Nouvelles d'Arménie
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Médias


FRANCE 3
Alexandre Achdjian dans un épisode du Capitaine Marleau

Hier soir sur France 3 a été diffusé l’épisode 9 de la première saison de Capitaine Marleau, “La Mémoire enfouie“.

Aux côtés de Corinne Masiero et Niels Arestrup, Alexandre Achdjian interprète le jeune Gary. L’acteur d’origine arménienne par son père et centrafricaine par sa mère avait joué récemment dans le film La Colle ou encore la série Lascars.

Synopsis de l’épisode : Six ans après sa disparition, le corps d’un adolescent est retrouvé aux abords d’une ancienne mine d’or. Le principal suspect est son père, Hervé Gerfaut, qui, à l’époque a été accusé puis condamné pour le meurtre de son épouse. Gerfaut qui clame son innocence s’évade et supplie Marleau de l’aider. Bravant les interdits, Marleau va le cacher et l’aider à se souvenir du passé et retrouver ainsi les assassins de sa femme et de son fils.

En replay sur France3.fr : https://mobile.france.tv/france-3/capitaine-marleau/saison-1/282509-la-memoire-enfouie.html#xtref=http://www.tv-replay.fr/capitaine-marleau/

posté le 11 octobre 2017 par Claire/armenews


A NE PAS MANQUER
« Coeurs sourds » : le court-métrage d’Arnaud Khayadjanian sur Arte

Au cœur de l’hiver, dans une cité-dortoir française. Baptiste, Jørgen, Mathilde, Yulya et Jeanne sont cinq adolescents sauvages et tendres. Ils se racontent sans détour face à la caméra. Armés de désir et de mots, ils combattent leur solitude, chacun à leur manière, dans un monde déserté par les adultes. Chahut, blagues potaches, mais surtout aveux cruels à la caméra, chaque personnage s’en sort comme il peut. Le court-métrage Cœurs sourds révèle une nouvelle fois la sensibilité singulière de la part de son réalisateur, Arnaud Khayadjanian. Et permet de découvrir Victor Belmondo, petit-fils de Bébél.

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Victor Belmondo joue dans Coeurs sourds.

Dans Coeurs sourds diffusé sur Arte, Arnaud Khayadjanian met en scène une pièce de théâtre écrite par Laura Desprein. Il en avait déjà adapté une partie dans un premier court-métrage, Bad Girl, qui lui a permis de se faire repérer : nommé au festival d’Uppsala - qualifiant aux Oscars - et doublement primé au Concours Sundance Channel, il avait été un succès.

Un an plus tard, c’est avec Nos chemins arides qu’il se faisait remarquer, en mettant en lumière son chemin en Anatolie à la recherche de traces arméniennes. Son prochain projet parle également de ses origines, puisqu’il a filmé cet été une galerie de portraits au Haut-Karabagh.

Coeurs sourds, disponible sur Arte en streaming jusqu’au 30 septembre

posté le 27 septembre 2017 par Claire/armenews


HAUT-KARABAGH
Libération de Lapshin : il encourage les Arméniens à continuer de se battre

Le blogueur russo-israélien, qui a été emprisonné à Bakou car il s’était rendu au Haut-Karabagh, a appelé vendredi les Arméniens à continuer à se battre pour préserver leur contrôle du Haut-Karabagh.

Aleksandr Lapshin a également fortement nié les affirmations des autorités azerbaïdjanaises selon lesquelles il a tenté de se suicider la veille de l’annonce d’une grâce du président Ilham Aliev. Il a expliqué qu’en fait, il avait été brutalement agressé dans sa cellule de prison.

Lapshin, de nationalités israélienne, russe et ukrainienne, a quitté Bakou pour rejoindre Tel-Aviv jeudi, neuf mois après avoir été arrêté en Biélorussie sur un mandat d’arrêt azerbaïdjanais. Il a été extradé en Azerbaïdjan en février.

Un tribunal azerbaïdjanais a condamné à 3 ans d’emprisonnement l’homme de 41 ans en juillet. Il a déclaré qu’il a franchi illégalement les frontières internationalement reconnues de l’Azerbaïdjan lorsqu’il a visité le Karabagh via l’Arménie en 2011 et 2012. Lapshin avait rendu compte de ces voyages sur son blog en langue russe.

En annonçant la décision d’Aliev de gracier le blogueur, les autorités de Bakou ont affirmé qu’il recevait une assistance médicale après avoir tenté de se suicider.

