Nouvelles d'Arménie
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Coopération


GEOPOLITIQUE
Le Premier Ministre arménien réitère ses critiques à l’Union Européenne

Vendredi, le Premier Ministre Nikol Pachinian a de nouveau critiqué l’Union Européenne pour n’avoir pas augmenté son aide financière à l’Arménie, à la suite du changement de politique mis en place il y a plus de deux mois.

Pachinian a déclaré que l’UE devrait récompenser le nouveau gouvernement arménien pour ses réformes agressives contre la corruption. « Je suis surpris qu’il y ait encore des fonctionnaires dans l’UE qui ne remarquent pas les changements survenus en Arménie ».

Pachinian a d’abord exprimé ces plaintes à la suite d’entretiens avec deux hauts fonctionnaires européens à Bruxelles le 12 juillet : le Président du Conseil Européen Donald Tusk et le Président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker.

Le Chef de la Délégation de l’UE en Arménie, Piotr Switalski, a répondu le 16 juillet que le gouvernement de Pachinian devait proposer des projets de réformes spécifiques, nécessitant un financement de l’Union Européenne, avant de demander une augmentation de l’aide. Le secrétaire de presse de Pachinian, Arman Yeghoyan, a déclaré le lendemain que le gouvernement travaille actuellement sur de tels projets et les présentera bientôt.

Pachinian n’a pas évoqué ces propositions d’aide lorsqu’il a répondu à une question d’un journaliste au sujet des commentaires de Switalski. « Nous n’avons rien fait et ne ferons rien pour l’aide financière », a-t-il déclaré. « Ce que nous faisons vise à remplir les responsabilités que nous avons vis-à-vis de notre peuple, et je veux que cela soit très clair. »

Le Premier Ministre, âgé de 43 ans, a également réitéré ses critiques à l’égard de l’UE. « Pendant de nombreuses années, l’Union Européenne a déclaré faire des affaires avec les pays du Partenariat Oriental dans le cadre de la formule « plus pour plus », ainsi que les valeurs que nous connaissons tous : démocratie, pouvoir judiciaire indépendant, transparence, état de droit, lutte contre la corruption », a-t-il déclaré. « Et avant ma visite à Bruxelles, une déclaration avait été faite, laissant entendre un soutien de l’UE à l’Arménie. »

« Dans ce contexte, j’ai exprimé ma perplexité devant le fait que la formule proposée par l’UE n’est pas appliquée dans sa politique. Je suis déconcerté par certains de nos partenaires européens [...] m’ont annoncé s’attendre à des changements en Arménie, comme précédemment. »

« Afin de remettre les pendules à l’heure, j’ai donné des exemples concrets », a poursuivi Pachinian. « J’ai expliqué que le gouvernement actuel a fait plus en un mois, sans dépenser un centime, pour combattre la corruption que pendant la coopération entre l’UE et l’ancien gouvernement arménien au prix de dizaines de millions d’euros. Mon gouvernement a fait plus pour la mise en place d’un système judiciaire indépendant en Arménie en une semaine ou même en un jour, que ce qui a été fait pendant la coopération entre l’UE et l’ancien gouvernement arménien qui a coûté des dizaines de millions d’euros. »

Ces propos ont été tenus le lendemain de l’arrivée à Erevan d’un haut fonctionnaire de la Commission Européenne, Katarina Mathernova, pour une visite de deux jours, qualifiée de « suivi » des pourparlers.

M. Switalski a déclaré lundi que M. Mathernova discuterait avec les dirigeants arméniens de leurs « attentes et besoins ». « Cette discussion doit être très concrète », a souligné le diplomate, ajoutant que le gouvernement arménien devrait proposer « des projets, des échéanciers, des budgets, etc. »

L’Union Européenne a promis l’année dernière de fournir jusqu’à 160 millions d’euros d’aide supplémentaire à l’Arménie au cours des trois prochaines années, conformément à l’Accord de Partenariat Élargi, signé avec les autorités d’Erevan.

posté le 23 juillet 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GEOPOLITIQUE
Le Parlement Européen ratifie un accord avec l’Arménie

Mercredi, le Parlement Européen a voté massivement pour ratifier un accord historique visant à approfondir les relations politiques et économiques de l’Union Européenne avec l’Arménie.

