Nouvelles d'Arménie
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Erevan


DISCUSSIONS A EREVAN
Des législateurs américains discutent Karabagh et investissements en Arménie

Six membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont discuté du conflit du Haut-Karabagh et des obstacles à des liens commerciaux plus proches entre les États-Unis et l’Arménie avec des représentants du gouvernement arménien et des parlementaires lors d’une visite à Erevan hier.

La délégation du Congrès a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian, l’orateur du Parlement Ara Babloyan et plusieurs autres députés arméniens représentant divers partis politiques. La délégation comprenait trois des quatre coprésidents du Congrès s’occupant du Caucase et des questions arméniennes : Frank Pallone, Jackie Speier et David Valadao.

Le conflit non résolu du Karabagh était au premier rang des discussion. Karapetian et Babloayn ont loué la médiation américaine pour les pourparlers de paix entre Arménie et Azerbaïdjanais. Les deux parties ont convenu de la nécessité d’une résolution pacifique du conflit.

Anna Eshoo, autre membre de la délégation des États-Unis, a souligné l’importance d’un règlement du Karabagh pour le développement économique de l’Arménie. “Je pense que l’avenir de l’Arménie repose beaucoup sur une résolution pacifique“, a t-elle avancé.

Eshoo a insisté sur le fait qu’une solution de compromis au conflit est possible malgré l’impasse actuelle du processus de négociation. “Je pense que nous devons être optimistes“, a assuré le démocrate californien.

La plupart des députés invités ont fortement appuyé l’aide économique directe des États-Unis au Karabagh depuis presque deux décennies. Une partie de cette aide a été consacrée aux opérations humanitaires de déminage menées par HALO Trust, un organisme de bienfaisance britannique. Il y a deux semaines seulement, la Chambre des représentants a approuvé un financement de 1,5 million de dollars pour de nouvelles activités.

Valadao s’est rendu lundi au Karabagh pour inspecter ces activités de déminage. Il a rapporté qu’il ne s’inquiétait pas d’être mis sur la liste noire par l’Azerbaïdjan pour avoir visité le territoire peuplé d’Arménie sans la permission de Bakou.

“C’est leur choix“, a commenté le député républicain. “Je ne veux pas m’en occuper“.

Les députés des États-Unis ont également parlé avec leurs homologues arméniens des moyens de stimuler les investissements américains en Arménie. Ils ont souligné l’importance de lutter contre la corruption gouvernementale dans le pays.

“La corruption est un anathème pour les entreprises américaines“, a lâché Eshoo. “Ils ont écouté avec attention [...] Je pense qu’il est important de toujours dire à ses amis la vérité.“

La réunion avec Karapetian a également porté sur les perspectives de signature d’un accord entre les États-Unis et l’Arménie visant à éviter une double imposition.

Le vice-ministre arménien des Transports et des Communications, Boris Demirkhanian, a affirmé qu’un tel accord est particulièrement important pour le secteur de la technologie de l’information en plein essor en Arménie. Il a pris la parole lors de la réunion séparée de la délégation américaine avec des responsables techniques locaux. Les députés invités ont été informés de la forte présence américaine dans le secteur, selon une déclaration du ministère arménien des Transports, des Communications et des Technologies de l’information.

Le secteur a augmenté en moyenne de plus de 20 % par an au cours de la dernière décennie. Il est dominé par les branches arméniennes des géants technologiques américains comme Synopsys, National Instruments, Mentor Graphics et VMware.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews


TURQUIE
Garo Paylan continuera de se battre pour la reconnaissance du génocide

Garo Paylan, député turc d’origine arménienne, s’est promis hier de continuer à se battre pour une reconnaissance turque officielle du génocide arménien de 1915 par l’Empire ottoman.

Paylan est l’un des 1 800 Arméniens du monde entier qui ont convergé vers Erevan pour participer à la conférence organisée par le gouvernement sur les relations de l’Arménie avec sa diaspora. La conférence s’est déroulée lundi en présence du président Serge Sarkissian et d’autres hauts responsables arméniens.

“La Turquie est de nouveau dans une période sombre“, a déploré Paylan dans son discours au forum. “Et nous savons très bien que de telles tendances conduisent à des crimes. Un crime parfait, un génocide, a été perpétré il y a 102 ans et ce crime se poursuit, car un crime qui reste impuni provoque de nouveaux crimes “.

