Nouvelles d'Arménie
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Géopolitique


LIVRES-GEOSTRATEGIE
Le livre « Mon dictionnaire géopolitique » de Frédéric Encel sorti début octobre évoque l’Arménie, le génocide et le Haut-Karabagh (Artsakh)

Sortie début octobre du livre « Mon dictionnaire géopolitique » de Frédéric Encel aux éditions PUF (456 pages, 22€). Frédéric Encel un spécialiste de la question géopolitique « considérée comme une discipline froide et complexe » donne à travers 175 entrées variées sa vision humaine et dynamique de la géopolitique. Parmi les chapitres « guerre », « frontières », « pétrole », « religion » ou « armée », notre intérêt fut marqué par le chapitre « Arménie (Cause arménienne) » auquel Frédéric Encel fin connaisseur du monde arménien y a consacré pas moins de quatre pages (58 à 61).

Frédéric Encel écrit « La cause arménienne m’a toujours à la fois beaucoup touché et intéressé. Touché car, jeune enfant déjà, j’entendis de mes parents (quand ? pourquoi ?) que les Arméniens avaient beaucoup souffert. De la part de ces enfants cachés sous l’Occupation, cela faisait sens. De fait j’appris plus tard en me passionnant pour l’Histoire et au cours de mon cursus universitaire que c’était exact. Intéressé par ce peuple trois fois millénaire au moins, au destin rendu précaire à la fois par un statut de minorité religieuse à double titre (chrétienne et monophysite), et par des conquérants éphémères ou des empires pérennes farouches voire excessi-vement répressifs ; cette culture scripturale, architecturale et musicale riche, un niveau de conscience politique élevé, des paysages caucasiens somptueux et une diaspora plurielle et attachante. »

Et Frédéric Encel de continuer « Ce qu’on appelle de façon un peu générale la cause arménienne recouvre au moins deux réalités relativement différentes. D’abord, la reconnaissance du génocide subi par un million et demi d’Arméniens par le gouvernement Jeune-Turc ottoman en 1915-1917 en Anatolien ensuite les questions géopolitiques liées au conflit entre la république d’Arménie et l’Azerbaïdjan -soutenu par la Turquie- autour du territoire contesté du Haut-Karabagh (ou Artsakh). Dès les années 1894-1896, puis en 1904, soit bien avant la Première Guerre mondiale, la population arménienne de la région du Sassoun subissait des massacres de civils sans précédent su la férule du sultan « rouge » Abdul Hamid II. En avril 1915, le triumvirat nationaliste dirigé par Talaat Pacha déclenchait le premier grand génocide du XXe siècle. En dépit de plusieurs procès tenus à Constantinople en 1919 et 1920 par des tribunaux turcs à l’encontre de hauts fonctionnaires administrateurs (mais pas les trois principaux, en fuite à l’étranger) du génocide, un négationnisme d’Etat se met en place dès le milieu des années 1920 sous la férule de Kemal Atatürk. En dépit de quelques ouvertures (feintes ?) au début des années 2000 par le gouvernement islamo-nationaliste de Recep Tayyip Erdogan, jamais la Turquie n’a reconnu à ce jour ce génocide, perpétré pourtant par un régime certes turc mais de nature différente (empire/république). Ce déni d’Etat séculaire exaspère -à juste titre- le peuple arménien, en particulier la diaspora composée pour une bonne part de descendants de rescapés. J’ai toujours considéré que la revendication de la reconnaissance du génocide de 1915 était fondée, que sa négation relevait au mieux de l’ignorance (de faits avérés), au pire du positionnement immoral, et que le ciment national -en république d’Arménie comme en diaspora- que constituait ce trauma mémoriel était légitime. ».

