Nouvelles d'Arménie
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Rencontres


RELIGION
Le génocide arménien une nouvelle fois cité dans un discours papal

Le pape François a de nouveau utilisé le mot génocide pour qualifier les massacres de 1915 en Turquie Ottomane, dans une déclaration commune avec le Patriarche suprême de l’Église apostolique arménienne, prononcé dimanche.

François et Catholicos Karekine II l’ont signé à la fin des trois jours de visite pontificale en Arménie. Le document cite une autre déclaration commune qui a été adoptée par Karekine et le regretté pape Jean-Paul II en 2001.

François avait rappelé et approuvé cette déclaration au cours d’une messe au Vatican en 2015, dédiée au centenaire du génocide arménien. La Turquie avait réagi avec colère à cette annonce.

François et Karekine ont déclaré : « Nous sommes reconnaissants d’avoir reçu la grâce d’être réunis, à une liturgie solennelle à la Basilique Saint Pierre à Rome le 12 avril 2015, où nous avons [...] commémorés les victimes, que la Déclaration Commune de Sa Sainteté Jean-Paul II et Sa Sainteté Karekine a décrit comme “l’extermination d’un million et demi d’arméniens chrétiens, lors de ce qui est généralement désigné comme le premier génocide du vingtième siècle.“ »

François a également qualifié de génocide le massacre d’un million et demi d’arméniens, à l’époque de la Première Guerre Mondiale, lorsqu’il s’est adressé aux leaders arméniens et aux diplomates étrangers, à Erevan au début de sa visite, vendredi. C’était « la première d’une longue série de catastrophes déplorables au siècle dernier » a-t-il déclaré.

Le Vice Premier Ministre turque a dénoncé les commentaires « fortement regrettables » du pontife, tard samedi, ajoutant qu’ils portaient la marque d’une « mentalité de croisades ».

Le porte-parole du Vatican, le révérend Federico Lombardi, a rejeté la critique dimanche. « Le pape ne part pas en croisade [...] Il n’a utilisé aucun mot contre le peuple turc » souligne le révérend.

posté le 27 juin 2016 par Claire/armenews


RELIGION
Le pape attire une foule importante à Erevan

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées sur la place centrale d’Erevan samedi, pour accueillir la visite du pape François lors d’un service de prière commune, qu’il a tenu sur place avec Catholicos Karékine II, le Patriarche suprême de l’Église apostolique arménienne.

Beaucoup d’entre eux agitaient des drapeaux d’Arménie et du Vatican, alors que les deux chefs spirituels ont traversé la foule à pied, pour rejoindre un autel imposant où ils ont prié pour la paix, puis prononcé des discours.

François a félicité les liens croissants entre l’Église catholique romaine et l’Église apostolique arménienne, exprimant son espoir qu’ils - ainsi que d’autres Églises chrétiennes - parviennent un jour à s’unir.

« Dirigeons nous vers une communion complète » a-t-il déclaré à l’auditoire depuis le podium érigé Place de la République, à l’endroit exact où se tenait auparavant une statue de Vladimir Lénine, le fondateur de l’Union Soviétique.

Le pontife a de nouveau déclaré que « l’immense et insensé massacre » d’arméniens dans l’Empire Ottoman - qui a, à plusieurs reprises, été qualifié de génocide dans ses interventions précédentes - ne doit pas être oublié. Mais il a exhorté les arméniens à également regarder vers le futur et à rechercher une réconciliation avec la Turquie.

« Même la plus grande peine, transformée par le pouvoir salvateur de la croix, dont les arméniens sont les témoins et messagers, peut devenir la graine d’une paix future » a-t-il affirmé. « La mémoire, insufflée d’amour, est capable de définir de nouveaux chemins inattendus, où les dessins de haine deviennent des projets de réconciliation, où l’espoir d’un futur meilleur pour tous nait ».

« Nous profiterions tous d’efforts visant à jeter les bases d’un futur qui résiste au pouvoir illusoire de la vengeance, un futur d’efforts constants pour créer les conditions de la paix : un emploi digne pour chacun, des soins pour les plus précaires, et la bataille sans fin pour éliminer la corruption » a-t-il ajouté, suscitant de longs applaudissements de la foule.

