Nouvelles d'Arménie
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Turquie


Médias
L’Affaire de la Une du magazine Le Point fait le buzz

Les journaux turcs « Internet Haber, dikgazete.com, haberler.com, Sabah, Akasyam haber, Beyaz Gazete, Türkiye, Yeni Safak, Arti33, Anadolu Ajansi, Mynet Haber, Hürriyet, Ensonhaber, Arti49, Ajans Haber, Güdemkibris, Konhaber, Star, etc, relatent dans les moindres détails l’affaire de l’enlèvement de la Une du magazine Le Point à Avignon (Le Pontet) montrant un portrait du président turc Recep Tayyip Erdogan, sous le titre « Le Dictateur ».

Chaque publication y va de son commentaire. Les uns soutenant les jeunes turcs pour leur initiative, quand d’autres emploient le terme de « diffamation », accusant le journal français d’être à la solde d’une propagande dont la source est anonyme, mais dont le dessein serait de déstabiliser le président Erdogan à la veille des élections.

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Sur les réseaux sociaux, ce sont des milliers de turcs et franco-turcs qui expriment leur colère, employant des noms d’oiseaux à l’égard du magazine, tandis que du côté français, la nouvelle fait un buzz exponentiel de la part de politiques et du public.

Moralité de l’histoire ; en faisant ce geste, les pro-Erdogan d’Avignon et du Pontet ont-ils réellement servi la cause de leur leader, ou serait-ce le contraire ? Côté français probablement pas vu les réactions sur les réseaux sociaux.

posté le 27 mai 2018 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Erdogan  Image 450  Médias  Turquie 


PRESSE
L’éditorial de Franz-Olivier Giesbert dans « Le Point » : « Erdogan est-il un nouvel Hitler » avec rappel du génocide des Arméniens

L’hebdomadaire « Le Point » (n°2386 du 24 mai 2018) qui titre sur sa couverture « Le dictateur » en diffusant le portrait du président turc Erdogan fournit un large dossier sur cette dérive dictatoriale.

Dans son éditorial Franz-Olivier Giesbert dresse un tableau peu flatteur d’Erdogan sous le titre « Erdogan est-il un nouvel Hitler ? ».

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Le célèbre journaliste énumère beaucoup de similitudes entre le Führer et Erdogan. « Comme le Führer, Erdogan, nostalgique de l’Empire ottoman » écrit Franz-Olivier Giesbert. A noter que dans cet éditorial un chapitre est consacré aux Arméniens. « L’idéologie génocidaire du président turc se déploie sans vergogne dans son négationnisme sur l’extermination des Arméniens, perpétrée en 1915 par l’Etat turc, avec la bénédiction des autorités musulmanes (1 million et demi de morts). Encore une similitude avec l’hitlérisme d’Erdogan : Erdogan approuve les politiques de liquidation ethnique. Selon la version officielle turque, qui ne tient pas debout, ce prétendu génocide aurait été, en réalité, une guerre civile, provoquée par la minorité arménienne, qui aurait fait à l’époque quelques centaines de milliers de victimes dans les deux camps. Sornettes ! » Et l’éditorialiste du « Le Point » d’écrire « Après les Arméniens, voici venu le tour des Kurdes de Syrie, qui furent les meilleurs alliés contre Daech. »

Krikor Amirzayan

posté le 27 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Image 450  Médias  Turquie 


VALENCE (DRÔME)
Après Avignon, à Valence l’affiche de la couverture du « Le Point » avec Erdogan titré « Le dictateur » a été arrachée cet après-midi au centre-ville

Le cas d’Avignon n’est pas « un acte isolé » comme le prétend l’afficheur JCDecaux. A Avignon où des nationalistes Turcs pro-Erdogan ont arraché d’un panneau publicitaire l’affiche de la couverture de l’hebdomadaire « Le Point » avec la photo d’Erdogan et titrée « Le dictateur ». Mais Avignon n’est pas un cas isolé car samedi 26 mai en début d’après-midi, plusieurs personnes -probablement des partisans d’Erdogan d’origine turque- ont arraché d’un kiosque à journaux des boulevards de Valence (Place Porte-Neuve près des rues piétonnes) l’affiche de la couverture du « Le Point » avec l’image d’Erdogan titrée « Le dictateur ». Selon certains témoignages, la police de Valence arrivée très vite sur les lieux aurait procédé à une ou plusieurs interpellations. A suivre.

