Nouvelles d'Arménie
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Erevan


EREVAN
Zaruhi Postanjian a déposé plainte auprès du tribunal pour fraudes électorales

Zaruhi Postanjian, chef de l’opposition du parti Yerkir Tsirani, a déposé hier une plainte auprès du tribunal administratif pour annuler les résultats des élections municipales du 14 mai à Erevan.

Yerkir Tsirani a terminé troisième dans la course qui opposait trois forces politiques. Il a obtenu 8 % des voix, et aura donc cinq membres dans le Conseil municipal qui compte 65 sièges. Le vainqueur est le parti républicain (HHK).

La semaine dernière, le parti de l’opposition a fait appel des résultats du vote auprès de la Commission électorale centrale (CEC), demandant l’annulation du résultat officiel des élections en raison de la “fraude à grande échelle mise en œuvre par le HHK avec l’aide des policiers“ qui, selon le parti d’opposition, comprenait achats de vote, orientations des électeurs, ainsi violence contre Postanjian et son mandataire.

La CEC a refusé cette requête, en faisant valoir qu’aucune preuve n’a été fournie pour justifier la réclamation de Yerkir Tsirani.

Après avoir soumis sa demande au tribunal administratif, Postanjian a de nouveau insisté sur le fait que le HHK a remporté les élections en raison de fraudes et de pressions sur les électeurs.

“Les citoyens n’ont pas eu la possibilité d’exercer leur droit de vote, et certains, intimidés, n’ont même pas participé aux élections“, s’est plainte Postanjian. “Parce que pour eux, il était clair que si, un candidat à la mairie et son mandataire pouvaient être soumis à la violence, alors, comment cela pouvait-il être une vraie élection ?“

Postanjian est allée personnellement dans l’un des bureaux de campagne du HHK, le jour du scrutin, pour exposer au grand jour ces achats de vote. Avec sa fille, Lilit Drampian, elle a été expulsée des locaux du HHK par des policiers appelés par des militants du parti au pouvoir.

Dans un communiqué publié peu de temps après l’incident, Postanjian, alors membre de l’Assemblée nationale, a affirmé que la violence a été utilisée contre elle et sa fille qui a eu une commotion cérébrale. Elle a également déploré l’absence de réponse des organes compétents en matière d’application de la loi. Le Service spécial d’enquête d’Arménie a ensuite lancé deux enquêtes en rapport avec l’incident.

posté le 25 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Elections  Erevan  Image 450  Justice  Opposition  Politique 


EREVAN
L’alliance Yelk assure avoir les preuves d’une fraude généralisée aux municipales

Une alliance de l’opposition a demandé aux autorités de se pencher sur certaines preuves présumées suggérant que les achats de vote par le parti au pouvoir de l’Arménie lors des élections municipales d’Erevan au début de ce mois ont été d’une nature “systématisée et centralisée“.

Le chef de la faction parlementaire d’opposition Yelk, Nikol Pashinian, a inclus avec sa demande hier adressée au procureur général certains documents qui ont été trouvés dans la poubelle près d’un des bureaux de campagne du Parti républicain (HHK). Ces documents en Arménie sont désormais connus sous le nom de “ZibiLeaks“.

Les documents en question, selon Yelk, mentionnent les sommes d’argent et les services rendus en donnant des coordonnées concrètes ainsi que des instructions à l’adresse des militants pour l’organisation du processus de distribution de l’argent aux citoyens.

Selon le bloc d’opposition, la police a également participé à ce processus, car l’un des documents a été envoyé par faxe à partir d’un numéro de téléphone appartenant à la police.

Un député de l’alliance Yelk, Edmon Marukian, a déclaré qu’ils seraient cohérents pour s’assurer que les procureurs ouvrent des procédures dans l’affaire et punissent les responsables.

“Nous avons recueilli cette preuve et avons promis d’être cohérent“, a-t-il déclaré.

Yelk a obtenu 21 % des voix lors des élections municipales du 14 mai et formera la deuxième plus grande faction du Conseil municipal d’Erevan. Le HHK a remporté les élections avec plus de 71 % des voix et son candidat, Taron Markarian, a conservé son poste de maire.

