Nouvelles d'Arménie
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Exposition


SCULPTURE
Mikayel Ohanjanyan à la FIAC de Paris

Mikayel Ohanjanyan est né en 1976 à Erevan. Il vit et travaille en Italie.

Son oeuvre Materialità dell’invisibile est une tentative de matérialisation de l’invisible en cherchant à souligner certains aspects conceptuels et esthétiques. Sa lecture est multiple : alors qu’il montre d’un côté l’espace vide comme forme et matière, il questionne de l’autre la matière même, compressée par des câbles d’acier.

L’oeuvre représente l’humanité, avec ses contrastes et ses équilibres, chargés de tensions, non seulement physiques mais aussi psychiques et sensorielles.

Du jeudi 19 au dimanche 22 octobre
A la FIAC (Foire internationale d’art contemporain) - Grand Palais et Petit Palais
Plus d’infos : http://ohanjanyan.com/

posté le 20 octobre 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Culture  Exposition  France  Paris 


BELLEVILLOISE A PARIS
« Montrer la vie en Arménie » : les photos de Bruno Ohanian

Stepanakert. Les colombes sont considérées comme les messagères des voeux.

Des faubourgs d’Erevan, aux paysages du Haut-Karabagh marqués par la guerre, les images du photographe amateur Bruno Ohanian nous illustrent le temps tel qu’il s’égrène là-bas.

Malgré les épreuves endurées, la vie continue de s’écrire au présent, au futur, et c’est ce que veut montrer Bruno Ohanian : “Montrer la vie, montrer que l’Arménie ne se résume pas qu’au génocide“.

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24 avril 2015 à Erevan.

Le temps de sa première exposition d’une quinzaine de photos grand format à la Bellevilloise, le baroudeur de 33 ans a réuni trois séries, qu’il avait intitulées Sweet Karabagh, A century later et Far Motherland. Importants contrastes et forts regards sont les points commun de cette exposition Armenia(s), où il sera possible d’acheter des tirages à prix abordables.

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Saghmosavank, Arménie.

Du 18 octobre au 1er décembre
La Bellevilloise - 19-21, Rue Boyer - 75020 Paris

posté le 17 octobre 2017 par Claire/armenews

Texte : Claire Barbuti / Photos : Bruno Ohanian.



EXPOSITION
Alexis Pazoumian : ça swingue à la Nouvelle Orléans !

Pendant la “Second Line“, cette vieille tradition dominical où des membres des différents clubs de danse défilent dans la rue.

Photo et musique : Alexis Pazoumian réunit ses deux passions lors d’une exposition à Paris. 15 clichés et plusieurs prises de son enregistrées en Nouvelle Orléans nous permettent de plonger dans l’univers jazz du berceau de la culture afro-américaine. Le livre Faubourg Treme est également disponible, un vrai bel objet imprimé en offset.

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La propriétaire du Candlelight Club, mythique club de jazz au centre de Treme, assoupie à l’entrée.

Tout commence pour le photographe lors d’un voyage à la Nouvelle Orléans, où il est confronté à la question de la reconstruction : il observe, dans ce berceau de la musique afro-américaine, comment la force continue à animer la population malgré l’adversité. “Les similitudes sont nombreuses entre la Louisiane et mon pays d’origine, l’Arménie. Qu’elles soient victimes d’une catastrophe naturelle ou d’un crime contre l’humanité, un acharnement de l’histoire a meurtri ces population mais n’est jamais venu à bout, bien au contraire même, de leur combativité“, explique Alexis Pazoumian.

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Presque tous les dimanches, je me suis rendu à l’église Mount Zion Baptist Church de Treme. Dans cette église, le choeur des adeptes a fait résonner le gospel dans mon coeur.

Et c’est ce souffle de vie qui émane des clichés exposés à la Galerie En Transe : “Chaque espace est habité par la musique“, note le passionné de jazz, qui arrive à capter l’essence de la vitalité des personnes qu’il rencontre grâce à la force de leur regard.

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A Saint Augustine, High School, les élèves sont pour la plupart issus des quartiers défavorisés mais la musique participe à leur équilibre quotidien.

C’est en 2012 qu’Alexis Pazoumian réalise son premier long projet photographique, dans une favela de Rio. Son appareil en bandoulière, il aime partir à la rencontre des populations, comme ce fut le cas pendant quatre mois entre 2015 et 2016, dans le Faubourg Treme. Grâce à deux musiciens, il est admis dans la communauté jazz et assiste à des mariages, des enterrements, des carnavals, ... Une plongée passionnante dans une Nouvelle Orléans pleine de swing.

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Money et son frère posent fièrement devant leur maison. Si de l’extérieur les habitations paraissent modernes, l’intérieur est souvent très modestes.

