Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Rencontres


EREVAN, LE 13 JUIN
Une première rencontre entre le nouveau gouvernement et le groupe de Minsk

Les médiateurs internationaux qui tentent de trouver une solution au conflit du Haut-Karabagh se rendront à Erevan le 13 juin pour leurs premiers entretiens avec le nouveau gouvernement arménien, a annoncé le gouvernement hier.

Le porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères, Tigran Balayan, a déclaré que les diplomates américain, russe et français co-présidant le groupe de Minsk de l’OSCE discuteront des moyens de relancer le processus de paix du Karabagh. Après les réunions avec les dirigeants arméniens, ils “traceront d’autres étapes“, a-t-il expliqué aux journalistes.

Balayan a également déclaré qu’il n’y avait pas encore de négociations prévues en face à face entre le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, ni même entre leur ministre respectifs des Affaires étrangères.

Dans une déclaration commune, les coprésidents du Groupe de Minsk ont ​​rencontré le ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov. Ils ont annoncé avoir discuté avec lui des “modalités pour faire avancer le processus de paix.“ “Le ministre Mammadyarov a exprimé la volonté de l’Azerbaïdjan, qui aimerait que cela se fasse dès que possible “, peut-on lire ce communiqué.

M. Balayan a indiqué que le conflit du Karabagh sera également à l’ordre du jour des pourparlers du ministre des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, qui se tiendront à Moscou plus tard dans la semaine.

M. Mnatsakanian a déclaré à la fin du mois dernier que le nouveau gouvernement arménien s’était engagé à trouver une solution de compromis au conflit du Karabagh et espérait qu’il serait réalisé “très bientôt“.

Un jour après son entrée en fonction le 8 mai, Pachinian a appelé à l’implication directe du Karabagh dans le processus de paix. Le ministère arménien des Affaires étrangères a indiqué par la suite que cela n’était pas une condition préalable au renouvellement des contacts d’Erevan avec Bakou.

Plus tard en mai, Mammadyarov a rejeté les appels de Pachinian et exclu toute discussion entre son gouvernement et « le régime séparatiste du Karabagh ».

posté le 6 juin 2018 par Claire/armenews


TBILISSI
Rencontre entre les Premiers ministres arménien et géorgien

Le Premier ministre géorgien Giorgi Kvirikashvili et son nouvel homologue arménien Nikol Pashinian se sont engagés à donner un nouvel élan aux relations entre leurs nations après s’être rencontrés pour la première fois hier à Tbilissi.

Pashinian s’est rendu en Géorgie pour une visite officielle de deux jours qui a lieu trois semaines après son élection au poste de Premier ministre de l’Arménie.

Kvirikashvili a mentionné les événements qui ont conduit à cette nouvelle élection à Erevan lorsqu’il s’est adressé aux journalistes après les pourparlers. “Le peuple arménien a fait preuve d’unité et d’attachement aux principes de la démocratie. Cela a conduit à un changement de gouvernement pacifique“, a-t-il souligné. “Je saisis cette occasion pour vous souhaiter du succès.“

“Je crois qu’ensemble nous pouvons donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales avec le pays et les peuples avec lesquels nous sommes liés par une amitié séculaire“, a ajouté Kvirikashvili.

“Notre délégation est arrivée à Tbilissi pour affirmer notre volonté de discuter de toutes les questions dans un climat de fraternité et d’amitié, a déclaré pour sa part Pachinian. Nous sommes convaincus que cette atmosphère et cette ambiance pourraient conduire à des développements très sérieux dans nos relations, et je suis très heureux de conclure que le gouvernement et le Premier ministre de la Géorgie sont également déterminés à développer davantage nos relations“.

Il a parlé de nouvelles opportunités de “donner un grand élan et une grande énergie“ aux relations bilatérales et de “les approfondir dans toutes les directions“.

Pashinian a révélé qu’il a également discuté avec Kvirikashvili de sécurité régionale. “Nous devons également faire des efforts conjoints dans ce domaine, car la stabilité dans la région est importante pour nous tous et constitue également une condition préalable importante pour d’autres développements“, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse conjointe.

