Nouvelles d'Arménie
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Turquie


TURQUIE
Erdogan va réintégrer l’AKP

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, va faire la démarche de réintégrer le parti de la Justice et du Développement (AKP) maintenant que les résultats définitifs du référendum du 16 avril ont été proclamés, a annoncé son porte-parole, Ibrahim Kalin.

Le chef de l’Etat avait le devoir de rester au-dessus des partis, mais cette condition a été levée en vertu d’un des 18 amendements inclus dans le référendum sur une réforme constitutionnelle. Le “oui“ à l’extension des pouvoirs du président l’a emporté avec 51,4% des suffrages.

posté le 28 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Référendum en Turquie : une haute cour rejette un recours de l’opposition

Une haute cour administrative turque a rejeté un recours du principal parti d’opposition exigeant l’annulation d’une mesure de l’Autorité électorale dénoncée comme une possible source de fraude lors du référendum sur les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

L’opposition conteste la légalité d’une décision de dernière minute du Haut-Conseil électoral (YSK) de considérer comme valides les bulletins de vote non marqués du sceau officiel, affirmant qu’elle pourrait avoir favorisé la victoire du camp du oui, qui a remporté le scrutin du 16 avril d’une courte tête avec 51,4% des voix, selon les résultats non officiels.

Après le rejet mercredi par l’YSK d’un premier recours présenté par le principal parti d’opposition, le CHP, ce dernier a saisi le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation de la décision.

Mais le Conseil d’Etat, plus haute cour administrative en Turquie, a rejeté ce recours au motif que la décision contestée de l’YSK “ne constitue pas une procédure administrative“ et ne relève donc pas des compétences du Conseil, a indiqué l’agence progouvernementale Anadolu. Le Premier ministre turc Binali Yildirim avait qualifié vendredi le nouveau recours du CHP de “futile“. “Cela ne sert à rien de faire perdre du temps à tout le monde“, avait-il dit.

Une mission commune d’observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l’Europe avait estimé le 17 avril que le scrutin n’avait pas été “à la hauteur des critères“ européens et souligné que la campagne s’était déroulée dans des conditions inéquitables favorisant le camp du oui.

Mardi, le groupe d’observateurs volontaires turc “Hayir ve Otesi (Non et au delà)“ a publié un rapport énumérant des irrégularités recensées lors du référendum et qui rendent, selon lui, ce scrutin invalide. Faisant état de “pratiques douteuses“ remettant en cause l’équité du scrutin, le rapport appelle à l’annulation du résultat et à l’organisation d’un nouveau référendum.

Le rapport laisse entendre que des bourrages des urnes auraient pu avoir lieu en affirmant que 7.448 urnes contenaient le nombre exact de bulletins de vote correspondant au nombre des électeurs inscrits, voire plus dans certains cas. Plus de 60% des bulletins contenus dans ces urnes étaient en faveur du “oui“, selon Hayir et Otesi, un groupe créé il y a deux mois pour superviser le déroulement du scrutin.

“C’est contre la loi. Ce n’est pas possible d’accepter ça, parce qu’il y a certains principes dans la loi. La loi dit que la méthode vient avant le contenu“, a affirmé Damla Atalay, une avocate membre de Hayir et Otesi, en commentant la décision de l’YSK de valider les bulletin non tamponnés.

“Dans les circonstances actuelles, de nombreux citoyens réclament que le référendum ait de nouveau lieu. La priorité absolue, c’est l’annulation du scrutin, mais le problème, c’est que même s’il est invalidé, nous nous demandons si un deuxième scrutin sera fait en accord avec la loi. Rien n’est moins sûr“, a-t-elle ajouté.

posté le 28 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Turquie : La durée des visas accordés aux Russes passe de 60 à 90 jours

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a annoncé que la durée des visas accordés aux citoyens russes va passer de 60 à 90 jours.

