Nouvelles d'Arménie
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Economie


ÉCONOMIE
La croissance du secteur arménien des technologies de l’information atteint un niveau record

La croissance du secteur des technologies de l’information arménien - qui emploi des milliers d’ingénieurs - s’est accélérée à 38,2 %, d’après les données gouvernementales.

L’industrie de la technologie avait déjà progressé en moyenne de plus de 20 % par an au cours de la dernière décennie, ce qui en fait le secteur arménien qui connaît la croissance la plus rapide. Selon les estimations du gouvernement, les 500 entreprises des technologies de l’information du pays, pour la plupart des petites et moyennes entreprises, ont gagné plus de 550 millions de dollars en revenus combinés en 2015.

Le secteur est dominé par les branches arméniennes des géants américains comme Synopsys, National Instruments, Mentor Graphics et VMware. Mais son expansion régulière est de plus en plus menée par des entreprises arméniennes locales.

La plus prospère de ces startups est PicsArt, l’une des plus importantes applications de retouche et de partage de photos mobiles au monde. La société compte aujourd’hui plus de 350 employés en Arménie et compte 90 millions d’utilisateurs mensuels actifs dans le monde entier.

Une autre startup plus petite, a attiré au début de l’année 5 millions de dollars, provenant de deux fonds d’investissements américains. La société, appelée Teamable développe un logiciel utilisé par les entreprises pour embaucher des travailleurs qualifiés. Comme PicsArt, Teamable possède des bureaux non seulement à Erevan mais aussi à San Francisco.

Une autre firme arménienne, SoloLearn, a remporté ce mois-ci le Grand Prix de l’événement « App de l’Année » de Facebook, qui a attiré 900 candidatures de 87 pays. SoloLearn offre une application en ligne gratuite pour les personnes intéressées par l’apprentissage de la programmation informatique.

Karen Vartanian, président de l’Union Arménienne des Entreprises de Technologie de l’Information, a souligné l’importance croissante de ces startups. « Nos produits locaux émergent de plus en plus et se révèlent porteurs sur le marché international », a-t-il déclaré.

Vahan Shakarian, directeur exécutif de la société Technology and Science Dynamics de Erevan, qui fabrique des smartphones et des tablettes, a déclaré que le secteur s’est rapidement développé car il est orienté vers l’exportation. Il a également mis en garde : « Les booms sont possibles en économie. Le principal est de rester au même niveau à la fin du boom. C’est un vrai challenge ».

Pour Vartanian, le principal défi est le manque de personnel qualifié en informatique en Arménie. « Notre croissance est maintenant retardée par une grave pénurie de personnel », a-t-il ajouté. « Le système éducatif est en lambeaux ».

Les dirigeants de l’industrie se plaignent depuis longtemps du niveau professionnel insuffisant de nombreux diplômés d’informatique des universités arméniennes. Selon leurs estimations, il y a maintenant entre 2 000 et 4 000 postes vacants dans le secteur, qui emploie environ 15 000 personnes.

Les gouvernements successifs se sont engagés à s’attaquer à ce problème. Vartanian a toutefois insisté sur le fait qu’il n’existe toujours pas de « coopération globale et stratégique » en la matière entre les autorités et les entreprises informatiques.

En janvier, le premier ministre Karen Karapetian a rencontré une équipe de responsables gouvernementaux et de cadres du secteur qui ont proposé une vaste réforme de l’enseignement de l’ingénierie en Arménie. L’un de ces dirigeants a déclaré que seulement la moitié des 1 300 étudiants en technologies de l’information diplômés des universités arméniennes chaque année, sont suffisamment qualifiés pour travailler dans le secteur sans suivre de formation complémentaire.

posté le 24 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

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ARMÉNIE
Un marché de Erevan démoli pour laisser place à des immeubles de luxe

Mercredi, les autorités d’Erevan ont commencé à démolir un marché en plein air dans le cadre du réaménagement d’un quartier voisin au centre-ville. Ce réaménagement rencontre une forte résistance de la part des résidents et des commerçants locaux.

Le marché, situé à quelques centaines de mètres de la place de la République d’Érevan existe depuis le début des années 1990. Des centaines de personnes ont vendu des vêtements bon marché et d’autres biens de consommation sur l’étroite rue Firdousi, qui traverse le quartier composé principalement de maisons anciennes.

En 2007, le gouvernement arménien a autorisé une entreprise privée à démolir toute la zone afin de construire des bureaux et des appartements haut de gamme. La crise financière mondiale, qui a frappé très durement le secteur du bâtiment en Arménie, a mis ces projets en attente. Et la société en question, Glendale Hills, a fait faillite il y a deux ans.

