Nouvelles d'Arménie
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Hongrie


Los Angeles
Des manifestants américains exigent que l’assassin à la hache azéri, Ramil Safarov, soit de nouveau arrêté et réincarcéré

30 octobre 2017

Par APPO JABARIAN

Directeur de la publication/ Responsable de l’édition

- USA Armenian Life Magazine (édition en anglais)
- Hye Kiank Armenian Weekly (édition en arménien)

Le dimanche 22 octobre, Lajos Kosa, membre du gouvernement du Premier ministre hongrois corrompu, Victor Orban, a été “accueilli“ par une manifestation organisée par un groupe d’Américains de Los Angeles. Des manifestants Hongrois-Américains et Arméniens-Américains, avec d’autres, participaient à la manifestation.

Bien que les membres de la communauté n’aient été informés de la visite du ministre Kosa que 72 heures avant son arrivée, ils ont tenu à organiser une manifestation pour exprimer avec force leur réprobation, suscitée par l’extradition vers l’Azerbaïdjan, suspecte et entachée de corruption de Ramil Safarov, l’assassin à la hache azéri, concédée par la Hongrie.

Les manifestants ont exigé que Ramil Safarov soit de nouveau arrêté et remis en prison. Ils ont exigé également que le gouvernement corrompu de la Hongrie du premier ministre Orban, exprime ses regrets d’avoir terni l’image glorieuse que le peuple hongrois a mis des siècles à construire, qu’il demande formellement pardon à la famille du lieutenant de l’armée arménienne Gourguen Margaryan, victime du tueur azéri Safarov, et enfin qu’il demande pardon à la communauté internationale pour avoir créé le très regrettable précédent de cette extradition déguisée d’un coupable de crime, avant qu’il ait accompli la peine incompressible de prison de 30 ans à laquelle il avait été condamné.

En 2004, à Budapest, l’Azéri Safarov avait tué Gourguen Margaryan. Une nuit, Safarov s’était introduit dans le dortoir où dormait Margaryan, et l’avait frappé à mort avec une hache. Ils suivaient le même stage de langue organisé par l’Otan. En avril 2006, la justice hongroise avait jugé Safarov coupable d’assassinat avec préméditation et l’avait condamné à la prison à perpétuité. Ses avocats avaient perdu le procès en appel qu’ils avaient interjeté l’année suivante.

Cependant en 2012, le gouvernement de la Hongrie Orban accepta d’extrader Safarov vers l’Azerbaïdjan, une extradition qui provoqua quelques froncements de sourcils. Dès son arrivée à Bakou, Safarov avait été gracié par le dictateur président azerbaïdjanais Aliyev, déclaré “héros national“ et gratifié d’une promotion.

L’acte du gouvernement Orban d’extrader Safarov avait provoqué la colère des Arméniens du monde, les critiques de l’opinion en Hongrie, celles de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, de gouvernements étrangers, et d’associations humanistes à travers le monde ; le gouvernement arménien avait décidé la rupture de ses relations diplomatiques avec la Hongrie. Selon certaines sources, l’affaire Safarov a été organisée par le premier ministre Orban.

Le Comité Permanent de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a condamné le recours à la Convention sur le transfert de condamnés par l’Azerbaïdjan, afin de relâcher et gracier le criminel azéri Safarov après son transfert depuis sa prison hongroise en Azerbaïdjan. La résolution de l’APCE, fondée sur le rapport de Christopher Choppe (Royaume-Uni ; groupe Démocrate européen) et adoptée par le Comité permanent, qualifie l’emploi du traité par l’Azerbaïdjan de “violation des principes de bonne foi dans les relations internationales et de la séparation des pouvoirs“.

Les manifestants brandissaient des banderoles et des affiches déclarant : “Nous n’avons pas oublié l’extradition suspectée de corruption depuis la Hongrie vers l’Azerbaïdjan, du tueur à la hache azéri Safarov, et : “Nous demandons que le condamné tueur à la hache azéri Ramil Safarov soit arrêté de nouveau et remis en prison“.