Dans une déclaration sur les pourparlers, le gouvernement arménien a déclaré que les deux Premiers ministres ont discuté en détail d’“un large éventail“ de questions économiques qui ont dominé le dernier voyage de Kvirikashvili à Erevan début mars. “Les interlocuteurs ont noté avec satisfaction le niveau de coopération géorgio-arménienne dans le domaine de l’énergie et ont attaché de l’importance aux perspectives de développement dans le domaine des transports et de la communication“, a indiqué le communiqué.

À la fin de la semaine dernière, le gouvernement de Pachinian a félicité la Géorgie et la Russie pour s’être rapprochées de l’ouverture de nouveaux corridors de transport russo-géorgiens qui faciliteraient les expéditions de marchandises à destination et en provenance de l’Arménie. Les négociateurs russes et géorgiens ont fait état de nouveaux progrès dans la mise en œuvre d’un accord de 2011 à cet effet après une nouvelle série de pourparlers à Prague le 24 mai.

Pachinian doit visiter demain la région de Javakheti en Géorgie, principalement peuplée d’Arméniens.

posté le 31 mai 2018 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
A Erevan, le chef de la diplomatie française exalte l’amitié entre la France et l’Arménie

Jean-Yves Le Drian et Zohrab Mnatsakanian.

En visite à Erevan, où il concluait le 28 mai une tournée dans le Sud Caucase, le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est félicité d’être le premier responsable étranger à visiter l’Arménie depuis qu’elle s’est dotée d’un nouveau gouvernement, à la faveur d’une « Révolution de velours » menée par Nikol Pachinian, premier ministre depuis le 8 mai.

Une manière de réaffirmer les liens privilégiés unissant la France à l’Arménie, à l’occasion d’une visite coincidant avec les cérémonies marquant le centième anniversaire de la création de la 1ere République arménienne, dans le cadre d’une tournée régionale qui l’avait conduit le 26 mai et le 27 mai respectivement en Géorgie puis en Azerbaïdjan, les deux Républiques voisines du Sud Caucase qui marquaient elles aussi le 100e anniversaire de leur création.

Appelant au renforcement des liens d’amitié déjà forts unissant l’Arménie à la France, J-Y. Le Drian n’a donc pas caché que sa visite prenait d’autant plus de sens, alors que « l’Arménie est à un tournant de son histoire”, comme le déclarera son homologue arménien nouvellement nommé Zohrab Mnatsakanian, à l’issue de leur rencontre.

“Nous saluons le sens des responsabilités exprimé par les forces politiques et le peuple d’Arménie [durant cette longue crise politique] qui ont permis l’élection d’un nouveau premier ministre [le 8 mai]”.

“Je suis très fier d’être le premier responsable étranger de haut rang à visiter la nouvelle Arménie et à rencontrer ses nouveaux dirigeants”, a déclaré le chef de la diplomatie française lors d’une conférence de presse conjointe avec Z. Mnatsakanian en ajoutant : “ La France continuera à se tenir aux côtés de l’Arménie et à l’aider à construire un Etat démocratique”.

J.Y Le Drian, qui rencontrait Nikol Pachinian un peu plus tard le même jour, a aussi réaffirmé le soutien de la France aux efforts de l’Arménie en vue de resserrer ses liens avec l’Union européenne. Il a souligné à cet égard la portée de l’accord accord signé par le précédent gouvernement avec l’UE en novembre 2017.

De son côté, Z. Mnatsakanian a souligné le caractère “privilégié” des relations franco-arméniennes. Il a précisé qu’il avait eu une “discussion productive ” avec Le Drian sur les relations bilatérales et la sécurité régionale. Cette relation privilégiée devrait s’exprimer avec force à l’occasion du 17e sommet de la Francophonie, que Erevan doit accueillir en octobre.

Les préparatifs de ce sommet étaient aussi à l’ordre du jour de la visite de J.Y. Le Drian à Erevan. Le ministre français a rappelé à cette occasion que le président français Emmanuel Macron avait prévu de se rendre en Arménie en octobre à l’occasion de ce sommet.

La France coprésidant le Groupe de Minsk de l’OSCE avec la Russie et les Etats-Unis, les deux ministres ont aussi inscrit le conflit du Haut-Karabagh à l’ordre du jour de leurs discussions. A cet égard, J.-Y. Le Drian a appelé à redoubler d’efforts en vue d’une solution négociée au conflit, en rappelant que “tant le statu quo que l’usage de la force sont inacceptables”.

