Nouvelles d'Arménie
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Propagande


ARMENIE
Le HHK s’insurge contre une chaîne de propagande russe qui le compare au nazisme

Le parti au pouvoir en Arménie a qualifié de “ridicule et ignorante“ la revendication d’une chaîne de télévision de propagande russe accusant les élites gouvernementales du Sud-Caucase de glorifier le nazisme.

Zvezda TV, connue pour être la branche propagandiste du ministère russe de la Défense, a diffusé la semaine dernière un programme dans lequel elle a notamment comparé le logo du Parti républicain d’Arménie (HHK) à l’emblème du Troisième Reich. La chaîne a également comparé le leader militaire et penseur russe Garegin Nzhdeh, dont l’idéologie est endossée par le HHK, à Stepan Bandera, leader nationaliste ukrainien de la Seconde Guerre mondiale, affirmant que « les élites dirigeantes de l’Arménie glorifient des collaborateurs nazis ».

Le programme, en particulier, a fait référence au fait qu’une statue en l’honneur de Nzhdeh a été récemment dévoilée dans le centre de la capitale arménienne.

“Garegin Nzhdeh est l’un des plus grands héros de la nation arménienne et ses monuments devraient être érigés non seulement à Erevan, mais aussi dans différentes parties de l’Arménie“, a rétorqué hier le porte-parole du HHK Eduard Sharmazanov, également vice-président du Parlement arménien.

“L’Arménie est un pays souverain et décide lui-même des monuments à ériger“, a ajouté Sharmazanov.

Sharmazanov a qualifié les comparaisons entre le logo du HHK et l’emblème nazi de “ridicule“, tout en minimisant le fait que Zvezda est une chaîne de télévision patronnée par le ministère russe de la Défense.

L’Arménie a déjà entendu des commentaires négatifs concernant Nzhdeh de voix officielles de Moscou peu de temps après l’inauguration d’un monument à Nzhdeh à Erevan en mai 2016 lors d’une cérémonie à laquelle assistaient le président Serge Sarkissian et d’autres hauts fonctionnaires affiliés au parti au pouvoir.

“Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi cette statue a été érigée“, a déclaré M. Zakharova, soulignant que le gouvernement russe est fermement opposé à “toute revivification, glorification ou autres manifestations du nazisme, du néo-nazisme et de l’extrémisme“.

posté le 22 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAKH - KHODJALOU - PREUVES
Mensonges, propagande et désinformation de l’Azerbaïdjian

Dossier : Alors qu’une campagne internationale, touchant 35 pays, orchestrée par l’Azerbaïdjan et ses officines à l’étranger tentent de sensibiliser les populations sur la tragédie de Khodjalou, un document d’une importance capitale vient d’être publié, prouvant les falsifications grossières d’un état belliqueux.

Publiée le 24 février sur Youtube, le document en deux parties intitulé « Entre la faim et le feu : le pouvoir au détriment de la vie », démontre par l’image et les témoignages des preuves convaincantes sur les activités criminelles de l’élite politique de Bakou, conduisant au chaos la ville de Khodjalou et celle d’Aghdam.

A l’instar de Aghet, le documentaire fait la lumière sur la désinformation orchestrée par l’Azerbaïdjan. Une source de renseignements inestimables qui va à l’encontre des affirmations de Bakou. La communauté internationale appréciera les allégations mensongères qui se répandent autour de la planète.

Gilbert Béguian a traduit pour Armenews le contenu du documentaire de Panorama.am TV (ci-dessous)

  Khodjalou. Chronique d’une Mise en Scène Improvisée et d’une Falsification  

  “L’hiver de 1992 la capitale de la République du Haut-Karabagh, Stepanakert et ses environs, sont soumis à un blocus intégral des transports, une catastrophe humanitaire menace : manque de nourriture, manque d’eau, de médicaments et de chauffage.

 L’Azerbaïdjan attaque et terrorise la ville tous les jours, employant des armements interdits. La ville de Khodjalou est l’un des six postes de pilonnage et possède le seul aéroport du Karabagh.