Le discours papal contenait de nombreuses citations d’oeuvres de deux théologiens médiévaux arméniens. François a accordé le titre de « Docteur de l’Église Universelle » à l’un d’entre eux, Grégoire de Narek, lors d’une messe dédiée au centenaire du génocide arménien, en 2015 au Vatican.

Karékine, quant à lui, a fustigé la Turquie et l’Azerbaïdjan avec des commentaires reflétant les positions du gouvernement arménien. Il a en particulier dénoncé le déni persistant d’Ankara concernant le génocide arménien et son « blocus illégal » de l’Arménie.

Karékine a également accusé l’Azerbaïdjan de l’escalade du conflit du Haut-Karabagh en avril dernier, qui menaçait de dégénérer en une guerre totale entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

François et Karékine ont terminé le service en arrosant une vigne plantée dans une représentation en bois de l’Arche de Noé, qui selon la Bible aurait accosté au Mont Ararat, situé dans la Turquie moderne, à seulement quelques kilomètres de la frontière arménienne. Le mont enneigé surplombe Erevan et d’autres régions d’Arménie. Il est considéré par beaucoup d’arméniens comme un fort symbole national.

François a reçu l’arche en bois en cadeau de la part d’un groupe d’adolescents arméniens, habillés de tenues traditionnelles.

posté le 27 juin 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



RELIGION
Fin de la visite du pape en Arménie

Le pape François a salué la « proximité croissante » entre l’Église apostolique arménienne et le Vatican, et a appelé à une éventuelle union des deux confessions chrétiennes dimanche, à la fin d’une visite de trois jours en Arménie.

Dans une déclaration commune, François et le Patriarche Karékine II se sont engagés à promouvoir l’unité chrétienne dans le monde entier en approfondissant les relations entre leurs deux Églises historiques.

Ils ont également exprimés leurs inquiétudes à l’égard de la « sécularisation » des sociétés contemporaines, ont réaffirmé leur opposition au mariage gay, ont condamné la persécution des chrétiens au Moyen-Orient et ont exhorté les puissances mondiales à mettre un terme aux conflits sanglants à l’intérieur, ainsi qu’à l’extérieur de la région.

« À cet égard, nous exprimons également l’espoir d’une résolution pacifique des conflits autour du Haut-Karabagh », ont-ils annoncé dans la déclaration signée au siège de Karékine à Etchmiadzin, une petite ville près d’Erevan.

Après la cérémonie de signature, François et Karékine se sont dirigés vers le monastère historique de Khor Virap où ils ont prié ensemble et lâché deux colombes, symboles de paix vers le Mont Ararat, situé à seulement quelques kilomètres, en Turquie.

Khor Virap a été construit sur le site d’un donjon où fut retenu prisonnier Grégoire l’Illuminateur, le premier catholicos arménien, avant qu’il ne parvienne à convaincre le roi Tiridate III d’adopter le christianisme comme religion officielle.

François a rendu hommage à l’héritage chrétien de l’Arménie à plusieurs reprises lors de sa visite, qui marque une nouvelle étape dans le rapprochement de l’Église catholique romaine et l’Église arménienne. Les deux Églises ont essentiellement mis fin à leurs différences théologiques de longue date, dans une déclaration commune en 1996. En 2001, Jean-Paul II fut le premier pape à visiter l’Arménie.

Les gouvernements arméniens successifs ont également recherché des liens plus étroits avec le Vatican. Le président Serge Sarkissian s’est rendu à l’inauguration papale de François, en 2013 et est retourné au Vatican en 2014 et 2015.

Sarkissian, dont le beau-fils influent est l’ambassadeur arménien au Saint-Siège, a assisté à la plupart des rendez-vous de François en Arménie, y compris au service oecuménique qui s’est tenu à la plus grande place d’Erevan samedi.

François et Karékine ont félicité « la proximité continue et croissante dans la foi et l’amour » entre leurs Églises. « Aujourd’hui nous sommes convaincus de l’importance cruciale de poursuivre cette relation, de s’engager dans une collaboration plus profonde et plus décisive, non seulement dans les domaines de la théologie, mais aussi dans la prière et la coopération active au niveau des communautés locales, avec comme objectif le partage de communion et d’expressions concrètes d’unité », ont-ils annoncé dans leur déclaration.