Ils ont également déployé des grandes affiches montrant “Le criminel-condamné azerbaïdjanais tueur-à-la-hache Safarov“, “la victime- tuée en Hongrie, le lieutenant de l’armée arménienne Gourguen Margaryan“, et “le PM corrompu de Hongrie ; Orban“.

Une autre banderole présentée par les manifestants rendait hommage aux héros du soulèvement hongrois de 1956 ; plus tôt dans la journée, un groupe d’Arméniens Américains de Los Angeles participaient à une cérémonie rappelant cet événement. Ils ont déposé des fleurs avec une étiquette “Arméniens Américains de Los Angeles“.

Joseph Novak, pasteur de l’Église baptiste hongroise à Alhambra, Californie, a déclaré : “Je suis ici pour soutenir les Arméniens... Le Premier ministre Orban est sur le point d’être élu pour un quatrième mandat. Les décisions que son parti a prises dans les années récentes sont profondément immorales. Dans cette affaire, après la condamnation de ce tueur par un tribunal hongrois, et après que son appel ait été rejeté par une cour hongroise, il a été extradé en Azerbaïdjan par le gouvernement Orban. Une fois en Azerbaïdjan, on lui a fourni une maison et on l’a traité en héros ; c’est l’œuvre du gouvernement Orban, et comme ministre chrétien, l’Azerbaïdjan me pose problème. Je suis ici pour soutenir les Arméniens Américains dressés pour obtenir justice“.

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Répondant à une question posée par Globalist Films sur sa participation à la fête qui aurait lieu dans les salons d’United Hungarian House, le pasteur Novak a répondu : “non !“. Plus tôt dans la journée, il avait pris part à la cérémonie du mémorial Mindszenty du parc MacArthur, dressé en souvenir du soulèvement hongrois de 1956. Il a ajouté que sa conscience lui commandait de se joindre à ses amis Arméniens dans les termes suivants : “Nous (Arméniens et Hongrois) étions ensemble au Mémorial, rendant un hommage à ceux qui donnèrent leur vie pour la liberté, et maintenant, je suis auprès de la communauté arménienne, demandant justice“.

S’adressant à divers media, Appo Jabarian, parlant au nom de cette communauté, a déclaré qu’ “en libérant par une extradition déguisée, un assassin condamné comme le tueur à la hache Ramil Safarov, le Premier ministre de Hongrie et son gouvernement corrompu ont fait un précédent dangereux, adressant aux futurs criminels et tueurs à la hache le signal délétère qu’ils peuvent littéralement se libérer de leurs crimes par le biais d’extraditions malodorantes“.

L’affaire aurait été différente si Safarov avait d’abord purgé les 30 années incompressibles de son emprisonnement à vie, une condamnation prononcée par un tribunal hongrois en 2006, et s’il avait bénéficié d’une libération sur parole. Ce qui maintient cette colère et cette incompréhension est le fait que Safarov n’ait pas effectué ces 30 années incompressibles de sa condamnation de 2006. Il a été libéré par la Hongrie sous couvert d’une extradition frauduleuse.

Tandis que débutait la réunion de dimanche, le journaliste deux fois lauréat du prix Emmy, Peter Musurlian de Globalist Films, caméra en main, se trouvait là pour couvrir la manifestation. La réception, qui dans les locaux de l’United Hungarian House (UHH) devait commencer à 17 heures, était organisée en l’honneur des héros de la révolution hongroise de 1956 qui s’étaient battus contre l’oppression des soviets. L’ambiance était quelque peu surréaliste, l’orateur invité Lojos Kosa représentant un gouvernement dont certains disent qu’il est tout aussi autoritaire que le gouvernement soviétique de 1956.