Exposition du 12 octobre au 9 novembre
Art En Transe Gallery - 4 rue Roger Verlomme - 75003 Paris

Livre Faubourg Treme, éditions André Frère, 37 €
Signature lors du Salon de la Photo en novembre à Paris

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En couverture du premier livre d’Alexis Pazoumian : la tradition surprenante des Indiens de Mardi gras. Les Afro-Américains, descendants d’esclaves, rendent hommage aux Amérindiens Séminoles qui recueillaient les esclaves noirs fugitifs.

posté le 12 octobre 2017 par Claire/armenews

Texte : Claire Barbuti / Photos : Alexis Pazoumian.



CULTURE
Le Centre Pompidou acquiert une œuvre du peintre Paul Guiragossian

À travers le temps, une huile du peintre Libanais d’origine arménienne Paul Guiragossian, figure désormais dans la collection privée du Centre Georges Pompidou, indique un communiqué de la Fondation Paul Guiragossian, présidée par sa fille Manuella Guiragossian et qui gère le patrimoine de l’artiste, décédé en 1993. Datée de 1986, la toile au format moyen (90 x 80 cm), rappelle la période minimaliste des années 70, époque où l’artiste dépeignait ses fameuses silhouettes longilignes colorées serrées les unes contre les autres, unies contre l’adversité. Une figure habillée de noir se démarque du lot, sans doute la mère du peintre, une survivante du génocide arménien.

« Mon père ne croyait pas à la nouveauté dans l’art. Il se plaisait, au contraire, à reprendre des thèmes ou des techniques qu’il avait essayés par le passé. C’est typiquement le cas de cette toile qui reprend un thème fréquent dans son travail au début des années 1970 : « A travers le temps » s’inscrit ainsi dans sa veine minimaliste. On y voit des figures longilignes qui s’unissent. Parmi elles, peut-être sa mère, vêtue de noir. Elle avait fui la Turquie pendant le génocide arménien. Dans ce tableau, elle semble passer le relais aux nouvelles générations, dont les formes, marquées de couleurs sont très joyeuses, très ludiques  », explique la fille du peintre.

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Peintre autodidacte né en 1926 à Jérusalem, Guiragossian était devenu dans les années 1960-1970 l’un des artistes arabes le plus prisé de sa génération. Il a vite accédé à l’international : des stars hollywoodiennes comme Ingrid Bergman ou Anthony Perkins auraient succombé à la mélancolie de ses couleurs. Les œuvres de l’artiste figurent dans de nombreuses collections privées. Il s’agit là de la première acquisition d’une œuvre de l’artiste par le musée parisien, mais le montant de la transaction est resté confidentiel.

Cette vente se révèle primordiale pour la reconnaissance du peintre Paul Guiragossian sur la scène internationale. « Si les tableaux de mon père se retrouvent dans les collections privées de grands amateurs d’art du monde entier, c’est la première fois cependant qu’un musée de cette envergure s’en porte acquéreur », se félicite Manuella Guiragossian.

Elle ajoute : « Cette reconnaissance est d’autant plus importante que mon père a fait ses études dans les années 1960 en France, auprès de l’Atelier des maîtres de l’Ecole de Paris. Il a beaucoup exposé à Paris, notamment à l’Institut du monde arabe. Il avait d’ailleurs été nommé Chevalier de l’ordre des arts et des lettres en 1984 par le ministre de la culture de l’époque, Jack Lang ».

posté le 18 août 2017 par Claire/armenews


EXPOSITION
L’artiste Ludvig Sahakyan au Salon de Montrouge

Tapisserie sur la déforestation, vidéo de survivalistes, exposition de factures impayées... Le 62e Salon de Montrouge, brosse le paysage d’une jeune création plastique versée dans l’activisme soft. Un panorama riche et parfois sombre, dans un parcours chapitré par affinités électives.

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Elaborée et élégante, la scénographie du parcours a été réalisée par Ramy Fischler et Vincent Le Bourdon et se veut un outil de médiation entre le public, les créations et le discours curatorial. Son enjeu est aussi de proposer une expérience renouvelée pour un salon qui existe depuis soixante-deux ans dans le même lieu. Pour y parvenir, les deux scénographes ont imaginé un parcours ludique qui repose sur des jeux de miroir et de symétrie et qui exploite l’architecture particulière du lieu, le Beffroi, superbe édifice des années 1930.