Le HHK a indiqué avoir toujours refusé de dédommager en argent ou par des services les électeurs.

posté le 25 mai 2017 par Claire/armenews


EREVAN
Appel de l’opposition rejeté : validation du résultat officiel des élections municipales

La Commission électorale centrale d’Arménie a confirmé hier les résultats définitifs des élections municipales du 14 mai à Erevan, rejetant l’appel interjeté par un parti de l’opposition qui prétendait qu’il y avait eu lors du scrutin des achats à grande échelle de vote et une pression sur les Arméniens pour voter en faveur du parti au pouvoir.

Le parti républicain (HHK) a officiellement obtenu 71 % des voix, l’alliance Yelk de l’opposition ayant eu 21 % et Yerkir Tsirani environ 8 %.

Les trois forces qui ont participé aux élections se sont rendues au Conseil des Aînés d’Erevan, qui compte 65 membres, où ils auront respectivement 46, 14 et 5 représentants.

Même si Yelk a également prétendu qui y avait eu des achats de voix en faveur du HHK, seul Yerkir Tsirani a formellement déposé une requête à la CEC, exigeant l’annulation des résultats des élections.

Le parti dirigé par Zaruhi Postanjian a affirmé que le HHK avait commis une fraude à grande échelle lors de l’élection, avec l’aide de policiers, incluant l’achat de vote, l’orientation des électeurs, ainsi que la violence directe contre Postanjian.

Postanjian est allé personnellement dans l’un des bureaux de campagne de HHK, situé dans le district du maire sortant Taron Markarian, le jour du vote, pour exposer ce qu’elle prétendait être un régime d’achat de vote. Avec sa fille, Lilit Drampian, elle a été expulsée des locaux du HHK par des policiers appelés par des militants du parti au pouvoir.

Dans un communiqué publié le 15 mai, Postanjian a affirmé que la violence a été utilisée contre elle et sa fille, qui souffrait d’une commotion cérébrale. Elle a également déploré l’absence de réponse immédiate des organes chargés de l’application de la loi. Deux enquêtes criminels ont ensuite été lancés par le Service d’enquête spéciale dans le cadre de l’incident.

Dans sa demande, le parti d’opposition a également allégué que les documents liés aux élections conservés dans les coffres-forts dans les circonscriptions électorales avaient été falsifiés en faveur du HHK.

Au cours de la réunion d’hier de la CEC Postanjian a accusé l’organe électorale de ne pas l’avoir informé de la date et de l’heure de l’audience.

Tigran Mukuchian, chef de la CEC, a toutefois insisté sur le fait que Postanjian et Yerkir Tsirani ont été informés par téléphone en temps utile. Mukuchian a déclaré que dans sa demande, la partie n’a pas apporté de preuves qui pourraient servir de base pour annuler les résultats des élections d’Erevan. Finalement, la CEC a rejeté l’appel de Yerkir Tsirani et a approuvé les résultats définitifs des élections.

Postanjian a allégué que Mukuchian agissait sous pression alors qu’elle ajoutait que l’un des représentants de son parti a été informé de la réunion de la CEC tard samedi et ne pouvait pas arriver à Erevan depuis Gumri tôt le matin.

“Nous allons nous tourner vers la Cour“, a déclaré Postanjian, soulignant que Yerkir Tsirani continuera à lutter “pour créer un mouvement de résistance nationale qui renversera le régime actuel“.

posté le 22 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



CHANSON ARMENIENNE
Harout Pamboukjian a donné samedi 20 mai un concert intitulé « My Life » à Erévan face à des milliers de fans. Intense émotion

Le célèbre chanteur arménien Harout Pamboukjian a donné samedi 20 mai un concert exceptionnel « My Life » (« Իմ կյանքը » en arménien) au Complexe culturel et sportif Karen Demirdjian à Erévan en présence de plusieurs milliers de fans. Harout Pamboukjian était accompagné pour quelques chansons par les chanteuses Sirusho et Kristiné Bebelyan ainsi que le chanteur Razmig Amyan.