François a défendu la cause d’une réunion complète lorsqu’il s’est rendu à une messe apostolique arménienne en plein air, tenue par Karékine II à Etchmiadzin, dimanche matin. Il a demandé « une unité qui ne soit pas soumission de l’une à l’autre, ou assimilation, mais plutôt à l’acceptation de tous les dons que Dieu à offert à chacune ».

« Notre peuple et nous prierons toujours pour vous, mon frère bien-aimé, et pour vos efforts pour le bien-être et la paix de l’humanité » a déclaré Karékine pour sa part.

Cette déclaration commune des deux hommes renforce l’importance d’une union chrétienne globale dans un contexte de l’« immense tragédie » subie par les anciennes communautés chrétiennes du Moyen Orient. « Les martyrs appartiennent à toutes les Églises et leur souffrance est un “oecuménisme de sang“ qui transcende les divisions historiques entre chrétiens, nous appelant tous à promouvoir l’unité visible des disciples du Christ », peut-on lire dans la déclaration.

Dans une référence claire à l’extrémisme islamique, le document condamne une « représentation fondamentaliste de la religion et des valeurs religieuses ».

François et Karékine ont également déploré le déclin du rôle de la religion dans de nombreuses nations chrétiennes. « La laïcisation de larges pans de la société, son aliénation du spirituel et du divin conduit inévitablement à une vision désacralisée et matérialiste de l’homme et de la famille humaine », ont-ils annoncé. « A cet égard, nous sommes préoccupés par la crise de la famille dans de nombreux pays ».

La déclaration souligne que les deux Églises considèrent que le mariage ne peut être qu’un acte « d’amour fidèle entre un homme et une femme ».

Le sermon de Karékine, prononcé à la messe d’Etchmiadzin comportait une vigoureuse défense de cela, ainsi que d’autres valeurs religieuses. Il est allé jusqu’à affirmer que les tentatives de « construction d’un monde sans Dieu » sont à l’origine des problèmes politiques, socio-économiques et même environnementaux auxquels est confrontée l’humanité.

posté le 27 juin 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Sommet arméno-azéri : une rencontre « très utile » selon Edouard Nalbandian

Le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a décrit comme “très utile“ la dernière réunion entre les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan. Pour lui, elle pourrait aider à sortir de l’impasse dans le processus de paix du Haut-Karabagh.

“Avec une certaine prudence, je peux dire que cette réunion a eu lieu dans une atmosphère constructive“, a déclaré Nalbandian aux journalistes arméniens peu après le sommet organisé lundi par le président russe Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg.

“Les présidents ont convenu que s’ils arrivaient à s’entendre sur certains points, il sera possible de faire avancer le processus de négociation pour une résolution du conflit“, a-t-il commenté, sans entrer dans les détails.

Nalbandian a seulement ajouté que les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev, ainsi que leur ministre des Affaires étrangères, continueront de se rencontrer sur une base régulière dans les mois à venir.

Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Elmar Mammadyarov, a décrit de manière similaire les pourparlers, en les qualifiant de “constructifs“ et “positifs“.

Dans une déclaration conjointe avec Vladimir Poutine, Iham Aliev et Serge Sarkissian sont restés vagues, expliquant seulement qu’ils sont parvenus à un “accord sur un certain nombre de questions, ce qui contribuerait à créer des conditions de progrès dans le règlement du Haut-Karabagh.“ Ils ont également convenu que plusieurs observateurs de l’OSCE seront déployés dans la zone de conflit dans le but de prévenir des violations du cessez-le-feu.

L’expansion de la mission d’observation de l’OSCE au Karabagh est l’une des mesures de renforcement de la confiance préconisées par la Russie, les Etats-Unis et la France. Les trois puissances médiatrices veulent aussi que les deux parties en conflit permettent à l’OSCE d’effectuer des enquêtes indépendantes sur les violations de la trêve.

Aliev et Sarkissian s’étaient engagés à accepter ces garanties lors de leur précédente réunion, qui s’est tenue à Vienne le 16 mai. Ils ont réaffirmé ces engagements dans la déclaration de lundi.

“Malheureusement, il faut dire que, jusqu’à présent, l’Azerbaïdjan n’a pas démontré une approche constructive par rapport cette question“, s’est plaint Nalbandian. Il a affirmé qu’Aliev était revenu sur ses positions dans le passé, alors que des accords similaires visant à renforcer le régime de cessez-le-feu sur la « ligne de contact » au Karabagh avaient été trouvés.