Supprimer ce poste de pilonnage et sécuriser l’accès à l’aéroport, c’est ouvrir une brèche dans le blocus, et la seule façon de soustraire à la menace d’extermination physique 85 000 civils.   La (journaliste russe et ) défenseuse des droits de l’homme Angélika Tchétchina témoigne de ces événements : “j’étais à Stépanakert du 21 janvier au 25, la ville est encore sans électricité, il n’y a pas d’eau, c’est si difficile d’obtenir de l’eau qu’on avait honte de boire du thé, et il n’y avait rien qu’on puisse obtenir avec ses tickets d’alimentation. Il y avait des cas de gonflement abdominal à cause de la faim dans la ville. Stépanakert me rappelle la chronique de Leningrad pendant le blocus“.   L’opération militaire pour détruire les postes de tir de Khodjalou a été lancée le 26 février.

Un corridor de sécurité était laissé ouvert pour emmener les civils au dehors. Les autorités de Khodjalou ont été informées à l’avance à la fois de l’imminence de l’opération et du corridor.   Un habitant de Khodjalou, Salman Abassov, atteste : « Quelques jours à l’avance, les Arméniens nous informèrent par radio qu’ils allaient capturer la ville, et ils nous ont demandé de la quitter. Nous n’avons reçu aucune assistance. De plus, quand il a été possible de laisser les femmes, les enfants et les vieillards quitter la ville, ils nous ont convaincu de ne pas le faire. Pour quelle raison se sont-ils joué de nous, pourquoi nos enfants sont-ils morts et qui sera tenu responsable pour cela ?“

  L’ex maire de Khodjalou, actuellement membre du parlement azerbaïdjanais Elman Mamadov dit : “nous connaissions parfaitement l’existence de ce corridor laissé aux civils pour sortir.“

  L’ex-président de l’Azerbaïdjan Ayias Moutalibov dit : “les Arméniens ont en fait laissé le corridor que les gens pouvaient prendre pour sortir.“  

Le journaliste azerbaïdjanais Enulah Fatuliev dit : “j’ai parlé à des centaines de réfugiés, qui objectaient que le corridor était là et qu’ils étaient encore en vie du fait que ce corridor existait.“  

Alors pourquoi les autorités azerbaïdjanaises n’ont-elles pas évacué les civils ? Elles avaient pourtant été informées à l’avance de l’opération en préparation.

L’ex-maire de Khodjalou Elman Mamadov dit : « Le 25 février, à 20:30H un message est arrivé disant que des tanks ennemis et des véhicules blindés prenaient des positions offensives autour de la ville. J’ai demandé qu’on nous envoie des hélicoptères en sorte que nous puissions évacuer les vieux, les femmes et les enfants. L’assistance n’est jamais arrivée.

Ramiz Fataliyev, président du comité d’enquête sur les événements de Khodjalou :

« Le 22 février, une réunion du Conseil National de Sécurité s’est tenue, à laquelle assistaient le président, le président du KGB et d’autres. La décision a été prise de ne pas évacuer les gens de Khodjalou “.

L’opération militaire était terminée le matin du 26 février. Les civils encore présents à Khodjalou furent transportées à Stépanakert. Ils étaient dans les conditions réelles d’une famine. On leur a fourni un lieu où se loger, du ravitaillement et des vêtements chauds.   Le centre du Mémorial des Droits de l’Homme atteste : “selon les informations reçues des deux parties, au 28 mars 1992, plus de 700 captifs civils de Khodjalou, arrêtés à la fois dans la ville et sur leur parcours en direction d’Aghdam ont été remis à la partie azerbaïdjanaise. Pour la plupart, c’étaient des femmes et des enfants“.   Le même jour, alors que la partie arménienne, sans aucune condition préalable, rendait à l’Azerbaïdjan des centaines de civils, à Bakou, les films de douzaines de corps allongés de façon éparse sur le sol étaient projetés. Il a été prétendu que les images avaient été prises près d’Aghdam, mais aussi bien avant l’opération qu’après l’opération, le territoire était sous l’entier contrôle des forces azerbaïdjanaises. Qui sont ces gens et où ont-ils été tués, si selon la partie azerbaïdjanaise, les corps ont été mitraillés dans le territoire sous contrôle azerbaïdjanais, que les forces arméniennes n’ont pu approcher jusqu’à 1993.  