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« Je suis heureux de me trouver à nouveau à Erévan en concert, six ans après mon dernier concert. Erévan c’est ma ville, ici c’est mon pays, je suis né et j’ai grandi ici. J’ai toujours un énorme plaisir à chanter ici » dit Harout Pamboukjian avant le concert. Durant deux heures, Harout Pamboukjian, surnommé « Tsakh Harout » a enflammé la salle en reprenant ses tubes qui ont fait le tour de la planète. Très émouvante fut l’interprétation de sa chanson « Yes arants kéz » (« Ես առանց քեզ » en arménien, « Moi sans toi » en arménien) dédiée à son épouse Rouzanna disparue il y a quelques années. « C’est ma douleur. Jusqu’à la perte d’un être cher nous ne savons pas sa valeur. Je réalise ce que Rouzanne voulait » dit le chanteur en versant très ému ne parvenant pas à retenir quelques larmes. Harout Pamboukjian qui a également chanté l’une de ses dernières chansons dédiée aux soldats Arméniens, héros de « la guerre de quatre jours » en Artsakh en avril 2016. Durant le concert, Harout Pamboukjian descendit plusieurs fois de la scène pour se mêler et être photographié en compagnie de ses fans, de tout âge. Le dernier concert de Harout Pamboukjian à Erévan datait de 2012. Et l’Arménie attendait avec impatience le retour de « Tsakh Harout », chez lui en Arménie.

Krikor Amirzayan (Գրիգոր Ամիրզայեան)

posté le 22 mai 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Chanson  Concert  Erevan  Image 450 


MUNICIPALES A EREVAN
La CEC va étudier la demande d’invalidation du scrutin malgré l’absence de preuves transmis

La requête déposée par le parti d’opposition Yerkir Tsirani exigeant l’annulation des résultats des élections municipales de dimanche à Erevan va être étudiée, a assuré Tigran Mukuchian, chef de la Commission électorale centrale (CEC) de l’Arménie.

“Ce que nous pouvons dire dès à présent, c’est qu’une telle demande nous a bien été transmise, une demande qui comprend deux feuilles de papier et à laquelle aucun autre matériel n’a été joint“, a précisé Mukuchian.

Yerkir Tsirani, dirigé par Zaruhi Postanjian, a présenté cette requête mardi, alléguant des violations généralisées, y compris l’achat de votes, la violence contre son candidat à la mairie, et d’autres fraudes, commis lors des élections. Le Parti républicain (HHK) et son candidat, le maire sortant Taron Markarian, a officiellement remporté plus de 71 % des suffrages.

Postanjian, dont le parti a terminé troisième avec environ 8 % des voix, s’est rendue personnellement dans l’un des bureaux de campagne du HHK situé dans le district d’origine de Markarian à Avan le jour du vote pour exposer ce q’uelle prétendait être un régime d’achat de vote. Avec sa fille, Lilit Drampian, elle a été expulsée des locaux du HHK par des policiers appelés par des militants du parti au pouvoir.

Dans un communiqué publié le lendemain, Postanjian a affirmé que la violence a été utilisée contre elle et sa fille, qui a eu une commotion cérébrale. Elle a également déploré l’absence de réactions des organes compétents en matière d’application de la loi. (Le Service spécial d’enquête de l’Arménie a signalé hier que des procédures pénales ont été engagées dans le cadre de l’affaire impliquant Postanjian).

Dans sa demande, Yerkir Tsirani a déclaré que “tous les faits et documents vidéo justifiant cette requête seront soumis à la CEC, si nécessaire“.

Le parti d’opposition a notamment affirmé qu’“environ 10 000 bulletins de vote avaient été cochés en faveur du HHK avant d’être amenés dans les bureaux de vote“. Selon Yerkir Tsirani, les bulletins de vote qui ont ensuite été donnés aux électeurs rendaient automatiquement invalide le fait de cocher autre chose. “Mais des centaines de milliers de votants n’étaient pas au courant et n’ont pas fait invalider leurs bulletins de vote“, a expliqué le parti d’opposition.

