Nouvelles d'Arménie
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Coopération


ARMENIE/TURQUIE
Erevan réaffirme son intention d’annuler formellement les accords arméno-turcs

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a réaffirmé hier l’intention du gouvernement arménien d’annuler formellement les accords négociés par les Etats-Unis pour normaliser les relations de l’Arménie avec la Turquie, invoquant les “conditions préalables sans fondement“ d’Ankara.

Les deux protocoles signés à Zurich en octobre 2009 engagent la Turquie et l’Arménie à établir des relations diplomatiques et à ouvrir leur frontière. Peu de temps après la cérémonie de signature, Ankara a précisé que le Parlement turc ne ratifierait l’accord que s’il y avait des progrès décisifs vers une résolution du conflit du Haut-Karabagh acceptable pour l’Azerbaïdjan.

Le gouvernement arménien a rejeté cette condition préalable, arguant que les protocoles ne font aucune référence au conflit. Les États-Unis, l’Union européenne et la Russie ont également demandé à plusieurs reprises leur mise en œuvre inconditionnelle par les deux parties.

Le président Serge Sarkissian a de nouveau dénoncé la position de la Turquie lorsqu’il s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre. “Vu l’absence de tout progrès vers leur mise en œuvre, l’Arménie déclarera les deux protocoles nuls et non avenus“, a-t-il prévenu. “Nous entrerons au printemps 2018 sans, comme notre expérience l’a démontré, des protocoles futiles.“

Nalbandian a fait écho à cette déclaration lors d’une visite en Grèce. “Ces documents n’ont toujours pas été ratifiés depuis que la Turquie a proposé des conditions préalables sans fondement allant à l’encontre de la lettre et de l’esprit des protocoles“, a-t-il affirmé.

“Ces documents ne peuvent pas être pris en otage pour toujours, et c’est pourquoi le président de l’Arménie a annoncé en septembre que l’Arménie déclarerait les protocoles nuls“, a expliqué M. Nalbandian dans un discours prononcé au ministère grec des Affaires étrangères.

Ankara n’a toujours pas réagi officiellement à la déclaration de Sarkissian en septembre. Les gouvernements turcs successifs ont maintenu cette frontière avec l’Arménie complètement fermée depuis 1993 pour montrer leur soutien à l’Azerbaïdjan.

Sarkissian a déjà menacé en février 2010 d’abandonner les protocoles s’ils n’étaient pas ratifiés par les Turcs “dans les plus brefs délais“. Mais il a évité de le faire, disant deux mois plus tard qu’il ne voulait pas contrarier les Etats-Unis et les autres puissances mondiales.

Après avoir discuté avec le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias, Nalbandian a également décrit les relations gréco-arméniennes comme une “véritable fraternité“. “Nous avons tous deux souffert de génocides et de crimes contre l’humanité, nous avons défendu nos droits dans les moments difficiles », a-t-il dit.

Lors d’une rencontre avec Sarkissian à Athènes l’année dernière, le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait également rappelé que les Arméniens et les Grecs avaient été victimes du génocide perpétré par les Turcs ottomans pendant la Première Guerre mondiale. Pour sa part, le président grec Prokopis Pavlopoulos a déclaré à son homologue arménien que “au début du XXe siècle, les deux peuples ont subi des moments tragiques pour la même raison“.

La Turquie a condamné ces déclarations. “La solidarité entre la Grèce et l’Arménie repose sur une hostilité et une calomnie conjointes dirigées contre l’identité turque“, s’est plaint un porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères en mars 2016.

Les relations tendues de la Grèce avec la Turquie, un membre de l’OTAN, ont de nouveau été mises en évidence lors de la visite officielle du président turc Recep Tayyip Erdogan à Athènes la semaine dernière.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Traiter avec l’UE renforcera le statut de l’Arménie, d’après Jonathan Lacôte

La politique arménienne de recherche d’une relation “privilégiée“ avec l’Union européenne, tout en faisant partie du bloc dirigé par la Russie, renforcera ses positions dans la région et la rendra plus attractive pour les investisseurs, a assuré hier l’ambassadeur de France à Erevan.

Jonathan Lacôte a évoqué l’accord de partenariat élargi et renforcé entre l’UE et l’Arménie qui a été signé à Bruxelles le 24 novembre.