“Je crois qu’un jour, nous allons accomplir la justice qui mènera à la reconnaissance du génocide et je continuerai à me battre pour cela“, a-t-il ajouté, suscitant des applaudissements enthousiastes.

Paylan, 44 ans, est l’un des trois Arméniens d’Istanbul qui ont été élus au Parlement turc en 2015. Il est affilié au Parti démocratique populaire pro-kurde (HDP), qui s’oppose au président Recep Tayyip Erdogan.

Le HDP est le seul grand parti turc à avoir reconnu les massacres de masse d’environ 1,5 million d’Arméniens comme étant un génocide.

“Le HDP sait que sans faire face au génocide, la Turquie ne peut ni résoudre le problème kurde ni établir la démocratie“, a commenté Paylan.

Ce dernier, qui a déjà dirigé une école arménienne à Istanbul, s’est engagé à contester le déni de génocide d’Ankara peu après avoir été élu au Parlement. En avril 2016, il a lu au sein du Parlement les noms des intellectuels arméniens qui ont été arrêtés et exécutés en 1915 par les autorités ottomanes au début du génocide.

Il a été suspendu de la législature pendant trois jours en janvier après avoir évoqué les « génocides » des Arméniens et d’autres minorités de l’Empire ottoman. En juillet, le Parlement a adopté une loi interdisant à ses membres de mentionner le génocide dans l’enceinte de la Chambre.

Le ministre des Affaires étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a salué les activités de Paylan lorsque les deux hommes se sont rencontrés lundi à Erevan. Le bureau de presse de Nalbandian a déclaré qu’ils ont discuté, entre autres, de la « résolution des problèmes régionaux ».

Paylan a expliqué dans son discours que seule une « Turquie démocratique » accepterait de normaliser les relations avec l’Arménie.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews

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ECONOMIE
Un représentant du commerce américain encourage l’Arménie à exporter vers les USA

Un haut fonctionnaire des États-Unis a encouragé les hommes d’affaires arméniens à tirer le meilleur parti de l’accès de l’Arménie au marché américain lors d’une visite à Erevan hier.

Le représentant adjoint du commerce, Ed Gresser, les a informés sur le Système généralisé de préférences (SGP) des États-Unis lors d’une réunion organisée par la Chambre de commerce américaine en Arménie (AmCham) et l’Ambassade américaine à Erevan.

L’Arménie compte parmi 129 pays et territoires inclus dans le programme SGP, qui dispense, totalement ou partiellement, de nombreux produits qu’ils fabriquent des droits d’importation des États-Unis. Malgré ces préférences commerciales, les exportations arméniennes vers les États-Unis ont été assez modestes jusqu’à ce jour.

Selon les statistiques officielles, les entreprises arméniennes n’ont exporté qu’environ 39 millions de dollars de marchandises - principalement des feuilles d’aluminium, des bijoux et des produits alimentaires - aux États-Unis l’année dernière. Les exportations ont augmenté de 62 % en glissement annuel, au cours des sept premiers mois de 2017.

Gresser a expliqué que le régime commercial préférentiel donne aux exportateurs arméniens un avantage concurrentiel important pour les États-Unis. “Aucun pays de l’Union européenne n’est éligible au SGP“, a-t-il commenté. “La Russie n’est pas dans le système non plus, ni la Chine et l’Iran“.

“Alors, lorsque les acheteurs choisissent entre les produits de l’Arménie et ceux de certains pays voisins ou ceux de très grands exportateurs, les économies offertes par le SGP peuvent être un argument très convaincant en faveur du produit arménien“, a martelé le responsable américain.

L’Arménie est déjà le quatrième exportateur mondial de confiture de cerises aux États-Unis, a-t-il mis en avant.

“L’une de mes principales priorités en tant qu’ambassadeur depuis deux ans a été d’améliorer les liens économiques et les échanges entre l’Arménie et les États-Unis“, a souligné Richard Mills, l’ambassadeur américain à Erevan, après la réunion d’AmCham. “C’est pourquoi je suis très heureux d’accueillir cette semaine à Erevan deux membres du bureau du représentant commercial des États-Unis“.

