Nouvelles d'Arménie
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Géopolitique


Reconnaissance
G. Minassian et V. Andréassian honorés par la Société de Géographie

Samedi 24 novembre, à la Société de Géographie, Françoise Ardillier-Carras, Vice-présidente de la Société de Géographie et arménophile ( NAM : n°188) qui a consacré de nombreux ouvrages à l’Arménie avec Olivier Balabanian, dont le dernier s’intitule l’Arménie Russe (NAM : n° 185), a remis dans le cadre du Grand amphithéâtre, le Prix Charles Grad 2012 (créé en 1892) de la Société de géographie à Vazken Andréassian et Jean Margat pour leur (JPEG) remarquable ouvrage « Rivières et rivaux, les frontières de l’eau » (éditions Quae), un livre qui avait déjà obtenu le prestigieux Prix Ptolémée de la Société de Géographie 2012, décerné le 12 octobre au Festival international de géographie de St Dié les Vosges.

Vazken Andréassian et Jean Margat analysent les frontières physiques et humaines qui délimitent l’inégale répartition des eaux sur terre. D’où vient l’eau des rivières ? Par où passe la frontière fluviale ? Comment inventorier les ressources en eau ? Des rivalités emblématiques liées à l’eau sont présentées pour des fleuves transfrontaliers comme le Tigre et l’Euphrate, le Nil, le Jourdain, le Rhin, le Colorado, l’Indus...

Sont dévoilées les raisons qui rendent les conflits liés au partage de l’eau des rivières si complexes. Enfin, les auteurs examinent les raisons d’espérer, et de désespérer, au sujet de l’eau et des conflits qui pourraient concerner son partage équitable dans le futur.

En outre, le sociologue et politologue Gaïdz Minassian, désormais membre de la Société de Géographie, a été honoré par le Prix Marie Joséphine Juglar (créé en 1912) pour son ouvrage « Zone Grise : Quand les Etats perdent le contrôle » paru aux éditions Autrement.

(JPEG) Qu’elles portent les germes de la guerre, ou qu’elles revendiquent la légalité et la légitimité, les zones grises semblent annoncer le chaos. Pourtant elles interrogent aussi, à juste titre, notre conception de l’Etat, les critères de l’autorité légitime et le système international tel qu’il est organisé. Les Etats seraient-ils responsables de leur prolifération ? Autant de problématiques abordées dans ce livre qui, pour la première fois, croise une réflexion approfondie sur la notion même de zone grise et des analyses de cas concrets et contemporains, depuis la zone contemporains, depuis la zone contrôlée par les FARC en Colombie jusqu’à nos banlieues françaises.

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Remise de la médaille par le Professeur Jean-Robert Pitte, Président de la Société de Géographie

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Jean Margat et Vazken Andréassian

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Gaïdz Minassian

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Remerciements

posté le 25 novembre 2012 par Jean Eckian/armenews


ANALYSE
Au nom de ceux qui ne sont plus

A propos du texte de Nicolas Crosnier : « Pourquoi l’Azerbaïdjan fait du meurtrier d’un Arménien un héros national » (Rue89 - Le nouvel Observateur, 9/09/2012)

par Jean Géronimo - Spécialiste de la Russie*

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Cette analyse est contestable sur plusieurs points, dont celui de ne pas prendre en compte la dimension psychologique et symbolique, très lourde, pour les arméniens. Pour une analyse plus complète du drame, replacé dans un cadre plus géopolitique, dix éléments doivent être mentionnés.

1) Pour rappel, l’Azerbaïdjan est une des plus sévères dictatures de la zone post-soviétique. Cela permet de mieux « comprendre » la décision de son président. Le président Aliev a été l’ami de Bush, faut-il le rappeler, lequel a qualifié l’Azerbaïdjan de « régime démocratique »... J’ai du mal à adhérer, sincèrement.

2/ Soulignons que le génocide arménien n’a jamais été officiellement reconnu, et en ce sens, les arméniens ne sont pas mieux traités que les autres, comme l’affirme l’auteur. Bien au contraire ! Sinon, ce génocide aurait été - fort justement - reconnu depuis longtemps !!

3/ L’Azerbaïdjan mène un jeu trouble grâce à sa puissance énergétique, utilisée comme arme politique, parfois pour influer sur les négociations internationales et les décisions juridiques. Un « petit pays » certes, mais qui sait se défendre, surtout avec ses dollars (issu de sa rente énergétique) et avec la complicité américaine.

4/ L’Azerbaïdjan (avec la Turquie) est étroitement liée aux projets énergétiques (oléoducs, gazoducs) élaborés par Washington pour contourner la Russie et réduire sa puissance géopolitique. Une sorte de levier stratégique.

5/ L’Azerbaïdjan est définie par Brzezinski comme un « pivot géopolitique », susceptible d’être utilisé au service de la stratégie d’expansion américaine en Eurasie. Cela explique la bienveillance américaine - donc de la gouvernance mondiale et de ses règles informelles - à l’égard de ce « petit pays », qui verrouille sa position stratégique dans la région.

lire la suite, voir lien plus bas

posté le 13 septembre 2012 par Jean Eckian/armenews


REVUE DE PRESSE
Le facteur islamique dans la politique étrangère de la Turquie

Le facteur islamique dans la politique étrangère de la Turquie

par Artashes Ter-Harutyunyan [Ardachès Der-Haroutiounian]

Fondation Noravank, 14.06.2012

Les services secrets d’Israël - le Mossad - ont récemment présenté au cabinet de Benjamin Netanyahou un rapport sur la situation et les développements possibles en Syrie. D’après les sources israéliennes, une des principales conclusions est que, du fait des mesures actives prises par les gouvernements occidentaux, parallèlement à l’affaiblissement continu du régime de Bachar el-Assad, le renforcement et l’expansion du réseau islamiste en Syrie se met en place et que, dans le cas de ce genre de développements, la mouvance islamiste se substituerait très probablement au clan el-Assad.

Néanmoins, les experts du Mossad conseillent de prêter aussi attention au fait que le principal soutien et appui du réseau islamiste en Syrie sont les services secrets de Turquie - le MIT - suivis de ceux d’Arabie Saoudite, du Qatar et des Emirats Arabes Unis. Les services secrets israéliens concluent que la décision des dirigeants politiques de la Turquie de prêter assistance en terme de renforcement du réseau islamiste en Syrie témoigne d’une évolution importante dans les considérations des stratèges d’Ankara. Suite aux événements en Egypte où, parallèlement au renversement du régime de Moubarak, la Turquie mit en place une connexion active avec les mouvements islamistes locaux, en leur proposant tout d’abord une aide financière, les agissements de la Turquie en Syrie viennent démontrer que le facteur islamiste devient l’un des principaux instruments de la politique étrangère de la Turquie. En même temps, le Mossad en arrive à la conclusion que, dans un avenir prévisible, l’influence de ce facteur dans la politique étrangère de la Turquie ne fera qu’augmenter, compte tenu des ambitions d’Ankara de devenir un leader du monde musulman.

La nouvelle image de marque du facteur islamiste sur la scène internationale

Fait caractéristique, durant la période récente, la réévaluation du facteur islamiste dans la politique internationale s’est poursuivie. Si, au cours des dernières décennies, le fait fut marginal, puis associé au terrorisme mondial, aujourd’hui les médias occidentaux et les efforts diplomatiques visent à donner une image de marque nouvelle du facteur islamiste.

Il s’agit d’un tournant très important et, si l’on prend en compte le volume de ces changements (par exemple, le nombre d’Etats où, malgré les élites, qui sont au pouvoir depuis des dizaines d’années, les islamistes réussissent à se frayer un chemin ; les ressources financières, médiatiques et humaines dont ils disposent), il serait probablement possible d’affirmer que ce facteur est en train d’acquérir une signification géopolitique.

Le résultat essentiel du « printemps arabe » devrait probablement être envisagé dans ce contexte. L’on peut observer que, suite aux révolutions arabes en Tunisie, en Egypte, en Libye et au Yémen (phénomène attendu en Syrie et même dans les pays où il fait l’objet de répression, comme l’Algérie, le Maroc, la Jordanie), en premier lieu, les islamistes accèdent au pouvoir.

La nouvelle approche du monde par la Turquie

La décision de la Turquie de se positionner au moyen d’une nouvelle stratégie, fondée sur un facteur islamiste, n’est pas une nouveauté. Or il est intéressant d’observer avec quelles nouvelles propositions la Turquie va se présenter dans l’avenir immédiat. Dans quelle mesure les autorités d’Ankara sont-elle disposées à mettre en œuvre leur agenda islamique, alors qu’il est clair que la mutation en cours de la stratégie turque est encore à un stade initial ? Peut-on s’attendre à des initiatives nouvelles d’Ankara en terme de politique intérieure et extérieure ?

Trois facteurs ont entraîné l’évolution d’Ankara vers une stratégie nouvelle.

Premier facteur, le fait qu’après la fin de la Guerre froide, les relations américano-turques ont connu des changements considérables. Des contradictions concernant certaines questions de politique régionale et internationale sont même apparues et demeurent vivaces. Parallèlement, la Turquie a échoué dans son processus d’intégration européenne. Ce processus d’intégration dans l’Union Européenne, qui dure depuis plusieurs dizaines d’années, peut être considéré très probablement comme dépassé ; les dirigeants turcs eux-mêmes n’hésitent pas à le dire.

