faire ? N’ont-ils pas le droit de vivre dans ce pays ?“

posté le 1er novembre 2017 par Claire/armenews

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COMMERCE
La Russie n’augmentera pas son prix « spécial » de vente de gaz à l’Arménie

La Russie n’augmentera pas le prix de son gaz naturel fourni à l’Arménie l’année prochaine, a affirmé le Premier ministre russe Dmitri Medvedev lors d’une visite officielle à Erevan hier.

S’exprimant après des entretiens avec son homologue arménien Karen Karapetian, M. Medvedev a également salué l’état actuel des relations russo-arméniennes et le développement du commerce bilatéral notamment. “Nous nous sommes assurés que nos liens se développeront dans toutes les directions“, a t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe.

“La Russie reste le premier partenaire commercial de l’Arménie“, a rappelé M. Medvedev. “Les échanges commerciaux bilatéraux ont augmenté - à la fois en 2016 et 2017 - et progressent à un bon rythme.“

À cet égard, il a souligné l’augmentation des exportations vers la Russie de produits agricoles arméniens et de denrées alimentaires préparées qui, selon lui, sont “d’excellente qualité“. Citant une interdiction des importations alimentaires russes par les pays occidentaux, il a parlé de “bon potentiel“ dans ces exportations.

Medvedev a poursuivi en annonçant que le « prix spécial » du gaz russe pour l’Arménie n’augmentera pas l’année prochaine, « même si nous avions convenu de paramètres quelque peu différents » auparavant. “Je pense que cela contribuera à améliorer la situation globale de l’économie et de l’investissement en Arménie“, a t-il souligné.

Alexei Miller, président du géant russe Gazprom qui accompagnait M. Medvedev lors de ce voyage, a confirmé que l’Arménie continuerait ainsi à payer 150 dollars par millier de mètres cubes de gaz russe. Ce prix a été fixé en avril 2016.

Le réseau de distribution de gaz appartenant à Gazprom en Arménie a réduit ses tarifs en novembre 2016, plus de deux mois après la nomination de Karapetian au poste de Premier ministre. Karapetian avait géré le réseau de 2001 à 2010 et avait occupé des postes de direction dans les filiales de Gazprom en Russie de 2011 à 2016.

Gazprom représente plus de 80% des importations annuelles de gaz de l’Arménie. Le pays du Sud-Caucase achète également du gaz à l’Iran voisin. Le ministre de l’Energie Ashot Manukian a insisté la semaine dernière sur le fait que le gaz russe coûte moins cher que celui d’Iran.

Medvedev et Karapetian ont discuté de la possibilité pour les compagnies russes d’investir dans une zone économique libre qui doit être mise en place à la frontière de l’Arménie avec l’Iran plus tard dans l’année.

“Nous pensons que la zone économique libre est une bonne plate-forme pour le capital russe et les entreprises russes ayant des intérêts en Iran“, a confié le Premier ministre arménien. Les discussions « intensives » russo-arméniennes sur le sujet seront bientôt achevées, a t-il précisé.

“Il n’y a pratiquement pas de sphères dans lesquelles nous ne coopérons pas“, s’est félicité M. Medvedev, face au président Serge Sarkissian lors de leur rencontre plus tard dans la journée. Il a encore une fois souligné une augmentation de 30% du commerce russo-arménien enregistrée par Moscou cette année.

Medvedev et Karapetian assisteront aujourd’hui à une réunion à Erevan avec leurs homologues des trois autres États ex-soviétiques qui font partie de l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie.

posté le 25 octobre 2017 par Claire/armenews

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REFORME
Karapetian discute des mesures anti-corruption avec le diplomate américain

L’ambassadeur des États-Unis à Erevan, Richard Mills, a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian vendredi pour discuter des efforts déclarés du gouvernement pour lutter contre la corruption endémique en Arménie.

Karapetian aurait informé M. Mills de la « politique cohérente » du gouvernement visant à réduire les « risques de corruption » grâce à l’adoption d’une législation appropriée et au « travail actif » de son Conseil de lutte contre la corruption. Une déclaration du gouvernement l’a également cité comme appelant à l’aide les États-Unis pour aiguiller sur le Conseil et son programme de réforme plus large.

Selon le communiqué, M. Mills a salué les efforts du gouvernement arménien pour renforcer l’état de droit et améliorer l’environnement des affaires, affirmant qu’ils ont déjà accru les intérêts des investisseurs américains en Arménie. “Il a expliqué qu’au cours des 8-10 derniers mois, il a reçu des signaux positifs de la part d’entreprises américaines opérant en Arménie, notamment en ce qui concerne les réformes en cours dans le secteur des douanes“, ajoute le communiqué.

Mills a exhorté les autorités à Erevan à s’attaquer sérieusement à la corruption dans un discours prononcé en février. Il avait alors dit qu’ils devraient envoyer “un message clair d’en haut que la corruption ne sera pas tolérée et que personne n’est au-dessus de la loi“. À cet égard, l’émissaire a suggéré que le gouvernement établisse un “organisme anti-corruption totalement indépendant, qui peut à la fois enquêter et poursuivre.“

Les autorités ont plutôt décidé de former un organe qui entrera en fonction au début de l’année prochaine. La Commission sur la prévention de la corruption doit examiner les déclarations de revenus et d’avoirs soumises par plus de 2 000 hauts fonctionnaires et enquêter sur d’éventuels conflits d’intérêts entre eux. En vertu d’un projet de loi du gouvernement adopté par le Parlement arménien en juin, il sera habilité à demander aux organes de répression de poursuivre les fonctionnaires soupçonnés de corruption.

Le Conseil anti-corruption distinct était auparavant supervisé par le prédécesseur de Karapetian, Hovik Abrahamian. Il a approuvé en 2015 un plan d’action triennal contre diverses pratiques de corruption.

Malgré le scepticisme exprimé par de nombreux membres de la société civile arménienne, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) s’est engagée en février 2016 à soutenir la mise en œuvre du programme avec une subvention de 750 000 dollars. Mills a déclaré en février que l’USAID avait depuis attribué moins de 2,5% de cet argent en raison d’un manque de “progrès concrets“ dans le travail de cet organe.

La directrice actuelle de l’USAID pour l’Arménie, Deborah Grieser, était également présente à la dernière réunion de Mills avec Karapetian.

L’Arménie s’est classée, avec la Bolivie et le Vietnam, au 113ème rang sur 176 pays évalués dans le dernier indice de perception de la corruption de Transparency International publié en janvier.

posté le 23 octobre 2017 par Claire/armenews

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