Il a également adopté une résolution distincte se félicitant de la récente transition pacifique du pouvoir en Arménie et appelant les nouvelles autorités d’Erevan à mettre en œuvre les réformes de grande envergure qu’ils ont promises.

« Ce vote final au Parlement Européen envoie un message fort de soutien aux citoyens arméniens », a déclaré Laszlo Tokes, un rapporteur pour l’organe législatif de l’UE.

« L’UE est prête à soutenir les efforts de réforme auxquels le nouveau gouvernement s’est engagé », a-t-il ajouté. « Nous l’encourageons à continuer de lutter contre la corruption et à réformer le cadre électoral. »

L’accord de partenariat global et renforcé (CEPA) a été soutenu par 573 voix pour, 50 voix contre et 45 abstentions.

L’accord de 350 pages signé en novembre dernier engage les autorités arméniennes à mener des réformes qui démocratiseront le système politique du pays et renforceront la protection des Droits de l’Homme. Ils doivent également « approcher » progressivement les législations et règlements économiques arméniens à ceux de l’UE.

Le CEPA est un substitut moins ambitieux d’un accord d’association que les négociateurs arméniens et européens ont presque finalisé en 2013. Le Président arménien Serge Sarkissian a annulé la signature de cet accord avec sa décision inattendue de demander l’adhésion de son pays à un bloc commercial dirigé par la Russie.

« Nos premiers contacts avec le nouveau gouvernement ont été très productifs », a déclaré Mme Mogherini, la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini. « L’atmosphère de notre première rencontre n’aurait pas pu être plus positive, amicale et constructive. »

Mme Mogherini a évoqué la première session du Conseil de partenariat entre l’UE et l’Arménie, organe chargé de superviser la mise en œuvre du CEPA, qui s’est tenue à Bruxelles le 21 juin. Elle a présidé la réunion avec le ministre arménien des affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian.

« Je crois personnellement que tous les parties arméniens comprennent très bien qu’un partenariat avec l’Union Européenne est essentiel pour le pays », a déclaré M. Mogherini aux législateurs européens.

« Il ne s’agit pas de géopolitique, il ne s’agit pas de sphères d’influence, ce n’est pas un partenariat contre quelqu’un d’autre, c’est un partenariat pour, avant tout, nos citoyens - les citoyens d’Arménie, nos propres citoyens de l’Union européenne, “ dit-elle.

Le parlement arménien a ratifié la CEPA en avril, ouvrant la voie à l’entrée en vigueur provisoire de l’accord le mois dernier. S’exprimant à Bruxelles, M. Mnatsakanian a appelé les États membres de l’UE à le ratifier rapidement. Plusieurs d’entre eux l’ont déjà fait.

posté le 5 juillet 2018 par Claire/armenews

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GEOPOLITIQUE
Pachinian réaffirme sa volonté de resserrer les liens de l’Arménie avec la Russie

Vendredi, lors d’une réunion avec une délégation russe en visite conduite par le Ministre de la Culture, Vladimir Medinsky, le Premier Ministre Nikol Pachinian a répété que les relations entre l’Arménie et la Russie devraient continuer à se renforcer.

La délégation est arrivée à Erevan pour assister à une conférence inter-régionale russo-arménienne. Elle a réuni des représentants du gouvernement ainsi que des hommes et femmes d’affaires de diverses régions des deux pays. Ils ont discuté des moyens de forger des liens bilatéraux plus étroits.

« Nous souhaitons des relations solides et dynamiques avec la Russie », a déclaré Pachinian à Medinsky et aux officiels russes qui l’accompagnaient. « Notre objectif est d’approfondir davantage nos relations bilatérales et de resserrer nos liens. »

Pachinian a également été cité par son bureau de presse faisant l’éloge du commerce croissant de l’Arménie avec la Russie. Il a précisé qu’il espère que cela va continuer à se développer rapidement.