La suite sur Armenian trends, lien plus bas

posté le 26 août 2012 par Ara/armenews


Moyen-Orient
La Russie s’attend à une Attaque en Iran pour cet été

F. Michael Maloof, G2 Bulletin

9 avril 2012

Washington - L’armée russe prévoit qu’une attaque sera dirigée contre l’Iran vers cet été et elle a travaillé à un plan d’action ; selon des sources russes informées, des troupes russes seraient envoyées à travers la Géorgie voisine pour stationner en Arménie, qui possède avec la République Islamique une frontière.

Le chef du Conseil de Sécurité russe Viktor Ozerov a déclaré que le Quartier Général Militaire russe avait préparé ce plan d’action pour l’éventualité d’une attaque en Iran. Dimitry Rogozin, qui était il y a peu l’ambassadeur russe auprès de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, l’OTAN, a mis en garde contre une attaque en Iran. “L’Iran est notre voisin“, a dit Rogozin. “Une action militaire dirigée contre l’Iran, c’est une menace directe pour notre sécurité“. Rogozin qui est à présent l’adjoint du premier ministre russe, est considéré comme antioccidental. Il est en charge du secteur de défense russe.

Selon les sources du ministère de la défense de Russie, l’armée russe ne croît pas qu’Israël dispose du potentiel militaire pour vaincre les défenses aériennes iraniennes et pense en outre que l’engagement de l’armée des USA sera nécessaire.

La préparation des mouvements de troupes de l’armée russe ne signifie pas seulement que la Russie protège ses intérêts vitaux dans la région, mais qu’elle pourrait aussi assister l’Iran si une telle attaque avait lieu. Ces sources ajoutent qu’il est possible que la concentration des forces armées russes dans la région, pourrait être le résultat du potentiel de combats entre l’armée russe et les forces israéliennes, américaines, ou les deux.

Des sources informées disent que les Russes ont averti des ’conséquences imprévisibles’ d’une éventuelle attaque de l’Iran, quelques unes des personnalités russes disant que l’armée russe prendra part à cette possible guerre dans la mesure où elle serait une menace pour ses intérêts vitaux dans la région.

Le quotidien influent russe Nezavisimaya Gazeta a cité une source militaire russe qui a déclaré que la situation qui s’installe en Syrie et en Iran ’pousse la Russie à accélérer le programme d’amélioration de ses groupements militaires dans les régions du Sud-Caucase, de la Caspienne, de la Mer Noire et de la Méditerranée’. Cette dernière information découle d’un ensemble de rapports et de fuites de porte parole officiels et d’agences de presse gouvernementales selon lesquelles une attaque israélienne est quasi certaine vers l’été.

Du fait de l’impact sur les intérêts vitaux de la Russie dans la région, les sources disent que les préparatifs russes pour une elle attaque ont commencé il y a deux ans avec la modernisation de la base 102 de Gumri, en Arménie. Il est dit de cette base occupe une position géopolitique majeure dans la région.

Les familles de militaires russes de la base de Gumri en Arménie, proche de la Géorgie et de la Turquie ont été d’ores et déjà évacuées, disent des sources russes. ’La Base Militaire 102 est un point clé, un avant-poste russe dans le Sud-Caucase’, a déclaré une source militaire russe au quotidien. ’Elle occupe une position géopolitique très importante, mais le Kremlin craint de perdre cette situation’.

Avec le retour de Vladimir Poutine à la présidence de a Russie, la perspective qu’il déclencherait une nouvelle attaque sur la Géorgie comme il l’avait fait en août 2008 devient également une possibilité, disent ces sources informées.

Les Russes croient que la Géorgie coopérerait avec les Etats-Unis en bloquant tout approvisionnement destiné à la Base Militaire 102, qui est approvisionnée essentiellement par voie aérienne. Jusqu’à présent, la Géorgie bloquait la seule voie de transport routière que les fournitures militaires russes pourraient emprunter.

Le carburant pour la base russe en Arménie arrive d’Iran, et les responsables politiques russes pensent que ce passage frontalier pourrait-être bloqué en cas de guerre. Selon Yuri Netkachev, l’ancien commandant adjoint des forces russes en Transcaucasie, ’Il sera peut-être nécessaire de recourir aux moyens militaires pour briser le blocage routier géorgien et dégager des corridors de transport menant à l’Arménie’. La géographie de la région suggère, compte tenu des routes et de la topographie du pays qu’un tel corridor d’approvisionnement passe obligatoirement au milieu de la Géorgie, près de la capitale Tbilissi.

En septembre, l’armée russe prévoit de faire ses exercices militaires annuels appelés Kavkaz 2012. Les sources informées russes disent cependant que les préparatifs et les déploiements d’équipements et de personnels militaires ont déjà commencé en prévision d’une possible guerre avec l’Iran. Selon ces sources, un nouveau commandement et un nouvel équipement de surveillance ont été déployés dans la région, capables d’employer Glonass, le système GPS russe, pour la prise d’informations de ciblage.

’La force aérienne du District Militaire Sud a été réarmée à presque 100% par des nouveaux avions et hélicoptères’, selon l’expert Pavel Felgenhauer de la Fondation Jamestown basée à Washington. En 2008, Fegenhauer avait relevé qu’en servant de couverture aux déploiement de leurs forces, ce sont les manœuvres Kavkaz 2008 qui ont permis le succès de l’invasion de la Géorgie de la même année.

Le Ministre de la Défense Anatoly Serdyukov a déjà annoncé que les nouveaux Spetznaz, ou Unités de Forces Spéciales, seront déployés dans Stavropol et Kislovodsk, qui se trouvent dans les régions du Nord Caucase.

Des sources russes disent que l’Armée russe pense que si les USA entrent en guerre avec l’Iran, elle pourrait déployer des forces en Géorgie et des navires de guerre dans la mer Caspienne avec l’aide possible de l’Azerbaïdjan, qui a depuis déclaré qu’elle ne donnerait pas son autorisation pour que son territoire soit utilisé par Israël pour lancer des attaques contre son voisin l’Iran.

Des spéculations ont été faites, étant données les relations rapprochées entre Israël et l’Azerbaïdjan, selon lesquelles l’état juif pourrait utiliser des bases pour lancer des attaques contre les sites nucléaires de l’Iran voisin. Israël a récemment accepté de vendre à l’Azerbaïdjan pou 1,6 milliards en équipements militaires.

La perspective que des troupes aéroportées d’assaut russes par hélicoptère, également appelées unités VDV, pourraient être installées dans les provinces sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud est un sujet encore plus grand d’irritation pour le président de Géorgie Michaël Saakashvili. Ces deux provinces ont été prises par l’armée russe au cours de la guerre russo-géorgienne d’août 2008. Elles ont été déclarées pays indépendants par Moscou, mais le Kremlin indique à présent quelles pourraient être annexées par la Russie.

De même, le Lieutenant Général Vladimir Shamanov, commandant des VDV, a annoncé que les troupes russes en Arménie recevront le renfort de troupes parachutistes, ainsi que des hélicoptères d’attaque et de transport. “Le fer de lance (de la région de Transcaucasie) peut recevoir l’ordre de prendre la direction du sud pour empêcher le déploiement présumé de bases US en Transcaucasie, pour faire le lien avec l’Arménie et prendre le contrôle du corridor énergétique des états du Sud Caucase et de la Caspienne par lequel les hydrocarbures azéri, turkmène, ceux d’autres pays de la Mer Caspienne peuven arriver en Europé’, a déclaré Felgenhauer. “En un seul coup de balai militaire, la Russie pourrait se garantir le contrôle de tous les états du Caucase et de la Mer Caspienne qui par le passé, constituaient les marches de son empire, créant un fait accompli auquel l’Occident, trop absorbé par l’Iran, ne pourrait répondre’, a-t-il ajouté.

“En même temps, une petite guerre victorieuse devrait réunir la nation russe derrière le Kremlin, lui permettant d’écraser les mouvements rémanents pro-démocratiques à propos d’élections justes. Avec un bonus supplémentaire, l’action militaire de la Russie pourrait abattre définitivement le régime Saakashvili’. Poutine n’a pas caché son aversion pour Saakashvili et avec son retour à la présidence, il peut envisager que la chute du président géorgien est une tâche inachevée. Tout comme en 2008, Poutine n’aura pas à trop se soucier d’envoyer des troupes en Géorgie, dans la mesure où la réponse des USA et des pays européens à l’invasion et à l’occupation qui a suivi étaient muettes.

posté le 10 avril 2012 par Jean Eckian/armenews

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews



ALGÉRIE -TURQUIE
Premier Ministre Algérien : Je n’irai pas passer mes vacances en Turquie

Interrogé hier, sur les précisons de l’ambassadeur de Turquie réfutant les propos d’un responsable du RND selon lesquels ce dernier accuse la Turquie de financier les partis islamistes en Algérie, Ahmed Ouyahia a eu une réponse brève : « De toutes les façons je n’ai aucune intention d’aller passer les vacances en Turquie », a-t-il déclaré en exclusivité à L’Expression.