Mevlut Cavusoglu a rencontré des responsables associatifs et des journalistes russes à Alanya, ville balnéaire située au bord de la méditerranée.

Il a profité de l’occasion pour annoncer de nouvelles mesures relatives à la durée du séjour des citoyens russes sur le sol turc.

« La durée des visas accordés aux citoyens russes va passer de 60 à 90 jours, et nous allons permettre aux jeunes russes d’accéder à la nationalité turque, actuellement il y en a 5 ou 6 qui devraient en profiter à Alanya et Antalya (Sud-Est) », a-t-il annoncé.

Il a également fait savoir que l’un des points importants de la politique étrangère turque est de se rapprocher et de soutenir ses concitoyens qui vivent à l’étranger.

« Nous avons résolu beaucoup de problèmes rencontrés par nos concitoyens vivants à l’étranger [...] Nous les incitions à s’intégrer et à prendre la nationalité des pays dans lesquels ils vivent, mais sans pour autant perdre leurs liens avec la Turquie. Cela gène énormément les pays Européens, car leur perception de l’intégration est bien différente, elle est équivalente à l’assimilation », a-t-il relevé.

A une question posée sur les relations entre la Turquie et la Bulgarie, Mevlut Cavusoglu a répondu qu’il était important pour la Bulgarie de retrouver la stabilité au plus vite tout en attirant l’attention sur la percée des formations politiques extrémistes sur le continent européen.

Il a rappelé que malgré l’existence de près d’un million de Turcs, les autorités ont interdit la campagne en langue turque lors des dernières élections en Bulgarie, rappelant qu’en Turquie chacun est libre de faire campagne dans la langue qu’il souhaite.

« Nous devons vaincre le racisme. La maladie de l’Europe c’est qu’elle déteste tous ceux qui ne lui ressemblent pas. Et après, elle tente de donner des leçons en terme de droits de l’Homme à la Turquie et à la Russie », a-t-il insisté.

Suite aux propos d’un journaliste grec qui insinuait, dans sa question, qu’il n’existe pas de liberté de conscience en Turquie et que les églises sont régulièrement fermées alors qu’en Grèce, il y a un très grand respect pour les mosquée, Mevlut Cavusoglu a vivement réagi : « Je vois que vous êtes venu avec vos préjugés ».

Et de poursuivre : « Je ne partage pas vos propos sur la Grèce. Athènes est la seule capitale qui ne dispose pas de mosquées. Je suis allé à Rhodes en 2004, il y a une mosquée en ruine à l’intérieur du fort. L’Union Européenne a envoyé cinq millions d’euros, mais malgré cela, la mosquée n’a toujours pas été rénovée par la Grèce, à ce jour. Depuis ce temps en Turquie, nous avons construit de nouvelles églises et rénové tant d’autres ».