Arif Yunusov, avocat des Droits de l’homme azerbaïdjanais : «  La ville et ses habitants ont été délibérément sacrifiés pour un but politique : empêcher le Front du Peuple d’Azerbaïdjan d’accéder au pouvoir. “      Dans une entrevue avec un correspondant de la TV azerbaïdjanaise, le président du Conseil Suprême de l’Azerbaïdjan, Yakup Mamedov déclara qu’il était bien au courant de qui avait causé la tragédie de Khodjalou, il l’a sur la conscience. Et ce n’était pas la partie arménienne.  

Le 2 avril 1992, dans une entrevue avec le journal Independant Newspaper, le premier président d’Azerbaïdjan Ayias Mutalibov a déclaré : « tout était arrangé pour obtenir ma démission. Il y avait une force agissant pour discréditer le président“.  

La tragédie d’Aghdam, tout comme les autres crimes commis par les politiques d’Azerbaïdjan pour des luttes de pouvoir, reste impunie jusqu’à aujourd’hui. C’est exactement dans l’objectif d’éviter la punition pour ce qui a été fait, que les autorités d’Azerbaïdjan résistent à toute tentative d’enquête approfondie sur ces événements qui se passèrent en 1992 près d’Aghdam.  

Elman Mamadov, maire de la ville de Khodjalou : “ Nous ne savons pas à qui attribuer cette atrocité ; nous ne savons pas à qui l’histoire attribuera la culpabilité de ces actes...“. 

Une Interview témoignage de Serge Sarkissian

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En l’an 2000, Thomas de Wall, intervenant sénior dans le programme Russie -Eurasie, avait eu un long entretien avec Serge Sarkissian, alors Ministre de la Défense, sur les événements de Khodjalou, devenus une tragédie nationale. Tom de Wall rappelle ainsi que l’actuel Président de l’Arménie lui avait dit que“beaucoup de choses ont été exagérées“, sans nier que les Arméniens avaient aussi tués des civils Azerbaïdjanais. Sarkissian dit par ailleurs, que“ nous devons aussi tenir compte que, parmi ces garçons il y avait des gens qui avaient fui [les pogroms anti-arméniens] Bakou et Soumgaït. “.

Serge Sarkissian rappelle également qu’ il avait de nombreux amis azerbaïdjanais du Haut-Karabakh, mais estime que le conflit avec l’Azerbaïdjan était devenu inévitable. Il parle de ses bonnes relations avec les responsables azerbaïdjanais, Safar Abiev et Ramil Usubov, mais nie que la Russie ait donné une aide militaire vitale à l’Arménie. l’Azerbaïdjan ayant reçu beaucoup plus d’armes de la Russie que les Arméniens.

Propagande Azérie à l’oeuvre

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A Istanbul, les murs de la ville et les transports en commun sont couverts d’affiches annonçant « 
Ne restez pas sans voix face au mensonge arménien », pendant qu’une exposition photographique veut démontrer la responsabilité arménienne reposant sur des photos hors contexte. Même stratégie à New York et Washington, appuyée par une campagne de presse dans les éditions nationales du New York Times et du Washington Post titrant : « Khodjali : une tragédie humaine contre l’Azerbaïdjan »

La France n’échappe pas à l’attaque en règle azérie. À Paris, un groupement a visité plusieurs quartiers tracts à l’appui, tandis qu’à Strasbourg ils étaient environ 400 place Kléber à manifester contre l’Arménie.

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Selon les médias azéris, un correspondant de la chaîne de télévision France 24, aurait réalisé un reportage couvrant la version azerbaïdjanaise des événements de Khodjalou. Interrogé par l’agence de presse Panorama.am, Philippe de Nasser, directeur adjoint du canal d’information en langue française, a démenti qu’un quelconque projet de la sorte était dans les cartons. « Je confirme que nous n’avons pas du tout ce type de projet », a-t-il affirmé à Panorama.am, réfutant la désinformation de la propagande azerbaïdjanaise. Selon nos investigations, France 24 a supprimé une page de son site datant du 24 février selon laquelle le journaliste indépendant Régis Genté aurait réalisé un reportage intitulé : « Massacre de Khodjali : 20 après, le spectre d’une nouvelle guerre ? »

http://www.france24.com/fr/20120224-caucase-azerbaidjan-armenie-karabagh-khodjali-massacre-guerre

