Nouvelles d'Arménie
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Corruption


ARMENIE
Affaire de la pression sur les employés de SAS : personne ne sera mis en examen

Les autorités arméniennes chargées de l’application de la loi ne poursuivront aucune personne en relation avec l’enregistrement audio secret, dans lequel on entend que les employés d’un homme d’affaires pro-gouvernemental ont été forcés de l’aider à être réélus au Parlement, sous peine de perdre leur emploi.

L’enregistrement a été publié sur Hayastan24.com à la suite des élections législatives du 2 avril. On y entend la voix d’un homme menaçant de licencier les employés de la chaîne de supermarchés SAS, appartenant à Artak Sargsian à Erevan, qui n’ont pas réussi à garantir par écrit que leurs proches voteront pour leur patron. L’homme promet également des bonus somptueux à ceux qui « apporteront des votes » au candidat du Parti républicain (HHK).

Le site Web assure qu’une réunion du personnel de SAS a eu lieu à la veille des élections gagnées par le HHK. Sargsian, qui a remporté 12 000 voix et a été réélu à l’Assemblée nationale, a refusé de commenter l’enregistrement audio.

Des membres de l’opposition et d’autres personnes critiques vis-à-vis du gouvernement ont saisi cette révélation comme une preuve supplémentaire que les employés des secteurs public et privé à travers le pays ont été illégalement pressurisés pour voter pour le HHK. Dans une déclaration du 3 avril, les observateurs des élections européennes ont également signalé “la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées“.

En réponse, le Service spécial d’enquête de l’Arménie (SIS) a déclaré le 19 avril qu’il avait ouvert une affaire pénale en vertu d’un article du Code criminel portant sur la coercition des électeurs au moyen de menaces, d’intimidation ou de pots-de-vin.

Une porte-parole de l’agence d’application de la loi, Marina Ohanjanian, a déclaré vendredi que l’affaire a été close faute de preuves.

Selon Hetq.am, l’homme qui a menacé de licencier des employés de SAS est le frère aîné de Sargsian, Aram. Un journaliste de Hetq, Edik Baghdasarian, a expliqué que les enquêteurs du SIS ne lui ont jamais demandé de s’expliquer sur comment son média a identifié l’homme.

Pour sa part, Yeva Adamian, journaliste de Hayastan24.com, a déclaré qu’elle avait reçu récemment une lettre du SIS demandant plus d’informations sur l’enregistrement. Adamian a affirmé que, bien qu’elle n’ait pas refusé de coopérer avec les enquêteurs, ils n’ont pas fait d’autres demandes.

“C’est une dissimulation pure et simple“, a t-elle accusé. “Je suis sûr qu’elle a été ordonnée par l’administration présidentielle. Serge Sarkissian a décidé qu’il n’y avait pas besoin de faire du bruit et que l’un de ses protégés devait être député parlementaire“.

On ne sait pas si le député affilié à HHK et son frère ont été interrogés par le SIS.

Varuzhan Hoktanian, coordinateur du programme de la branche arménienne de Transparency International, n’a pas été surpris par la décision du SIS de ne poursuivre personne. “Si la victoire d’une force particulière doit être assurée à tout prix et que la force est le parti au pouvoir, ces méthodes ne sont pas punissables pour les autorités“, a-t-il développé. “Elles auraient été punissables si elles avaient été utilisées par l’opposition“.

posté le 11 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



CORRUPTION
D’après Aliev, le lobby arménien serait à l’origine du scandale du « Laundromat »

L’Azerbaïdjan a accusé hier le philanthrope américain George Soros et le « lobby arménien » mondial après la parution d’une enquête révélant que des personnalités azerbaïdjanaises ont utilisé un fonds de 2,8 milliards de dollars pour acheter des politiciens européens, et blanchir de l’argent.

Le rapport, publié mercredi par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), révèle que des milliers de dollars ont été acheminés via quatre entreprises en Grande-Bretagne entre 2012 et 2014 pour acheter la mansuétude d’élus envers le régime d’Ilham Aliev.

Fruit d’une collaboration entre l’OCCRP et plusieurs médias en Europe, en Russie et aux États-Unis, le rapport est accablant.