Krikor Amirzayan

posté le 26 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : France  Image 450  Médias  Turquie  Valence 


Communiqué de Charjoum
Conférence de Taner Akçam à Clamart mardi 29 mai à 20h

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Historien et sociologue turc, Taner Akçam est l’un des plus éminents spécialistes du génocide des Arméniens. Dès les années 1990, ses travaux de chercheur portaient sur le nationalisme et l’étude des procès des criminels jeunes turcs. Ses différents ouvrages portant sur les crimes commis contre les Arméniens lui ont valu de nombreuses menaces de la part des tenants de la propagande de l’Etat turc. Il est actuellement professeur au Centre pour l’étude de l’Holocauste et des génocides de l’Université du Minnesota aux États-Unis. Dans son dernier ouvrage, l’historien turc présente ses nouvelles découvertes sur le génocide des Arméniens et anéantit les assertions centrales du négationnisme élaboré par l’Etat turc.

Vous pourrez venir à la rencontre de Taner Akçam lors d’une conférence en France, organisée par le mouvement Charjoum au Centre Monte Melkonian 5 allée Charles Louis 92140 Clamart, le mardi 29 mai 2018 à 20h.

L’événement sur Facebook ICI


A lire : Dans la tête de Recep Tayyip Erdoğan de Guillaume Perrier

Comment l’ancien « dirigeant novateur », « démocrate, proeuropéen » est-il devenu le despote d’aujourd’hui en « quinze ans au sommet » ?

(JPEG) . Pour retracer ce parcours et expliquer l’apparent paradoxe, Guillaume Perrier, journaliste longtemps en poste à Istanbul et co-auteur avec Laure Marchand de La Turquie et le Fantôme arménien, fait un détour par les années de formation du jeune Erdoğan. La collection « Dans la tête de... » impose à l’auteur un minimum de psychologie (origines modestes, père violent, scolarité au lycée de formation des imams et des prédicateurs...) ; mais Perrier abandonne vite ce terrain pour développer une analyse plus politique de l’ascension d’Erdoğan vers la « confiscation du pouvoir ».

La clé du succès ? Des revirements constants. Alliés d’hier maintenant persécutés (Gülen et ses prétendus partisans : « 170 000 limogeages dans la fonction publique, 40 000 emprisonnements »), anciens ministres humiliés (Davutoğlu), anciens ennemis devenus alliés (Poutine)... Erdoğan utilise, manipule et jette. Tout est moyen pour arriver à ses fins, ses choix ne sont dictés par aucun autre principe que la possession du pouvoir. Et sa rhétorique de prédicateur dissimulateur aux multiples langages le rend capable de justifier toutes ses décisions, ainsi que leur contraire en cas de besoin.

L’analyse de Perrier reprend les événements majeurs de ces dernières années en matière de politique extérieure (Chypre, Union Européenne, Gaza, Syrie...) et intérieure, où le journaliste met clairement en lumière les antagonismes politiques internes en Turquie : l’opposition des démocrates, mais surtout celle des kémalistes et de l’armée. Il montre entre autres comment la question du tabou arménien est instrumentalisée dans ces conflits turco-turcs.

Et comme les journalistes ont des antennes partout, on apprend qu’Erdoğan dans sa jeunesse a joué dans une pièce intitulée Maskomyah, dénonçant le supposé complot maçonnique (mas), communiste (kom) et juif (yahudi) contre le peuple turc ; on découvre des extraits de conversations téléphoniques impliquant Erdoğan dans des scandales de corruption et, ceci explique peut-être cela, on se fait une idée de la coquette résidence de plus de 1000 pièces qu’il s’est fait construire à Ankara.

Guillaume Perrier, Dans la tête de Recep Tayyip Erdoğan, Solin / Actes Sud, 233 p., 19 €

posté le 26 mai 2018 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Clamart  Conférence  Turquie 


PRESSE
L’hebdomadaire « Le Point » présente Erdogan et titre « Le dictateur »

L’hebdomadaire « Le Point » (n°2386 du 24 Mai 2018) consacre un large dossier à Erdogan. En couverture du « Le Point » une photo d’Erdogan avec le titre « Le dictateur ». Et l’interrogation « Jusqu’où ira Erdogan ? ». Le journal enquête sur « sa folie des grandeurs, ses réseaux en France, son offensive sur l’Algérie, ses crimes... » Un dossier révélateur des méthodes dictatoriales du président turc qui se lance en campagne électorales pour les présidentielles du mois prochain avec un de ses principaux rivaux Salehettin Demirtas qui reste en prison et avec un état d’urgence qui interdite les rassemblements de plus de dix personnes. « Le Point » dresse un tableau édifiant sur cette Turquie d’Erdogan nationalistes et nostalgique de l’Empire ottoman qu’elle désire recréer...

