Nouvelles d'Arménie
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Turquie


EDITION-TURQUIE
Le roman « La vie, ce qu’elle est » de Krikor Zohrab publié en turc aux éditions « Aras » en Turquie

Les éditions « Aras » à Istanbul viennent de publier en turc le roman de Krikor Zohrab « La vie, ce qu’elle est ». Krikor Zohrab qui fut, avocat, journaliste et député au Parlement ottoman victime du génocide de 1915. Les éditions « Aras » informe le lecteur que Krikor Zohrab assassiné par le gouvernement Jeune-Turc en 1915 est né en 1861 dans le quartier Bechiktash de Constantinople. Il présenta en arménien aux lecteurs son roman « La vie, ce qu’elle est » en 1911. Le célèbre député -pourtant ami et proche du ministre de l’Intérieur Talaat Pacha qui signa traîtreusement son arrêt de mort malgré ses liens personnels forts- fit partie des 225 intellectuels et personnalités arméniennes de Constantinople arrêtés le 24 Avril 1915 et déportés dont beaucoup -tel Krikor Zohrab- trouvèrent la mort.

Krikor Amirzayan

posté le 21 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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UNION EUROPEENNE
Merkel veut réduire les aides de pré-adhésion de la Turquie

“Je vais m’engager (...) pour que les aides de pré-adhésion à l’UE, que nous donnons, soient réduites“, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel en arrivant à un sommet de l’UE à Bruxelles. “Il est important que le Conseil européen (qui réunit les dirigeants des 28 pays de l’Union, ndlr) agisse sur cette question de façon unie. C’est pour moi une exigence centrale“, a plaidé la chancelière.

Plusieurs pays de l’UE, l’Allemagne en tête, ont plaidé jeudi pour une réduction ou une “réorientation“ des financements liés aux négociations d’adhésion avec la Turquie, afin de marquer leurs désaccords avec Ankara.

“L’évolution de l’État de droit en Turquie, va, à notre avis, dans une mauvaise direction et nous avons de très gros soucis (...), et pas seulement parce que beaucoup d’Allemands ont été arrêtés“, a ajouté Angela Merkel. Arrêt des négociations

Pendant la récente campagne électorale, la chancelière allemande avait jeté un pavé dans la mare en annonçant qu’elle proposerait à ses homologues européens un arrêt des négociations d’adhésion de la Turquie avec l’UE. Mais la plupart des autres dirigeants européens ne veulent pas repousser de façon aussi définitive un partenaire stratégique, la Turquie étant un maillon essentiel pour contenir les migrants ou lutter contre le terrorisme djihadiste.

Plusieurs d’entre eux ont cependant exprimé jeudi leurs critiques envers la Turquie, avec laquelle les tensions sont très vives depuis les vastes purges engagées après le coup d’État de juillet 2016. Les négociations d’adhésion entre l’UE et la Turquie “sont de fait gelées, au point mort“, a ainsi insisté le Premier ministre belge Charles Michel. L’UE a gelé l’an dernier l’ouverture de nouveaux chapitres dans ces pourparlers, entamés en 2005, et elle refuse de moderniser l’union douanière avec la Turquie tant que les atteintes aux droits de l’homme continueront. Financer des ONG

“La Turquie est très éloignée d’une adhésion et cela restera ainsi“, a pour sa part estimé le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. Charles Michel et Mark Rutte ont toutefois estimé qu’il valait mieux “réorienter“ les financements prévus dans le cadre des négociations d’adhésion. L’idée est que “l’argent s’éloigne du gouvernement pour aller vers des domaines comme la migration ou les ONG“ turques, a expliqué Mark Rutte, tout en soulignant qu’il n’y aurait “pas de décision aujourd’hui“.

Les 28 attendent pour début 2018 une évaluation de ces financements, qui sont déjà en grande partie versés à des ONG ou des programmes, et non directement au gouvernement, par la Commission européenne. Les Européens avaient anticipé 4,45 milliards d’euros de financements de pré-adhésion pour la Turquie sur la période 2014-2020, mais seulement 368 millions d’euros ont été alloués à des projets à ce jour.

posté le 21 octobre 2017 par Stéphane/armenews


ALLEMAGNE/TURQUIE
Merkel veut réduire des financements de l’UE à la Turquie

Bruxelles, AFP - Plusieurs pays de l’UE, l’Allemagne en tête, ont plaidé jeudi pour une réduction ou une “réorientation“ des financements liés aux négociations d’adhésion avec la Turquie, afin de marquer leurs désaccords avec Ankara.

