Nouvelles d'Arménie
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Démocratie


EREVAN
Les États-Unis condamnent l’occupation du poste de police par les Sasna Tzrer en 2016

Les États-Unis ont réaffirmé leur ferme condamnation de la prise en 2016 par des hommes armés de l’opposition d’un poste de police à Erevan, tout comme toute autre tentative de renverser par la force le gouvernement arménien.

Un journaliste de Aysor.am a demandé à Richard Mills, ambassadeur des Etats-Unis en Arménie, de commenter les « rumeurs » selon lesquelles l’Occident soutient des groupes armés comme Sasna Tzrer qui ont pris d’assaut le poste de police du district d’Erebuni à Erevan.

“Ces rumeurs ne pourraient pas être plus éloignées de la vérité“, a expliqué M. Mills à la publication en ligne. “Nous ne soutenons pas les groupes qui cherchent à renverser illégalement un gouvernement élu. Et surtout, pour des groupes comme les Sasna Tzrer, qui ont choisi la violence plutôt que le dialogue, notre condamnation est ferme. “

“Nous abhorrons les actions de Sasna Tzrer et d’autres groupes qui utilisent la violence ou qui menacent de faire du mal aux autres pour servir leur propre agenda politique“, a-t-il ajouté. “Les actions des membres de Sasna Tzrer l’année dernière ont conduit à des pertes tragiques et ont terrorisé inutilement la communauté“.

“La violence en tant qu’instrument de changement politique va à l’encontre non seulement des valeurs américaines, mais aussi des valeurs démocratiques mondiales concernant le dialogue pacifique et le respect de la vie humaine. La violence de tous côtés sape les principes démocratiques et ne peut jamais être tolérée. Donc non, nous ne soutenons pas de tels groupes ou activités. “

“Cela dit, tous ceux qui sont accusés méritent un procès équitable“, a précisé le diplomate.

Une trentaine d’hommes armés affiliés au Parlement Fondateur, un mouvement d’opposition radical, a saisi un poste de police d’Erebouni le 17 juillet 2016. Ils ont exigé que le président Serge Sarkissian libère leur leader emprisonné, Zhirayr Sefilian, et démissionne.

Les autorités arméniennes ont rejeté ces requêtes. Les hommes armés ont rendu leurs armes après deux semaines de confrontation avec les forces de sécurité qui ont fait trois morts parmi les policiers. Ils sont actuellement sur les bancs des accusés dans trois procès distincts.

Le Département d’État américain a rapidement condamné l’attaque armée, tout en exhortant les autorités d’Erevan à faire preuve de retenue. L’ambassade des États-Unis en Arménie a réitéré cette condamnation après que trois hommes arméniens ont été pris en otage par les hommes armés quelques jours plus tard. Il a appelé à leur “libération immédiate, sûre et inconditionnelle“.

posté le 29 mars 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DEMOCRATIE
Un lanceur d’alerte arménien interpelle la Cour européenne des droits de l’homme

Un ancien employé du réseau de distribution d’électricité arménien, qui avait été licencié en 2013 après avoir accusé des dirigeants d’entreprise de corruption, a déposé une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

Hrachya Harutiunian, âgé de 65 ans, a utilisé une ligne d’assistance d’entreprise pour alléguer un plan de fraude de grande envergure au sein de l’opérateur ENA (Electricity Networks of Armenia) détenu à l’époque par Inter RAO, un géant russe de l’énergie. Les allégations ont été contenues dans une lettre confidentielle qu’il a envoyée à l’adresse e-mail spéciale de la société.

La direction de l’ENA a réagi en accusant Harutiunian de diffamation et en le licenciant. Elle a même déposé une poursuite en diffamation contre lui.

Un tribunal d’instance arménien a rejeté cette action en justice. Cependant, la Haute Cour d’Appel a reconnu Harutiunian coupable de diffamation, lui a ordonné de s’excuser pour ses allégations et de verser à l’ENA 5 millions de drams (10 400 dollars) de dommages et intérêts.

L’avocat d’Harutiunian, Ara Ghazarian, a condamné vendredi ce dernier verdict comme étant illégal. Ghazarian a soutenu que, selon la loi arménienne, même s’il s’agissait de fausses revendications, comme elles n’ont pas été publiées dans les médias ou de façon publique, elles ne peuvent être considérées comme calomnieuses.

Selon Ghazarian, la CEDH a déjà commencé à examiner l’affaire déposée par Harutiunian. Il a souligné qu’il s’attend à ce que le tribunal basé à Strasbourg statue contre l’ENA.