“Nous réaffirmons l’engagement de l’Arménie à parvenir à une solution strictement pacifique du problème du Karabagh”, a déclaré de son côté Z. Mnatsakanian en ajoutant : “Mon collègue et moi-même avons convenu qu’un climat de paix était d’une importance majeure pour le succès » du processus de négociations. Le nouveau gouvernement arménien avait annoncé peu avant son intention de relancer le processus de paix au prix de certains compromis, non précisés, tout en réclamant le retour du Haut Karabagh à la table des négociations, ce qui a laissé l’Azerbaïdjan pour le moins sceptique, Bakou ne reconnaissant par le Karabagh comme partie du conflit.

posté le 29 mai 2018 par Gari/armenews


DIPLOMATIE
Nikol Pashinian se dit satisfait de ses entretiens « productifs » avec Poutine

Le Premier ministre arménien Nikol Pashinian a qualifié hier de “très productive“ sa première rencontre avec le président russe Vladimir Poutine qui s’est tenue lundi à Sotchi.

“Nous avons discuté d’un très large éventail de questions et ce fut une réunion très productive“, a-t-il commenté auprès de nos confrères de RFE / RL (Azatutyun.am).

Pashinian a confirmé que le conflit du Nagorno-Karabakh était également à l’ordre du jour des pourparlers avec Poutine. “C’était une discussion assez générale. Nous ne sommes pas entrer vraiment dans les détails “, a-t-il dit.

Dans son discours d’investiture, le Premier ministre arménien, entré en fonction le 8 mai, a réaffirmé son engagement à maintenir des “relations stratégiques alliées“ avec la Russie. “Je peux vous assurer qu’il existe un consensus sur cette question en Arménie, et personne n’a jamais douté et, je pense, ne doutera jamais de l’importance stratégique des relations russo-arméniennes“, a-t-il confié.

Pour sa part, Poutine a déclaré à Pashinian qu’il considérait l’Arménie comme “notre partenaire et allié le plus proche dans la région“ et espérait que les relations entre la Russie et l’Arménie “se développeront aussi régulièrement que cela a été le cas jusqu’à présent“.

Ni le Kremlin ni le gouvernement arménien n’ont publié de déclaration sur les résultats de la rencontre entre Poutine et Pashinian, qui a eu lieu en présence d’autres hauts responsables arméniens et russes.

Les deux dirigeants se sont rencontrés dans la ville russe de Sotchi quelques heures avant le sommet des cinq anciennes républiques soviétiques composant l’Union économique eurasienne (UEE).

Comme les autres dirigeants de l’alliance Yelk, Pashinian a critiqué l’année dernière l’adhésion de l’Arménie à cette union, ainsi qu’à un autre bloc dirigé par la Russie, l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC). Cependant, il a précisé qu’il ne se retirera pas de l’UEE et de l’OTSC après les manifestations de rue massives qu’il a organisées et qui ont conduit à la démission du leader de longue date du pays, Serge Sarkissian, le 23 avril.

“C’était très intéressant“, a expliqué Pashinian à propos de ses impressions sur le sommet de l’UEE à Sotchi.

posté le 16 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Karen Karapetian appelle à la tenue de discussions multipartites

Le Premier ministre par intérim, Karen Karapetian, a appelé les principaux groupes politiques arméniens à entamer des négociations urgentes pour mettre fin à la tourmente politique qui a paralysé certaines régions du pays mercredi.

“Je lance un appel à toutes les forces politiques pour qu’elles fassent preuve de [bonne] volonté, de détermination et de souplesse, et s’assoient à une table [de négociation], peut-on lire dans un communiqué de Karen Karapetian. Nous réalisons tous que nous avons besoin de solutions rapides, civilisées et réalisables pour surmonter la crise politique, aussi difficile soit-elle.“

“Un Premier ministre ne peut être élu qu’au Parlement par des moyens constitutionnels. Il n’existe aucune autre solution, ni en théorie ni en pratique“, a-t-il ajouté, faisant clairement allusion au leader de l’opposition, Nikol Pachinian.

Pachinian a exhorté ses partisans à reprendre les manifestations à l’échelle nationale mardi soir après que le Parlement arménien a refusé de le désigner Premier ministre. Des dizaines de partisans ont bloqué les rues et les routes à travers le pays dès le lendemain matin.

