Nouvelles d'Arménie
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Markarian


POLITIQUE
Les alliés de Pashinian souhaitent de nouvelles élections à Erevan

Mardi, un haut représentant du parti du Premier Ministre, Alliance Yelk, a appelé à la tenue de nouvelles élections municipales à Erevan, suite à la démission du maire Taron Markarian.

Markarian, qui est un membre important du Parti Républicain (HHK) de l’ancien président Serge Sarkissian, a démissionné lundi après des semaines de pressions de la part de Pachinian et de ses alliés.

Selon la loi arménienne, le conseil municipal d’Erevan doit élire un nouveau maire dans un délais d’un mois. Ne pas le faire donnerait au gouvernement le droit d’organiser des élections anticipées dans la capitale.

Les représentants du HHK, qui détient 46 sièges au conseil de 63 membres, ont refusé d’annoncer s’ils comptaient nommer un candidat à la mairie. Un conseiller de Yelk, Davit Khazhakian, est convaincu que l’ancien parti au pouvoir ne le fera pas.

« Il est évident qu’il doit y avoir des élections anticipées du conseil municipal », a déclaré Khazhakian. « Le vote devrait avoir lieu en septembre », a-t-il précisé.

Yelk, qui contrôle 14 sièges au conseil, se compose de trois partis politiques qui étaient en opposition à l’ancien gouvernement arménien. L’un d’entre eux, Contrat Civil, est dirigé par Pachinian.

Selon les mots de Khazhakian, on ne sait pas encore si les trois partis composant Yelk proposeront une candidature jointe, ou 3 candidatures distinctes. « Je pense que de telles discussions auront lieu très bientôt », a ajouté Khazhakian.

Yelk a terminé deuxième lors des dernières élections tenues à Erevan en mai 2017. Le parti a affirmé que le HHK les avait gagnés grâce à des techniques d’achat de votes et d’abus de ressources administratives. Le parti de Sarkissian nie ces accusaitions.

posté le 11 juillet 2018 par Claire/armenews


POLITIQUE
Le maire d’Erevan nie les rumeurs de sa démission

Mercredi, le maire d’Erevan, Taron Markarian, a démenti par l’intermédiaire d’un porte-parole, les rumeurs annonçant sa démission iminente.

Markarian a subit de nombreuses pressions à démissionner à la suite des manifestations qui ont poussé l’ancien Président, Serge Sarkissian, à quitter ses fonctions en avril. Markarian est un membre important du Parti Républicain d’Arménie (HHK) de Sarkissian. Le leader des révoltes, Nikol Pachinian, a pris ses fonctions de nouveau Premier Ministre le 8 mai.

La pression a augmenté il y a deux semaines lorsque le Service National de Sécurité (SNS) a fouillé les bureaux d’un fonds municipal supervisé par le maire. Le Directeur Exécutif du Fonds d’Erevan et un autre fonctionnaire municipal ont été interrogés car ils étaient soupçonnés d’extorquer de lourdes sommes à des particuliers cherchant à obtenir un permis de construire auprès du bureau du maire.

Mardi, l’absence de Markarian à une session du conseil municipal d’Erevan qu’il devait présider, à soulevé d’avantage de questions concernant son avenir politique. Le maire adjoint Kamo Areyan a affirmé qu’il était malade.

Davit Khazhakian, un membre du conseil affilié au Parti du Contrat Civil de Pachinian, a déclaré par la suite que Markarian avait signé une lettre de démission « il y a deux ou trois jours » mais ne la publie pas pour le moment, car on ignore comment et par qui son successeur sera désigné. Selon Khazhakian la démission qu’il annonce serait liée à l’enquête de corruption menée par le SNS.

« Je réfute et ne confirme pas la déclaration de Davit Khazhakian », a répondu le porte-parole de Markarian, Artur Gevorgian.

Gevorgian a insisté sur le fait que Markarian continue d’exercer ses fonctions. En particulier, a-t-il précisé, Markarian a rencontré un maire adjoint russe en visite de Saint-Pétersbourg plus tôt dans la journée.

posté le 28 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLICE
L’ancien parti au pouvoir inquiété par des enquêtes de corruption

Le Parti Républicain (HHK) de l’ancien Président Serge Sarkissian a exprimé vendredi son inquiétude à propos d’une enquête sur la corruption d’un fonds municipal supervisé par le maire de Erevan, Taron Markarian.

Ashot Ghazarian, le directeur exécutif du Fonds d’Erevan, et Khachatur Kirakosian, chef adjoint du district de Davitashen, ont été arrêtés jeudi dans le cadre de l’enquête menée par le Service National de Sécurité (SNS).

Les arrestations ont eu lieu le lendemain de la perquisition effectuée par les agents de la SNS dans les locaux du fonds d’Erevan, situé dans le bâtiment principal de l’administration de la capitale. Un rapport du Service National de Sécurité a indiqué que deux individus ont été récemment forcés d’effectuer de gros paiements à l’organisation caritative en échange de permis de construire délivrés par le bureau du maire.