“Il a dénoncé la corruption“, a justifié l’avocat au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am). “Au lieu de le remercier, ils l’ont puni pour son activisme civique.“

L’ENA a déclenché des manifestations de rue qui ont duré deux semaines à Erevan en juin 2015, alors que l’entreprise tentait d’augmenter considérablement ses prix de l’électricité. Les protestations étaient motivées par une croyance largement répandue selon laquelle les Arméniens sont amenés à payer pour une corruption généralisée au sein de la direction de l’ENA. Tout en défendant la hausse des tarifs, les responsables du gouvernement arménien ont reconnu que les réseaux électriques nationaux avaient été mal gérés par l’opérateur russe.

Inter RAO a vendu sa filiale arménienne au groupe Tashir de Samvel Karapetian, un homme d’affaires russe d’origine arménienne, plus tard en 2015. Le nouveau propriétaire prétend avoir fortement réduit les pertes financières massives d’ENA depuis.

posté le 26 mars 2018 par Claire/armenews


PRESSE
Les médias préoccupés par la transparence du gouvernement

Les associations de médias arméniens ont exprimé leur inquiétude vendredi à propos des projets du gouvernement visant à réduire la transparence des réunions hebdomadaires du cabinet à Erevan après que l’Arménie ne devienne une République parlementaire en avril.

En vertu d’un nouveau projet de loi sur la structure et les pouvoirs du gouvernement arménien approuvé jeudi par les ministres, les journalistes ne pourront plus regarder ces réunions en direct. Le Premier ministre pourrait seulement faire “une partie d’une réunion“ ouverte à la presse, dit-on. Le projet de loi empêche également les membres du gouvernement de publier les détails de toute question discutée par le gouvernement sans la permission du Premier ministre.

Le président du Club de la presse d’Erevan, Boris Navasardian, a qualifié le projet de loi d ’« étape supplémentaire » vers la dissimulation de plus d’informations sur les activités du gouvernement par les médias. « Je n’exclus pas que cela soit lié à la transformation du système gouvernemental car évidemment, lorsque les pouvoirs du Premier ministre augmenteront et égaleront l’autorité du président actuel, des questions plus sérieuses seront discutées et résolues lors des réunions du gouvernement. À cet égard, ils trouvent la présence de journalistes inutile. », a déclaré Navasardian, ajoutant : « Je ne dirais pas que c’est un développement extraordinaire, juste une continuation d’une tendance générale : l’inertie. »

« Pour l’essentiel, peu de choses vont changer », a déclaré pour sa part Satik Seyranian, reponsable du syndicat des journalistes arméniens qui est aussi rédactrice en chef du journal “168 Zham“, a fait valoir que de nombreuses réunions du cabinet vues en direct par les journalistes ont souvent été de simples « formalités » qui ont entériné les décisions gouvernementales prises avant eux. « Je suis plus préoccupée par le fait que les membres du gouvernement ne seront pas autorisés à divulguer des informations sans la permission du Premier ministre », a-t-elle déclaré au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am). « Cela signifie qu’il y aura de la censure au sein du gouvernement et que le travail des journalistes deviendra plus difficile », a-t-elle ajouté.

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, a défendu les restrictions prévues jeudi. Il a déclaré qu’il ne connaissait aucun autre pays où les réunions du cabinet étaient ouvertes aux médias. « Cette ouverture a découragé les ministres arméniens d’exprimer des opinions critiques sur les décisions ou les politiques proposées par leurs collègues », a affirmé le ministre de la Justice.

posté le 5 février 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENEWS WEB TV
Entretien avec Garo Paylan : « La Turquie commet un autre génocide aujourd’hui, contre les Kurdes »

Le député turc dans l’opposition démocratique Garo Paylan était en France en début de semaine, à l’invitation du CCAF. Nominé pour le prix Nobel de la Paix, il assure ne pas avoir peur de dire non dans une Turquie “en souffrance“. D’après lui, il faut un régime démocratique en Turquie, notamment pour espérer une reconnaissance du génocide : “Mais ça ne signifie rien pour moi, et je le dis en tant qu’Arménien. Je suis désolé de ce qui s’est passé mais si un génocide est en train de se passer sous nos yeux, alors il faut tout faire pour l’arrêter“. “Le génocide contre les Kurdes“, telle est sa priorité, comme il l’explique lors de cet entretien, tout en parlant de la mémoire de Hrant Dink, et de la diaspora arménienne en France, entre autres.

posté le 4 février 2018 par Claire/armenews

Texte, photo et vidéo : Claire Barbuti

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ARMENIE
Un organisme anti-corruption sceptique suite aux déclarations de Sarkissian

Le principal organisme de surveillance anti-corruption d’Arménie a réagi hier avec scepticisme suite à l’invective lancée par Serge Sarkissian qui souhaite une lutte plus dure contre la corruption et d’autres pratiques de corruption.

