Nouvelles d'Arménie
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Démocratie


AUTODETERMINATION
Les Arméniens du Karabagh saluent le vote sur l’indépendance kurde

Hier, le Haut-Karabakh a accueilli favorablement la tenue d’un référendum controversé sur l’indépendance dans la région irakienne du Kurdistan.

En revanche, le gouvernement arménien a réagi avec précaution au vote de lundi condamné par le gouvernement irakien ainsi que par la Turquie et l’Iran. Un porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères a déclaré seulement qu’Erevan « surveillait les développements ».

Les résultats du référendum n’ont pas encore été annoncés. Cependant, la victoire écrasante du “oui“ est largement attendue.

“Nous nous félicitons de la conduite du référendum sur l’indépendance dans le Kurdistan irakien, un acte résultant du droit des peuples à l’autodétermination (...), soutenu par la Charte des Nations Unies et d’autres documents internationaux fondamentaux“, peut-on lire dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Karabagh.

Il ajoute : “Nous espérons que la situation découlant du référendum sera réglée pacifiquement, en fonction du besoin de stabilité et de sécurité de la région“.

La population arménienne du Karabagh a également voté pour la sécession de l’Azerbaïdjan lors d’un référendum tenu en 1991. Le vote, suivi d’une guerre sanglante, n’a été officiellement reconnu par aucun pays. Pourtant, les États-Unis, la Russie et la France semblent avoir reconnu le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh dans leurs propositions de paix faites conjointement au cours de la dernière décennie.

Le référendum au Kurdistan a également été salué hier par Knyaz Hasanov, chef de la petite communauté kurde d’Arménie. Hasanov, qui a été élu au Parlement arménien en avril, a précisé en même temps qu’il n’interviendrait pas auprès des autorités d’Erevan pour qu’elles reconnaissent le résultat du vote.

“Chaque État a ses propres intérêts, et c’est le cas de l’Arménie“, a-t-il commenté. “L’Arménie a un bon rapport avec l’Iran, qui s’oppose à l’indépendance du Kurdistan“.

“Je ne vais pas aborder la question de la reconnaissance du Kurdistan“, a continué Hasanov. “Il appartient aux autorités arméniennes de décider, et non à moi“.

Erevan entretient également des relations cordiales avec le gouvernement central irakien et l’administration régionale kurde dans le nord de l’Irak. Il a formellement décidé en mars d’ouvrir un consulat arménien à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. En février, le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, s’est entretenu avec Massoud Barzani, dirigeant kurde irakien, en marge d’une conférence internationale sur la sécurité en Allemagne.

Le commerce de l’Arménie avec la région kurde et d’autres parties de l’Irak a considérablement augmenté ces dernières années. Les exportations arméniennes vers le Moyen-Orient représentent la majeure partie du commerce bilatéral, qui s’établissait à 138 millions de dollars l’année dernière.

Par ailleurs, le ministre irakien de l’Agriculture, Falah Hassan Zeidan Al-Lahibi, s’est rendu en Arménie cette semaine pour explorer les moyens d’approfondir les liens commerciaux entre les deux pays. Il aurait déclaré hier au Premier ministre Karen Karapetian que Bagdad voudrait augmenter les importations en provenance d’Arménie. Il aurait notamment parlé des produits agricoles et de l’électricité.

posté le 28 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



NEW YORK
Aliev parle de l’Arménie comme d’une « dictature corrompue » devant l’ONU

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de nouveau critiqué vivement la communauté internationale hier car elle n’aide pas selon lui l’Azerbaïdjan à reprendre le contrôle du Haut-Karabagh.

Dans un discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, il a également attaqué l’Arménie, qui est selon lui une “dictature corrompue“ et “fasciste“, et parlant de son homologue arménien Serge Sarkissian comme d’un “criminel de guerre“.

Aliev a répété les allégations régulières de Bakou selon lesquelles l’Arménie ignore les résolutions liées au Karabagh adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU en 1993-1994 et essaie de maintenir le statu quo.

“La question est de savoir comment cet Etat corrompu, régi par un régime despotique et médiéval, peut influer sur le droit international depuis tant d’années et ignorer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et les déclarations des principaux pays du monde“, a t-il déclaré.