posté le 28 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Ankara critique Trump pour son message du 24 avril
Dans le premier message de son mandat presidential délivré le 24 avril en hommage aux victimes arméniennes du génocide de 1915, Donald Trump s’est montré moins imprévisible qu’à l’accoutumée et a suivi l’exemple de ses prédécesseurs, en évitant de prononcer le mot de génocide qui fâche la Turquie pour qualifier ces massacres. Cela n’a pas empêché la Turquie de critiquer le nouveau président américain, qu’elle attendait aussi au tournant de ce message. Les autorités turques ont ainsi fait part de leur déception, en précisant qu’elles avaient espéré que la nouvelle administration américaine ne s’en serait pas tenue à une lecture partiale de l’Histoire. Comme son prédécesseur démocrate Barack Obama, D.Trump avait utilisé la formule elliptique de “Medz Yeghern,” empruntée à l’arménien (« grande catastrophe » pour qualifier le génocide de 1915. Mais cette ruse linguistique à laquelle ont recours les présidents américains dans leurs traditionnels messages du 24 avril pour ne pas avoir à prononcer le mot de genocide n’a pas trompé Ankara, qui une fois encore a exprimé son mécontentement. “Nous estimons que la désinformation et les fausses qualifications continues dans le message écrit du président américain D.Trump le 24 avril 2017concernant les événements de 1915 sont inspirées par la pollution de l’information provoquée des années durant par certains cercles arméniens aux Etats-Unis par la voie de la propagande”, a réagi le ministère turc des affaires étrangères dans un communiqué en date du 24 avril “Nous attendons de la nouvelle administration américaine qu’elle ne donne plus foi à l’interprétation partiale de l’histoire diffusée par ces cercles, qui sont connus pour la violence de leur discours propagateur de haine, et qu’elle adopte une approche qui prendra en compte les souffrances de toutes les parties concernées”, ajoute le communiqué turc.
La Turquie a aussi violemment critiqué la résolution adoptée le 25 avril par le Parlement tchèque concernant la reconnaissance du génocide arménien ainsi que la lettre écrite la veille par le président tchèque Milos Zeman dans laquelle il rappelait que les massacres d’1,5 million d’Arméniens de l’Empire ottoman en 1915 constituaient un génocide.
posté le 28 avril 2017 par Gari/armenews


TURQUIE
Turquie/référendum : un éditeur d’un site d’information arrêté

Un site d’information turc a rapporté qu’un de ses éditeurs avait été arrêté pour avoir remis en cause la “légitimité“ de la victoire du oui au référendum sur les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

Ali Ergin Demirhan, éditeur du Sendika.Org affilié aux syndicats, a été arrêté à l’aube lors d’une opération policière au siège du site d’information à Istanbul. M. Demirhan est accusé d’“organisation de protestations sur les réseaux sociaux visant à montrer le résultat du référendum comme illégitime“ ainsi que d’“incitation à la haine“ et “insulte à un représentant de l’Etat“, écrit Sendika. Les policiers ont saisi le disque dur de l’ordinateur de M. Demirhan et son téléphone portable, selon la même source. “Le oui ne sera pas légitimé, Sendika.Org ne se taira pas“, a affirmé le site dans un message posté en ligne après l’arrestation de son employé.

Mercredi, la police turque avait arrêté 16 militants de gauche à Istanbul à la suite de manifestations contestant la victoire du oui au référendum organisé dimanche, selon un parti politique et un avocat. Au total, 38 mandats d’arrêt ont été émis.

Des manifestations quotidiennes qui ont mobilisé des milliers de personnes ont eu lieu dans des quartiers d’Istanbul connus pour leur opposition au président Erdogan depuis l’annonce de sa victoire étriquée. Des observateurs internationaux ont remis en cause l’équité du scrutin et les deux principaux partis d’opposition ont réclamé son annulation.

Par ailleurs, six personnes ont été arrêtées dans la ville d’Izmir (ouest), accusées d’avoir publiquement insulté M. Erdogan le soir du référendum.

posté le 27 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


AFFAIRE DINK
Le journal turc « Millyet » révèle que le juge Zekeriya Öz était sur les lieux du crime lors de l’assassinat de Hrant Dink

Le journal turc « Milliyet » affirme que lors du jugement de l’affaire de l’assassinat de Hrant Dink, un élément important fut révélé dans le dossier d’accusation avec le nom du juge Zekeriya Öz qui était également juge dans le scandale d’« Ergenekon ». Zekeriya Öz qui fut écarté de sa fonction, soupçonné d’être proche du mouvement Gülen. Le juge Zekeriya Öz serait directement impliqué dans l’assassinat du journaliste arménien de Turquie, Hrant Dink le 19 janvier 2007 devant la rédaction d’« Agos » à Istanbul. Selon « Milliyet », un jour avant l’assassinat, Zekeriya Öz aurait eu un entretien téléphonique avec le commandant de la gendarmerie Muharrem Demirkale chargé de surveiller Ogün Samsat l’assassin de Hrant Dink. Zekeriya Öz se serait même trouvé sur les lieux de l’assassinat afin d’observer le déroulement du crime ! Aujourd’hui alors que Muharrem Demirkale est emprisonné, le juge Zekeriya Öz, recherché par la police turque pour son appartenance au mouvement Gülen, court toujours.

