Nouvelles d'Arménie
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Markarian


EREVAN
Le maire se penche sur l’idée de l’opposition de renommer des noms de rue

Le maire d’Erevan, Taron Markarian, a réitéré hier l’idée selon laquelle son administration envisagerait sérieusement la proposition de l’opposition de renommer les rues de la capitale arménienne portant toujours le nom de personnages controversés de l’ère soviétique.

Markarian a expliqué que le projet de loi élaboré par l’alliance Yelk et soumis au conseil municipal lundi est “sujet à discussion“. Mais il a précisé qu’une décision finale de la municipalité doit également prendre en compte les points de vue des experts aussi bien que des citoyens erevantsis.

“C’est pourquoi il doit y avoir une discussion publique“, a t-il affirmé aux journalistes. “Après cela, la faction du parti républicain au conseil municipal formulera sa position“.

“Nous ne devons pas renoncer à notre histoire, mais cela ne nous dérangerait pas de donner à des noms de rues le nom de nos héros nationaux. Il suffit d’examiner légalement quelles rues pourraient être renommées et quand “.

Le projet de loi de Yelk vise à changer le nom de cinq rues d’Erevan. Trois d’entre elles portent le nom de dirigeants communistes arméniens qui ont impliqué dans des répressions de masse en Arménie soviétique et dans d’autres parties de l’Union soviétique dans les années 1920 à 1930. C’est le cas notamment d’Anastas Mikoyan, proche de Joseph Staline qui, pendant des décennies, a occupé les principaux postes de direction à Moscou. Yelk voudrait que cette rue porte le nom de Kirk Kerkorian, philanthrope arméno-américain.

Yelk s’oppose également au nom de rue “Leningradian“, qui symbolise le nom de Saint-Pétersbourg, la deuxième plus grande ville de Russie. Il veut que la rue soit nommée Leonid Azgaldian, héros arménien de la guerre de 1991-1994 au Haut-Karabagh qui a été tué au combat.

Markarian a exclu ce changement de nom. “La population d’Erevan est habituée à ce nom et nous ne trouvons pas qu’il soit approprié de le changer“, a-t-il commenté. Le maire a également soutenu qu’Erevan et Saint-Pétersbourg étaient des villes sœurs.

Davit Khazhakian, conseiller de Yelk, a rejeté les arguments de Markarian. “Il y a la rue Leningradian mais aucune ville ne s’appelle Leningrad maintenant“, a-t-il expliqué. “La Russie et d’autres pays de l’ex-soviétique se débarrassent des statues et de l’héritage de Lénine, et je pense que nous devrions faire de même. “

Khazhakian a également déclaré que des milliers de personnes ont signé une requête de Yelk demandant le changement de nom.

L’Arménie a été l’une des premières Républiques soviétiques à enlever la statue de Lénine, fondateur de l’Union soviétique, de la place centrale de sa capitale en 1991. La plupart des rues d’Erevan ayant des noms liés au Bolchevik ont ​​été renommées dans les années qui ont suivi.

posté le 31 août 2017 par Claire/armenews


EREVAN
La municipalité veut un nouveau système de transport en 2018

L’administration municipale d’Erevan a annoncé vendredi qu’elle envisageait de remplacer des centaines de vieux minibus par des bus modernes l’année prochaine dans le cadre d’une révision radicale du système de transport public obsolète de la ville.

Depuis le milieu des années 1990, le système des bus est dominé par des véhicules appartenant à des entreprises privées, dont beaucoup sont la propriété de proches de membres du gouvernement, voire même de membres du gouvernement en personne. Peu d’entre eux ont investi pour remplacer les véhicules vieillissants au cours de la dernière décennie.

Une société de conseil européenne a été engagée par la municipalité d’Erevan fin 2016 pour examiner le réseau en difficulté et proposer des recommandations détaillées sur la façon de le réorganiser. Le maire Taron Markarian a mentionné qu’il allait « faire le tri dans les transports municipaux » lors de la campagne pour sa réélection en avril dernier.

Le vice-maire, Vahe Nikoyan, a déclaré que le nouveau réseau centralisé et « optimal » sera mis en place d’ici la fin 2018. Il a ajouté qu’il ne sera constitué que de bus publics de taille moyenne et grande.