Il a ajouté : “Il n’y a pas de pression internationale sur l’agresseur, pas de sanctions internationales imposées à la dictature arménienne. Cette politique doit être arrêtée. “

“La communauté internationale doit arrêter le fascisme arménien et la terreur“, a t-il quémandé.

Aliev, qui doit faire face de plus en plus aux accusations internationales de corruption et de critiques pour avoir réprimé sévèrement la dissidence, n’a pas nommé de puissances mondiales présumées sous la coupe d’Erevan. Il a réaffirmé plutôt que « l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan doit être complètement restaurée » à la suite d’un règlement du Karabagh.

Sarkissian a exclu une telle option lorsqu’il s’était adressé la veille à l’assemblée de l’ONU. Il a été fidèle à la ligne arménienne officielle qui assure que le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh devait être au cœur de tout accord de paix.

Sarkissian a précisé que le Karabagh ne peut pas être replacé sous le joug de l’Azerbaïdjan, notamment parce que le régime d’Aliev est un « symbole d’un retour en arrière à l’époque médiévale ». « L’Azerbaïdjan n’a aucun fondement juridique et moral pour revendiquer l’Artsakh », a t-il poursuivi. “L’Artsakh n’a jamais fait partie d’un Azerbaïdjan indépendante“.

“Quelle que soit la variante de règlement à laquelle nous aboutirons, la République d’Artsakh ne peut pas avoir un statut inférieur et avoir moins de liberté que maintenant“, a maintenu le leader arménien.

Les propositions de paix faites conjointement par les États-Unis, la Russie et la France au cours de la dernière décennie appellent à une résolution par étapes du différend arméno-azerbaïdjanais. Il commencerait par une libération progressive de l’ensemble pratiquement des sept districts autour du Karabagh occupés par les forces arméniennes en 1992-1994. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh serait en mesure de déterminer le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un référendum.

Aliev et Sarkissian ont échangé des attaques verbales avant une éventuelle rencontre à New York de leur ministre des Affaires étrangères. Les coprésidents américain, russe et français du groupe Minsk de l’OSCE espèrent que la réunion préparera le terrain pour un sommet arméno-azerbaïdjanais plus tard cette année.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews


TURQUIE
Garo Paylan continuera de se battre pour la reconnaissance du génocide

Garo Paylan, député turc d’origine arménienne, s’est promis hier de continuer à se battre pour une reconnaissance turque officielle du génocide arménien de 1915 par l’Empire ottoman.

Paylan est l’un des 1 800 Arméniens du monde entier qui ont convergé vers Erevan pour participer à la conférence organisée par le gouvernement sur les relations de l’Arménie avec sa diaspora. La conférence s’est déroulée lundi en présence du président Serge Sarkissian et d’autres hauts responsables arméniens.

“La Turquie est de nouveau dans une période sombre“, a déploré Paylan dans son discours au forum. “Et nous savons très bien que de telles tendances conduisent à des crimes. Un crime parfait, un génocide, a été perpétré il y a 102 ans et ce crime se poursuit, car un crime qui reste impuni provoque de nouveaux crimes “.

“Je crois qu’un jour, nous allons accomplir la justice qui mènera à la reconnaissance du génocide et je continuerai à me battre pour cela“, a-t-il ajouté, suscitant des applaudissements enthousiastes.

Paylan, 44 ans, est l’un des trois Arméniens d’Istanbul qui ont été élus au Parlement turc en 2015. Il est affilié au Parti démocratique populaire pro-kurde (HDP), qui s’oppose au président Recep Tayyip Erdogan.

Le HDP est le seul grand parti turc à avoir reconnu les massacres de masse d’environ 1,5 million d’Arméniens comme étant un génocide.

“Le HDP sait que sans faire face au génocide, la Turquie ne peut ni résoudre le problème kurde ni établir la démocratie“, a commenté Paylan.

Ce dernier, qui a déjà dirigé une école arménienne à Istanbul, s’est engagé à contester le déni de génocide d’Ankara peu après avoir été élu au Parlement. En avril 2016, il a lu au sein du Parlement les noms des intellectuels arméniens qui ont été arrêtés et exécutés en 1915 par les autorités ottomanes au début du génocide.