Krikor Amirzayan

posté le 27 avril 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Turquie 


TURQUIE
La Turquie pourrait revoir sa position sur l’UE, dit Erdogan

Le président Recep Tayyip Erdogan a prévenu mardi que la Turquie reverrait sa position sur sa candidature à l’Union européenne si elle doit encore patienter et si la mentalité hostile de certains Etats membres perdure à son égard.

Il a fustigé une décision prise mardi par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui a ouvert une procédure de suivi sur la Turquie en raison des nombreuses violations de l’Etat de droit et des droits de l’homme constatées dans le pays.

Erdogan a qualifié cette décision, non reconnue par Ankara, de “totalement politique“.

Le président turc s’est de nouveau dit prêt à soumettre à référendum la question de l’adhésion de la Turquie à l’UE, ajoutant que son pays ne pourrait attendre indéfiniment, après 54 ans à la porte de l’Europe.

“S’ils n’agissent pas avec sincérité, nous devrons trouver une issue. Pourquoi voulez-vous qu’on attende plus longtemps ? Ca fait 54 ans qu’on en parle“, a déclaré Erdogan.

“Le Royaume-Uni a demandé à son peuple et il a choisi le Brexit (..) Ils ont l’esprit en paix, ils avancent vers un nouvel avenir (...) et la même chose peut s’appliquer aussi à la Turquie.“

Evoquant les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en France, et la qualification de Marine Le Pen, qui menace de sortir la France de l’UE, le chef de l’Etat turc a estimé que le bloc européen était “au bord de la dissolution“.

“Un ou deux pays peuvent maintenir l’UE en vie. Vous avez besoin d’un pays comme la Turquie, un pays différent symbolisant une foi différente, cela rendrait (l’UE) très forte“, a déclaré Erdogan. “Mais les pays membres de l’UE ne semblent pas s’en rendre compte. Ils trouvent très difficile d’absorber un pays musulman comme la Turquie.

posté le 27 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


RECONNAISSANCE
Le Parlement tchèque reconnaît le génocide des Arméniens

La chambre basse du Parlement de la République tchèque a reconnu les homicides en masse de 1915 et les expulsions d’Arméniens en Turquie ottomane comme étant un génocide.

La Chambre des députés a cité “le génocide des Arméniens et d’autres minorités ethniques et religieuses dans l’Empire ottoman“ dans une résolution sur les crimes contre l’humanité commis pendant la Première et la Deuxième Guerre mondiale. Elle a adopté à l’unanimité la résolution mardi, au lendemain des commémorations mondiales du 102e anniversaire du génocide arménien.

Le principal défenseur de la résolution, le social-démocrate Robin Boehnisch, préside un groupe parlementaire tchèque qui promeut des liens plus étroits avec l’Arménie. Un vice-président du Parlement arménien, Eduard Sharmazanov, a téléphoné à Boehnisch hier pour le remercier, lui et ses collègues, pour cette mesure adoptée.

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a salué la résolution comme étant “une contribution précieuse à la noble tâche consistant à prévenir les génocides et autres crimes contre l’humanité“. Dans une déclaration écrite, Nalbandian a également loué la position du président tchèque Milos Zeman sur cette question.

En visite à Erevan en juin 2016, Zeman avait déclaré qu’il exhorterait le Parlement de son pays à « suivre l’exemple de l’Allemagne » et à reconnaître le génocide. Il a parlé quelques jours seulement après que le Parlement allemand a adopté une résolution reconnaissant le génocide arménien, ce qui avait provoqué une réaction furieuse de la Turquie.