Cependant, Aliev a rejeté les allégations de corruption via une déclaration de son bureau de presse. “Ni le président, ni les membres de sa famille n’ont de relation avec les accusations contenues dans le rapport de l’OCCRP“, peut-on lire dans un communiqué.

Il prétend que l’enquête sur la corruption est le travail de Soros et de ses « sbires ». « Les actes de George Soros doivent faire l’objet d’une enquête », a-t-il osé assurer. “Le lobby arménien travaillant en concert avec lui mene une campagne contre le président de l’Azerbaïdjan et les membres de sa famille“.

Le bureau d’Aliev a souligné l’origine apparemment arménienne de l’un des trois auteurs d’un vaste article sur l’enquête de l’OCCRP publiée par le quotidien britannique “The Guardian“. “Le fait qu’un des auteurs de l’article du journal ’The Guardian’ est une Arménienne, Dina Nagapetyant, prouve une fois de plus que ces accusations flagrantes sont les dernières actions suprêmes orchestrées par les Arméniens du monde entier“.

Aliev accuse depuis des années l’Arménie et sa diaspora mondiale d’être à l’origine des critiques occidentales sur le piètre bilan des droits de l’homme de son régime. En 2012, il a décrit « le lobby arménien » comme l’ennemi numéro un de son pays. Le gouvernement azerbaïdjanais a renforcé sa répression contre la dissidence, emprisonnant des dizaines de membres de l’opposition, des militants civiques et des journalistes. Ce fut notamment le cas pour Khadija Ismayilova, une journaliste d’investigation pour le service azerbaïdjanais de RFE / RL.

Selon le rapport de l’OCCRP qui s’intitule « The Azerbaijani Laundromat » (“La lessiveuse azerbaïdjanaise“), une partie de l’argent a servi à acheter au moins trois politiciens européens, un journaliste et des hommes d’affaires dans un effort de lobbying visant à détourner toutes les critiques portées contre l’Azerbaïdjana. “Cette opération intensive de lobbying a eu tellement de succès que les membres du Conseil de l’Europe ont voté contre un rapport critique contre l’Azerbaïdjan en 2013“, écrit “The Guardian“.

Les enregistrements bancaires ont été divulgués au journal danois “Berlingske“, qui a déclenché l’enquête de l’OCCRP. Elle montre des paiements multiples à plusieurs anciens membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), explique The Guardian.

Le Conseil de l’Europe, le principal organisme de surveillance des droits de l’Europe, enquête sur une corruption présumée au cours du vote, selon la BBC.

Aliev a pris le pouvoir en 2003 suite à la mort de son père, Heydar Aliev, ancien dirigeant du KGB qui gouvernait l’Azerbaïdjan d’une poignée de fer depuis 1993.

posté le 6 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Un maire affilié à Yelk accuse son prédécesseur républicain de corruption

Le maire d’un village arménien, affilié à l’alliance Yelk de l’opposition, a accusé hier la famille de son prédécesseur pro-gouvernemental de privatisation illégale des terres appartenant à la communauté locale.

Garik Sargsian, maire de Nor Kyank, un village de la province du sud Ararat, a déclaré qu’il intentait un procès dans le but de rétablir la propriété publique des deux parcelles. Il a expliqué qu’ils avaient été vendus à la femme et à la fille de l’ancien maire du village, Mayis Abrahamian, pour un montant dérisoire.

Les accords de privatisation ont été approuvés par les conseils municipaux avant que Sargsian ne prenne la place d’Abrahamian suite aux élections municipales qui se sont tenues en septembre dernier. Ces décisions ont été signées par la plupart des membres du conseil.

Le maire de 30 ans, rare membre de l’opposition qui dirige une communauté locale en Arménie, et son avocat, Rustam Badasian, ont déclaré qu’ils soupçonnaient que certaines de ces signatures étaient truquées.

“Par un procès, nous exigeons l’annulation de ces transactions par lesquelles les terres communales ont été vendues“, a expliqué Badasian lors d’une conférence de presse à Erevan. Il a précisé qu’ils avaient également demandé à la police arménienne de lancer une enquête criminelle sur une éventuelle falsification des signatures.