“Ces deux visiteurs sont là pour parler du potentiel d’expansion de l’utilisation par l’Arménie du Système généralisé de préférences que les États-Unis ont mis en place“, a-t-il ajouté.

L’ambassade des Etats-Unis et le ministère arménien de l’Économie ont déjà organisé un séminaire en mars 2016 pour les entreprises manufacturières arméniennes intéressées par le progamme. Un autre haut fonctionnaire du Bureau du représentant commercial des États-Unis était présent pour présenter les opportunités commerciales découlant du régime commercial et des procédures légales pour pouvoir en bénéficier.

Gresser a rencontré mardi le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, et le ministre adjoint de l’Economie, Garegin Melkonian. Les sources officielles arméniennes ont révélé que les discussions portaient non seulement sur les questions liées au SGP, mais aussi sur la possibilité de liens commerciaux plus larges entre les deux pays. En particulier, les deux parties ont discuté des préparatifs d’une deuxième session du Conseil du commerce et de l’investissement des États-Unis et de l’Arménie.

Le conseil a été mis en place conformément à l’Accord-cadre sur le commerce et l’investissement signé par les autorités américaines et arméniennes à Washington en mai 2015. Il est chargé d’aborder les obstacles au commerce bilatéral.

posté le 14 septembre 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
Des membres du parti républicain s’opposent au changement de noms de rue

Une proposition de l’opposition visant à renommer les rues d’Erevan portant toujours le nom de personnages controversés de l’ère soviétique s’est heurté hier à la résistance de membres pro-gouvernementaux du conseil municipal.

Le projet de loi élaboré par des membres du conseil représentant l’alliance Yelk de l’opposition s’applique à six rues. Trois d’entre elles sont nommés d’après des dirigeants communistes arméniens qui ont été impliqués dans des répressions de masse en Arménie soviétique et dans d’autres parties de l’Union soviétique dans les années 1920 et 1930. C’est le cas notamment d’Anastas Mikoyan, proche de Joseph Staline qui pendant des décennies a occupé des postes de direction à Moscou. Yelk veut que cette rue soit nommée Kirk Kerkorian, du nom du philanthrope arméno-américain.

Yelk s’oppose également à la rue “Leningradian“, car elle symbolise le nom de Saint-Pétersbourg à l’époque soviétique. Il préférerait qu’elle s’appelle “Leonid Azgaldian“, qui est un héros arménien de la guerre de 1991-1994 au Haut-Karabagh, mort au combat.

Le maire d’Erevan, Taron Markarian, affilié au parti républicain (HHK), a déclaré le mois dernier que son administration est prête à discuter des changements proposés. Markarian a précisé en même temps qu’il s’oppose fermement à l’idée de renommer la rue Leningradian. Il a notamment souligné qu’Erevan et Saint-Pétersbourg étaient des villes sœurs.

Un autre membre du HHK, Armen Ashotian, s’est prononcé contre ce changement de nom précisément au cours du week-end. Il a expliqué que la rue a été nommée en souvenir de centaines de milliers de civils décédés pendant le siège allemand nazi de Leningrad, et non pour une référence à Lénine.

Le comité permanent du conseil municipal d’Erevan sur la culture dirigé par les membres de HHK a rejeté non seulement ce nom de rue, mais aussi les autres changements proposés par Yelk après avoir discuté du projet de loi hier.

« Qu’est-ce que les résidents ordinaires d’Erevan tireraient de ce changement, du fait de rejeter cette page de notre histoire, en plus d’une perte de temps et d’argent ? », s’est interrogé Martin Vartazarian, l’un des membres du comité représentant le HHK.

Arayik Harutiunian, conseiller de Yelk, a affirmé : “Notre initiative porte sur un système de valeurs. Nous ne devons pas avoir des rues qui portent le nom de personnages anti-nationaux“.

Harutiunian a précisé que Yelk n’est pas intimidé par l’évaluation négative du comité. Citant une loi arménienne, il a rappelé que la motion de Yelk devait encore être débattue par le conseil complet d’Erevan.

posté le 6 septembre 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
L’incendie de l’usine Naïrit presque éteint

Les pompiers ont en grande partie éteint hier l’incendie massif qui a pris dans une usine de produits chimiques à Erevan, entraînant des problèmes de santé chez les personnes habitants les zones résidentielles toutes proches.