Le 26 février dernier, l’ambassadeur de Turquie à Alger s’est dit « surpris d’apprendre que le porte-parole du PT ainsi que le responsable du RND avaient accusé les partis islamistes algériens de collecter des fonds auprès de la Turquie, du Qatar et de l’Arabie Saoudite, et cela afin de financer leur campagne électorale », récusant ainsi l’information selon laquelle son pays aide financièrement les islamistes.

Ouyahia a opté pour l’exercice de style pour « asséner » la réponse du berger à la bergère. Aussi diplomatique qu’elle puisse être interprétée, la réponse de M.Ouyahia a le mérite d’être claire au moins sur un aspect : c’est en Turquie que les islamistes préfèrent passer leur vacances.

Concernant le financement de certaines formations politiques algériennes par des parties étrangères, le patron du RND préfère se concentrer sur l’essentiel que d’aller faire du bruit ailleurs. Il n’y a qu’à revoir la liste des partis dont les dirigeants ont multiplié des déplacements à l’étranger ces derniers mois et vers quelle destination ! Ce n’est pas la première fois que le patron du RND a eu à croiser le fer avec la Turquie. S’exprimant en sa qualité de Premier ministre, M.Ouyahia s’est dit, au début de janvier dernier, opposé à l’utilisation que fait la Turquie de la colonisation française en Algérie, en réaction à l’adoption par l’Assemblée nationale, en France, de la proposition de loi visant à réprimer la négation des génocides, dont le génocide arménien. « Nous disons à nos amis (turcs), nous leur demandons de cesser de faire de la colonisation de l’Algérie un fonds de commerce », a déclaré Ahmed Ouyahia au cours d’une conférence de presse, à l’issue de la réunion de conseil national de son parti, le Rassemblement national démocratique (RND). « Personne n’a le droit de faire du sang des Algériens un fonds de commerce », a-t-il martelé, en réponse à une question sur les déclarations du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan au sujet des crimes commis par la France durant la colonisation de l’Algérie de 1830 à 1962. Par ailleurs, lors de la rencontre d’hier avec ses militants à Constantine, Ahmed Ouyahia a aligné un chapelet de questions sur ce qui se passe dans le Monde arabe et en Afrique du Nord. « Le monde assimile-t-il le sens de ces crises ? Ces crises concentrées dans le Monde arabe sont-elles un mouvement contre l’Islam, ou contre les Arabes eux-mêmes ? Sont-elles contre les principes fondamentaux du Monde arabe ? Sont-elles survenues dans le but d’absorber davantage les ressources du Monde arabe ? » Des questions que le numéro un du RND à formulées sous les applaudissements des militants et les sympathisants présents en force hier.

« Le contexte n’est pas encore clair », a encore ajouté M.Ouyahia. le peuple algérien ne va pas suivre un mouvement qui l’impliquerait dans la confusion car « les Algériens n’ont pas encore pansé totalement leurs blessures. » Justement, à ce propos, le responsable du RND dira aussi que les années de terrorisme reflètent « la résistance du peuple algérien », pour ainsi rompre avec les termes et concepts de décennie noire ou rouge. C’est dire que le leader du RND reste fidèle à lui-même en tant qu’homme, polémiste talentueux et grand amateur de déclarations tonitruantes, le chef du gouvernement ne possède pas moins un sens élevé de la répartie et de la riposte diplomatique, dont il usera même pour miser sur la femme à laquelle il rendra également hommage.

« Cette femme, dira t-il, qui représente plus de 50% de la population algérienne, est appelée à jouer son rôle pleinement dans la société et dans le monde politique. » Cette femme qui est pour Ahmed Ouyahia un élément clé pour le développement, et dont durant les années 90 certains ont voulu faire l’élément et le décor d’une cuisine. Il faisant allusion aux islamistes qui finissent toujours par écarter la femme de toutes les activités civiles et politiques. En insistant sur les élections du 10 mai, le leader du RND lance un clin d’oeil au FFS, pour sa participation, et condamne, à ce même titre, en faisant allusion à Sid Ahmed Ghozali, ex-Premier ministre qui appelle au boycott.

L’expression, 4 mars 2012

posté le 5 mars 2012 par Jean Eckian/armenews


ARMENIE
Les Etats-Unis luttent contre les armes de destruction massive

L’Arménie et la Géorgie se sont entraînées à repérer le transit illégal des armes de destruction massive à travers leurs territoires.

Le ministère arménien des Affaires étrangères a déclaré que les trois jours d’exercices, qui se sont terminés jeudi soir, ont réuni des responsables des deux Etats voisins ainsi que des spécialistes des États-Unis.

Un communiqué du ministère a annoncé qu’ils se sont concentrés à faire des exercices pour éviter la contrebande d’armes de destruction massive et des composants d’ADM à la frontière arméno-géorgienne. Ils se sont également penchés sur les dangers nucléaires et aussi sur la lutte contre le trafic illicite des matières premières. Le ministère a ajouté que les gouvernements arménien et géorgien feront les mêmes exercices en juin. Ces exercices semblent refléter les préoccupations des États-Unis. Deux Arméniens ont été arrêtés à Tbilissi en mars 2010 pour avoir tenté de vendre 18 grammes (0,6 onces) d’uranium pour 1,5 million de dollars. Un autre ressortissant arménien, Garik Dadayan, a été arrêté à Erevan pour des frais de fourniture de matière radioactive. Dadayan avait déjà été arrêté par les gardes-frontières géorgiens en 2003 en entrant dans le pays avec 200 grammes d’uranium. Il a ensuite été jugé par un tribunal arménien et condamné à deux ans et demi de prison. L’Arménie a une frontière avec l’Iran,ce qui pourrait aussi expliquer pourquoi les États-Unis souhaitent renforcer la coopération arméno-géorgienne contre les armes de destruction massive. En 2002, le Département d’Etat américain a mis sur liste noire un homme d’affaires arménien qui aurait vendu du matériel biochimique à une société iranienne dans les Émirats arabes unis. Le gouvernement arménien a renforcé, avec l’aide de Washington, les contrôles d’exportation aux frontières de l’Arménie.

posté le 27 février 2012 par Laetitia/armenews

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TURQUIE
Analyse des déterminants de la Politique Étrangère Turque

par Svante E. Cornell

Middle East Quarterly N°1 - 2012

Avertissement : Devant l’importance de cette intéressante analyse de la politique étrangère turque, nous n’avons pas eu le loisir de la traduire. C’est donc une traduction électronique qui vous est proposée, avec nos excuses.

Le dirigeant de la Turquie du Parti Justice et Développement (Adalet ve Kalkinma Partisi, AKP) a été réélu pour un troisième mandat en Juin 2011. Cette réalisation remarquable a été principalement le résultat de la faiblesse de l’opposition et la croissance économique rapide qui a fait de la Turquie seizième puissance économique mondiale. Mais Ankara au profil international grandissant a également joué un rôle dans le soutien continu du public pour le parti conservateur et islamiste. En effet, d’une manière très inhabituelle, le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan a commencé son discours en saluant la victoire des « nations amicale et fraternelle à Bagdad, Damas, Beyrouth, Amman, Le Caire, à Sarajevo, à Bakou, et Nicosie.“ [1] « Le Moyen-Orient , le Caucase et les Balkans ont gagné autant que la Turquie “, selon lui, s’engageant à assumer un rôle encore plus important dans les affaires régionales et internationales. En 2023, pour le centenaire de la république, l’AKP a promis que la Turquie serait parmi les dix puissances mondiales de premier plan.

Dans un scénario qui aurait été inimaginable il ya dix ans, la femme voilée du nouveau réélu Premier ministre turc Erdogan salue les sympathisants avec son mari. Le fondateur de la Turquie Kemal Atatürk avait vu que de telles manifestations publiques de la religiosité comme étant un obstacle à la création de la nouvelle République turque laïque.

Dans le même temps, le profil de croissance de la Turquie a été controversée. Comme Ankara a développé des liens plus chaleureux avec les Etats voyous comme l’Iran, la Syrie et le Soudan tout en réduisant ses relations cordiales avec Israël et en utilisant une rhétorique forte contre les Etats-Unis et l’ Europe, elle a généré souvent de houleux débats et a pris ses distances avec l’Occident . La Turquie continue de fonctionner au sein de l’infrastructure de sécurité européenne, bien plus mal à l’aise qu’avant, mais a une rupture avec l’Occident déjà eu lieu, et si oui, est-elle irréversible ?

Le focus de l’AKP change d’Ouest en Est

Les principes de base de la politique étrangère de la Turquie depuis la fondation de la république inclus prudence et pragmatisme, en particulier concernant le Moyen-Orient. Une gueule de bois impériale de l’époque ottomane a conduit à la leçon qu’Ankara avait peu à gagner et beaucoup à perdre d’elle-même en s’interposant dans la politique acrimonieuse de la région. Malgré les différences occasionnelles avec les puissances occidentales, Ankara s’est concentrée à jouer un rôle au sein de l’Europe.

