Nouvelles d'Arménie
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Manifestation


ARMENIE
Colère dans un village où une grande route va être construite

Les résidents d’un village de la province de Lori, dans l’ouest de l’Arménie, ont accusé vendredi le gouvernement de ne pas les avoir indemnisé pour leurs terres confisquées afin que soit reconstruit une grande route traversant leur village.

Le village de Vahagnadzor chevauche une autoroute de 90 kilomètres s’étendant de la capitale provincial Vanadzor jusqu’à la frontière géorgienne. Le gouvernement a contracté plusieurs entreprises de construction pour la réhabiliter et l’étendre après avoir obtenu environ 120 millions de dollars de prêts auprès de deux banques internationales de développement. Les travaux routiers ont débuté en septembre dernier.

Vahagnadzor est l’un des nombreux villages du Lori qui ont eu leurs terrains adjacents à l’autoroute nationalisée pour le projet. Les responsables gouvernementaux ont promis que leurs propriétaires seraient indemnisés de manière adéquate.

“Je peux dire qu’ils nous ont trompés“, a déclaré le maire de Vahagnadzor, Edik Yeghoyan. Il a révélé qu’aucun des propriétaires d’une soixantaine de parcelles locales soumises à la confiscation n’avait été payé jusqu’à présent.

Yeghoyan a ajouté avoir envoyé une plainte écrite au gouvernement à Erevan la semaine dernière mais qu’il n’vait toujours pas reçu de réponse. Il va maintenant écrire au président Serge Sarkissian.

Eduard Bezoyan, directeur général de la société de construction Chanapar en charge de la section Vahagnadzor de l’autoroute, a toutefois insisté sur le fait que le gouvernement et les entrepreneurs privés paieront. Il a expliqué qu’un groupe de travail spécial mesurerait la perte de terrain de chaque famille de village et l’indemniserait en conséquence.

“C’est un problème résolu et il n’y a pas de complications“, a soulignéé Bezoyan. “C’est juste que certaines personnes créent des difficultés pour organiser un spectacle“.

Au moins une famille de Vahagnadzor, les Sargsian, a précisé qu’elle ne céderait aucun terrain quel que soit le montant de la compensation. La famille pense que l’autoroute élargie sera trop proche de leur maison et créera de sérieux risques pour la sécurité.

Le village compte environ 450 habitants. Le budget annuel de son administration ne représente que 8 millions de drams (17 000 $).

posté le 7 août 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
Début du procès d’un militant de l’opposition, Andrias Ghukasian

Le procès d’un militant de l’opposition arménienne accusé d’avoir aidé des hommes armés qui ont saisi un bâtiment de police à Erevan l’année dernière a débuté hier.

L’activiste qui est sur le banc des accusés, Andrias Ghukasian, a été l’un des organisateurs de manifestations en appui aux hommes armés affiliés à un groupe d’opposition marginalisé. Les accusations portées contre lui proviennent de l’un de ces rassemblements organisés le 29 juillet 2016 dans le quartier Sari Tagh d’Erevan, près du bâtiment de police assiégé.

La police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes et des grenades d’étourdissement pour disperser les manifestants. Plusieurs organisateurs de la manifestation ont été arrêtés et accusés de provoquer des « perturbations de masse ». Tous, sauf Ghukasian, ont été relâchés par la suite.

Le Service spécial d’enquête de l’Arménie (SIS) affirme que Ghukasian a exhorté les partisans à jeter des pierres sur les policiers à Sari Tagh.

Ghukasian refuse ces accusations, qui seraient d’après lui politiquement motivées. Ses avocats assurent qu’ils sont basés sur un faux témoignage donné par un homme lié à la police. Ils précisent que le témoignage contredit les vidéos des manifestations de juillet 2016 où l’on peut voir Ghukasian.

Ce dernier accuse également les enquêteurs du SIS d’avoir commis de nombreuses violations de la procédure lors de leur enquête criminelle. Lors de la séance d’ouverture du procès, le juge n’a pas accepté de lire une déclaration détaillant les violations alléguées.

Le juge a poursuivi l’audience en citant l’absence des avocats de l’opposition. Il a expliqué que le procès reprendra après leur retour de congés.

Deux autres militants de l’opposition arrêtés dans le cadre de la violence de Sari Tagh, Davit Sanasarian et Davit Hovannisian, ont également assisté à la première audience qui n’a duré que quelques minutes. Les deux hommes ont dénoncé l’affaire pénale contre leur camarade. Hovannisian, qui a été libéré sous caution en juin, a affirmé que la foule de Sari Tagh aurait pu facilement traverser le cordon de la police si les organisateurs de la protestation avaient effectivement prévu de rejoindre les hommes armés.