“L’élément clé de cet accord est que tout en étant membre de l’Union économique eurasienne (UEE), l’Arménie peut également avoir des relations privilégiées avec l’UE“, s’est-il réjoui lors d’une conférence de presse.

“Je pense que, grâce à cet accord, l’Arménie peut devenir un acteur très important dans la région“, a souligné Lacôte. “C’est ce que j’ai réalisé surtout après avoir rencontré des hommes d’affaires français en Arménie. Les choses deviendront plus faciles pour eux parce que l’Arménie se rapprochera des normes européennes grâce aux réformes liées à l’accord de partenariat élargi et renforcé. “

Le diplomate a ajouté que les entreprises françaises qui font des affaires en Arménie sont avant tout intéressées par l’accès aux marchés de Russie et d’autres pays de l’ex-Union soviétique. “Et si l’Arménie peut offrir un environnement commercial sûr, elle jouera certainement le rôle de pont“, a-t-il prédit. “A notre avis, l’adhésion aux deux systèmes renforce l’Arménie“.

Les investisseurs français incluent le géant de l’alcool, Pernod Ricard, qui a acheté la plus grande société d’eau-de-vie d’Arménie il y a une vingtaine d’années. Plus de 80% de la production de la filiale arménienne est exportée vers la Russie.

L’accord de partenariat élargi et renforcé ne prévoit pas de régime de libre-échange entre l’UE et l’Arménie en raison de l’appartenance de ce dernier au bloc commercial dirigé par la Russie. Au lieu de cela, les deux parties chercheront à réduire les obstacles non tarifaires au commerce mutuel tels que les règlements techniques et les exigences en matière de licences et d’étiquetage.

Citant les « valeurs communes » partagées par les deux parties, l’accord de 350 pages engage le gouvernement arménien à mettre en œuvre des réformes politiques et à « rapprocher » les lois et réglementations économiques nationales de celles de l’UE. Erevan fera régulièrement rapport à Bruxelles sur « les progrès réalisés en matière de rapprochement » précisés dans plusieurs annexes de l’accord. Cette « harmonisation réglementaire » couvrira la réglementation des entreprises, l’agriculture, les transports, l’environnement, la protection des consommateurs et même l’énergie.

Lacôte a souligné l’importance des engagements de réforme pris par Erevan dans le cadre de l’accord de partenariat élargi et renforcé.

posté le 13 décembre 2017 par Claire/armenews

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COMMERCE
L’Arménie s’attend à plus d’aide de la part de l’UE

L’Union européenne apportera à l’Arménie 176 millions d’euros d’aide au cours des trois prochaines années à la suite d’un accord historique signé à la fin du mois dernier, a annoncé hier le vice-Premier ministre Vache Gabrielian.

M. Gabrielian a indiqué que l’aide servira à soutenir les vastes réformes du gouvernement pour faciliter une croissance économique plus rapide.

Le gouvernement s’attend également à une forte augmentation des exportations arméniennes vers l’UE, a t-il ajouté.

L’accord de partenariat global et renforcé engage le gouvernement à mettre en œuvre des réformes politiques et à « rapprocher » les lois et réglementations économiques nationales de celles de l’UE. Cette « harmonisation réglementaire » couvrira la réglementation des entreprises, l’agriculture, les transports, l’environnement, la protection des consommateurs et même l’énergie.

“Nous mettrons en œuvre des réformes dans certains domaines politiques grâce à l’aide de l’UE, à une capacité technique accrue et à une meilleure législation“, a déclaré M. Gabrielian. Cela permettra à son tour d’accroître et de diversifier les exportations arméniennes, a-t-il ajouté.

L’accord de partenariat global et renforcé ne prévoit pas de régime de libre-échange entre l’UE et l’Arménie en raison de son appartenance à un bloc commercial dirigé par la Russie. Au lieu de cela, a précisé M. Gabrielian, les deux parties chercheront à réduire les obstacles non tarifaires au commerce mutuel tels que les règlements techniques et les exigences en matière de licences et d’étiquetage.

L’UE est déjà le principal marché d’exportation de l’Arménie, ayant importé pour 496 millions de dollars de biens et marchandises arméniens au cours des dix premiers mois de l’année. Le cuivre, les autres métaux non ferreux et les concentrés de minerai représentent la majeure partie des exportations arméniennes vers les pays de l’UE.