Musurlian s’est rapproché de Kosa vers 16:45 près de l’entrée de l’UHH, lui demandant la faveur d’un court commentaire sur la manifestation qui se déroulait sur le trottoir à une quinzaine de mètres. Kosa a répondu qu’il n’avait pas de commentaires mais qu’il se rendrait lui-même volontiers disponible à un autre moment. Cette interview à un “autre moment“ n’a jamais pu se produire.

“Nous avons eu une cordiale conversation de deux minutes, tandis que je m’efforçais de le convaincre de faire un bref commentaire“, m’a dit Musurlian. “Il avait le temps de le faire, n’étant pas en retard pour l’évocation des événements de 1956. Il ne fera, tout simplement, aucun commentaire sur la façon dont un assassin s’est retrouvé libre malgré sa condamnation à perpétuité en Hongrie“.

Le ministre Kosa a-t-il refusé d’accorder une interview à Globalist Films pour éviter que soit enregistrée la nature frauduleuse de l’extradition de Safarov ?

Le gouvernement Orban de la Hongrie a longtemps nié savoir à l’avance ce qui se passerait à la suite de leur extradition inconsidérée de 2012. Portant gravement atteinte à la crédibilité du Premier ministre Orban et à celle de son gouvernement, on suspecte depuis longtemps, aussitôt l’atterrissage à Bakou de l’avion transportant Safarov depuis la Hongrie, qu’il ait reçu un accueil normalement réservé aux héros et libéré sans attendre la fin de la peine prononcée par le tribunal

Depuis de nombreuses années, avant l’extradition, beaucoup d’indicateurs montraient la haine anti-arménienne accumulée en Azerbaïdjan au sein de la population ; la perception de Safarov, auteur de ce crime anti-Arménien, comme un héros national découle de cette même haine.

En transférant Safarov, criminel condamné, à l’Azerbaïdjan, moyennant cette extradition truquée, la Hongrie a porté un coup à l’intégrité de l’Union Européenne, repoussant la Hongrie au rang de partenaire indésirable.

Le peuple hongrois, l’Arménie, les Arméniens du monde, l’Europe et la communauté internationale méritent de meilleurs dirigeants pour la Hongrie ; ils sont fondés à demander justice par la ré-extradition, la ré-arrestation et le réincarcération de l’assassin Safarov.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 1er novembre 2017 par Jean Eckian/armenews


Un membre corrompu du gouvernement hongrois, un modèle pour le tueur à la hache azéri Ramil Safarov, s’invite ce dimanche à Los Angeles...

Tract annonçant la manifestation hostile à la visite du premier ministre de Hongrie

Publié le 18 octobre 2017

Par Appo Jabarian

Rédacteur en chef et éditeur

USA Armenian Life Magazine

Un confrère et ami des Arméniens a informé aujourd’hui le magazine, de l’imminence d’une visite à Los Angeles : celle d’un membre du gouvernement corrompu qui a collaboré avec le régime criminel de Bakou, afin que le tueur à la hache Ramil Safarov, sous l’apparence d’une extradition, sois remis en liberté.

En 2004, l’officier de l’armée azérie Safarov avait assassiné le lieutenant de l’armée arménienne Gourguen Margaryan à Budapest. Ils participaient en Hongrie à un programme de langue organisé par l’Otan. En pleine nuit, Safarov était entré dans le dortoir de Margaryan et l’avait frappé à mort avec une hache.

En avril 2006, un tribunal hongrois jugeait Safarov coupable d’assassinat avec préméditation et l’avait condamné à la prison à vie. Cette peine avait été confirmée en appel un an plus tard.

En 2012, le gouvernement hongrois d’Orban accéda à la demande d’extradition de Safarov en Azerbaïdjan. À son arrivée là-bas, Safarov bénéficia de la grâce du président azerbaïdjanais et fut déclaré héros national, recevant même une promotion.