Frédéric Encel va encore plus loin en écrivant « J’ajoute qu’à mon sens, tout comme la contestation des crimes contre l’humanité commis contre les Juifs et les Tziganes par les nazis est sanctionnée (par la Loi Gayssot de 1990), celle visant le génocide des Arméniens doit subir au même titre les mêmes foudres de la justice. »

Frédéric Encel évoque par ailleurs le conflit du Haut-Karabagh, « le second volet de la cause arménienne » en dressant brièvement l’historique du conflit du Haut-Karabagh « région toujours majoritairement peuplée d’Arméniens, mais cédée par Staline à la République soviétique d’Azerbaïdjan en 1921 dans le cadre de sa cynique et efficace politique d’entrelacement de contrôles et de prérogatives des soviets locaux. »

Le livre « Mon dictionnaire géopolitique » de Frédéric Encel est une véritable mine de con-naissances sur le monde, son histoire, sa géostratégie actuelle et une clé pour comprendre les conflits.

A lire absolument.

Krikor Amirzayan

posté le 17 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


GÉOPOLITIQUE
Le Ministre israélien de la Coopération Régionale souhaite renforcer les liens avec l’Arménie

Mercredi, un ministre du gouvernement israélien a parlé d’une « étape déterminante » dans les relations entre Israel et l’Arménie lors d’une visite officielle à Erevan, qui a porté sur les moyens de renforcer la coopération économique bilatérale des deux pays.

« Le but de ma visite est de renforcer nos relations », a déclaré le Ministre de la Coopération Régionale Tzachi Hanegbi peu de temps avant de rencontrer le Premier Ministre Karen Karapetian.

« L’amitié [entre les deux nations] existe depuis de nombreuses années », a déclaré Hanegbi. « Les relations diplomatiques existent depuis 25 ans. Mais maintenant, nous pensons à des domaines plus pratiques pour travailler ensemble et pour rendre cette amitié mutuellement bénéfique dans de nombreux domaines ».

« Je pense que depuis plus de dix ans, il n’y a pas eu de visite d’un ministre israélien [en Arménie]. Donc, c’est une nouvelle percée, et je suis heureux d’en faire partie », a-t-il ajouté.

Hanegbi, affilié au Premier Ministre Benjamin Netanyahu, a commencé son voyage mardi avec des discussions avec le Ministre des Affaires Étrangères, Edouard Nalbandian. « Le ministre Hanegbi a précisé qu’Israël veut développer des relations amicales avec l’Arménie et c’est le message principal de sa visite », a déclaré le Ministère Arménien des Affaires Étrangères dans un communiqué.

Les deux hommes ont signé des accords sur l’évitement de la double imposition et sur la levée mutuelle des exigences de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques arméniens et israéliens. Le ministre israélien a également signé un document distinct concernant les échanges culturels bilatéraux avec le Ministre Arménien de la Culture, Armen Amirian.

Karapetian a annoncé à Hanegbi qu’Erevan souhaite également renforcer les liens arméno-israéliens. « Les interlocuteurs ont échangé leurs points de vue sur les perspectives de relations économiques et de contacts commerciaux entre l’Arménie et Israël », a annoncé un communiqué du bureau du Premier Ministre.

Karapetian a également déclaré que son gouvernement souhaite attirer des investissements israéliens dans divers secteurs de l’économie arménienne, notamment les technologies de l’information. Le Ministre des Transports et des Communications, Vahan Martirosian, a ajouté que les centres technologiques opérant en Arménie « seraient heureux d’accueillir des entreprises israéliennes » lors d’entretiens avec Hanegbi tenus plus tôt dans la journée.

Selon les statistiques arméniennes officielles, le commerce entre l’Arménie et Israël s’élevait modestement à 8,5 millions de dollars en 2016.

Les relations entre l’Arménie et Israël se sont refroidies depuis l’effondrement du bloc soviétique, reflétant les priorités géopolitiques contradictoires des deux Etats. L’Arménie a maintenu un rapport chaleureux avec l’Iran pour compenser son isolement géographique, alors qu’Israël a poursuivi une coopération stratégique avec la Turquie et l’Azerbaïdjan.

L’Arménie a été particulièrement préoccupée par les accords de vente d’armes à grande échelle entre Israël et l’Azerbaïdjan. En 2012, les responsables de la défense israélienne ont confirmé un accord visant à fournir aux militaires azéris des armes d’une valeur combinée de 1,6 milliard de dollars. L’armée azérie a utilisé certaines de ces armes fabriquées par Israël - notamment des fusées antichars - au cours des hostilités d’avril 2016 au Haut-Karabagh.