“Une chose est claire : nous savons ce que nous ne voulons pas avoir dans le nouveau système de transport“, a détaillé Nikoyan lors d’une conférence de presse. “Nous ne voulons pas que les propriétaires de minibus et les minibus Gazel, surpeuplés fabriqués en Russie, forcent les passagers à s’entasser. Nous ne voulons pas non plus que les citoyens attendent aux arrêts de bus trop longtemps. “

Nikoyan a expliqué que le changement tant attendu nécessiterait jusqu’à 100 millions de dollars d’investissements, soit une somme équivalant à près de 57 % de l’ensemble du budget municipal prévu pour cette année. D’après lui, les autorités municipales espèrent attirer un « investisseur étranger » qui exploiterait le nouveau réseau et aider financièrement.

“Il est possible qu’il n’y ait aucun investisseur dans le système de transport“, a nuancé le vice-maire. “Dans ce cas, nous devrons effectuer ces investissements. Nous avons déjà tenu des négociations sur le problème avec les organisations financières internationales. “

L’une d’entre elles, la Banque européenne d’investissement, qui est le groupe de prêt à but non lucratif de l’Union européenne, s’est déjà déclaré disposé à accorder un prêt majeur à Erevan pour engager cette réforme, a révélé Nikoyan.

Le fonctionnaire a également insisté sur le fait que les autorités feront de leur mieux pour que la réforme n’entraîne pas des frais de transport plus élevés. « En optimisant le réseau, nous nous attendons à avoir besoin de moins de véhicules, ce qui compensera en partie le coût de la réforme », a-t-il précisé.

L’administration de Markarian a suscité des protestations en 2013 lorsqu’elle a augmenté les frais de transport d’au moins 50 %, en justifiant cette hausse par les pertes croissantes subies par les opérateurs de minibus. Markarian a fait marche arrière au milieu d’une manifestation sans précédent de désobéissance civile menée par de jeunes militants.

posté le 14 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Le maire d’Erevan prêt à envisager de changer certains noms de rue controversés

Le maire d’Erevan, Taron Markarian, a déclaré hier qu’il était prêt à réfléchir à la demande d’opposition qui veut renommer les rues et les écoles publiques de la capitale arménienne portant toujours les noms controversés de figures de l’ère soviétique.

L’alliance de l’opposition Yelk a annoncé en début de semaine son intention de soumettre une note correspondante au conseil municipal, au sein duquel elle est la deuxième faction la plus importante. Le leader de la faction, Arayik Harutiunian, a déclaré qu’il ciblerait les rues d’Erevan et les écoles nommées d’après les dirigeants communistes impliqués dans les répressions massives à la demande de Joseph Staline en Arménie soviétique et dans d’autres parties de l’Union soviétique.

Harutiunian a notamment parlé d’Anastas Mikoyan, associé arménien de Staline, qui pendant des décennies a occupé les principaux postes de direction à Moscou. “Avoir une rue nommée Mikoyan légitimise la contribution négative de cette personne à notre histoire“, a-t-il regretté. “Comme vous le savez, des milliers d’Arméniens ont été exécutés ou ont du s’exiler sur ses ordres“.

Markarian a déclaré aux journalistes que son bureau n’a encore reçu aucune proposition formelle de Yelk. “Nous allons examiner les propositions et exprimer définitivement notre point de vue après“, a-t-il assuré.

Le gouvernement arménien a suscité de vives protestations de groupes de défense des droits de l’homme et des représentants de la société civile lorsqu’il a essayé d’ériger la statue de Mikoyan à Erevan en 2014. Cette protestation l’a contraint à abandonner l’initiative.

L’Arménie a été l’une des premières républiques soviétiques à enlever la statue de Vladimir Lénine, le fondateur de l’Union soviétique, de la place centrale de sa capitale en 1991. La plupart des rues d’Erevan avec des noms liés au Bolchevik ont ​​été rebaptisées dans les années suivantes.

Vahagn Khachatrian, qui a été maire d’Erevan de 1992 à 1996, a expliqué que son administration n’avait pas suffisamment de temps pour changer les autres noms controversés de rues. Il a souligné le fait que ces décisions ont été recommandées par une commission spéciale qui a examiné en profondeur le rôle des dirigeants bolcheviks pertinents dans l’histoire de l’Arménie soviétique.

