Nouvelles d'Arménie
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Géopolitique


GEOPOLITIQUE
Le Premier Ministre arménien réitère ses critiques à l’Union Européenne

Vendredi, le Premier Ministre Nikol Pachinian a de nouveau critiqué l’Union Européenne pour n’avoir pas augmenté son aide financière à l’Arménie, à la suite du changement de politique mis en place il y a plus de deux mois.

Pachinian a déclaré que l’UE devrait récompenser le nouveau gouvernement arménien pour ses réformes agressives contre la corruption. « Je suis surpris qu’il y ait encore des fonctionnaires dans l’UE qui ne remarquent pas les changements survenus en Arménie ».

Pachinian a d’abord exprimé ces plaintes à la suite d’entretiens avec deux hauts fonctionnaires européens à Bruxelles le 12 juillet : le Président du Conseil Européen Donald Tusk et le Président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker.

Le Chef de la Délégation de l’UE en Arménie, Piotr Switalski, a répondu le 16 juillet que le gouvernement de Pachinian devait proposer des projets de réformes spécifiques, nécessitant un financement de l’Union Européenne, avant de demander une augmentation de l’aide. Le secrétaire de presse de Pachinian, Arman Yeghoyan, a déclaré le lendemain que le gouvernement travaille actuellement sur de tels projets et les présentera bientôt.

Pachinian n’a pas évoqué ces propositions d’aide lorsqu’il a répondu à une question d’un journaliste au sujet des commentaires de Switalski. « Nous n’avons rien fait et ne ferons rien pour l’aide financière », a-t-il déclaré. « Ce que nous faisons vise à remplir les responsabilités que nous avons vis-à-vis de notre peuple, et je veux que cela soit très clair. »

Le Premier Ministre, âgé de 43 ans, a également réitéré ses critiques à l’égard de l’UE. « Pendant de nombreuses années, l’Union Européenne a déclaré faire des affaires avec les pays du Partenariat Oriental dans le cadre de la formule « plus pour plus », ainsi que les valeurs que nous connaissons tous : démocratie, pouvoir judiciaire indépendant, transparence, état de droit, lutte contre la corruption », a-t-il déclaré. « Et avant ma visite à Bruxelles, une déclaration avait été faite, laissant entendre un soutien de l’UE à l’Arménie. »

« Dans ce contexte, j’ai exprimé ma perplexité devant le fait que la formule proposée par l’UE n’est pas appliquée dans sa politique. Je suis déconcerté par certains de nos partenaires européens [...] m’ont annoncé s’attendre à des changements en Arménie, comme précédemment. »

« Afin de remettre les pendules à l’heure, j’ai donné des exemples concrets », a poursuivi Pachinian. « J’ai expliqué que le gouvernement actuel a fait plus en un mois, sans dépenser un centime, pour combattre la corruption que pendant la coopération entre l’UE et l’ancien gouvernement arménien au prix de dizaines de millions d’euros. Mon gouvernement a fait plus pour la mise en place d’un système judiciaire indépendant en Arménie en une semaine ou même en un jour, que ce qui a été fait pendant la coopération entre l’UE et l’ancien gouvernement arménien qui a coûté des dizaines de millions d’euros. »

Ces propos ont été tenus le lendemain de l’arrivée à Erevan d’un haut fonctionnaire de la Commission Européenne, Katarina Mathernova, pour une visite de deux jours, qualifiée de « suivi » des pourparlers.

M. Switalski a déclaré lundi que M. Mathernova discuterait avec les dirigeants arméniens de leurs « attentes et besoins ». « Cette discussion doit être très concrète », a souligné le diplomate, ajoutant que le gouvernement arménien devrait proposer « des projets, des échéanciers, des budgets, etc. »

L’Union Européenne a promis l’année dernière de fournir jusqu’à 160 millions d’euros d’aide supplémentaire à l’Arménie au cours des trois prochaines années, conformément à l’Accord de Partenariat Élargi, signé avec les autorités d’Erevan.

posté le 23 juillet 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GEOPOLITIQUE
Erevan travaille à obtenir plus d’aides de la part de l’Union Européenne

Mardi, un porte-parole de Nikol Pachinian a déclaré que le gouvernement arménien fera bientôt des propositions détaillées visant à convaincre l’Union Européenne d’augmenter de manière significative son aide économique à l’Arménie.