Le Ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, est un fervent défenseur de liens étroits avec Bakou. Lieberman aurait réaffirmé en décembre dernier son soutien à « l’intégrité territoriale et l’inviolabilité des frontières » de l’Azerbaïdjan dans le conflit du Karabagh.

Hanegbi, qui occupait des postes de sécurité clés dans le cabinet israélien entre 2003 et 2006, a refusé de commenter les fournitures d’armes israéliennes à Bakou. « Mon voyage ici est concentré sur les aspects positifs de l’amélioration de la relation entre nos pays », a-t-il déclaré.

Nalbandian n’a rencontré aucun membre du cabinet israélien lorsqu’il s’est rendu en Israël en mars 2015 pour assister à un concert de l’Orchestre Symphonique de Jérusalem consacré au centenaire du Génocide Arménien. Nalbandian s’est de nouveau rendu à Jérusalem en mars de cette année pour prendre part à des cérémonies officielles marquant l’achèvement des travaux de restauration de l’église du Saint-Sépulcre. Il n’a pas discuté avec les dirigeants israéliens.

posté le 27 juillet 2017 par Claire/armenews


GÉOPOLITIQUE
L’Arménie a besoin de l’adhésion à l’Union Économique Eurasienne, d’après le parti au pouvoir

Le Parti Républicain du président Serge Sarkissian (HHK) a rejeté les demandes d’un chef de l’opposition pour que l’Arménie quitte l’Union Économique Eurasienne (UEE), dirigée par les Russes.

Edmond Marukian, un chef pro-occidental du parti d’opposition Alliance Yelk, a préconisé une sortie de l’UEE la semaine dernière, après la décision russe de ne plus reconnaître la validité des permis de conduire délivrés par l’Arménie, ainsi que par d’autres pays où le russe n’est pas une langue officielle.

Une loi russe - qui a pris effet le 1er juin - interdit aux ressortissants étrangers de travailler comme chauffeurs en Russie avec des permis de conduire délivrés par leurs pays d’origine. La Douma, la chambre basse du Parlement russe, a passé la semaine dernière une seconde loi qui a levé la restriction pour les citoyens de pays où la langue russe a un statut officiel, y compris au Kirghizistan et en Biélorussie, membres de l’UEE.

Marukian a déclaré que les lois russes vont à l’encontre des règlements de l’UEE sur le marché du travail commun mis en place par les États membres du bloc. L’organe exécutif de l’UEE aurait donné la même évaluation, demandant à Moscou de supprimer la restriction des permis de conduire arméniens.

Réagissant aux déclarations de Marukian, le porte-parole du Parti Républicain, Edouard Sharmazanov, a déclaré jeudi : « S’il existe des forces politiques qui agissent pour la sortie de l’UEE, ils feraient mieux de proposer des solutions alternatives et des faits concrets plutôt que de faire des déclarations émotionnelles ».

Sharmazanov a affirmé que la décision controversée de l’administration de Sarkissian de rejoindre l’UEE reposait sur des « calculs clairs sur ce que gagneraient nos agriculteurs, nos investisseurs, nos secteurs touristiques et économiques [dans leur ensemble] ». Il a ajouté que l’économie arménienne a déjà bénéficié de meilleurs accès aux marchés russes et ex-soviétiques.

« Nous avons augmenté nos exportations de 23 % [en 2017] et une grande partie d’entre elles sont allés aux pays de l’UEE », a déclaré Sharmazanov aux journalistes. « Le nombre de touristes [en visite en Arménie] a augmenté d’environ 30 %. Nous ne devons pas faire de déclarations politiques sans corroborations sérieuses ».

Sarkissian a annoncé de manière inattendue sa décision de demander l’adhésion de l’Arménie à l’UEE en septembre 2013, peu de temps après avoir achevé les négociations sur un accord d’association de grande envergure avec l’Union Européenne. Le demi-tour politique, qui a annulé l’accord prévu avec l’UE, a été largement attribuée à des pressions russes.