Karapetian n’a pas dit si le Parti républicain (HHK) au pouvoir, dont fait partie le premier vice-président, est prêt à faire des concessions majeures à Pachinian.

Parlant peu après le vote du Parlement mardi, Pachinian a qualifié le HHK de “cadavre politique“ et a ajouté qu’il ne négocierait que sur ses “funérailles“. Il a de nouveau exigé un “transfert de pouvoir“ complet à son mouvement d’opposition.

Le Premier ministre par intérim et le chef de la protestation devaient se rencontrer deux fois la semaine dernière. Les discussions n’ont pas eu lieu à cause du rejet de Karapetian des conditions préalables fixées par Pachinian.

Le Parlement doit se réunir à nouveau et essayer d’élire un Premier ministre le 8 mai. Un autre échec à choisir un remplaçant pour Serge Sarkissian conduirait à sa dissolution et à la tenue de nouvelles élections parlementaires.

On ne sait pas encore si le HHK s’abstiendra de présenter son propre candidat au poste de Premier ministre, préparant ainsi le terrain pour des élections rapides.

Dans le même temps, le président Armen Sarkissian a “profondément regretté“ la persistance de la crise et a exhorté les factions arméniennes à “poursuivre les consultations“ dans les jours à venir. Armen Sarkissian avait déjà essayé de faciliter de telles discussions la semaine dernière.

posté le 3 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
La rencontre entre K. Karapetian et N. Pashinian, prévue aujourd’hui, a été annulée

Les négociations prévues visant à mettre un terme à la crise politique qui perdure en Arménie ont été annulées mardi soir après que le Premier ministre par intérim, Karen Karapetian, a rejeté les conditions préalables fixées par le leader de l’opposition, Nikol Pashinian.

Les deux hommes devaient se rencontrer mercredi matin pour discuter des moyens de désamorcer les tensions après la démission du Premier ministre Serge Sarkissian.

Karapetian a annoncé que la réunion a été annulée parce que “Nikol Pashinian a présenté unilatéralement de nouvelles demandes concernant le format, l’ordre du jour et la couverture médiatique de la réunion.“

“Ce dernier a proposé une liste de participants de notre côté et a déclaré qu’il ne négocierait que sur ce qu’il avait prévu... Ayant une certaine expérience de la négociation, je n’ai jamais entendu parler de négociations dans de telles conditions“, a t-il déclaré dans un communiqué.

Karapetian a ajouté qu’il avait donc demandé au président Armen Sarkissian d’engager des négociations alternatives avec un large éventail de forces politiques, y compris celles qui n’étaient pas représentées au Parlement. Ils exploreraient différentes options, y compris la conduite d’élections anticipées, a t-il souligné.

Pashinian a confirmé l’annulation dans une vidéo Facebook adressés à ses sympathisants. Il a expliqué avoir spécifiquement demandé que les pourparlers impliquent non seulement Karapetian mais aussi le président du parlement Ara Babloyan et le chef parlementaire du parti républicain au pouvoir (HHK), Vahram Baghdasarian.

Il a également affirmé que les pourparlers cruciaux devaient se concentrer uniquement sur ses demandes pour la nomination d’un Premier ministre intérimaire choisi par son mouvement et la tenue d’élections anticipées. En outre, a-t-il précisé, les pourparlers doivent avoir lieu en présence de journalistes.

Pashinian a averti qu’il reprendrait ses actions de « désobéissance civile » si Karapetian et le HHK n’acceptaient pas ces conditions. Il a suggéré que le parti au pouvoir est désireux de conserver le pouvoir après la démission de Sarkissian.

En attendant, a-t-il prévenu, ses partisans devraient se rassembler sur la place de la République d’Erevan mercredi matin pour “discuter de la situation et décider de nos prochaines actions“.

Les récriminations sont intervenues quelques heures après que les États-Unis et l’Union européenne ont renouvelé leurs appels en faveur d’un dialogue politique en Arménie.