Plus de 60 manifestants ont été blessés et hospitalisés suite aux violences de Sari Tagh. La police regrette que 36 de leurs officiers aient été blessés par des pierres.

Dans un rapport de janvier, Human Rights Watch a déclaré que l’utilisation de la force contre les manifestants était « excessive et disproportionnée ». La répression a également été critiquée par les militants arméniens des droits de l’homme.

Ancien dirigeant d’entreprise, Ghukasian était un petit candidat lors des dernières élections présidentielles d’Arménie qui se sont tenues en 2013. Il a recueilli environ 0,6% du vote, selon les résultats officiels des élections.

Malgré sa détention provisoire, Ghukasian a été candidat lors des élections législatives du 2 avril sous l’étiquette de l’opposition de l’alliance ORO dirigée par l’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian et les anciens ministres des Affaires étrangères Raffi Hovannisian et Vartan Oskanian. L’ORO n’a obtenu que 2% des suffrages.

posté le 3 août 2017 par Claire/armenews


ARMÉNIE
Des villageois s’opposent à un projet de mine d’or

Des dizaines d’habitants d’un village de la province de Lori, dans l’ouest de l’Arménie, ont bloqué mercredi une route locale pour manifester contre le projet d’une obscure société privée qui envisage de chercher de l’or près de leur communauté.

Ils craignent que le projet de mine, s’il est mis en œuvre, cause des ravages sur l’écosystème local en contaminant les forêts et les pâturages entourant le village d’Ardvi. Ils affirment que les mines à ciel ouvert vont également effrayer les touristes qui visitent les sanctuaires du 10ème siècle situés à Ardvi.

L’entreprise en question, appelée Miram, n’a jusqu’à présent divulgué que quelques détails de ses projets de développement d’une mine d’or dans la région. Elle n’a pas encore obtenu l’autorisation du gouvernement pour l’exploitation proposée.

La loi arménienne exige que les entreprises souhaitant des licences minières organisent des audiences publiques dans les communautés affectées par leurs opérations. Miram a prévu de tenir une telle discussion mercredi.

Les villageois ont contrarié la procédure en bloquant une route menant à Ardvi. « Notre or est notre nature », a déclaré l’un des manifestants en colère.

« Leur objectif est de détruire notre village. Nous n’accepterons aucune audience », a crié un autre habitant du village.

Les représentants de Miram ne se sont jamais présentés. Jusqu’à présent, Arayik Zadoyan - directeur d’un restaurant dans la capitale provinciale Vanadzor - figurait parmi les actionnaires de la société. Le restaurant en question appartient à Vahram Baghdasarian, le leader parlementaire du Parti Républicain.

Zadoyan a affirmé mercredi qu’il ne détient plus de parts dans la société Miram. Il a ajouté que la société est contrôlée par un de ses amis depuis la Russie.

posté le 27 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



SOCIÉTÉ
La réforme des retraites arméniennes fonctionne d’après le Ministre

Mardi, le Ministre du Travail et des Affaires Sociales, Artem Asatrian a déclaré que le gouvernement arménien met en œuvre avec succès une réforme controversée du système national de retraite, qui avait déclenché des manifestations de protestation il y a trois ans.

Le nouveau système, qui a pris effet en janvier 2014, couvrira progressivement environ 270 000 travailleurs arméniens nés après 1973. Ils devront gagner la majorité de leurs futures pensions en versant des sommes équivalentes à au moins 5 % de leur salaire brut, à des fonds de pension privés jusqu’à leur retraite.

Le gouvernement a déclaré que le mécanisme précédent des prestations de retraite, fondé sur la soi-disant solidarité des générations n’est pas durable en raison du vieillissement et de la réduction de la population arménienne.

La réforme a rencontré une forte résistance de la part de nombreux travailleurs, principalement employés par des entreprises privées. Des milliers d’entre eux ont manifesté à Erevan début 2014.

La Cour Constitutionnelle arménienne a gelé la réforme des retraites en avril 2014. Le gouvernement a réagit en ne rendant la réforme obligatoire que pour 70 000 salariés du secteur public dans un premier temps. Une seconde loi a permis aux personnes travaillant pour des entités privées de ne pas être couvertes par le nouveau système avant juillet 2018.