Les flammes ont rapidement englouti lundi des récipients de stockage remplis de déchets chimiques de l’usine de Nairit situés dans la banlieue sud de la ville. Plus d’une centaine de pompiers ont été envoyés sur les lieux pour les contenir.

Le ministère arménien des Situations d’urgence a déclaré qu’il avait résorbé l’incendie dans trois des quatre cuves en feu. “Une petite source d’incendie reste active uniquement dans un conteneur“, a-t-il précisé dans un communiqué.

“Des efforts de refroidissement sont encore faits pour éviter d’autres poussées d’incendie“, a ajouté le chef du Centre National pour la Gestion des Crises du ministère, Hovannes Khangeldian.

Certains responsables ont suggéré que le feu a été causé par une explosion. “Il est trop tôt pour avancer des théories“, a averti Khangeldian. “Je pense que les organes compétents examineront toutes les théories et établiront les causes exactes“.

Dans une autre déclaration publiée plus tard dans la journée, le Le ministère arménien des Situations d’urgence a expliqué qu’il mènerait des tests médico-légaux à cette fin. Certains “matériaux concernant le feu“ ont déjà été soumis à un organisme arménien d’application de la loi, a t-il ajouté.

Les ministères arméniens de l’environnement et de la santé ont affirmé, dans le même temps, qu’ils prenaient des échantillons d’air dans des parties du district de Shengavit d’Erevan, à côté de Nairit. Ils ont insisté sur le fait que les émissions toxiques du feu ne posent aucun risque majeur pour la santé des résidents locaux.

Pourtant, le ministère de la Santé a publié une déclaration écrite lundi en les exhortant à rester à l’intérieur de leur appartement et à fermer les fenêtres.

Certains habitants de Shengavit se sont plaints que les fonctionnaires du gouvernement n’avaient pas visité leurs quartiers et qu’ils ne communiquaient avec eux en personne. “Ils auraient pu au moins nous dire ce qu’il fallait faire à travers des mégaphones“, s’est plaint une femme. “Ils travaillent beaucoup plus intensément lors des élections“.

posté le 30 août 2017 par Claire/armenews


EREVAN
La municipalité veut un nouveau système de transport en 2018

L’administration municipale d’Erevan a annoncé vendredi qu’elle envisageait de remplacer des centaines de vieux minibus par des bus modernes l’année prochaine dans le cadre d’une révision radicale du système de transport public obsolète de la ville.

Depuis le milieu des années 1990, le système des bus est dominé par des véhicules appartenant à des entreprises privées, dont beaucoup sont la propriété de proches de membres du gouvernement, voire même de membres du gouvernement en personne. Peu d’entre eux ont investi pour remplacer les véhicules vieillissants au cours de la dernière décennie.

Une société de conseil européenne a été engagée par la municipalité d’Erevan fin 2016 pour examiner le réseau en difficulté et proposer des recommandations détaillées sur la façon de le réorganiser. Le maire Taron Markarian a mentionné qu’il allait « faire le tri dans les transports municipaux » lors de la campagne pour sa réélection en avril dernier.

Le vice-maire, Vahe Nikoyan, a déclaré que le nouveau réseau centralisé et « optimal » sera mis en place d’ici la fin 2018. Il a ajouté qu’il ne sera constitué que de bus publics de taille moyenne et grande.

“Une chose est claire : nous savons ce que nous ne voulons pas avoir dans le nouveau système de transport“, a détaillé Nikoyan lors d’une conférence de presse. “Nous ne voulons pas que les propriétaires de minibus et les minibus Gazel, surpeuplés fabriqués en Russie, forcent les passagers à s’entasser. Nous ne voulons pas non plus que les citoyens attendent aux arrêts de bus trop longtemps. “

Nikoyan a expliqué que le changement tant attendu nécessiterait jusqu’à 100 millions de dollars d’investissements, soit une somme équivalant à près de 57 % de l’ensemble du budget municipal prévu pour cette année. D’après lui, les autorités municipales espèrent attirer un « investisseur étranger » qui exploiterait le nouveau réseau et aider financièrement.