Khachatrian, qui est maintenant affilié à un autre parti d’opposition, croit que l’administration municipale actuelle devrait suivre les mêmes précautions lorsqu’elle étudiera la proposition de Yelk. “Il n’est pas nécessaire de se précipiter“, a-t-il conclue.

posté le 10 août 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
L’ombudsman remet en cause l’utilisation de la force contre Zaruhi Postanjian

L’ombudsman des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, a remis en question l’utilisation de la force par la police contre Zaruhi Postanjian, candidate de l’opposition aux élections municipales d’Erevan de dimanche dernier. Elle s’était faite expulsée de force d’un bureau de campagne du parti républicain (HHK), qu’elle accusait de soudoyer les électeurs.

Postanjian, députée du Parlement sortant et chef du parti Yerkir Tsirani qu’elle a récemment créé, et sa fille, Lilit Drampian, ont été expulsées des locaux utilisés pour la campagne du maire Taron Markarian.

Postanjian et Drampian ont été agressées au cours du processus d’expulsion. La fille de 22 ans de la candidate a été hospitalisée après l’incident, elle aurait eu une commotion cérébrale.

“Postanjian est encore membre du Parlement et candidate aux élections. C’est très important et cela aurait dû être pris en compte par la police pour prendre les mesures appropriées“, a déclaré Tatoyan dans un entretien hier.

“Dans toute situation, la police doit montrer une attitude respectueuse vis-à-vis des citoyens. Cela est, après tout, un facteur important pour la confiance de la population envers la police. En ce qui concerne cette situation particulière, nous avons immédiatement rédigé un rapport et l’avons envoyé à la police pour qu’une enquête interne soit lancée le plus tôt possible “, a ajouté Tatoyan.

L’ombudsman a souligné que son bureau a contacté la police sur ce sujet et a déclaré qu’une enquête était actuellement en cours.

Pendant ce temps, Postanjian elle-même a publié une déclaration lundi, déplorant le manque de réponse appropriée des organes d’application de la loi.

Plus tôt, le HHK avait déclaré que l’entrée de Postanjian au bureau de campagne était injustifiée et que ses activistes avaient agi correctement en contactant la police. Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK et directeur de la campagne électorale de la ville pour le parti au pouvoir, a même déclaré qu’il avait demandé à son personnel de ne pas la laisser entrer les locaux.

“Le comportement de Postanjian était illégal. Pendant une heure entière, le travail de notre bureau de campagne dans le district d’Avan a été perturbé en raison de la conduite inappropriée et anormale de Postanjian“, a-t-il déclaré.

Sharmazanov a également défendu les actions de la police. “Ce ne fut pas un usage d’une force grossière. Les organismes d’application de la loi ont fait ce qu’ils devraient faire. De plus, ils auraient dû le faire plus tôt “, a-t-il ajouté.

Le chef de la Commission électorale centrale, Tigran Mukuchian, n’a pas déclaré que le Code électoral interdit aux citoyens d’entrer dans les bureaux de campagne des partis politiques, mais il a insisté lundi sur la « présomption de raisonnabilité ». “ En d’autres termes, s’il s’agit d’un territoire où quelqu’un travaille, et si quelqu’un d’autre veut y pénétrer, alors que la personne qui possède légalement le territoire ne veut pas, la personne qui veut entrer ne peut pas le faire “, a t-il explicité.

posté le 17 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



MUNICIPALES
Victoire du Parti républicain à Erevan

Le parti républicain d’Arménie a remporté les élections municipales à Erevan, avec 62,5% des voix, selon la plate-forme RealElections.

Le bloc YELK arrive en seconde position avec 25,3% des votes, tandis que Yerkir Tsirani (Terre d’abricot) termine troisième avec 9,5% des votes. (Le reste étant des bulletins nuls)

Les élections municipales d’Erevan ont enregistré une participation de 40,99%, c’est-à-dire que 345 226 citoyens se seraient déplacés pour voter.

Pour rappeler, le nombre total d’électeurs admissibles était de 842 147 personnes.

Plus tôt, Tigran Mukuchyan a informé les 474 bureaux de scrutin fermés Les élections du conseil d’Erevan et le nombre de votes sont en cours

Ce n’est pas une grande surprise : le parti républicain et son candidat, le maire sortant Taron Markarian, étaient les favoris.