Il a été suspendu de la législature pendant trois jours en janvier après avoir évoqué les « génocides » des Arméniens et d’autres minorités de l’Empire ottoman. En juillet, le Parlement a adopté une loi interdisant à ses membres de mentionner le génocide dans l’enceinte de la Chambre.

Le ministre des Affaires étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a salué les activités de Paylan lorsque les deux hommes se sont rencontrés lundi à Erevan. Le bureau de presse de Nalbandian a déclaré qu’ils ont discuté, entre autres, de la « résolution des problèmes régionaux ».

Paylan a expliqué dans son discours que seule une « Turquie démocratique » accepterait de normaliser les relations avec l’Arménie.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
Réélection du président du Haut-Karabagh

Les législateurs du Haut-Karabagh ont voté mercredi pour prolonger de trois ans le mandat présidentiel de Bako Sahakian. Une décision critiquée par ses opposants politiques.

Sahakian, 56 ans, a été réélu à la fin de son deuxième mandat de cinq ans. Il n’aurait pas pu rester au pouvoir plus longtemps sans la promulgation d’une nouvelle constitution, lors d’un référendum tenu en février.

La nouvelle constitution appelle à la transition de la région à un système de gouvernement entièrement présidentiel qui débouchera sur la disparition du poste de Premier Ministre. Les autorités de Stepanakert affirment que ce changement mettra le Karabagh dans une meilleure position pour faire face au conflit non résolu avec l’Azerbaïdjan. Cependant, leurs adversaires maintiennent que Sahakian souhaite simplement s’accrocher au pouvoir.

Le Karabagh sera régi par un président intérimaire jusqu’en 2020. La candidature de Sahakian pour ce poste a été soutenue par 28 membres du parlement - qui représentent trois partis politiques alliés à Sahakian - sur un total de de 33 sièges. Son seul concurrent, l’ancien maire de Stepanakert, Edouard Aghabekian, a obtenu quatre voix.

S’adressant au Parlement avant le vote, Sahakian a déclaré que le Karabagh aurait besoin de « stabilité » pendant la période de transition de trois ans. Il a également défendu son bilan politique en rappelant que son administration a renforcé la démocratie et accéléré la croissance économique au cours des dix dernières années.

En revanche, Aghabekian a défendu un changement de gouvernance à Stepanakert, affirmant qu’un pays stagne lorsqu’il est gouverné par une même personne ou un même gouvernement trop longtemps. Le candidat de l’opposition, qui dirige un parti appelé Mouvement-88, a également déclaré que les autorités actuelles ont ignoré depuis des années ses demandes de renforcement de l’armée arménienne du Karabagh, face à une menace militaire croissante de l’Azerbaïdjan. Par conséquent, il a critiqué leur gestion des combats intenses face aux forces azéries en avril 2016.

Sahakian a répondu que les offensives azéries lancées l’année dernière sur deux sections de la « ligne de contact » du Karabagh ont échoué à atteindre leurs principaux objectifs. Il a également déclaré que le gouvernement du Karabagh s’attaque maintenant aux « problèmes » mis en évidence par les quatre jours d’hostilités et qu’il continuera à renforcer les armées du Karabagh.

Par ailleurs, Sahakian a rencontré lundi le Ministre de la Défense arménien Vigen Sargsian à Stepanakert. Son bureau de presse a déclaré qu’ils ont discuté des « problèmes liés à la construction et à la coopération entre les armées des deux États arméniens ».

posté le 20 juillet 2017 par Claire/armenews


MUNICIPALES D’EREVAN
Un journaliste arménien agressé alors qu’il assistait à un problable achat de vote

Un correspondant du service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) couvrant les élections municipales de dimanche à Erevan a été agressé par des fidèles du gouvernement après avoir assisté à une distribution d’argent devant un bureau de campagne du parti républicain (HHK).

Le journaliste, Sisak Gabrielian, a vu un groupe de citoyens recevoir de l’argent d’une autre personne peu après leur sortie du bureau situé dans le quartier central de Kentron.

“Avez-vous voté pour Taron ?“, leur aurait demandé un homme, en se référant au maire sortant d’Erevan, Taron Markarian, affilié à HHK. “Oui, nous l’avons fait“, a répondu l’un des citoyens.

Gabrielian est ensuite allé au bureau et a essayé d’interviewer les activistes de HHK travaillant là-bas. Clairement surpris, ils ont immédiatement caché leurs papiers qui se trouvaient sur un bureau. L’un d’entre eux a affirmé qu’ils partagaient des recettes de pâtisserie avec des résidents locaux.