“Nous avons des soupçons raisonnables sur le fait que ce soit des faux parce que les signatures posées par plusieurs conseillers actuels ne correspondent pas à ce qu’ils pensaient de l’idée avant novembre 2016“, a révélé l’avocat. Un membre du conseil aurait déjà admis ne pas avoir signé les accords de privatisation.

Abrahamian, membre du parti républicain, a fortement nié les allégations de corruption, assurant que son successeur est simplement désireux de le discréditer. Il a insisté sur le fait que les acquisitions de terres étaient légales et qu’aucune signature n’avait été falsifiée.

“Pourquoi n’y a-t-il que le nom de ma femme qui est cité ?“, ​​s’est étonné l’ancien chef du village, qui occupe maintenant un poste de haut niveau dans l’administration provinciale. “D’autres personnes ont également acheté des terres du village. Pourquoi ne parle-t-on pas d’eux ?“

posté le 24 août 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
De nouvelles charges pour corruption pèsent sur un juge arménien

Hier, un organisme arménien d’application de la loi a alourdi les charges de corruption qui pèsent sur un juge arrêté il y a deux mois.

Des procureurs ont déclaré début juin qu’Aghvan Petrosian, président d’un tribunal de la province de Gegharkunik en Arménie, avait payé 23 000 $ pour donner seulement une peine d’emprisonnement avec sursis à un jeune homme poursuivi pour une agression violente survenue en 2014. Cette sentence indulgente a été par la suite cassée par la cour d’appel d’Erevan et l’affaire a été renvoyée au tribunal de Gegharkunik.

Petrosian, 45 ans, et un autre juge, Vanik Vartanian, ont également été accusés en juin d’avoir accepté 2 500 $ en échange d’un “verdict illégal“ dans un conflit de propriété impliquant des habitants de Gegharkunik. La décision a été rendue par Vartanian. Les deux juges ont été placés en détention.

Le Service spécial d’enquête (SIS), qui dirige l’affaire de corruption, prétend maintenant que Petrosian a également reçu un autre pots-de-vin d’une valeur de 30 000 $.

L’avocat de Petrosian, Armen Melkonian, a expliqué que son client nie les accusations de corruption et refuse de coopérer avec les enquêteurs du SIS. Il a lui même refusé d’en dire davantage.

Vartanian, l’autre juge arrêté, a également nié toute faute. “Nous croyons que l’affaire pénale a été ouverte sans motif juridique“, a assuré son avocat, Ruben Hakobian.

Maître Hakobian a affirmé que la principale preuve dans cette affaire de corruption était l’audio d’une conversation enregistrée en secret, lors d’un entretien qui a eu lieu dans le bureau de Petrosian. Il a insisté sur le fait que l’enregistrement ne prouve pas la corruption.

Au moins deux autres juges arméniens ont été poursuivis récemment sur des accusations similaires. L’un d’eux, Ishkhan Barseghian, aurait été pris en flagrant délit en octobre alors qu’il était payé 1 000 $ par un citoyen. Barseghian, juge dans un tribunal de district d’Erevan pendant 20 ans, a plaidé non coupable lorsque de son procès en avril.

Un autre juge a été accusé d’avoir reçu un pot-de-vin de 600 $ en mai. Il a travaillé dans la cour de compétence générale des provinces Ararat et Vayots Dzor.

La corruption dans le système judiciaire de l’Arménie, qui a connu des changements structurels fréquents au cours des deux dernières décennies, est largement considérée comme endémique. L’ancien médiateur des droits de l’homme du pays, Karen Andreasian, a souligné le problème dans un rapport de 2013, accusant les juges d’accepter régulièrement des pots-de-vin.

posté le 16 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Augmentation des recettes fiscales au premier semestre 2017

Le gouvernement arménien a enregistré une augmentation de plus de 7% de ses recettes fiscales au premier semestre de cette année, ce qui pourrait faciliter les dépenses supplémentaires consacrées aux projets qu’il a promis.