En vertu du Code électoral du pays, les partis et les blocs doivent gagner respectivement au moins 6 % et 8 % des votes pour obtenir des sièges dans le conseil d’Erevan, s’il y a plus de trois candidats qui se présentent. Comme il n’y a eu que trois candidats à Erevan hier, cela signifie que quoiqu’il arrive les trois partis auraient été représentés dans le nouveau conseil, indépendamment de leur score.

Tout au long de la campagne, les deux concurrents de l’opposition ont attaqué Markarian, l’accusant de corruption et de mauvaise gestion.

Le maire de 38 ans, en poste depuis 2011, a défendu son bilan lors de réunions de campagne. Il a insisté sur le fait qu’il a largement réalisé ce qu’il avait promis lors de la campagne d’il y a quatre ans.

“Nous sommes satisfaits de notre campagne électorale et vous verrez ses résultats quelques heures plus tard“, a déclaré Markarian aux journalistes hier après avoir voté dans un bureau de vote d’Erevan.

Markarian a défendu sa décision d’éviter un débat télévisé en direct avec le candidat de Yelk, Nikol Pashinian.

Le président Serge Sarkisian a voté dans un autre bureau de vote. Il a déclaré qu’Erevan “s’améliorera“ si Markarian est réélu.

Pendant ce temps, Pashinian a accusé le parti au pouvoir d’avoir acheté à nouveau de nombreux votes. “Il est clair pour moi que, sans ces achats de voix, HHK n’aurait aucune chance de gagner une élection“, a-t-il accusé après avoir voté.

Dans la journée d’hier, l’ombusman d’Arménie a reçu au moins 75 rapports sur des fraudes électorales présumées publiées par les médias et sur les réseaux sociaux. Ils sont principalement liés à l’échec de la diffusion en direct du vote, l’équipement des bureaux de vote et la procédure de vote.

posté le 15 mai 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Début de la campagne municipale à Erevan

La campagne a officiellement commencé vendredi pour les élections municipales qui auront lieu le mois prochain à Erevan. Elles opposeront le parti républicain au pouvoir (HHK) et deux groupes d’opposition dirigés par des hommes politiques relativement nouveaux.

Le représentant du HHK et son principal challenger, issu de l’alliance Yelk, ont rassemblé des centaines de partisans dans différentes parties de la ville. Le troisième candidat, du nouveau parti Yerkir Tsirani, a lancé sa campagne électorale en parcourant la ville sur son vélo.

Les électeurs de la capitale arménienne se rendront aux urnes le 14 mai pour élire, lors d’un scrutin par liste, un nouveau conseil municipal qui, à son tour, choisira le maire de la ville.

Le candidat du HHK est le maire sortant, Taron Markarian. Le parti s’est montré confiance sur le fait qu’il gardera le pouvoir de l’administration municipale.

Markarian, en poste depuis 2011, a tenu son premier rassemblement de campagne dans le district sud de l’Erebuni, mettant l’accent sur le fait qu’il a largement tenu ses promesses de campagne d’il y a quatre ans. Il assuré qu’Erevan a maintenant plus d’espaces verts, des rues bien éclairées et que des quartiers entiers sont en cours de rénovation.

“Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons un meilleur Erevan“, a déclaré le maire de 38 ans à plusieurs centaines de personnes qui se sont rassemblées dans un parc d’Erebuni. “Mais il y a encore des problèmes à résoudre.“

Pourtant, certains résidents locaux ont exprimé des griefs quand ils lui ont parlé après le rassemblement. Une femme s’est plainte d’un manque d’approvisionnement en eau 24 heures / 24 dans sa maison.

“Il y a cinq ans, seule une poignée de districts disposaient d’un approvisionnement en eau 24 heures sur 24“, a rétorqué Markarian. “Aujourd’hui, les ménages d’Erevan ont de l’eau courante pendant en moyenne 17 à 18 heures quotidiennement.“ “Et la situation s’améliorera dans les années à venir“, a t-il ajouté.

Pendant ce temps, le candidat à la mairie représentant le parti Yelk, Nikol Pashinian, a critiqué Markarian et le HHK alors qu’il s’adressait à ses partisans dans le centre-ville lors d’un rassemblement qui suivait un concert de rock organisé par son parti. Il a assuré que la victoire de Yelk lors des élections municipales créerait un « contrepoids réel et fort pour le gouvernement de Serge Sarkissian » et éliminerait un pilier clé du « système corrompu existant en Arménie ».