Le Premier Ministre avait déjà exprimé sa confiance en l’avenir des relations russo-arméniennes lorsqu’il a rencontré le Président russe Vladimir Poutine au Kremlin le 13 juin. Pour sa part, Poutine a de nouveau souligné « le caractère stratégique » de ces relations bilatérales et le rang de premier partenaire commercial de l’Arménie occupé par la Russie.

À cet égard, Poutine avait noté la hausse des exportations agricoles arméniennes vers la Russie. Il a attribué cette hausse à l’adhésion de l’Arménie à l’Union Économique Eurasienne (UEE), un bloc commercial dirigé par la Russie comprenant cinq républiques ex-soviétiques.

En novembre dernier Pachinian critiquait encore l’adhésion de l’Arménie à l’UEE et avait même appelé à son retrait du bloc. Cependant, il a depuis son accession au pouvoir précisé qu’il ne sortira pas son pays de l’UEE ni de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC).

La Russie représentait environ 27% du commerce extérieur de l’Arménie l’année dernière. Les exportations arméniennes vers la Russie ont grimpé de près de 45% pour atteindre plus de 541 millions de dollars.

posté le 2 juillet 2018 par Claire/armenews

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COOPERATION
Nikol Pachinian appelle à un « nouvel élan » des liens arméno-iraniens

Le Premier ministre Nikol Pachinian a réaffirmé vendredi l’intention de son gouvernement de maintenir et même d’approfondir les relations cordiales entre l’Arménie et l’Iran voisin.

“Nous ferons tout notre possible pour développer davantage le partenariat bilatéral“, a commenté M. Pashinian face à l’ambassadeur iranien à Erevan, Seyed Kazem Sajjad.

“Nous sommes intéressés pour donner un nouvel élan aux relations arméno-iraniennes sur la base de nos intérêts mutuels“, a-t-il ajouté dans des remarques publiées par son bureau de presse.

Le président iranien Hassan Rouhani a également appelé à resserrer les liens entre les deux pays lorsqu’il a téléphoné à Pachinian une semaine après que ce dernier a été élu Premier ministre arménien le 8 mai. Un communiqué officiel arménien indique que les deux dirigeants avaient convenu “d’approfondir mutuellement le partenariat dans tous les domaines. “

Le Premier ministre arménien et M. Sajjad ont discuté de la mise en œuvre de projets énergétiques bilatéraux, notamment la construction d’une nouvelle ligne de transport d’électricité et des projets de construction d’une centrale hydroélectrique à la frontière arméno-iranienne. L’ambassadeur iranien a souligné l’importance de l’accord de libre-échange provisoire conclu entre l’Iran et l’Union économique eurasiatique (UEE) dirigée par la Russie le mois dernier.

Pachinian a rapidement salué cet accord, disant qu’il “reflète“ pleinement les intérêts nationaux de l’Arménie. “Nous espérons que cela stimulera nos liens commerciaux avec l’Iran“, a-t-il assuré aux journalistes le 17 mai.

Les fabricants arméniens se plaignent depuis longtemps que les politiques protectionnistes de la République islamique d’Iran limitent sérieusement leur accès au marché iranien.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien s’établissait à 263 millions de dollars l’année dernière. Les autorités d’Erevan espèrent qu’une zone économique libre créée près de Meghri, une ville arménienne à la frontière iranienne, en décembre dernier, la stimulera également de manière significative.

L’accord Iran-UEE a été signé quelques jours après que les Etats-Unis ont décidé de réimposer des sanctions économiques à Téhéran après s’être retirés de l’accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien. Rohani et Pachinian auraient discuté des implications de la décision controversée du président américain Donald Trump.

Dans son programme politique global approuvé jeudi par le Parlement, le gouvernement de Pachinian s’est engagé à rechercher des “relations particulières“ avec l’Iran qui serait “immunisé contre les autres influences géopolitiques autant que possible.“ Le programme dit que l’Arménie veut renforcer, en même temps, son “partenariat amical“ avec les États-Unis.

En raison du conflit non résolu du Haut-Karabagh et de la fermeture des frontières de l’Arménie avec l’Azerbaïdjan et la Turquie, l’Iran est depuis longtemps l’un des deux canaux commerciaux du pays enclavé vers le monde extérieur. Les gouvernements arméniens successifs ont donc tenu à entretenir de bonnes relations avec Téhéran.

posté le 11 juin 2018 par Claire/armenews

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COOPERATION
Le ministre arménien de la Défense rencontre des dirigeants de l’industrie russe

Le ministre arménien de la Défense, Davit Tonoyan, a rencontré lundi à Moscou deux dirigeants de l’industrie russe de la défense.