“Il est impératif que la situation actuelle soit résolue rapidement et pacifiquement“, peut-on lire dans une déclaration conjointe de la délégation de l’UE et des ambassades des Etats membres de l’UE à Erevan. “Un dialogue national impliquant toutes les parties prenantes politiques reste crucial.“

posté le 25 avril 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Le Premier ministre géorgien en visite en Arménie

Le Premier ministre géorgien Giorgi Kvirikashvili a rencontré les dirigeants arméniens vendredi lors d’une visite officielle à Erevan qui portait sur les questions économiques, y compris l’énergie et les transports.

“Nous avons discuté à la fois de nos relations bilatérales et des questions régionales“, a déclaré le Premier ministre arménien, Karen Karapetian, après des entretiens avec Kvirikashvili.

“Nous avons parlé de domaines possibles de notre coopération“, a précisé Karapetian lors d’une conférence de presse conjointe. “Cela inclut la zone économique libre de Meghri [à la frontière arméno-iranienne.] Nous avons parlé en détail et nous sommes d’accord sur la façon dont nous allons progresser dans les secteurs de l’énergie et des transports.“

“Nous pouvons conclure que nous sommes sortis de la négociation d’assez bonne humeur“, a-t-il ajouté.

Kvirikashvili a également mentionné les deux domaines de la coopération économique arméno-géorgienne mais, comme Karapetian, n’a donné aucun détail. “Nous devrions utiliser notre potentiel économique et je pense que notre réunion d’aujourd’hui contribuera à cela“, a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture.

Le Premier ministre géorgien a rencontré le président Serge Sarkisian plus tard dans la journée.

Une déclaration du gouvernement arménien sur les pourparlers de Karapetian avec Kvirikashvili indique que les deux hommes ont souligné l’importance de “développer la coopération énergétique dans les formats bilatéraux et multilatéraux.“ L’Arménie construit actuellement de nouvelles lignes de transport d’électricité reliant la Géorgie et l’Iran. Ils doivent être terminés l’année prochaine.

Kvirikashvili a probablement aussi discuté à Erevan de l’ouverture éventuelle de nouveaux corridors de transport entre la Géorgie et la Russie qui faciliteraient les expéditions de marchandises à destination et en provenance de l’Arménie. La majeure partie du commerce russo-arménien se fait actuellement par le seul passage frontalier russo-géorgien à Upper Lars. La circulation le long de cette route montagneuse est fréquemment bloquée par les blizzards pendant les mois d’hiver.

Les deux autres routes reliant la Géorgie et la Russie traversent les régions sécessionnistes géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Ils étaient fermés avant même la guerre russo-géorgienne de 2008. En 2011, Moscou et Tbilissi ont accepté d’engager une société suisse chargée d’établir des points de contrôle douaniers spéciaux, à installer sur les limites administratives de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie.

Malgré leurs désaccords politiques persistants, les deux parties semblent avoir progressé lentement mais régulièrement vers la mise en œuvre de cet accord. Le gouvernement géorgien a signé un contrat avec une société suisse le 19 décembre. Un haut diplomate russe a déclaré en janvier que Moscou suivrait probablement “dans les mois à venir“.

Les dirigeants arméniens ont exprimé à plusieurs reprises l’espoir que l’accord russo-géorgien de 2011 sera mis en œuvre.

posté le 5 mars 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Bakou et Erevan se préparent pour de nouveaux pourparlers

Un haut responsable d’Erevan a déclaré vendredi que les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan envisageaient de tenir de nouveaux pourparlers sur le conflit du Haut-Karabagh afin de renforcer les accords conclus par leur président le mois dernier.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont promis d’intensifier le processus de paix et de renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit lors de leur rencontre à Genève le 16 octobre. Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé la tenue de “séances de travail de suivi“ avec le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov.

Mammadyarov a déclaré en début de semaine dernière qu’il pourrait rencontrer Nalbandian à Moscou le 16 novembre. Le ministre azerbaïdjanais devrait rencontrer les médiateurs ce jour-là. Nalbandian accompagnera Sarkissian lors d’un voyage dans la capitale russe.

Le vice-ministre des Affaires étrangères arménien, Shavarsh Kocharian, a confirmé qu’une réunion des deux ministres des Affaires étrangères était “prévue“. “Elle sera annoncée dès qu’il y aura un accord sur sa tenue, a t-il précisé aux journalistes.