Quelques instants plus tard, certains des jeunes hommes ont commencé à injurier verbalement et à bousculer Gabrielian, qui a été forcé d’arrêter de les filmer avec son téléphone portable. L’un d’eux a frappé le journaliste avec son chapeau.

Gabrielian a alors entendu des menaces proférées par un autre homme, qui s’est présenté comme un membre affilié à HHK du conseil municipal sortant d’Erevan. L’homme s’est excusé auprès du journaliste peu de temps après.

Les responsables de la direction du HHK n’ont pas immédiatement commenté l’incident.

Gabrielian a déjà été agressé alors qu’il avait été témoin d’une distribution similaire de liquidités aux électeurs dans un autre bureau de campagne de HHK à Erevan lors des élections législatives du 2 avril. Un homme a ensuite été accusé d’entraver les « activités professionnelles légitimes d’un journaliste ». Les autorités chargées de l’application de la loi ont soutenu, cependant, HHK qui a affirmé que le parti au pouvoir payait les « salaires » de ses activistes locaux plutôt que d’acheter des votes.

L’opposition arménienne et les groupes civiques soutiennent que le parti dirigé par le président Serge Sarkissian dépendait fortement de l’achat de vote pour gagner le scrutin du 2 avril. Les chiens de garde européens ont également cité “des informations crédibles sur l’achat de vote“.

Un porte-parole du HHK a admis le 5 avril que des pot-de-vin ont été remis par certains candidats. Mais il a insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu un « impact substantiel » sur les résultats des élections.

posté le 15 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
L’UE loue les efforts démocratiques lors des élections législatives

Les résultats officiels des récentes élections parlementaires qui se sont déroulées en Arménie reflètent en grande partie la volonté de son peuple, a tenu à insister vendredi un diplomate européen.

Dans une interview au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am), Herbert Salber, représentant spécial de l’UE pour le Caucase du Sud, a défendu l’évaluation largement positive de l’UE sur la conduite des élections du 2 avril. Il a suggéré que les irrégularités signalées par les observateurs internationaux n’étaient pas suffisamment sérieuses pour influer de manière significative les résultats.

“Personne ne dit que ces élections ont été parfaites“, a concédé M. Salber lors de sa dernière visite en Arménie. “Même pas ceux qui dirige le pays. Ils reconnaissent qu’il y a des choses qui doivent être améliorées à l’avenir “.

“Mais si nous mettons les élections en comparaison avec ce qui s’est passé auparavant et avec ce qui se passe dans d’autres pays de la région, il est juste de dire que ces élections ont été raisonnablement bien organisées, que les processus qui ont eu lieu lors des élections étaient corrects, et que ces élections reflètent plus ou moins la volonté du peuple“, a-t-il ajouté.

Le porte-parole de Federica Mogherini, chef de la politique étrangère de l’UE, a été dans le sens de la conclusion préliminaire des observateurs européens selon laquelle les élections ont été marquées par des « informations crédibles sur l’achat de vote » et l’intimidation des électeurs, même si les « libertés fondamentales ont généralement été respectées ». “Le résultat de l’élection reflète néanmoins la volonté générale du peuple arménien“, a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Salber a également assuré qu’il ressort clairement des constatations des observateurs que les irrégularités “n’ont probablement pas modifié de manière significative le résultat“. “Personne ne nie les lacunes“, a-t-il prétendu. “Mais en comparaison avec ce que nous avons vu auparavant en Arménie, nous pouvons dire qu’il y a eu des progrès“.

La plupart des groupes d’opposition arméniens disent que le Parti républicain du pouvoir (HHK) a remporté les élections principalement en raison de l’achat de vote. Certains d’entre eux ont également allégué des irrégularités plus graves.

posté le 1er mai 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
La Cour constitutionnelle valide les résultats des élections législatives

La Cour constitutionnelle d’Arménie a rejeté vendredi un recours de l’opposition contre les résultats officiels des élections législatives du 2 avril qui ont donné la victoire au Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK).