Pachinian a critiqué l’UE pour ne pas avoir promis d’aide supplémentaire à Erevan à la fin d’une visite de deux jours à Bruxelles la semaine dernière. Le chef de la délégation de l’UE en Arménie, Piotr Switalski, a répondu lundi que le gouvernement arménien devait d’abord proposer des projets de réformes spécifiques nécessitant un financement de l’UE.

Le secrétaire de presse de Pachinian, Arman Yeghoyan, a déclaré que le gouvernement travaille actuellement sur de tels projets.

« Ces propositions sont en cours d’élaboration et je peux dire qu’elles porteront principalement sur le développement des infrastructures publiques et des réformes institutionnelles du pays. », a-t-il ajouté.

Yeghoyan n’a pas précisé le montant de l’aide supplémentaire qui sera demandée. « Nous parlons d’une somme assez conséquente, mais je ne peux pas donner de chiffre concret », a-t-il déclaré.

Stepan Grigorian, un analyste politique, a affirmé que le gouvernement de Pachinian chercherait jusqu’à 1 milliard d’euros (1,17 milliard de dollars) de financement de la part de l’UE.

L’UE a promis l’année dernière de fournir jusqu’à 160 millions d’euros (185 millions de dollars) d’aide supplémentaire à l’Arménie au cours des trois prochaines années, conformément à l’accord de partenariat élargi signé avec le précédent gouvernement arménien.

M. Switalski a annoncé qu’un haut fonctionnaire de la Commission Européenne, l’organe exécutif de l’UE, se rendra à Erevan cette semaine pour discuter avec les dirigeants arméniens de leurs « attentes et besoins ». « Cette discussion devra être très concrète ».

Stepan Safarian, un autre analyste pro-occidental, était très sceptique quant à la capacité de l’Arménie à attirer une aide aussi importante de l’UE sans changer son orientation géopolitique. « Il n’est pas réaliste de s’attendre à une aide de la même ampleur que ce que l’UE fournit à la Géorgie, à la Moldavie et à l’Ukraine en échange de leur européanisation complète », a-t-il déclaré. « L’Arménie ne doit pas avoir de telles attentes. »

Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Pachinian a à plusieurs reprises exclu un changement de l’orientation géopolitique de son pays. Tout en exprimant son soutien à des liens plus étroits avec l’UE et les États-Unis, il s’est engagé à rester principalement allié à la Russie.

posté le 18 juillet 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GÉOPOLITIQUE
Pachinian rencontre le Président français lors de son premier voyage en Europe

Mercredi, le Premier Ministre Nikol Pachinian a souligné le caractère « privilégié » de la relation de l’Arménie avec la France, lors de sa rencontre à Bruxelles avec le Président français Emmanuel Macron.

Réunis par leurs ministres des Affaires étrangères, les deux hommes se sont entretenus en marge d’un sommet de l’OTAN dans la capitale belge. Pachinian devait assister à une session du sommet axée sur la mission en cours dirigée par l’OTAN en Afghanistan. Le contingent militaire multinational qui y est déployé comprend environ 130 soldats arméniens.

Macron et Pachinian ont échangé des salutations chaleureuses en anglais au début de la réunion, tenue au siège de l’OTAN à Bruxelles. On pouvait entendre le président français affirmer devant les caméras de télévision qu’il était « très heureux de voir » le Premier Ministre arménien.

Une déclaration du gouvernement arménien a cité Pachinian comme annonçant que « l’Arménie apprécie énormément ses relations privilégiées avec la France, fondées sur l’amitié traditionnelle et le respect mutuel des deux peuples ».

Pour sa part, Macron aurait annoncé que la France était prête à approfondir ses liens économiques et politiques avec l’Arménie. Il a également déclaré qu’il avait hâte de faire sa visite d’État à Erevan en octobre.

La visite coïncidera avec le sommet de la Francophonie, un regroupement de plus de 70 pays principalement francophones, qui se tiendra dans la capitale arménienne.

Le Ministre français des Affaires Étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu à Erevan fin mai pour discuter avec le nouveau gouvernement arménien des préparatifs du sommet. Le Drian a souligné le fait qu’il était le premier haut fonctionnaire étranger à visiter l’Etat du Caucase du Sud depuis l’accession au pouvoir de Pachinian plus tôt en mai.

Macron fut également le premier dirigeant occidental à rencontrer Pachinian lors de son premier voyage en Europe en tant que Premier Ministre.

posté le 12 juillet 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GEOPOLITIQUE
Pachinian souhaite renforcer les liens entre l’Arménie et les États-Unis

Mercredi, le Premier Ministre Nikol Pachinian a exprimé sa volonté de « renforcer et d’élargir » les relations entre l’Arménie et les Etats-Unis, lorsqu’il a félicité le Président Donald Trump le jour de la Fête de l’Indépendance des Etats-Unis.