Aussi récemment qu’en mars dernier, Aliev avait fustigé les médiateurs car ils insistaient sur la nécessité de mesures de protection contre les incidents armés, en affirmant que cela “gèlerait le conflit“, et bénéficierait donc à la partie arménienne.

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 22 juin 2016 par Claire/armenews


L’AMOUR ARMENO-RUSSE N’A PAS D’ÂGE
Le célèbre acteur arméno-russe Armen Djigarkhanian s’est remarié à 80 ans avec Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskaya, 36 ans...

A 80 ans, le célèbre acteur Arménien du cinéma russe et arménien, Armen Djigarkhanian s’est remarié pour la 3e fois ! Armen Djigarkhanian s’est marié avec Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskaya, 36 ans...Le mariage civil s’est déroulé dans le secteur de Gagarine à Moscou en présence d’une poignée d’amis proches. Ils se sont mariés un samedi afin de ne pas porter préjudice aux activités du théâtre moscovite de Djigarkhanian dirigé par...Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskaya.

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L’acteur arméno-russe Armen Djigarkhanian (80 ans) s’est marié avec Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskaya (36 ans)

Le couple Armen Djigarkhanian- Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskayase fréquentait depuis 15 ans déjà. En septembre dernier Armen Djigarkhanian divorçait de sa deuxième femme, Dayana Vlassova. Il avait alors révélé ses relations avec Vitalina Tsymbalyuk-Romanovskaya. A 4 fois vingt ans, Armen Djigarkhanian a ainsi officialisé ses relations avec l’élue de son cœur. Ah, l’Amour !

Krikor Amirzayan

posté le 26 février 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
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Cérémonie
Le Grand Rabbin Haïm Korsia en mémoire au Groupe Manouchian : Nous ne nous tairons pas
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Lundi 22 février, lors du 72ème anniversaire de l’exécution du Groupe Manouchian, en la Synagogue de Neuilly-sur-Seine, organisé par l’Aumônerie Israélite des Armées (AIA) et l’Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants Arméniens (ANACRA), honorés de la présence du Grand Rabbin de France Haïm Korsia, fidèle ami de la communauté arménienne, une cérémonie Judéo-Arménienne, en mémoire des 23 martyrs de l’Affiche rouge, exécutés le 21 février 1944 au Mont Valérien, a rassemblé en une même ardeur Juifs, Arméniens et Assyro-Chaldéens, venus se souvenir et honorer les combattants de la Liberté du Groupe Manouchian.

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Après les paroles d’accueil du Rabbin de Neuilly, Michaël Azoulay, le président de l’ANACRA, Antoine Bagdikian, a relaté l’historique du génocide des Arméniens et de la Shoah ; précisant que les Jeunes Turcs, avec la complicité de l’Allemagne, ont inventé la déportation, les convois par train, les camps de concentration et les meurtres collectifs qui ont fait plus de 2 millions de morts entre 1894 et 1923 en comptant les Assyro-Chaldéens. A une différence près, en regard de la tragédie qui a fait 6 millions de victimes juives, les turcs auraient épargné les enfants arméniens survivants de moins de 5 ans pour les intégrer de force à l’islam. Aujourd’hui l’histoire se répète au Moyen-Orient 100 ans après en lieu et place contre les chrétiens, yézidis et kurdes.

Missak Manouchian (1) qui a été arrêté le 16 novembre 1944 à Evry Petit Bourg en même temps que Joseph Epstein (2) à la suite d’une trahison, est exécuté après une parodie de procès avec ses 21 autres compagnons. Olga Bancic, est quant à elle guillotinée à Stuttgart le 10 mai 1944. Des héros de 6 nationalités différentes.

L’écuménique et fraternelle cérémonie s’est poursuivie dans le recueillement avec des prières arméniennes et juives. Der Voghormia pour la communauté arménienne interprété par le ténor Meguerditch Meguerditchian et dit par le Primat émérite du diocèse arménien de France de l’Église apostolique Norvan Zakarian, suivi du Kadish et la prière EL Rahamim par l’Aumônier de l’AIA, Moïse Taieb. Ont ensuite été énumérés les noms des 23 victimes du Groupe Manouchian par Garbis Nigoghossian, assisté des représentants des ambassades d’Israël et d’Arménie. Puis fut faite lecture du poème d’Aragon L’Affiche rouge par l’Aumônier Jaqueline Nataf.