Les dernières Nouvelles d’Alsace, en date du 24 février, font état des pertes humaines de Khodjali : « Au total, 613 civils ont été assassinés dont 106 femmes, 83 enfants et 70 personnes âgées. 1 275 personnes civiles ont été faites prisonnières. Avant Srebrenica, le monde a donc assisté au massacre de la population de Khodjali », détaille-t-on auprès de la représentation permanente de l’Azerbaïdjan auprès du Conseil de l’Europe qui parle de Khodjali comme de la « Srebrenica du Caucase », alors que les Arméniens ont toujours argué de leur côté que des militaires se dissimulaient parmi les populations non combattantes.

« L’Union Parlementaire de l’Organisation de la Coopération Islamique (UP OCI), qui vient d’achever son travail en Indonésie, a appelé les parlements des pays-membres de l’Union (51 nations) d’initier, à partir de 2012 (20e anniversaire de la tragédie), la reconnaissance internationale en tant que génocide d’un massacre de la population civile de la ville azerbaïdjanaise de Khodjali, commis par les formations armées arméniennes le 26 février 1992. », indique-t-on de source azerbaïdjanaise...

En janvier 2010, Vladimir Poutine avait dit qu’il ne fallait pas lier la normalisation turco-arménienne à la résolution du problème du Karabakh. « Les deux problèmes sont compliqués en soi et je ne juge pas opportun de les mettre dans un paquet », avait-il déclaré devant la presse à l’issue d’un entretien avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. « Si on décide de les traiter en bloc, on ne fera que retarder leur règlement », avait-il poursuivi.

Faux et falsifications sans précédent - ICI

Jean Eckian

posté le 26 février 2012 par Jean Eckian/armenews


INTERNET
Google a rétabli la traduction du mot Arménien

Google traduction en ligne a rétabli la bonne traduction du mot Arménien dans toutes les langues.

C’est une jeune libanaise qui avait alerté la communauté sur cette falsification scandaleuse du moteur de recherche, modifiant la traduction du mot Arménien pour celui de Turquie.

posté le 19 février 2012 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Derniere minute  Propagande  Technologie 


INTERNET
Google traduction

Serouj Baghdassarian, une militante arménienne libanaise révèle que le service de traduction simultanée en ligne Google, traduit de l’Arménien à l’Anglais le mot Arménien par Turquie dans la phrase “yes sirum em hayerin” “J’aime les Arméniens“ devenant ainsi en anglais “J’aime la Turquie“.

Y a -t-il volonté de malice estime un expert informatique ou volonté délibérée de falsifier d’autres phrases écrites en arménien qui comporteraient le mot Arménie.

Google devrait être saisi de cette affaire incroyable.

Selon plusieurs arménautes qui ont vérifié avec un clavier arménien, toutes les langues traduisent Arménien par Turquie.

Il revient au gouvernement arménien de porter plainte.

Ci- dessous la preuve

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cliquer sur l’image pour agrandir

posté le 18 février 2012 par Jean Eckian/armenews


ARMENIE-AZERBAÏDJAN
L’Azerbaïdjan appelle les pays musulmans à le soutenir au sujet du Nargorno-Karabagh

Le président Serge Sarkissian a vivement critiqué l’Azerbaïdjan vendredi pour avoir mobilisé les pays musulmans à soutenir la position de ce pays au sujet du conflit du Nagorno-Karabakh.

« J’ai souligné que l’Azerbaïdjan a obstinément essayé de présenter le conflit aux pays islamiques sous l’angle des désaccords religieux », a-t-il déclaré après s’être entretenu avec le président du Liban, Michel Sleimane. « Je pense qu’il est impossible de croire à cette version. »

« Néanmoins, nous constatons que cette approche est extrêmement dangereuse, car certains ne connaissent pas les raisons de ce conflit et c’est de la propagande anti-arménienne qui peut avoir des conséquences », a déclaré M. Sarkissian lors d’une conférence.

