Nouvelles d'Arménie
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Economie


DISCUSSIONS A EREVAN
Des législateurs américains discutent Karabagh et investissements en Arménie

Six membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont discuté du conflit du Haut-Karabagh et des obstacles à des liens commerciaux plus proches entre les États-Unis et l’Arménie avec des représentants du gouvernement arménien et des parlementaires lors d’une visite à Erevan hier.

La délégation du Congrès a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian, l’orateur du Parlement Ara Babloyan et plusieurs autres députés arméniens représentant divers partis politiques. La délégation comprenait trois des quatre coprésidents du Congrès s’occupant du Caucase et des questions arméniennes : Frank Pallone, Jackie Speier et David Valadao.

Le conflit non résolu du Karabagh était au premier rang des discussion. Karapetian et Babloayn ont loué la médiation américaine pour les pourparlers de paix entre Arménie et Azerbaïdjanais. Les deux parties ont convenu de la nécessité d’une résolution pacifique du conflit.

Anna Eshoo, autre membre de la délégation des États-Unis, a souligné l’importance d’un règlement du Karabagh pour le développement économique de l’Arménie. “Je pense que l’avenir de l’Arménie repose beaucoup sur une résolution pacifique“, a t-elle avancé.

Eshoo a insisté sur le fait qu’une solution de compromis au conflit est possible malgré l’impasse actuelle du processus de négociation. “Je pense que nous devons être optimistes“, a assuré le démocrate californien.

La plupart des députés invités ont fortement appuyé l’aide économique directe des États-Unis au Karabagh depuis presque deux décennies. Une partie de cette aide a été consacrée aux opérations humanitaires de déminage menées par HALO Trust, un organisme de bienfaisance britannique. Il y a deux semaines seulement, la Chambre des représentants a approuvé un financement de 1,5 million de dollars pour de nouvelles activités.

Valadao s’est rendu lundi au Karabagh pour inspecter ces activités de déminage. Il a rapporté qu’il ne s’inquiétait pas d’être mis sur la liste noire par l’Azerbaïdjan pour avoir visité le territoire peuplé d’Arménie sans la permission de Bakou.

“C’est leur choix“, a commenté le député républicain. “Je ne veux pas m’en occuper“.

Les députés des États-Unis ont également parlé avec leurs homologues arméniens des moyens de stimuler les investissements américains en Arménie. Ils ont souligné l’importance de lutter contre la corruption gouvernementale dans le pays.

“La corruption est un anathème pour les entreprises américaines“, a lâché Eshoo. “Ils ont écouté avec attention [...] Je pense qu’il est important de toujours dire à ses amis la vérité.“

La réunion avec Karapetian a également porté sur les perspectives de signature d’un accord entre les États-Unis et l’Arménie visant à éviter une double imposition.

Le vice-ministre arménien des Transports et des Communications, Boris Demirkhanian, a affirmé qu’un tel accord est particulièrement important pour le secteur de la technologie de l’information en plein essor en Arménie. Il a pris la parole lors de la réunion séparée de la délégation américaine avec des responsables techniques locaux. Les députés invités ont été informés de la forte présence américaine dans le secteur, selon une déclaration du ministère arménien des Transports, des Communications et des Technologies de l’information.

Le secteur a augmenté en moyenne de plus de 20 % par an au cours de la dernière décennie. Il est dominé par les branches arméniennes des géants technologiques américains comme Synopsys, National Instruments, Mentor Graphics et VMware.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews


PETRODOLLARS
BP prolonge un contrat d’exploitation majeur en Azerbaïdjan

Bakou, 14 sept 2017 (AFP) - Le géant britannique du pétrole BP et l’Azerbaïdjan ont prolongé jeudi jusqu’en 2050, dans une version modifiée, leur accord de partage d’un gisement majeur de ce pays du Caucase, dans lequel ils prévoient d’investir 40 milliards de dollars supplémentaires.

Lors d’une cérémonie à Bakou, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a souligné que le nouveau contrat comprenait “des termes plus favorables pour l’Azerbaïdjan“.

L’Etat azerbaïdjanais verra sa part dans le consortium exploitant le gisement Azeri-Chirag-Guneshli passer de 11,7% à 25% et les investisseurs règleront un paiement exceptionnel de plus de 3 milliards de dollars au fonds souverain de l’ex-république soviétique.

