Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Médias


DIPLOMATIE
Serge Sarkissian réaffirme son désir d’approfondir les relations avec l’Iran

Le président Serge Sarkissian a réaffirmé son désir d’approfondir les relations de l’Arménie avec l’Iran “dans tous les domaines“ d’intérêt commun.

“De nombreuses conditions préalables sont en place pour développer davantage les relations spéciales entre nos pays et nos peuples“, a déclaré Sarkissian au journal iranien “Shargh“ au cours d’une interview publiée lundi.

Les relations arméno-iraniennes, a continué Sarkissian, sont également basées sur un « dialogue entre le christianisme et l’islam », les « similitudes culturelles » et les intérêts géopolitiques communs. Les deux nations sont des « constructeurs » de la sécurité régionale, a-t-il vanté.

Sarkissian mettra de nouveau en avant ces relations lors de sa visite à Téhéran plus tard cette semaine pour assister à la cérémonie d’investiture du président récemment réélu, Hassan Rohani. Le leader arménien était déjà présent à lors de la première investiture de Rohani en août 2013.

“Nos pays appartiennent à la même culture et à la même civilisation“, a déclaré M. Rohani lors d’une visite officielle à Erevan en décembre. Il a également affirmé que l’Iran augmenterait les exportations de gaz naturel vers l’Arménie et approfondirait les liens économiques plus larges avec son voisin chrétien.

En parlant à “Shargh“, Sarkissian a rappelé aussi l’importance de stimuler le commerce bilatéral. Il a parlé de la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité, qui devrait augmenter considérablement les exportations arméniennes d’électricité vers la République islamique et le lancement prochain d’une « zone économique libre » à la frontière arménienne-iranienne.

Sarkissian a ajouté que les négociations en cours sur un accord de libre-échange entre l’Iran et l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie ont été initiées par son administration. Il a expliqué également que les investisseurs iraniens pourraient également profiter du régime commercial préférentiel de l’Arménie avec l’Union européenne.

Plus tôt cette année, les responsables du ministère des Transports de l’Arménie et du réseau ferroviaire national ont encouragé les hommes d’affaires iraniens à utiliser le territoire arménien pour transporter le fret commercial vers et depuis l’Europe. Lors d’une réunion à Erevan, ils ont présenté les détails financiers et logistiques concernant le corridor de transport proposé qui traverserait également la Géorgie et la mer Noire.

En juin 2016, Rohani a assisté à la signature à Téhéran d’un accord arméno-iranien sur le voyage sans visa entre les citoyens des deux États. Selon Sarkissian, le nombre de touristes iraniens qui se rendront en Arménie a considérablement augmenté depuis.

Il y a également eu des signes d’une coopération militaire croissante entre Erevan et Téhéran. Le ministre arménien de la Défense Vigen Sargsian s’est entretenu avec son homologue iranien Hossein Dehqan lors d’une visite officielle en Iran en janvier. Sargsian a parlé de l’industrie de la défense comme un domaine potentiel de coopération bilatérale.

posté le 2 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



REVUE DE PRESSE - L’HISTOIRE
L’empire oublié de Tigrane

La revue L’Histoire publie dans son numéro de juin un article de six pages, abondamment illustré, consacré au roi Tigrane dit le Grand, sous le règne duquel le royaume d’Arménie connut une formidable expansion, du Caucase à la Méditerranée orientale.

JPEG - 168.7 ko

Pourtant, celui qui est considéré comme un héros national chez les Arméniens, reste assez méconnu. «  En fait, comme les sources romaines tendent à mettre en valeur le personnage de Mithridate VI, Tigrane apparaît comme un personnage secondaire dans l’ombre du roi du Pont », explique Giusto Traina, professeur d’histoire romaine à l’université Paris-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France. En confrontant ces textes avec des découvertes archéologiques, l’historien livre une vision approfondie de ce souverain, allié de Mithridate, dont il épousa la fille.

Après avoir passé quinze ans chez les Parthes comme otage, Tigrane, à la mort de son oncle Artawazd Ier, monta sur le trône en 95 avant J.-C. à l’âge de 45 ans. Une série de campagnes militaires lui permit de conquérir une bonne partie de l’Anatolie Orientale et de ce qui restait de l’empire des Séleucides. « Son chef d’œuvre politique fut l’annexion de la Syrie, où il installa un gouverneur arménien et prit possession de la grande métropole d’Antioche. L’Arménie royaume jusqu’à présent enraciné dans les montagnes de la Transcaucasie, obtenait ainsi une ouverture sur la Méditerranée », écrit Giusto Traina. Tigrane étendit son aire d’influence en Haute Mésopotamie et fit construire sa capitale Tigranocerte. Mais à la suite des guerres mithridatiques, et de son refus de livrer son beau-père aux Romains, Lucullus attaqua l’Arménie. Tigrane dut ainsi renoncer à La Syrie et à presque toutes ses conquêtes et se soumettre à Rome. « La capitulation de Tigrane s’avéra une démarche heureuse pour l’Arménie qui put ainsi conserver son indépendance », affirme Giusto Traina. Contrairement à la fin tragique de Mithridate, Tigrane mourut de maladie à l’âge respectable de 85 ans. Sauf quelques intervalles, le royaume demeura indépendant jusqu’en 428 ap. J.-C.