Le geste du gouvernement Orban, en acceptant d’extrader Safarov, avait provoqué la colère des Arméniens à travers le monde, soulevé un tollé parmi les Hongrois et les gouvernements étrangers, et décidé le gouvernement arménien à rompre ses relations diplomatiques avec la Hongrie.

Selon certaines sources, le dossier Safarov avait été géré par le premier ministre Victor Orban et le ministre des affaires économiques avec l’étranger de l’époque, Péter Szijarto.

La décision de la Hongrie d’organiser l’extradition-en dépit de l’atrocité de ce crime et sachant l’hostilité opposant Azerbaïdjan et Arménie - avait laissé perplexes de nombreux observateurs.

La Commission Permanente de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a condamné le recours abusif de l’Azerbaïdjan à la Convention sur le Transfert de Personnes Condamnées pour libérer et gracier le criminel azéri Safarov dès son transfert en Azerbaïdjan. La résolution de l’APCE, fondée sur le rapport de Christopher Chope (Royaume-Uni, groupe des Démocrates Européens) et adoptée par la Commission permanente, a qualifié le recours au traité par l’Azerbaïdjan de “violation du droit et des principes de la bonne foi dans les relations entre nations“.

Récemment, dans une série d’articles parus pour décrire le système azéri de blanchiment d’argent, “un collectif international de journalistes d’investigation a découvert des transferts de sommes d’argent à coup de millions de dollars vers la Hongrie lors de l’extradition de Safarov - tous issus de la caisse noire alimentée par l’élite politique azérie“.

Tenues en laisse par le gouvernement hongrois corrompu d’Orban, les autorités chargées de la conformité au droit des actes du gouvernement hongrois se refusent à toute enquête sur ces transferts.

Voir ce qu’écrit le portail Budapest Beacon de Benjamin Novak à propos des “Laveries“ azerbaïdjanaises dans :

https://budapestbeacon.com/azeri-slush-fund-reportedly-tied-deposits-mkb-account-around-time-safarov-extradition/

M. Novak a interviewé le député européen Frank Engel à propos de l’extradition de Safarov :

https://budapestbeacon.com/interview-mep-frank-engel-azerbaijan-hungarys-decision-extradite-ramil-safarov/ ?_sf_s=engel

Il y a quelques heures, l’attention d’USA Armenian Life Magazine était attirée sur le fait que “le siège de l’United Hungarian House [La Maison Unie de la Hongrie] de Los Angeles, une organisation étroitement liée au gouvernement Orban, se préparait à recevoir un ministre important du gouvernement, dimanche 22 octobre 2017. Selon cette source, cet événement aura lieu à 17 heures à l’United Hungarian House, 1975 W Washington Blvd, Los Angeles, CA 90018“.

Peu après réception de cette information, USA Armenian Life a contacté United Hungarian House pour vérifier de son côté la présence du ministre ainsi que les date et heure prévues pour cet événement. Un employé qui a répondu au téléphone a confirmé en disant : “Oui, le ministre Kosa sera là et prendra part à cet événement dimanche à 17 heures“ à l’adresse indiquée plus haut, prix de l’entrée 5 dollars par personne

Le ministre Lajos Kosa, né le 14 mars 1964, est un économiste et homme politique, maire de Debrecen entre 1998 et 2014. Il est membre du parlement depuis 1990. Kosa a été désigné l’un des quatre Vice Présidents du parti en 2007. Il est également titulaire d’un mandat individuel lors de l’élection de 2010. Il a été élu premier Vice président du Fidesz après la désignation du président du parti au poste de premier ministre de Hongrie, le 14 mai 2010.

Devenu chef du groupe parlementaire Fidesz en octobre 2015, il a été nommé le même mois ministre sans portefeuille chargé du programme Villes Modernes.

M. Kosa est actuellement Vice-président du parti Fidesz au pouvoir - le parti dont est issu le gouvernement autocratique et notoirement corrompu au pouvoir depuis 2010.