La part de BP passera à l’inverse de 35,8% à 30,4%. Les autres actionnaires sont les américains Chevron (9,5%) et ExxonMobil (7,8%), le japonais Inpex (9,3%), le norvégien Statoil (7,3%), le turc TPAO (5,8%) et l’indien ONGC Videsh (2,3%).

Signé en 1994, le contrat initial devait expirer en 2024. La production a commencé en 1997 et a dépassé trois milliards de barils de pétrole depuis.

Dans un communiqué, le consortium a indiqué voir “le potentiel pour que plus de 40 milliards de dollars soient investis sur les 32 prochaines années“ dans ce projet.

En 2012, le président Aliev avait vivement critiqué BP, l’accusant de ne pas avoir rempli ses promesses concernant les niveaux de production et exigeant de “sérieuses mesures“ pour corriger la situation.

posté le 14 septembre 2017 par Ara/armenews


ECONOMIE
Un représentant du commerce américain encourage l’Arménie à exporter vers les USA

Un haut fonctionnaire des États-Unis a encouragé les hommes d’affaires arméniens à tirer le meilleur parti de l’accès de l’Arménie au marché américain lors d’une visite à Erevan hier.

Le représentant adjoint du commerce, Ed Gresser, les a informés sur le Système généralisé de préférences (SGP) des États-Unis lors d’une réunion organisée par la Chambre de commerce américaine en Arménie (AmCham) et l’Ambassade américaine à Erevan.

L’Arménie compte parmi 129 pays et territoires inclus dans le programme SGP, qui dispense, totalement ou partiellement, de nombreux produits qu’ils fabriquent des droits d’importation des États-Unis. Malgré ces préférences commerciales, les exportations arméniennes vers les États-Unis ont été assez modestes jusqu’à ce jour.

Selon les statistiques officielles, les entreprises arméniennes n’ont exporté qu’environ 39 millions de dollars de marchandises - principalement des feuilles d’aluminium, des bijoux et des produits alimentaires - aux États-Unis l’année dernière. Les exportations ont augmenté de 62 % en glissement annuel, au cours des sept premiers mois de 2017.

Gresser a expliqué que le régime commercial préférentiel donne aux exportateurs arméniens un avantage concurrentiel important pour les États-Unis. “Aucun pays de l’Union européenne n’est éligible au SGP“, a-t-il commenté. “La Russie n’est pas dans le système non plus, ni la Chine et l’Iran“.

“Alors, lorsque les acheteurs choisissent entre les produits de l’Arménie et ceux de certains pays voisins ou ceux de très grands exportateurs, les économies offertes par le SGP peuvent être un argument très convaincant en faveur du produit arménien“, a martelé le responsable américain.

L’Arménie est déjà le quatrième exportateur mondial de confiture de cerises aux États-Unis, a-t-il mis en avant.

“L’une de mes principales priorités en tant qu’ambassadeur depuis deux ans a été d’améliorer les liens économiques et les échanges entre l’Arménie et les États-Unis“, a souligné Richard Mills, l’ambassadeur américain à Erevan, après la réunion d’AmCham. “C’est pourquoi je suis très heureux d’accueillir cette semaine à Erevan deux membres du bureau du représentant commercial des États-Unis“.

“Ces deux visiteurs sont là pour parler du potentiel d’expansion de l’utilisation par l’Arménie du Système généralisé de préférences que les États-Unis ont mis en place“, a-t-il ajouté.

L’ambassade des Etats-Unis et le ministère arménien de l’Économie ont déjà organisé un séminaire en mars 2016 pour les entreprises manufacturières arméniennes intéressées par le progamme. Un autre haut fonctionnaire du Bureau du représentant commercial des États-Unis était présent pour présenter les opportunités commerciales découlant du régime commercial et des procédures légales pour pouvoir en bénéficier.

Gresser a rencontré mardi le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, et le ministre adjoint de l’Economie, Garegin Melkonian. Les sources officielles arméniennes ont révélé que les discussions portaient non seulement sur les questions liées au SGP, mais aussi sur la possibilité de liens commerciaux plus larges entre les deux pays. En particulier, les deux parties ont discuté des préparatifs d’une deuxième session du Conseil du commerce et de l’investissement des États-Unis et de l’Arménie.