Gabrielian a suggéré que l’introduction prévue des normes de l’UE devrait conduire à plus d’exportations de la production manufacturière arménienne. Certaines entreprises arméniennes se sont déjà « restructurées » à cette fin, a-t-il dit.

posté le 7 décembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
La majorité parlementaire bloque le débat sur l’UEE voulu par Yelk

Le Parlement arménien a, hier, refusé massivement de débattre des appels d’une alliance de l’opposition pro-occidentale au retrait de l’Arménie de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Une déclaration parlementaire rédigée par l’alliance Yelk indique que l’adhésion à l’UEE, effective depuis le janvier 2015, a nui à l’économie et à la sécurité du pays. Les députés représentant la majorité pro-gouvernementale à l’Assemblée nationale se sont prononcés contre le document lors de sa première lecture en septembre.

Néanmoins, Yelk a continué à faire pression pour un débat parlementaire à part entière sur la question. Le comité du Parlement sur les relations étrangères a discuté et a donné une évaluation négative de la motion de Yelk le 29 novembre.

Seuls six députés, tous issus de Yelk, ont voté en faveur de l’inscription de la question à l’ordre du jour au Parlement. 76 autres ont voté contre. Ces derniers représentent non seulement le parti républicain au pouvoir (HHK) mais aussi son partenaire de coalition junior, la Fédération révolutionnaire arménienne, et l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian.

Juste avant le vote, Samvel Farmanian du parti HHK s’est adressé à ses collègues députés et a défendu la politique étrangère des dirigeants arméniens qui vise à compléter l’alliance de l’Arménie avec la Russie par des liens plus étroits avec l’Occident. Il s’est référé implicitement à l’Accord de partenariat global et renforcé signé par l’Arménie et l’Union européenne le 24 novembre.

“Une concurrence artificielle de l’UEE et de l’UE n’est pas dans l’intérêt de l’Arménie, et je suis sûr que la faction assise à notre gauche [Yelk] est tout à fait consciente de cela“, a commentéé Farmanian.

Edmon Marukian de Yelk a réfuté cette réclamation. Il a insisté sur le fait que l’UEE est responsable de la hausse des prix à la consommation et d’autres problèmes économiques auxquels l’Arménie est confrontée.

Selon les statistiques officielles arméniennes, la Russie et d’autres États membres de l’UEE représentaient environ 28% du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et octobre 2017. La part de l’UE dans le total s’élevait à un peu plus de 24%.

Immédiatement après avoir refusé de discuter de l’initiative de Yelk, le Parlement a commencé à débattre d’un nouveau code douanier uniforme qui devrait être adopté par les États membres de l’UEE. Le projet prévoit, entre autres, le dépôt électronique des déclarations en douane et autres documents à partir de 2020. Vakhtang Mirumian, vice-président du Comité des impôts de l’Arménie, a assuré que cela faciliterait l’importation et l’exportation des entreprises arméniennes.

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews


COOPERATION
Des responsables arméniens assurent que les liens avec la Russie et l’UE ne sont pas incompatibles

L’accord historique de l’Arménie avec l’Union européenne, signé la semaine dernière, ne compliquera ni ne nuira à ses étroites relations politiques et économiques avec la Russie, ont assuré de nouveau vendredi de hauts responsables arméniens.

Le président du Parlement Ara Babloyan et de hauts responsables du gouvernement ont souligné l’importance de l’Accord de partenariat élargi et renforcé lors des auditions parlementaires visant à sensibiliser le public à cet accord. Des diplomates européens de haut rang basés à Erevan ont également assisté et ont pris la parole aux audiences.

“Nous n’avons pas pour but de construire et de renforcer ces relations avec l’UE au détriment de notre coopération avec tout autre pays ou structure“, a déclaré M. Babloyan. “L’Arménie n’a jamais suivi la voie qui consiste à opposer les intérêts de ses partenaires, sans parler de ses amis, les uns aux autres.“

“Nous faisons partie intégrante de l’espace eurasien et de l’Europe, et nous ne pouvons rester à l’écart des processus eurasiens et paneuropéens“, a-t-il ajouté.

Le vice-Premier ministre Vache Gabrielian a qualifié l’accord avec l’UE de “grande réussite“ pour l’Arménie, affirmant que cela contribuerait à la démocratisation et au développement économique du pays. Il est également “compatible“ avec les obligations internationales de l’Arménie, a-t-il affirmé dans une référence claire à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

“Cette compatibilité nous permet de développer des relations à la fois dans le cadre de l’Union économique eurasienne et en termes de coopération plus profonde avec l’Europe“, a précisé Gabrielian.