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Avant la Prière pour la République française, le Rabbin Joël Jonas, Aumônier en chef des Armées du culte Israélite, a rappelé le sacrifice de Manouchian et de ceux que rien n’obligeaient à se porter volontaires dans la lutte contre les crimes du nazisme, ceux-là même qui, luttant pour une société fraternelle et amicale, ont payé de leur vie le prix de la liberté.

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Dans son discours, le Grand Rabbin de France Haïm Korsia a d’abord indiqué qu’auparavant juifs et arméniens commémoraient séparément la mémoire du Groupe Manouchian. Les juifs, mettant plus particulièrement l’accent sur Marcel Rajman. Le Grand Rabbin de France, alors aumônier général israélite des armées et Antoine Bagdikian décidèrent dès lors qu’en leur mémoire ces cérémonies devraient être commémorées ensemble. Ce qui fut fait à partir de 2011.

Pour Haïm Korsia, il ne s’agit pas d’accaparer les mémoires, comme « On ne peut pas vivre ensemble en France en opposant les mémoires des uns des autres. C’est impossible ! », a-t-il martelé, ajoutant qu’il faut les « conjuguer car elles s’arriment à l’Histoire de la France. Nous sommes là pour accomplir une promesse à un homme et un groupe humain qui nous l’ont confiée », a-t-il dit. Puis il poursuivra en exprimant une autre promesse : « Être ensemble aujourd’hui c’est être capable de dire jamais nous ne nous tairons lorsque le mal s’accomplira car le silence est toujours complice ou trompeur. Et être ensemble dans la prière, c’est une façon de dire que nous ne nous tairons pas ! »

Parmi les autres personnalités présentes (JPEG)  : Claude Hampel (1), président de la commission du souvenir au Crif, Bruno Yakan (2), président de l’Association des Assyro-Chaldéens en France, Daniel Auguste (3), adjoint au maire de Villiers-le-Bel et vice-président du Comité de soutien aux Chrétiens d’Irak, Philippe Haroutiounian, conseiller municipal de Gonesse et les officiers de l’Aumônerie du culte israélite des Armées.

Cette cérémonie alterne en lieu chaque année, passant d’une synagogue à une église apostolique.

Jean Eckian + photos

Première rencontre en 2011 à la Synagogue des Armées Chasseloup-Laubat

- 1- Responsable militaire des FTP-MOI
- 2 - Responsable des FTP de la région parisienne

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Le Rabbin Michaël Azoulay de la Synagogue de Neuilly s/S

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Le président de l’ANACRA Antoine Bagdikian

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Sergey Azaryan (ambassade d’Arménie), Mgr Norvan Zakarian et le ténor Meguerditch Mergueditchian

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Garbis Nigoghossian (ANACRA)

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L’Aumônier Moïse Taïeb

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Les porte-drapeaux Juifs et Arméniens

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Prière pour la République française

posté le 24 février 2016 par Jean Eckian/armenews


PARIS
Conférence d’Anahide Ter Minassian

L’historienne Anahide Ter Minassian présentera la conférence “la librairie Samuelian, son histoire, son importance dans la culture arménienne à Paris“, lors d’une soirée animée par Gérard Malkassian.

L’exposition de photographies d’Armand Franjulien est toujours visible jusqu’au 14 juin. Elle a été réalisée en soutien avec la fondation Calouste Gulbenkian.

Conférence le mercredi 10 juin à 20h30
Maison des étudiants arméniens
57 boulevard Jourdan, 75014 Paris

posté le 3 juin 2015 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Paris  Rencontres 


Toulouse
Pinar Selek : « Témoigner est une responsabilité »

La sociologue féministe et antimilitariste turque Pinar Selek était à la libraire Ombres Blanches de Toulouse mercredi 20 mai pour présenter son dernier ouvrage, Parce qu’ils sont Arméniens, paru aux éditions Liana Levi. La discussion a été suivie d’un buffet organisé par l’Amicale des Arméniens de Toulouse dans le cadre des manifestations culturelles du centenaire du génocide.