Sarkissian semble se référer à des déclarations pro-azéries qui ont été faites à plusieurs reprises par l’Organisation de coopération islamique (OCI). L’OCI unit 57 pays avec des populations majoritairement musulmanes, y compris le Liban. Beaucoup d’entre eux ont également voté en 2008 pour une résolution de l’Assemblée générale qui demandait « le retrait immédiat, complet et inconditionnel des forces arméniennes des territoires azerbaïdjanais occupés. »

Le conflit du Karabagh est aussi la raison pour laquelle l’Arabie saoudite et le Pakistan refusent même de reconnaître l’Arménie comme un État indépendant.

Plus tôt cette année, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a félicité à nouveau les Etats islamiques pour leur soutien à Bakou. Il a également appelé à davantage de « solidarité islamique » et à « un soutien mutuel au niveau international ».

Sarkissian a condamné cette attitude et l’a qualifié de « non-sens ».« Sur cette question, l’attitude impartiale et objective des Etats amicaux est importante parce que toute démarche imprudente contribue à saper la stabilité régionale chancelante », a-t-il dit en référence au Liban, un pays arabe avec une importante et influente communauté arménienne.

Michel Sleimane, qui est un chrétien maronite, a souligné que le Liban n’a jamais soutenu les déclarations de l’OCI sur le Karabagh. Il a également remercié Erevan d’avoir soutenu son pays dans le conflit avec Israël.

posté le 12 décembre 2011 par Laetitia/armenews

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TURQUIE
Erdogan aux ambassadeurs turcs : Défendez les intérêts nationaux

Lors de la réunion annuelle des ambassadeurs turcs en poste à l’étranger, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, voulant tirer définitivement un trait sur le passé de la Turquie, a insufflé à sa diplomatie l’idée du "renouveau" turc, les appelant à se touner résolument vers l’avenir.

Concernant la question arménienne "et si nous sommes confrontés à l’injustice, nous devons faire face" a-t-il dit.

Dans son discours, il a invité ses ambassadeurs à répondre fermement aux "accusations de la partie arménienne".

"N’ayez peur de rien " a-t-il dit, "vous pouvez être sûr que, toujours, le gouvernement de l’État vous soutiendra".

On voit bien là l’officielle détermination d’un État, à nier, coûte que coûte, les crimes perpétrés contre les Assyro-chaldéens, grecs et arméniens sous l’Empire Ottoman.

La pression est vive dans tous les pays à forte concentration arménienne. A celle-ci s’ajoute depuis peu, l’apport de la diaspora Azerie qui, très récemment aux États Unis, a innondé le Congrès américain de 100 000 emails, invitant les Représentants à ne pas entériner la Résolution 252 sur la reconnaissance du génocide Arménien.

J.E

posté le 9 janvier 2010 par Jean Eckian/armenews


AUTODÉTERMINATION
L’Azerbaïdjan sous le choc

La déclaration des droits universels à l’autodétermination adoptée lors de la 64ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies a provoqué un nouveau choc dans la sphère politique azerbaïdjanaise. Les plus brillants cerveaux de l’état voisin sont à présent attachés à concocter la meilleure idée afin d’obtenir qu’il n’y ait plus le moindre doute sur la possibilité qu’un accord favorable à l’Azerbaïdjan puisse se faire.

Il faut remarquer que les autorités en exercice de l’Azerbaïdjan ont depuis longtemps essayé insidieusement de convaincre le monde entier que le conflit du Karabagh n’avait aucun point commun avec le principe du droit des peuples à l’autodétermination. De plus, avec cynisme, les dirigeants de Bakou officiel déclarent admettre cette norme fondamentale du droit. Cependant, Ilham Aliev et son clan ne voient dans l’application de ce principe que dans le cadre de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan. C’est une tentative évidente d’imposer des restrictions infondées au principe fondamental international.

