Nouvelles d'Arménie
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Coopération


POLITIQUE
Hovannisian cherche à consolider l’opposition

Le chef de l’opposition, Raffi Hovannisian, appellera à nouveau les groupes d’opposition arméniens à s’associer lors du prochain congrès de son parti, Héritage, qui n’est plus représenté au parlement national.

Susanna Muradian, du parti Héritage, a déclaré vendredi que l’appel sera adressé aux forces « parlementaires et extraparlementaires » opposées au président Serge Sarkissian. Le parti de Hovannisian négocie déjà avec certains d’entre eux, a-t-elle ajouté.

« Héritage ne s’attend pas à ce qu’ils se rallient autour de lui », a précisé Muradian. « S’il s’avère que les discussions montrent qu’il est préférable de se rallier à quelqu’un d’autre ... nous serons prêts à nous rallier à celui qui proposera un meilleur plan d’action ».

Héritage s’est déjà associé à l’ancien Ministre de la Défense, Seyran Ohanian, et à l’ex-Ministre des Affaires Étrangères, Vartan Oskanian, pour se lancer dans les élections législatives du 2 avril. L’Alliance ORO a obtenu seulement 2% du vote, soit beaucoup moins que le seuil minimum de 7% qui permet d’obtenir des sièges dans le nouveau parlement arménien.

Les dirigeants d’ORO ont rejeté les résultats des votes officiels pour cause de fraude mais se sont abstenus de mettre en place des manifestations post-électorales. Ils font cependant profil bas depuis.

Jusqu’à présent, la proposition d’Hovannisian n’a pas reçu de réponse positive de la part des autres forces de l’opposition, y compris celles qui ont gagné des sièges à l’Assemblée Nationale.

Plus tôt ce mois-ci, Ohanian n’a pas exclu la possibilité de la transformation d’ORO en un seul parti politique. Il a également déclaré que l’opposition arménienne doit être préparée pour « une situation de force majeure » qui nécessiterait des manifestations anti-gouvernementales.

Muradien a également déclaré que les manifestations de rue risquaient d’être le seul moyen réaliste pour que l’opposition conteste le gouvernement. « Si les prétendues réformes constitutionnelles (promulguées en 2015) étaient censées conduire à de telles “élections“, nous devrons opter pour d’autres méthodes et moyens de lutte », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Hovannisian s’est réuni vendredi avec l’ambassadeur des États-Unis en Arménie, Richard Mills. « Mills et Hovannisian ont discuté d’un large éventail de questions relatives aux relations américano-arméniennes, à la sécurité régionale et aux développements mondiaux pressants », a déclaré le bureau du leader de l’opposition dans un court communiqué.

posté le 26 juin 2017 par Claire/armenews


COOPERATION
Le parti républicain accuse un diplomate européen d’ingérence

Le chef de la mission de l’Union européenne en Arménie, Piotr Switalski, a rejeté hier la réaction menaçante des autorités arméniennes suite à sa critique publique de la conduite des récentes élections législatives dans le pays.

Switalski s’est interrogé le 15 juin sur la « crédibilité » de la Commission électorale centrale (CEC) contrôlée par le gouvernement, affirmant qu’elle devrait être élargie pour inclure les représentants de la société civile. Il a également dénoncé l’achat du vote et autres irrégularités signalées lors des élections du 2 avril et a suggéré que le système électoral compliqué du pays devait être révisé.

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, et le Parti républicain au pouvoir (HHK) ont répondu en accusant Switalski de s’immiscer dans les affaires internes de l’Arménie.

Switalski a nié ces accusations, affirmant que ses commentaires « amicaux et constructifs » étaient en accord avec les déclarations antérieures faites par d’autres responsables européens. “Il y a des problèmes sur lesquels nous, en tant qu’Europe, avons non seulement le droit, mais aussi le devoir de parler“, a t-il commenté lors d’une conférence de presse. “Nous le faisons parce que nos partenaires arméniens ont accepté certains arrangements pour notre engagement“.