L’année dernière, le bureau du maire d’Erevan a annoncé qu’un autre promoteur privé s’intéresse au projet et a commencé les préparatifs pour les démolitions, ce qui a provoqué des manifestations organisées par les propriétaires de plusieurs dizaines de maisons du quartier. Les commerçants du marché ont également rejoint ces manifestations, considérant que la municipalité les privait de leurs moyens de subsistance.

La municipalité a offert aux marchants des espaces commerciaux sur d’autres marchés d’Erevan. La plupart d’entre eux ont rejeté cette offre, en expliquant qu’ils devraient payer des loyers plus élevés et subir une perte de revenus.

Mercredi matin, les fonctionnaires de la municipalité et les travailleurs envoyés par le promoteur ont rencontré une forte résistance de la part des commerçants lorsqu’ils sont arrivés sur place pour commencer les démolitions. Ils ne sont venus à bout de la résistance qu’après l’arrivée des engins de démolition.

Les commerçants ont protesté avec colère, alors que leurs étals et de petits entrepôts ont été détruits dans les heures qui ont suivit.

Pour le moment, les maisons de la rue Firdousi ont été épargnées par la démolition. Leurs propriétaires craignent que les autorités préparent le terrain pour les obliger à vendre leurs maisons à une fraction de leur valeur.

Certains habitants se sont également plaints que les représentants de la société de construction ne les avaient toujours pas contacté pour discuter du montant des compensations qui leur seraient versées. Même le nom de la société n’a pas été révélé par la municipalité jusqu’à présent.

Mercredi, le défenseur des droits de l’homme arménien, Arman Tatoyan, a demandé à la municipalité de suspendre les démolitions jusqu’à ce que les commerçants soient déplacés vers d’autres marchés.

posté le 20 juillet 2017 par Claire/armenews

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ÉCONOMIE
Financement de projets par des investisseurs russes-arméniens

Un membre du gouvernement a annoncé mardi que le fond d’investissement mis en place par une trentaine de riches entrepreneurs russes d’origine arménienne, commencera à financer des projets arméniens dès cet automne.

Le fond, appelé Club Arménien d’Investisseurs (CAI) a été officiellement créé en mars lors d’une cérémonie à Erevan, en présence du Premier Ministre Karen Karapetian. Ce dernier affiche des liens chaleureux avec les principaux fondateurs du Club, notamment le milliardaire arménien Samvel Karapetian (aucun lien de parenté).

Le gouvernement arménien a signé une note d’accord avec le CAI en avril. Le ministre du Développement Économique, Suren Karayan, avait déclaré à l’époque que les investissements du fond dans l’économie arménienne devraient atteindre environ 300 millions de dollars cette année.

Selon l’un des députés de Karayan, Hovannes Azizian, le CAI va probablement lancer ses premiers projets d’investissement en octobre ou novembre. « Les projets à mettre en œuvre par le Club viseront principalement les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables », a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse. « Des discussions sont en cours sur la possibilité de l’implication du Club dans certains secteurs industriels ».

Azizian a déclaré que les investisseurs russes-arméniens s’intéressaient particulièrement à l’énergie hydroélectrique et à l’énergie solaire. Le gouvernement, a-t-il précisé, s’attend à ce qu’ils financent, entre autres, la construction de centrales hydroélectriques de taille moyenne.

L’une de ces centrales serait construite dans la province natale de Samvel Karapetian. Le Ministère de l’Énergie estime que les travaux d’installation coûteront environ 150 millions de dollars.

Azizian n’a pas communiqué le montant du financement prévu par le CAI pour ces premiers projets. « Lorsque les projets seront finalisés, nous donnerons des informations sur les investissements », a-t-il déclaré.

L’investissement étranger direct dans l’économie arménienne a sensiblement diminué ces dernières années. Les données gouvernementales montrent qu’il s’élevait modestement à 130 millions de dollars en 2016.

Le Premier Ministre Karapetian a promis à plusieurs reprises d’attirer plus de 3 milliards de dollars d’investissements dans les prochaines années. L’ancien dirigeant d’entreprise, qui a vécu et travaillé en Russie de 2011 à 2016, a déclaré qu’environ 830 millions de dollars seront investis en 2017.

Les hommes d’affaires russe-arméniens ont exprimé leur ferme soutien à l’ambitieux programme de réforme du premier ministre lorsqu’il a effectué une visite officielle à Moscou en janvier. Samvel Karapetian a réaffirmé ce soutien lors du lancement officiel du CAI en mars.