Asatrian a parlé des « très bons résultats » déjà générés par la réforme, lorsqu’il a répondu aux questions d’utilisateurs Facebook à Erevan. « Aujourd’hui, nous avons plus de 170 000 participants au [nouveau] système, dont 70 000 sont des employés du secteur public et plus de 100 000 d’entre eux travaillent dans le secteur privé », a-t-il déclaré.

« Si je ne me trompe pas, environ 80 milliards de drams (170 millions de dollars) [de taxes de retraite] ont déjà été accumulés par le système », a déclaré le ministre. Il a ajouté que les fonds de pension ont investi plus de 70 % de cet argent dans des obligations arméniennes et dans d’autres titres.

posté le 26 juillet 2017 par Claire/armenews

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ARMÉNIE
Un marché de Erevan démoli pour laisser place à des immeubles de luxe

Mercredi, les autorités d’Erevan ont commencé à démolir un marché en plein air dans le cadre du réaménagement d’un quartier voisin au centre-ville. Ce réaménagement rencontre une forte résistance de la part des résidents et des commerçants locaux.

Le marché, situé à quelques centaines de mètres de la place de la République d’Érevan existe depuis le début des années 1990. Des centaines de personnes ont vendu des vêtements bon marché et d’autres biens de consommation sur l’étroite rue Firdousi, qui traverse le quartier composé principalement de maisons anciennes.

En 2007, le gouvernement arménien a autorisé une entreprise privée à démolir toute la zone afin de construire des bureaux et des appartements haut de gamme. La crise financière mondiale, qui a frappé très durement le secteur du bâtiment en Arménie, a mis ces projets en attente. Et la société en question, Glendale Hills, a fait faillite il y a deux ans.

L’année dernière, le bureau du maire d’Erevan a annoncé qu’un autre promoteur privé s’intéresse au projet et a commencé les préparatifs pour les démolitions, ce qui a provoqué des manifestations organisées par les propriétaires de plusieurs dizaines de maisons du quartier. Les commerçants du marché ont également rejoint ces manifestations, considérant que la municipalité les privait de leurs moyens de subsistance.

La municipalité a offert aux marchants des espaces commerciaux sur d’autres marchés d’Erevan. La plupart d’entre eux ont rejeté cette offre, en expliquant qu’ils devraient payer des loyers plus élevés et subir une perte de revenus.

Mercredi matin, les fonctionnaires de la municipalité et les travailleurs envoyés par le promoteur ont rencontré une forte résistance de la part des commerçants lorsqu’ils sont arrivés sur place pour commencer les démolitions. Ils ne sont venus à bout de la résistance qu’après l’arrivée des engins de démolition.

Les commerçants ont protesté avec colère, alors que leurs étals et de petits entrepôts ont été détruits dans les heures qui ont suivit.

Pour le moment, les maisons de la rue Firdousi ont été épargnées par la démolition. Leurs propriétaires craignent que les autorités préparent le terrain pour les obliger à vendre leurs maisons à une fraction de leur valeur.

Certains habitants se sont également plaints que les représentants de la société de construction ne les avaient toujours pas contacté pour discuter du montant des compensations qui leur seraient versées. Même le nom de la société n’a pas été révélé par la municipalité jusqu’à présent.

Mercredi, le défenseur des droits de l’homme arménien, Arman Tatoyan, a demandé à la municipalité de suspendre les démolitions jusqu’à ce que les commerçants soient déplacés vers d’autres marchés.

posté le 20 juillet 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Des villageois bloquent une route pour protester contre la fusion de communes

Les résidents d’une vingtaine de petits villages dans la province de Gegharkunik, dans l’est de l’Arménie, ont bloqué une route locale hier pour protester contre les plans du gouvernement qui veut les fusionner pour faire des communautés plus vastes.

Le gouvernement arménien a entrepris des fusions il y a plus d’un an, affirmant que cela améliorerait la gouvernance et que les dépenses budgétaires seraient plus efficaces. Il a également promis que des donateurs occidentaux soutenant le processus leur fournirait une aide financière.

Le gouvernement a rencontré une forte résistance de certains des 140 premiers villages qui ont été incorporés dans 18 unités administratives plus tard en 2016. Leurs habitants pensent que les gouvernements locaux consolidés seront moins responsables et réactifs envers eux.

Malgré la controverse, le gouvernement a continué le processus cette année. Un projet de loi accepté par le Parlement ce mois-ci transformera 328 autres villages en 34 communautés.