Il se rend à Los Angeles pour la célébration de la rébellion de 1956 contre le pouvoir d’occupation soviétique. La célébration sera patronnée en commun avec le Consulat général de Hongrie à Los Angeles.

Comme si la restitution de Safarov par la Hongrie à l’Azerbaïdjan n’était pas en soi une insulte suffisante, un officiel cynique rend à présent visite à Los Angeles.

Il convient de rappeler aux membres du gouvernement corrompu de Hongrie, au régime autocratique et criminel d’Aliyev à Bakou, et au consulat hongrois à Los Angeles que les Arméniens Américains et leurs amis n’ont pas oublié cette extradition, truquée et minée par la corruption, de l’officier militaire azerbaïdjanais Safarov.

Les techniques éculées de la banqueroute frauduleuse, employées par les autorités hongroises, sont détestables et ne font qu’apporter la honte face à tous les pays d’Europe et du monde civilisé.

Aucune excuse ne pourra compenser le sentiment d’injustice ressenti par la famille de la victime et par Arméniens à travers le monde.

Aussi longtemps que Safarov sera libre, les Arméniens du monde poursuivront leur quête de justice.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 22 octobre 2017 par Jean Eckian/armenews


HONGRIE
Le gouvernement hongrois de Victor Orban aurait touché 7 millions de dollars de l’Azerbaïdjan pour la libération de l’assassin azéri Ramil Safarov en 2012

Le site hongrois Atlatszo.hu vient de révéler que pour libérer l’assassin Ramil Safarov de sa prison hongroise, l’Azerbaïdjan avait versé 7 million de dollars à la Hongrie. Affaire révélée dans le cadre du « blanchiment d’argent de l’Azerbaïdjan ». Lorsqu’en 2012 le gouvernement hongrois extradait vers l’Azerbaïdjan le militaire azéri condamné à perpétuité pour l’assassinant barbare (à coups de hache), dans son sommeil, du lieutenant arménien Gourgen Margaryan à Budapest, sur le compte de la banque MKB de Budapest, plusieurs virement d’une valeur totale de 7 millions de dollars étaient réalisés indique le journal The Budapest Beacon. Le compte en banque de Budapest appartenait à une compagnie offshore propriété d’un homme politique azéri. Or aucune information n’est communiquée sur l’utilisation de ces fonds, le compte étant aussitôt fermé après le retrait des sommes en question. Dans l’affaire du « blanchiment d’argent de l’Azerbaïdjan » d’une valeur de 2,9 milliards de dollars, l’enquête indique plusieurs sociétés impliquées, dont Polux Management LP, Hilux Services LP, Metastar Invest LLP et LCM Alliance LLP.

En juin 2012, lors de la visite à Bakou du Premier ministre hongrois Victor Orban il fut reçu par le Vice-Premier ministre Yacoub Eyoubov, le père d’Orhan Eyoubov le propriétaire de Velasco International. Or c’est sur le compte ouvert à Budapest de Velasco International que furent transférés les 7 millions de dollars par Metastar Invest LLP.

Le 6 septembre, lors d’une conférence de presse, Peter Siyarto avait refusé de commenter ces informations. Rejetant les accusations sur le gouvernement de Victor Orban d’avoir touché ces sommes pour la libération de l’assassin azéri Ramil Safarov, le chef de la diplomatie hongroise a affirmé « attendre le résultat de l’enquête ». Mais nombre de médias en Hongrois désignent déjà Victor Orban le très controversé Premier ministre hongrois pour ses liens pas très recommandables avec l’Azerbaïdjan.

Krikor Amirzayan

posté le 8 septembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


SCANDALE DE LA LESSIVEUSE AZERBAÏDJANAISE
Extradition du coupeur de tête à Bakou : la Hongrie rejette les accusations de corruption

Le gouvernement hongrois a rejeté tout lien entre les transferts en espèces nouvellement révélés de l’Azerbaïdjan vers la Hongrie et la libération d’un officier de l’armée azerbaïdjanaise qui avait décapité un collègue arménien à Budapest.