La position de Marukian sur l’UEE n’a pas encore été officiellement soutenue par les dirigeants de Yelk.

posté le 24 juillet 2017 par Claire/armenews

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GÉOPOLITIQUE
Erevan espère la finalisation de l’accord de transport russo-géorgien

Mercredi, le Ministre des Transports, Vahan Martirosian, a exprimé son espoir que la Russie et la Géorgie ouvrent de nouveaux axes de transport qui faciliteraient le commerce extérieur de l’Arménie.

Des diplomates russes et géorgiens ont discuté de la possibilité de relancer un accord de 2011 visant à permettre aux deux pays de maintenir des liens commerciaux en l’absence de relations diplomatiques. Ils ont spécifiquement examiné les modalités de la réouverture de deux autoroutes qui relient la Géorgie à la Russie via les régions géorgiennes séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.

Les deux parties engageraient ainsi une société suisse pour la gestion des points de contrôle douaniers mis en place sur les limites administratives des deux territoires, reconnus par la Russie comme des États indépendants. Le quotidien moscovite « Kommersant » a rapporté cette semaine que l’accord a été finalisé lors de la dernière série de négociations tenues à Prague. Le gouvernement géorgien n’a pas encore confirmé cela de manière officielle.

Commentant le rapport, Martirosian a déclaré : « Cela dépend avant tout des relations russo-géorgiennes. Nous espérons qu’une solution sera rapidement trouvée ».

Le ministre a déclaré aux journalistes que les nouveaux points de passage russo-géorgiens bénéficieraient à l’Arménie en réduisant les coûts de transport de ses échanges commerciaux avec la Russie - son premier partenaire commercial - mais aussi avec d’autres États.

La plupart des échanges entre la Russie et l’Arménie se déroulent actuellement à travers le seul passage frontalier russo-géorgien à Upper Lars. Le trafic le long de cette route montagneuse est fréquemment bloqué par les tempêtes de neige durant l’hiver. Ce qui explique l’intérêt d’Erevan pour le lancement de nouvelles routes commerciales vers la Russie.

Le premier ministre arménien Karen Karapetian a discuté de la question avec son homologue géorgien Giorgi Kvirikashvili lorsqu’il a visité Tbilisi en février.

posté le 13 juillet 2017 par Claire/armenews

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GÉOPOLITIQUE
Nouvelles discussions entre les Ministres des Affaires Étrangères arménien et azéri

Les médiateurs américains, russes et français ont continué à faire pression pour la reprise des négociations entre les présidents arménien et azéri, lors d’une nouvelle réunion des Ministres des Affaires Étrangères des deux pays, mardi dernier à Bruxelles.

Les Ministres des Affaires Étrangères, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov, se sont rencontrés en présence des trois coprésidents du Groupe de Minsk pour des discussions sur la façon de relancer le processus de paix du Haut-Karabagh.

« Les coprésidents ont demandé aux ministres de transmettre aux présidents leur proposition d’organiser un sommet avant la fin de l’année », a déclaré le ministère arménien des Affaires Étrangères dans un communiqué. Il a ajouté que Nalbandian et Mammadyarov ont accepté de se réunir à nouveau en septembre à New York en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Les médiateurs ont déclaré le mois dernier qu’Aliev et Sarkissian « ont exprimé leur intention de reprendre le dialogue politique afin de trouver une solution de compromis aux questions les plus controversées de l’accord de paix ».

Les sources officielles azéries n’ont fait aucune déclaration publique suite à la réunion de Bruxelles, qui a eu lieu après la dernière recrudescence des violations du cessez-le-feu le long de la « ligne de contact » du Karabagh. La semaine dernière, les trois médiateurs ont exhorté les parties belligérantes à « cesser leurs actions militaires ».

Selon le rapport du ministère arménien des Affaires Étrangères, Nalbandian a souligné mardi l’importance de « stabiliser la situation sur la ligne de contact ». Il a également insisté sur la mise en œuvre inconditionnelle des accords de confiance conclus par Aliev et Sarkissian l’année dernière.

Les deux leaders ont expressément accepté de permettre à l’OSCE de déployer plus d’observateurs de terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations de la trêve qui se produisent là-bas. Le gouvernement azéri a depuis été réticent à mettre en œuvre ces garanties, arguant qu’elles allaient cimenter le statu quo en l’absence de progrès dans les pourparlers de paix.