L’Accord de partenariat élargi et renforcé engage le gouvernement arménien à mettre en œuvre des réformes politiques et à « rapprocher » les lois et réglementations économiques nationales de celles de l’UE. Cette « harmonisation réglementaire » couvrira la réglementation des entreprises, l’agriculture, les transports, l’environnement, la protection des consommateurs et même l’énergie.

Le document de 350 pages ne contient pas de dispositions relatives au libre-échange de grande portée, contrairement à un accord d’association négocié par les dirigeants arméniens et européens à l’été 2013. Cet accord a échoué après que les dirigeants arméniens ont décidé de rejoindre l’UEE.

L’ambassadeur de Russie en Arménie a admis la semaine dernière que les dispositions de l’Accord de partenariat élargi et renforcé ne vont pas à l’encontre des engagements pris par Erevan en matière d’adhésion à l’UEE. Pour sa part, une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que Moscou « respecte » la volonté de son allié sud-caucasien d’approfondir ses liens avec l’UE.

Malgré cela, les commentateurs russes ont dénoncé l’accord entre l’UE et l’Arménie dans des talk-shows diffusés par les principales chaînes de télévision contrôlées par l’Etat ces derniers jours. Les hauts représentants du Parti républicain d’Arménie au pouvoir ont rejeté les critiques sévères.

posté le 4 décembre 2017 par Claire/armenews

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COOPERATION
Le ministre des Affaires étrangères iranien en visite en Arménie

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a rencontré le président Serge Sarkissian et d’autres représentants arméniens hier lors d’une visite à Erevan, qui semblait se concentrer sur les efforts en cours pour élargir les liens économiques arméno-iraniens.

Il est arrivé dans la capitale arménienne avec un groupe important d’hommes d’affaires iraniens qui ont organisé une conférence d’une journée avec des entrepreneurs d’Arménie. Zarif et son homologue Edouard Nalbandian ont ouvert le forum avant de s’entretenir tous les deux.

“Il existe de très bonnes opportunités pour développer les relations économiques entre les deux pays“, a commenté M. Zarif lors d’une conférence de presse conjointe avec Nalbandian.

“L’énergie et le transport de marchandises sont des domaines très importants de notre coopération avec l’Arménie“, a-t-il ajouté. “Nous attachons également de l’importance à notre coopération en matière de science et de technologie.“

Nalbandian a affirmé, pour sa part, qu’ils ont discuté des moyens d’accroître le commerce bilatéral et des préparatifs pour la réunion du mois prochain à Erevan d’une commission intergouvernementale arméno-iranienne sur la coopération économique. Dans ce contexte, il a souligné l’importance d’un accord de libre-échange planifié entre l’Iran et l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie, qui est fortement soutenu par l’Arménie.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien s’est maintenu à un niveau relativement modeste de 197,4 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de l’année. Il était en hausse de 10% par rapport à la même période en 2016.

Zarif aurait confié à Sarkissian plus tard dans la journée que l’échelle actuelle des relations d’affaires arméno-iraniennes « ne correspond pas au niveau élevé des relations politiques entre les deux nations amies ». Les deux hommes ont convenu de la nécessité de « renforcer les liens économiques et développer une coopération mutuellement bénéfique dans divers domaines “, a rapporté le bureau de presse présidentiel arménien. Il a précisé que Zarif a qualifié l’Arménie de “très bon voisin“ de l’Iran.

Les questions économiques ont dominé la réunion séparée de Zarif avec le Premier ministre Karen Karapetian. Ils ont parlé, entre autres, du lancement prochain d’une zone économique libre dans le district de Meghri, au sud-est de l’Arménie, à la frontière avec l’Iran. Selon une déclaration du gouvernement arménien, ils ont convenu que cette zone pour les entreprises manufacturières pourrait donner un coup de pouce majeur aux relations d’affaires arméno-iraniennes.

La déclaration ajoute que les projets énergétiques arméno-iraniens étaient également à l’ordre du jour des pourparlers de Karapetian avec le chef de la diplomatie iranienne.