Le Comité du Revenu de l’État (SRC) a recueilli près de 550 milliards de drams (1,15 milliard de dollars) grâce à diverses taxes au cours de cette période, en hausse de 37,6 milliards de drams par rapport à l’année précédente.

Les données fiscales publiées par le SRC montrent que trois grandes sociétés minières arméniennes, ainsi qu’un des hommes les plus riches du pays liés au gouvernement, ont généré la majeure partie de ce gain.

Les entreprises contrôlées par le magnat Samvel Aleksanian ont presque doublé leurs paiements d’impôts entre janvier et juin. La plupart d’entre elles sont dans le secteur des importations lucratives de sucre, d’autres produits alimentaires de base et de certains médicaments. Aleksanian jouit depuis longtemps d’un monopole de facto sur ces importations.

Les critiques lui ont longtemps reproché d’utiliser les liens avec des membres du gouvernement pour écarter la concurrence et échapper aux impôts. Ce que le magnat a toujours nié.

Les chiffres de la SRC montrent une augmentation encore plus marquée des impôts perçus auprès de trois entreprises minières fabriquant principalement du cuivre, du molybdène et de l’or.

Vahagn Khachatrian, économiste et membre principal du Congrès national d’opposition, a suggéré que cette disparité résulte de paiements d’impôts que ces entreprises et d’autres entreprises arméniennes ont été forcé par la SRC de payer en avance. Il a critiqué cette pratique, expliquant qu’elle étouffait l’activité économique dans le pays.

“C’est un instrument clé utilisé par les autorités fiscales“, a déclaré Khachatrian. Il a ajouté que l’augmentation des revenus fiscaux au premier semestre n’indique pas une amélioration de l’administration fiscale.

Le chef actuel de la SRC, Vartan Harutiunian, est proche du Premier ministre Karen Karapetian. Harutiunian s’est engagé à plusieurs reprises à réprimer l’évasion fiscale généralisée et la corruption depuis qu’il a été nommé pour gérer l’agence de recouvrement des impôts à l’automne dernier.

Les recettes fiscales du gouvernement ont progressé de plus de 10 % au premier trimestre de 2017. Cela a amené Karapetian à affirmer en avril que la SRC peut recueillir environ 50 milliards de drams (105 millions de dollars) de plus que prévu au cours de l’année. Le gouvernement prévoit donc une augmentation correspondante de ses dépenses de capitalisation en 2017, a-t-il précisé.

Les dépenses supplémentaires prévues équivalent à environ 4 % des dépenses globales prévues par le budget de l’Arménie. Le gouvernement a décidé de réduire les dépenses publiques cette année pour freiner un déficit budgétaire croissant. Son budget de 2017 prévoit également des recettes fiscales plus élevées.

posté le 14 août 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Selon le ministère des Finances, le gouvernement a réduit le risque de corruption

Le gouvernement a fortement réduit les risques de corruption dans l’administration des marchés publics, a assuré vendredi un haut responsable du ministère des Finances.

« Nous avons promulgué le genre de loi qu’il fallait pour empêcher ou du moins minimiser ces pratiques », a affirmé Sergey Shahnazarian, chef d’une division ministérielle qui supervise les marchés publics par divers organismes gouvernementaux.

“À cette fin, un nouveau système a été conçu et présenté“, a t-il ajouté lors d’une conférence de presse. “À mon avis, cela complique sérieusement, voire empêche, les actes de corruption“.

Shahnazarian a cité une loi rédigée par le gouvernement qui est entrée en vigueur en avril. Elle est destiné à rendre le processus de marchés publics beaucoup plus transparent et à prévenir les conflits d’intérêts entre les fonctionnaires qui s’en occupent. Si ces fonctionnaires ont des prochs parmi des entreprises privées offrant des contrats gouvernementaux, ils doivent le reconnaître formellement.

“Nous publions également des données sur les propriétaires réels des entrepreneurs gouvernementaux“, a précisé Shahnazarian. “L’information est publique. Vous pouvez voir qui détient plus de 10 % des entreprises. “

Le premier ministre Karen Karapetian a mis en doute publiquement l’intégrité du processus quelques jours seulement après son entrée en fonction en septembre. Il a spécifiquement dénoncé le « vol primitif » des fonds budgétaires réservés aux frais de déplacement des fonctionnaires.