La révélation fait partie d’un vaste rapport international qui a démontré que l’élite dirigeante d’Azerbaïdjan utilisait un fonds de liquidité de 2,9 milliards de dollars pour soudoyer des politiciens européens, via l’achat de produits de luxe et du blanchiment d’argent. Le rapport, publié lundi par le « Projet de rapport sur la criminalité organisée et la corruption » (OCCRP) , indique que des milliers de paiements ont été réalisés par quatre entreprises enregistrées en Grande-Bretagne entre 2012 et 2014.

Selon l’OCCRP, plus de 9 millions de dollars ont été transférés sur les comptes bancaires hongrois de Velasco, une société offshore détenue par un fils du vice-premier ministre azerbaïdjanais Yaqub Eyyubov, de 2012-2013. “La société a été dissoute à la demande de l’agence de formation hongroise en 2015, et il n’apparait pas clairement ce qu’il est advenu de cette somme, explique le rapport intitulé « la lessiveuse de l’Azerbaïdjan ».

Le rapport indique qu’un premier virement de 450 000 $ sur le compte Velasco auprès de la Banque MKB basée à Budapest a été câblé le 19 juillet 2012, un peu plus d’un mois avant l’extradition vers l’Azerbaïdjan de Ramil Safarov, un officier de l’armée azerbaïdjanaise qui purgeait une condamnation à perpétuité dans une prison hongroise. Un tribunal hongrois avait condamné Safarov pour la décapitation à la hache pendant son sommeil de Gurgen Markarian, un officier arménien, lors d’une formation de l’OTAN à Budapest en 2004.

Immédiatement après l’extradition, le lieutenant azerbaïdjanais avait été reçu en héros à Bakou. Safarov n’a pas seulement été gracié par le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, mais aussi promu au grade de major, et on lui a accordé un appartement gratuit et payé huit années de solde correspondant à ses années passées en prison. La libération de Safarov avait provoqué une réaction indignée de l’Arménie et une forte critique internationale. L’Arménie avait suspendu ses relations diplomatiques avec la Hongrie en signe de protestation. Le ministre des Affaires étrangères, Edward Nalbandian, avait dénoncé en septembre 2012 la corruption comme étant à l’origine de l’accord “Azerbaïdjan-Hongrie » sur Safarov.

Le gouvernement hongrois a défendu à maintes reprises sa décision de renvoyer Safarov en Azerbaïdjan, au motif qu’elle découlait d’une convention européenne et n’avait pas pour but d’offenser le peuple arménien.

Le transfert de l’argent azerbaïdjanais à la banque hongroise révélé par l’OCCRP ravive les soupçons que les autorités de Budapest ont été payées pour extrader vers l’Azerbaïdjan le meurtrier reconnu coupable. Le Premier ministre controversé de la Hongrie, Viktor Orban, s’était rendu à Bakou en juin 2012. Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a rejeté les soupçons visant à relier l’extradition de Safarov aux flux de trésorerie provenant de l’Azerbaïdjan lors d’une conférence de presse mercredi.

« De la manière la plus ferme possible, je rejette toute inférence ou insinuation qui établit une connexion entre les décisions de la politique étrangère hongroise et les actions criminelles internationales susmentionnées », a déclaré Szijjarto, selon le quotidien The Budapest Beacon. « J’espère vraiment que nous découvrirons la vérité sur ce qui s’est passé très bientôt ».