L’AKP est apparu pour maintenir ce cours pendant son premier mandat (2002-07) comme vu dans l’accent mis sur l’harmonisation européenne comme un moyen d’adhérer au syndicat. Mais dans son deuxième mandat (2007-11) qu’il a quitté de façon significative de cette approche. Guidé par le concept de « profondeur stratégique » élaboré par Erdoğan à long terme de conseiller-tourner-étrangers-ministre Ahmet Davutoglu, Ankara en plus axé sur son voisinage avec l’objectif déclaré de devenir une force dominante et la stabilisation, l’un qui fonctionnerait comme un honnête courtier et projeter son influence économique dans toute la région et au-delà. [2]

Le slogan officiel, qui pourrait être appelé la doctrine Davutoglu, a été « zéro problème avec les voisins.“ Ankara a rapidement développé des relations avec le gouvernement syrien au niveau d’un partenariat stratégique ; les responsables turcs ont également commencé à cultiver des liens économiques et politiques avec les gouvernements iranien et russe, les deux grands fournisseurs d’énergie à l’économie en pleine croissance turque. Il a également tendu la main à l’administration kurde du nord de l’Irak, un mouvement impensables auparavant. Dans un autre geste audacieux mais a finalement échoué, les dirigeants de l’AKP ont cherché à se réconcilier avec l’Arménie ; ses prédécesseurs n’avaient jamais établi de relations diplomatiques avec raison de son occupation depuis le début des années 1990 d’un sixième du territoire turc en Azerbaïdjan, y compris la zone contestée d’Erevan du Haut- Karabakh.

Ces mouvements ont été généralement bien accueilli en Occident. Les critiques de Washington a déploré ouvertures d’Ankara à Téhéran et à Damas, mais l’arrivée de l’administration Obama a continué à développer des politiques assez semblables de sensibilisation de ses propres. L’AKP a fait valoir qu’il pourrait fonctionner comme un interlocuteur à ces régimes sur la frontière de la Turquie avec laquelle Bruxelles et Washington avait que des liens limités et que la Turquie serait plus active également bénéficier de l’Ouest. Empressement d’Ankara de servir de médiateur dans les conflits régionaux a également apporté de bonne volonté. Le gouvernement turc a offert ses bons offices à combler les différences entre la Syrie et Israël, l’Afghanistan et le Pakistan, et entre les factions palestiniennes rivales du Fatah et du Hamas. Les dirigeants occidentaux a généralement donné de l’AKP au bénéfice du doute car il leur a assuré que son rayon d’action pourrait aider les voleurs modérés et les faire entrer dans le système international.

Un changement de l’axe

Pourtant cours réel d’Ankara ne tardèrent pas à s’écarter sensiblement de la version officielle. Trois questions en particulier ont suscité des préoccupations quant aux intentions de l’AKP de politique étrangère : l’Iran, Israël, et le Soudan et, plus récemment, de l’agressivité renouvelée à Chypre.

La politique d’Ankara d’engagement avec Téhéran a été accueilli tant qu’elle était influencer les Iraniens, plutôt que l’inverse. Mais Erdogan et ses associés ne tardèrent pas à s’éloigner de l’objectif déclaré d’agir comme un médiateur entre l’Iran et l’Occident, devenant de plus en plus ouvertement défenseurs du programme nucléaire de Téhéran. En Novembre 2008, Erdogan a exhorté puissances nucléaires à abolir leurs propres arsenaux, avant l’ingérence de l’Iran. [3] Peu après, il appelle Ahmadinejad un “ami“ [4] et a été parmi les premiers à donner une légitimité au président iranien en le félicitant sur son élection frauduleuse et ensanglanté en Juin 2009. [5] Les dirigeants turcs ont alors commencé à publier une juxtaposition de la question des armes nucléaires d’Israël avec programme clandestin de l’Iran, [6] et en Novembre 2009, se sont abstenus d’une résolution de sanctions à l’Agence internationale d’énergie atomique ( AIEA) contre Téhéran que Moscou et Pékin en charge. [7] En mai 2010, dans un affichage de défiance, Erdogan et le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a fait une apparition très médiatisée à Téhéran à la veille d’un vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur une nouvelle série de sanctions contre l’Iran, main dans la main avec Ahmadinejad et annonçant leur proposition alternative diplomatique pour gérer la question nucléaire iranienne. [8] Dans le cadre de deux ans, Ankara est devenue Téhéran partisan le plus précieux internationale.

La répartition de l’alliance de la Turquie avec Israël est une autre cause de préoccupation. L’AKP au premier abord cherché à servir de médiateur entre la Syrie et Israël ainsi qu’entre les deux factions palestiniennes, le Fatah et le Hamas islamiste. [9] Pourtant, en 2007, après prise de contrôle violente du Hamas dans la bande de Gaza, Ankara a brisé le boycott occidental du mouvement quand il a invité le chef du Hamas Khaled Mesh’al à Ankara. [10] Suite à l’offensive d’Israël contre le Hamas en Décembre 2008-Janvier 2009, Ankara est devenue le chef de castigator d’Israël dans les forums internationaux. [11] En Janvier 2009, Erdogan est sorti de célèbre un événement au Forum économique mondial de Davos après avoir commencé une altercation avec président israélien Shimon Peres ;. Turquie se Israël désinvité prévus des exercices militaires conjoints sous l’égide de l’OTAN [12] Au printemps de 2010, une organisation non gouvernementale étroitement liée à l’AKP , la Fondation d’aide humanitaire, a conçu et mis en œuvre le fameux flottille de Gaza [13] visant à mettre Israël dans une position intenable sur son blocus du territoire contrôlé par le Hamas. Quand huit citoyens turcs ont été tués dans de violents affrontements avec des commandos israéliens d’embarquement du navire, Davutoğlu a appelé l’événement “de la Turquie 9 / 11,“ [14] et une série de dirigeants turcs a menacé de couper les relations diplomatiques avec Israël tandis Erdogan a déclaré en aucune incertitude des termes qu’il ne considère pas le Hamas comme une organisation terroriste. [15] Ankara tard rétrogradé relations diplomatiques avec Israël au niveau de la deuxième secrétaire.

Plus inquiétant encore, c’est la gesticulation militaire Erdoğan, y compris les menaces de confrontation avec Israël. En Septembre 2011, il a soutenu que la Turquie aurait été justifié d’aller à la guerre avec Israël suite à l’incident flottille de Gaza. [16] En outre, la marine turque a été condamnée à « assurer la liberté de navigation“ en Méditerranée orientale, notamment en soutenant le livraison de l’aide humanitaire à Gaza de sensibilisation au danger d’une confrontation directe avec la marine israélienne maintenir le blocus sur Gaza, qui une commission d’enquête de l’ONU a jugée légale. [17] Par ailleurs, l’aviation turque a commencé à installer une nouvelle identification ami ou ennemi (IFF) système sur ses F-16, remplacer le système intégré que les avions israéliens automatiquement désigné comme amical ou de navires empêchant ainsi des affrontements armés entre les forces turques et israéliennes. Le nouveau système produit par la société turque Aselsan ne désignent automatiquement les navires israéliens ou les jets comme amical et sera censée être déployée dans les forces armées turques. [18]

Ankara a mentionné à plusieurs reprises le Soudan comme son principal « partenaire en Afrique“ mais il est loin d’être partenaire de la Turquie commercial le plus important sur ​​le continent. [19] Ignorant l’indignation internationale croissante sur les crimes contre l’humanité commis par Khartoum-alignés milices au Darfour, Erdogan a exprimé son soutien pour le président Omar el-Béchir lors d’une visite en 2006, déclarant qu’il ne voyait pas les signes d’un génocide. [20] Le président soudanais a été invité deux fois à la Turquie en 2008, et en 2009, Erdogan publiquement soutenu que les actions d’Israël à Gaza ont été pires que ce qui était arrivé au Darfour [21] -une affirmation ahurissante étant donné que les combats à Gaza a fait environ 1200 vies, environ 700 d’entre eux étaient des terroristes du Hamas [22] alors que dans le Darfour plus de 300.000 personnes ont péri. La progression de la politique turque dans les trois cas suggèrent le passage d’un courtier honnête et pacificateur régionale à parement avec l’une des parties impliquées, les Arabes dans le conflit israélo-arabe, le Hamas dans la relation Hamas-Fatah, et l’Iran et le Soudan leurs confrontations avec l’Occident.

Au début de son mandat, l’AKP étaient prêts à accepter d’importantes concessions sur le litige chypriote-tant et si bien qu’elle a provoqué l’ire de l’état-major turc. Mais dernièrement, Erdogan a réagi durement à la décision du gouvernement chypriote pour développer les champs de gaz naturel en Méditerranée orientale, menaçant d’envoyer la force de la marine turque et de l’air dans la région pour « suivre l’évolution ». [23] En ce faisant, Erdogan semble inconscients des conséquences d’un différend avec un membre militaire de l’UE aurait sur les relations de la Turquie avec Bruxelles.

L’éloignement de l’Occident a conduit Ankara rapprocher de Moscou et Pékin-culminant dans la Turquie des manœuvres militaires conjointes avec la Chine en Octobre 2010, le premier du genre avec tout de l’OTAN au pays en ce qui a été décrit par les critiques AKP comme une « décalage d’axe.“

Un centre de la politique mondiale ?