Varuzhan Hoktanian, directeur du programme au Centre Anti-Corruption (CAC), l’affilié arménien de Transparency International, a reconnu que la nouvelle loi prévoit une plus grande transparence dans l’administration des marchés publics. Mais il a convenu que cela seul ne résoudrait pas le problème.

“Lorsqu’il n’y a pas de volonté d’accélérer les processus, y compris dans le domaine des marchés publics, le vol primitif sera juste remplacé par un vol plus sophistiqué“, a critiqué Hoktanian.

La CAC a accusé à maintes reprises ces dernières années diverses agences gouvernementales achetant de nombreux biens et services à des prix disproportionnés élevés par une poignée d’entreprises appartenant généralement à des individus liés au gouvernement. Selon lui, le gouvernement a accordé 70% de ses marchés publics sans aucun appel d’offre concurrentiel en 2015.

posté le 12 juin 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
La FRA n’est pas opposée aux réformes anti-corruption

La FRA (Dashnaktsutyun) a insisté vendredi sur le fait qu’un député parlementaire représentant le parti pro-gouvernemental a été mal compris par les médias lorsqu’il s’est opposé à l’introduction d’un cadre juridique pour dénoncer les corruptions en Arménie.

Le député, Andranik Karapetian, a déclaré que les Arméniens ne doivent pas être encouragés à signaler la corruption de leurs supérieurs ou leurs collègues aux autorités chargées de l’application de la loi lors des débats parlementaires sur des projets de loi anti-corruption rédigés par le gouvernement.

“L’institution des dénonciateurs ne nous convient pas, à nous, les Arméniens“, a assuré Karapetian. Il a ajouté que la pratique serait contraire à l’Arménie et répandrait la méfiance entre les collègues du pays.

Ses remarques ont suscité des critiques de la part des médias ainsi que des utilisateurs des réseaux sociaux. Les commentateurs se sont également demandé s’ils reflètaient la position de Dashnaktsutyun.

Armen Rustamian, leader parlementaire du parti, a affirmé que Karapetian avait simplement mis en garde contre le rétablissement de la pratique de la fausse dénonciation par les citoyens qui était particulièrement répandue sous Josef Staline.

Il a soutenu que la faction parlementaire de la FRA a voté pour d’autres mesures anticorruptions adoptées par l’Assemblée nationale la semaine dernière.

Le nouveau mécanisme appelé officiellement un « système de dénonciation » permettra aux citoyens de signaler les cas de corruption qui leur sont connus. Ils pourront déposer des rapports anonymes sur un site Web spécial.

Dashnaktsutyun détient 7 sièges au Parlement qui en compte 105 et est représenté au gouvernement par trois ministres.

posté le 12 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Un député de la FRA dénonce une proposition anti-corruption voulue par le gouvernement

Un député parlementaire représentant la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun), le partenaire de la coalition du président Serge Sarkissian, a dénoncé hier une proposition du gouvernement visant à encourager les Arméniens à signaler les cas de corruption qui leur sont connus.

Andranik Karapetian a affirmé que ce type de dénonciation contreviendrait aux valeurs et aux traditions arméniennes. “Les valeurs européennes ne sont pas toujours compatibles avec les valeurs arméniennes“, a-t-il expliqué.

La proposition fait partie d’un ensemble de notes du gouvernement contre la corruption présentées à l’Assemblée nationale récemment élue, qui a commencé à débattre du sujet hier. Ils appellent à la création d’un nouvel organisme chargé de prévenir et d’exposer les pratiques corrompues de divers fonctionnaires de l’État. Le corps examinerait leurs déclarations d’actifs et de revenus dans le but de détecter leur auto-enrichissement illégal éventuel.

Le gouvernement veut également qu’une commission mette en place une plate-forme en ligne pour les rapports de corruption anonymes des citoyens, y compris ceux employés par le gouvernement, l’application de la loi et les organes judiciaires. Les cinq membres de la commission désignés par le Parlement devraient examiner ces allégations.