Le ministère a rapporté peu de détails sur les discussions qui ont eu lieu entre Tonoyan et Sergey Chemezov, directeur général du conglomérat industriel de Rostec, et Aleksandr Mikheyev, directeur général de l’exportateur d’armes de Rosoboronexport.

Dans un court communiqué, le ministère a seulement révélé qu’ils ont discuté des moyens d’élargir la « coopération militaro-technique » russo-arménienne, un euphémisme officiel pour l’approvisionnement en armes.

Rostec comprend 15 holdings dont la plupart possèdent des actifs importants dans le vaste complexe militaro-industriel de la Russie.

M. Tonoyan a rencontré le chargé d’affaires et l’attaché militaire de la Russie à Erevan le 16 mai, quelques jours après avoir été nommé ministre de la Défense. Il s’est entretenu une semaine plus tard avec le ministre russe de la Défense, Sergey Shoygu, au Kazakhstan. Les deux hommes auraient accepté d’approfondir les liens militaires déjà étroits entre leurs nations.

La Russie a longtemps été le principal fournisseur d’armes et d’autres équipements militaires à l’Arménie. En octobre dernier, Moscou a accepté de fournir au gouvernement arménien un nouveau prêt de 100 millions de dollars qui sera dépensé pour acheter plus d’armes russes à des prix bien inférieurs aux niveaux du marché international. La Russie a déjà prêté à Erevan 200 millions de dollars pour le même objectif en 2015.

Un haut responsable du ministère arménien de la Défense a déclaré le 19 mai que l’armée arménienne recevrait des systèmes de défense anti-aérienne Tor-M2 de fabrication russe plus tard cette année.

Les systèmes à courte portée modernisés sont conçus pour intercepter les aéronefs, les missiles de croisière, les autres fusées et les véhicules aériens sans pilote. Ils ont été déployés pour la première fois par l’armée russe l’année dernière.

M. Tonoyan est arrivé à Moscou au début d’une visite en Russie au cours de laquelle il participera à une réunion des ministres de la Défense des États de l’ex-Union soviétique. Elle se tiendra dans la ville russe de Kyzyl.

posté le 6 juin 2018 par Claire/armenews

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ECONOMIE
La BERD pense que la croissance économique va se poursuivre en Arménie

L’économie arménienne devrait continuer de croître cette année malgré les récents événements qui ont conduit à un changement du gouvernement du pays, a déclaré vendredi un haut responsable de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Francis Malige, directeur général de la BERD pour l’Europe de l’Est et le Caucase, a également exprimé l’espoir que le nouveau gouvernement arménien mettra en œuvre des réformes de grande envergure.

“L’économie arménienne est en pleine croissance“, a loué Malige dans une interview. “Nous nous attendons à ce qu’elle continue de croître dans l’année à venir.“

“Je pense que ce sera une bonne année“, a-t-il ajouté. “Je vois qu’il y a de l’enthousiasme, un bon esprit parmi la population et qu’il n’y a pas de perturbation. Très souvent, quand il y a un changement de gouvernement, comme ce fut le cas en Ukraine il y a quatre ans, il y a beaucoup de perturbations dans l’économie en conséquence. Mais là, je ne vois pas de troubles, je vois des gens continuer à avoir la volonté investir.“

Selon les statistiques officielles, l’économie arménienne a progressé de 7,5% l’année dernière après avoir stagné en 2016. Cette croissance s’est poursuivie pratiquement sans interruption au premier trimestre de cette année.

L’Arménie a été plongée dans la tourmente politique en avril lorsque la tentative de son leader de longue date Serge Sarkissian de se maintenir le pouvoir a déclenché des manifestations de masse qui ont duré des semaines et ont abouti à sa démission. Le chef de la protestation, Nikol Pashinian, a été élu Premier ministre le 8 mai, promettant de démocratiser le pays, de renforcer la primauté du droit et de libéraliser son économie.