« Les nouvelles réalités politiques et sociales qui ont émergé après la révolution [en Arménie] nous permettent d’améliorer la qualité de nos relations », a-t-il déclaré dans son message de félicitations à Trump. « Nous sommes prêts à faire tout notre possible pour renforcer et développer nos relations bilatérales, fondée sur des valeurs partagées, un respect mutuel et une atmosphère de confiance. »

Pachinian a également appelé à « une nouvelle impulsion de notre coopération bilatérale » mardi, lorsqu’il a visité l’ambassade américaine d’Erevan pour féliciter personnellement l’ambassadeur Richard Mills la veille de la fête nationale des Étas-Unis.

Pachinian a lui-même été félicité par Trump, une semaine après avoir été élu Premier Ministre en mai dernier. « Je suis impatient de travailler avec vous sur les nombreux domaines d’intérêt mutuel pour nos deux pays, y compris le renforcement des liens commerciaux, les institutions démocratiques et la sécurité régionale » a déclaré le Président américain dans sa lettre.

Dans son message à Trump, le Premier Ministre arménien a également salué l’aide massive apportée par les États-Unis à l’Arménie depuis l’indépendance. « Votre soutien est un besoin aujourd’hui plus que jamais », a-t-il déclaré, en énumérant les domaines du développement économique, de la construction de la démocratie, des Droits de l’Homme et de la sécurité.

Pachinian a déclaré lors d’une autre réunion avec Mills tenue le 18 mai, qu’il accueillerait favorablement l’assistance américaine aux réformes de grande envergure prévues par son gouvernement. L’envoyé américain a ensuite fait état de discussions en cours entre les États-Unis et l’Arménie sur « la façon dont le gouvernement américain peut apporter son assistance au nouveau gouvernement ». Il a spécifiquement mentionné la possibilité d’une aide renouvelée aux États-Unis dans le cadre du programme du Compte du Millénaire (MCA).

L’Arménie a reçu 177 millions de dollars de financement du MCA pour la réhabilitation de ses réseaux d’irrigation rurale il y a une dizaine d’années. Washington a gelé l’aide de l’AMC suite à l’élection présidentielle contestée de 2008, et à la répression sévère de l’opposition arménienne qui a suivi.

L’administration de l’ancien Président Serge Sarkissian a tenté sans succès de rétablir l’éligibilité d’Erevan au régime d’aide au cours des années suivantes. Les responsables américains ont déclaré, entre autres choses, qu’ils n’en faisaient pas assez pour lutter contre la corruption généralisée.

Selon le bureau de presse de Pachinian, le Premier Ministre a également discuté mardi avec Mills des « moyens d’attirer davantage d’investissements américains » en Arménie. Il n’a pas précisé s’ils ont discuté de l’interruption de près de deux semaines des activités de la société minière américaine Lydian International, l’un des plus grands investisseurs étrangers à faire des affaires en Arménie.

En 2016, Lydian a commencé à construire des installations minières d’or au gisement massif d’Amulsar dans la province de Vayots Dzor, au sud-est du pays. Il prétend avoir depuis investi plus de 300 millions de dollars dans le projet.

Toutes les routes menant à Amulsar sont bloquées depuis le 23 juin par un groupe de résidents des communautés voisines qui protestent contre les opérations d’extraction prévues à cet endroit. Ils estiment que le projet - de plusieurs millions de dollars - s’il était mis en œuvre, nuirait gravement à l’écosystème local. Plus de 1 400 personnes travaillant pour Lydian, dont beaucoup sont également des résidents locaux, n’ont donc pas pu aller travailler.

Pachinian a critiqué l’obstruction du chantier, tout en s’engageant à se pencher sur la conformité de Lydian et des autres sociétés minières aux réglementations environnementales arméniennes. Mais il s’est jusqu’ici abstenu d’ordonner à la police de débloquer de force le chantier de construction.

Les hauts dirigeants arméniens de Lydian ont averti que l’entreprise pourrait éventuellement poursuivre l’Etat arménien et demander des milliards de dollars de dommages et intérêts si elle ne pouvait pas reprendre ses opérations à Amulsar. Ils ont ajouté que d’autres entreprises occidentales éviteront d’investir en Arménie si le projet est sabordé.