Le diplomate a soutenu que le bon déroulement des élections faisait partie des réformes politiques que les autorités arméniennes avaient entrepris de mettre en œuvre en contrepartie de l’aide financière fournie par l’UE. “Ces accords de financement ne sont pas imposés“, a-t-il ajouté. “Ils sont négociés et convenus par les deux parties“.

Au début de cette année, l’UE a fourni aux autorités arméniennes plus de 7 millions de dollars pour l’achat de matériel électronique spécial utilisé lors des élections législatives. Dans sa réaction officielle suite au vote, la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a affirmé que les dispositifs d’authentification des électeurs et les caméras installées dans les bureaux de vote avaient minimisé certaines fraudes graves telles que le vote multiple.

Une déclaration du 4 avril du porte-parole de Mogherini déplore cependant “des informations crédibles sur l’achat de vote“ et l’intimidation des électeurs signalées par les observateurs européens. Pourtant, il a conclu que le résultat officiel des élections, qui a donné une victoire écrasante au HHK, “reflétait la volonté globale du peuple arménien“.

Switalski a également déclaré que le financement de l’UE a entraîné “quelques améliorations“ dans le processus électoral. « Nous vivons dans un monde interconnecté », a poursuivi le diplomate. “Nous devons accepter qu’il existe des mécanismes, des conventions, des traités, des arrangements de travail qui permettent à d’autres d’exprimer leur point de vue sur ce qui se passe dans l’un ou l’autre pays“.

“Nous sommes très heureux que tant d’Arméniens ordinaires le comprennent. Et je ne suis pas surpris parce que les Arméniens comprennent parfaitement que les menaces à la souveraineté de leur pays se trouvent ailleurs et non pas dans notre soutien amical », a t-il souligné.

Pendant ce temps, un haut représentant du HHK, Armen Ashotian, a insisté sur le fait que les élections législatifs avaient été démocratiques. “Tout le monde pourrait pointer le scepticisme croissant des Européens envers les institutions européennes“, a t-il objecté. “Mais aucun fonctionnaire arménien ne se permettrait de parler de cela avec ses partenaires européens parce qu’ils considèrent que les défis auxquels sont confrontées les institutions européennes sont une affaire européenne interne“.

Ashotian, qui préside le comité des relations extérieures du Parlement, a également exprimé sa conviction que cet emportement public ne compromettrait pas les efforts d’Erevan pour tisser des liens plus étroits avec l’UE. La prochaine signature d’un accord de partenariat global et renforcé permettra de relancer le partenariat UE-Arménie, a-t-il assuré.

L’accord démontrera également qu’“il est possible de construire un lien avec l’Europe, même pour un Etat qui est dans la zone économique eurasienne“, a précisé Ashotian.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews

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COOPERATION
L’Arménie et le Tadjikistan veulent renforcer leur partenariat stratégique

Le président Serge Sarkissian et son homologue tadjik, Emomali Rahmon, se sont engagés hier à renforcer ce qu’ont appelé le “partenariat stratégique“ entre leur pays qui sont tous deux membres d’une alliance militaire dirigée par la Russie.

Les deux hommes ont cité “des liens historiques solides“ entre les deux anciennes Républiques soviétiques dans un communiqué commun publié après leurs entretiens tenus lors de la visite officielle de Rahmon à Erevan. Ils ont également présidé la signature d’une douzaine d’accords arméniens-tadjiks visant à approfondir les liens bilatéraux dans divers domaines.

“La République d’Arménie et celle du Tadjikistan sont déterminées à renforcer et à multiplier l’amitié entre les peuples des deux pays“, peut-on lire dans la déclaration. “Ils bâtiront leurs relations sur la base d’un partenariat stratégique et dans l’esprit de confiance mutuelle“.

Il a ajouté qu’Erevan et Dushanbe « interagiront activement dans le respect des obligations mutuelles » découlant de leur appartenance à l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Ils s’engagent également à « approfondir la coopération économique mutuellement bénéfique », ajoute le communiqué.

Sarkisian et Rahmon ont en outre appelé à une résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh. À cet égard, ils ont réaffirmé la déclaration relative au Karabagh qui a été adoptée par les chefs des États membres de l’OTSC lors d’un sommet en octobre 2016 tenu à Erevan. Cette déclaration soutenait la poursuite par les médiateurs russes et français d’un règlement du Karabagh fondé sur les principes internationalement reconnus du non-usage de la force, de l’intégrité territoriale des États et du droit des peuples à l’autodétermination.

L’Arménie a critiqué à maintes reprises certains Etats membres de l’OTSC en Asie centrale - le Tadjikistan, le Kazakhstan et le Kirghizistan - pour avoir signé des déclarations pro-azerbaïdjanaises avec des pays musulmans qui appelaient à une paix au Karabagh fondée uniquement sur l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan. Rahmon l’a encore fait récemment en mars lors d’un sommet de l’Organisation de coopération économique (OCE) qui a eu lieu au Pakistan.

Sarkisian a souligné l’importance de l’intégrité territoriale et de l’autodétermination dans le contexte de la question du Karabagh lorsqu’il s’est adressé à la presse après les entretiens avec le chef tadjik. Il a affirmé avoir “souligné une fois de plus“ lors de leur réunion que le Groupe de Minsk de l’OSCE, dirigé par les États-Unis, la Russie et la France, est le seul organe ayant un mandat international de médiation dans le processus de paix du Karabagh. La déclaration conjointe de Sarkissian avec Rahmon fait le même constat.

posté le 15 juin 2017 par Claire/armenews

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RELATIONS UE/ARMENIE
Rencontre diplomatique entre Mogherini et Nalbandian à Bruxelles

L’Union européenne et l’Arménie ont réitéré leur attachement à des valeurs partagées et ont salué le travail actuel pour un nouvel accord qui sera signé plus tard cette année, lors d’une réunion entre leurs représentants diplomatiques hier à Bruxelles.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, après la 17ème réunion du Conseil de coopération Arménie-UE, Federica Mogherini (représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité) a déclaré que l’UE “attend avec impatience la position active et constructive de l’Arménie, en préparation du prochain sommet du partenariat oriental“ qui se tiendra à Bruxelles en novembre.

Le nouvel accord de partenariat global et renforcé entre l’UE et l’Arménie, dont les négociations ont été lancées à la fin de 2015, a été paraphé à Erevan en mars. Sa signature est attendue à ce sommet de Bruxelles.

“L’Union européenne est disposée à élargir et à approfondir la coopération avec l’Arménie. Nous sommes déjà le premier partenaire commercial du pays, le premier donateur international et le principal partisan des réformes. Nous sommes prêts à continuer de soutenir le processus de réforme de l’Arménie concernant diverses questions, y compris le développement économique, l’environnement des affaires, le système judiciaire, les droits de l’homme, la lutte contre la corruption - des questions très concrètes et pertinentes pour les citoyens arméniens“, a assuré Mogherini.

“Nous avons discuté aujourd’hui de nos valeurs partagées, y compris notre engagement envers la démocratie et les droits de l’homme, qui sous-tendent le nouvel accord et notre coopération future. Nous avons lancé des négociations en décembre 2015, nous deux ici à Bruxelles, et nous revenons aujourd’hui avec de bons résultats grâce au dur travail de nos équipes respectives, que j’aimerais également remercier pour tout ce que nous avons réussi à faire.“

Le responsable de l’UE a déclaré que la résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh a également été discutée lors de son entretien avec le représentant de l’Arménie. “L’Union européenne estime que le statu quo est insoutenable et que le conflit nécessite un règlement politique précoce conformément au droit international. L’Union européenne continue de soutenir pleinement les efforts de médiation et les propositions des Coprésidents du Groupe Minsk de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe].

“Nous avons également échangé sur des questions régionales : nous avons discuté de la situation autour du conflit en Syrie, ainsi que des problèmes régionaux plus larges. L’UE a également réitéré son engagement à soutenir la normalisation des relations entre l’Arménie et la Turquie et nos encouragements aux deux parties à s’engager dans ce processus sans conditions préalables “, a ajouté Mogherini.

Pour sa part, le ministre Nalbandian a déclaré que “l’Arménie demeure déterminée à atteindre les objectifs du Partenariat oriental et continue de contribuer lui-même aux efforts conjoints dans ce cadre multilatéral“.

En particulier, il a parlé des élections législatives du 2 avril en Arménie qui ont été marquées par la présence sans précédent d’observateurs internationaux “, ce qui a permis selon le ministre que les élections soient bien administrées, que les libertés fondamentales soient respectées et que les résultats reflètent la volonté de la population “. Il a également remercié l’Union européenne pour « une importante assistance financière et technique pour soutenir l’organisation d’un processus de vote gratuit et transparent ».

Nalbandian a confirmé que lors des discussions avec Mogherini, les parties ont abordé un certain nombre de grands problèmes régionaux et internationaux, notamment le Moyen-Orient, la Turquie, l’Iran, ainsi que le conflit du Haut-Karabagh.

“L’offensive militaire à grande échelle de l’Azerbaïdjan contre le Haut-Karabagh en avril 2016 a été l’escalade le plus dangereuse du conflit depuis 1994, date à laquelle un accord de cessez-le-feu a été signé entre l’Azerbaïdjan, le Haut-Karabagh et l’Arménie. L’agression azerbaïdjanaise a été accompagnée de violations flagrantes du droit international humanitaire dans une tentative apparente de terroriser les habitants du Haut-Karabagh“, a souligné le haut diplomate arménien lors de la conférence de presse.

“Deux sommets ont été convoqués après l’agression d’avril de l’Azerbaïdjan, où des accords ont été conclus pour créer des conditions appropriées pour l’avancement du processus de paix. Bakou refuse de mettre en œuvre ces accords, bien que leur importance ait été soulignée à de nombreuses reprises, notamment lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de Russie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan du 28 avril. En outre, Bakou poursuit les violations flagrantes des accords trilatéraux de cessez-le-feu en défiant les appels cohérents des pays coprésidents du Groupe de Minsk et de la communauté internationale.

“Dans ce contexte, nous apprécions fortement la position de principe de l’Union européenne sur le règlement exclusivement pacifique du conflit du Haut-Karabagh et son soutien continu aux activités de la coprésidence du groupe de Minsk“, a rappelé Nalbandian.

Ce dernier a conclu ses remarques en disant que “l’Arménie attend avec intérêt de poursuivre la coopération fructueuse avec l’UE“.

Mogherini et Nalbandian ont commencé la conférence de presse en exprimant leur ferme condamnation de l’acte terroriste au Royaume-Uni, où au moins 22 personnes ont été tuées et 59 blessées lors d’un attentat-suicide à la fin d’un concert à Manchester.

posté le 24 mai 2017 par Claire/armenews

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COOPERATION
Les 25 ans de l’établissement des relations diplomatiques arméno-américaines

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson et le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, ont échangé des lettres dans le cadre du 25e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre leur pays respectif.

Dans sa lettre adressée à Tillerson, Nalbandian assure que les États-Unis et l’Arménie ont eu “de nombreuses réalisations remarquables“ dans leur “relation amicale basée sur la confiance et le respect mutuels“. Le gouvernement arménien a l’intention de l’approfondir, écrit-il.

“Le ministre arménien des Affaires étrangères a souligné que les États-Unis étaient le premier pays qui a ouvert une ambassade à Erevan [en 1992] et s’est entretenu avec notre nouvel État indépendant, notamment par le biais de vastes programmes d’assistance qui se sont révélés particulièrement vitaux au cours des premières années de son indépendance“, peut-on lire dans le communiqué.

Nalbandian a déclaré que les États-Unis et l’Arménie ont également « coopéré de près » dans le cadre de diverses organisations internationales. Erevan attache également une “grande importance“ à la participation des États-Unis aux efforts internationaux visant à mettre fin au conflit du Haut-Karabagh, il a été ajouté.

Selon le communiqué, Tillerson a déclaré à son collègue arménien que Washington poursuivra ses contributions à la sécurité, à la démocratisation et au développement économique de l’Arménie. Il a également salué l’augmentation considérable des investissements américains dans l’économie arménienne ces dernières années.

L’ambassadeur des États-Unis à Erevan, Richard Mills, a parlé de « progrès considérables » dans les liens économiques arméno-américains en février. Il a souligné des investissements américains de plusieurs millions de dollars dans les secteurs énergétique et minier de l’Arménie.

Tillerson et Nalbandian ont discuté de l’ordre du jour bilatéral et du conflit du Karabagh lors de leur premier appel téléphonique début mars. Ils doivent encore se rencontrer en personne.

L’ambassade des États-Unis à Erevan a donné une évaluation largement positive de la conduite des élections parlementaires du 2 avril en Arménie. Dans une déclaration du 4 avril, elle a soutenu les conclusions préliminaires d’une équipe de suivi dirigée par l’OSCE, qui assure que le vote a été « bien administré » mais « contaminé par des informations crédibles sur l’achat de vote » et la pression sur les électeurs. Mais l’ambassade a également déclaré que l’équipement anti-fraude électronique installé dans les bureaux de vote arméniens a permis de prévenir des irrégularités plus graves.

Le gouvernement américain s’est joint à l’Union européenne pour financer l’achat de ce matériel plus tôt cette année.

posté le 4 mai 2017 par Claire/armenews


COOPERATION
Un général arménien nommé nouveau président de l’OTSC

Avec près de deux ans de retard, la Russie, l’Arménie et quatre autres anciens États soviétiques ont nommé vendredi le nouveau secrétaire général arménien de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

Les présidents des États membres de l’OTSC ont approuvé à l’unanimité la candidature de Yuri Khachaturov, qui occupait le plus haut grade de général en Arménie jusqu’en octobre dernier, lors d’un sommet informel qui s’est tenu à Bichkek, capitale du Kirghizstan.

“Khachaturov assumera ses fonctions à partir du 2 mai 2017“, a déclaré Valery Semerikov, secrétaire général intérimaire de l’OTSC, cité par des agences de presse russes.

Les Etats membres de l’OTSC ont convenu en 2015 que leurs représentants se relayera pour diriger l’organisation sur une base rotative. Un fonctionnaire arménien était censé remplacer le secrétaire général de l’alliance de l’alliance russe, Nikolay Bordyuzha, il y a plus d’un an.

Cependant, les présidents de la Russie, de l’Arménie, de la Biélorussie, du Kazakhstan, du Kirghizistan et du Tadjikistan ont décidé d’étendre le mandat de Bordyuzha. Ils ont de nouveau échoué à s’entendre sur leur remplacement aux sommets qui se sont tenus à Erevan et à Saint-Pétersbourg en octobre et en décembre de l’année dernière.

Le conflit du Haut-Karabagh serait la raison principale cause du retard. Certains États de l’OTSC, dont le Kazakhstan et la Biélorussie, auraient été réticents à voir un Arménien occuper le poste, en raison de leurs liens chaleureux avec l’Azerbaïdjan.

Le Kazakhstan et d’autres pays d’Asie centrale ont signé à maintes reprises des déclarations pro-azerbaïdjanaises sur le Karabagh dans le passé, ce qui a provoqué des critiques d’Arménie. Le président biélorusse, Alexander Lukashenko, a signé une déclaration commune similaire avec son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev lorsqu’il a visité Bakou en novembre.

Né et élevé en Géorgie, Khachaturov a servi dans l’armée soviétique avant de rejoindre les forces armées nouvellement créées de l’Arménie en 1992. Le général de 64 ans était le chef de l’état-major général de l’armée arménienne de 2008-2016. Il a été nommé secrétaire du Conseil de sécurité nationale du président Sarkissian en octobre.

posté le 17 avril 2017 par Claire/armenews


DEFENSE
Vers un rapprochement militaire entre l’Arménie et la Chine

L’Arménie et la Chine ont convenu d’intensifier leur coopération militaire, a déclaré le ministère arménien de la Défense vendredi, alors que s’achevait une visite de trois jours à Erevan du haut responsable militaire chinois.

L’amiral Guan Youfei est le chef du Bureau de la coopération militaire internationale dans le cadre de la Commission militaire centrale de Chine qui supervise les forces armées chinoises.

Guan a rencontré le ministre de la Défense, Vigen Sargsian, le chef de l’armée arménienne, le lieutenant-général Movses Hakobian, et le vice-ministre de la Défense, Davit Pakhchanian, lors de son voyage. Pakhchanian dirige une division du ministère de la Défense qui supervise l’industrie arménienne de la Défense.

“Des accords ont été conclus sur l’élargissement de la coopération et la mise en œuvre d’un certain nombre de projets mutuellement avantageux dans le domaine de la défense“, a révélé le ministère dans un communiqué.

Le communiqué précise également que Guan et un autre haut responsable arménien de la défense, Levon Ayvazian, ont signé un plan d’activités conjointes pour des militaires arméniens et chinois pour cette année. Il a ajouté que Sargsian a demandé à ce que les relations bilatérales soient étendues à “de nouveaux domaines“.

Les liens militaires entre l’Arménie et la Chine semblent s’être déjà approfondis au cours des dernières années. Les deux États ont signé un accord sur la « coopération militaire et militaro-technique » en 2012, près de deux ans avant que le prédécesseur de Sargsian, Seyran Ohanian, n’ait effectué une visite officielle à Pékin. De plus, en 2012, plusieurs militaires chinois se sont rendus à Erevan pour donner la parole aux meilleurs généraux de l’Arménie sur les stratégies traditionnelles de guerre de la Chine.

En 2011, l’Arménie aurait acquis des systèmes de fusées à lancements multiples chinois AR1A avec une autonomie de plus de 100 kilomètres. Erevan n’a pas encore officiellement confirmé cette acquisition.

Le président de la Chine, Xi Jinping, et son homologue arménien, Serge Sarkissian, ont apparemment discuté des problèmes de défense lorsqu’ils se sont rencontrés à Pékin en mars 2015. Un communiqué commun de 5 pages publié après les pourparlers assure que les deux pays continueront leur partenariat pratique dans des domaines tels que les visites des délégations militaires, la formation du personnel militaire et la fourniture d’une aide militaire “.

Xi et Sarkisian ont également noté « la compréhension mutuelle sur les questions relatives aux intérêts et aux préoccupations fondamentales des deux pays ». En particulier, ils ont convenu que chaque partie aurait interdit à son territoire des organisations qui pourraient constituer une menace pour la “souveraineté, La sécurité et l’intégrité territoriale “. À cet égard, Sarkissian a réaffirmé le soutien sans équivoque de l’Arménie à la souveraineté chinoise par rapport à Taïwan.

posté le 17 avril 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
Signature officielle d’un nouvel accord entre l’Arménie et l’UE

L’Arménie et l’Union européenne ont officiellement paraphé hier le texte d’un nouvel accord sur l’approfondissement de leurs liens politiques et économiques.

Leurs négociations sur l’Accord de partenariat global et renforcé (CECP) ont été conclues avant la visite du président Serge Sarkissian à Bruxelles à la fin du mois dernier.

“L’accord sera une étape importante pour élargir la portée des relations bilatérales entre la République d’Arménie et l’Union européenne“, ont déclaré les deux parties dans une déclaration conjointe publiée après que leurs négociateurs aient paraphé l’accord lors d’une cérémonie à Erevan.

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a déclaré lors de la cérémonie que cet accord « ouvrirait une nouvelle page » dans les relations entre l’UE et l’Arménie.

Ce nouvel accord est censé servir de substitut moins ambitieux à l’accord d’association négocié par des fonctionnaires arméniens et européens à l’été 2013. Sarkissian avait décidé au dernier moment, en septembre 2013, de rejoindre finalement l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie (UEE).

L’autre accord, qui n’a pas encore été rendu public, contient apparemment les principales dispositions politiques et certaines dispositions économiques de l’accord d’association annulé. Mais elle n’a pas de composante liée au libre échange en raison de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE.

“De solides engagements en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de l’État de droit, sont à la base du nouvel accord et de la future coopération entre l’Arménie et l’UE“, peut-on lire dans une déclaration conjointe. L’accord ouvrira également la voie à une plus étroite coopération UE-Arménie dans les domaines de l’énergie, des transports et de la protection de l’environnement, ainsi qu’à de « nouvelles opportunités dans le commerce et les investissements ».

“Nos gens se considèrent comme des Européens“, a déclaré Sarkissian lors de son voyage à Bruxelles. Il a ajouté que les « valeurs partagées » sont au cœur de ce nouvel accord. Dans ce contexte, il a réaffirmé les promesses faites par son administration de veiller à ce que les prochaines élections législatives en Arménie soient conformes aux normes démocratiques.

Plus tôt cette année, l’UE a fourni à l’Arménie plus de 7 millions de dollars de financement pour l’achat d’équipements électroniques spéciaux destinés à prévenir certaines formes de fraude électorale.

posté le 22 mars 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Vladimir Poutine loue les liens amicaux entre la Russie et l’Arménie

Le président russe Vladimir Poutine a salué le “caractère vraiment amical“ des relations de la Russie avec l’Arménie et a exprimé sa confiance que les deux pays se rapprocheront encore plus après les pourparlers qu’il a eu avec son homologue arménien Serge Sarkissian hier.

“La Russie et l’Arménie cherchent sincèrement à renforcer leur coopération mutuellement bénéfique et leur partenariat stratégique global“, a-t-il déclaré aux journalistes du Kremlin.

“Nous ferons des efforts conjoints pour renforcer davantage notre alliance stratégique“, a ajouté Sarkissian pour sa part.

Un communiqué conjoint de Poutine et Sarkissian précise qu’ils s’efforceront de réaliser “l’énorme potentiel des relations russo-arméniennes“ dans les domaines politique, économique et militaire.

Les deux dirigeants ont salué une augmentation considérable du commerce russo-arménien qui a été enregistrée l’an dernier en dépit des récessions économiques dans les deux pays.

“La Russie est le principal partenaire commercial de l’Arménie“, a souligné Poutine. Il a également mis en avant les investissements russes dans les secteurs de l’énergie, des mines et des transports en Arménie.

Tout en promettant d’aider à renforcer les relations commerciales russo-arméniennes, les deux dirigeants n’ont annoncé aucun accord concret à cet effet. Poutine a dit seulement que les deux gouvernements envisagent maintenant d’utiliser la monnaie nationale de l’autre dans le cadre de leur commerce bilatéral.

En visite à Moscou à la fin janvier, le Premier ministre Karen Karapetian a appelé à la création d’un « fonds d’investissement » russo-arménien qui financerait des projets commerciaux en Arménie. Il a ensuite affirmé que le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait « évalué positivement la proposition ». Ni Poutine ni Sarkissian n’ont mentionné la question dans leurs déclarations à la presse.

Comme on pouvait s’y attendre, le conflit non résolu du Haut-Karabagh était également à l’ordre du jour de la dernière visite officielle de Sarkissian à Moscou. Une déclaration conjointe explqie que les deux dirigeants étaient d’accord sur la nécessité de renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit avec des mesures concrètes qui ont été élaborées lors des sommets arméno-azerbaïdjanais organisés l’an dernier.

Poutine a accueilli une de ces réunions à Saint-Pétersbourg en juin 2016. Les présidents Sarkissian et Ilham Aliev ont signalé des progrès vers un règlement pacifique après ces entretiens. Cependant, le processus de paix s’est arrêté à nouveau dans les semaines qui ont suivi.

“La Russie continue à apporter tous les types de soutien à la recherche de solutions mutuellement acceptables au conflit dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE et lors de contacts directs entre Erevan et Bakou“, a déclaré M. Poutine hier. Il n’a donné aucun détail de sa discussion sur le Karabagh avec Sarkidsian.

Poutine a également noté que Sarkissian était à Moscou à l’approche des élections parlementaires en Arménie. Il a assuré que les autorités à Erevan faisaient “tous les efforts“ pour s’assurer que le vote était démocratique.

“Je voudrais vous souhaiter beaucoup de succès dans cette entreprise“, a déclaré Poutine au chef arménien. “La Russie est sincèrement intéressée par une Arménie stable, indépendante et dynamiquement en développement.“

posté le 16 mars 2017 par Claire/armenews

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