“Il est possible qu’il n’y ait aucun investisseur dans le système de transport“, a nuancé le vice-maire. “Dans ce cas, nous devrons effectuer ces investissements. Nous avons déjà tenu des négociations sur le problème avec les organisations financières internationales. “

L’une d’entre elles, la Banque européenne d’investissement, qui est le groupe de prêt à but non lucratif de l’Union européenne, s’est déjà déclaré disposé à accorder un prêt majeur à Erevan pour engager cette réforme, a révélé Nikoyan.

Le fonctionnaire a également insisté sur le fait que les autorités feront de leur mieux pour que la réforme n’entraîne pas des frais de transport plus élevés. « En optimisant le réseau, nous nous attendons à avoir besoin de moins de véhicules, ce qui compensera en partie le coût de la réforme », a-t-il précisé.

L’administration de Markarian a suscité des protestations en 2013 lorsqu’elle a augmenté les frais de transport d’au moins 50 %, en justifiant cette hausse par les pertes croissantes subies par les opérateurs de minibus. Markarian a fait marche arrière au milieu d’une manifestation sans précédent de désobéissance civile menée par de jeunes militants.

posté le 14 août 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le maire d’Erevan prêt à envisager de changer certains noms de rue controversés

Le maire d’Erevan, Taron Markarian, a déclaré hier qu’il était prêt à réfléchir à la demande d’opposition qui veut renommer les rues et les écoles publiques de la capitale arménienne portant toujours les noms controversés de figures de l’ère soviétique.

L’alliance de l’opposition Yelk a annoncé en début de semaine son intention de soumettre une note correspondante au conseil municipal, au sein duquel elle est la deuxième faction la plus importante. Le leader de la faction, Arayik Harutiunian, a déclaré qu’il ciblerait les rues d’Erevan et les écoles nommées d’après les dirigeants communistes impliqués dans les répressions massives à la demande de Joseph Staline en Arménie soviétique et dans d’autres parties de l’Union soviétique.

Harutiunian a notamment parlé d’Anastas Mikoyan, associé arménien de Staline, qui pendant des décennies a occupé les principaux postes de direction à Moscou. “Avoir une rue nommée Mikoyan légitimise la contribution négative de cette personne à notre histoire“, a-t-il regretté. “Comme vous le savez, des milliers d’Arméniens ont été exécutés ou ont du s’exiler sur ses ordres“.

Markarian a déclaré aux journalistes que son bureau n’a encore reçu aucune proposition formelle de Yelk. “Nous allons examiner les propositions et exprimer définitivement notre point de vue après“, a-t-il assuré.

Le gouvernement arménien a suscité de vives protestations de groupes de défense des droits de l’homme et des représentants de la société civile lorsqu’il a essayé d’ériger la statue de Mikoyan à Erevan en 2014. Cette protestation l’a contraint à abandonner l’initiative.

L’Arménie a été l’une des premières républiques soviétiques à enlever la statue de Vladimir Lénine, le fondateur de l’Union soviétique, de la place centrale de sa capitale en 1991. La plupart des rues d’Erevan avec des noms liés au Bolchevik ont ​​été rebaptisées dans les années suivantes.

Vahagn Khachatrian, qui a été maire d’Erevan de 1992 à 1996, a expliqué que son administration n’avait pas suffisamment de temps pour changer les autres noms controversés de rues. Il a souligné le fait que ces décisions ont été recommandées par une commission spéciale qui a examiné en profondeur le rôle des dirigeants bolcheviks pertinents dans l’histoire de l’Arménie soviétique.

Khachatrian, qui est maintenant affilié à un autre parti d’opposition, croit que l’administration municipale actuelle devrait suivre les mêmes précautions lorsqu’elle étudiera la proposition de Yelk. “Il n’est pas nécessaire de se précipiter“, a-t-il conclue.

posté le 10 août 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Des membres d’opposition emprisonnés en pleine grève de la faim

Deux membres emprisonnés appartenant au groupe d’opposition armé qui a saisi un poste de police à Erevan l’année dernière sont en pleine grève de la faim depuis plus de deux semaines.

L’un d’eux, Vartan Geravetian, a commencé à refuser de manger le 21 juillet pour exiger que les autorités arméniennes reconnaissent que lui-même, ses camarades et leurs sympathisants, étaient des prisonniers politiques. Il exige également que lui et les autres membres de son groupe écroués dans la prison de Nubarashen d’Erevan soient séparés des autres détenus pour des raisons de sécurité.