Réagissant à cette allégation, Mukuchian a rétorqué : “Il y avait environ 8 000 bulletins de vote qui ont été invalidés. Par conséquent, nous ne pouvons pas parler de 10 000. En ce qui concerne es hypothèses, elles ne peuvent être faites que s’il y a certaines preuves probantes“.

posté le 18 mai 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
L’ombudsman remet en cause l’utilisation de la force contre Zaruhi Postanjian

L’ombudsman des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, a remis en question l’utilisation de la force par la police contre Zaruhi Postanjian, candidate de l’opposition aux élections municipales d’Erevan de dimanche dernier. Elle s’était faite expulsée de force d’un bureau de campagne du parti républicain (HHK), qu’elle accusait de soudoyer les électeurs.

Postanjian, députée du Parlement sortant et chef du parti Yerkir Tsirani qu’elle a récemment créé, et sa fille, Lilit Drampian, ont été expulsées des locaux utilisés pour la campagne du maire Taron Markarian.

Postanjian et Drampian ont été agressées au cours du processus d’expulsion. La fille de 22 ans de la candidate a été hospitalisée après l’incident, elle aurait eu une commotion cérébrale.

“Postanjian est encore membre du Parlement et candidate aux élections. C’est très important et cela aurait dû être pris en compte par la police pour prendre les mesures appropriées“, a déclaré Tatoyan dans un entretien hier.

“Dans toute situation, la police doit montrer une attitude respectueuse vis-à-vis des citoyens. Cela est, après tout, un facteur important pour la confiance de la population envers la police. En ce qui concerne cette situation particulière, nous avons immédiatement rédigé un rapport et l’avons envoyé à la police pour qu’une enquête interne soit lancée le plus tôt possible “, a ajouté Tatoyan.

L’ombudsman a souligné que son bureau a contacté la police sur ce sujet et a déclaré qu’une enquête était actuellement en cours.

Pendant ce temps, Postanjian elle-même a publié une déclaration lundi, déplorant le manque de réponse appropriée des organes d’application de la loi.

Plus tôt, le HHK avait déclaré que l’entrée de Postanjian au bureau de campagne était injustifiée et que ses activistes avaient agi correctement en contactant la police. Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK et directeur de la campagne électorale de la ville pour le parti au pouvoir, a même déclaré qu’il avait demandé à son personnel de ne pas la laisser entrer les locaux.

“Le comportement de Postanjian était illégal. Pendant une heure entière, le travail de notre bureau de campagne dans le district d’Avan a été perturbé en raison de la conduite inappropriée et anormale de Postanjian“, a-t-il déclaré.

Sharmazanov a également défendu les actions de la police. “Ce ne fut pas un usage d’une force grossière. Les organismes d’application de la loi ont fait ce qu’ils devraient faire. De plus, ils auraient dû le faire plus tôt “, a-t-il ajouté.

Le chef de la Commission électorale centrale, Tigran Mukuchian, n’a pas déclaré que le Code électoral interdit aux citoyens d’entrer dans les bureaux de campagne des partis politiques, mais il a insisté lundi sur la « présomption de raisonnabilité ». “ En d’autres termes, s’il s’agit d’un territoire où quelqu’un travaille, et si quelqu’un d’autre veut y pénétrer, alors que la personne qui possède légalement le territoire ne veut pas, la personne qui veut entrer ne peut pas le faire “, a t-il explicité.

posté le 17 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



EREVAN
Le parti Yerkir Tsirani demande l’annulation des résultats des municipales

Le parti Yerkir Tsirani, dirigé par la parlementaire d’opposition Zaruhi Postanjian, a demandé à la Commission électorale centrale (CEC) d’annuler les résultats des élections municipales de dimanche à Erevan, affirmant qu’il y a eu des fraudes et des violations à grande échelle, et notamment des achats de voix par le parti au pouvoir.

Yerkir Tsirani, qui a été fondé quelques semaines seulement avant les élections, a recueilli près de 8 % des voix, ce qui lui a permis de former une faction minoritaire de cinq membres dans le Conseil municipales de 65 sièges de la capitale arménienne.