Un certain nombre de facteurs ont été cités pour expliquer le changement dans la politique étrangère turque. Alors que Ankara a subi d’énormes changements internes dans la dernière décennie, une évolution sans doute plus significatif est l’émergence de la Turquie comme une puissance économique. Depuis 1990, la Turquie produit intérieur brut a quadruplé, les exportations ont augmenté d’un facteur de cinq, les investissements directs étrangers par un facteur de 25, et la valeur des titres négociés par un facteur de 40. Alors que les économistes ont commencé à émettre en plus des drapeaux d’avertissement concernant la Turquie déficit des comptes courants et les risques de surchauffe, ces préoccupations n’ont pas encore à traduire dans le champ politique. Il est naturel que la Turquie poids nouvellement trouvé économiques se traduirait par plus de confiance sur la scène internationale. Ankara “redécouverte“ du Moyen-Orient fait partie intégrante de celle-ci : les exportations turques sont à la recherche de nouveaux marchés, et des hordes d’hommes d’affaires accompagnent régulièrement les dirigeants turcs sur leurs nombreuses visites États du Moyen Orient. Etant donné les liens étroits entre la politique et des affaires dans la région, les liens politiques fournissent affaires turcs avec un traitement préférentiel. En kurdes en Irak dominé par le nord, la dynamique est inversée : La présence croissante des entreprises turques il après 2003 a contribué à ouvrir la voie à un rapprochement politique avec le gouvernement régional kurde à Erbil.

Deuxièmement, présumées erreurs occidentales sont souvent perçues comme un facteur important dans cette transformation, y compris le point de vue de l’ancien américaine Gates, secrétaire à la Défense Robert qui blâmé froide assumer l’UE de la Turquie pour les pays « dérive ». [24] Alors que d’Ankara face aux occidentaux États dans les grandes questions de politique étrangère dans le passé, cette relation a été basée sur la réciprocité perçue. Cependant, depuis que la Turquie a commencé à négocier à l’adhésion en 2005, l’opposition à l’adhésion turque ont non seulement augmenté en Europe, mais est devenu de plus en plus clairement articulée en termes de l’identité culturelle d’Ankara’S : la Turquie était en fait européenne à tous ? Appelle ouvertement par les politiciens français et allemands contre l’adhésion turque a eu un impact profond à Ankara, où les politiciens de tous bords a dénoncé cette position. La plupart des Turcs croient maintenant que Ankara ne sera jamais adhérer à l’UE, et le soutien interne pour l’adhésion a diminué. L’aliénation de l’Europe de la Turquie a clairement eu des répercussions de la politique étrangère.

Pendant ce temps, les liens avec Washington a souffert principalement en raison de divergences sur l’Irak. L’implication de la Turquie a été cruciale pour la guerre de 1991 au Koweït, mais Ankara a été laissé insatisfait par les résultats essentiellement de la guerre à cause des dommages significatifs à l’économie de la Turquie que Washington n’a guère contribué à adoucir, et l’émergence d’une entité kurde indépendante de facto dans le nord de l’Irak. Les événements survenus depuis 2003 ont vu une détérioration rapide des relations que la guerre en Irak indirectement conduit à la résurgence du Partiya Karkerên Kurdistan (Kurdistan Workers ’Party, PKK) le terrorisme en Turquie. Jusqu’en 2007, l’administration américaine a échoué, soit d’exercer une influence suffisante sur ses alliés kurdes dans le nord de l’Irak pour freiner le PKK ou de permettre à la Turquie de raid bases du PKK en Irak. [25] Ce ressentiment généré substantielles entre spectre politique de la Turquie.

Pour être sûr, certaines des différences qui ont surgi avec l’Occident pourrait bien être attribué à Ankara confiance renaissante, ou ce qu’un observateur a appelé « le gaullisme turc“-une Turquie qui est « plus nationaliste, confiante et provocante ». [26] La nouvelle confiance en soi est explicite : ministre des Affaires étrangères Davutoğlu déplore souvent le manque d’appréhension et de confiance en soi des gouvernements précédents, ce qui implique que la Turquie à l’aise avec son identité et son histoire peuvent jouer un grand rôle dans la région et au-delà celui qui n’est pas enfermée dans le centre unidimensionnelle sur les alliances occidentales, mais apprécie plutôt la « profondeur stratégique » que la Turquie avait dans l’ancien territoire ottoman. Dans un discours 2009 à Sarajevo, Davutoğlu énoncées ambitions d’Ankara : « . Nous allons réintégrer la région des Balkans, du Moyen-Orient et le Caucase ... avec la Turquie comme le centre de la politique mondiale à l’avenir » [27]

Le rôle de l’idéologie

Tout comme l’AKP rejette toute définition de lui-même comme « islamiste », car il rejette le terme en tant que tels, [28] qu’il s’oppose également à l’idée que sa politique étrangère est idéologiquement à la terre, ou qu’il se distancie de l’Ouest à tous. Dans une interview 2010, par exemple, le président Abdullah Gül a rejeté toute idée selon laquelle Ankara a tourné le dos à l’Occident. Turquie “était désormais une grande puissance économique qui avait embrassé la démocratie, les droits humains, et le marché libre.“ Il était devenu une « source d’inspiration » dans la région, at-il dit. “Les Etats-Unis et en Europe devrait accueillir à son engagement croissant dans le Moyen-Orient, car elle [est] la promotion des valeurs occidentales dans une région largement régies par des régimes autoritaires ». [29] De telles affirmations, malgré la tendance croissante des politiques de la Turquie pour passer de la médiation au côtés et prenant systématiquement à côté avec islamiste causes souligne la question de savoir si les facteurs idéologiques sont en effet à jouer.

La question est particulièrement pertinente étant donné les racines de l’AKP dans un milieu fortement idéologiques :. L’islamisme turc l’école Milli Görüs, dominé par l’ordre orthodoxes Naqshbandiya [30] Le Naqshbandiya a été le foyer de la réaction islamiste occidentalisation des réformes depuis le milieu des XIXe siècle, donc avant la création de la république. Le mouvement Milli Görüs a de son véhicule politique, qui multipliés d’abord en Allemagne chez les Turcs expatriés avant de devenir une force dans la politique turque dans les années 1960. Pendant un bref passage au pouvoir de 1996-97, figures de proue du mouvement islamiste turc avait appelé à l’introduction de la Charia et a poursuivi une politique étrangère qui cherchait à la Turquie distance de la « impérialistes » occidentaux. [31] Les fondateurs de l’AKP a publiquement rompu avec ce mouvement en 2001 dans le sillage de l’armée d’arrêter le parti Fazilet principale islamiste. Le « jeunes réformateurs », dirigé par Gül et Erdogan ouvertement renié l’islamisme, ont souligné leur attachement à la démocratie, cultivé une alliance avec l’élite turque libérale, et a cherché à faire le nouveau parti a accepté comme une force dominante conservatrice en effectuant un virage à 180 degrés dans englobant à la fois l’économie de marché et les aspirations de la Turquie à l’UE. [32]

Cette transformation idéologique était assez abrupte et top-down, mais alors que l’AKP largement resté fidèle à la rhétorique démocratique comme lors de son premier mandat, il est frappant à quel point sa consolidation du pouvoir depuis 2007 a été suivie par une croissance des tendances autoritaires au maison et une distanciation de l’Ouest dans la politique étrangère.

Les déclarations évoquant la réaffirmation de l’idéologie islamiste sont abondantes. S’adressant à une foule de 16 000 Turcs dans la ville allemande de Cologne en 2008, Erdogan assimilé l’assimilation des Turcs, poussés par les politiciens allemands, à « un crime contre l’humanité ». [33] En référence aux président soudanais Béchir, at-il déclaré en 2009 que “un musulman ne peut pas commettre le génocide ». [34] Dans le même temps, les déclarations du Premier ministre d’Israël montrent non seulement une antipathie croissante envers l’Etat juif, mais sont étonnamment évocateur des tendances antisémites omniprésent mouvements islamistes à travers le monde. Ainsi, en 2009 il a blâmé « juif soutenu par les médias“ pour avoir prétendument répandre des mensonges sur la guerre de Gaza. De même, lorsque l’économiste approuvé le Parti populaire d’opposition turc républicain (CHP) dans les 2011 Juin élections, Erdogan a accusé de travailler pour le compte des intérêts israéliens, a fustigé le dirigeant du CHP pour être un outil d’Israël, et a exprimé ses regrets sur le fait que le CHP, sous la Turquie le deuxième président Ismet Inönü, avait reconnu l’Etat d’Israël, [35] faisant allusion aussi à une perception croissante “assimilant l’étoile de Sion avec la croix gammée ». [36]

Beaucoup d’états les plus combatifs Erdogan ont eu lieu pendant les campagnes électorales et pourrait être interprété comme le populisme électoral. Néanmoins, étant donné sa domination sur la scène politique turque, ces vues déclaré devrait pas être rejetée d’emblée. En effet, la formulation et la conduite de la politique étrangère turque a en cours des dernières années été dominée par Erdogan et Davutoglu, qui est largement considéré comme l’architecte de la politique étrangère de l’AKP et une influence majeure sur les vues Erdoğan. Avec une longue carrière académique précédant son ascension vers la gloire politique, M. Davutoğlu a laissé une trace importante des travaux publiés qui fournit un aperçu suffisant sur sa vision du monde.