Nalbandian a fustigé l’Azerbaïdjan lors d’une réunion informelle des ministres des Affaires Étrangères des États membres de l’OSCE tenue mardi à Mauerbach, en Autriche. Il a déclaré que l’incapacité de Bakou à prendre ces mesures de confiance remet en question sa « capacité à agir en tant qu’acteur des négociations ».

Un diplomate azéri présent à la réunion a dénoncé les propos de Nalbandian comme « extrêmement provocateurs » et a affirmé qu’Erevan souhaitait « perpétuer le statu quo actuel » au Karabagh.

À Mauerbach, Nalbandian a également rencontré le ministre russe des Affaires Étrangères Sergueï Lavrov. Les deux hommes ont discuté du conflit du Karabagh et ont convenu de la nécessité de mettre en œuvre les accords de 2016.

posté le 13 juillet 2017 par Claire/armenews

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ÉNERGIE
L’Union Européenne promeut l’électricité solaire en Arménie

L’Union Européenne a installé les premiers arrêts de bus à énergie solaire d’Erevan pour favoriser l’utilisation accrue des énergies renouvelables en Arménie.

Le chef de la délégation de l’Union Européenne en Arménie, Piotr Switalski, a réaffirmé l’engagement de l’Europe à l’égard de la sécurité énergétique du pays alors qu’il a inauguré et testé l’une des deux installations situées dans le centre-ville. « Le message est très clair : l’Union Européenne promeut une énergie moins chère et plus propre et contribue à l’indépendance énergétique de l’Arménie », a déclaré Switalski aux journalistes.

Les arrêts de bus permettront aux résidents et aux visiteurs d’Erevan de charger leurs téléphones mobiles et autres gadgets numériques avec de l’énergie solaire gratuite. Chaque installation peut charger jusqu’à 24 téléphones par jour.

Les arrêts de bus ont été inaugurés à la fin des Journées de l’Énergie de l’Union Européenne de la capitale arménienne, organisée par la délégation pour présenter les réformes financées par l’Europe dans le secteur énergétique arménien. Selon Switalski, l’Union Européenne a déjà alloué plus de 30 millions d’euros (33 millions de dollars) à cette fin.

La majeure partie de cette aide est consacrée à la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité qui reliera l’Arménie à la Géorgie. L’Union Européenne finance également des projets d’énergie renouvelable dans les villes arméniennes de Spitak et Vayk.

L’énergie solaire et éolienne ne constituent actuellement qu’une petite part de l’électricité produite en Arménie. Le gouvernement arménien a déclaré que le développement de ces sources d’énergie renouvelables est une priorité.

La semaine dernière, le premier ministre Karen Karapetian, a assisté à l’ouverture officielle de la première usine arménienne de fabrication de panneaux solaires. Une entreprise privée affirme avoir investi 2 millions de dollars dans l’usine qui emploie actuellement environ 50 personnes. Plus tôt cette année, le gouvernement a exempté le matériel et les matières premières importés par la société des droits de douane.

La majeure partie de l’électricité arménienne est générée par le gaz naturel et le combustible nucléaire importés de Russie. En outre, Gazprom possède le réseau de distribution de gaz du pays ainsi que l’une de ses plus grandes centrales thermiques.

Interrogé pour savoir si l’aide de l’Union Européenne vise à atténuer la dépendance de l’Arménie à l’égard de l’énergie russe, Switalski a déclaré : « Nous ne pensons pas en termes politiques ou géopolitiques en tant que tels. Nous pensons aux Arméniens ordinaires afin qu’ils aient une énergie moins chère et plus propre ».

« Nous croyons que l’efficacité énergétique et les nouvelles technologies améliorent simplement la qualité de vie des Arméniens ordinaires », a ajouté le diplomate.

Richard Mills, ambassadeur des États-Unis à Erevan, a déclaré le mois dernier que l’Arménie peut attirer des milliards de dollars d’investissements d’entreprises américaines si elle libéralise son secteur énergétique. Selon ses propos, les investissements américains pourraient également être dirigés vers les énergies renouvelables.