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Manifestation des Hongrois

Des milliers de Hongrois avaient manifesté à Budapest en septembre 2012 pour condamner la décision de leur gouvernement de remettre Safarov à Bakou. Ferenc Gyurcsany, ancien Premier ministre hongrois, avait accusé le gouvernement d’Orban à l’époque de « vendre l’honneur du pays pour 30 pièces d’argent ». Orban avait rejeté ces accusations.

posté le 8 septembre 2017 par Ara/armenews

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18 février 2004
Un tueur est toujours un héros en Azerbaïdjan

Ottawa - Le Comité national arménien du Canada (CNAC) demande à la communauté internationale de respecter ses promesses et d’emprisonner Ramil Safarov, le lieutenant azéri responsable du meurtre affreux (à la hache) du lieutenant arménien Gurgen Margaryan. Le CNAC condamne le pardon et la compensation que le gouvernement de l’Azerbaïdjan a octroyés au criminel.

Le 18 février 2004, alors que les deux hommes participaient, en Hongrie, à des cours parrainés par l’OTAN, le lieutenant azéri Ramil Safarov a assassiné le lieutenant arménien Gurgen Margaryan à coups de hache alors que celui-ci était en train de dormir. Sarafov a admis par après avoir commis le crime. Il a été, par la suite, reconnu coupable et condamné à vie par la cour hongroise. L’Hongrie refusait son extradition de façon constante jusqu’en août 2012, lorsque Safarov reçoit la permission de retourner en Azerbaïdjan de par les promesses des fonctionnaires azéris. Selon les garanties de ces derniers, Safarov doit continuer de servir sa sentence une fois de retour dans son pays. Cependant, à son arrivée en Azerbaïdjan, Sarafov est accueilli en héros : il reçoit un pardon officiel du président azéri Ilham Aliyev et est promis au grade de commandant, en plus de recevoir une rémunération.

Par rapport à la situation, Shahen Mirakian, le président du CNAC, a commenté : « Avec ses antécédents de mépris total pour la loi internationale et ses atteintes aux droits de la personne, l’Azerbaïdjan ne peut être vu comme un partenaire fiable aux procédés de paix avec l’Artsakh (le Haut-Karabakh) qu’essaie de faire avancer le Groupe de Minsk.

« En refusant d’interpeller l’Azerbaïdjan pour qu’il emprisonne Safarov, la communauté internationale envoie un message très clair : elle ne va pas faire respecter les obligations d’Azerbaïdjan face aux procédés de paix avec l’Artsakh », a dit Mirakian.

Depuis le cessez-le-feu du conflit en Artsakh, dans lequel la communauté internationale joue le rôle d’intermédiaire, les forces azéries ont attaqué les frontières de la République d’Artsakh à maintes reprises, visant les civils, femmes et enfants.

Ces violations du cessez-le-feu du conflit en Artsakh représentent une intensification du mépris persistant de l’Azerbaïdjan pour le Groupe de Minsk, co-présidé par les États-Unis, la Russie et la France dans le but de résoudre le conflit de façon pacifique.

« Les gestes les plus récents commis par l’Azerbaïdjan sont un autre exemple de la violence et de la haine ethniques incitées par le régime d’Aliyev ; cela rompt la paix de la région, et ne se fait que dans un effort de masquer sa propre corruption », a dit Mirakian.

L’extradition et le pardon de Safarov en 2012 ont suscité des inquiétudes chez les pays qui coprésident le Groupe de Minsk, la Russie, la France et les États-Unis (où la Maison-Blanche et des chefs du Congrès ont exprimé leurs craintes face aux gestes de l’Azerbaïdjan), de même qu’au Parlement du Canada. Toutefois, malgré les appels internationaux à l’Azerbaïdjan afin de respecter sa promesse aux autorités hongroises et emprisonner Safarov, le tueur à la hache continue de vivre librement à Bakou.

posté le 24 février 2017 par Jean Eckian/armenews


HONGRIE
Une commission parlementaire hongroise rejette un projet de loi reconnaissant le génocide arménien

Une commission parlementaire hongroise rejette un projet de loi reconnaissant le génocide arménien présenté par le Parti des Verts, qui détient cinq sièges sur les 199 membres du Parlement.

Le projet de loi n’a pas réussi à passer le comité des relations étrangères en raison du vote des parties Fidesz et Jobbik.

