Nouvelles d'Arménie
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Turquie


TURQUIE
Pas réaliste d’exiger le départ d’Assad pour un règlement en Syrie, selon un responsable turc

Il n’est “pas réaliste“ pour la Turquie d’insister sur un règlement du conflit en Syrie excluant le président Bachar el-Assad, dont Ankara a longtemps exigé le départ, a déclaré le vice-Premier ministre turc Mehmet Simsek.

“La situation sur le terrain a changé de façon spectaculaire et la Turquie ne peut plus insister sur un règlement sans Assad. Ce n’est pas réaliste“, a déclaré M. Simsek lors d’un panel consacré à la Syrie et l’Irak au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. C’est la première fois qu’un haut responsable turc évoque publiquement l’hypothèse d’un maintien de M. Assad dans le cadre d’un éventuel règlement du conflit syrien, qui a fait plus de 310.000 morts depuis 2011.

“Nous pensons que les souffrances du peuple syrien, les tragédies... Assad est clairement responsable. Mais nous devons être pragmatiques et réalistes“, a insisté M. Simsek.

La Turquie a longtemps activement soutenu l’opposition qui cherche à renverser M. Assad, autrefois régulièrement qualifié de “monstre aux mains couvertes de sang“ par le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Mais Ankara a mis en sourdine ses critiques visant Damas, notamment lors de la reprise totale de la ville d’Alep par les forces du régime le mois dernier, dans un contexte de rapprochement avec Moscou qui soutient le président syrien.

La Turquie et la Russie ont ainsi parrainé ensemble une trêve -régulièrement violée- sur l’ensemble de la Syrie, en prélude à des discussions à Astana (capitale du Kazakhstan) pour consolider le cessez-le-feu.

“Pour le moment, les combats se sont arrêtés et c’est extrêmement important (...) Maintenant, nous devons faire en sorte, dans un premier temps, que l’accalmie actuelle se transforme en cessez-le-feu durable“, a déclaré M. Simsek à Davos.

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Une roquette tirée en direction du quartier-général de la police à Istanbul

Une roquette a été tirée en direction du quartier-général de la police à Istanbul mais a manqué sa cible et aucune victime n’est signalée, rapporte la chaîne télévisée CNN Türk.

Le bâtiment est situé dans le quartier de Fatih, sur la rive européenne du Bosphore.

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


SYRIE
Les pourparlers entre rebelles et régime sur le point de reprendre à Astana

Astana (Kazakhstan), 24 jan 2017 (AFP) - Les pourparlers de paix sur la Syrie étaient sur le point de reprendre mardi à Astana pour une deuxième journée de discussions entre rebelles et émissaires de Bachar al-Assad, qui devrait être de nouveau indirectes et centrées sur le renforcement du cessez-le-feu. La première journée de négociations s’était achevée sans résultats ni annonces tangibles malgré la volonté des Russes, des Turcs et des Iraniens que le dossier syrien avance.

“Si les choses se passent bien, comme prévu, aujourd’hui sera le dernier jour“ des négociations à Astana, a indiqué à l’AFP un porte-parole des rebelles, Yehya al-Aridi, ajoutant que sa délégation n’allait “probablement pas“ s’entretenir en face à face avec celle du régime. Les chefs rebelles s’entretiendront en revanche avec les parrains de la rencontre d’Astana, les Turcs et les Russes, mais pas avec les Iraniens, selon M. Aridi.

Les rebelles avaient annoncé lundi à la dernière minutes qu’ils ne négocieraient pas en face à face avec le régime en raison de la poursuite des combats sur le terrain en Syrie, notamment à Wadi Barada, zone clé pour l’approvisionnement en eau de Damas. Le meneur de la délégation rebelle, Mohammad Allouche, a insisté sur le “gel des opérations militaires“ et l’amélioration de l’accès à l’aide humanitaire pour les populations civiles, tandis que le principal négociateur du régime, Bachar Jaafari, a demandé la création d’un “processus politique“ et le ralliement des rebelles à la lutte contre les jihadistes.