“Je vais m’engager (...) pour que les aides de pré-adhésion à l’UE, que nous donnons, soient réduites“, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel en arrivant à un sommet de l’UE à Bruxelles. “Il est important que le Conseil européen (qui réunit les dirigeants des 28 pays de l’Union, ndlr) agisse sur cette question de façon unie. C’est pour moi une exigence centrale“, a plaidé Mme Merkel.

“L’évolution de l’Etat de droit en Turquie, va, à notre avis, dans une mauvaise direction et nous avons de très gros soucis (...), et pas seulement parce que beaucoup d’Allemands ont été arrêtés“, a souligné Mme Merkel. Pendant la récente campagne électorale, la chancelière allemande avait jeté un pavé dans la mare en annonçant qu’elle proposerait à ses homologues européens un arrêt des négociations d’adhésion de la Turquie avec l’UE.

Mais la plupart des autres dirigeants européens ne veulent pas repousser de façon aussi définitive un partenaire stratégique, la Turquie étant un maillon essentiel pour contenir les migrants ou lutter contre le terrorisme jihadiste. Plusieurs d’entre eux ont cependant exprimé jeudi leurs critiques envers la Turquie, avec laquelle les tensions sont très vives depuis les vastes purges engagées après le coup d’Etat de juillet 2016.

Les négociations d’adhésion entre l’UE et la Turquie “sont de fait gelées, au point mort“, a ainsi insisté le Premier ministre belge Charles Michel. L’UE a gelé l’an dernier l’ouverture de nouveaux chapitres dans ces pourparlers, entamés en 2005, et elle refuse de moderniser l’union douanière avec la Turquie tant que les atteintes aux droits de l’homme continueront. “La Turquie est très éloignée d’une adhésion et cela restera ainsi“, a pour sa part estimé le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

MM. Michel et Rutte ont toutefois estimé qu’il valait mieux “réorienter“ les financements prévus dans le cadre des négociations d’adhésion. L’idée est “que l’argent s’éloigne du gouvernement pour aller vers des domaines comme la migration ou les ONG“ turques, a expliqué M. Rutte, tout en soulignant qu’il n’y aurait “pas de décision aujourd’hui“.

Les 28 attendent pour début 2018 une évaluation de ces financements —qui sont déjà en grande partie versés à des ONG ou des programmes, et non directement au gouvernement— par la Commission européenne. Les Européens avaient anticipé 4,45 milliards d’euros de financements de pré-adhésion pour la Turquie sur la période 2014-2020, mais seulement 368 millions d’euros ont été alloués à des projets à ce jour.

posté le 20 octobre 2017 par Ara/armenews
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TURQUIE (MAJ 17h30)
Indignation après l’arrestation du philanthrope Osman Kavala

La police d’Istanbul a arrêté l’homme d’affaires et philanthrope turc Osman Kavala, figure majeure de la société civile, renforçant l’inquiétude quant à la situation des droits de l’Homme sous la présidence de Recep Tayyip Erdogan.

M. Kavala a été interpellé mercredi soir à sa descente d’avion à l’aéroport international Atatürk d’Istanbul par des policiers qui l’ont ensuite emmené au siège de la section antiterroriste, a indiqué jeudi à l’AFP son avocat, Me Ferat Cagil.

Me Cagil a indiqué ne pas connaître les raisons de cette arrestation, car “l’enquête est secrète“. “Nous l’apprendrons quand il aura été auditionné“, a ajouté l’avocat, précisant que sa garde à vue pourrait durer sept jours.

M. Kavala, né à Paris, a co-fondé l’une des plus grandes maisons d’édition turques, Iletisim Yayinlari, et préside l’ONG Kültür Anadolu (Culture Anatolie) qui oeuvre à surmonter les différences au sein de la société turque à travers la culture et les arts.

Cette organisation s’est également efforcée de jeter des ponts entre la Turquie et l’Arménie, dont les relations sont quasi inexistantes en raison du différend qui les oppose sur la question du génocide arménien pendant la Première Guerre mondiale.

L’interpellation de cette figure incontournable de la société civile survient dans un contexte d’érosion des libertés en Turquie depuis la tentative de coup d’Etat du 15 juillet, suivie de purges massives.