Krikor Amirzayan

posté le 25 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Médias  Turquie 


TURQUIE
Garo Paylan « je suis fier d’être désigné candidat aux législatives à Diyarbakir »

Le député d’Istanbul d’origine arménienne Garo Paylan a été désigné par son parti pro-kurde le Parti démocratique des peuples (HDP) pour prendre la tête des législatives à Diyarbakir ancienne capitale de l’Arménie de Tigrane le Grand il a deux millénaires et aujourd’hui capitale du Kurdistan turc. Sur son site Facebook en arménien et en turc Garo Paylan a écrit après cette annonce de sa désignation « Bonjour Diyarbakir. Je suis fier d’être désigné candidat à Diyarbakir ». Un retour au pays...

Krikor Amirzayan

posté le 24 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Turquie 


CRIF
Les outrances d’Erdogan, par Marc Knobel

Le Président turc Recep Tayyip en rajoute. D’ordinaire, soit il manipule la langue de bois, soit il joue/use et abuse du nationalisme pour flatter son électorat islamo-conservateur et/ou de l’invective lorsqu’il ordonne l’arrestation et la répression féroce des opposants politiques.

La suite sur le lien plus bas

posté le 23 mai 2018 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : France  Image 450  Israël  Turquie 


US Télévision
Une commentatrice vedette de Fox News accable la Turquie sur la question du génocide

Surfant sur l’affaire d’Israël avec Gaza, Lisa Kennedy Montgomery (surnommée Kennedy ) est une commentatrice de la politique américaine sur la chaîne Fox Business Network. Elle commente chaque soir à 20h30 l’actualité brûlante du moment.

Le 16 Mai elle s’en est pris vivement à la Turquie, l’accusant du génocide des Arméniens en 1915.

« Allez-y et souvenez-vous de vos ambassadeurs des États-Unis et d’Israël ! Erdogan est un crétin oppressif qui souhaite faire bien pire à Israël que les turcs n’ont jamais fait aux Arméniens ! »

Passer en mode plein écran pour bénéficier su son

posté le 22 mai 2018 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Etats-Unis  Génocide  Télévision  Turquie 


TURQUIE
La justice turque lance une procédure pour « insulte à l’identité turque » contre Garo Paylan

Le bureau du procureur général d’Ankara a diligenté une enquête contre Garo Paylan, un député d’origine arménienne siégeant sur les rangs du Parti démocratique des peuples (HDP, gauche pro-kurde) au Parlement turc, pour violation présumée du fameux Article 301 du Code pénal turc, sanctionnant toute action jugée attentatoire à l’identité turque. Au cours des dernières décennies, de très nombreux citoyens turcs ont été envoyés en prison pour avoir été accusés d’ « insulte à la Turquie », et la Cour européenne des droits de l’homme a désigné cet Article 301 comme “une menace permanente à la liberté d’expression”, l’estimant incompatible avec les principes d’un Etat de droit. Cet “article criminel” a été largement utilisé par les gouvernements turcs successifs pour cibler et diaboliser des personnalités connues ou inconnues, jugées embarrassantes pour le pouvoir en place.

Le parquet d’Ankara a ouvert une enquête contre G. Paylan après que le député eut utilisé le mot tabou en Turquie de génocide pour désigner les événements de 1915 dans une interview, dans laquelle il enfonçait d’ailleurs le clou en affirmant qu’un tel génocide se poursuivait de nos jours, visant notamment les Kurdes. Le chef du bureau du procureur d’Ankara a demandé au Parlement de lever l’immunité parlementaire de G.Paylan de telle sorte qu’il puisse mener l’enquête le concernant. Le Parlement turc est toujours dominé, depuis les législatives de novembre 2015, par le Parti islamiste de R.T. Erdogan, qui compte bien se faire réélire en juin à la présidence, avec les pouvoirs accrus conférés par le référendum constitutionnel d’avril 2017. En vertu des dispositions légales datant de 2008, la décision de lancer une enquête relative à l’Article 301 relève en dernier ressort du ministre de la justice. On peut d’ores et déjà affirmer que celui-ci a donné son feu vert à une telle enquête. Le lauréat turc du Nobel de la paix, l’écrivain Orhan Pamuk comme l’universitaire Taner Akcam sont tous deux tombés sous le coup de l’Article 301. Rappelons qu’en début d’année, était annoncée la candidature de G. Paylan pour le Nobel de la paix 2018.

posté le 22 mai 2018 par Gari/armenews