C’est dans cette optique que les mass media azéris s’efforcent vainement de montrer que la résolution adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 18 décembre n’aura aucun effet sur le processus de paix au Haut-Karabagh. Et c’est naturel : les autorités ont depuis des années n’ont pas cessé de s’enorgueillir des résolutions adoptées par l’Assemblée Générale des Nations-Unies, qui selon leur interprétation unilatérale, comportent des éléments de critique contre les actes de l’Arménie lors du sanglant conflit. Et à présent, le dirigeant azéri est devant une épreuve sérieuse : pas plus que les "meilleures traditions" de l’Azerbaïdjan, sa machinerie de propagande ne peut inverser le cours des développements et présenter la résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies sous un jour favorable à l’Azerbaïdjan.

A la lecture des articles publiés par les mass media centraux de l’Azerbaïdjan sont on sait qu’ils sont contrôlés par le clan Aliev, on ressent une impression que s’agissant du Karabagh, l’Azerbaïdjan s’est réconcilié avec les changements inévitables de la position internationale. Bakou cherche à présent quelque réconfort dans l’idée que la résolution de l’Assemblée Générale des Nations-Unies ne dit rien sur la priorité du droit à l’autodétermination des peuples sur le principe d’intégrité territoriale. Les mass media azéri, cependant, lorsqu’ils abordent le sujet de cette priorité, trahissent l’indéfendable "degré zéro" de leur propagande. Un beau jour, quelqu’un à Bakou a décidé que le principe de l’intégrité territoriale est prioritaire sur le droit des nations à l’auto-détermination ; telle est l’origine du lavage de cerveau de la société azerbaïdjanaise. A présent, en réponse à la résolution du 18 décembre, Bakou n’y fait référence que pour relever qu’elle ne contient rien sur la priorité du droit à l’auto-détermination des peuples sur l’intégrité nationale, ignorant le fait que personne n’a jamais parlé de la priorité du second principe di droit international sur le premier.

Il n’y a rien de surprenant à cela. L’Azerbaïdjan a toujours eu un problème avec la perception de l’actualité, régulièrement comprise avec emportement mensonger et hystérie. Après tout, c’est le problème de l’Azerbaïdjan, pas celui de l’Arménie. Les Nations-Unies ont encore une fois confirmé le droit des peuples à l’auto-détermination, ce qui aura certainement son impact sur le processus de paix au Karabagh.

T.P.

News from Amenia -NEWS.am

posté le 4 janvier 2010 par Jean Eckian/armenews

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews.com



Poste
Les USA ont imprimé un timbre dédié à Shoushi

L’Agence de Presse Azéri annonce qu’un timbre dédié à la ville de Shoushi, " fondée en 1751 par Panakh Ali Khan Javanshir" vient d’être imprimé aux États Unis.

Selon l’US Postal Service, les rotatives ont été mise en marche durant les fêtes de Noël, répondant ainsi à une forte demande azerbaïdjanaise sur le territoire américain, malgré le prix élevé à l’unité, soit 4,5 dollars.

posté le 2 janvier 2010 par Jean Eckian/armenews


FRANCE
Sanction contre un collégien niant le Génocide Arménien de façon indigne

Un élève de 3ème du Collège Marquette à Pont-à-Mousson a été exclu deux jours de cours pour avoir écrit "le génocide arménien est mérité".

Par téléphone

Francis Vignola, directeur du Collège Jacques Marquette, à Pont-à-Mousson, explique qu’à l’occasion d’un examen écrit portant sur la période 1915-1916 de la première guerre mondiale, faisant partie du programme d’Histoire de troisième, le jeune Mustafa Dogan, 13 ans, a écrit sur sa copie que « le génocide arménien est mérité » .

Du point de vue de la direction de l’établissement, « il est intolérable d’entendre dire qu’un génocide est mérité. ». C’est la raison pour laquelle, l’adolescent a été sanctionné de façon « pédagogique », tel que l’indique Francis Vignola. Mustafa Dogan, exclu de cours, à donc été contraint de « faire un travail de recherche sur les génocides et particulièrement du génocide arménien », explique le directeur qui, par ailleurs, indique que l’établissement aurait subi de nombreuses pressions par téléphone et d’appels de journalistes turcs. Une « situation assez compliquée par rapport à notre démarche qui est une démarche pédagogique », dit-il ; d’autant que « nous sommes au sein d’un établissement public, laïc et républicain ».