La France s’est dite jeudi “préoccupée“ par l’arrestation de M. Kavala, et a appelé au “respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, en particulier (de) la liberté d’expression“.

- Paris ’attentif’ -

“La France, comme d’autres pays européens, coopère régulièrement avec M.  Kavala, qui est un interlocuteur régulier de notre ambassade, et sera très attentive aux développements de cette affaire“, a déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay Agnès Romatet-Espagne.

Depuis le putsch avorté, plus de 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 100.000, en particulier des militaires, des magistrats et des enseignants, ont été limogées ou suspendues.

Ces purges visent les partisans présumés du prédicateur Fethullah Gülen, auquel Ankara impute le putsch manqué, mais ont également touché des opposants politiques du président Erdogan, des médias critiques et des militants des droits de l’Homme.

Ainsi, 11 défenseurs des droits de l’Homme, dont deux dirigeants d’Amnesty International, seront jugés à partir de mercredi pour des “activités terroristes“. Cette affaire a notamment tendu les rapports entre la Turquie et l’Allemagne, dont un ressortissant figure parmi les prévenus.

Selon la presse turque, M. Kavala a été arrêté à son retour de Gaziantep, ville du sud-est de la Turquie où il se trouvait pour discuter d’un projet en partenariat avec l’Institut Goethe, un organisme visant à promouvoir la langue et la culture allemandes.

L’homme d’affaires est connu en Turquie pour son engagement en faveur du dialogue interculturel, qu’il s’efforce d’alimenter en organisant notamment des manifestations artistiques, comme des concerts ou des projections de films kurdes ou arméniens.

- ’Très troublant’ -

Car ce proche de Hrant Dink, un journaliste turc d’origine arménienne assassiné en 2007, a également fait sien le combat pour un dialogue entre Ankara et Erevan, qui se déchirent au sujet du massacre de centaines de milliers d’Arméniens sous l’Empire ottoman.

La Turquie récuse le terme de génocide pour les massacres de 1915/17, affirmant que les victimes, dans le cadre d’une guerre civile, aussi bien turques qu’arméniennes.

Richard Giragosian, directeur du Centre de recherches régionales (RSC), un institut indépendant à Erevan, décrit M. Kavala comme “un partenaire de longue date dans nos efforts visant à +normaliser+ les relations avec la Turquie“.

“Il a beaucoup contribué à la restauration d’églises et de monuments arméniens en Turquie“, a-t-il indiqué à l’AFP.

Dans un tweet, Kati Piri, rapporteur sur la Turquie au Parlement européen, a qualifié la nouvelle de l’arrestation de l’homme d’affaires de “très troublante“.

Andrew Gardner, chercheur pour Amnesty International en Turquie, a dénoncé sur Twitter “une nouvelle attaque contre la société civile en Turquie“ et appelé à sa libération.

posté le 20 octobre 2017 par Ara/armenews

PHOTO DE MAX SIVASLIAN

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ARMENIENS-TURQUIE
La défense de la langue maternelle serait la priorité pour les Arméniens du Hamchen

Selon Elif Altounkaya membre de l’association Hadig des Arméniens du Hamchen, la défense de la langue maternelle revêt une importance capitale pour sa communauté des Arméniens du Hamchen. Elif Altounkaya s’inquiète de la régression de sa langue maternelle par l’exode rurale. De nombreux jeunes Arméniens du Hamchen quittant leurs villages perdent progressivement leur langue maternelle dans les grandes villes de Turquie. Selon E. Altounkaya, ce sont les hommes en priorité qui parlent davantage le turc au détriment de la langue des Hamchentsis (Arméniens du Hamchen) qui est davantage utilisée par les femmes. Selon le site Ethonologue.com en Turquie existe aujourd’hui 36 langues parlées. La langue parlée par les Arméniens du Hamchen est considérée par l’UNESCO comme une langue en danger de disparition. Rappelons que les Arméniens du Hamchen sont des Arméniens islamisés vivant principalement sur le bord de la mer Noire. Ils seraient plusieurs millions selon certaines informations et leur langue arménienne à l’origine a fait de nombreux emprunts aux peuples étrangers.