Une entreprise américaine, ContourGlobal, a fait l’acquisition du plus grand complexe hydroélectrique du pays il y a plus d’un an pour 250 millions de dollars .

posté le 10 juillet 2017 par Claire/armenews

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GÉOPOLITIQUE
Moscou condamne la décision azérie de ne pas laisser les russes arméniens entrer sur leur territoire

Mercredi la Russie a demandé publiquement à l’Azerbaïdjan de mettre fin à l’interdiction faite aux citoyens russes d’origine arménienne de visiter le pays du Caucase du Sud, considérant que la « pratique discriminatoire » pourrait nuire aux liens entre la Russie et l’Azerbaïdjan.

Le gouvernement azéri a longtemps maintenu une interdiction de voyager non seulement pour les citoyens arméniens, mais aussi pour les Arméniens ayant d’autres nationalités, en raison du conflit du Haut-Karabagh. Le gouvernement considère que toute présence arménienne sur le sol azéri est un risque pour la sécurité du pays ainsi qu’un affront à l’honneur et à l’intégrité du territoire.

Un fonctionnaire du ministère russe des Affaires Étrangères a affirmé que 25 ressortissants russes ayant des noms arméniens, ont été détenus et expulsés après avoir tenté d’entrer en Azerbaïdjan depuis le début de l’année. Le fonctionnaire a déclaré que les agents d’immigration azéris ont également interrogé des personnes ayant des noms russes traditionnels soupçonnés d’avoir des ancêtres arméniens.

« Nous devons conclure que les ressortissants russes arrivant en Azerbaïdjan sont effectivement discriminés pour des raisons ethniques », a déclaré le responsable.

« Nous continuons à exiger la fin de la pratique discriminatoire qui n’est pas compatible avec les relations amicales entre les deux pays. Nous tirerons les conclusions qui s’imposent de cette situation ».

Le ministère russe des Affaires Étrangères a demandé à plusieurs reprises des explications aux autorités de Bakou, qui ont répondu que l’interdiction de voyager était nécessaire pour éviter les « incidents indésirables ».

En réponse à la condamnation russe d’une rare virulence, un porte-parole du ministère des Affaires Étrangères azéri a évoqué « l’occupation arménienne » du territoire azéri. « Malheureusement, certains individus d’origine arménienne manifestent une hostilité ethniquement motivée, et c’est pourquoi nous prenons certaines mesures », a déclaré le bureau ministériel.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires Étrangères Sergueï Lavrov est né d’un père d’origine arménienne. Lavrov a régulièrement visité Bakou.

L’interdiction de l’Azerbaïdjan s’applique également aux ressortissants turcs d’origine arménienne, la Turquie étant l’allié le plus proche de l’Azerbaïdjan.

posté le 6 juillet 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMACIE
Retour des vols entre Alep et Erevan

Un avion commercial syrien est arrivé mercredi à Erevan depuis Damas, marquant la reprise officielle des vols réguliers entre l’Arménie et la Syrie qui ont été arrêtés il y a quatre ans.

L’avion, appartenant au transporteur privé syrien Cham Wings Airlines, a atterri à l’aéroport international de Zvartnots avec plus de 100 passagers à bord, la plupart syriens d’origine arménienne. Les fonctionnaires arméniens et l’ambassadeur de Syrie à Erevan ont participé à la cérémonie d’accueil qui a eu lieu à cette occasion.

Cham Wings doit effectuer des vols hebdomadaires entre les capitales syrienne et arménienne au moins jusqu’à la fin de cet été. Il n’y a pas encore de plans pour restaurer les vols commerciaux entre Erevan et Alep, l’ancienne plus grande ville de Syrie, aujourd’hui ravagée par la guerre civile.

Un service de vol Alep-Yerevan a été exploité par les compagnies aériennes nationales syrienne et arménienne jusqu’à fin 2012. Il a été interrompu lorsque les nombreux combats entre les troupes du gouvernement syrien et les forces rebelles ont atteint la ville et son aéroport. Le régime du président syrien Bashar al-Assad a regagné le contrôle total d’Alep à la fin de l’année dernière.