Cette nouvelle édition du Salon de Montrouge s’inscrit dans le profond renouvellement entamé en 2016, avec la nomination d’Ami Barak à sa direction artistique. Plus que jamais, le salon a la vocation de soutenir la création actuelle en en dressant une cartographie et en encourageant son émergence et son rayonnement à l’échelle nationale et internationale, par le biais d’une vraie reconnaissance tant par le milieu de l’art que par le grand public. Ainsi, sur les 1500 mètres carrés du Beffroi, une véritable exposition collective organisée en quatre grands chapitres permet aux artistes et à leurs œuvres d’engager un dialogue physique et sémantique et aux visiteurs de découvrir les propos et tendances majeures actuelles.

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Parmi ces talents émergents, on trouve Ludvig Sahakyan (voir NAM238), jeune diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon (avec les félicitations du jury) et lauréat du Prix de Paris. Son travail se développe autour de dessins, performances, installations et sculptures.

Il introduit son travail ainsi : “Tout ce qu’on possède est tout ce qu’on a reçu. Le rêve avant-gardiste d’une table rase totale et d’un nouveau commencement est une absurdité. On ne peut pas créer, on peut transformer, mais on ne peut trans-former que ce qu’on a déjà en tant que forme. Le rêve de la table rase ne peut qu’être le désert, où rien ne peut naître puisque rien n’a le souvenir de la forme à faire naître. L’avancement est toujours un retour vers un recommencement, de la trans-formation, de la trans-mission. Mais ce retour, qui se fait par transmission, ne peut se faire n’importe comment, afin de pouvoir revenir, il faut connaître le chemin, et plus que connaître le chemin, il faut qu’il y ait déjà un lieu où retourner. Pour faire un chemin de retour dans le lieu d’où on peut recommencer, d’où on peut recevoir ce qu’on pourra ensuite donner, il faut pouvoir se déplacer, mais pour le faire il faut qu’on soit déjà placé.

Jusqu’au 24 mai au Beffroi de Montrouge

posté le 11 mai 2017 par Claire/armenews


PHOTOGRAPHIE
Lucie Khahoutian finaliste du Prix American Vintage au Festival d’Hyères

Lucie Khahoutian, artiste arménienne du Live Wild Collective connue pour ses collages inspirée du dadaïsme, présente une série de photographies au nom emprunt d’une citation de Samuel Beckett : « With all this darkness round me I feel less alone ». Une introduction de sa plume précède les photographies, qui par leur composition, leur atmosphère mystique et des drapés fantasmagoriques, surprennent le regard et l’invitent à la contemplation.

Cette prise de position si originale lui a permis d’être parmi les neuf finalistes pour le tout nouveau Prix American Vintage du Festival de la Photographie d’Hyères.

Elle expose jusqu’à la fin du mois des œuvres qui intriguent par leur caractère mystique et fantasmagorique, flirtant avec l’absurde pour mieux révéler les thèmes majeurs de l’artiste, comme la tradition caucasienne, la place de la femme en Arménie, ... La photographe joue avec ses influences orientales, où les différentes pièces sont portées à la manière de voiles et de turbans, véritable portrait de touaregs 2.0. On perçoit également l’influence du cinéaste Paradjanov.

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La série est très inspirée de l’univers visuel de la tradition caucasienne. Je viens d’Arménie mais je vis actuellement à Tbilissi en Géorgie. J’aime beaucoup faire communiquer l’imagerie traditionnelle avec une esthétique contemporaine“, expliquait Lucie Khahoutian dans une interview donnée au site Manifesto 21.

Plus d’infos : https://www.thelivewildcollective.com/withallthisdarknessroundmeifeelless

Exposition jusqu’au 28 mai
Villa Noailles - Montée de Noailles - 83400 Hyères

posté le 4 mai 2017 par Claire/armenews


Les couleurs de l’invisible, par le peintre Charles Garo

Le peintre néo-impressionniste Charles Garo expose du samedi 13 au 21 mai à l’Eglise de la Madeleine.

Français, d’origine arménienne, ayant vécu en Syrie, au Liban, en région parisienne, il a toujours été sensible au désarroi des hommes, particularité qui se reflète dans son oeuvre.

Il a, en 1998, exposé à l’Unesco sur le thème de « la mère et l’enfant, de tous les pays ». Séduite par son talent et sa profondeur, l’Unesco lui a alors demandé une oeuvre capable de sensibiliser le public au drame des enfants mutilés en temps de guerre. C’est ainsi que sont nées « les quatre saisons inachevées de Vivaldi », oeuvre qui sera offerte au musée Paul Delouvrier par l’artiste.