Le gouvernement turc n’a pas réagi immédiatement à la résolution tchèque. Il a fermement condamné les 26 autres nations qui ont également reconnu officiellement que le massacre des 1,5 million d’Arméniens de 1915 constituait un génocide.

posté le 27 avril 2017 par Claire/armenews


OPINION
Tel père, tel fils, par Armand Sammelian

102 ans qu’ordre fut donné par la dictature jeune-turque alliée au 2° Reich allemand, d’éradiquer le peuple arménien de ses 7 provinces ancestrales d’Asie Mineure, au cours d’un des épisodes les plus effroyables de l’Histoire des hommes. Et 102 ans que les descendants des rescapés ressentent le devoir impérieux de restituer ce passé, comme autant de témoignages contre l’oubli d’atrocités irréparables, encore et toujours inavouées.

Mais personne n’est dupe !

En Turquie, le génocide des arméniens est un secret de polichinelle qui se chuchote au creux de l’oreille de père en fils, enchaîne les turcs les uns aux autres de génération en génération, dans une solidarité sensée les dispenser d’avouer la monstruosité de leurs aînés.

Dès sa création en 1923, Mustafa KEMAL n’a eu de cesse que de verrouiller la vérité en nommant à des postes clés de la Nouvelle République d’Ankara les criminels jeunes turcs. On y trouve une sordide galerie de tableaux :

• Sûkrû KAYA, jeune turc, directeur général de la déportation des arméniens, Ministre de l’Intérieur de la Nouvelle République Kémaliste,

• Mustafa RENDA, jeune turc, ancien préfet de Bitlis et d’Alep qui a fait brûlé vifs des milliers d’arméniens de la région de Mouch et dirigé la liquidation des arméniens dans le désert de Syrie, président de la Grande Assemblée Nationale de Turquie,

• Arif FEVZI, jeune turc, responsable des massacres de Dyarbekir, Ministre de la Justice kémaliste,

• Ali CENANI, jeune turc, chargé de la disparition des cadavres, Ministre du Commerce de la Nouvelle République turque,

• Kazim OZALP, Président de la Grande Assemblée Nationale Turque de 1924 à 1935, jeune turc, Commandant de Gendarmerie sanguinaire à Van et Mouch,

• Ali OKYAR, jeune turc, dirigeant de l’ « ORGANISATION SPÉCIALE », structure chargée de la planification des massacres, commandant des « tchétés », Ministre de l’Intérieur et ministre d’ATATURK,

• Celal BAYAR, 1er Ministre de 1927 à 1939 et Président de la République de 1950 à 1960, jeune turc responsable des massacres de la région de Brousse et d’Izmir, mort paisiblement à 103 ans dans son lit,

• Refik SEYDAM, 1er Ministre de 1939 à 1942, dirigeant jeune turc de l’ « ORGANISATION SPÉCIALE »,

• Mustafa NECATI, jeune turc, organisateur de l’extermination des arméniens de Yozgad, Ministre de la Justice en 1924,

• Hussein ORBAY, jeune turc, membre éminent de l’ « ORGANISATION SPÉCIALE », Ministre de la Marine et Premier Ministre Kémaliste.

Et combien d’autres, par milliers, députés, magistrats, officiers supérieurs, hauts fonctionnaires, policiers, gendarmes, tous jeunes turcs, membres du « COMITÉ UNION ET PROGRÈS » au pouvoir, compromis à des degrés divers dans les carnages.

Le recyclage immédiat de ces meurtriers au plus haut niveau de la Nouvelle République Kémaliste a permis de couvrir le génocide d’une chape de plomb afin de l’étouffer d’emblée, preuve de la machination du silence orchestrée entre la dictature de TALAAT et la Nouvelle République d’ATATÜRK. D’autant que les condamnations à mort ordonnées contre les tortionnaires jeunes turcs par les 3 cours de justice militaire ottomanes en 1919 furent amnistiées dès janvier 1920 par ATATÜRK, autre preuve irréfutable de la complicité de ce dernier avec les égorgeurs .