Le conseil a été mis en place conformément à l’Accord-cadre sur le commerce et l’investissement signé par les autorités américaines et arméniennes à Washington en mai 2015. Il est chargé d’aborder les obstacles au commerce bilatéral.

posté le 14 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Le parti républicain s’oppose à la sortie de l’Union économique eurasienne

Le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) a rejeté hier les appels d’une alliance de l’opposition pour mettre fin à l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par les Russes.

L’alliance Yelk a présenté la semaine dernière un projet de déclaration parlementaire demandant aux autorités arméniennes de s’engager dans un « processus » d’invalidation du traité d’adhésion de l’Arménie au bloc commercial comprenant cinq ex-États soviétiques. Le projet indique que l’adhésion à l’UEE, depuis janvier 2015, nuit à l’économie et à la sécurité du pays.

“Le retrait de l’UEE entraînerait de très graves problèmes pour l’Arménie“, a répondu le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov. “Cela entraînerait une augmentation sans précédent du prix du gaz [russe]. De plus, cela changerait les volumes commerciaux. Il n’y a pas de marché alternatif pour les produits que nous vendons maintenant sur les marchés de l’UEE. Peut-être y en aura-t-il dans cinq ou dix ans, mais pas actuellement. “

“Les autorités arméniennes ne ressentent pas le besoin de changer le vecteur de la politique étrangère arménienne“, a ajouté Sharmazanov. “Au contraire, nous devrions continuer à approfondir nos relations avec l’UEE“.

La Russie est le partenaire commercial numéro un de l’Arménie. Cela représentait 26% de son commerce extérieur entre janvier et juillet 2017, selon les statistiques officielles arméniennes. Les exportations du pays vers la Russie - pour la plupart des denrées alimentaires et des boissons alcoolisées - ont augmenté de près de 31 %.

En comparaison, la part de l’Union européenne dans le total était de 24,3 %. Le commerce de l’Arménie avec les États membres de l’UEE a également fortement augmenté au cours des sept mois.

Yelk reproche à l’UEE le fait que le produit intérieur brut de l’Arménie a diminué en dollars américains alors que la dette publique a augmenté depuis 2015. Les autorités d’Erevan ont enregistré une croissance du PIB réel de seulement 0,2 % l’an dernier.

“Si nous n’avions pas rejoint l’UEE, la dynamique négative aurait été encore plus prononcée“, a insisté Sharmazanov.

Ce dernier a également écarté l’affirmation de Yelk selon laquelle l’adhésion à l’UEE n’avait pas renforcé la sécurité de l’Arménie, comme en témoigne la poursuite des ventes d’armes russes à l’Azerbaïdjan et les combats d’avril 2016 au Haut-Karabagh.

“L’Arménie a reçu depuis 2015 de nombreuses armes et munitions modernes qui garantissent, avec les forces armées arméniennes, sa sécurité. Le système de sécurité de l’Arménie s’est renforcé depuis que nous avons rejoint l’UEE “, a au contraire souligné le porte-parole de HHK, qui est également vice-président du Parlement.

L’ambassadeur de Russie à Erevan, Ivan Volynkin, a également raillé l’initiative Yelk. “S’ils veulent créer une telle initiative, pas de problème, personne ne les entrave“, a commenté Volynkin. “Mais je pense que la majorité de la population de l’Arménie est en désaccord avec cette initiative parce qu’ils peuvent voir les avantages évidents de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE“.

Yelk détient 9 sièges dans le Parlement composé de 105 membres. Aucun des autres groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale n’a exprimé de soutien à l’initiative.

posté le 13 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ACCORD UE/ARMENIE
Les ambassadeurs français et allemands ne voient aucun obstacle à la signature

L’accord visant à approfondir les relations de l’Union européenne avec l’Arménie sera probablement signé comme prévu en novembre, ont déclaré hier l’ambassadeur allemand et l’ambassadeur français à Erevan.

“À l’heure actuelle, il n’y a pas de circonstances qui pourraient entraver ce processus“, a commenté le diplomate allemand, Matthias Kiesler, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue français sortant, Jean-Francois Charpentier.

“Je considère le nouvel accord comme étant un grand succès et je crois que, s’il est signé, il ouvrira de nouvelles et multiples opportunités pour approfondir la coopération entre l’UE et l’Arménie“, a ajouté Kiesler.