posté le 20 juin 2017 par Claire/armenews


ARTE
Touchant documentaire sur la maladie d’Alzheimer

Sous l’oeil de Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian (voir son interview vidéo ici : www.armenews.com/article.php3 ?id_article=136746), Blanche, une dame de 92 ans souffrant de la maladie d’Alzheimer, tombe amoureuse de son professeur de danse. Un moment de grâce, pour un documentaire primé dans plusieurs festivals.

C’est de la magie“, résume Blanche à propos du travail du chorégraphe Thierry Thieû Niang. Chaque jour, pendant une semaine, il a animé un atelier de danse auprès des patients du service de gériatrie de l’hôpital Charles-Foix, AP-HP à Ivry, redonnant vie à leurs frêles silhouettes.

JPEG - 54.6 ko

Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian, primés au FFIP en octobre dernier.

Filmés par Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian, sous le regard bienveillant des infirmières, Adélaïde, Pierrot, Gisèle, Blanche et d’autres se sont transformés. La maladie s’est éloignée peu à peu, et Blanche est tombée amoureuse. Elle a souri et repris confiance, capable à nouveau de marcher sans sa canne. Un véritable coup de foudre qui n’a pas échappé aux autres patientes, un brin jalouses de cette passion naissante. Face à Thierry, Blanche est redevenue la jeune fille qu’elle a été. Elle a ouvert son cœur et même dit “je t’aime“ au danseur, troublé par sa déclaration.

Plein de pudeur et d’émotions, ce portrait de groupe montre sans détour, à travers la danse, des corps fatigués, des regards figés : des images parfois douloureuses, adoucies par la rencontre “miraculeuse“ du chorégraphe et des patients qu’il accompagne, palpable bouffée d’air frais dans le huis clos médicalisé des malades et des soignants.

En contrechamp intime à ces séances collectives, Valeria Bruni Tedeschi et Yann Coridian recueillent la parole de Blanche et d’autres vieilles dames seules, car pour la plupart jamais mariées et sans enfant. Tour à tour, elles dévoilent une part de leur histoire. Au rythme des Moulins de mon cœur de Michel Legrand ou encore de La vie en rose d’Édith Piaf, les souvenirs s’égrènent, teintés de regrets, d’amertume et d’espoir.

Diffusé mercredi 7 juin sur Arte
A revoir pendant un mois sur Arte.fr : http://www.arte.tv/fr/videos/069055-000-A/une-jeune-fille-de-90-ans

posté le 8 juin 2017 par Claire/armenews


MUNICIPALES D’EREVAN
Un journaliste arménien agressé alors qu’il assistait à un problable achat de vote

Un correspondant du service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) couvrant les élections municipales de dimanche à Erevan a été agressé par des fidèles du gouvernement après avoir assisté à une distribution d’argent devant un bureau de campagne du parti républicain (HHK).

Le journaliste, Sisak Gabrielian, a vu un groupe de citoyens recevoir de l’argent d’une autre personne peu après leur sortie du bureau situé dans le quartier central de Kentron.

“Avez-vous voté pour Taron ?“, leur aurait demandé un homme, en se référant au maire sortant d’Erevan, Taron Markarian, affilié à HHK. “Oui, nous l’avons fait“, a répondu l’un des citoyens.

Gabrielian est ensuite allé au bureau et a essayé d’interviewer les activistes de HHK travaillant là-bas. Clairement surpris, ils ont immédiatement caché leurs papiers qui se trouvaient sur un bureau. L’un d’entre eux a affirmé qu’ils partagaient des recettes de pâtisserie avec des résidents locaux.

Quelques instants plus tard, certains des jeunes hommes ont commencé à injurier verbalement et à bousculer Gabrielian, qui a été forcé d’arrêter de les filmer avec son téléphone portable. L’un d’eux a frappé le journaliste avec son chapeau.

Gabrielian a alors entendu des menaces proférées par un autre homme, qui s’est présenté comme un membre affilié à HHK du conseil municipal sortant d’Erevan. L’homme s’est excusé auprès du journaliste peu de temps après.

Les responsables de la direction du HHK n’ont pas immédiatement commenté l’incident.

Gabrielian a déjà été agressé alors qu’il avait été témoin d’une distribution similaire de liquidités aux électeurs dans un autre bureau de campagne de HHK à Erevan lors des élections législatives du 2 avril. Un homme a ensuite été accusé d’entraver les « activités professionnelles légitimes d’un journaliste ». Les autorités chargées de l’application de la loi ont soutenu, cependant, HHK qui a affirmé que le parti au pouvoir payait les « salaires » de ses activistes locaux plutôt que d’acheter des votes.