“Nous sommes contre une telle fusion“, a commenté l’un des plusieurs centaines de résidents de villages de Gegharkunik affectés et qui ont occupé une partie de l’autoroute qui traverse la ville de Vartenis, à proximité. Lui et d’autres manifestants ont déclaré que cela rendrait fragile les communautés montagneuses, dont beaucoup étaient peuplées par d’anciens réfugiés arméniens d’Azerbaïdjan.

Les villageois manifestants se sont également plaints que le gouvernement ne les avait pas consultés avant d’aller de l’avant avec cette mesure. Le vice-gouverneur de Gegharkunik, Andranik Hakobian, a répondu que le responsable du gouvernement local, Davit Lokian, a rencontré récemment les maires de leurs villages et a discuté du problème avec eux. “Les chefs de village auraient dû organiser des discussions avec les villageois“, a-t-il assuré.

Hakobian était également convaincu que la restructuration administrative se traduirait par des améliorations d’infrastructure et de meilleurs services publics. Les villageois sont restés cependant peu convaincus.

“Nous voulons que notre message atteigne le président“, a revendiqué l’un d’entre eux, le chef adjoint du département de police régional, Tigran Petrosian.

Les manifestants ont accepté de débloquer la route deux heures plus tard, après que les représentants du gouvernement leur aient demandé par l’entremise de Petrosian d’envoyer une délégation de leurs représentants à Erevan. La délégation a rencontré des adjoints à Lokian et le Premier ministre Karen Karapetian plus tard dans la journée.

Les pourparlers se sont révélés infructueux, les représentants des villageois confiant que les représentants du gouvernement ont rejeté leurs demandes. Ils ont dit qu’ils fermeront de nouveau l’autoroute Vartenis jeudi.

posté le 8 juin 2017 par Claire/armenews


ARMENIE-MUSEES
113 musées d’Arménie et de l’Artsakh participent samedi 20 mai à la Nuit des Musées

La 13ème édition de la Nuit européenne des Musées se déroulera en Arménie -ainsi que dans les autres pays européens- samedi 20 mai. La Journée internationale des Musées fêtée depuis 1977 le 18 mai, la Nuit des Musées mise en place en France dès 2005 puis en Europe tente de donner au grand public un intérêt plus grand pour la fréquentation des musées.

113 musées d’Arménie et de l’Artsakh (Haut-Karabagh) participent à l’édition 2017 de la Nuit des Musées. Ces musées proposeront au public de faire connaissance avec les valeurs du patrimoine culturel, artistique, archéologique national.

Vendredi 19 mai dans le cadre de la Journée internationale des musées et de la Nuit des Musées, se déroulera l’ouverture du Musée de l’Imprimerie à la Bibliothèque Nationale d’Arménie.

Krikor Amirzayan

posté le 17 mai 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450  Karabagh  Manifestation 


ARMENIE
L’opposition s’est rassemblée 9 ans après la répression violente post-électorale

Le Congrès national arménien (HAK) a rassemblé hier plusieurs centaines de sympathisants à Erevan pour marquer le neuvième anniversaire de la répression violente du gouvernement contre les manifestants de l’opposition qui a fait dix morts.

La foule s’est rassemblée sur la Place de la Liberté pour entendre des discours de hauts représentants du parti dirigé par l’ancien président Ter-Petrosian et son principal allié, le Parti populaire de l’Arménie (HZhK). Elle s’est ensuite rendue sur une autre place du centre-ville qui a été le théâtre d’affrontements entre les forces de sécurité et les partisans de Ter-Petrosian.

Huit manifestants et deux policiers avaient été tués lors des manifestations post-élection, alors que les forces de sécurité tentaient de mettre fin au rassemblement.

Ter-Petrosian, qui était le principal candidat de l’opposition au scrutin de 2008, a exhorté ses partisans à se disperser tôt dans la journée du 2 mars. Peu de temps après, le président Robert Kocharian a déclaré l’état d’urgence.

Plus d’une centaine de militants et partisans de l’opposition ont été arrêtés dans les semaines qui ont suivi. La plupart d’entre eux ont été jugés et condamnés sur des accusations très controversées. Personne n’a été poursuivi pour les meurtres, bien que les autorités chargées de l’application de la loi aient continué d’affirmer qu’elles pouvaient identifier les personnes directement responsables de l’effusion de sang.