M. Sarkissian a affirmé cela mardi lorsqu’il a rencontré les dirigeants du Service spécial d’investigation (SSI), un organisme d’application de la loi chargé de lutter contre les abus de pouvoir de divers fonctionnaires. “Pour nous, la lutte contre la corruption est une question de sécurité nationale, qui n’a tout simplement pas d’alternative“, a-t-il assuré dans un discours.

“Ce n’est pas la première fois que j’entends cela“, a rétorqué Varuzhan Hoktanian, directeur des programmes du Centre anti-corruption (CAC), affilié à la branche arménienne de Transparency International. “Cela a été dit périodiquement et est répété désormais. Serge Sarkissian a dit plusieurs fois de telles choses depuis sa prise de fonction en 2008.

“Donc, je ne vois aucune politique anti-corruption fondamentalement nouvelle ici“, a regretté Hoktanian.

L’Arménie est classée, avec la Bolivie et le Vietnam, au 113ème rang sur 176 pays évalués par le dernier indice de perception de la corruption de Transparency International publié en janvier.

Le Premier ministre Karen Karapetian s’est engagé à plusieurs reprises à lutter contre la corruption et à renforcer la primauté du droit dans le pays depuis qu’il a été nommé par Sarkissian pour diriger le gouvernement arménien en septembre 2016. Il a discuté périodiquement de son programme de réforme avec des diplomates occidentaux à Erevan. La dernière réunion de Karapetian avec l’ambassadeur des États-Unis, Richard Mills, qui s’est tenue le 20 octobre, se serait concentrée sur les efforts anti-corruption.

Dans un discours de février, Mills a exhorté les autorités à Erevan à envoyer un “message clair venu d’en haut sur le fait que la corruption n’est pas tolérée et que personne n’est au-dessus de la loi“.

posté le 30 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



AUTODETERMINATION
Les Arméniens du Karabagh saluent le vote sur l’indépendance kurde

Hier, le Haut-Karabakh a accueilli favorablement la tenue d’un référendum controversé sur l’indépendance dans la région irakienne du Kurdistan.

En revanche, le gouvernement arménien a réagi avec précaution au vote de lundi condamné par le gouvernement irakien ainsi que par la Turquie et l’Iran. Un porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères a déclaré seulement qu’Erevan « surveillait les développements ».

Les résultats du référendum n’ont pas encore été annoncés. Cependant, la victoire écrasante du “oui“ est largement attendue.

“Nous nous félicitons de la conduite du référendum sur l’indépendance dans le Kurdistan irakien, un acte résultant du droit des peuples à l’autodétermination (...), soutenu par la Charte des Nations Unies et d’autres documents internationaux fondamentaux“, peut-on lire dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Karabagh.

Il ajoute : “Nous espérons que la situation découlant du référendum sera réglée pacifiquement, en fonction du besoin de stabilité et de sécurité de la région“.

La population arménienne du Karabagh a également voté pour la sécession de l’Azerbaïdjan lors d’un référendum tenu en 1991. Le vote, suivi d’une guerre sanglante, n’a été officiellement reconnu par aucun pays. Pourtant, les États-Unis, la Russie et la France semblent avoir reconnu le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh dans leurs propositions de paix faites conjointement au cours de la dernière décennie.

Le référendum au Kurdistan a également été salué hier par Knyaz Hasanov, chef de la petite communauté kurde d’Arménie. Hasanov, qui a été élu au Parlement arménien en avril, a précisé en même temps qu’il n’interviendrait pas auprès des autorités d’Erevan pour qu’elles reconnaissent le résultat du vote.

“Chaque État a ses propres intérêts, et c’est le cas de l’Arménie“, a-t-il commenté. “L’Arménie a un bon rapport avec l’Iran, qui s’oppose à l’indépendance du Kurdistan“.

“Je ne vais pas aborder la question de la reconnaissance du Kurdistan“, a continué Hasanov. “Il appartient aux autorités arméniennes de décider, et non à moi“.

Erevan entretient également des relations cordiales avec le gouvernement central irakien et l’administration régionale kurde dans le nord de l’Irak. Il a formellement décidé en mars d’ouvrir un consulat arménien à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. En février, le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, s’est entretenu avec Massoud Barzani, dirigeant kurde irakien, en marge d’une conférence internationale sur la sécurité en Allemagne.