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Christian Germak écrivait sur lui : “Si le pointillisme a maintenant cent ans, Charles Garo le renouvelle pour lier le futur dans la continuation du passé... Dans ses tableaux, le mouvement est bien présent. Il est là, mais il s’est décalé dans les lumières de l’œuvre. L’action est passée dans le regard du spectateur, par le scintillement que va provoquer un pointillisme fait de petites touches.“

Exposition Les couleurs de l’invisible
Vernissage le Samedi 13 mai à 18h
Exposition du 13 au 21 mai, de 11h au 19h
Salle royale de l’église de la Madeleine - 75008 Paris
Plus d’infos : www.garo-web.com

posté le 4 mai 2017 par Claire/armenews


Expositions photos de Maurice Cuquel

À l’ombre de la mémoire arménienne” et “Arménie terre de résilience” : deux expositions photographiques de Maurice Cuquel à l’occasion du mois commémoratif du génocide des Arméniens au CNMA à Décines. Un regard sur le souvenir de 1915 et un autre sur la société arménienne contemporaine par un observateur empathique.

À l’ombre de la mémoire arménienne

Poser son regard sur celui d’un autre. Plonger dans sa mémoire et fixer les instants de recueillement centenaire d’un peuple d’orient.

Cent ans après, les vivants d’aujourd’hui se rassemblent. En ce mois d’avril 2015, Erevan, capitale de l’Arménie, si grise en hiver s’orne d’un violet vif, couleur du myosotis. La fleur de mémoire, symbole des commémorations, fleurit au printemps.

1915 - 2015. Face aux ombres du passé, le regard se pose, s’éteint et devient silencieux. Comment témoigner de ces fantômes de la mémoire qui hantent les descendants de rescapés ? Comment faire exister cette sourde tragédie qui pèse sur l’Arménie d’aujourd’hui ?

Maurice Cuquel, par ses photos, s’inscrit dans la continuité de tous ceux et celles qui ont voulu témoigner, raconter, alerter. Non comme rescapé ou survivant, mais comme témoin lucide d’un regard porté sur un présent qui se souvient. Attentif aux fragilités et fractures d’une société arménienne piégée dans son passé et recluse dans une identité survivante des crimes et des atrocités. Aux carrefours d’une langue et d’une église millénaires, la famille arménienne commémore son arménité blessée.

Témoigner donc...

D’un souvenir collectif, de celui d’un peuple qui se recueille. Les images de Maurice Cuquel, pudiques et respectueuses, s’inscrivent dans la lignée de ses précédents travaux sur le centre de torture S21 au Cambodge, qui nous parle de ces peuples meurtris par l’histoire, en quête de reconnaissance et d’espérance. Un regard aiguisé et proche, dévoilant les ombres et reflets du teint triste de l’Arménie d’aujourd’hui mais laissant aussi entrevoir les instants de dignité éphémère d’un peuple éternel.

Par son travail, Maurice Cuquel nous dévoile ce qui fait lien et constitue les racines de l’identité mémorielle arménienne. Il livre surtout un témoignage universel à tous ceux et celles pour qui le devoir de mémoire contribue à fonder notre commune humanité.

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Arménie : la résilience en héritage

En parcourant les images de cette Arménie d’aujourd’hui, on découvre les visages, les ombres et les mouvements d’une société tiraillée entre un héritage traumatique et une modernité parfois subie, rarement choisie. Cette tension entre un présent brutal et un avenir incertain, où se côtoient dans un même univers les imposantes limousines noires et les vieilles Lada du passé soviétique. Deux mondes qui s’ignorent dans un même pays contraint à l’unité.

L’Arménie d’aujourd’hui nous dit l’attente et l’espérance. Celle qui l’autoriserait enfin à décider de son propre chemin, sans subir les intérêts de ses puissants voisins ou de ses oligarques contemporains. Un pays qui parviendrait à sortir de l’enfermement pour choisir enfin le destin de ses habitants.

Car entre ces murs de gris, ces mémoires douloureuses et ces regards anxieux, les photos de Maurice Cuquel nous révèlent les scènes de vie et la poésie du quotidien à Erevan. Ni fatalisme ni résignation dans le présent de ce peuple déjà millénaire. Derrière les lignes et les cassures des paysages urbains de la grande métropole se laissent entrevoir les espaces de mouvement et de lumière résonnants avec l’espérance et la profonde détermination des arméniens d’aujourd’hui.

Comme cette dame aux bras levés face à l’immensité du mont Ararat, ces images nous plongent dès le début dans l’intime complainte et les tensions violentes traversant une société en pleine mutation. En quête de la résilience de ceux qui n’oublient pas mais qui avancent, le quotidien de l’Arménie semble porté par l’écho des mots du poète Paul Valéry : « Le vent se lève, il faut tenter de vivre. »

Guillaume De Chazournes

Jusqu’au 28 avril
CNMA de Décines - 32, rue du 24 avril 1915 - 69150 Décines

posté le 3 avril 2017 par Claire/armenews


VIDEO
Retour sur le salon Comparaisons, avec notamment Asilva et Sarkis
posté le 13 mars 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture  Exposition  Paris