Maligé a rencontré Pashinian vendredi. “Nous voyons un groupe de personnes qui ont parlé très clairement de leur volonté de s’engager dans une lutte contre la corruption, la démonopolisation de l’économie“, a mis en avant Malige au sujet du nouveau gouvernement arménien. “Ce sont de bonnes choses.“

“Comme avec tout nouveau gouvernement, les actions parlent plus fort que les mots. Voyons donc quelles seront ces actions “, a t-il nuancé.

Le directeur de la BERD a spécifiquement souligné l’importance de créer des conditions de concurrence équitables pour toutes les entreprises. “Ce n’est pas un secret qu’il y a beaucoup de monopoles dans l’économie arménienne“, a-t-il convenu. “Nous voyons la démonopolisation comme un puissant levier de croissance économique.“

“Nous avons discuté de ce problème avec le gouvernement précédent“, a t-il poursuivi. “Nous avons généralement reçu une réponse qui allait dans le sens de “oui, c’est important, nous devons faire quelque chose à ce sujet mais c’est difficile“ “.

Les secteurs lucratifs de l’économie arménienne tels que les importations de marchandises ont longtemps été monopolisés par des hommes d’affaires riches proches des précédents gouvernements arméniens. Un de ces magnats a été accusé par un organisme d’application de la loi d’évasion à grande échelle cette semaine.

La BERD a investi plus de 1,3 milliard de dollars dans environ 165 projets en Arménie depuis qu’elle a commencé ses activités dans le pays en 1992. Plus de 80% de ces investissements ont eu lieu dans le secteur privé, principalement sous la forme d’achats de participations minoritaires dans des entreprises locales et étrangères.

Malige a déclaré que l’institution multilatérale basée à Londres est prête à financer davantage de projets d’investissement en Arménie. Il a noté à cet égard que les entrepreneurs étrangers d’origine arménienne semblent montrer un plus grand intérêt pour leur patrie ancestrale en raison de la récente révolution sur place.

“J’ai entendu dire qu’il y avait un intérêt clair et renouvelé de la part des investisseurs de la diaspora arménienne qui souhaitent venir voir l’Arménie en tant que destination d’investissement“, a déclaré Malige. “Je suis sûr qu’ils seraient les bienvenus. Nous aimerions travailler avec eux. “

posté le 4 juin 2018 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Les liens russo-arméniens ne sont pas affectés par le changement de régime

Le récent changement de gouvernement arménien à la suite des manifestations de masse n’a pas eu d’impact négatif sur les relations étroites de la Russie avec l’Etat du Caucase du Sud, a déclaré vendredi un haut diplomate russe.

“Nous n’avons pas arrêté ou ralenti la coopération avec l’Arménie“, a assuré le vice-ministre des Affaires étrangères Aleksandr Pankin à l’agence de presse TASS. “Quand [le président russe] Vladimir Poutine a rencontré le nouveau Premier ministre d’Arménie [Nikol Pachinian], il a été confirmé que tout serait préservé. Le vecteur et la dynamique [des relations bilatérales] restent les mêmes. “

“Tous les projets relatifs à l’interaction financière, commerciale, d’investissement et humanitaire restent sur la table“, a-t-il confié. “Donc, il n’y a pas de déviation ou de réduction.“

Poutine et Pachinian se sont rencontrés dans la ville russe de Sotchi le 14 mai près d’une semaine après que ce dernier a été élu Premier ministre suite à des semaines de manifestations qui ont entraîné la démission du Premier ministre précédent, Serge Sarkissian.

Pachinian a assuré à Poutine que l’Arménie restera alliée à la Russie pendant son mandat. “Personne n’a jeté le doute et, je pense, jettera le doute sur l’importance stratégique des relations russo-arméniennes“, a-t-il souligné.

Le nouveau Premier ministre a également salué les réactions “équilibrées“ et “très constructives“ de Moscou au mouvement de protestation mené par lui.

Moscou a observé de près les événements en Arménie, déclenchés par la tentative de Sarkissian de poursuivre son pouvoir en Arménie. Dans leurs déclarations publiques, les responsables russes ont évité de prendre parti.