Pashinian a insisté sur le fait que le but ultime de Yelk est le changement de régime. “Nous libérerons l’Arménie de la règle arbitraire, illégitime et corrompue imposée par le HHK“, a-t-il promis face à une majorité de jeunes manifestants.

Yelk, qui a été créé par trois partis d’opposition en décembre, a terminé troisième lors des élections législatives du 2 avril, remportant environ 8% des voix. La plupart de ces voix venaient d’Erevan.

Les résultats officiels du vote ont donné une victoire écrasante au HHK. L’opposition et les groupes civiques ont attribué la victoire du parti au pouvoir à l’achat de votes et à l’abus de ressources gouvernementales.

En parlant aux journalistes plus tôt dans la journée, Pashinian, 41 ans, a indiqué que Yelk est prêt pour la coopération post-électorale avec Yerkir Tsirani. Le parti d’opposition a été mis en place fin mars et n’a pas participé aux élections parlementaires. Son leader et candidate à la mairie, Zaruhi Postanjian, a publiquement critiqué Yelk.

Postanjian, 45 ans, a présenté la plate-forme de campagne de son parti lors d’une conférence de presse improvisée tenue sur la place de la liberté d’Erevan. Elle a dit que si elle et Yerkir Tsirani gagnaient la prochaine élection, ils combattront principalement contre ce qu’elle appelle la corruption généralisée dans la municipalité d’Erevan.

Par conséquent, Postanjian a fortement critiqué le bilan de Markarian. “Pendant son mandat, les espaces verts de la ville ont diminué“, a t-elle affirmé avant qu’elle et ses dizaines de supporters montent sur des bicyclettes et fasse un tour dans à le centre-ville. “Les gens devraient pouvoir se déplacer à Erevan en bicyclette, plutôt que dans de grandes voitures“.

posté le 24 avril 2017 par Claire/armenews


MUNICIPALES A EREVAN
Le parti républicain ne veut pas d’un débat télévisé avec l’opposition

Le parti républicain au pouvoir en Arménie (HHK) a rejeté hier la « propagande d’opposition » qui appelle à un débat télévisé entre le maire d’Erevan Taron Markarian et Nikol Pashinian, son principal opposant lors des prochaines élections municipales.

Un haut représentant de l’alliance d’opposition Yelk dirigé par Pashinian, Alen Simonian, a mis au défi Markarian d’accepter un débat télévisé pour parler du bilan de son mandat de cinq ans à la tête de la mairie d’Erevan.

“Notre tâche n’est pas de nous engager dans des débats“, a déclaré Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK, en charge de la campagne de Makarian. “Notre tâche est de présenter nos réalisations et nos projets aux résidents de la capitale au moyen d’une communication directe“.

“Plus tard au cours de cette campagne électorale, nous déciderons s’il y a besoin d’une telle démarche de propagande“, a t-il déclaré. “Nous pourrions accepter, mais nous ne discutons pas d’un tel scénario à ce stade.“

“Nous poursuivons nos politiques actives et ne voulons pas que tel ou tel autre groupe politique force ou guide notre campagne“, a ajouté Sharmazanov.

Le prochain maire d’Erevan sera choisi par un nouveau conseil municipal pour être élu le 14 mai. La campagne débutera officiellement vendredi.

Markarian, âgé de 39 ans, est en poste depuis 2011. Le leadership du HHK l’a nommé pour concourir à sa réélection plus tôt ce mois-ci. En conséquence, le maire est tête de liste du parti pour les élections municipales.

Il aura face à lui des candidats de deux groupes d’opposition : celui de Yelk et du nouveau parti Yerkir Tsirani de Zaruhi Postanjian.

Postanjian a promis de renverser Markarian. “Leur mandat de longue date a été désastreux pour l’Arménie d’une manière générale, et pour Erevan en particulier“, a t-elle affirmé aux journalistes.

Postanjian a accusé Markarian d’avoir utilisé illégalement son poste pour s’enrichir, lui et sa famille. Elle a souligné sa déclaration de revenus et d’actifs déposée auprès de la commission électorale municipale.