“Je nie catégoriquement le mensonge officiel de l’Azerbaïdjan au sujet de ma tentative de suicide dans une prison de Bakou“, a écrit Lapshin sur son blog. Il a affirmé qu’en réalité, il a été battu par deux hommes inconnus, le laissant inconscient.

Lapshin a ajouté qu’il a retrouvé la conscience dans un hôpital de Bakou. Il a qualifié cette agression de tentative de meurtre.

Dans un autre message publié sur Facebook, le blogueur a fait part de ses observation sur le conflit du Karabagh.

“J’ai honte d’admettre que, avant de me retrouver dans la prison azerbaïdjanaise, je croyais sincèrement que le conflit du Karabagh devait être résolu sur la base du respect des frontières nationales de l’Azerbaïdjan“, a-t-il écrit. “Quel idiot j’étais ! Déjà en 1988, l’Azerbaïdjan a commencé une campagne de terreur contre les Arméniens dans la ville azerbaïdjanaise de Sumgait, de Bakou et au Karabakh “.

“Arméniens, tenez-bon !“, a-t-il poursuivi. “Ces gens veulent vous voir morts. Et si vous perdez le Karabagh à la suite de négociations ou d’un affaiblissement de la position de l’Arménie, sachez qu’ils viendront vous abattre. Tout comme les Turcs l’ont fait il y a 100 ans. “

Des années avant son arrestation, Lapshin a été placé sur la liste noire officielle de l’Azerbaïdjan qui contient des centaines d’étrangers non-Arméniens qui se sont rendus au Karabagh sans l’autorisation de Bakou. Néanmoins, il a pu se rendre en Azerbaïdjan en juin 2016 et publier une série d’articles détaillés sur ses impressions mitigées sur le pays riche en pétrole. En particulier, Lapshin a suggéré que les autorités azerbaïdjanaises ont gaspillé leurs revenus pétroliers massifs.

posté le 18 septembre 2017 par Claire/armenews


FRANCE
L’excitation de Monica Nikoghosyan avant les battles de The Voice Kids

Les Battles de The Voice Kids commencent ce soir ! L’occasion d’écouter et d’encourager la jeune Lyonnaise Monica Nikoghosyan, 14 ans, dans l’équipe de Patrick Fiori. Elle avait fait se retourner les trois coachs lors des auditions à l’aveugle sur un titre technique et parfaitement maîtrisé de Whitney Houston.

Participer au concours sur TF1, c’est elle qui l’a voulu : “J’ai envie de devenir chanteuse. Et je voulais me montrer aux autres, me frotter à la scène“, nous confie celle qui vient de faire sa rentrée en 2nde.

Chanter, c’est un loisir qu’elle pratique depuis l’âge de 3 ans, mais toute seule chez elle. “J’ai jamais pris de cours d echant, je sais pas ce que c’est !, plaisante la jeune fille qui espère, au contact de Patrick Fiori, “apprendre à mieux chanter, à mieux respirer“.

D’ailleurs, pourquoi avoir choisi ce coach ? Lors de l’émission, elle a déclaré faire ce choix du Corso-Arménien car c’est le premier qui s’était retourné... En réalité, Monica est fan de l’artiste depuis toujours, et admirative de la carrière qu’il a eue... Même si, pour cette patriote “fière d’être Arménienne“, les origines du coach ont également pesé dans la balance. Elle pourra ainsi parler en Arménien avec lui, langue qu’elle pratique tout le temps à la maison.

Reste à découvrir le choix de chanson et de battle que le coach à réserver à Monica... “Dans tous les cas, j’ai chanté “I have nothing“ lors des auditions à l’aveugle car, quand je suis entrée sur scène, je n’avais rien. Maintenant, grâce à l’émission, je vais engranger de l’expérience : j’ai tout gagné !

posté le 16 septembre 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



CONFLIT
« Les éternels » : un documentaire au Karabagh diffusé sur Arte

Pour Les Tourmentes, son précédent film, Pierre-Yves Vandeweerd a été amené à travailler sur les archives de l’institut psychiatrique de Saint-Alban, en Lozère. Là, il découvre l’existence d’un syndrome affectant des survivants du génocide arménien, une « mélancolie d’éternité ». C’est la prolongation comme la résurgence de ce syndrome post-traumatique chez les personnes ayant vécu le conflit du Haut-Karabagh que Pierre-Yves Vandeweerd a voulu explorer.