Parce qu’ils sont Arméniens

Parce qu’ils sont Arméniens est un recueil de témoignages des Arméniens que Pinar Selek a rencontrés et côtoyés, sous forme de courts chapitres. Elle y retrace la manière dont la question arménienne s’est imposée à elle et pourquoi elle a ressenti le besoin et la nécessité d’en parler. « J’avais besoin de me situer dans mes recherches. Je me suis dit : il faut que je me dévoile », explique la sociologue. Elle partage donc ici sa prise de conscience du génocide des Arméniens, et tente ainsi de déconstruire son propre regard, façonné par la société. « Il est important de questionner constamment son regard », témoigne-t-elle.

La sociologue stambouliote travaille sur les différents rapports de domination en jeu dans la société turque contemporaine et sur l’expérience des opprimés. Après un mémoire de DEA en 1997 sur la communauté LGBT de la rue Ulker d’Istanbul, elle étudie la diaspora politique kurde puis les transformations de l’espace militant en Turquie. Emprisonnée en 1998 et torturée, elle sera libérée en 2000. En exil en France depuis 2010, elle poursuit ses recherches à Lyon sur la justice internationale dans le cas du génocide des Arméniens et les enjeux politiques et économiques derrière les violences collectives.

Formation d’une conscience de la question arménienne

« J’ai commencé à comprendre très tard ce qu’était être Arménien en Turquie », écrit-elle. C’est cette prise de conscience que Pinar Selek retrace dans son ouvrage. Elle est pourtant issue d’un milieu de gauche. Son père, communiste, a été emprisonné en Turquie entre 1980 et 1985. Elle est restée pourtant longtemps hermétique à la question arménienne. « Le refus de la stigmatisation raciale et l’internationalisme peuvent rendre hermétique à la hiérarchisation ethnique dans le pays où l’on vit », explique-t-elle.

C’est cette hermétisme que Pinar Selek entend désormais combattre. Car témoigner pour elle est bien une responsabilité, une responsabilité collective. L’invisibilité des minorités et des discriminations qu’elles subissent sont également de manière moins directe le ressort de tout un chacun, de celui qui se tait ou ignore. Pour Pinar, le combat contre le négationnisme, « on ne peut pas le laisser sur les épaules des Arméniens ».

Un appel pour la justice

Que devient-on lorsqu’on oublie ? Là est la question qu’elle pose. Il faut avoir le courage de la vérité. Car ce qui intéresse dans le discours de Pinar Selek est bien cette acuité sur les conditions de vie des Arméniens demeurés dans la Turquie contemporaine.

Pinar Selek lance un appel, celui de lutter ensemble pour la justice. Elle pose la question de l’identité, au-delà des différentes ethnies composant une nation. « La nation turque s’est construite sur l’extermination des non-musulmans », raconte-t-elle. L’identité turque s’est alors nourrie d’un récit imaginaire. Pinar Selek témoigne des enseignements reçus à l’école, décrivant les Arméniens comme ennemis intérieurs.

Cependant, l’espace militant en Turquie se transforme et cela témoigne selon Pinar Selek d’une mutation de la société turque face à une crise identitaire. A sa suite, de plus en plus de voix s’élèvent contre le mutisme de la société et le négationnisme de l’État, un gage d’espoir.

posté le 29 mai 2015 par Claire/armenews

Texte : Sarah Baqué / Photo : Karen Harutyunyan



PARIS
Entretien avec Taner Akçam

A l’occasion de la sortie de son livre Jugement à Istanbul, publié à l’origine en anglais et traduit pour la première fois en français, Taner Akçam sera présent à l’Ugab jeudi 28 mai à 20h.

Taner Akçam, sociologue et professeur au Centre pour l’étude de l’Holocauste et des génocides à l’Université du Minnesota (USA), est l’auteur de nombreux ouvrages sur le génocide des Arméniens. Il est l’un des premiers intellectuels turcs à reconnaître le génocide de 1915 et à en parler publiquement.

La rencontre, organisée par l’AFAJA, NAZARPEK et UGAB Jeunes Paris, se déroulera en plusieurs parties :

- Un entretien avec la traduction assurée par un interprète

- Une séance de questions/réponses à la fin de l’entretien

- la vente du livre en Français sur place

- Des autographes avant et après la conférence

- Un cocktail afin d’échanger sur le contenu clôturera la rencontre.

Jeudi 28 mai à 20h
Centre Alex Manoogian de l’Ugab
118 rue de Courcelles 75017 Paris

posté le 27 mai 2015 par Claire/armenews