Karapetian a rencontré le président iranien Hassan Rohani, le premier vice-président Eshaq Jahangiri, le ministre du Pétrole Bijan Zanganeh et le ministre de l’Energie Sattar Mahmoudi lors de sa visite officielle à Téhéran en octobre. Il aurait discuté de la possibilité d’un accord trilatéral qui permettrait à l’Arménie d’importer du gaz naturel bon marché en provenance du Turkménistan via l’Iran. Aucun accord concret à cet effet n’a été annoncé jusqu’à présent. Le Premier ministre arménien a qualifié son voyage en Iran de “très prometteur“.

posté le 29 novembre 2017 par Claire/armenews

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PARTENARIAT ELARGI ET RENFORCE
L’UE et l’Arménie ont signé un accord historique

L’Union européenne et l’Arménie ont signé un accord visant à approfondir sensiblement leurs relations lors d’une cérémonie qui s’est tenue vendredi à Bruxelles en marge du sommet du partenariat oriental.

La représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, et le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, ont signé le document intitulé « Accord de partenariat élargi et renforcé ».

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du président du Conseil européen, Donald Tusk, et du président arménien Serge Sarkissian.

Dans ses remarques après la signature du document, Mogherini a déclaré que l’Accord de partenariat élargi et renforcé “est basée sur notre engagement commun en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de la primauté du droit“.

“Cet accord est le premier de ce type conclu avec un pays qui est également membre de l’Union économique eurasienne. Il sera désormais très important de le mettre en œuvre “, a réagi la chef de la politique étrangère de l’UE.

Nalbandian, pour sa part, a qualifié le “document ambitieux“ d’“entreprise commune qui ouvre un nouveau chapitre dans les relations bilatérales entre la République d’Arménie et l’Union européenne“.

“L’accord établit une base juridique solide pour renforcer le dialogue politique, élargir la portée de la coopération économique et sectorielle, créer un cadre pour de nouvelles opportunités commerciales et d’investissements et une mobilité accrue au profit de nos citoyens“, a déclaré le diplomate arménien.

Selon Nalbandian, “il est important que l’Accord réaffirme l’engagement déclaré de l’Union européenne à soutenir les efforts et les approches des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE pour le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh sur la base des normes et des principes du droit international, en particulier le non-recours à la force ou à la menace de la force, l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples et l’intégrité territoriale. “

“L’Arménie est déterminée à développer et renforcer une coopération globale avec l’UE dans tous les domaines d’intérêt mutuel sur la base de cet accord“, a souligné M. Nalbandian.

La cérémonie est devenue l’un des points focaux du sommet du partenariat oriental de l’UE qui a réuni les dirigeants de six pays d’Europe de l’Est et du Caucase du Sud dans la capitale belge le 24 novembre.

Depuis le lancement du programme du Partenariat oriental en 2009, la Russie le considère comme une menace potentielle pour ses intérêts géopolitiques sur le territoire post-soviétique.

Dans le cas de l’Arménie, des responsables d’Erevan et de Bruxelles ont déclaré à plusieurs reprises que l’accord ne contredit pas les relations d’Erevan avec Moscou ni l’adhésion de la nation du Sud-Caucase à l’Union économique eurasienne, un bloc commercial dirigé par la Russie.

La pression exercée par la Russie sur Erevan aurait largement saboté un accord d’association plus ambitieux que l’Arménie et l’UE avaient presque finalisé en 2013. Le président Sarkissian a refusé cet accord au dernier moment, préférant rejoindre l’union douanière dirigée par la Russie.

S’adressant au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) avant le sommet, le président Sarkissian a de nouveau nié toute pression russe dans les négociations entre l’Arménie et l’UE.

L’ambassadeur de Russie en Arménie, Ivan Volynkin, a déclaré quant à lui à l’agence de presse Arminfo que “l’Arménie est une nation souveraine“ et “a le droit de participer à tous les pactes et associations qui ne violent pas ses engagements“.

Pendant ce temps, la chancelière allemande Angela Merkel, qui a également assisté au sommet à Bruxelles, a reconnu le “rôle central“ de la Russie pour des pays comme l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Contrairement à l’accord d’association qu’Erevan a négocié mais n’a pas signé avec Bruxelles il y a quatre ans, l’Accord de partenariat élargi et renforcé ne fait pas de l’Arménie une « zone de libre-échange profonde et complète » avec l’UE. Néanmoins, le document de 350 pages engage Erevan à « rapprocher » les lois et règlements économiques arméniens de ceux de l’Union européenne.

posté le 27 novembre 2017 par Claire/armenews

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UE/ARMENIE
Expansion du réseau de transport et de la zone d’aviation commune

L’Union européenne et l’Arménie ont signé deux documents distincts concernant l’expansion du réseau de transport transeuropéen et la zone d’aviation commune lors des cérémonies qui ont suivi la signature d’un accord de partenariat global et renforcé vendredi à Bruxelles.