À l’image de la genèse particulière de ce film, Les Éternels déjoue dans sa forme tous les attendus d’un documentaire sur la guerre. Ni héroïsation, ni virilisation. Sur un rythme lent, Les Éternels déploie patiemment ses images, alternant entre les soldats d’aujourd’hui et ceux d’hier.

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Ces personnages évoluent dans des paysages magnifiques, imposant par leur majesté, comme dans des landes de terre peuplées de ruines. Un récit en voix off, fondé pour partie sur les écrits de l’auteur arménien Yegishé Tscharents, accompagne ces images, amplifiant les sentiments d’inquiétude, comme l’impossible paix de l’âme.

Avec une composition inspirée d’images et de sons, Pierre-Yves Vandeweerd transforme la matière de l’histoire en poésie, là où la condamnation de l’Homme sur terre est celle de vivre et non de mourir.

Documentaire de 75 minutes
Diffusion : mardi 26 septembre à 00h35 sur Arte
En ligne sur Arte.fr du 25 septembre au 03 octobre 2017
Infos et extraits : https://www.arte.tv/fr/videos/056787-000-A/les-eternels/

posté le 14 septembre 2017 par Claire/armenews


Procès
Affaire Azerbaïdjan - Lucet / Procureur : Irrecevabilité de la plainte

Au lendemain du procès qui oppose la journaliste de France 2 Elise Lucet à l’Azerbaïdjan pour « diffamation » , Philippe Vandel, présentateur de l’émission Village Médias (Europe1), a recueilli, en direct, le témoignage de la présentatrice de Cash Investigation sur la séance qui s’est déroulée au Tribunal de Nanterre.

Voici, en substance ce que la journaliste a déclaré au micro :

« On a eu le sentiment que l’Etat de l’Azerbaïdjan voulait exporter en France la censure qui a lieu en Azerbaïdjan. [...] C’est un enjeu pour la presse française tout court. Est-ce que oui ou non, la Corée du Nord, la Turquie vont pouvoir attaquer ? Si le tribunal donne raison à l’Azerbaïdjan ce sera le cas. Quand on parle de la Corée du Nord ou quand on parle de la Turquie ; quand on parle de la dérive autoritaire de Erdogan, par exemple, eh bien on va pouvoir être attaqué en France. Donc c’est un enjeu extrêmement fort pour la liberté de la presse en général. »

Philippe Vandel pose la question : « Vous avez été sommé de vous expliquer sur la définition que vous donniez au mot « dictature » ? Elise Lucet : « On a dû d’abord expliquer que ce lancement (c’est sur le lancement de l’émission, diffusée le 7 septembre 2015, que l’Azerbaïdjan s’est fondé pour attaquer la journaliste et Laurent Richard, l’enquêteur attaqué pour une déclaration sur France Info) a été écrit après un an d’enquête et que chaque mot était pesé. Et que si on avait écrit le mot « dictature » et la phrase « dictature parmi les plus féroces au monde », c’est tout simplement parce qu’on avait vérifié des choses, qui journalistiquement nous mène à penser que c’est une dictature. Est-ce que oui ou non le pays est dirigé par un clan ? La réponse est oui. Est-ce que l’opposition est libre ? La réponse est non. Est-ce que la presse est libre ? La réponse est non. Est-ce que les élections sont entachées d’irrégularités ? La réponse est oui. Quand vous avez tous ces éléments en main, vous pouvez journalistiquement, effectivement qualifier ce pays de dictature. »

Elise Lucet insiste ensuite sur le fait qu’ « on écrit pas des mots par hasard », ajoutant que la rédaction faisait très attention aux termes employés, arguant que les « affirmations » décrites dans le reportage ne pouvaient être contrées, car « là cela aurait été beaucoup moins simple pour eux. »

Elle revient ensuite sur la présence au procès de seuls français, dont l’ancien député et président de l’association des amis de l’Azerbaïdjan Jean-François Mancel, et des questions posées par ses avocats aux témoins de la partie adverse, telles que « Est-ce que par hasard vous auriez des liens financiers avec l’Azerbaïdjan ? » « Oui à chaque fois » dit-elle, donnant ainsi plusieurs exemples « des relations financières entre les témoins produits par la défense de l’Azerbaïdjan ».