Geravetian affirme que les autorités provoquent délibérément des tensions entre deux groupes de prisonniers pour intimider les opposants radicaux.

Un autre homme arrêté, Tigran Manukian, s’est joint à la grève de la faim le 24 juillet, dans un geste de solidarité avec Geravetian.

L’avocat de Geravetian, Davit Gyurjian, a déclaré hier que les deux hommes sont déterminés à poursuivre leur grève de la faim. “Je ne sais pas quand cette grève de la faim finira“, a-t-il lâché.

Gyurjian s’est dit préoccupé par l’état de santé de son client, affirmant que ce dernier était sérieusement affaibli.

La gestion pénitentiaire du ministère de la Justice a clairement indiqué qu’elle ne répondrait à aucune de ces exigences, les qualifiant d’« illégales ». Un responsable du département a également affirmé que les deux hommes sont maintenant détenus dans des cellules spéciales dédiées aux prisonniers qui font une grève de la faim, et qu’ils sont régulièrement auscultés par des médecins.

Gyurjian a insisté sur le fait que les opposants devraient au moins être déplacés vers des cellules séparées. “C’est une demande très légitime et cela doit être rempli par l’Etat“, a plaidé l’avocat. “Ces personnes parlent d’un danger réel que l’État est obligé de neutraliser“.

Ces hommes d’opposition armés ont saisi la base de la police dans le district d’Erebuni d’Erevan en juillet 2016 pour exiger que le président Serge Sarkissian démissionne, et libère le leader de leur mouvement du Parlement fondateur, Zhirayr Sefilian. Ils se sont rendus après une confrontation de deux semaines avec les forces de l’ordre, qui a conduit à la mort de trois policiers.

posté le 9 août 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Des nouvelles mesures pour contrôler les avocats à l’entrée des tribunaux

Les autorités judiciaires d’Arménie ont légèrement changé de règles concernant les contrôles de sécurité controversés exercés sur les avocats de la défense, qui ont contribué aux tensions lors des procès en cours contre des membres radicaux d’opposition accusés de crimes graves.

Les avocats représentant Zhirayr Sefilian, chef du du Parlement fondateur, et d’une trentaine de ses sympathisants qui ont saisi un poste de police à Erevan l’année dernière, ont été obligés non seulement de traverser les détecteurs de métaux, mais aussi de montrer l’intérieur de leurs sacs aux gardes de sécurité avant d’entrer dans les salles d’audience.

Les avocats trouvent que cette procédure équivaut à une démarche interdite par la loi arménienne. Beaucoup d’entre eux ont refusé à maintes reprises de s’y conformer et ont donc été empêchés d’assister aux audiences du tribunal lors de trois procès distincts. Ils ont accusé les autorités de les soumettre délibérément à de tels contrôles pour s’assurer que les procès se poursuivent en l’absence de défendeurs et de leurs avocats.

Le chef du Département judiciaire arménien, Karen Poladian, a insisté le mois dernier sur le fait que les « inspections » de sécurité n’étaient pas un acte illégal.

Karen Poladian et Ara Zohrabian, président de la Chambre nationale des avocats, ont publié un communiqué jeudi dernier en révélant que les contrôles de sécurité seront modifiés pour répondre aux préoccupations des avocats. En particulier, il est expliqué que leurs sacs seront vérifiés par des gardes dans une pièce séparée, uniquement si un détecteur de métaux indique à plusieurs reprises la présence d’objets métalliques à l’intérieur.

Zohrabian a déclaré vendredi que les gardes qui travaillent pour le service judiciaire ne seront pas autorisés à voir le contenu des documents d’avocat ou à les touchers.

Certains des avocats ont trouvé que cette mise au point était insuffisante. “Le Département judiciaire légitime ainsi ses actes illégaux“, a commenté Arayik Papikian.

Papikian a affirmé que la déclaration conjointe de Poladian et Zohrabian est seulement censée “apprivoiser“ lui et ses collègues qui s’opposent à ce qu’ils considèrent comme une procédure humiliante. Il a ajouté qu’il ne se conformerait pas à ces nouvelles règles non plus.

L’avocat a précisé que la seule solution significative serait d’installer des systèmes de dépistage par rayons X à l’entrée des tribunaux.

posté le 7 août 2017 par Claire/armenews

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