Une autre force d’opposition - l’alliance Yelk - a gagné 21 % des voix lors de ces élections gagnées par le parti républicain et son maire sortant, Taron Markarian, par plus de 71 %.

Dans sa demande adressée à la CEC, Yerkir Tsirani a mis en avant la fraude à grande échelle mise en œuvre par le HHK avec l’aide de policiers : pour eux, il y a eu notamment des achats de vote, ainsi que de la violence contre Postanjian et son mandataire.

Postanjian est allée personnellement à l’un des bureaux de la campagne HHK situé dans le quartier d’origine de Markarian à Avan le jour du vote pour exposer au grand jour ce qu’elle prétendait être un régime d’achat de vote. Avec sa fille, Lilit Drampian, elle a été expulsée des locaux de HHK par des policiers appelés par des militants du parti au pouvoir.

Dans un communiqué publié lundi, Postanjian a affirmé que la violence a été utilisée contre elle et sa fille, qui a eu une commotion cérébrale. Elle a également déploré l’absence de réponse des organes compétents en matière d’application de la loi.

En citant ces violations et d’autres observées au cours des élections, le parti d’opposition a également allégué que les documents liés aux élections conservés dans les coffres-forts dans les circonscriptions électorales avaient été falsifiés en faveur du HHK.

“Nous exigeons que, sur la base de l’article 142 du Code électoral, les résultats des élections soient annulés, car les violations susmentionnées ont eu un impact sur le résultat des élections et ne peuvent être réparées“, a déclaré le parti d’opposition.

Les préoccupations exprimées par Yerkir Tsirani, Yelk et d’autres groupes politiques et civiques arméniens ont fait écho lundi auprès d’bservateurs locaux, qui ont parlé d’un large éventail de violations, y compris la pression sur les électeurs, l’utilisation de ressources administratives, la présence d’observateurs « faux », des obstructions au travail des observateurs et même des violences et menaces contre eux lors d’une conférence de presse à Erevan.

Les représentants de HHK ont écarté ces accusations, insistant sur le fait que “les quelques violations“ enregistrées au cours des élections n’ont pas eu d’impact significatif sur le résultat du vote qui, autrement, représentait « un pas en avant sérieux » par rapport aux élections municipales précédentes.

Le président du CEC, Tigran Mukuchian, a également suggéré que des incidents et des violations signalés pendant le vote ne pouvaient pas éclipser le processus électoral dans son ensemble et que le processus a eu lieu conformément aux exigences du Code électoral.

posté le 17 mai 2017 par Claire/armenews


MUNICIPALES
Victoire du Parti républicain à Erevan

Le parti républicain d’Arménie a remporté les élections municipales à Erevan, avec 62,5% des voix, selon la plate-forme RealElections.

Le bloc YELK arrive en seconde position avec 25,3% des votes, tandis que Yerkir Tsirani (Terre d’abricot) termine troisième avec 9,5% des votes. (Le reste étant des bulletins nuls)

Les élections municipales d’Erevan ont enregistré une participation de 40,99%, c’est-à-dire que 345 226 citoyens se seraient déplacés pour voter.

Pour rappeler, le nombre total d’électeurs admissibles était de 842 147 personnes.

Plus tôt, Tigran Mukuchyan a informé les 474 bureaux de scrutin fermés Les élections du conseil d’Erevan et le nombre de votes sont en cours

Ce n’est pas une grande surprise : le parti républicain et son candidat, le maire sortant Taron Markarian, étaient les favoris.

En vertu du Code électoral du pays, les partis et les blocs doivent gagner respectivement au moins 6 % et 8 % des votes pour obtenir des sièges dans le conseil d’Erevan, s’il y a plus de trois candidats qui se présentent. Comme il n’y a eu que trois candidats à Erevan hier, cela signifie que quoiqu’il arrive les trois partis auraient été représentés dans le nouveau conseil, indépendamment de leur score.