Francis Vignola ajoute, très fermement, que « même si un gamin a 13 ans, on ne peut pas écrire n’importe quoi », sous-entendant ainsi les dégats que peuvent provoquer les discours issus de la sphère familiale ; puisque revenant au lycée après le week end du 15 novembre, le jeune garçon, continuant sur sa lancée a maintenu ses propos, disant que : « mon père m’a dit qu’il n’y a pas eu de génocide »...

A la suite de cet incident, l’établissement scolaire a reçu le 16 novembre un courrier de Cojep International (1), signé de son Vice-Président Veysel Filiz, ONG fondée par des français d’origine turque luttant contre le racisme..., au terme duquel il est expliqué que « Vous avez tranché sur un sujet de portée internationale, liant un nombre important de chancelleries, n’ayant absolument pas obtenu l’unanimité et étant toujours en discussion dans certains Parlements. La loi sur la négation du « Génocide Arménien » n’a pas été entérinée par le Sénat. De plus, le contexte international est très mal choisi si nous tenons compte du rapprochement actuel entre l’Arménie et la Turquie qui pourra aider à une solution définitive concernant 1915. L’âge de l’enfant, le niveau de ses connaissances sur ce sujet, ne permet en aucun cas de raisonner et de maîtriser ce sujet dans tous ses aspects. ».

Si le contexte est mal choisi, comme l’indique Veysel Filiz, on peut donc s’interroger pour quelles raisons les congressistes américains et le Parti social démocrate de Suède ont précisemment introduis, ces jours-ci, la question de la reconnaissance du génocide des Arméniens, si ce n’est justement pour en condamner sa réalité, outre une normalisation arméno-turque qui, d’ailleurs, n’a pas encore dit son dernier mot.

A réception de ce courrier, le principal de l’établissement scolaire s’est mis téléphoniquement en rapport avec le signataire de la lettre pour l’informer du contexte de cette « affaire interne ». Ce à quoi il lui aurait été répondu, aimablement, que « c’est un gamin qui a treize ans ; des jeunes avec lesquels les parents ont parfois un peu de mal... »

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Selon le directeur du Collège, le négationnisme est un fléau. Lui -même a entendu dire par certains élèves « qu’il n’y avait pas eu de camps d’extermination en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale ». Ce qu’il a tenu a rappeler à son interlocuteur du Cojep.

« C’est la première fois qu’un tel événement se produit dans le cadre scolaire », indique Francis Vignola, alors que l’établissement compte de nombreux élèves d’origine turque.

Dans le journal turc Zaman, le père du jeune Mustafa, Mehmet Dogan, accuse le directeur de l’école de racisme, et que le professeur a fait pression sur les 13 ans de son fils. Ce qui aurait provoqué sa réaction. Lui-même ne reconnaît pas le génocide et soutient présentement son fils, déclarant qu’il regrettait que celui-ci l’ait écrit [le génocide arménien est mérité]. Mais dit-il, « Même si c’est vraiment arrivé [le génocide], ils l’ont mérité. Ça les rend furieux. ». Et d’ajouter, qu’il n’avait pas vu une loi prévoyant de punir ceux qui nient le génocide arménien. Faisant valoir que le projet de loi en question n’avait pas encore été adopté...

Au lire de cette affaire, il semble évident que la question de la pénalisation de la négation du Génocide des Arméniens doit être examinée et adoptée d’urgence par le Sénat, comme l’a promis, le 15 novembre, François Hollande (2). Il y va de la sécurité et de l’ordre public.

Suite...>

Jean Eckian

(1) A l’origine, association sportive de jeunes turcs fondée en 1985 à Belfort.Devenue fédération, elle est transormée en 1992 en Conseil de la Jeunnesse Pluriculturelle de France (COJEP France), pour devenir en 2003 l’ONG COJEP International, dont le siège est à Strasbourg. La COJEP défend les Droits de l’homme et lutte, entre autres, contre le racisme et les discriminations.

COJEP International

(2) « Faisons en sorte que la majorité du Sénat changeant, nous puissions, avant 2012, régler la question de la pénalisation du négationnisme sur le génocide arménien »

posté le 19 novembre 2009 par Jean Eckian/armenews