Les intervenants lors du rassemblement hier ont allégué que le gouvernement continuait de dissimuler la violence qui a entaché le transfert du pouvoir de Kotcharian à Serge Sarkissian. Aram Manukian, député du HAK, a soutenu que la majorité pro-gouvernementale au Parlement a bloqué à plusieurs reprises les tentatives de l’opposition de lancer une enquête parlementaire approfondie sur les troubles de 2008.

“Personne n’a été tenu pour responsable des meurtres“, s’est insurgé Stepan Demirchian, chef du HZhK. “Il est évident qu’ils ne seront pas résolus sous ces autorités.“

Nikol Pashinian, ancien allié de Ter-Petrosian, a accusé Sarkissian et Kotcharian pour les dix morts alors qu’il déposait des fleurs sur les lieux de la pire violence de rue dans l’histoire de l’Arménie avec d’autres dirigeants de l’alliance de l’opposition Yelk plus tôt hier. “Les auteurs des massacres n’ont pas été identifiés parce qu’une réaction en chaîne qui en résulterait exposerait ces deux personnes“, a-t-il déclaré aux journalistes.

Pashinian, 41 ans, a été l’un des principaux orateurs lors des rassemblements post-électoraux de Ter-Petrosian en 2008. Il s’est caché le 2 mars 2008. L’ancien rédacteur de journaux s’est ensuite rendu aux corps d’application de loi et a passé environ deux ans en prison.

posté le 2 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Khodjaly
Action de protestation de jeunes franco-arméniens à l’église Saint-Roch

Pendant plus d’une heure, dimanche soir, 26 février, une trentaine de jeunes militants du Nor Seround et de Nazarpek ont entravé les entrées de l’église Saint-Roch, à Paris, empêchant le public d’assister à un concert classique donné à l’occasion du 25ème anniversaire du drame de Khodjaly (25-26 février 1992). Concert organisé sous l’égide du Cercle européen d’Azerbaïdjan.

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Munis de pancartes et aux cris de « Azerbaïdjan Terre de sang ; Khodjaly mensonge ; Aliev assassin ; état azéri, tes crimes seront punis... », les militants ont harangué les spectateurs massés devant l’église, les assurant qu’ils ne pourraient pas assister « au concert de la honte » en raison des mensonges propagandistes de l’Azerbaïdjan qui « ment au peuple français. »

Une vidéo de cet événement, diffusée en direct sur la page Facebook du Nor seround Ayf France, a été visionnée plus de 4000 fois.

Communiqué commun FRA Nor Seround - Nazarpek

« Depuis ces dernières années, l’Azerbaïdjan use de sa propagande mensongère concernant les événements de Khodjaly pour « faire du peuple arménien un peuple génocidaire et pour se dispenser de dire qu’il a été un peuple génocidé », selon l’expression de Michel Onfray. En effet, le but ultime de cette campagne calomnieuse de l’Azerbaïdjan en cette fin du mois de février est de masquer les pogroms anti-arméniens de Soumgaït du 28 février 1988, une des causes principales de la guerre, et faire oublier l’assassinat de Gurgen Margaryan du 19 février 2004 par le soldat azéri Ramil Safarov, promu plus tard au rang de Héros national.

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Aujourd’hui, en tant que jeunesse militante française, nous ne pouvons accepter ces commémorations mensongères et notamment sur le territoire français, berceau des droits de l’homme. Nous ne comprenons pas non plus que la France avec ses valeurs que nous lui connaissons, puisse accueillir un tel événement. Il n’est un secret pour personne que l’Azerbaïdjan est un Etat dictatorial sur lequel règne le clan Aliev depuis des dizaines d’années, véritable mafia qui a fait ses plus scandaleuses démonstrations de népotisme encore récemment en désignant la femme du dictateur comme ni plus ni moins que le Vice-Président du pays.

L’ironie du sort veut que les lobbys azéris, à travers le « Cercle européen d’Azerbaïdjan », choisissent une église pour commémorer leurs morts. Eglises qu’ils n’hésitent pas à réduire à néant dans leur pays, en détruisant par exemple les derniers Khatchkars arméniens (patrimoine religieux arménien) à bakou et au Nakhitchevan, preuves s’il en est, de leur ultime esprit d’intolérance.

Nazarpek et la FRA Nor Seround ne peuvent tolérer qu’un tel Etat criminel viennent professer des leçons d’histoire falsifiés sur le territoire français. Une action conjointe a donc été organisée pour dénoncer ces mensonges d’Etats, bâtis à coup de pétrodollars, de corruption et de sang ».

FRA NOR SEROUND - NAZARPEK

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posté le 27 février 2017 par Jean Eckian/armenews