L’ambassade des États-Unis a fortement soutenu le projet Amulsar. Mills a déclaré l’année dernière qu’il a été jugé « entièrement conforme » aux normes de protection de l’environnement établies par la Banque Mondiale et la Banque Européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

posté le 5 juillet 2018 par Claire/armenews


GEOPOLITIQUE
Le Parlement Européen ratifie un accord avec l’Arménie

Mercredi, le Parlement Européen a voté massivement pour ratifier un accord historique visant à approfondir les relations politiques et économiques de l’Union Européenne avec l’Arménie.

Il a également adopté une résolution distincte se félicitant de la récente transition pacifique du pouvoir en Arménie et appelant les nouvelles autorités d’Erevan à mettre en œuvre les réformes de grande envergure qu’ils ont promises.

« Ce vote final au Parlement Européen envoie un message fort de soutien aux citoyens arméniens », a déclaré Laszlo Tokes, un rapporteur pour l’organe législatif de l’UE.

« L’UE est prête à soutenir les efforts de réforme auxquels le nouveau gouvernement s’est engagé », a-t-il ajouté. « Nous l’encourageons à continuer de lutter contre la corruption et à réformer le cadre électoral. »

L’accord de partenariat global et renforcé (CEPA) a été soutenu par 573 voix pour, 50 voix contre et 45 abstentions.

L’accord de 350 pages signé en novembre dernier engage les autorités arméniennes à mener des réformes qui démocratiseront le système politique du pays et renforceront la protection des Droits de l’Homme. Ils doivent également « approcher » progressivement les législations et règlements économiques arméniens à ceux de l’UE.

Le CEPA est un substitut moins ambitieux d’un accord d’association que les négociateurs arméniens et européens ont presque finalisé en 2013. Le Président arménien Serge Sarkissian a annulé la signature de cet accord avec sa décision inattendue de demander l’adhésion de son pays à un bloc commercial dirigé par la Russie.

« Nos premiers contacts avec le nouveau gouvernement ont été très productifs », a déclaré Mme Mogherini, la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini. « L’atmosphère de notre première rencontre n’aurait pas pu être plus positive, amicale et constructive. »

Mme Mogherini a évoqué la première session du Conseil de partenariat entre l’UE et l’Arménie, organe chargé de superviser la mise en œuvre du CEPA, qui s’est tenue à Bruxelles le 21 juin. Elle a présidé la réunion avec le ministre arménien des affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian.

« Je crois personnellement que tous les parties arméniens comprennent très bien qu’un partenariat avec l’Union Européenne est essentiel pour le pays », a déclaré M. Mogherini aux législateurs européens.

« Il ne s’agit pas de géopolitique, il ne s’agit pas de sphères d’influence, ce n’est pas un partenariat contre quelqu’un d’autre, c’est un partenariat pour, avant tout, nos citoyens - les citoyens d’Arménie, nos propres citoyens de l’Union européenne, “ dit-elle.

Le parlement arménien a ratifié la CEPA en avril, ouvrant la voie à l’entrée en vigueur provisoire de l’accord le mois dernier. S’exprimant à Bruxelles, M. Mnatsakanian a appelé les États membres de l’UE à le ratifier rapidement. Plusieurs d’entre eux l’ont déjà fait.

posté le 5 juillet 2018 par Claire/armenews

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GEOPOLITIQUE
L’Allemagne soutien les réformes de l’Arménie post-révolutionnaire

Vendredi, le Ministre allemand des Affaires Étrangères, Heiko Maas déclaré que l’Allemagne est prête à aider le nouveau gouvernement arménien à mener à bien des réformes radicales, après s’être entretenu avec son homologue arménien, Zohrab Mnatsakanian, en visite dans le pays.

Maas a annoncé être impressionné par les récentes manifestations qui ont abouti à un changement pacifique du gouvernement du pays.

« Nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt le changement social en Arménie et nous soutiendrons ses efforts de réforme », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Mnatsakanian. « C’étaient des images touchantes : des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour manifester pacifiquement et exprimer leurs opinions. »

« Mais il était également impressionnant de voir avec quelle diligence les politiciens arméniens ont servi d’agents des espoirs de leur peuple. C’est la voie à suivre », a-t-il ajouté.

Maas a exprimé la volonté de l’Allemagne à aider les nouvelles autorités d’Erevan dans leur lutte contre la corruption et leurs efforts pour modifier les lois électorales, en prévision des nouvelles élections législatives prévues en Arménie.

Mnatsakanian a confirmé qu’ils ont discuté, entre autres choses, de la « révolution de velours » en Arménie. « J’ai réaffirmé l’engagement du nouveau gouvernement arménien à mener une lutte intransigeante contre la corruption et à donner un nouvel élan au processus de réforme », a-t-il déclaré.