La journaliste Raphaëlle Baillot a pu s’entretenir par téléphone quelques instants avec Jean-François Mancel, lui posant la question suivante : « Est-ce le rôle d’un ancien élu de la nation de défendre un état étranger, qui plus est, dictatorial ? »

Au téléphone la réponse de JFM (ton ironique) : « Il n’est pas dictatorial. Je me tue à vous l’expliquer. » Il poursuit, ne se souvenant plus du nom d’Elise Lucet, une journaliste qu’il « n’apprécie pas du tout », multipliant erreur sur erreur quant aux postes occupés par la journaliste de France 2.

Elise Lucet et sa défense ont ensuite fait témoigner la militante des droits de l’homme en Azerbaïdjan Leyla Yunus (emprisonnée 18 mois) qui a raconté les dérives impensables de l’Azerbaïdjan, comme les tortures exactions et assassinats. Son époux a aussi témoigné, citant par le menu la façon dont lui-même a été torturé « psychologiquement et physiquement » durant une détention de 16 mois.

Elise Lucet a salué la position du procureur qui a requis l’“irrecevabilité de la plainte“. Délibéré le 7 novembre prochain.

posté le 6 septembre 2017 par Jean Eckian/armenews


DIPLOMATIE
Serge Sarkissian réaffirme son désir d’approfondir les relations avec l’Iran

Le président Serge Sarkissian a réaffirmé son désir d’approfondir les relations de l’Arménie avec l’Iran “dans tous les domaines“ d’intérêt commun.

“De nombreuses conditions préalables sont en place pour développer davantage les relations spéciales entre nos pays et nos peuples“, a déclaré Sarkissian au journal iranien “Shargh“ au cours d’une interview publiée lundi.

Les relations arméno-iraniennes, a continué Sarkissian, sont également basées sur un « dialogue entre le christianisme et l’islam », les « similitudes culturelles » et les intérêts géopolitiques communs. Les deux nations sont des « constructeurs » de la sécurité régionale, a-t-il vanté.

Sarkissian mettra de nouveau en avant ces relations lors de sa visite à Téhéran plus tard cette semaine pour assister à la cérémonie d’investiture du président récemment réélu, Hassan Rohani. Le leader arménien était déjà présent à lors de la première investiture de Rohani en août 2013.

“Nos pays appartiennent à la même culture et à la même civilisation“, a déclaré M. Rohani lors d’une visite officielle à Erevan en décembre. Il a également affirmé que l’Iran augmenterait les exportations de gaz naturel vers l’Arménie et approfondirait les liens économiques plus larges avec son voisin chrétien.

En parlant à “Shargh“, Sarkissian a rappelé aussi l’importance de stimuler le commerce bilatéral. Il a parlé de la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité, qui devrait augmenter considérablement les exportations arméniennes d’électricité vers la République islamique et le lancement prochain d’une « zone économique libre » à la frontière arménienne-iranienne.

Sarkissian a ajouté que les négociations en cours sur un accord de libre-échange entre l’Iran et l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie ont été initiées par son administration. Il a expliqué également que les investisseurs iraniens pourraient également profiter du régime commercial préférentiel de l’Arménie avec l’Union européenne.

Plus tôt cette année, les responsables du ministère des Transports de l’Arménie et du réseau ferroviaire national ont encouragé les hommes d’affaires iraniens à utiliser le territoire arménien pour transporter le fret commercial vers et depuis l’Europe. Lors d’une réunion à Erevan, ils ont présenté les détails financiers et logistiques concernant le corridor de transport proposé qui traverserait également la Géorgie et la mer Noire.

En juin 2016, Rohani a assisté à la signature à Téhéran d’un accord arméno-iranien sur le voyage sans visa entre les citoyens des deux États. Selon Sarkissian, le nombre de touristes iraniens qui se rendront en Arménie a considérablement augmenté depuis.

Il y a également eu des signes d’une coopération militaire croissante entre Erevan et Téhéran. Le ministre arménien de la Défense Vigen Sargsian s’est entretenu avec son homologue iranien Hossein Dehqan lors d’une visite officielle en Iran en janvier. Sargsian a parlé de l’industrie de la défense comme un domaine potentiel de coopération bilatérale.

posté le 2 août 2017 par Claire/armenews

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REVUE DE PRESSE - L’HISTOIRE
L’empire oublié de Tigrane

La revue L’Histoire publie dans son numéro de juin un article de six pages, abondamment illustré, consacré au roi Tigrane dit le Grand, sous le règne duquel le royaume d’Arménie connut une formidable expansion, du Caucase à la Méditerranée orientale.