Le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov, a critiqué le raid du SNS dont ont été témoins des journalistes, affirmant qu’il avait été trop médiatisé. « L’ampleur des actions du SNS n’était pas proportionnée », a ajouté M. Sharmazanov.

« Il ne s’agit pas de dire que les documents ne doivent pas être confisqués ou que la municipalité ou tout autre organe ne doit pas faire l’objet d’une enquête ... Nous pensons simplement que cela aurait pu être fait un peu plus discrètement », a-t-il annoncé.

« Nous n’excluons pas les motifs politiques [derrière l’enquête] », a ajouté le vice-président du Parlement arménien.

Le maire d’Erevan, qui dirige le conseil d’administration du fonds, est un membre important du HHK. Il a subi de fortes pressions pour démissionner depuis les manifestations de masse qui ont forcé Sarkissian à démissionner fin avril.

Même avant le changement de gouvernement, les hauts responsables du parti Contrat Civil accusaient l’administration municipale d’extorquer des paiements illégaux à des entreprises et à des citoyens. Deux de ces politiciens, Arayik Harutiunian et Lena Nazarian, ont poursuivi le fonds en mars suite à son refus de divulguer l’identité de ses donateurs.

Harutiunian, qui a été nommé ministre de l’Education le mois dernier, a défendu l’enquête du SNS vendredi. « Je pense que les forces de l’ordre ont agi dans le cadre de leurs pouvoirs », a-t-il déclaré.

posté le 18 juin 2018 par Claire/armenews


POLICE
Perquisition pour corruption à la mairie d’Erevan

Mercredi, le Service National de Sécurité arménien (SNS) a perquisitionné certains bureaux de l’administration municipale d’Erevan, dans le cadre d’une enquête criminelle à l’encontre d’une organisation caritative dirigée par le maire de la ville, Taron Markarian.

Dans un communiqué, le SNS a annoncé que deux personnes ont déclaré avoir été contraintes par des fonctionnaires municipaux à effectuer des paiements importants au Fonds d’Erevan, en échange de la validation des permis de construire qu’ils avaient déposés. Le SNS a ajouté que ses enquêteurs ont déjà constaté qu’une partie de ces « grandes quantités » d’argent n’a jamais atteint l’organisme de bienfaisance et a été « détourné ».

Selon la déclaration, les officiers du SNS ont fait irruption dans les bureaux du Fonds d’Erevan - situés dans des locaux municipaux - dans le cadre des « mesures d’investigation à grande échelle » prises par la puissante agence de sécurité.

La déclaration n’a pas précisé si des fonctionnaires municipaux ont été interrogés. Elle informe seulement qu’une enquête est en cours en vertu d’articles du Code Pénal Arménien traitant d’abus de pouvoir et de fraude.

La perquisition effectuée au siège du Fonds d’Erevan a duré plusieurs heures. Lorsqu’ils ont quitté les lieux, des policiers en civil transportaient de nombreux sacs noir remplis de documents ainsi que d’objets plus lourds.

Le maire Markarian est le président du conseil d’administration du Fonds d’Erevan. Le fonds aurait recueilli environ 2 milliards de drams (4,1 millions de dollars) en 2017. Plus des trois quarts de cette somme auraient été apportés par des donateurs privés non divulgués.

En mars de cette année, deux hauts responsables de Contrat Civil, alors un parti d’opposition, ont accusé l’administration municipale d’extorquer des paiements illégaux au Fonds d’Erevan en échange de divers services fournis aux entreprises ou aux citoyens. Arayik Harutiunian et Lena Nazarian ont porté plainte contere le fonds après son refus de divulguer l’identité de ses donateurs.

Harutiunian, qui est maintenant de Ministre de l’Education dans le nouveau gouvernement de Nikol Pachinian, a déclaré la semaine dernière que le bureau du maire a décidé de liquider le fonds. « Il sera difficile de nettoyer les traces [de corruption] en fermant le fonds », a-t-il averti.

Nazarian, pour sa part, a exprimé l’espoir que l’enquête du SNS établira la vérité sur les activités du fonds opaque. « Je pense qu’il est très improbable que des pratiques de corruption et autres abus puissent avoir eu lieu à l’insu des dirigeants, y compris du président du conseil, Taron Markarian », a-t-elle déclaré mercredi.

Anahit Bakhshian, membre du conseil municipal d’Erevan, très critique envers le maire, a déclaré qu’elle avait entendu de nombreuses rumeurs selon lesquelles des personnes avaient été obligées de donner de l’argent au fonds. « Il a évidemment été un canal de vol », a-t-elle accusé.

Markarian a subi une pression croissante pour démissionner depuis les manifestations massives menées par Pachinian, qui ont forcé le président Serge Sarkissian à démissionner le 23 avril. Le maire de 40 ans est un membre important du Parti Républicain de Sarkissian. Il a cependant refusé de démissionner.