Erevan s’attend à ce que l’Allemagne et les autres Etats membres de l’Union Européenne l’appuient dans cette entreprise, a ajouté le Ministre arménien.

La Chef de la Politique Étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a exprimé son « soutien total » au programme de réformes du nouveau gouvernement arménien après sa rencontre avec Mnatsakanian, à Bruxelles la semaine dernière. « Lors de leurs prochaines visites en Arménie, nos équipes discuteront de la manière dont l’Union Européenne peut soutenir les réformes dans le pays », a-t-elle annoncé.

L’Allemagne est le premier donateur de l’UE en Arménie, grâce à des centaines de millions d’euros d’aide et de prêts à faible taux d’intérêt depuis les années 1990.

Maas a réaffirmé vendredi le soutien de l’Allemagne aux efforts de l’Arménie pour resserrer ses liens avec l’UE, notamment à travers l’Accord de Partenariat Global et Renforcé signé en novembre dernier. Il estime que « les Arméniens pensent et se sentent européens à bien des égards ».

posté le 2 juillet 2018 par Claire/armenews

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GEOPOLITIQUE
Des diplomates azéris et turques ont assisté une réunion régionale en Arménie

Des visites diplomatiques exceptionnelles en Arménie ont permis à de hauts diplomates turcs et azéris d’assister à une réunion régulière de l’Organisation de Coopération Économique de la Mer Noire (OCEMN), tenue mercredi à Erevan.

Le Vice-Ministre azéri des Affaires Étrangères Mahmud Mammadguliyev et le Chef du Département de Coopération Économique du Ministère turc des Affaires Étrangères, Omer Kucuk, ont refusé de répondre aux journalistes en marge de la réunion présidée par le Ministre Arménien des Affaires Étrangères Zohrab Mnatsakanian.

Les responsables arméniens et azéris se rendent rarement visite mutuellement en raison du conflit non résolu du Haut-Karabagh. Les visites mutuelles des responsables arméniens et turcs sont également rares.

Mammadguliyev a participé à des rassemblements internationaux à Erevan à au moins trois occasions dans le passé. Aucun autre représentant du gouvernement azéri n’a effectué plus de visites en Arménie à ce jour.

L’OCEMN est un regroupement relativement inefficace de onze pays, dont la Russie et la Turquie. Ce dernier refuse d’établir des relations diplomatiques avec l’Arménie ainsi que de lui ouvrir sa frontière malgré la principale mission déclarée de l’OCEMN : promouvoir la coopération économique entre les États membres.

S’exprimant après la réunion, le Vice-Ministre arménien des Affaires Étrangères, Karen Nazarian, a critiqué ce qu’il a appelé des tentatives de « politiser le travail de l’organisation ». « L’OCEMN est une structure économique régionale », a-t-il rappelé.

Nazarian a évoqué les efforts de Bakou pour amener les structures de la CEMN à adopter des déclarations pro-azéri sur le conflit du Karabagh.

L’Assemblée parlementaire de l’OCEMN a adopté l’une de ces déclarations à Kiev, la capitale ukrainienne, l’année dernière, en l’absence de ses membres représentant l’Arménie et la Russie.

La réunion à Erevan a marqué la fin de la dernière présidence tournante de l’Arménie à l’OCEMN. La présidence a été officiellement transmise à l’Azerbaïdjan.

posté le 28 juin 2018 par Claire/armenews

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GEOPOLITIQUE
Aliev menace de nouveau le Haut-Karabagh de frappes militaires

Mardi, le Président azéri Ilham Aliev a eu un discours agressif lors d’un défilé militaire à Bakou, menaçant d’ordonner des frappes militaires contre des cibles arméniennes « stratégiques » et affirmant que l’Azerbaïdjan « rétablira son contrôle » sur le Haut-Karabagh.

« Nous sommes pour le règlement pacifique du conflit [du Haut-Karabagh] mais [l’Arménie] doit comprendre qu’il n’y a aucun objet militaire ou stratégique que l’armée azérie n’est pas capable de détruire », a déclaré Aliev.

« La guerre n’est pas finie, seule sa première phase est terminée », a-t-il annoncé, qualifiant le Karabagh de « territoire essentiellement azéri ».