Charpentier a également affirmé que “toutes les conditions préalables sont en place“ pour la signature de l’Accord de partenariat global et amélioré lors du sommet de l’UE à Bruxelles prévue pour le 24 novembre. L’Arménie deviendrait ainsi le premier membre de l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie à signer un accord aussi « ambitieux » avec l’UE, a-t-il précisé.

L’Accord de partenariat global et amélioré, qui a été finalisé en mars, vise à approfondir les relations politiques et économiques de l’UE avec l’Arménie. Il contiendrait les principales dispositions politiques de l’accord d’association de plus grande portée que les deux parties ont presque conclu en 2013.

Le président Serge Sarkissian avait alors empêché la signature de cet accord au dernier moment, préférant adhérer à l’UEE.

Sarkissian a rejeté le mois dernier les suggestions selon lesquelles l’Accord de partenariat global et amélioré pourrait également ne pas être signé à la dernière minute. “Nous n’avons aucune raison de ne pas signer ce document“, a-t-il expliqué.

Le chef de la délégation de l’UE à Erevan, Piotr Switalski, a déclaré la semaine dernière que les fonctionnaires à Bruxelles préparent la signature de l’accord avec l’Arménie lors du sommet de novembre.

Le sommet se concentrera sur un programme de partenariats orientaux de l’UE plus étroit avec six ex-républiques soviétiques. Trois d’entre elles - la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine - ont signé des accords d’association avec l’UE.

posté le 13 septembre 2017 par Claire/armenews


ECONOMIE
Le « coup de pouce » aux petits viticulteurs, par ONEArmenia.

Depuis quelques années, l’industrie viticole en Arménie est en plein essor, et les vins arméniens se font médailler à des concours des vins à travers le monde. Cet été, l’ONG ONEArmenia s’est associée à Semina consulting pour permettre à plusieurs familles de la région de Vayots Dzor, la plus ancienne région viticole d’Arménie, de produire leur propre vin de qualité. 

Une ancienne tradition viticole en recomposition

L’Arménie possède une tradition viticole millénaire, mais qui en profite aujourd’hui ? Pour Patrick Sarkissian, le fondateur de ONEArmenia, cette question a été le point de départ du projet “Des vignes au vin” (Farm-to-Bottle en anglais) entrepris par ONEArmenia dès juin 2017.

Le secteur viticole est actuellement en plein expansion en Arménie, mais juste un petit nombre de viticulteurs en profitent, les bénéfices allant aux gros producteurs de vin, comme Armenia Wine, Karas, Zorah wines, et autres.

“Les petits viticulteurs vendent chaque kilo de raisin pour environ 300 drams (50 centimes d’euro)”, explique Vahe Keushguerian, fondateur de Semina consulting. “Or, le manque à gagner est immense, puisqu’une bonne bouteille de vin peut se vendre entre 5 et 8 euros à Erevan.” Semina consulting, à la fois entreprise sociale et incubateur de vin, a pour mission de développer et promouvoir l’industrie viticole en Arménie.

Souvent, les viticulteurs arméniens n’ont pas les moyens pour produire leur propre vin, et vendent juste leur raisin à très bas coût aux plus gros producteurs de vin. Les barrières à l’entrée dans le marché du vin pour les petits viticulteurs sont nombreuses, mais l’important c’est l’accès à l’infrastructure nécessaire pour produire un vin de qualité et le commercialiser.

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“Il est temps d’améliorer la qualité de production des petits viticulteurs, et d’y faciliter l’accès des touristes.” Une somme de 61 515$ est fixée comme objectif pour permettre aux viticulteurs de Vayots Dzor de bénéficier d’une formation, d’obtenir des outils et l’équipement nécessaires à la production et à la vente du vin sous leur propre marque, grâce à l’expertise de Semina consulting.

Il est à noter, que le potentiel de la région de Vayots Dzor pour le développement de l’œnotourisme est immense : renforcer l’infrastructure existante est indispensable si l’on veut attirer les touristes curieux de goûter au vin arménien non seulement dans les bars à Erevan, mais aussi dans la région même, chez le petit producteur. C’est dans ce but, que le projet comprend aussi la construction des salles de dégustation, appelées Wine Cube, directement chez les viticulteurs. Au sein des Wine Cubes, les visiteurs pourront déguster le vin créé sur place, et en profiter pour visiter les vignobles.