Interrogé sur la date et le lieu des pourparlers, Kotcharian a rétorqué : “Je ne peux pas le dire tant qu’il n’y aura pas d’accord concret.“

Rencontrant de jeunes membres et partisans de son parti républicain (HHK) la semaine dernière, M. Sarkissian a déclaré qu’une résolution pacifique du conflit du Karabagh ne pouvait être que “douloureuse“ pour les deux parties en conflit.

Commentant cette remarque, Kotcharian a souligné que le président arménien faisait référence à un règlement du Karabagh fondé sur des concessions mutuelles. “Si l’Azerbaïdjan revient à la raison et s’il existe vraiment une solution de compromis, il est normal que cela soit douloureux pour les deux parties“, a-t-il déclaré. “Il n’y a aucun signe de cela aujourd’hui, cependant.“

S’exprimant juste après le sommet de Genève, Sarkissian a de nouveau exclu tout accord de paix qui conduirait au contrôle azerbaïdjanais sur le Karabagh. Cette affirmation a irrité les autorités azerbaïdjanaises. Ils ont accusé le président arménien d’avoir violé les accords conclus avec Aliev.

Sarkissian a ignoré cela. “Je n’ai même pas dit un mot de notre conversation [avec Aliev] à qui que ce soit“, a-t-il commenté le 26 octobre.

posté le 6 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Le Premier ministre Karen Karapetian en visite en Iran

Le Premier ministre Karen Karapetian a rencontré hier le président iranien Hassan Rohani à l’issue d’une visite officielle à Téhéran, centrée sur les efforts en cours pour développer les relations commerciales entre les deux pays.

Il aurait discuté avec Rohani et d’autres dirigeants iraniens de la mise en œuvre de projets énergétiques conjoints et des moyens pour éliminer les obstacles au commerce bilatéral.

“L’Arménie attache une grande importance à ses relations chaleureuses et amicales avec l’Iran, qui ont de solides liens historiques et sont fondées sur des intérêts mutuels“, a commenté M. Karapetian.

Le président iranien a réaffirmé son engagement à resserrer ses liens avec l’Arménie. “L’expansion des relations avec l’Arménie, un pays ami et voisin, a été importante pour l’Iran“, a-t-il commenté, selon l’agence de presse IRNA. Il a précisé qu’il fallait faire plus pour exploiter le potentiel économique des relations bilatérales.

Rohani a donné les mêmes assurances au président Serge Sarkissian lors de leur rencontre à Téhéran le lendemain de son prise de fonction pour un second mandat début août.

“Nous n’avons aucune limite à la coopération avec l’Arménie dans les domaines politique, économique et culturel“, a assuré le premier vice-président de l’Iran, Eshaq Jahagiri, à l’issue d’un entretien avec Karapetian lundi.

“Nous avons tous les deux affirmé que nous étions prêts à renforcer le volume des relations arméno-iraniennes et sommes déterminés à lever tous les obstacles“, a dit Karapetian pour sa part.

Un communiqué du gouvernement arménien indique que les deux hommes ont examiné la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité qui devrait augmenter de manière significative les exportations d’électricité arménienne vers l’Iran. Les livraisons de gaz naturel iranien à l’Arménie vont également monter en flèche. Karapetian a aussi discuté de ce projet lors d’une réunion séparée avec le ministre du Pétrole, Bijan Zanganeh, et le ministre de l’Energie, Sattar Mahmoudi.

Trois autres ministres iraniens ont eu des réunions séparées avec leur homologue arménien accompagnant Karapetian.

A l’ordre du jour des pourparlers de Karapetian figurait également la création prochaine d’une “zone économique libre“ près de Meghri, une ville arménienne à la frontière iranienne. Karapetian a exhorté les entreprises iraniennes à s’installer là-bas et à obtenir un accès libre de droits aux marchés en Russie et aux autres membres de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie. Selon lui, ils pourraient également profiter du régime commercial préférentiel de l’Arménie avec l’Union européenne.

L’Iran négocie avec l’UEE sur un accord de libre-échange fortement soutenu par l’Arménie. Karapetian aurait déclaré à Jahangiri qu’Erevan était “prêt à fournir le soutien nécessaire“ pour une conclusion rapide de ces pourparlers.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien atteint un montant relativement modeste de 173,5 millions de dollars au cours des huit premiers mois de cette année. L’Iran représente moins de 5% du commerce extérieur global de l’Arménie.

posté le 11 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200