L’Arménie a rapidement condamné ces menaces. « Les propagandes de guerre et les cliquetis de sabres sont hors de propos, déplorables, voire absurdes », a écrit le Ministre des Affaires Étrangères Zohrab Mnatsakanian sur sa page Twitter. « L’incohérence de discours entre la communication interne et les négociations internationales ne fonctionne pas. Besoin d’un interlocuteur plus responsable et raisonnable à l’autre bout de la table des négociations. »

Aliev a pris la parole lors d’un grand défilé militaire marquant ce que son gouvernement considère comme le centenaire des forces armées de l’Azerbaïdjan. Il a souligné que Bakou continuera d’acheter des armes à l’étranger pour renforcer son armée.

Quelque 4 000 militaires ont pris part à la parade et 240 pièces d’équipement militaire, dont des Polonez de fabrication biélorusse et des missiles LORA fabriqués en Israël, ont été exposées.

Les hauts responsables militaires d’Erevan et de Stepanakert affirment que l’armée azérie a déployé de nouvelles troupes le long de la « ligne de contact » autour du Karabagh depuis avril. Ils ont mis Bakou en garde contre le lancement d’opérations offensives dans la région, précisant que le camp arménien est prêt à tout scénario.

Il n’y a pas eu de négociations dimplomatiques entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan depuis le récent changement de gouvernement arménien. Les médiateurs américains, russes et français ont indiqué leur intention d’organiser rapidement une réunion des Ministres des Affaires Étrangères arménien et azéri lors de leur visite à Erevan, il y a deux semaines.

posté le 27 juin 2018 par Claire/armenews

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GEOPOLITIQUE
L’Union Européenne se félicite du soutien arménien à l’accord sur le nucléaire iranien

L’Union Européenne a félicité l’Arménie d’avoir soutenu ses efforts pour sauver l’accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien malgré le retrait des États-Unis.

Cette question figurait à l’ordre du jour de la première réunion du Conseil de Partenariat Union Européenne - Arménie qui s’est tenue jeudi à Bruxelles. La réunion était co-présidée par Federica Mogherini, chef de la politique étrangère de l’UE, et Zohrab Mnatsakanian, ministre arménien des Affaires Étrangères.

« Les deux parties ont confirmé leur attachement à leurs obligations internationales vis-à-vis de l’Iran », peut-on lire dans une déclaration conjointe sur la rencontre.

« Nous avons discuté de la mise en œuvre de l’accord nucléaire avec l’Iran », a déclaré M. Mogherini lors d’une conférence de presse. « J’ai été ravi d’entendre le soutien du Ministre [des Affaires Étrangères] à notre travail pour préserver l’accord nucléaire avec l’Iran. »

« Nous avons discuté des moyens de travailler ensemble dans cette direction », a-t-elle ajouté.

Dans le cadre de l’accord de 2015 accueilli par l’Arménie, Téhéran a accepté de limiter fortement son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions internationales contre la République Islamique. Le Président américain Donald Trump s’est retiré de l’accord le mois dernier.

L’initiative américaine a été critiquée par les autres puissances mondiales qui l’ont signée : la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine. Ils essayent depuis de sauver l’accord. L’Union Européenne est particulièrement active dans cette entreprise.

Le président iranien Hassan Rouhani se serait plaint de la décision de Trump dans un appel téléphonique du 14 mai avec le nouveau Premier Ministre arménien, Nikol Pachinian. Selon les médias iraniens, Pachinian a assuré Rouhani que l’Arménie reste très favorable à l’accord nucléaire.

Les dirigeants arméniens ont également fait savoir qu’ils poursuivraient leurs projets économiques conjoints avec l’Iran malgré la récente remise en vigueur des sanctions américaines sur Téhéran. Pachinian a appelé à « un nouvel élan » aux relations arméno-iraniennes lorsqu’il a rencontré l’ambassadeur iranien, Seyed Kazem Sajjad, le 8 juin à Erevan.

Les deux hommes ont discuté, entre autres choses, de la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité et des plans de longue date visant à construire une centrale hydroélectrique à la frontière arméno-iranienne.

La ligne à haute tension s’étendra sur près de 280 kilomètres vers cette frontière à travers les régions orientales de l’Arménie. Elle permettra aux deux États voisins d’étendre considérablement un accord d’échange impliquant des livraisons d’électricité arménienne et de gaz naturel iranien.

Le Ministère de l’Energie arménien a déclaré vendredi que les travaux « à grande échelle » sur l’installation estimée à 125 millions de dollars ont repris en mai. Une entreprise de construction iranienne devrait l’achever l’année prochaine.

posté le 25 juin 2018 par Claire/armenews

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