En plus de ses intérêts commerciaux étendus en Russie, le magnat possède l’opérateur électrique arménien, la plus grande centrale thermique ainsi qu’un centre commercial à Erevan. Son groupe Tashir devrait ouvrir un autre centre commercial dans la capitale en septembre.

Selon les estimations du magazine « Forbes », la fortune personnelle de Samvel Karapetian s’élève actuellement 3,5 billions de dollars, ce qui signifie qu’il est probablement la personne d’origine arménienne la plus riche au monde.

posté le 19 juillet 2017 par Claire/armenews

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ÉCONOMIE
Le FMI salue les efforts de la réforme arménienne

Le Fonds Monétaire International a salué les efforts du gouvernement arménien pour améliorer l’environnement économique du pays, réformer l’administration fiscale et attirer davantage d’investissements étrangers, ce qui est essentiel pour accélérer la croissance économique.

Jeudi, le FMI a communiqué les détails d’une réunion tenue le 23 juin par son Conseil d’Administration, qui a examiné la situation macroéconomique arménienne ainsi que les réformes annoncées par le cabinet du Premier Ministre Karen Karapetian.

« Les administrateurs [du FMI] ont demandé des efforts continus pour faire progresser les réformes structurelles afin de favoriser une croissance durable et globale », a déclaré le communiqué. « Ils ont souligné la nécessité de promouvoir le développement du secteur privé et de diversifier l’économie en attirant [les investissements étrangers directs] ».

Le conseil d’administration du FMI a également salué les efforts déployés par le gouvernement pour lutter contre l’évasion fiscale et améliorer les services administratifs, affirmant qu’ils se sont déjà traduits par une augmentation importante des recettes fiscales.

Son évaluation globale des politiques gouvernementales est en phase avec les déclarations faites par une équipe du FMI en visite à Erevan pour une mission de deux semaines en avril. Le chef de la mission, Hossein Samiei, a déclaré aux journalistes que le cabinet de Karapetian est « réformiste et déterminé à améliorer l’environnement structurel ».

Karapetian s’est engagé à plusieurs reprises à créer des « conditions équitables » pour toutes les entreprises, depuis qu’il a été nommé Premier Ministre en septembre. Cependant, les membres de l’opposition rejettent l’ambitieux programme de réforme du Premier Ministre. Ils lui reprochent, en particulier, que les riches hommes d’affaires proches du gouvernement continuent à bénéficier d’un monopole sur les importations lucratives.

Le Conseil d’Administration du FMI prévoit des taux de croissance économique plus élevés pour l’Arménie que ceux initialement annoncés. « Avec l’amélioration des perspectives des principaux partenariats commerciaux et une reprise de l’activité du secteur privé, le PIB réel devrait croître d’environ 3 % en 2017, alors que l’inflation atteindrait environ 2 % d’ici la fin de l’année 2017 », a-t-il déclaré. « La croissance à moyen terme est prévue de 3,5 à 4% ».

« Néanmoins, il existe des risques : la reprise récente des envois de fonds et des prix du cuivre peut ne pas durer et la croissance des principaux partenaires commerciaux pourrait être plus faible que prévu », a-t-il averti.

Le gouvernement s’attend à ce que l’économie arménienne se développe d’au moins 3,2 % cette année. Il s’est engagé à faire en sorte que la croissance annuelle atteigne environ 5 % au cours des années suivantes.

posté le 17 juillet 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
L’Arménie table sur une croissance plus forte

L’économie de l’Arménie devrait afficher un taux de croissance annuel de l’ordre de 5 % environ dans les années à venir grâce aux réformes prévues par le gouvernement, a annoncé avec un optimisme certain le ministre arménien des finances Vartan Aramian, à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres le jeudi 6 juillet à Erevan. V. Aramian s’en tient aux objectifs de croissance ambitieux fixes par le gouvernement de K. Kaprielian dans son programme sur cinq ans présenté devant le Parlement arménien, qui l’avait approuvé le 22 juin.

Le programme de 120 pages affirme qu’une croissance plus soutenue permettrait de faire reculer la pauvreté, qui frappe actuellement selon les chiffres officiels quelque 30 % de la population, soit 12 % de plus qu’en 2022. Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Banque centrale d’Arménie (BCA) ont pour leur part tablé sur un taux de croissance moins optimiste pour les 5 années à venir. Le premier ministre Karen Karapetian avait demandé à V.Aramian de s’expliquer sur les raisons de l’optimisme plus mesuré de la BCA lors du conseil des ministres.