“Le principal obstacle au succès de ces négociations sont les violations répétées (de la trêve) et la menace de déplacements forcés dans certaines zones“, a affirmé mardi à l’AFP un autre porte-parole rebelle, Ossama Abou Zeid. “Nous ne sommes pas venus ici pour rester deux jours et partir. Nous sommes venus pour accomplir un objectif“, a-t-il ajouté. Les deux camps s’opposent également sur le rôle des parrains des négociations, la Turquie, principal soutien des rebelles, et la Russie et l’Iran, alliés du président Bachar al-Assad.

Un membre de la délégation rebelle a déclaré lundi à l’AFP que son groupe était d’accord pour que la Russie soit un des garants de la trêve actuelle, mais pas l’Iran, dont les milices combattent aux côtés des forces gouvernementales. Les émissaires du régime ont de leur côté affirmé qu’ils refuseraient de tenir des discussions de haut niveau avec la Turquie ou de signer un document final portant la signature d’un responsable turc.

posté le 24 janvier 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Russie  Syrie  Turquie 


MAISON DU BARREAU
Rakel Dink et Ragip Zarakolu aux tables rondes de l’AFAJA

Le colloque de l’AFAJA qui a eu lieu lundi après midi à l’occasion des 10 ans de l’assassinat de Hrant Dink à la maison du barreau a tenu ses promesses. Devant une salle comble, les différents intervenants ont fait le point sur le dossier juridique de l’affaire Dink, puis ont élargi leur propos aux questions relatives à la justice et la liberté d’expression en Turquie, dressant un tableau plutôt noir de la situation. A noter la présence de Rakel Dink et de Ragip Zarakoulu venus de l’étranger pour assister à cette réunion à laquelle ont participé de hautes personnalités du barreau, et des défenseurs des droits humains.

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posté le 24 janvier 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : France  Image 450  Turquie 


Communiqué d’Armenian Council of Europe
Soirée d’hommage à Hrant Dink

Pour commémorer les 10 ans de l’assassinat de Hrant DINK, l’Armenian Council of Europe a organisé une conférence le 19 janvier 2017 à la Cathédrale arménienne Saint-Jean-Baptiste de Paris.

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Lors de cette conférence intitulée « liberté de presse-parole-pensée en Turquie » sont intervenus Vilma Kouyoumdjian, journaliste, Ara Toranian, rédacteur en chef de Nouvelles d’Arménie Magazine, Erol Ozkoray, journaliste et écrivain et Ragip Zarakolu, ami de Hrant Dink, fondateur de la maison d’édition Belge et membre fondateur de l’association des droits de l’homme en Turquie.

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Après avoir respecté une minute de silence avec les 150 personnes présentes, les intervenants ont évoqué, avec une émotion palpable, la personnalité de Hrant Dink, ses idéaux et son impact sur la société turque.

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Hrant DINK était un militant actif et pragmatique de la reconnaissance du génocide des arméniens, le plus important pour lui était que la Turquie et l’Arménie établissent des liens, ce qui selon lui, aurait permis de résoudre naturellement les problèmes.

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Il avait parfois des positions incomprises par la Diaspora, positions qui suivaient une logique propre au contexte de la Turquie. Il a en tout cas réussi à briser la chape de plomb qui pesait sur le tabou du génocide, il a trouvé un écho parmi les intellectuels turcs mais aussi dans la population anatolienne. Ce tour de force lui a été fatal. Il se savait en danger mais n’a pas souhaité quitter la Turquie.

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La situation politique actuelle en Turquie a également été abordée durant la conférence et notamment durant la séance de questions/réponses. Pour Saro Mardiryan, coordinateur en France de l’Armenian Council of Europe, la dérive autocratique en Turquie n’empêche pas le dialogue entre la société civile turque et arménienne : « aucun empire n’est éternelle, personne ne peut prévoir ce qu’il se passera demain en Turquie. Avec ou sans Erdogan, rien ne doit nous empêcher de poursuivre la voix du dialogue ouverte par Hrant Dink ».