“Une gamme d’options plus variées pour les touristes en Arménie, une économie locale renforcée dans le Vayots Dzor, et plus de vin de qualité sur le marché”, égrène Patrick Sarkissian.
Pour plus d’information sur la campagne de ONEArmenia, ou pour participer à la campagne de financement participative avant le 31 septembre 2017, rendez-vous sur : www.onearmenia.org/campaign
Pour toute question ou proposition, contactez : charlotte@onearmenia.org

Bella Shakhnazaryan

posté le 12 septembre 2017 par Ara/armenews


COOPERATION
Yelk demande la sortie de l’Arménie de l’Union économique eurasienne

L’alliance Yelk de l’opposition a officiellement appelé à mettre fin à l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par les Russes, affirmant que cela a entravé l’économie et la sécurité du pays.

La faction parlementaire de Yelk a approuvé un projet de déclaration de l’Assemblée nationale demandant aux autorités arméniennes de s’engager dans un « processus » d’invalidation du traité d’adhésion de l’Arménie avec l’UEE.

Le projet reproche à l’UEE le fait que le produit intérieur brut (PIB) du pays a diminué en dollars américains alors que la dette publique a augmenté depuis 2015. L’adhésion à l’UEE limite également, celui lui, le commerce de l’Arménie avec la Géorgie et l’Iran.

La déclaration indique en outre que d’autres États membres de l’UEE ne soutiennent pas l’Arménie concernant le Haut-Karabagh. Il souligne la poursuite des ventes d’armes de la Russie pour l’Azerbaïdjan.

La décision de Yelk intervient deux mois après que l’un de ses dirigeants, Edmon Marukian, a déclaré que l’Arménie devrait quitter l’UEE en raison de la décision controversée de Moscou de cesser de reconnaître la validité des permis de conduire arméniens utilisés par les travailleurs migrants en Russie. Plusieurs autres membres du bloc de l’opposition ont soutenu l’idée.

Eduard Sharmazanov, député parlementaire et porte-parole du parti républicain (HHK), a rejeté ces appels le mois dernier. Il a insisté sur le fait que le bloc commercial avec la Russie et deux autres ex-États soviétiques est bon pour l’économie arménienne.

Sharmazanov, dont le parti a une majorité confortable à l’Assemblée nationale, a de nouveau écarté la sortie de l’Arménie de l’UEE lorsqu’il a rencontré un groupe d’étudiants universitaires à Erevan vendredi.

Yelk a été créé par trois partis d’opposition fin 2016 et a remporté 9 des 105 sièges du Parlement actuel de l’Arménie élu en avril. Deux de ces partis, celui d’Aram Sarkisian et Arménie Lumineuse de Marukian, ont une orientation pro-occidentale, tandis que le troisième, Contrat civil, préconise une politique étrangère plus neutre.

Le leader de Contrat civil, Nikol Pashinian, s’est opposé à l’adhésion de l’Arménie à l’UEE en janvier 2015. Mais il s’est opposé à plusieurs reprises l’année dernière à la sortie immédiate du pays demandée par des personnalités de l’opposition pro-occidentale.

posté le 11 septembre 2017 par Claire/armenews

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ECONOMIE
Le gouvernement libéralise le secteur énergétique arménien

Le gouvernement arménien a approuvé jeudi un ensemble de projets de réformes juridiques visant à libéraliser le secteur énergétique du pays.

Un communiqué du gouvernement a déclaré qu’elles aideront à attirer de nouveaux « fournisseurs » qui pourront s’engager dans de la vente en gros d’électricité. Il a déclaré que le « modèle libéral » pour réglementer le secteur stimulera également le commerce interétatique de l’électricité, ce qui suggère que les nouveaux intervenants pourront l’importer ou l’exporter vers la Géorgie et l’Iran voisins.

La déclaration a ajouté que l’introduction de « certains éléments de la concurrence » dans le marché de l’énergie arménien permettra non seulement de rendre le secteur plus efficace, mais aussi de bénéficier aux consommateurs.