L’AKP Alternative Worldview

Alors que les travaux les plus connus Davutoğlu est son ouvrage paru en 2000 Stratejik Derinlik [37] (Profondeur stratégique), d’égal intérêt sont ses œuvres antérieures : une thèse de doctorat publiée en 1993 en tant que paradigmes alternatifs : L’impact de Weltanschauungs islamiques et occidentales sur la théorie politique [38 ] et son volume de 1994 transformation civilisationnelle et le monde musulman. [39] Ces œuvres sont denses, les traités théoriques, tout comme plusieurs longs articles publiés dans la revue turque Divan dans la fin des années 1990. Bien lourds va, l’essentiel du travail Davutoğlu ne pouvait pas être plus claire : Elle est dominée par une conviction profonde dans l’incompatibilité de l’Occident et le monde islamique, et par le ressentiment de l’Occident pour sa tentative d’imposer ses valeurs et son système politique sur le le reste du monde.

Davutoğlu soutient que les « conflits et les contrastes entre la pensée politique occidentale et islamique proviennent principalement de leurs origines philosophiques, méthodologiques et théoriques plutôt que de simples différences institutionnelles et historiques ». [40] Il se concentre sur la différence ontologique entre l’Islam et toutes les autres civilisations en particulier l’Occident. Alors que la plupart de ce travail est depuis presque deux décennies, Davutoğlu a continué à réitérer les mêmes vues, montrant leur pertinence continue pour sa pensée. Dans une interview 2010, par exemple, il a souligné :

Toutes les religions et les civilisations, avant la civilisation islamique avait établi une catégorie demi-dieu entre Dieu et l’homme. En fait, les civilisations, sauf de la civilisation islamique a toujours considéré Dieu, l’homme et la nature sur le même niveau ontologique. J’ai nommé cette “proximité ontologique ». ... L’Islam, d’autre part, rejette la proximité ontologique entre Dieu, la nature et l’homme et établit une hiérarchie ontologique de Dieu, l’homme et la nature. [41]

Problème Davutoğlu avec l’Ouest “paradigme moderniste » réside dans son « périphéricité de la révélation », qui est, la distinction entre la raison et l’expérience, d’une part, et la révélation de l’autre, résultant en une crise « aiguë de la civilisation occidentale. » [42] En revanche, Davutoğlu souligne le concept islamique de Tawhid “, l’unité de la vérité et l’unité de vie qui donne une forte cohérence interne » en rejetant la division séculaire erronée des questions appartenant à l’église et l’État. [43] Ces une vue n’est ni simple, ni théologique, théorique, et sa principale conséquence est que les mondes occidental et islamique sont essentiellement différents et que la Turquie de longue date des efforts pour devenir une partie de l’Occident est à la fois impossible et non souhaitable. Il est impossible car elle va contre la nature intrinsèque du pays : le “. Échec de l’occidentalisation de l’intelligentsia orientée dans les pays musulmans ... démontre la caractéristique importante de cette confrontation civilisationnelle » [44]

En ce qui concerne la Turquie, Davutoğlu conclut cet effort républicain d’Atatürk était “un projet ambitieux et utopique de réaliser un changement total de civilisation qui ont ignoré les véritables forces culturelles, historiques, sociales et politiques dans la société.“ Par conséquent, “l’expérience turque dans ce siècle a prouvé que le refus imposées civilisationnels, l’adaptation et le changement ... ne peut pas réussir ». [45] Par ailleurs, il n’est pas souhaitable, parce que l’Occident est dans une situation de crise. Dès 1994, il a soutenu que le capitalisme et le socialisme étaient « différentes formes de la même origine philosophique » et que « l’effondrement du socialisme est une indication à une crise globale de civilisation et de transformation plutôt que d’une victoire finale du capitalisme occidental.“ [46 ] Ainsi, la chute du communisme n’a pas été une victoire de l’Occident, mais la première étape à la fin de la domination européenne du monde à être suivie par l’effondrement du capitalisme occidental. [47]

Davutoğlu caractérise approbateur de l’émergence de l’Etat islamique comme une réponse à l’imposition de l’ouest des Etats-nations sur le monde, mais prend l’argument encore plus loin : Regarde la mondialisation comme un défi au système de l’État-nation, il suggère que « le cœur du problème pour la politique islamique semble être à réinterpréter sa tradition politique et la théorie comme une alternative système-monde, plutôt que simplement comme un programme pour l’islamisation des Etats-nations ». [48]

En effet, la vision du monde Davutoglu a des conséquences importantes sur la façon dont ces dernières, les événements mondiaux clés sont interprétés à Ankara. Par exemple, depuis la crise financière de 2008 a affecté l’Occident beaucoup plus sévèrement que les économies émergentes, il pourrait facilement être pris comme une preuve de la prétendue « crise aiguë de l’Ouest » qui Davutoğlu a écrit sur il ya vingt ans, justifiant son point de vue de la civilisation occidentale en déclin.

Non seulement les écrits Davutoğlu et en queue d’aronde Erdoğan déclarations, ils démontrent aussi la puissance de l’idéologie qui se cache derrière certains des plus controversés de la Turquie positions de politique étrangère. En effet, la tendance du gouvernement AKP au côté de plus en plus à des causes islamistes, son attention croissante à la non-puissances occidentales combinées avec ses critiques croissantes de l’Occident, peut être pleinement compris que si l’arrière-plan idéologique de la Turquie grands décideurs est pris en compte. Cela ne veut pas dire que les autres facteurs cités précédemment ne sont pas utiles à saisir les changements dans la politique étrangère turque. Mais il suggère qu’elles sont insuffisantes et que la composante idéologique doit être pris en compte pour une pleine compréhension de l’évolution des politiques d’Ankara.

Le défi des bouleversements arabes

Les soulèvements arabes de 2011 ont été difficiles pour la Turquie, qui a semblé se débattre avec la formulation de sa position face à des événements.

Ankara a été une meneuse de claque au début de la révolution égyptienne : Erdogan a appelé le dirigeant égyptien Hosni Moubarak à démissionner le 2 Février 2011, [49] faisant de lui le premier dirigeant mondial à le faire. Ce comportement a été nettement différente de la réaction de la Turquie à l’édition 2009 des événements en Iran, qui, autrement, portait une grande similitude aux protestations égyptiennes. Dans le cas iranien, loin d’Ahmadinejad invitant à démissionner, Erdogan a été parmi les premiers à le féliciter de sa réélection frauduleuse. [50] De même, Davutoğlu à plusieurs reprises refusé de discuter de la validité des élections présidentielles iraniennes, promettant « de respecter le résultat du processus politique de l’Iran “, en contraste marqué avec la décision de prendre parti dans la lutte interne de l’Egypte. [51] Cette incohérence apparente jeter dans une mesure considérable de l’affinité idéologique du islamisme turc avec les Frères musulmans égyptiens (et d’ailleurs-avec le régime islamiste chiite de Téhéran) et la haine omniprésente générés par le régime de Moubarak au sein du mouvement islamiste mondiale en raison de sa répression de la confrérie et d’autres groupes islamistes.

Si Ankara a été sans équivoque sur l’Egypte, la Libye s’est avérée plus compliquée. Lorsque la violence en Libye escalade, les dirigeants turcs sont abstenus de prendre une position claire. En fait, Erdogan et Davutoglu initialement opposés sanctions de l’ONU sur le régime de Kadhafi et rejeté les appels à une opération de l’OTAN dans la guerre civile en développement. Erdogan, Gül, et jettent le doute Davutoğlu sur des motifs occidentaux, se référant à « agendas cachés » et la soif de l’Occident pour les ressources pétrolières. [52] Ankara finit par céder lorsque certaines de ses réserves ont été pris en compte et ensuite approuvé l’opération de l’OTAN, appelant à la démission de Kadhafi en avril, [53] de retirer officiellement son ambassadeur de Tripoli et de reconnaître le Conseil de transition au début de Juillet. [54] Suite à l’effondrement du régime de Kadhafi, la Turquie a essayé de maximiser son influence dans le pays, et Erdogan a été reçu plus chaudement durant sa visite [55] que soit président français Nicolas Sarkozy ou le Premier ministre britannique David Cameron. [56]

Cependant, la détérioration de la situation en Syrie s’est avéré le plus difficile pour Ankara à manipuler. D’un pays avec lequel la Turquie a failli à la guerre en 1998, la Syrie était devenue ce que d’un expert appelé “l’histoire du succès du modèle de [la Turquie] a amélioré la politique étrangère ». [57] Un rapprochement apparemment solides établis entre les deux pays, impliquant la levée des régimes de visas, l’intégration économique, et d’approfondir les relations stratégiques. En particulier, Erdogan développé une relation personnelle étroite avec Bachar el-Assad. Lorsque la violence contre les manifestants Assad civiles escalade au cours du printemps et l’été de 2011, Ankara a pris sur lui d’avertir le régime syrien à la retenue. Malgré les voyages répétés de Davutoğlu à Damas, les efforts turcs ont semblé donner aucun résultat. En Juin, Erdogan a déclaré que « nous ne pouvons soutenir la Syrie au milieu de tout cela, » [58] et au début du mois d’août, les dirigeants turcs parlaient d’être incapable de “rester indifférent à la violence » et a exigé la réforme en Syrie. [59] Plus tard ce mois-ci, le Président Gül a déclaré que la Turquie avait perdu confiance dans Assad [60] , mais n’a pas appelé à sa démission si elle ne semblait qu’une question de temps avant d’Ankara serait contraint de prendre cette mesure.