Krikor Amirzayan

posté le 19 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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ALLEMAGNE/TURQUIE/UKRAINE
Berlin presse l’Ukraine de ne pas extrader un germano-turc vers la Turquie

Berlin, 18 oct 2017 (AFP) - Les autorités allemandes ont demandé mercredi à l’Ukraine de ne pas extrader vers la Turquie un ressortissant germano-turc bloqué sur son territoire et accusé par Ankara d’être lié à un groupuscule d’extrême gauche.

“Notre ambassade à Kiev suit cette affaire. Nous demandons aux autorités ukrainiennes de décider rapidement afin (qu’il) puisse revenir en Allemagne“, a déclaré lors d’un point presse régulier un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Berlin.

“Il ne pourra quitter l’Ukraine que lorsque le procureur général aura pris sa décision finale sur la demande d’extradition formulée par la Turquie et que l’avis d’Interpol sera annulé“, a-t-il ajouté.

L’homme, présenté comme Kemal K., a été arrêté fin juillet en Ukraine sur la base d’un “notice rouge“ d’Interpol réclamée par la Turquie, a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère de l’Intérieur ukrainien. Selon des médias allemands, il aurait été libéré trois jours plus tard par un tribunal local, avec interdiction de quitter le territoire ukrainien.

Selon ces médias, ce commerçant de 52 ans, habitant à Cologne (ouest de l’Allemagne) et marié à une Ukrainienne, est recherché par Ankara pour ses liens avec le TKP/ML (Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste, Armée de la libération des ouvriers et paysans de Turquie), un groupuscule maoïste considéré par les autorités turques comme proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit).

Ankara, qui le soupçonne d’être impliqué dans deux meurtres, a déjà réclamé, en vain, son extradition. Les tribunaux allemands ont toujours estimé que sa demande d’arrestation avait des “motifs politiques“.

Il aurait fui son pays en 2007 pour rejoindre l’Allemagne, où il a pu bénéficier de l’asile politique avant d’obtenir, en 2016, la nationalité allemande, selon le quotidien Suddeutsche Zeitung.

Ce cas évoque celui de l’auteur germano-turc Dogan Akhanli, qui était resté bloqué pendant plusieurs mois en Espagne suite à une demande d’extradition via Interpol de la Turquie. Madrid avait finalement décliné vendredi cette extradition et l’auteur devrait rentrer en Allemagne cette semaine.

Les relations entre la Turquie et l’Allemagne se sont particulièrement tendues depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé par Ankara au prédicateur musulman Fethullah Gülen qui nie les faits.

Une douzaine d’Allemands, beaucoup ayant la double nationalité germano-turque, sont actuellement détenus en Turquie. Ils sont le plus souvent soupçonnées par les autorités turques de liens avec le PKK ou le mouvement de M. Gülen.

posté le 19 octobre 2017 par Ara/armenews
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RESEAUX SOCIAUX
Les réactions des amis de Gauin sur Facebook au procès d’Ara Toranian et Sam Tilbian
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posté le 19 octobre 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


Justice
Maxime Gauin où le procès de trop ?

On s’attendait à une attaque virulente de l’accusation, mais tel ne fut pas le cas, contrairement au triomphalisme affiché par Monsieur Gauin sur les réseaux sociaux en d’autres circonstances.

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Après une attente interminable par le fait de quatre affaires précédentes, la séance a débuté à 15h05 dans une salle surchauffée par la présence de plus d’’une centaine de sympathisants à la cause arménienne et soutiens de Sam (Samuel) Tilbian et Jean-Marc (Ara) Toranian, prévenu pour l’un de « présomption d’injures » et pour l’autre de « présomption de diffamation » sur la personne du « chercheur en histoire » Maxime Gauin.

Si la séance s’est déroulée sans anicroche de part et d’autre, la présidente, dont le travail de recherche est à saluer, a bien rappelé que concernant le génocide des Arméniens, « la question a été tranchée », notamment par sa reconnaissance dans plus de 29 pays, ajoutant, en revanche, une notion négative sur sa contestation pénale.

15h35, Sam Tilbian à la barre décline les faits militants sur divers forums « des Dussardiers », alias Maxime Gauin et en vient à conter l’épouvantable histoire de sa famille pendant le génocide.