Le commerce de l’Arménie avec la région kurde et d’autres parties de l’Irak a considérablement augmenté ces dernières années. Les exportations arméniennes vers le Moyen-Orient représentent la majeure partie du commerce bilatéral, qui s’établissait à 138 millions de dollars l’année dernière.

Par ailleurs, le ministre irakien de l’Agriculture, Falah Hassan Zeidan Al-Lahibi, s’est rendu en Arménie cette semaine pour explorer les moyens d’approfondir les liens commerciaux entre les deux pays. Il aurait déclaré hier au Premier ministre Karen Karapetian que Bagdad voudrait augmenter les importations en provenance d’Arménie. Il aurait notamment parlé des produits agricoles et de l’électricité.

posté le 28 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



NEW YORK
Aliev parle de l’Arménie comme d’une « dictature corrompue » devant l’ONU

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de nouveau critiqué vivement la communauté internationale hier car elle n’aide pas selon lui l’Azerbaïdjan à reprendre le contrôle du Haut-Karabagh.

Dans un discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, il a également attaqué l’Arménie, qui est selon lui une “dictature corrompue“ et “fasciste“, et parlant de son homologue arménien Serge Sarkissian comme d’un “criminel de guerre“.

Aliev a répété les allégations régulières de Bakou selon lesquelles l’Arménie ignore les résolutions liées au Karabagh adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU en 1993-1994 et essaie de maintenir le statu quo.

“La question est de savoir comment cet Etat corrompu, régi par un régime despotique et médiéval, peut influer sur le droit international depuis tant d’années et ignorer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et les déclarations des principaux pays du monde“, a t-il déclaré.

Il a ajouté : “Il n’y a pas de pression internationale sur l’agresseur, pas de sanctions internationales imposées à la dictature arménienne. Cette politique doit être arrêtée. “

“La communauté internationale doit arrêter le fascisme arménien et la terreur“, a t-il quémandé.

Aliev, qui doit faire face de plus en plus aux accusations internationales de corruption et de critiques pour avoir réprimé sévèrement la dissidence, n’a pas nommé de puissances mondiales présumées sous la coupe d’Erevan. Il a réaffirmé plutôt que « l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan doit être complètement restaurée » à la suite d’un règlement du Karabagh.

Sarkissian a exclu une telle option lorsqu’il s’était adressé la veille à l’assemblée de l’ONU. Il a été fidèle à la ligne arménienne officielle qui assure que le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh devait être au cœur de tout accord de paix.

Sarkissian a précisé que le Karabagh ne peut pas être replacé sous le joug de l’Azerbaïdjan, notamment parce que le régime d’Aliev est un « symbole d’un retour en arrière à l’époque médiévale ». « L’Azerbaïdjan n’a aucun fondement juridique et moral pour revendiquer l’Artsakh », a t-il poursuivi. “L’Artsakh n’a jamais fait partie d’un Azerbaïdjan indépendante“.

“Quelle que soit la variante de règlement à laquelle nous aboutirons, la République d’Artsakh ne peut pas avoir un statut inférieur et avoir moins de liberté que maintenant“, a maintenu le leader arménien.

Les propositions de paix faites conjointement par les États-Unis, la Russie et la France au cours de la dernière décennie appellent à une résolution par étapes du différend arméno-azerbaïdjanais. Il commencerait par une libération progressive de l’ensemble pratiquement des sept districts autour du Karabagh occupés par les forces arméniennes en 1992-1994. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh serait en mesure de déterminer le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un référendum.

Aliev et Sarkissian ont échangé des attaques verbales avant une éventuelle rencontre à New York de leur ministre des Affaires étrangères. Les coprésidents américain, russe et français du groupe Minsk de l’OSCE espèrent que la réunion préparera le terrain pour un sommet arméno-azerbaïdjanais plus tard cette année.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews


TURQUIE
Garo Paylan continuera de se battre pour la reconnaissance du génocide

Garo Paylan, député turc d’origine arménienne, s’est promis hier de continuer à se battre pour une reconnaissance turque officielle du génocide arménien de 1915 par l’Empire ottoman.

Paylan est l’un des 1 800 Arméniens du monde entier qui ont convergé vers Erevan pour participer à la conférence organisée par le gouvernement sur les relations de l’Arménie avec sa diaspora. La conférence s’est déroulée lundi en présence du président Serge Sarkissian et d’autres hauts responsables arméniens.

“La Turquie est de nouveau dans une période sombre“, a déploré Paylan dans son discours au forum. “Et nous savons très bien que de telles tendances conduisent à des crimes. Un crime parfait, un génocide, a été perpétré il y a 102 ans et ce crime se poursuit, car un crime qui reste impuni provoque de nouveaux crimes “.