Le cabinet du Premier ministre Karen Karapetian avait d’abord annoncé les plans d’une telle libéralisation en juillet. “Nous avons déjà présenté un plan d’action qui permettra au secteur de l’énergie de passer à un nouveau modèle libéral d’ici 2021“, avait déclaré à l’époque le sous-ministre des Infrastructures énergétiques Hayk Harutiunian.

L’ambassadeur des États-Unis en Arménie, Richard Mills, avait déclaré en juin que les entreprises énergétiques américaines pourraient investir des milliards de dollars dans le secteur si les autorités d’Erevan l’ouvraient à la concurrence et éliminaient tous les obstacles aux exportations d’électricité vers la Géorgie et l’Iran.

Harutiunian a déclaré à cet égard que les hauts fonctionnaires de son ministère tiennent déjà des « réunions régulières » avec Mills et des hommes d’affaires américains pour explorer les possibilités de « développer les activités des entreprises américaines dans le secteur énergétique de l’Arménie ». Harutiunian a noté qu’une entreprise américaine ContourGlobal avait déjà privatisé le plus grand complexe hydroélectrique de l’Arménie il y a deux ans avec un investissement de 250 millions de dollars soutenu par le gouvernement américain.

Le gaz naturel russe et le combustible nucléaire génèrent actuellement au moins 60% de l’électricité de l’Arménie. En outre, le monopole russe Gazprom est propriétaire du réseau de distribution de gaz du pays.

Karapetian avait géré ce réseau de 2001 à 2010. Il avait occupé des postes de cadre supérieur dans les filiales de Gazprom en Russie avant d’être nommé premier ministre arménien en septembre 2016.

posté le 10 septembre 2017 par Ara/armenews

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ARMENIE
Le gouvernement prévoit une augmentation dans le secteur vinicole

Les compagnies de vin et de brandy de l’Arménie augmenteront probablement les achats de raisins auprès des agriculteurs locaux de 28 % cette année après avoir affiché de forts gains de production au cours des 18 derniers mois, a déclaré vendredi le ministre de l’Agriculture, Ignati Arakelian.

Arakelian a pris la parole lors d’une réunion avec des cadres supérieurs de ces sociétés détenues par le Premier ministre Karen Karapetian. Il a mis l’accent sur le soutien du gouvernement à un secteur majeur de l’économie arménienne, qui fournit des revenus à des dizaines de milliers de producteurs de raisins.

Le ministère s’attend à ce que les achats de raisins en gros effectués par les distilleries arméniennes atteignent 141 000 tonnes métriques cette année, alors qu’ils étaient de 110 000 tonnes en 2016.

Selon le Service National des Statistiques (SNS), la production d’eau de vie et de vin en Arménie a grimpé, en termes physiques, de 61% et 30 % respectivement au premier semestre de 2017. Le SNS avait signalé des augmentations de production moins drastiques mais à deux chiffres en 2016.

La production dans le secteur s’était contracté en 2015, principalement en raison d’une forte dépréciation du rouble russe. De nombreuses entreprises locales ont eu du mal à payer les producteurs de raisins en conséquence. Certains petits fabricants ont également retardé les paiements pour les raisins achetés l’automne dernier. Des centaines d’agriculteurs villageois ont organisé des protestations cet hiver et au printemps.

Arakélien, qui gérait le plus grand producteur de brandy d’Arménie jusqu’à ce qu’il soit nommé ministre de l’Agriculture en octobre dernier, a affirmé que toutes les entreprises de boissons alcoolisées devraient signer des contrats avec leurs fournisseurs de raisin afin d’éviter les problèmes.

Karapetian, pour sa part, a promis un soutien continu du gouvernement pour l’industrie de la vinification. Il a expliqué que son gouvernement subventionnait déjà des prêts accordés aux compagnies d’eau-de-vie et de vin pour les achats de raisins. Il a également conçu la fin de l’année dernière une réduction significative du prix du gaz naturel utilisé par eux, a déclaré le Premier ministre.

“Je ne connais pas beaucoup d’autres gouvernements qui fournissent tant d’aide financière au secteur agricole“, a ajouté Karapetian, d’après le communiqué du gouvernement.

On peut également y lire que les dirigeants de l’industrie ont présenté leurs « problèmes, propositions et observations » lors de la réunion.

posté le 4 septembre 2017 par Claire/armenews

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