Marton Gyongyosi du Parti Jobbik, vice-président du Comité des affaires étrangères de l’Assemblée nationale hongroise, a déclaré : « la question devrait être laissée aux historiens et experts en droit international.“

“Les législateurs hongrois ne devraient pas se préoccuper de ce que [le Pape] François, les politiciens et les parlements d’autres pays disent,“ a-t-il dit.

posté le 8 octobre 2016 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Hongrie 


GENOCIDE
Une commission parlementaire hongroise rejette un projet de résolution sur le génocide des Arméniens
Une commission du Parlement hongrois a rejeté un projet de résolution relatif à, la reconnaissance du génocide des Arméniens présenté à l’initiative du Parti des verts, qui ne compte que 5 des 199 sièges du Parlement. Le texte ne sera donc pas présenté devant la commission des affaires étrangères du Parlement, les partis de droite Fidesz, au pouvoir, et d’extrême droite Jobbik, s’y étant opposés. Marton Gyongyosi du Jobbik, qui est aussi le vice-président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale hongroise, a expliqué que “la question devrait être laissée aux seuls historiens et juristes internationaux”. “Les législateurs hongrois ne devraient pas se préoccuper de ce que disent le pape François, ou les responsables politiques et Parlements d’autres pays”, a-t-il ajouté.
posté le 7 octobre 2016 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Hongrie 


HONGRIE
8ème réédition en hongrois du roman de Franz Werfel « Les Quarante Jours du Musa Dagh » traduit et édité en 36 langues

Le célèbre roman de l’écrivain autrichien Franz Werfel (1890-1945), « Les Quarante Jours du Musa Dagh » qui évoque la résistance arménienne contre l’armée turque lors du génocide de 1915 vient d’être réédité en hongrois. Publié en 1933, l’œuvre de Franz Werfel qui fut un best-seller international fut traduit en 36 langues. En 1934 il remportait le prix international du « Meilleur roman de l’année ». L’édition hongroise de « Les Quarante Jours de Musa Dagh » est la 8ème en hongrois. Nos confrères d’Arménie se demandent si les Hongrois s’intéressent aux pages dramatiques de l’Histoire des Arméniens lors du génocide alors que les autorités de Budapest livrèrent à l’Azerbaïdjan un assassin azéri, Ramil Safarov.

Krikor Amirzayan

posté le 30 mars 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Hongrie  Littérature 


Histoire
Les deux généraux arméniens qui ont participé à la Révolution hongroise de 1848

Dans la tourmente européenne qui a présidé à plusieurs révolutions en 1848, deux généraux hongrois de nationalité arménienne ont participé activement au combat contre la dynastie des Hasbourg pour l’indépendance de la Hongrie. Leur noms, Erno Kiss et Vilson Lazar.

Appelés, avec leurs coreligionnaires, Les 13 Martyrs d’Arad, ils seront exécutés le 6 octobre 1849 après la victoire autrichienne assistée par les russes.

A cette époque la Transylvanie est peuplée d’une majorité d’Arméniens. En faveur de l’unification de la Hongrie et de la Transylvanie ils combattrons aux côtés du général Jozef Bem.

Les Arméniens hongrois étaient pour la plupart les descendants des Arméniens qui se sont installés en Transylvanie en 1672. Principalement des commerçants et artisans, ils se déplaçaient facilement en continu dans les différentes régions de Hongrie et de Transylvanie au 18ème siècle. De nombreuses familles arméniennes avaient le pouvoir financier et politique.

Selon les statistiques, il y avait environ 70 officiers arméniens hongrois combattant sous le drapeau national en 1848-49.

Lajos Kossuth, l’un des principaux instigateurs de la révolution hongroise, avait été élu gouverneur de l’Etat le 14 avril 1849. Il sauvera sa tête et meurt à Turin en 1894.

posté le 28 février 2016 par Jean Eckian/armenews