La Syrie accueillait environ 80 000 Arméniens avant le début du conflit en 2011. La plupart d’entre eux vivaient à Alep. On considère que seuls quelques milliers d’arméniens syriens y résident encore.

Les arméniens d’Alep étaient parmi les passagers de Cham Wings arrivés à Erevan. « Nous espérons nous reposer et oublier nos chagrins ici à Erevan », a déclaré l’une d’entre eux, Suzan Gabrielian, à des journalistes.

Gabrielian et sa famille, qui ont des parents en Arménie, visitent pour la première fois leur patrie ancestrale. « Nous espérons que les arméniens retourneront à Alep », a-t-elle déclaré. « C’est vrai, notre patrie est ici, mais notre lieu de naissance est là-bas. »

Une autre arménienne d’Alep, Nora Abusefian, a également été « très heureuse » du renouvellement des vols vers l’Arménie. « Nous ne nous sommes pas vus depuis plus de trois ans et demi », a-t-elle déclaré en étreignant sa sœur qui vit à Yerevan.

posté le 29 juin 2017 par Claire/armenews

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GÉOPOLITIQUE
Le Conseil de Sécurité arménien a discuté des tensions au Moyen Orient

Le Conseil de Sécurité Nationale arménien a discuté mardi de la situation au Moyen-Orient, en présence du président Serge Sarkissian qui a alerté sur les « développements défavorables » qui pourraient affecter les communautés arméniennes en Syrie et dans la région.

Selon le bureau de presse de Sarkissian, le ministre des Affaires Étrangères Edouard Nalbandian a informé le bureau présidentiel sur les « événements qui ont eu lieu au Moyen-Orient et leur impact sur les communautés arméniennes ». Le bureau n’a donné aucun détail sur les remarques de Nalbandian.

La déclaration a annoncé que Sarkissian a chargé le ministère arménien des Affaires Étrangères ainsi que d’autres organes étatiques compétents de « continuer à prendre des mesures » visant à assurer la sécurité des Arméniens vivant dans la région. Il leur a également chargé de demander une assistance internationale continue pour les réfugiés arméniens syriens et « d’être prêts à réagir à d’éventuels développements défavorables » tout en renforçant les liens de l’Arménie avec les pays arabes.

La Syrie accueillait environ 80 000 Arméniens jusqu’à l’éclatement du conflit il y a cinq ans. La plupart d’entre eux ont fui le pays depuis.

On estime que plus de 15 000 Arméniens syriens se sont réfugiés en Arménie. Beaucoup d’entre eux ont rencontré des difficultés à trouver un emploi dans le pays touché par le chômage. Le gouvernement arménien, aux ressources monétaires limitées, a été incapable de leur fournir une aide matérielle suffisante.

L’Union Européenne a annoncé la semaine dernière qu’elle fournirait plus de 3 millions de dollars d’aide aux ressortissants syriens vivant en Arménie. Elle a déclaré que ce financement les soutiendra « en améliorant l’accès à la santé et aux services psychosociaux, en améliorant les conditions de logement, en augmentant l’accès aux opportunités économiques et en facilitant l’intégration des écoliers et des étudiants ».

L’Arménie est l’un des rares pays ayant encore des missions diplomatiques en Syrie. Le pays entretient des relations non seulement avec le régime syrien, mais aussi avec des États régionaux tels que les Émirats Arabes Unis et le Qatar qui ont soutenu des rebelles qui combattent le régime du président Bashar al-Assad.

Nalbandian a visité le Qatar ce mois-ci. Il aurait réaffirmé l’intention d’Erevan d’approfondir les liens avec la monarchie du Golfe.

Lundi, le magazine « The Economist » a cité des fonctionnaires du ministère de la Diaspora Arménienne - restés anonymes - qui ont déclaré qu’ils « prévoient des plans d’urgence en cas d’émergence d’un nouveau conflit au Liban », qui a également une importante communauté arménienne. Les fonctionnaires d’Erevan n’ont fait aucune déclaration publique à cet effet.

posté le 28 juin 2017 par Claire/armenews

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