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Pourtant, celui qui est considéré comme un héros national chez les Arméniens, reste assez méconnu. «  En fait, comme les sources romaines tendent à mettre en valeur le personnage de Mithridate VI, Tigrane apparaît comme un personnage secondaire dans l’ombre du roi du Pont », explique Giusto Traina, professeur d’histoire romaine à l’université Paris-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France. En confrontant ces textes avec des découvertes archéologiques, l’historien livre une vision approfondie de ce souverain, allié de Mithridate, dont il épousa la fille.

Après avoir passé quinze ans chez les Parthes comme otage, Tigrane, à la mort de son oncle Artawazd Ier, monta sur le trône en 95 avant J.-C. à l’âge de 45 ans. Une série de campagnes militaires lui permit de conquérir une bonne partie de l’Anatolie Orientale et de ce qui restait de l’empire des Séleucides. « Son chef d’œuvre politique fut l’annexion de la Syrie, où il installa un gouverneur arménien et prit possession de la grande métropole d’Antioche. L’Arménie royaume jusqu’à présent enraciné dans les montagnes de la Transcaucasie, obtenait ainsi une ouverture sur la Méditerranée », écrit Giusto Traina. Tigrane étendit son aire d’influence en Haute Mésopotamie et fit construire sa capitale Tigranocerte. Mais à la suite des guerres mithridatiques, et de son refus de livrer son beau-père aux Romains, Lucullus attaqua l’Arménie. Tigrane dut ainsi renoncer à La Syrie et à presque toutes ses conquêtes et se soumettre à Rome. « La capitulation de Tigrane s’avéra une démarche heureuse pour l’Arménie qui put ainsi conserver son indépendance », affirme Giusto Traina. Contrairement à la fin tragique de Mithridate, Tigrane mourut de maladie à l’âge respectable de 85 ans. Sauf quelques intervalles, le royaume demeura indépendant jusqu’en 428 ap. J.-C.

posté le 20 juin 2017 par Claire/armenews


ARTE
Touchant documentaire sur la maladie d’Alzheimer

Sous l’oeil de Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian (voir son interview vidéo ici : www.armenews.com/article.php3 ?id_article=136746), Blanche, une dame de 92 ans souffrant de la maladie d’Alzheimer, tombe amoureuse de son professeur de danse. Un moment de grâce, pour un documentaire primé dans plusieurs festivals.

C’est de la magie“, résume Blanche à propos du travail du chorégraphe Thierry Thieû Niang. Chaque jour, pendant une semaine, il a animé un atelier de danse auprès des patients du service de gériatrie de l’hôpital Charles-Foix, AP-HP à Ivry, redonnant vie à leurs frêles silhouettes.

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Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian, primés au FFIP en octobre dernier.

Filmés par Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian, sous le regard bienveillant des infirmières, Adélaïde, Pierrot, Gisèle, Blanche et d’autres se sont transformés. La maladie s’est éloignée peu à peu, et Blanche est tombée amoureuse. Elle a souri et repris confiance, capable à nouveau de marcher sans sa canne. Un véritable coup de foudre qui n’a pas échappé aux autres patientes, un brin jalouses de cette passion naissante. Face à Thierry, Blanche est redevenue la jeune fille qu’elle a été. Elle a ouvert son cœur et même dit “je t’aime“ au danseur, troublé par sa déclaration.

Plein de pudeur et d’émotions, ce portrait de groupe montre sans détour, à travers la danse, des corps fatigués, des regards figés : des images parfois douloureuses, adoucies par la rencontre “miraculeuse“ du chorégraphe et des patients qu’il accompagne, palpable bouffée d’air frais dans le huis clos médicalisé des malades et des soignants.

En contrechamp intime à ces séances collectives, Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian recueillent la parole de Blanche et d’autres vieilles dames seules, car pour la plupart jamais mariées et sans enfant. Tour à tour, elles dévoilent une part de leur histoire. Au rythme des Moulins de mon cœur de Michel Legrand ou encore de La vie en rose d’Édith Piaf, les souvenirs s’égrènent, teintés de regrets, d’amertume et d’espoir.

Diffusé mercredi 7 juin sur Arte
A revoir pendant un mois sur Arte.fr : http://www.arte.tv/fr/videos/069055-000-A/une-jeune-fille-de-90-ans

posté le 8 juin 2017 par Claire/armenews