La réponse d’Ankara à l’agitation au Moyen-Orient, ainsi, se prête à plusieurs conclusions. D’abord, il a secoué la politique de « zéro problème avec les voisins“ à son noyau. Les réfugiés couler à travers la frontière turque, fuyant la répression d’Assad, a déclenché un test inévitable de la doctrine Davutoglu. Ankara s’est montré incapable d’utiliser son influence avec le régime d’Assad d’affecter tout changement significatif. Par ailleurs, sa critique croissante de Assad a conduit à une détérioration turco-iranien liens :. Officiel iranien médias ont ouvertement critiqué la position d’Ankara sur la Syrie depuis Juin 2011, laissant entendre qu’il faisait appel d’offres de l’Occident dans la région [61] Le gouvernement turc décision à l’automne de 2011 d’accepter le stationnement de systèmes de défense antimissile américain a été très liée à ces nouvelles tensions avec Téhéran tout en en toute probabilité une tentative de se faire bien voir de Washington et de réduire l’impact de ses plus dures politiques anti-israéliennes.

Davutoglu « zéro problème avec ses voisins“ la politique a toujours été fondée sur l’hypothèse irréaliste que aucun des voisins de la Turquie avait tout intérêt ou intentions qui vont à l’encontre de celles d’Ankara tout en négligeant la différence entre les régimes et les peuples des pays voisins de la Turquie. De même, l’aliénation d’Israël a été fondé sur l’hypothèse tout aussi irréaliste que la Turquie n’aurait jamais besoin de l’amitié d’Israël ou de ses alliés à Washington. Mais surtout, peut-être, ces politiques ont été fondées sur l’idée que les Etats-Unis et l’Occident ont besoin de plus de la Turquie La Turquie a besoin de l’Occident. Cela pourrait avoir un sens si Ankara est en croissance économique tandis que l’Occident est dans les affres de la crise, mais il pourrait s’avérer une hypothèse dangereuse étant donné le risque que l’économie de la Turquie pourrait entrer dans une crise de ses propres dans un avenir pas trop lointain.

Une deuxième conclusion est que le gouvernement AKP avait grossièrement surestimé son influence au Moyen-Orient. Ligne dure contre Israël Erdoğan a en effet fait de lui un chouchou de la rue arabe, et le gouvernement de l’AKP a passé d’importants efforts de construction des relations commerciales dans la région. Bien Ankara colporté son influence au Moyen-Orient comme une des principales raisons de l’Ouest pour appuyer ses décisions, les événements de 2011 indiquent qu’au moins pour l’instant sa rhétorique n’a pas été compensée par une influence réelle. Visite de M. Erdogan à l’Egypte en Septembre 2011, lorsque les Frères musulmans semblent ne pas vouloir adopter sa suggestion qu’ils émulent le système politique de la Turquie, est un bon exemple. [62] Cela ne veut pas dire que la Turquie n’est pas une puissance montante, plutôt que la le leadership du pays a été incapable d’évaluer de manière réaliste son véritable niveau d’influence. En effet, l’influence régionale de construction du type à laquelle la Turquie aspire est un processus qui prend place graduellement et progressivement au fil des décennies et non pas comme une conséquence immédiate de l’hyperactivité de la diplomatie Davutoglu.

Enfin, les politiques d’Ankara n’est jamais la quadrature du cercle de l’étreinte rhétoriques par l’AKP de la démocratie et les droits humains, d’une part, et son accent sur ​​le développement des liens avec les régimes autoritaires de la région sur l’autre. [63] En effet, une politique de “ zéro problème », suggère essentiellement l’absence de principes ou d’ailleurs, le béton et bien défini les intérêts nationaux. Alors que certains des faux-pas à l’égard de la Libye et la Syrie peuvent être compris dans le contexte d’excès de confiance turc, la divergence spectaculaire dans l’attitude d’Ankara pour les différents pays de la région ne peut pas être si facile à expliquer. En effet, le mou que le leadership de la Turquie était prête à couper Ahmadinejad de l’Iran ou la Syrie Assad, ou même Kadhafi de la Libye, était en contraste marqué avec la véhémence avec laquelle il a dénoncé Moubarak de l’Egypte.

À l’automne de 2010, l’auteur a demandé à un ancien ministre de l’AKP et le vice-président pourquoi la Turquie a été beaucoup plus affirmée sur la question de Gaza que les pays arabes. La réponse était simple : Il ne faut pas mal interpréter les régimes arabes avec les pays arabes. Ceux-ci, at-il soutenu, sont toutes les monarchies qui sont vouées à l’effondrement. Lorsque cela arrive, les forces démocratiques partageant points de vue de l’AKP de ces questions serait prendre le pouvoir. [64] Bien que la réponse était vraiment prémonitoire étant donné les événements qui allaient suivre, il trahit un profond dédain pour les régimes pro-occidentaux du monde arabe ainsi comme une attente que les mouvements islamiques ne viennent les remplacer et de voir la Turquie comme un leader ou un modèle.

En effet, la perspective ce haut fonctionnaire a fait écho à la vision du monde Davutoglu. Il indique une attente d’un remake fondamentales du Moyen-Orient avec la disparition des régimes pro-occidentaux. Jusqu’à présent, la vision pourrait ne diffèrent pas beaucoup de celle des partisans occidentaux de la vague de protestations populaires balayant le monde arabe. La question, bien sûr, c’est ce qui réussissent les régimes qui ont jusqu’ici été en toute sécurité installé au pouvoir depuis des décennies.

Alors que dans le début des années 1990, la Turquie a été salué pour sa laïcité et la démocratie comme un modèle pour les pays nouvellement indépendants États à majorité musulmane de l’ex-Union soviétique, dans le sillage de la révolution égyptienne, Ankara a été regardé comme un modèle pour une raison différente : Dans les mots de Le New York Times, il a été perçu comme « un modèle qui intègre efficacement l’islam, la démocratie et l’économie dynamique ». [65]

En effet, les mouvements islamistes à travers le Moyen-Orient surtout en Afrique du Nord, ont imité l’approche de l’AKP pour prendre le pouvoir par des moyens démocratiques. La question, cependant, est la suivante : Ne voyez ces mouvements un parti qui véritablement démocratisé son idéologie sous-jacente et accepté les principes démocratiques libéraux, ou d’un parti qui a réussi à utiliser le système démocratique afin d’arriver au pouvoir sans être attachés aux valeurs démocratiques et des idéaux ? Le jury est toujours sur cette question, mais les développements en Egypte sont en effet source d’inquiétude étant donné la domination croissante des Frères musulmans au cours scène politique du pays.

Comme l’AKP dernières tendances autoritaires sont devenus de plus en plus reconnu, sa crédibilité comme force d’une véritable démocratisation du Moyen-Orient a souffert de façon concomitante. De plus en plus, il semble que l’AKP et la Turquie, a adopté une compréhension plutôt simpliste de la démocratie comme règle de la majorité : Dans les sociétés où l’écrasante majorité sont des musulmans conservateurs, la démocratie fera en sorte que les forces politiques représentant ces musulmans conservateurs seront introduits dans le pouvoir .

Conclusions

Même s’il ya beaucoup de suggérer le rôle de la Turquie dans le monde est susceptible de croître, la confiance semble avoir transformé en arrogance. Au niveau de la bureaucratie, de la Turquie appareil d’Etat-en particulier le ministère des Affaires étrangères-n’est guère équipé pour gérer la charge des initiatives venant de bureau Davutoglu, et l’expansion de la machine politique étrangère ne peut se faire progressivement. Ainsi, de nombreuses initiatives turques ont été moins bien préparés, ce qui suggère une approche top-lourds plutôt que de la planification équilibrée et sérieuse. Cela était vrai de l’ouverture avec l’Arménie, et de même, les dirigeants turcs apparu vraiment surpris quand l’affaire turco-brésilienne sur l’Iran a échoué à empêcher de nouvelles sanctions contre Téhéran au Conseil de sécurité de l’ONU.

Néanmoins, la Turquie est aujourd’hui un acteur actif et indépendant dans les affaires régionales, dont influence est susceptible de continuer à croître dans les prochaines années. Elle est aussi une force moins prévisible qu’avant d’être et de celui dont les politiques seront occasionnellement en conflit avec ceux de l’Occident. C’est, en partie, à la suite de la croissance économique de la Turquie, des erreurs commises par l’Occident à s’aliéner Ankara, et des turcs surextension, qui est à son tour liée à une vue gonflée de son nouveau rôle dans le monde. Mais le rôle des réflexes idéologiques et de grandes ambitions, en particulier ceux de la Turquie deux principaux décideurs, le Premier ministre Erdoğan et ministre des Affaires étrangères Davutoğlu, ne doit pas être sous-estimée. Ces impulsions sont susceptibles de continuer à avoir des conséquences politiques comme les dirigeants turcs seront interpréter les événements à partir d’un. Distinctement différent et islamiquement teinté-vue que leurs homologues occidentaux

Alors une cause de préoccupation, Ankara changement de politique étrangère n’est pas nécessairement une cause d’inquiétude. Sur de nombreuses questions, la Turquie est une puissance avec laquelle l’Occident peut travailler : En tant que l’opération a montré la Libye, les soupçons de motifs occidentaux nonobstant, Ankara venu autour de rejoindre l’entreprise. La réaction à la crise syrienne et de la coopération turque sur la défense antimissile sont d’autres exemples de cette possibilité.