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16h15, Ara Toranian, l’un des porte-voix de la communauté arménienne, rappelle qu’il n’y a pas de controverse à propos du génocide.« C’est un fait historique », dira-t-il. Et Profitant de la tribune offerte par son accusateur, s’en prendra à ce dernier pour ses propos, à tout crin, désobligeant visant à discréditer les travaux du « grand historien turc » Taner Aksam. Puis, ému, il fera lui-même état du drame vécu par ses grands-parents en terre turque. Visant Maxime Gauin pour ses incitatives provocations à la haine, le rédacteur-en-chef des Nouvelles d’Arménie citera l’une des attaques gratuites du chercheur en histoire visant Kim Kardashian, avec le commentaire suivant : « prostitution », publié sur Twitter. En effet gratuit, haineux et hors sujet.

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S’il avait choisi, dans un premier temps, de ne pas répliquer aux provocations du négationniste, qu’il affublera du qualificatif de « bon petit soldat de l’État turc », Ara Toranian s’est ravisé, ne pouvant laisser impunément sévir ce français établi en Turquie, à passer son temps à dénigrer, attaquer, provoquer et salir la mémoire des victimes du génocide des Arméniens. « Le temps aurait dû apaiser les souffrances », dira-t-il. « ce n’est pas le cas. Nous allons continuer ce combat pour la pénalisation de déni du génocide arménien » a-t-il conclu.

16h45, Maxime Gauin, voix fluette laissant deviner un léger accent ensoleillé, à la rhétorique bien huilée, cite la définition encyclopédique du mot « fascisme, et dira ensuite « Je n’ai rien entendu sur le fond », parlant des chefs d’accusation par lui déclinés. Il tentera par deux fois d’élever le ton, contestant une fois de plus le qualificatif du mot « génocide » accolé à la question arménienne et se défendant de travailler au service de l’état turc.

17H15, l’historien Yves Ternon, cité comme témoin, très à l’aise sur la question, n’en fera pas quinze tonnes tellement les faits génocidaires sont patents et indiscutables. Il sera suivi par son confrère Raymond Kevorkian qui en ajoutera une sacrée couche sur les dérives turques.

A 18h05, après une interruption de séance, Maître Patrick Maisonneuve, pour la partie civile, tout en ne remettant pas en cause l’existence du génocide, dira : « Mais-y-a-t-il une place pour le débat ? ». Et prenant la défense de Maxime Gauin, il ajoute « Ce n’est pas un espèce de militant que vous voulez nous présenter », tout en avançant des arguments techniques sur le fond de l’affaire et des mots « nazi » « Fachisme » et « Faurrisson ».

Son intervention n’aura duré que 10 petites minutes, pour laisser place à une avocate qui a fait ce qu’elle a pu pour se singulariser, en vain, parlant d’un « préjudice moral » subit par l’accusateur.

Après une intervention de l’avocat général, à 18h31, c’est Maître Henri Leclerc qui a pris la parole jusqu’à 19h12 au nom de la défense, martelant à qui voulait l’entendre que « le négationnisme de l’état turc est insupportable. » Sans effet de manches, il élèvera la voix, indiquant que 43 pièces avaient été versées au dossier de l’instruction, tout en prenant comme exemple le cas Faurrisson, qui selon lui pourrait effectivement s’appliquer au cas Maxime Gauin, le négateur du génocide des Arméniens.

A propos du soit-disant antisémitisme d’une certaine frange de la population arménienne, que dénonce à-tout-va, comme un étendard, le diplômé en Histoire sociale, maître Leclerc déclinera la liste des amis et organisations juives qui soutiennent le combat de la cause arménienne, sur un moue réticente de l’accusateur. Il terminera son plaidoyer en affirmant qu’ « on ne peut porter atteinte à la dignité du peuple arménien“.

La séance s’est achevée à 19h15 (tient...). Le délibéré est attendu le 28 novembre prochain.

posté le 18 octobre 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Justice  Turquie 


ARMENIENS-TURQUIE
Une rue d’Istanbul va porter le nom du célèbre photographe arménien Ara Güler

La municipalité d’Istanbul a voté une résolution pour renommer la rue Tosbaga dans le quartier de Beyoglu du nom du célèbre photographe Ara Güler (89 ans). Ce dernier nommé « l’œil d’Istanbul » pour ses célèbres clichés qui firent le tour du monde vit depuis de très nombreuses années dans cette rue Tosbaga à Istanbul qui portera ainsi son nom. C’est la première fois que la municipalité d’Istanbul décide de renommer une rue dans la vieille ville de la cité. Ainsi Ara Güler de son vivant sera immortalisé par cette rue qui portera son nom.

Krikor Amirzayan

posté le 18 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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