Le ministre arménien des finances avait souligné que la “Banque centrale estime la croissance potentielle pour les trois prochaines années à 3,2 à 4,5%”, alors que “avec le programme de dépenses à moyen terme [pour 2018-2020] que nous avons présenté, nous pouvons espérer des taux de croissance de l’ordre de 4,7%, 5% , et jusqu’à 5,7% dans les années à venir”, avait fait valoir V. Aramian, en ajoutant que la BCA table sur des taux plus modestes calés sur des investissements et une consommation intérieure qu’elle sous-évalue. Les autorités arméniennes avaient annoncé une croissance zero en 2016 sur fond de récession persistante en Russie, le principal partenaire économique du pays. Elles avaient annoncé une croissance de l’ordre d’au moins 3,2% pour l’année en cours, l’un des facteurs de cette croissance devant être la facilitation de l’accès en Russie, en Europe et sur d’autres marchés des entrepreneurs arméniens.

posté le 8 juillet 2017 par Gari/armenews


Prêt important pour moderniser la gestion du réseaux électrique

La Banque asiatique de développement (ABD) a fourni au réseau national de distribution d’énergie de l’Arménie un prêt de 80 millions de dollars destiné à réduire ses pertes substantielles et à rendre plus fiables les approvisionnements en électricité dans le pays.

« L’investissement aidera les réseaux électriques d’Arménie (ENA) à améliorer la distribution d’électricité du secteur privé en réduisant les pertes de distribution d’environ 10% en 2016 à environ 8% d’ici 2021 », a déclaré l’agence de prêt basé à Manille dans un communiqué publié lundi.

Cela sera réalisé en « réhabilitant, renforçant et augmentant le réseau de distribution, en connectant de nouveaux clients et en introduisant des normes internationales de gestion et de système de contrôle automatisé », a déclaré le communiqué.

« Le programme d’investissement contribuera à l’objectif de l’indépendance énergétique et de l’efficacité énergétique du gouvernement de l’Arménie », a déclaré Sonali Tang, un haut responsable de la BAD.

ENA a subi des pertes croissantes depuis 2010, malgré les augmentations répétées des prix de l’électricité approuvées par les responsables de l’État arménien. La firme électrique avait une dette de 220 millions de dollars auprès des centrales électriques et des banques commerciales arméniennes lorsqu’elle a été acquise par le groupe Tashir du milliardaire russo-arménien Samvel Karapetian d’Inter RAO, un géant de l’énergie russe en octobre 2015. Karapetian avait promis de « produire un véritable effort dans le domaine de la gestion ».

La plus récente hausse des prix de l’électricité annoncée par la Commission de réglementation des services publics de l’Arménie (PSRC) en juin 2015 avait déclenché des manifestations de deux semaines à Erevan. Elles avaient forcé le gouvernement arménien à maintenir les tarifs énergétiques inchangés pour la plupart des ménages et des petites entreprises grâce à une subvention.

Les protestations avaient été notamment motivées par la croyance largement répandue que les Arméniens sont amenés à payer la corruption généralisée au sein de la direction de l’ENA. Tout en s’opposant à l’augmentation tarifaire, les responsables gouvernementaux ont reconnu que les réseaux électriques avaient été mal gérés par les Russes.

Le gouvernement a déclaré il y a plus d’un an que le nouveau propriétaire a réussi à réduire les pertes d’ENA quelques mois après avoir acheté le réseau en difficulté.

posté le 4 juillet 2017 par Ara/armenews

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ARMENIE-ECONOMIE
En 2016 les transferts depuis l’étranger vers des particuliers en Arménie ont fortement baissé

En 2016 l’envoi des fonds auprès de leurs familles en Arménie par des travailleurs émigrés ou des amis a baissé de façon sensible. Selon le ministère de l’Economie, les transferts monétaires en direction des familles en Arménie a baissé de 8,6% en un an. Ce montant des transferts avoisine celui réalisé en 2000 qui était particulièrement bas. En 2016 les transferts en direction des particuliers -personnes physiques- depuis l’étranger vers l’Arménie fut de 556,5 millions de dollars. En 2012 les citoyens d’Arménie avaient reçu depuis l’étranger 1,393 milliard de dollars depuis la Russie...

Krikor Amirzayan

posté le 27 juin 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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ÉCONOMIE
Le gouvernement annonce une hausse des investissements en Arménie

Le ministre du Développement Économique, Suren Karayan a annoncé vendredi que le gouvernement arménien a déjà obtenu plus du tiers des 850 millions de dollars d’investissements qu’il a promis d’attirer dans l’économie nationale cette année.