Ne pas regarder la vérité en face, ne pas la nommer par son nom , la réécrire de crainte de rendre des comptes est une marque de fabrique originelle de la Turquie dite « moderne » qui aime se présenter faussement comme un état neuf en totale rupture avec le passé.

Encore aujourd’hui, quiconque s’avise de remettre en question le roman national occultant le sort fait aux arméniens en 1915, revu , corrigé et formolisé par ATATÜRK lui-même en 1927, est passible de poursuites judiciaires pour atteinte à la sûreté de l’État.

En Turquie, on est fier d’avoir fait du premier négationniste d’État le « Père des Turcs » !

En Turquie, on veut croire à une fable féerique et pas à l’Histoire telle qu’elle a été !

Car, si l’Histoire sait être grande, elle est en l’occurrence misérable.

Dès 1895-96 , 300.000 arméniens seront décimés sur ordre du sultan ABDUL-HAMID 2.

Puis, parvenus au pouvoir en 1908 sur un programme initialement inspiré par la Déclaration des Droits de l’Homme de la Révolution Française, d’égalité et de fraternité entre toutes les ethnies qui composaient l’empire ottoman, les jeunes turcs du « COMITÉ UNION ET PROGRÈS » effectueront une volte-face terrifiante en massacrant, à leur tour, dès 1909, plus de 30.000 arméniens en Cilicie.

En 1910, le Grand Vizir jeune turc, TALAAT PACHA proclamera la prééminence de la Charia sur la Constitution Ottomane et les valeurs démocratiques votées dans l’allégresse générale deux ans plus tôt. Par un revirement terrible, l’espérance d’un nouveau monde porteur de tolérance et de respect mutuel se métamorphosera en un projet de création d’un Etat-Nation Turc, avec un seul peuple, turc, une seule langue, turque, une seule religion, sunnite, une seule identité, turque bien sûr, les minorités chrétiennes « infidèles » devenant un obstacle à éliminer afin d’assurer la purification ethnique et l’homogénéisation sunnite programmées.

La mise à mort de l’entier peuple arménien était dès lors scellée avec celle des chrétiens d’Orient assyro-chaldéens et grecs pontiques sans oublier l’admirable peuple Yezidi . En Turquie, cela fait plus d’un siècle que les chrétiens n’ont plus le droit de vivre librement chez eux ! A partir du 24 avril 1915 , femmes, enfants, personnes âgées, un million et demi d’innocents arméniens jetés sur les routes de l’exil seront égorgés, noyés, enterrés vivants, décapités, démembrés, ferrés, affamés, brûlés vifs et détroussés en chemin, les femmes violées et éventrées, enlevées, réduites en esclavage, souillées et humiliées par des hordes de barbares, déserteurs, trafiquants, brigands turcs, kurdes, tchétchènes, turkmènes, les immondes « tchétés » aux ordres de l’ « ORGANISATION SPÉCIALE »...

En Turquie, tous les musulmans furent invités à cette infâmie au nom du jihad et de la turcité « über alles ». PAINLEVE, le Ministre français de l’Instruction Publique dira : « Les massacres qui ensanglantent les arméniens dépassent par leur ampleur et leur cruauté les plus atroces légendes de tous les lieux et de tous les temps ».

Dès le 27 mai 1915, 4 semaines après le début des tueries , une loi relative à la captation des biens dits « ABANDONNES » est votée, preuve de la volonté d’extermination des arméniens et de l’organisation de leur spoliation, preuve qu’il était bien prémédité par la dictature jeune turque qu’ils ne rentreraient plus jamais de ces marches de la mort... Un « Conseil économique » dédié, chapeauté par TALAAT lui-même, sera chargé de gérer les confiscations, les comptes de dépôt, les assurances-vie et les coffres pillés.