Tout au long de la campagne, les deux concurrents de l’opposition ont attaqué Markarian, l’accusant de corruption et de mauvaise gestion.

Le maire de 38 ans, en poste depuis 2011, a défendu son bilan lors de réunions de campagne. Il a insisté sur le fait qu’il a largement réalisé ce qu’il avait promis lors de la campagne d’il y a quatre ans.

“Nous sommes satisfaits de notre campagne électorale et vous verrez ses résultats quelques heures plus tard“, a déclaré Markarian aux journalistes hier après avoir voté dans un bureau de vote d’Erevan.

Markarian a défendu sa décision d’éviter un débat télévisé en direct avec le candidat de Yelk, Nikol Pashinian.

Le président Serge Sarkisian a voté dans un autre bureau de vote. Il a déclaré qu’Erevan “s’améliorera“ si Markarian est réélu.

Pendant ce temps, Pashinian a accusé le parti au pouvoir d’avoir acheté à nouveau de nombreux votes. “Il est clair pour moi que, sans ces achats de voix, HHK n’aurait aucune chance de gagner une élection“, a-t-il accusé après avoir voté.

Dans la journée d’hier, l’ombusman d’Arménie a reçu au moins 75 rapports sur des fraudes électorales présumées publiées par les médias et sur les réseaux sociaux. Ils sont principalement liés à l’échec de la diffusion en direct du vote, l’équipement des bureaux de vote et la procédure de vote.

posté le 15 mai 2017 par Claire/armenews


MUNICIPALES D’EREVAN
Un journaliste arménien agressé alors qu’il assistait à un problable achat de vote

Un correspondant du service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) couvrant les élections municipales de dimanche à Erevan a été agressé par des fidèles du gouvernement après avoir assisté à une distribution d’argent devant un bureau de campagne du parti républicain (HHK).

Le journaliste, Sisak Gabrielian, a vu un groupe de citoyens recevoir de l’argent d’une autre personne peu après leur sortie du bureau situé dans le quartier central de Kentron.

“Avez-vous voté pour Taron ?“, leur aurait demandé un homme, en se référant au maire sortant d’Erevan, Taron Markarian, affilié à HHK. “Oui, nous l’avons fait“, a répondu l’un des citoyens.

Gabrielian est ensuite allé au bureau et a essayé d’interviewer les activistes de HHK travaillant là-bas. Clairement surpris, ils ont immédiatement caché leurs papiers qui se trouvaient sur un bureau. L’un d’entre eux a affirmé qu’ils partagaient des recettes de pâtisserie avec des résidents locaux.

Quelques instants plus tard, certains des jeunes hommes ont commencé à injurier verbalement et à bousculer Gabrielian, qui a été forcé d’arrêter de les filmer avec son téléphone portable. L’un d’eux a frappé le journaliste avec son chapeau.

Gabrielian a alors entendu des menaces proférées par un autre homme, qui s’est présenté comme un membre affilié à HHK du conseil municipal sortant d’Erevan. L’homme s’est excusé auprès du journaliste peu de temps après.

Les responsables de la direction du HHK n’ont pas immédiatement commenté l’incident.

Gabrielian a déjà été agressé alors qu’il avait été témoin d’une distribution similaire de liquidités aux électeurs dans un autre bureau de campagne de HHK à Erevan lors des élections législatives du 2 avril. Un homme a ensuite été accusé d’entraver les « activités professionnelles légitimes d’un journaliste ». Les autorités chargées de l’application de la loi ont soutenu, cependant, HHK qui a affirmé que le parti au pouvoir payait les « salaires » de ses activistes locaux plutôt que d’acheter des votes.

L’opposition arménienne et les groupes civiques soutiennent que le parti dirigé par le président Serge Sarkissian dépendait fortement de l’achat de vote pour gagner le scrutin du 2 avril. Les chiens de garde européens ont également cité “des informations crédibles sur l’achat de vote“.

Un porte-parole du HHK a admis le 5 avril que des pot-de-vin ont été remis par certains candidats. Mais il a insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu un « impact substantiel » sur les résultats des élections.

posté le 15 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200