Armenian Council of Europe,
Le 19/01/2017

posté le 24 janvier 2017 par Ara/armenews


CONSEIL DE L’EUROPE
Le Conseil de l’Europe renonce à un débat sur la Turquie

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a renoncé lundi à Strasbourg à tenir un débat d’urgence sur la Turquie, que ses commissions des affaires politiques et du monitoring demandaient mais dont Ankara ne voulait à aucun prix.

Selon une source haut placée au sein de cette assemblée qui réunit des délégations des parlements de 47 Etats, le gouvernement turc a fait pression sur plusieurs pays pour qu’un débat sur “le fonctionnement des institutions démocratiques en Turquie“ n’ait pas lieu.

“Le gouvernement turc a demandé à plusieurs capitales d’appuyer un report du débat d’urgence“, a dit cette source sous couvert d’anonymat.

Le bureau de l’Assemblée, réuni lundi matin sous la présidence du conservateur espagnol Pedro Agramunt, s’est prononcé à une voix de majorité contre l’organisation du débat.

Soumise à l’assemblée plénière, la proposition n’a obtenu que 94 voix contre 68 et 19 abstentions, soit moins que la majorité requise des deux tiers.

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


FRANCE
UGAB France : À la mémoire de Hrant Dink

Déjà 10 ans que Hrant Dink fut assassiné. A Istanbul, les foules se rassemblent aujourd’hui devant les anciens bureaux du journal Agos pour commémorer la mort de son fondateur et ancien rédacteur en chef.

En tant que journaliste dévoué et engagé, Hrant Dink était un défenseur des Droits de l’Homme et du dialogue en Turquie. Ses positions courageuses sur de nombreuses problématiques controversées ont contribué à ouvrir de nouveaux débats dans la société turque.

Nous nous souviendrons toujours de Hrant Dink pour ses idées, sa profonde humanité et son impact sur le discours progressiste en Turquie.

UGAB France

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Turquie 


GRECE
Grèce : report du jugement de la cour suprême sur le sort de 8 militaires turcs

La cour suprême grecque a reporté son jugement prévu initialement lundi sur la demande de la Turquie d’extrader huit militaires turcs, qui avaient fui en Grèce au lendemain du coup d’Etat manqué en juillet et la décision est désormais attendue le 26 janvier.

Selon une source judiciaire, ce report est dû à la maladie d’une des juges, ce qui a entraîné l’interruption de la séance de lundi.

L’examen de l’affaire en deuxième instance avait été conclue il y a dix jours, quand le parquet de la cour s’était prononcé contre l’extradition en soulignant l’absence de garanties en Turquie pour un procès juste et équitable et la sécurité des officiers. Les huit militaires turcs ont démenti à plusieurs reprises toute implication dans la tentative de coup d’Etat et affirmé qu’ils avaient décidé de fuir par peur des représailles contre des militaires lors de la reprise en main de la situation par le gouvernement turc. En première instance, une cour d’Athènes avait rejeté l’extradition pour cinq de ces militaires, mais l’avait avalisée pour trois. Ces derniers ont fait appel tandis que le parquet a également fait appel contre le rejet de l’extradition.

En vertu du droit grec, la cour de cassation a le dernier mot sur les extraditions si elle s’y oppose. Dans le cas contraire, il incombe au ministre de la Justice de décider définitivement sur l’extradition décidée par la justice. Les huit avaient demandé l’asile à la Grèce lors de leur atterrissage en hélicoptère dans un aéroport dans le nord-est du pays, près de la frontière greco-turque, le 16 juillet, quelques heures après le coup d’Etat manqué en Turquie. Leur demande, rejetée en première instance, est désormais en cours d’examen en appel.

Plusieurs militaires ont fui dans des pays européens après le putsch manqué en Turquie. L’affaire embarrasse Athènes qui maintient des relations délicates avec Ankara, avec qui la Grèce coopère pour couper la route migratoire en mer Egée. Toutefois, il s’inquiète du durcissement du régime turc, y compris sur les différends bilatéraux traditionnels de souveraineté en mer Egée.