L’alliance du Congrès-HZhK dirigée par l’ancien président Levon Ter-Petrosian a accusé le HHK d’avoir d’intimidé les électeurs et d’avoir utilisé d’autres moyens pour biaiser les élections. Il a présenté au tribunal plus de 40 pages de documents écrits ainsi que des documents vidéo et audio qui révéleraient ces fraudes.

Dans un verdict lu par son président, Gagik Harutiunian, le tribunal a déclaré que le Congrès-HZhK n’a pas soumis le genre de preuve factuelle qui justifierait l’annulation des résultats officiels du vote. Le recours de l’opposition s’est limité à des détails, a-t-il argumenté.

Les représentants du Congrès-HZhK ont boycotté l’annonce du verdict. “Je ne pense pas que la vérité prévaudra aujourd’hui“, a déclaré Levon Zurabian, membre de premier plan du bloc. “Mais un jour, nous allons faire cela avec toute la nation“.

“Je ne veux plus participer à cette farce“, a lâché Zurabian avant de sortir de la salle d’audience.

Le président de la Commission électorale centrale (CEC) d’Arménie, Tigran Mukuchian, a insisté sur le fait que le bloc n’a pas trouvé de « preuve adéquate » d’une fraude électorale généralisée et systématique. “Au tribunal, vous devez parler avec des faits, plutôt que de faire des déclarations politiques“, a t-il expliqué.

Mukuchian a affirmé que la CEC a assuré la « pleine transparence » lors des élections du 2 avril en raison notamment des amendements soutenus par l’opposition au Code électoral promulgués par les autorités arméniennes l’automne dernier.

Ces changements ont conduit à l’installation de dispositifs électroniques d’authentification des électeurs dans tous les bureaux de vote. Les autorités ont fait connaître les listes signées des électeurs qui ont voté le 2 avril. Cela a permis aux partis d’opposition de vérifier si quelqu’un d’autre a voté à la place d’Arméniens absents du pays ou qui se sont tout simplement abstenus.

Mukuchian a déclaré que le Congrès-HZhK n’a pas prouvé les cas de vote multiple fondé sur un examen approfondi de ces listes. Il a également minimisé les rapports des médias sur l’utilisation par le HHK de ses ressources administratives, affirmant que ces irrégularités n’avaient aucune incidence sur le résultat global des élections.

Les documents soumis par le Congrès-HZhK à la plus haute cour du pays comprenaient des messages enregistrés secrètement indiquant que les employés d’un homme d’affaires riche affilié au HHK ont été forcés de faire campagne pour sa réélection au Parlement sous peine de perdre leur emploi. Le Service spécial d’enquête de l’Arménie (SIS) a lancé la semaine dernière une enquête criminelle sur cet enregistrement.

Dans un rapport préliminaire commun publié le 3 avril, les observateurs européens ont déclaré que les autorités arméniennes ont largement respecté les « libertés fondamentales » lors du vote « bien administré ». Mais ils ont également déclaré « des informations crédibles sur l’achat de vote et la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées ».

posté le 1er mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Un diplomate européen loue de nouveau la tenue des élections législatives

Un haut diplomate européen a réaffirmé hier l’évaluation largement positive émise par l’Union européenne concernant la conduite des récentes élections parlementaires en Arménie, qui ont vu la victoire du Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK).

Herbert Salber, représentant spécial de l’UE au Caucase du Sud, a discuté avec Sarkissian des élections du 2 avril et les relations de l’Arménie avec l’UE lors de sa dernière visite à Erevan.

Le service de presse présidentiel a déclaré que Salber a félicité Sarkisian pour « la conduite réussie » du vote et l’a qualifié d’« un pas en avant formidable en ce qui concerne le renforcement de la stabilité et de la démocratie dans le pays ». Il a précisé que le diplomate a exprimé également l’espoir que les autorités arméniennes aborderont “certains des problèmes“ observés pendant la campagne parlementaire.

Le porte-parole de Federica Mogherini, chef de la politique étrangère de l’UE, a complété à la conclusion préliminaire des observateurs européens selon laquelle les élections ont été marquées par des « informations crédibles sur l’achat de vote » et l’intimidation des électeurs, même si les « libertés fondamentales ont généralement été respectées ». “Le résultat de l’élection reflète néanmoins la volonté générale du peuple arménien“, avait-elle dit dans un communiqué.