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, ont signé un protocole d’accord de haut niveau sur l’extension du réseau transeuropéen de transport pour la République d’Arménie.

“Le document vise à accroître l’efficacité de la communication sur les transports entre l’UE et les pays du partenariat oriental, identifier les priorités communes en matière d’infrastructures et développer les réseaux de transport“, a déclaré le service de presse du ministère arménien des Affaires étrangères.

Par ailleurs, la vice-ministre des Affaires étrangères de l’Arménie, Karen Nazarian, et le négociateur de la direction générale de la Commission européenne pour la mobilité et les transports, Klaus Geil, ont paraphé un accord sur l’espace aérien commun.

Selon le site Internet du ministère arménien des Affaires étrangères, l’accord prévoit également la possibilité pour l’Arménie d’adhérer à la zone unique de l’aviation de l’UE et envisage l’introduction d’une expérience européenne avancée dans la sphère aéronautique de l’Arménie.

posté le 27 novembre 2017 par Claire/armenews


BRUXELLES
La déclaration du sommet du partenariat oriental ne mentionne pas le Karabagh

Les dirigeants de l’Union européenne et six anciennes républiques soviétiques se sont rapidement mis d’accord sur une déclaration commune pour clore leur sommet du partenariat oriental à Bruxelles, évitant toute querelle entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, comme ce fut le cas lors d’un sommet il y a 2 ans.

La déclaration finale, publiée sur le site Internet du Conseil européen, ne mentionne aucun conflit spécifique dans la région, y compris le conflit arméno-azerbaïdjanais sur le Haut-Karabagh.

Mais il déclare que “les participants au sommet restent profondément préoccupés par les violations continues des principes du droit international dans de nombreuses parties de la région“.

Il ajoute qu’ils saluent “le rôle renforcé de l’UE dans la résolution des conflits et le renforcement de la confiance dans le cadre ou à l’appui des formats et processus de négociation convenus, y compris par une présence sur le terrain, le cas échéant“.

Ce langage utilisé était suffisant flou pour obtenir à la fois l’approbation de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan. Les deux pays voisins, dans une impasse depuis plusieurs décennies sur le Nagorno-Karabakh, s’étaient affrontés sur le texte final de la déclaration lors du sommet de 2015 à Riga.

Le texte de la déclaration de cette année reprend le même libellé que la déclaration de Riga concernant l’éventuelle adhésion de la Géorgie, de la Moldavie et de l’Ukraine à l’UE, qui ont signé des accords d’association avec les 28 membres.

Il indique que “les participants au sommet reconnaissent les aspirations européennes et le choix européen des partenaires concernés, comme indiqué dans les accords d’association“.

L’UE a lancé le partenariat oriental en 2009 pour promouvoir l’intégration économique et les valeurs européennes dans six pays d’Europe de l’Est et du Caucase du Sud.

L’événement principal du sommet reste probablement la signature d’un accord de partenariat renforcé avec l’Arménie. Ce pacte exclut toutefois le libre-échange et est moins ambitieux que les accords d’association conclus par la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine.

Comme ces trois pays, l’Arménie a précédemment négocié un accord d’association avec l’UE. Mais le président arménien Serge Sarkissian a abandonné l’accord en 2013, et l’Arménie a plus tard rejoint l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par Moscou.

Cependant, Sarkissian a déclaré, le 23 novembre, qu’il n’y avait pas de contradiction entre le partenariat européen d’Erevan et son adhésion à l’UEE. “En signant cet accord, nous disons qu’il est en effet possible d’être membre de l’Union économique eurasienne et aussi d’être membre du Partenariat oriental“, a souligne M. Sarkissian.

Il a ajouté n’avoir « jamais reçu de commentaire de la part d’aucun dirigeant russe, et en particulier du président Vladimir Poutine, ni même un mot de reproche concernant la coopération de l’Arménie avec l’UE ».

posté le 27 novembre 2017 par Claire/armenews

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