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Le vice-PM turc : Fetullah Gulen représente aussi une bombe pour les États-Unis

Fetullah Gulen, dirigeant de FETO, constitue aussi une « bombe » pour les États-Unis, a déclaré le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmuslors d’une interview télévisée à la chaine turque 24 TV.

Il a abordé d’abord les relations entre Ankara et Washington, ainsi que l’extradition de Fethullah Gulen, accusé d’avoir tenté un coup d’État le 15 juillet 2016 en Turquie.

« Honnêtement, le FETO est une bombe vivante pour les États-Unis aussi, a déclaré Kurtulmus. Je ne pense pas qu’ils souhaiteraient le garder. Son extradition vers la Turquie serait la chose la plus convenable, mais cela semble difficile. »

Le vice-Premier ministre a noté que les Américains devront faire un choix entre le renforcement des relations avec la Turquie et la coopération avec un groupe, infiltré dans l’État, qui prône la dictature militaire armée.

« D’un point de vue pragmatique, l’administration américaine devrait s’éloigner du PYD et rendre Gulen, ou sinon le placer en garde à vue », a ajouté le vice-Premier ministre.

Pour Kurtulmus, il semble cependant peu probable que les États-Unis extradent Gulen.

« L’extradition, c’est une autre chose mais du moins, il relève de la sécurité nationale et des intérêts de la Turquie qu’on coupe, entre temps, sa communication [de Gulen] avec les membres de l’organisation, a insisté le vice-Premier ministre. Les États-Unis sont obligés de procéder ainsi pour améliorer les relations avec la Turquie. »

Interrogé sur la prise de fonction du nouveau président américain, Donald Trump, le vice-Premier ministre turc a déclaré prévoir des changements dans la politique étrangère du pays concernant la région.

« Il est clair que l’administration Trump adoptera une nouvelle perspective pour préserver les intérêts mondiaux des États-Unis au lieu d’être le gendarme de la région, a-t-il estimé. Cela revient à une réduction de la présence militaire des États-Unis au Moyen-Orient. Voici l’une des choses qui préoccupent la Turquie : Malheureusement, l’administration Obama a ouvertement soutenu le PYD dans le nord de la Syrie et de l’Irak. Je pense que la nouvelle administration va revoir sa position à ce sujet. »

- Lutte antiterroriste

Le vice-Premier ministre a ensuite commenté la lutte antiterroriste, notamment la situation après l’arrestation du terroriste qui a commis l’attentat d’Ortakoy à Istanbul, la nuit du Nouvel an, tuant 39 personnes.

« Il est clair qu’aucune organisation terroriste ne peut survivre une semaine sans un soutien en matière de renseignements, de politique et de logistique, a précisé Kurtulmus. Le terrorisme a été instrumentalisé dans les relations internationales à partir des 1990. Des puissances qui mènent des guerres par procuration via les organisations terroristes dans les régions problématiques, ont émergé. Nous avons maintenant Daech, le PKK, le PYD, le FETO... Mais il est plus important de savoir qui s’en sert. »

Pour Numan Kurtulmus, l’attentat d’Ortakoy ne peut pas avoir été commis par un seul terroriste, une seule cellule ou un seul groupe, « ils ont certainement obtenu un soutien en matière de renseignements et de logistique ».

« Les pays qui instrumentalisent ces organisations terroristes devront être davantage vigilants après le dévoilement des vraies puissances se trouvant derrière l’attentat d’Ortakoy et l’assassinat de l’ambassadeur russe à Ankara, Andrey Karlov », a ajouté le vice-Premier ministre.

Interrogé sur des informations suggérant que des assassinats contre des dirigeants politiques seraient en train d’être planifiés, Numan Kurtulmus a déclaré : « C’est possible, les unités des renseignements et de la Police sont au courant des menaces. Des mesures sont prises. »

posté le 23 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie