Nouvelles d'Arménie
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Coopération


COOPERATION
Aucun obstacle ne semble se dresser pour empêcher l’accord UE/Arménie

Rien n’empêchera l’Arménie de signer un accord historique avec l’Union européenne le mois prochain, a assuré hier un haut responsable du gouvernement à Erevan.

L’accord de partenariat global et renforcé, finalisé en mars, devrait être signé lors du sommet de l’UE du 24 novembre à Bruxelles. Johannes Hahn, commissaire européen à la politique de voisinage, a discuté avec les dirigeants arméniens de la préparation du sommet lors de sa visite à Erevan le 2 octobre.

Il y a des craintes persistantes parmi les cercles pro-occidentaux en Arménie qu’Erevan s’éloignera à la dernière minute de l’accord sous la pression de la Russie. Ils mettent en avant la décision inattendue du président Serge Sarkissian en 2013 de rejoindre l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie. Ce mouvement a sabordé un accord d’association qui a été négocié par des responsables arméniens et européens.

Le ministre de la Justice Davit Harutiunian a été interrogé par les journalistes pour savoir s’il y avait des obstacles à la signature de l’accord de partenariat global et renforcé. “Je n’en vois aucun“, a-t-il répondu.

Harutiunian a également nié toute motivation géopolitique derrière la décision de l’UE de faire connaître l’accord de partenariat global et renforcé qu’à la fin de la semaine dernière, arguant qu’Erevan et Bruxelles avaient déjà “conclu des accords définitifs sur le texte“. “Il n’y a donc pas besoin de chercher des secrets ou des messages cachés“, a ajouté le ministre.

Le projet d’accord de 350 pages publié sur le site web de l’UE appelle à une plus grande implication de l’Arménie dans les « politiques, programmes et agences de l’Union européenne ». Il engage le gouvernement arménien à mettre en œuvre les réformes politiques.

posté le 18 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Le Premier ministre Karen Karapetian en visite en Iran

Le Premier ministre Karen Karapetian a rencontré hier le président iranien Hassan Rohani à l’issue d’une visite officielle à Téhéran, centrée sur les efforts en cours pour développer les relations commerciales entre les deux pays.

Il aurait discuté avec Rohani et d’autres dirigeants iraniens de la mise en œuvre de projets énergétiques conjoints et des moyens pour éliminer les obstacles au commerce bilatéral.

“L’Arménie attache une grande importance à ses relations chaleureuses et amicales avec l’Iran, qui ont de solides liens historiques et sont fondées sur des intérêts mutuels“, a commenté M. Karapetian.

Le président iranien a réaffirmé son engagement à resserrer ses liens avec l’Arménie. “L’expansion des relations avec l’Arménie, un pays ami et voisin, a été importante pour l’Iran“, a-t-il commenté, selon l’agence de presse IRNA. Il a précisé qu’il fallait faire plus pour exploiter le potentiel économique des relations bilatérales.

Rohani a donné les mêmes assurances au président Serge Sarkissian lors de leur rencontre à Téhéran le lendemain de son prise de fonction pour un second mandat début août.

“Nous n’avons aucune limite à la coopération avec l’Arménie dans les domaines politique, économique et culturel“, a assuré le premier vice-président de l’Iran, Eshaq Jahagiri, à l’issue d’un entretien avec Karapetian lundi.

“Nous avons tous les deux affirmé que nous étions prêts à renforcer le volume des relations arméno-iraniennes et sommes déterminés à lever tous les obstacles“, a dit Karapetian pour sa part.

Un communiqué du gouvernement arménien indique que les deux hommes ont examiné la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité qui devrait augmenter de manière significative les exportations d’électricité arménienne vers l’Iran. Les livraisons de gaz naturel iranien à l’Arménie vont également monter en flèche. Karapetian a aussi discuté de ce projet lors d’une réunion séparée avec le ministre du Pétrole, Bijan Zanganeh, et le ministre de l’Energie, Sattar Mahmoudi.

Trois autres ministres iraniens ont eu des réunions séparées avec leur homologue arménien accompagnant Karapetian.

A l’ordre du jour des pourparlers de Karapetian figurait également la création prochaine d’une “zone économique libre“ près de Meghri, une ville arménienne à la frontière iranienne. Karapetian a exhorté les entreprises iraniennes à s’installer là-bas et à obtenir un accès libre de droits aux marchés en Russie et aux autres membres de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie. Selon lui, ils pourraient également profiter du régime commercial préférentiel de l’Arménie avec l’Union européenne.

L’Iran négocie avec l’UEE sur un accord de libre-échange fortement soutenu par l’Arménie. Karapetian aurait déclaré à Jahangiri qu’Erevan était “prêt à fournir le soutien nécessaire“ pour une conclusion rapide de ces pourparlers.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien atteint un montant relativement modeste de 173,5 millions de dollars au cours des huit premiers mois de cette année. L’Iran représente moins de 5% du commerce extérieur global de l’Arménie.

posté le 11 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Selon un proche de Poutine, l’adhésion à l’UEE est une bonne chose pour l’Arménie

L’adhésion à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie est “très bénéfique“ pour l’Arménie et son économie en difficulté, a assuré vendredi un conseiller du président russe Vladimir Poutine.

En parlant au service arménien de RFE/RL à Erevan, le fonctionnaire Sergey Glazyev a également prétendu que l’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc commercial faciliterait une résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Glazyev a soutenu qu’en faisant partie de l’UEE, l’Arménie est en mesure d’attirer les investisseurs étrangers intéressés par l’accès sans droits de douane au vaste marché russe. “L’Arménie a des relations uniques dans le monde“, a-t-il expliqué. “Nous connaissons l’influence omniprésente de la diaspora arménienne. Nous connaissons les avantages concurrentiels dont bénéficient les milieux commerciaux arméniens dans divers pays du monde, y compris aux Etats-Unis, pays qui brandit la menace d’une guerre économique contre nous “.

“Donc, pour les investisseurs internationaux, l’Arménie est un point d’entrée très intéressant dans le marché eurasien“, a préicsé Glazyev, faisant écho aux déclarations de dirigeants arméniens.

Les critiques pro-occidentaux du gouvernement pensent, eux, que l’adhésion à l’UEE entrave au contraire le développement économique du pays. Ils soutiennent que la croissance économique ne s’est pas accélérée après l’adhésion de l’Arménie au bloc en janvier 2015. Certains de ses indicateurs macroéconomiques se sont réellement aggravés depuis, disent-ils.

“Si l’Arménie n’avait pas fait partie de l’UEE, la situation aurait été pire“, a répondu Glazyev. Il a affirmé que la politique monétaire restrictive de la Banque centrale russe est principalement responsable du ralentissement économique des dernières années en Russie, qui a affecté l’Arménie et d’autres États membres de l’UEE.

Le conseiller du Kremlin, qui traite de l’intégration économique post-soviétique défendue par Moscou, préconise depuis longtemps une intervention gouvernementale plus forte dans l’économie.

S’exprimant en marge d’un forum intergouvernemental russo-arménien à Erevan, Glazyev a également plaidé en faveur de l’adhésion d’autres ex-Républiques soviétiques dans l’EEU.

« L’élargissement de l’UEE est un processus naturel parce que tous les pays de l’espace post-soviétique existent depuis des siècles, se connaissent bien, savent comment s’entendre, utilisent le russe comme langue de communication et partagent l’ancienne culture de l’activité commune et la construction commune d’immenses empires. Nous avons construit ensemble l’Empire russe, l’Union soviétique, et nous pouvons construire notre avenir pour les 100 prochaines années “, a-t-il déclaré.

Glazyev a en même temps rejeté comme étant des “absurdités“ les propos qui sous-tendent que la volonté de Poutine vise à restaurer l’Union soviétique. Il a insisté sur le fait que l’UEE restera une « union économique » de nations souveraines.

Glazyev a ajouté : “Si nous voulons avoir la paix, une assistance mutuelle et une coopération bénéfique qui contribuerait également à mettre fin aux problèmes politiques, nous devrions intégrer tout le Caucase dans l’UEE“.

“Je crois que si nous formons un espace économique commun, si des relations de coopération à long terme apparaissent entre les entreprises et les gens, si nos entrepreneurs font des affaires ensemble, nous renforcerons la confiance mutuelle, l’économie va commencer à aller de l’avant“, a-t-il commenté. L’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc créerait donc des “possibilités supplémentaires“ de résoudre le conflit du Karabagh.

Le leadership de l’Azerbaïdjan a montré peu d’intérêt à l’idée de rejoindre l’UEE jusqu’à présent.

posté le 9 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION MILITAIRE
Le Parlement arménien débat de nouveau d’un accord de défense avec la Russie

Le Parlement d’Arménie a débattu hier de la ratification d’un nouvel accord avec la Russie qui vise à renforcer une force militaire russo-arménienne qui a été créée il y a plus d’une décennie.

L’accord sur « le groupe des troupes unies » des deux pays a été signé par les ministres de la Défense russe et arménien à Moscou en novembre dernier. Il spécifie la mission de la force conjointe comprenant des troupes de la base militaire russe en Arménie et du cinquième corps de l’armée arménienne. Leur objectif principal sera de « garantir la sécurité militaire dans la région » et déjouer ou repousser les éventuelles agressions étrangères contre l’Arménie et la Russie.

L’accord, déjà ratifié par le Parlement russe, stipule que le contingent russo-arménien sera dirigé par un général nommé par le commandant en chef de l’armée arménienne. Il sera subordonné au chef de l’armée arménienne en temps de paix. Mais il pourrait se présenter à la tête du district militaire sud de la Russie en cas de guerre ou d’agression imminente contre l’un ou l’autre Etat.

S’adressant aux députés, le ministre adjoint de la Défense, Artak Zakarian, a déclaré que l’accord constituerait un nouveau cadre juridique pour une force militaire qui existe depuis plus de 15 ans.

“Ce contingent existe de facto. Le président de la République l’a revendiqué clairement l’année dernière “, a expliqué Eduard Sharmazanov, député, lors du débat. Il a ajouté que l’accord était « logique » étant donné l’alliance militaire de l’Arménie avec la Russie.

Koryun Nahapetian, président progouvernemental du comité du Parlement sur la défense et la sécurité, a également exhorté les autres parlementaires à le ratifier. “Dans le cadre de ce traité, nous augmenterons nos capacités“, a vanté Nahapetian. L’Arménie sera spécifiquement capable d’utiliser davantage l’armement russe sophistiqué, a t-il ajouté.

Les députés de Yelk, une alliance d’opposition pro-occidentale, ont rejeté ces explications en disant que l’Arménie céderait davantage sa souveraineté à la Russie.

L’un d’eux, Aram Sarkisian, a commenté : “Notre secteur de l’énergie est sous le contrôle total de la Russie. Nous avons des accords militaires dans le cadre de l’Organisation du Traité de sécurité collective. Nous avons fourni notre espace aérien, nos communications aux Russes ... Pourquoi avons-nous besoin de cela encore ? “

Un autre député de Yelk, Gevorg Gorgisian, s’est dit préoccupé par une clause de l’accord qui parle des « menaces militaires internes » pour lesquelles les forces russo-arméniennes pourraient intervenir. Il a affirmé que Moscou pourrait l’utiliser pour intervenir dans les processus politiques en Arménie.

Zakarian a exclu un tel scénario. “Nous ne parlons pas d’actions politiques ou de la vie politique et sociale de l’un ou l’autre pays“, a répliqué le vice-ministre. “Étant donné que le Moyen-Orient montre maintenant quels dangers internes peuvent surgir dans un Etat ou un autre, le traité prévoit également des mesures appropriées contre les menaces militaires internes. À condition, bien sûr, que les parties s’entendent sur cette question.

Le Parlement votera et ratifiera très probablement l’accord aujourd’hui. Yelk est la seule force parlementaire qui s’oppose à cette ratification. Il détient 9 sièges sur les 105 du Parlement.

posté le 5 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ESPACE AERIEN IRAK/ARMENIE
Malgré l’interdiction de Bagdad, les vols entre Erevan et Erbil continuent

Les vols hebdomadaires qui quittent l’Arménie pour aller vers la région du Kurdistan irakien ont continué vendredi malgré la décision des autorités irakiennes de fermer l’espace aérien de la région aux compagnies aériennes étrangères en représailles du vote en faveur de l’indépendance.

Un avion appartenant à une compagnie aérienne arménienne privée a volé d’Erevan vers la capitale du Kurdistan, Erbil, juste quelques heures avant l’entrée en vigueur de l’interdiction imposée par Bagdad.

L’interdiction fait suite au refus du gouvernement régional du Kurdistan de confier le contrôle des aéroports d’Erbil et d’une autre ville régionale, Sulaimaniya, aux autorités. L’Autorité de l’aviation civile irakienne a envoyé un avis aux compagnies aériennes étrangères en leur annonçant que les vols internationaux seront suspendus vendredi à 15 00 GMT et seuls les vols intérieurs seront autorisés.

Les vols Erevan-Erbil exploités par une compagnie irakienne ont eu lieu samedi.

Le directeur adjoint d’Armenia, Gevorg Khachatrian, a déclaré que sa compagnie aérienne n’avait pas encore l’intention de suspendre le service. “Nous n’avons reçu aucune notification, et à partir de maintenant, il n’y a pas de changement dans notre horaire de vol“, a t-il assuré.

La Direction générale de l’aviation civile de l’Arménie n’a pas précisé si elle ordonnerait à l’entreprise de suspendre les vols. “Si l’espace aérien est fermé, nous déciderons évidemment de continuer ou non les vols“, a dit évasivement un porte-parole de l’agence gouvernementale.

L’Iran voisin et la Turquie ont déjà déclaré qu’ils respecteront l’interdiction de Bagdad concernant les vols à destination et en provenance du Kurdistan. Reuters a rapporté qu’à partir de vendredi matin, deux transporteurs européens, Lufthansa et Austrian Airlines, avaient décidé de garder au moins un vol déjà prévu, après la date fixée par Bagdad.

Les Kurdes irakiens ont largement voté pour l’indépendance de leur région autonome lundi dernier lors d’un référendum fortement condamné par le gouvernement central irakien ainsi que par l’Iran et la Turquie.

L’Arménie a réagi avec précaution à ce référendum. Le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a exprimé son espoir mercredi que le Kurdistan et Bagdad “éviteront les tensions et trouveront des moyens de résoudre les problèmes“.

Erevan a maintenu jusqu’à présent des relations cordiales avec les deux côtés. Elle a formellement décidé d’ouvrir un consulat arménien général à Erbil en mars peu de temps après que Nalbandian a tenu de nouvelles discussions avec Massoud Barzani, le président irakien kurde, en Allemagne.

Le commerce de l’Arménie avec la région kurde et d’autres parties de l’Irak a considérablement augmenté ces dernières années. Les exportations arméniennes vers le Moyen-Orient représentent la majeure partie du commerce bilatéral, qui s’établissait à 138 millions de dollars l’année dernière.

posté le 2 octobre 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Sarkissian veut intensifier les échanges avec l’assemblée parlementaire de l’OSCE

Le président arménien Serge Sarkissian, lors d’une réunion avec un représentant de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, Kristian Vigenin, a souligné que cette visite régulière à Erevan témoignait que l’Assemblée parlementaire s’intéresse à l’idée de développer un dialogue politique avec l’Arménie, y compris dans le contexte du règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Sarkissian a affirmé que l’Arménie veut intensifier ce dialogue et attache une importance au rôle de la diplomatie parlementaire. Selon lui, la visite de Vigenin est une bonne occasion d’échanger des points de vue sur le niveau actuel de la coopération entre l’Arménie et l’OSCE, et les perspectives de développement de la coopération, et un certain nombre de questions d’intérêt commun ont également été abordé.

En même temps, le chef arménien a noté que l’assemblée parlementaire de l’OSCE est une plate-forme importante dans la région, y compris pour discuter des questions de sécurité dans le Caucase du Sud, notamment pour la création de conditions favorables à un règlement pacifique des conflits.

Selon Sarkissian, les parlementaires devraient être aussi prudents que possible dans la mise en œuvre de cette mission et concentrer leurs efforts sur l’utilisation des plates-formes de dialogue.

Vigenin a noté que l’Assemblée parlementaire avait de bonnes relations avec la délégation parlementaire d’Arménie dans l’AP de l’OSCE. Le Représentant a présenté au leader arménien l’objectif de la visite dans la région et les résultats des réunions.

Les interlocuteurs ont échangé leur opinion sur le processus de négociation du règlement du Haut-Karabagh. Sarkissian a présenté les efforts de l’Arménie et des coprésidents du Groupe Minsk de l’OSCE sur le règlement pacifique du conflit.

posté le 2 octobre 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
L’UE demande à l’Arménie de se préparer à lever les exigences de visa

Un haut diplomate de l’Union européenne a exhorté hier le gouvernement arménien à entamer des “préparatifs internes“ pour la levée des exigences strictes de visa de l’UE pour les ressortissants arméniens.

“L’expérience de la Géorgie, de la Moldavie et de l’Ukraine montre que chaque pays doit apporter de nombreux changements législatifs et administratifs afin de répondre aux exigences nécessaires de l’UE“, a déclaré Piotr Switalski, chef de la délégation de l’UE en Arménie.

“Donc, ne perdez pas le temps. J’espère que ce moment viendra “, a t-il ajouté, faisant appel aux autorités d’Erevan.

L’UE a abandonné ses régimes pour les citoyens de la Géorgie, de la Moldovie et de l’Ukraine qui se rendent dans l’espace Schengen, qui couvre la majeure partie de l’Europe, après avoir signé des accords d’association avec les trois anciennes républiques soviétiques en 2014.

L’Arménie était en train de signer un tel accord avec l’UE jusqu’à ce que le président Serge Sarkissian ne décide de manière inopinée en 2013 de rejoindre l’Union économique dirigée par la Russie. Bruxelles et Erevan doivent signer un accord moins ambitieux lors d’un sommet de l’UE qui se tiendra à Bruxelles le 24 novembre.

“Je crois qu’il y aura de bonnes nouvelles pour l’Arménie lors du sommet de Bruxelles“, a confié Switalski lors d’une table ronde à Erevan.

Le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a intimé à l’UE de lancer un « dialogue » avec Erevan sur la libéralisation des visas lorsque les négociations sur l’accord de partenariat global et renforcé UE-Arménie ont officiellement commencé en décembre 2015.

Les dirigeants de l’UE se sont déclarés disposés à le faire lors d’un sommet de mai 2015 à Riga. Ils ont précisé qu’un tel processus dépendait de la « mise en œuvre intégrale » d’un accord UE-Arménie sur la « réadmission » des immigrants illégaux.

L’accord de réadmission a été signé en avril 2013 peu de temps après que l’UE a assoupli certaines de ses règles et procédures de visas pour les Arméniens. L’Arménie a aboli unilatéralement son régime de visas pour les citoyens des États membres de l’UE à cette époque.

posté le 27 septembre 2017 par Claire/armenews

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ECONOMIE
Un représentant du commerce américain encourage l’Arménie à exporter vers les USA

Un haut fonctionnaire des États-Unis a encouragé les hommes d’affaires arméniens à tirer le meilleur parti de l’accès de l’Arménie au marché américain lors d’une visite à Erevan hier.

Le représentant adjoint du commerce, Ed Gresser, les a informés sur le Système généralisé de préférences (SGP) des États-Unis lors d’une réunion organisée par la Chambre de commerce américaine en Arménie (AmCham) et l’Ambassade américaine à Erevan.

L’Arménie compte parmi 129 pays et territoires inclus dans le programme SGP, qui dispense, totalement ou partiellement, de nombreux produits qu’ils fabriquent des droits d’importation des États-Unis. Malgré ces préférences commerciales, les exportations arméniennes vers les États-Unis ont été assez modestes jusqu’à ce jour.

Selon les statistiques officielles, les entreprises arméniennes n’ont exporté qu’environ 39 millions de dollars de marchandises - principalement des feuilles d’aluminium, des bijoux et des produits alimentaires - aux États-Unis l’année dernière. Les exportations ont augmenté de 62 % en glissement annuel, au cours des sept premiers mois de 2017.

Gresser a expliqué que le régime commercial préférentiel donne aux exportateurs arméniens un avantage concurrentiel important pour les États-Unis. “Aucun pays de l’Union européenne n’est éligible au SGP“, a-t-il commenté. “La Russie n’est pas dans le système non plus, ni la Chine et l’Iran“.

“Alors, lorsque les acheteurs choisissent entre les produits de l’Arménie et ceux de certains pays voisins ou ceux de très grands exportateurs, les économies offertes par le SGP peuvent être un argument très convaincant en faveur du produit arménien“, a martelé le responsable américain.

L’Arménie est déjà le quatrième exportateur mondial de confiture de cerises aux États-Unis, a-t-il mis en avant.

“L’une de mes principales priorités en tant qu’ambassadeur depuis deux ans a été d’améliorer les liens économiques et les échanges entre l’Arménie et les États-Unis“, a souligné Richard Mills, l’ambassadeur américain à Erevan, après la réunion d’AmCham. “C’est pourquoi je suis très heureux d’accueillir cette semaine à Erevan deux membres du bureau du représentant commercial des États-Unis“.

“Ces deux visiteurs sont là pour parler du potentiel d’expansion de l’utilisation par l’Arménie du Système généralisé de préférences que les États-Unis ont mis en place“, a-t-il ajouté.

L’ambassade des Etats-Unis et le ministère arménien de l’Économie ont déjà organisé un séminaire en mars 2016 pour les entreprises manufacturières arméniennes intéressées par le progamme. Un autre haut fonctionnaire du Bureau du représentant commercial des États-Unis était présent pour présenter les opportunités commerciales découlant du régime commercial et des procédures légales pour pouvoir en bénéficier.

Gresser a rencontré mardi le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, et le ministre adjoint de l’Economie, Garegin Melkonian. Les sources officielles arméniennes ont révélé que les discussions portaient non seulement sur les questions liées au SGP, mais aussi sur la possibilité de liens commerciaux plus larges entre les deux pays. En particulier, les deux parties ont discuté des préparatifs d’une deuxième session du Conseil du commerce et de l’investissement des États-Unis et de l’Arménie.

Le conseil a été mis en place conformément à l’Accord-cadre sur le commerce et l’investissement signé par les autorités américaines et arméniennes à Washington en mai 2015. Il est chargé d’aborder les obstacles au commerce bilatéral.

posté le 14 septembre 2017 par Claire/armenews

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ACCORD UE/ARMENIE
Les ambassadeurs français et allemands ne voient aucun obstacle à la signature

L’accord visant à approfondir les relations de l’Union européenne avec l’Arménie sera probablement signé comme prévu en novembre, ont déclaré hier l’ambassadeur allemand et l’ambassadeur français à Erevan.

“À l’heure actuelle, il n’y a pas de circonstances qui pourraient entraver ce processus“, a commenté le diplomate allemand, Matthias Kiesler, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue français sortant, Jean-Francois Charpentier.

“Je considère le nouvel accord comme étant un grand succès et je crois que, s’il est signé, il ouvrira de nouvelles et multiples opportunités pour approfondir la coopération entre l’UE et l’Arménie“, a ajouté Kiesler.

Charpentier a également affirmé que “toutes les conditions préalables sont en place“ pour la signature de l’Accord de partenariat global et amélioré lors du sommet de l’UE à Bruxelles prévue pour le 24 novembre. L’Arménie deviendrait ainsi le premier membre de l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie à signer un accord aussi « ambitieux » avec l’UE, a-t-il précisé.

L’Accord de partenariat global et amélioré, qui a été finalisé en mars, vise à approfondir les relations politiques et économiques de l’UE avec l’Arménie. Il contiendrait les principales dispositions politiques de l’accord d’association de plus grande portée que les deux parties ont presque conclu en 2013.

Le président Serge Sarkissian avait alors empêché la signature de cet accord au dernier moment, préférant adhérer à l’UEE.

Sarkissian a rejeté le mois dernier les suggestions selon lesquelles l’Accord de partenariat global et amélioré pourrait également ne pas être signé à la dernière minute. “Nous n’avons aucune raison de ne pas signer ce document“, a-t-il expliqué.

Le chef de la délégation de l’UE à Erevan, Piotr Switalski, a déclaré la semaine dernière que les fonctionnaires à Bruxelles préparent la signature de l’accord avec l’Arménie lors du sommet de novembre.

Le sommet se concentrera sur un programme de partenariats orientaux de l’UE plus étroit avec six ex-républiques soviétiques. Trois d’entre elles - la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine - ont signé des accords d’association avec l’UE.

posté le 13 septembre 2017 par Claire/armenews