Le premier ministre Karen Karapetian a réitéré cette promesse de nombreuses fois lors de la campagne pour les élections législatives d’avril dernier. Il a annoncé que la somme, équivalant à plus de 7% du produit intérieur brut de l’Arménie, proviendrait d’investisseurs privés étrangers et locaux ainsi que du budget de l’État et des prêts étrangers accordés à son gouvernement.

Karayan a insisté sur le fait « qu’environ 37 à 40% » des investissements promis sont déjà en cours. Mais il a refusé de préciser leurs sources.

« Nous ne pouvons pas faire connaître les noms, c’est un secret commercial », a-t-il déclaré aux journalistes. « Je ne peux que préciser les secteurs dans lesquels ces investissements ont été réalisés ».

Le ministre a précisé qu’au moins 10 000 nouveaux emplois seraient créés en Arménie, principalement dans le secteur manufacturier, avant la fin de l’année.

Les opposants politiques du gouvernement et d’autres critiques sont sceptiques à propos de ces promesses. En parlant au Parlement arménien cette semaine, Edmond Marukian, un chef de l’alliance d’opposition Yelk, a souligné que Karapetian n’a visité aucun pays d’Europe occidentale depuis qu’il est devenu Premier Ministre en septembre.

« Qu’est-ce qui est fait pour attirer ces investissements ? » demande Marukian. « Qui est censé aller [en Europe,] rencontrer ces personnes et apporter les investissements ? ».

Karayan a rejeté cet argument en précisant que « de nombreux » investisseurs européens potentiels se sont rendus en Arménie ces derniers mois. « Il y a quelques jours, des partenaires français étaient en visite », a-t-il ajouté. « Ils vont investir dans notre industrie légère et passer des commandes de production. Et lundi, nos partenaires du Danemark arriveront ».

L’économie arménienne était essentiellement stagnante l’année dernière au milieu d’une récession continue en Russie, le principal partenaire commercial de l’Arménie. Le cabinet de Karapetian s’attend à ce qu’il augmente d’au moins 3,2% en 2017. La Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ont prévu des taux de croissance légèrement inférieurs.

posté le 26 juin 2017 par Claire/armenews

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ECONOMIQUE
Selon un diplomate américain, l’Arménie devrait libéraliser le secteur énergétique

L’Arménie peut attirer des milliards de dollars d’investissements des entreprises américaines si elle libéralise son secteur de l’énergie, a souligné hier l’ambassadeur américain à Erevan, Richard Mills.

Ce dernier a affirmé que de tels investissements pourraient atteindre jusqu’à 8 milliards de dollars. “Ce chiffre est le montant potentiel qui peut être investi ici si les marchés de l’électricité sont totalement ouverts, s’il existe une concurrence libre et s’il n’y a pas d’obstacles aux exportations d’énergie vers la Géorgie et l’Iran“, a t-il déclaré aux journalistes.

“Ceci est très important et l’infrastructure doit être mise en place pour le faire“, a-t-il ajouté.

Mills a déclaré que le chiffre est basé sur les estimations du ministère arménien de l’Energie que l’ambassade des États-Unis à Erevan estime être réalistes. “Une partie de cet investissement de 8 milliards de dollars consiste à construire cette infrastructure“, a-t-il précisé, se référant à des installations de transmission de puissance qui permettraient une plus grande fourniture d’électricité en Géorgie.

Selon Mills, les investissements américains pourraient également être acheminés vers des énergies renouvelables. “L’Arménie a beaucoup de potentiel pour le développement des énergies renouvelables. Les investisseurs et les entreprises américaines s’intéressent vivement à développer ce potentiel“, a expliqué le diplomate.

Une entreprise américaine, ContourGlobal, est déjà impliquée dans le secteur énergétique arménien, après avoir acheté le plus grand complexe hydroélectrique du pays, il y a deux ans. Le gouvernement des États-Unis a fermement appuyé l’achat de la Cascade hydroélectrique de Vorotan (250 millions de dollars).

Les entreprises russes d’État ont encore une présence beaucoup plus forte dans le secteur. Ce sont les principaux fournisseurs de gaz naturel et de combustible nucléaire en Arménie.

Mills a révélé que le ministre de l’Énergie, Ashot Manukian, a suggéré deux projets d’investissement lors d’une rencontre récemment.

posté le 22 juin 2017 par Claire/armenews