Il n’étonnera personne que les archives cadastrales ottomanes des années 1915-1923 demeurent encore obstinément inaccessibles à ce jour au motif évident qu’elles permettraient d’identifier les véritables propriétaires dépossédés et interdits de retour mais aussi de restituer les biens volés à leurs ayants-droit.

En Turquie, le mutisme turc est le fruit d’un calcul ignoble destiné à se maintenir dans des biens arméniens extorqués. Oui ! En Turquie , on garde la tête haute en cantonnant la vérité sous écrou , l’inhumanité des coupables n’ayant d’égale que la cupidité de leurs héritiers !

2.500 églises, 450 monastères, 2.000 écoles seront rasés et, encore aujourd’hui, après l’anéantissement du peuple arménien et de ses élites, la destruction de son patrimoine et l’appropriation de ses biens, les derniers vestiges des cimetières arméniens sont défoncés régulièrement afin d’effacer toute trace de présence arménienne en Asie Mineure, cadavres compris.

En Turquie , on continue à détruire les ruines et à tuer les cadavres arméniens !

Le 24 octobre 1916, un des derniers forfaits de ces barbares consistera à attacher 2 par 2 plus de 2.000 orphelins arméniens pour les jeter dans l’Euphrate du haut d’une falaise !!!

En Turquie, on cherche vainement le moindre signe de compassion qui caractérise habituellement la grande famille humaine !

Pour autant :
Ce « Crime contre l’Humanité et la Civilisation » attend toujours sa condamnation internationale et pour toute réponse, la Cour Européenne des Droits de l’Homme, REFUSANT DE JUGER AU FOND, a osé donner droit à un agent de l’Etat Turc qui le qualifiait de « mensonge international », l’année même de son Centenaire en 2015, au titre de la liberté d’expression ! Pire encore ! le 10 avril 2017 la justice SUISSE a dû indemniser cet histrion à hauteur de 16 . 000 euro à titre de dommages et interêts !!!

La démonstration est ainsi faite que l’indifférence séléctive et le cynisme gouvernent l’Europe .

C’est pourquoi le Parlement Français a étrillé ce jugement de caniveau en votant en décembre 2016 une nouvelle loi pénalisant le négationnisme du génocide arménien, loi retoquée encore une fois par le Conseil Constitutionnel français le 26 janvier 2017 .........

Dorénavant , dans toute l’Europe , le premier bâteleur de foire venu pourra impunément bafouer la mémoire de nos martyrs au nom d’une liberté d’expression qui autorise toutes les falsifications et calomnies .

Et ce, alors même que le Chancelier du 2ème Reich allemand avait pu répondre, le 17 décembre 1915, en pleine guerre mondiale, dans un télégramme codé, adressé à son ambassadeur à Constantinople qui s’indignait du mutisme allemand face aux atrocités perpétrées par les turcs : « Notre seul objectif est de garder la Turquie de notre côté jusqu’à la fin de la guerre, QUE LES ARMENIENS PERISSENT OU PAS ».

Nous nous félicitons qu’enfin, après 101 ans de capitulation, le 2 juin 2016, les 630 députés du BUNDESTAG aient voté quasi-unanimement à mains levées, non seulement la reconnaissance du GENOCIDE DES ARMENIENS par la dictature jeune-turque mais aussi L’IMPLICATION du 2ème Reich Allemand dans son accomplissement .

Nous saluons le courage des députés allemands notamment d’origine turque, initiateurs de cette résolution historique qui fait suite à l’aveu de COMPLICITE du 2ème Reich prononcé par le Président de la République Fédérale Allemande en personne, Joachim GAUCK, à l’occasion du centenaire. Nous leur exprimons notre admiration et notre gratitude pour cet acte d’auto-accusation crucial qui honore l’Allemagne et tord le bras aux 10 sinistres magistrats sans foi ni loi de la Grande Chambre de la Cour Européenne dite “des Droits de l’Homme“....