Le maire, dont le défunt père Andranik Markarian a occupé le poste de Premier ministre de 2000 à 2007, a déclaré 600 000 $ en espèces et des dizaines d’exploitations immobilières luxueuses dans diverses parties de la ville. “J’ai occupé un poste d’État depuis près de dix ans et je n’ai pas accumulé une telle fortune“, a assuré Postanjian.

posté le 19 avril 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
Il y aura peu d’observateurs de la société civile pour surveiller les municipales

Citant un manque de temps et de fonds financiers, le principal organisme de surveillance des votes d’Arménie a révélé hier qu’il était peu probable qu’il déploie de nombreux observateurs lors des élections municipales du mois prochain à Erevan.

The Citizen Observer initiative, une coalition de groupes de la société civile arménienne, a surveillé les élections législatives du 2 avril par l’intermédiaire de plus de 3 000 militants et bénévoles déployés dans les bureaux de vote à travers le pays. Il a dressé une évaluation globalement négative du scrutin, alléguant de nombreux cas d’achat de vote, d’intimidation électorale et d’autres violations.

Les élections municipales d’Erevan sont prévues pour le 14 mai. La capitale arménienne compte près de 500 circonscriptions électorales.

“Nous avons besoin d’environ 950 observateurs pour être correctement présents dans tous les bureaux de vote“, a expliqué Armen Grigorian, un responsable de la coalition citoyenne. “Pour le moment, Citizen Observer ne dispose pas de ressources suffisantes pour organiser un tel effort à grande échelle“.

“La probabilité que nous obtenions les ressources nécessaires et organisions une mission de surveillance à grande échelle dans un si court laps de temps est infime“, a-t-il convenu.

Grigorian a souligné que la coalition avait été occupée par les élections législatifs et n’avait pas eu assez de temps pour lancer un nouveau appel aux donateurs occidentaux pour un nouveau financement. “L’Union européenne, par exemple, prend environ un an de réflexion pour approuver ses programmes de financement“, a-t-il justifié.

L’activiste a également déclaré que la présence des observateurs de Citizen Observer avait considérablement réduit le nombre d’irrégularités de vote. “Nous pouvons donc appeler un certain nombre d’observateurs à se rendre aux bureaux de vote le 14 mai... Mais cela ne se fera pas à grande échelle“, a-t-il regretté.

posté le 19 avril 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Nikol Pashinian va être candidat aux élections municipales d’Erevan

Nikol Pashinian, dirigeant de l’alliance Yelk de l’opposition, va se présenter face au maire sortant d’Erevan Taron Markarian, lors des élections municipales qui ont lieu le mois prochain, a t-il annoncé vendredi.

Les électeurs de la capitale arménienne se rendront aux urnes le 14 mai pour élire un nouveau conseil municipal qui, à son tour, choisira le maire de la ville. Le conseil actuel d’Erevan est contrôlé par le parti républicain (HHK). Il a choisi Markarian en tant que maire en 2011.

Le conseil d’administration du parti républicain dirigé par le président Serge Sarkissian a décidé de nommer de nouveau Markarian comme candidat à la mairie jeudi dans la soirée. En conséquence, le maire de 38 ans sera tête de liste du parti pour les élections de la capitale. Le porte-parole du parti, Eduard Sharmazanov, a déclaré que Markarian a obtenu des résultats « assez spectaculaires » pendant son mandat.

“Notre objectif dans ces élections est de gagner“, a commenté Pashinian après avoir annoncé sa candidature à la mairie et la liste de Yelk.

“Yelk est déterminé à donner aux résidents d’Erevan l’occasion d’élire un maire qui servira leurs intérêts et n’utilisera pas son poste pour gagner des millions de dollars“, a affirmé l’opposant.

Yelk a remporté environ 8% des suffrages lors des élections législatives du 2 avril. Le bloc a obtenu environ 14% à Erevan, selon la Commission électorale centrale (CEC).

Pashinian, 41 ans, a déclaré que Yelk espère faire une démonstration plus forte dans la capitale le 14 mai. Il a critiqué le bilan de Markarian, soulignant le mauvais état des transports en commun.

Aucun des autres grandes partis ou alliances n’a parlé vendredi de présenter un candidat à Erevan.

posté le 10 avril 2017 par Claire/armenews