“L’institutionnalisation des dénonciateurs ne nous convient pas, à nous les Arméniens“, a réagi Andranik Karapetian. “Lorsque j’ai lu ce projet de loi, la première chose qui m’a traversé l’esprit était que c’était une institution de l’utilisation de la denonciarion“.

Le député de 34 ans a affirmé que la pratique contredirait non seulement son idée de « l’Arménie », mais répandrait aussi la méfiance entre les gens dans le pays.

Les propos ont été critiqués par Mane Tandilian, député de l’alliance Yelk de l’opposition.

A noter que Karapetian parle en son nom, et que cela ne reflète pas la position générale du Dashnaktsutyun. Le parti détient 7 sièges dans le Parlement qui en comprend 105 et est représenté au gouvernement par trois ministres.

posté le 8 juin 2017 par Claire/armenews


CORRUPTION
Des juges arméniens auraient accepté des pots-de-vin

Deux autres juges arméniens ainsi qu’un procureur ont été accusés d’avoir accepté des milliers de dollars en pots-de-vin en échange de décisions illégales sur deux affaires judiciaires dans la province de Gegharkunik.

Hier a également émergé le fait que les autorités chargées de l’application de la loi ont arrêté six autres résidents locaux qui se seraient arrangés et auraient payé des sommes au président de la juridiction générale de Gegharkunik, Aghvan Petrosian, à l’un de ses juges, Vanik Vartanian, et au procureur régional, Sevak Shoyan.

Petrosian et Shoyan ont été placés en détention provisoire. Le Conseil de la Justice d’Arménie devait donner le feu vert à l’arrestation de Vartanian plus tard.

Une déclaration du Bureau du Procureur général a prétendu que Petrosian avait été payé 23 000 $ pour remettre une peine de prison avec sursis à un jeune homme poursuivi pour son rôle dans une agression violente qui s’est produite à Vartenis, une petite ville régionale, en 2014.

Selon la déclaration, l’homme a été détenu et a été jugé même si Shoyan, le procureur local, a reçu un pot-de-vin de 4 000 $ des parents du suspect.

La déclaration a ajouté que les deux juges ont également été payé environ 2 500 $ en échange d’un « verdict illégal » dans un litige immobilier impliquant d’autres résidents de Gegharkunik. La décision a été rendue par Vartanian, a-t-il été précisé.

Deux autres juges arméniens sont poursuivis pour des accusations similaires. L’un d’eux, Ishkhan Barseghian, aurait été pris en flagrant délit en octobre alors qu’il était payé 1 000 $ par un citoyen. Le service de sécurité nationale de l’Arménie (SSN) a diffusé une vidéo montrant qu’il recevait la somme à un passage souterrain d’Erevan. Barseghian, qui a travaillé dans un tribunal de district d’Erevan pendant 20 ans, a plaidé non coupable lorsqu’il a été jugé en avril.

Un autre juge a été accusé de recevoir un pots-de-vin de 600 $ le mois dernier. Il travaillait dans la cour inférieure des provinces d’Ararat et Vayots Dzor.

Malgré les changements structurels fréquents au cours des deux dernières décennies, le système judiciaire de l’Arménie est encore considéré par de nombreuses personnes comme étant corrompu et très dépendant du gouvernement. L’ancien médiateur des droits de l’homme de l’Arménie, Karen Andreasian, a souligné le problème dans un rapport de 2013 qui accusait les juges d’accepter régulièrement des pots-de-vin.

Le rapport basé sur des entretiens confidentiels avec des avocats, des juges et des procureurs a attiré l’attention de la Cour de cassation, la plus haute instance de justice pénale du pays. Tant le tribunal que le gouvernement arménien surveillant le pouvoir judiciaire ont nié les allégations.

Yervand Varosian, un avocat de défense bien connu, a insisté hier pour dire que la corruption parmi les juges arméniens reste répandue. “Peu de personnes dans le système judiciaire ne sont pas corrompues, a convenu M. Varosian. Seuls des changements drastiques de personnel dans le système judiciaire pourraient éradiquer cette pratique illégale“.

posté le 7 juin 2017 par Claire/armenews

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