Pashinian a depuis déclaré à plusieurs reprises qu’il ne sortira pas l’Arménie de l’Union économique eurasienne et de l’Organisation du Traité de sécurité collective. L’ancien chef de l’opposition âgé de 42 ans avait critiqué par le passé l’appartenance de l’Arménie aux deux blocs dirigés par la Russie.

posté le 28 mai 2018 par Claire/armenews


ARMENIE-SEISME
Un centre français d’analyse sismique digital ultra-moderne disposé au village de Lousahovid dans la région de Tavouch

Au village de Lousahovid dans la région de Tavouch (nord-est de l’Arménie) en coopération avec le Centre d’études sismiques d’Arménie et des sismologues français fut installé un centre de détection sismiques numérique ultra-moderne. Ce centre de détection sismique est le quatrième des six centres acquis en 2017 et qui devront être placés sur le territoire de l’Arménie. Les deux derniers seront placés en ce mois de mai et en juin. Cette année d’autres centres de contrôle sismiques seront acquis et disposés en Arménie, notamment près de la centrale thermonucléaire arménienne de Medzamor.

Krikor Amirzayan

posté le 20 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
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COOPERATION
Le ministre de la Défense assure qu’il appronfondira les relations avec la Russie

Le nouveau gouvernement arménien maintiendra, et même approfondira, les liens militaires avec la Russie, a déclaré hier le ministre de la Défense, Davit Tonoyan.

Le nouveau ministre a rencontré le chargé d’affaires de la Russie, Andrey Ivanov, et l’attaché militaire, le général de division Yevgeny Bulavintsev, à Erevan pour discuter de la coopération militaire de longue date entre les deux pays.

Selon Davit Tonoyan, ils ont discuté des “moyens de développer davantage l’interaction conjointe au niveau militaire, militaro-politique et militaro-technique“, et ont “défini les tâches à venir“.

Un communiqué du ministère a indiqué que M. Tonoyan a souligné l’importance des “relations stratégiques alliées“ avec la Russie pour la défense de son pays et la sécurité nationale. Il a ajouté qu’elles “continueront à être développés en utilisant le grand potentiel existant dans un certain nombre de domaines.“

Le Premier ministre Nikol Pashinian a donné des assurances similaires au président russe Vladimir Poutine lors de sa rencontre lundi à Sotchi. En particulier, il a réitéré l’idée que son gouvernement est attaché à l’adhésion de l’Arménie à l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) dirigée par la Russie.

Pashinian a également déclaré à Poutine qu’il était “très impressionné“ par le matériel militaire russe qui a été exposé lors d’un défilé militaire le 9 mai à Moscou.

La Russie a longtemps été le principal fournisseur d’armes et d’autres équipements militaires de l’armée arménienne. L’adhésion à l’OTSC permet à l’État du Caucase du Sud de les recevoir à prix réduit ou même gratuitement.

En octobre dernier, Moscou a accepté de fournir au gouvernement arménien un nouveau prêt de 100 millions de dollars qui sera dépensé pour acheter plus d’armes russes à des prix bien inférieurs aux niveaux du marché. Il a déjà prêté à Erevan 200 millions de dollars pour le même objectif en 2015.

Les armes acquises avec le prêt de 2015 incluraient, entre autres, le système de fusées à lancement multiple Smerch, les systèmes de fusées thermobariques et antichars, les missiles sol-air à tir à l’épaule et les radios militaires.

L’Arménie accueille également une base militaire russe qui a été renforcée avec des avions de guerre modernisés, des hélicoptères de combat et de nouveaux systèmes d’artillerie au cours des dernières années. Les gouvernements arméniens successifs ont considéré les troupes russes comme un moyen de dissuasion crucial contre la Turquie voisine, qui soutient pleinement l’Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabagh.

En choisissant Tonoyan comme ministre de la Défense, Pashinian a clairement cherché à souligner la continuité dans la politique de défense arménienne. A 49 ans, Tonoyan a été ministre des Situations d’urgence au sein du gouvernement arménien précédent et a été premier vice-ministre de la Défense du pays de 2010 à 2017.

posté le 17 mai 2018 par Claire/armenews