L’opposition arménienne et les groupes civiques soutiennent que le parti dirigé par le président Serge Sarkissian dépendait fortement de l’achat de vote pour gagner le scrutin du 2 avril. Les chiens de garde européens ont également cité “des informations crédibles sur l’achat de vote“.

Un porte-parole du HHK a admis le 5 avril que des pot-de-vin ont été remis par certains candidats. Mais il a insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu un « impact substantiel » sur les résultats des élections.

posté le 15 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



MEDIAS
France Inter : Patrick Cohen remplacé par Léa Salamé et Nicolas Demorand

Patrick Cohen a finalement décidé de quitter France Inter, après sept années aux commandes du 7/9. A 54 ans, le journaliste va revenir à Europe 1, où il avait déjà exercé entre 2008 et 2010.

C’est un risque pour France Inter, qui se trouve dans une dynamique très positive et profite notamment de la mécanique parfaitement huilée de sa matinale. Mais la radio publique a d’ores et déjà trouvé la riposte : « Nous allons confier la matinale à un couple, composé de Nicolas Demorand et Léa Salamé », a annoncé Laurence Bloch, directrice de France Inter.

Ce choix est synonyme d’un retour aux sources pour Nicolas Demorand, à la tête de la matinale d’Inter de 2006 à 2010. Il est une nouveauté pour Léa Salamé qui devient, après Patricia Martin, l’une des rares femmes à incarner la matinale d’une grande radio généraliste, même si c’est au sein d’un duo.

Laurence Bloch a songé confier la matinale à Léa Salamé seule, mais « j’ai été doublée par un bébé », souligne-t-elle, en référence à l’enfant mis au monde par la Libano-arménienne en mars. Désireuse de participer à l’aventure, celle-ci n’était pas pour autant prête à tout lui sacrifier.

Déjà présente au sein de la matinale, Léa Salamé verra donc augmenter son temps d’antenne. De son côté, Nicolas Demorand abandonnera la tranche 18h-20h qu’il pilote actuellement.

posté le 10 mai 2017 par Claire/armenews


REVUE DE PRESSE - LES INROCKS
Portrait de Margarita Simonian, la tsarine à la tête de Russia Today

A la tête de la puissante chaîne de télé internationale Russia Today et de ses multiples antennes, Margarita Simonian dispose d’une puissance de feu médiatique incomparable. Avec elle, les intérêts du Kremlin sont entre de bonnes mains.

Dans les vastes locaux aux murs blancs façon hôpital et aux touches de vert façon Matrix, il la suit, l’écoute, la regarde de ses petits yeux de lévrier, légèrement en retrait. Nous sommes en 2015 et, pour les 10 ans de Russia Today (RT), Vladimir Poutine visite le siège moscovite de la chaîne de télé russe, guidé par Margarita Simonian, la rédac chef, alors enceinte de son second enfant.

A la vue de cette vidéo, on pourrait croire qu’ici la boss c’est elle - officiellement, c’est le cas. D’aucuns diraient plutôt qu’elle est la fille spirituelle du président de la Fédération de Russie. Si elle est là, c’est parce que le Kremlin l’a voulue pour diriger cette chaîne placée sous la coupe de l’agence de presse étatique Rossia Segodnia, vue par beaucoup comme un instrument de propagande.

Lire la suite de l’article : http://www.lesinrocks.com/2017/05/02/actualite/medias-actualite/margarita-simonian-la-tsarine-de-linfo-au-service-de-poutine-11939542/

posté le 9 mai 2017 par Claire/armenews


Forum des Lecteurs du Figaro Magazine
« Aux Martyrs de l’Arménie », par Armand Mekhitarian

Dans le Forum des Lecteurs du Figaro Magazine du 28 avril 2017, Armand Mekitarian remercie les auteurs du reportage consacré à l’Arménie dans le numéro du 21 avril précédent.

JPEG - 246.3 ko

Cliquer sur le document pour agrandir

posté le 30 avril 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Médias 


Turquie
Ankara censure Wikipedia

Selon un communiqué de Turkey Blocks, l’“encyclopédie libre“ Wikipedia a été bloquée samedi matin dans toutes les langues aux utilisateurs turcs.

« Une décision administrative provisoire » qui nécessite d’être confirmée dans les prochains jours par une décision de justice“, selon Hürriyet Daily News.

posté le 29 avril 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Derniere minute  Médias  Turquie 


Génocide des Arméniens
Franck-Mourad Papazian sur CNews

Ce matin, Franck-Mourad Papazian, co-président des Organisations arméniennes de France, invité par la rédaction de CNews, a rappelé à l’antenne comment et pourquoi le gouvernement du triumvirat ottoman avait décidé d’exterminer la population arménienne dès le 24 avril 1915. Une extermination qui avait commencé en 1894 sous le règne du sanguinaire Sultan Abdul-Hamid II.

<script async src='//platform.twitter.com/widgets.js' charset='utf-8'>

posté le 23 avril 2017 par Jean Eckian/armenews