La déclaration explique clairement que l’UE travaillera en étroite collaboration avec le « Parlement et le gouvernement » démocratiquement élus de l’Arménie afin de « renforcer notre dialogue politique et poursuivre notre soutien à la réforme économique et sociale ». Il a cité l’Accord de partenariat global et renforcé entre l’UE et l’Arménie (CEPA) qui a été paraphé à Erevan deux semaines avant les élections.

La plupart des groupes d’opposition disent que le résultat de l’élection a été principalement décidé par les achats de vote à grande échelle par le HHK. Certains d’entre eux, notamment l’alliance Congrès-HZhK, ont également allégué des irrégularités plus graves telles que le vote multiple. L’alliance Congrès-HZhK a exigé que la Cour constitutionnelle d’Arménie annule les résultats officiels du vote. Le tribunal a ouvert des audiences mardi.

Après sa rencontre avec Salber, Sarkissian a remercié l’UE d’avoir fourni à l’Arménie un financement de plus de 7 millions de dollars pour l’achat de dispositifs d’authentification d’électeurs et de caméras qui ont été installées dans des bureaux de vote à travers le pays. Il a ajouté que cela a aidé les autorités à veiller à ce que les élections respectent les “normes internationales“.

Le 4 avril, Mogherini a insisté sur le fait que les équipements électroniques ont empêché de nombreuses irrégularités. “En dépit de quelques problèmes techniques mineurs, il y a eu moins d’irrégularités concernant le remplissage des urnes, le double vote“, a t-elle conclu.

posté le 27 avril 2017 par Claire/armenews


LIBERTE DE LA PRESSE
Un homme accusé d’avoir agressé un journaliste

Les autorités de l’application de la loi ont officiellement accusé un homme d’avoir agressé un correspondant du service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) lors des élections parlementaires du 2 avril.

L’incident s’est produit après que le journaliste, Sisak Gabrielian, a remarqué que de nombreux électeurs du quartier de Kond d’Erevan se rendaient dans un bureau de campagne local du parti républicain juste avant d’entrer dans un bureau de vote voisin pour glisser leur bulletin dans l’urne. Certains d’entre eux avaient de l’argent dans leurs mains alors qu’ils quittaient ce bureau du HHK.

Plusieurs jeunes présents le bureau ont nié avoir versé des pots-de-vin aux résidents lorsque Gabrielian est entré et leur a demandé des commentaires. Ils ont affirmé qu’ils « versaient des salaires ».

Gabrielian a vu de longues listes de personnes contenant leurs numéros, adresses et signatures de leur passeport. Les militants du parti républicain l’ont ensuite obligé à quitter le bureau. Certains d’entre eux lui ont arraché son téléphone portable, alors qu’il enregistrait la conversation, puis l’ont frappé.

Le Service spécial d’enquête (SIS), un organe d’application de la loi, a déclaré hier que Gabrielian avait été agressé par un homme identifié comme étant Levon Gasparian. Il a expliqué que Gasparian entravait les « activités professionnelles légitimes d’un journaliste » et était accusé en vertu d’un article du Code criminel portant sur la violence liée aux élections. S’il est reconnu coupable, il risquera jusqu’à cinq ans de prison.

Une déclaration du SIS mentionnait Gasparian comme étant un simple “résident d’Erevan“ qui s’était dirigé vers le bureau de vote de Kond quand il a repéré Gabrielian à l’extérieur du bureau local du HHK et a exigé que le journaliste cesse de le filmer. La déclaration ne dit rien au sujet du lien du suspect avec le parti au pouvoir ou son candidat individuel dans la région, Hakob Beglarian. Ce dernier a nié toute responsabilité dans cette violence.

L’organe d’application de la loi n’a pas non plus indiqué si les loyalistes de Beglarian qui dirigent le bureau du HHK seront poursuivis pour achats de vote.

L’opposition arménienne et les groupes civiques disent que les achats de vote par le HHK ont été répandus pendant les élections. Les observateurs européens ont également cité des « informations crédibles sur l’achat de vote » dans un rapport publié le 3 avril.

Un porte-parole du HHK a admis le 5 avril que des pots-de-vin ont été distribués. Mais il a insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas un « impact substantiel » sur les résultats des élections qui ont donné la victoire au parti dirigé par le président Serge Sarkissian.

posté le 20 avril 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200