“Je crois qu’un jour, nous allons accomplir la justice qui mènera à la reconnaissance du génocide et je continuerai à me battre pour cela“, a-t-il ajouté, suscitant des applaudissements enthousiastes.

Paylan, 44 ans, est l’un des trois Arméniens d’Istanbul qui ont été élus au Parlement turc en 2015. Il est affilié au Parti démocratique populaire pro-kurde (HDP), qui s’oppose au président Recep Tayyip Erdogan.

Le HDP est le seul grand parti turc à avoir reconnu les massacres de masse d’environ 1,5 million d’Arméniens comme étant un génocide.

“Le HDP sait que sans faire face au génocide, la Turquie ne peut ni résoudre le problème kurde ni établir la démocratie“, a commenté Paylan.

Ce dernier, qui a déjà dirigé une école arménienne à Istanbul, s’est engagé à contester le déni de génocide d’Ankara peu après avoir été élu au Parlement. En avril 2016, il a lu au sein du Parlement les noms des intellectuels arméniens qui ont été arrêtés et exécutés en 1915 par les autorités ottomanes au début du génocide.

Il a été suspendu de la législature pendant trois jours en janvier après avoir évoqué les « génocides » des Arméniens et d’autres minorités de l’Empire ottoman. En juillet, le Parlement a adopté une loi interdisant à ses membres de mentionner le génocide dans l’enceinte de la Chambre.

Le ministre des Affaires étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a salué les activités de Paylan lorsque les deux hommes se sont rencontrés lundi à Erevan. Le bureau de presse de Nalbandian a déclaré qu’ils ont discuté, entre autres, de la « résolution des problèmes régionaux ».

Paylan a expliqué dans son discours que seule une « Turquie démocratique » accepterait de normaliser les relations avec l’Arménie.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
Réélection du président du Haut-Karabagh

Les législateurs du Haut-Karabagh ont voté mercredi pour prolonger de trois ans le mandat présidentiel de Bako Sahakian. Une décision critiquée par ses opposants politiques.

Sahakian, 56 ans, a été réélu à la fin de son deuxième mandat de cinq ans. Il n’aurait pas pu rester au pouvoir plus longtemps sans la promulgation d’une nouvelle constitution, lors d’un référendum tenu en février.

La nouvelle constitution appelle à la transition de la région à un système de gouvernement entièrement présidentiel qui débouchera sur la disparition du poste de Premier Ministre. Les autorités de Stepanakert affirment que ce changement mettra le Karabagh dans une meilleure position pour faire face au conflit non résolu avec l’Azerbaïdjan. Cependant, leurs adversaires maintiennent que Sahakian souhaite simplement s’accrocher au pouvoir.

Le Karabagh sera régi par un président intérimaire jusqu’en 2020. La candidature de Sahakian pour ce poste a été soutenue par 28 membres du parlement - qui représentent trois partis politiques alliés à Sahakian - sur un total de de 33 sièges. Son seul concurrent, l’ancien maire de Stepanakert, Edouard Aghabekian, a obtenu quatre voix.

S’adressant au Parlement avant le vote, Sahakian a déclaré que le Karabagh aurait besoin de « stabilité » pendant la période de transition de trois ans. Il a également défendu son bilan politique en rappelant que son administration a renforcé la démocratie et accéléré la croissance économique au cours des dix dernières années.

En revanche, Aghabekian a défendu un changement de gouvernance à Stepanakert, affirmant qu’un pays stagne lorsqu’il est gouverné par une même personne ou un même gouvernement trop longtemps. Le candidat de l’opposition, qui dirige un parti appelé Mouvement-88, a également déclaré que les autorités actuelles ont ignoré depuis des années ses demandes de renforcement de l’armée arménienne du Karabagh, face à une menace militaire croissante de l’Azerbaïdjan. Par conséquent, il a critiqué leur gestion des combats intenses face aux forces azéries en avril 2016.

Sahakian a répondu que les offensives azéries lancées l’année dernière sur deux sections de la « ligne de contact » du Karabagh ont échoué à atteindre leurs principaux objectifs. Il a également déclaré que le gouvernement du Karabagh s’attaque maintenant aux « problèmes » mis en évidence par les quatre jours d’hostilités et qu’il continuera à renforcer les armées du Karabagh.

Par ailleurs, Sahakian a rencontré lundi le Ministre de la Défense arménien Vigen Sargsian à Stepanakert. Son bureau de presse a déclaré qu’ils ont discuté des « problèmes liés à la construction et à la coopération entre les armées des deux États arméniens ».

posté le 20 juillet 2017 par Claire/armenews