Mais de manière significative, lorsque la Turquie et l’Occident vont coopérer, ce sera parce que leurs intérêts arriver à aligner plutôt que comme un résultat de valeurs partagées. Lorsque les valeurs de la direction turque ne sont pas alignés avec ceux de l’Occident, le plus en évidence concernant Chypre et Israël, le comportement turcs continueront à diverger à partir d’Ankara de l’Ouest l’habitude de connaître. Il est plus clair que les dirigeants turcs ne se considère pas l’Ouest, une vision du monde qui va inévitablement avoir de profondes implications pour le rôle de la Turquie dans la communauté euro-atlantique.

Svante E. Cornell est directeur de recherche du Central Asia-Caucasus Institute and Silk Route Studies Program, affiliée à Johns Hopkins University School of International Studies avancée et de l’Institut basé à Stockholm pour la Politique de Sécurité et le Développement.

Lien originel du Middle Est Forum reprenant toutes les sources http://www.meforum.org/3129/turkish-foreign-policy

posté le 28 décembre 2011 par Jean Eckian/armenews


INTERNATIONAL
Frappes contre l’iran imminentes ?

Selon des informations révélées par des experts russes et émanants du Ministère de la Défense russe, la situation géopolitique se développant autour de la Syrie et de l’Iran, exhorte la Russie à accélérer et optimiser sa présence militaire dans le Caucase, dans les régions de la Méditerranée, de la Caspienne et en mer Noire.

Selon « Nezavissimaïa Gazeta“ le département de la Guerre a rapporté que le Kremlin a reçu des informations sur une prochaine attaque soutenue par les USA et Israël sur les installations nucléaires iraniennes. Frappe qui serait soudaine et provoquée un jour « X » bientôt.

Tandis que l’AIEA (International Atomic Energy Agency) vient de publier les preuves que l’Iran travaille en effet sur une arme nucléaire, l’Europe doit enfin prendre ses responsabilités et cesser de traîner les pieds et prendre des mesures sévères contre l’Iran. Des sanctions supplémentaires très sévères et un boycott diplomatique doivent être accompagnés d’une menace militaire crédible sous la forme d’un consensus entre les pays de l’OTAN et l’Union Européenne, écrit Israël flash.com

Pour Sergueï Konovalov, la Russie se prépare à une réponse adéquate en cas de frappes possibles de Tel-Aviv et Washington contre l’Iran.

Le Problème est actuellement traité comme une question prioritaire lors du sommet UE-Russie à Bruxelles avec la participation du président Dmitri Medvedev. Un jour avant l’événement, l’envoyé de la Russie à l’UE, Vladimir Tchijov, a transmis un message du Kremlin, disant qu’une attaque israélienne ou américaine sur l’Iran conduira à une « évolution catastrophique des événements.“ Le diplomate a souligné que les conséquences négatives seront non seulement ressentie dans la région “, mais aussi dans un contexte beaucoup plus large.“

Concernant l’Arménie, la garnison russe (102ème), anciennement stationnée près (JPEG) d’Erevan, a pris ses quartiers à Gumri, près de la frontière turque. Toutes les familles des militaires on été évacuées vers la Russie.

Les experts militaires Anatoli Tsyganov et Vladimir Popov, ne sont en outre pas d’accord sur le scénario possible qui pourrait enflammer également le Sud Caucase (Azerbaïdjan-Haut-Karabakh). L’un pensant que l’Azerbaïdjan n’interviendra pas dans un conflit contre l’Iran, et qu’il ne déclencherait pas les hostilités contre l’Arménie, alors que Popov s’interroge sur le comportement de la Russie en cas de frappes préventives de Bakou sur l’Arménie et le Haut Karabakh « pour régler définitivement le différent territorial en sa faveur. », sachant que son budget militaire a doublé en trois ans.

Le lieutenant-général. Yury Netkachev, qui pendant longtemps a servi comme commandant adjoint du Groupe des forces russes en Transcaucasie et a été personnellement impliqué dans le travail sur la fourniture d’armes et de munitions à combiner les forces armées et des unités (y compris la 102e base militaire), croit que, dans l’éventualité d’une guerre à part entière contre l’Iran, la Russie cherchera à fournir en toute sécurité l’installation militaire à travers la Géorgie. « Peut-être, sera-t-il nécessaire de briser le blocus de transport géorgiens et fournir les corridors de transport menant à l’Arménie par des moyens militaires“, a déclaré l’expert.

« Mais on sait que les troupes russes stationnées dans les bases militaires d’ Ossétie du Sud et d’Abkhazie, sont en état d’alerte depuis le 1er Décembre. Pendant ce temps, les navires de la Flotte de mer Noire sont situés non loin de la frontière géorgienne, qui dans ce conflit pourrait agir au côté des forces anti-iranienne. », écrit Sergueï Konovalov dans son éditorial. Il ajoute « Une guerre à grande échelle est possible, et ses conséquences imprévisibles ».

Selon le bulletin du département d’état Us (Europian Union Times), le président Hu Jin Tao a affirmé à son homologue russe et son premier ministre (Vladimir Poutin) que la seule voie permettant stopper une intervention militaire américaine contre l’Iran est une action armée. Jin Tao a également souligné que la marine chinoise était en état d’alerte. “ On fera la guerre même si cela déclenche la troisème guerre mondiale, a affirmé le président chinois.Les Etats-Unis semblent engagés dans des relations si conflictuelles avecl’Iran qu’elles pourraient mener à une guerre aux conséquences “désastreuses“, a averti Zbignew Brzezinski, qui fut conseiller du président Jimmy Carter. “Nous croyons que nous pourrons éviter la guerre en recourant à des mesures de contrainte“ telles que les sanctions pour forcer l’Iran à renoncer à son programme d’armemement nucléaire, a observé mardi soir l’ancien conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, devant l’Atlantic Council, un cercle de réflexion, à Washington. (Reflexiondz.net)

Le directeur de l’Organisation iranienne de défense passive, a déclaré mercredi que les considérations de sécurité peuvent nécessiter le déplacement des installations d’enrichissement d’uranium.

« Notre vulnérabilité dans le domaine nucléaire a atteint le niveau minimum“, cependant “si les circonstances l’exigent, les installations d’enrichissement d’uranium seront relocalisées à des endroits plus sûrs“, a déclaré le général de brigade Gholam Reza Jalali, rapporte Tehran Times.

posté le 15 décembre 2011 par Jean Eckian/armenews


OPINION
La chute du régime Assad ou la fin des chrétiens d’Orient ?

Enlèvements, assassinats, intimidations, attentats ... c’est le résultat de la nouvelle politique occidentale envers les chrétiens d’Orient depuis l’invasion américaine de l’Iraq, qui met encore une fois cette communauté dans une période d’instabilité et d’inquiétude.

« Tout est bien pour les faire partir » , une réponse choquante à une question posée à l’un des responsables du parti CHP en Turquie, sur l’avenir des chrétiens d’Orient. Elle s’ajoute aux discours des hommes politiques occidentaux qui nous racontent et répètent chaque jour , depuis le début de la « révolution arabe », de l’importance d’un islam modéré en prenant l’exemple d’Ankara, oubliant que le régime turc, soit disant laïc, est l’exemple même de la répression contre les minorités vivant en Turquie.

Mais les résultats des élections législatives en Egypte, en Lybie et en Tunisie nous montre que les partis islamistes « salafistes » vainqueurs, sont très loin, par leurs idéologies et leurs discours politiques, des islamistes modérés. D’où « la crainte de transition » qui représente une menace pour les chrétiens d’Orient. Ce qui explique la position des chrétiens syriens qui ont annoncé clairement leur soutien au régime Assad et la position « pro-Assad » des deux représentants, politique et religieux de la majorité des chrétiens au Liban : le General Michel Aoun et le Patriarche Maronite Mgr Bechara Rai qui ont défendu et soutenu le président Assad durant sa dernière rencontre avec le président Nicolas Sarkozy.

Alors, Il faut le répéter inlassablement, cette terre est aussi et d’abord une terre chrétienne, avant d’être musulmane. Les chrétiens d’Orient et spécialement les arméniens ne peuvent plus être neutres durant ce vaste mouvement de protestation qui se transforme jour après jour en une guerre civile, essayant de diviser l’alliance des minorités du proche-orient jusqu’au Caucase, formées de Chiites, Maronites, Alaouites , Arméniens et autres communautés chrétiennes.

Ainsi le rôle des Arméniens, au Liban, en Syrie et en Iraq, doit se transformer de « neutralité politique » en un « catalyseur de résistance politique ». Cela sans ignorer les initiatives de la communauté internationale, mais aussi sans accepter les interventions étrangères. Tous les regards sont braqués sur nous. Nous devons agir avec un sens national loin des calculs et des intérêts personnels, en essayant de ne pas transformer le printemps arabe en un hiver pour les chrétiens d’Orient.

Hagop Abrilian

Étudiant, Chercheur à l’IFG (Institut Français de Géopolitique)

posté le 8 décembre 2011 par Jean Eckian/armenews