Il est désormais gravé dans le marbre que le 2ème Reich a pris sa part aux côtés de la dictature jeune turque dans le GÉNOCIDE du peuple arménien en 1915, en dépit de la demande d’annulation de cette résolution intentée par les associations turques d’Allemagne , demande rejetée , elle , par le Conseil Constitutionnel Allemand le 16 fervier 2017 .

Si son goût est amer, cette résolution allemande nous fortifie cependant dans notre combat contre l’hydre turc à trois têtes enfanté au Traité de LAUSANNE en 1923, lequel a passé à la trappe à la fois l’éradication du peuple arménien, la lumière sur ses circonstances et ses droits sur ses terres antiques , contrairement au traité de SEVRES de 1920 .

A défaut d’avoir été sanctionnée pour ses crimes, le comble de ce tripatouillage est que la BÊTE islamo-nationaliste néo-ottomane bombe le torse alors qu’elle musèle, sous nos yeux, ses journalistes et ses intellectuels, donne des leçons de morale démocratique tout en multipliant les fraudes electorales , joue un double et triple jeu qui nous expose jusqu’en bas de chez nous sur la Promenade des Anglais, alors qu’elle destitue ses juges, limoge ses policiers, torture et embastille en cascades au motif d’un simulacre de coup d’Etat.

En Turquie, le pouvoir assassine ses élites et instaure une dictature pendant que l’Europe fait mine de s’insurger ! En Turquie , on garde la tête haute en se courbant devant un pouvoir raciste , islamiste et nationaliste comme autant d’infirmités inscrites dans son ADN .

La Turquie dans l’Union Européenne , ce n’est pas la diffusion de la civilisation au Moyen-Orient , c’est l’introduction de la barbarie en Occident si l’on en croit les convulsions du Frère Musulman qui se rêve calife et qui proclame impunément haut et fort : “les mosquées sont nos casernes , les dômes sont nos casques , les minarets nos baionnettes et les croyants nos soldats“ .

Alors :
Qui n’a compris que la politique hégémonique anglo-américaine se résume en l’expansion imperturbable de leur commerce au mépris de toute autre considération ? Qui n’a compris que la réalité historique du génocide des arméniens n’est plus à démontrer et qui n’a compris la déflagration que créera immanquablement l’ouverture des archives du 2ème Reich ?

Car imagine-t-on un instant la République Fédérale Allemande compromettre aussi gravement le 2ème Reich germanique sans preuves probantes, irréfutables, documentées, s’agissant du génocide des arméniens en 1915, le premier grand Crime contre l’Humanité du 20ème siècle, si tel n’était pas le cas ? Quelle nation s’accuserait elle-même d’une monstruosité qu’elle n’aurait jamais commise ?

Et quelle nation accuserait son ancienne alliée de Crime de Génocide après 101 ans, si tel n’était pas le cas ? Et dans quel autre but que de rendre enfin justice aux arméniens à l’égal des juifs exterminés par l’Allemagne nazie ?!

D’autant que l’ Histoire prouve que les jeunes turcs ont montré la voie aux nazis à 25 ans de distance , quoi qu’en pense et en dise le matamore d’Istanbul !

Reste qu’en attendant que justice passe , les turcs n’en finissent plus de savourer leur impunité et de célébrer le monstre TALAAT !

En Turquie , les anciens et les modernes , les pères et les fils , n’en finissent plus de danser sur les dépouilles du peuple arménien .

Du vice à la vertu, le chemin n’en finit plus de nous humilier parce que le dollar triomphe partout sur les valeurs humaines . la couleur du déni est celle du billet vert qui passe de main en main .

Hier comme aujourd’hui , au Levant comme ailleurs , c’est son odeur avec celle du sang et du pétrole qu’il nous faut toujours respirer .

ARMAND SAMMELIAN
le 24 AVRIL 2017

posté le 27 avril 2017 par Ara/armenews
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