Le secrétaire de presse de Markarian, Artur Gevorgian, a déclaré que l’enquête du SNS n’est pas un motif suffisant pour justifier la démission du maire.

posté le 14 juin 2018 par Claire/armenews


EREVAN
Des journalistes exclus du Conseil municipal après avoir été témoins de violence

Une semaine après une bagarre embarrassante entre les membres pro-gouvernementaux et les membres de l’opposition du conseil municipal d’Erevan, le maire Taron Markarian a décidé d’interdire aux journalistes d’assister aux prochaines sessions. Son porte-parole, Artur Gevorgian, a déclaré mercredi au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) qu’ils pourraient désormais regarder les débats du conseil uniquement à travers des écrans placés dans une salle de presse séparée. Il a insisté sur le fait que la mesure ne restreindra pas la couverture médiatique de la législature habilitée à élire le maire de la ville.

« Vous n’avez pas à être dans l’auditorium du conseil », a déclaré Gevorgian. « Cela ne doit en aucun cas être considéré comme une restriction. Les journalistes continueront à se déplacer librement dans le bâtiment [de la municipalité] les jours des sessions du conseil. » 

Le 19 février, le maire d’Erevan a dit à ses avocats et ses attachés de presse, de proposer des moyens pour « réguler » le travail de la presse accrédités par la municipalité. Cet ordre est venu six jours après un affrontement violent vu par un grand nombre de journalistes.

Deux membres du conseil municipal représentant le parti d’opposition Yerkir Tsirani ont été confrontés à leurs collègues pro-gouvernementaux lorsqu’ils ont essayé de remettre à Taron Markarian des récipients en verre remplis d’eaux usées collectées dans un tuyau d’égout endommagé dans le district de Noubarachen. Marina Khachatrian de Yerkir Tsirani, a giflé un conseiller représentant le parti républicain au pouvoir (HHK) après avoir été bousculée par lui. Ce dernier a l’a giflé tandis qu’un autre conseiller du HHK lui a arraché les cheveux en guise de réponse. Marina Khachatrian et deux autres membres de Yerkir Tsirani, dont le chef du parti, Zarouhi Postanjian, ont ensuite été contraints physiquement de quitter la salle. Zarouhi Postanjian et ses associés se sont souvent disputés avec les conseillers de HHK lors des sessions du conseil élu en mai dernier. Les journalistes ont à plusieurs reprises été témoins des insultes proférées par les loyalistes de Markarian à l’encontre des trois femmes.

Artur Gevorgian a affirmé que la décision du maire d’interdire la presse lors des sessions du conseil ne vise pas à dissimuler davantage d’incidents de ce genre. Il a dit que l’administration municipale installera plus de caméras vidéo dans la salle pour assurer la transparence des procédures. Le responsable a toutefois noté que la diffusion en direct des débats pourrait être interrompue en cas de « hooliganisme » de la part des conseillers.

Les actions de Markarian suite à l’incident du 13 février ont attiré les critiques des principales associations de médias d’Arménie. La présidente de l’Union des journalistes d’Arménie, Satik Seyranian, a déclaré qu’ils pourraient « entraver les activités professionnelles légitimes des journalistes » lorsqu’elle a rencontré le maire mercredi. Taron Markarian a, pour sa part, nié avoir créé de tels obstacles.

posté le 22 février 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



EREVAN
La police a été saisie pour enquêter sur l’altercation au Conseil municipal

La police arménienne a reçu différentes plaintes au sujet d’une altercation vive entre l’opposition et les membres pro-gouvernementaux du conseil municipal d’Erevan qui a fini dans la violence mardi dernier.

L’incident s’est produit lors d’une session régulière du conseil présidée par le maire Taron Markarian. Deux conseillères affiliées au parti d’opposition Yerkir Tsirani se sont bagarrées avec leurs collègues pro-gouvernementaux lorsqu’elles ont essayé de donner à Markarian des récipients en verre de remplis d’eaux usées collectées dans un tuyau d’égout endommagé du district de Noubarachen, appelant la substance nauséabonde un « cadeau » des résidents de Noubarachen. Les deux partis ont sont venus aux mains et se sont insultés.

Marina Khachatrian de Yerkir Tsirani, a giflé un conseiller masculin représentant le parti républicain au pouvoir (HHK) après avoir été bousculée par lui. Ce dernier lui a rendu sa gifle. Khachatrian et deux autres membres de Yerkir Tsirani, dont la responsable du parti, Zarouhi Postanjian, ont ensuite été physiquement contraintes de quitter l’auditorium du conseil.

Par la suite, Postanjian a envoyé un « rapport de crime » à la police. La police a également reçu une plainte distincte d’un fonctionnaire anonyme de l’administration municipale.

Un porte-parole de la police nationale a déclaré mercredi au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) que le département de police du district administratif central d’Erevan « prépare des documents » pour décider de lancer une enquête criminelle officielle. Aucun cas criminel formel n’a encore été ouvert, a déclaré le responsable.

« Je pense que les organismes d’application de la loi ne remplissent pas leurs fonctions », a déclaré Zarouhi Postanjian, insistant sur le fait que l’incident constituait une agression violente sur elle-même et ses deux collègues qui ont tenté de se rapprocher du maire.

Pour sa part, Marina Khachatrian a déclaré avoir giflé Edmond Kirakosian du HHK parce qu’il l’avait pelotée pendant les fracas. Ni Kirakosian ni un autre conseiller de HHK, qui lui tirait les cheveux, n’ont pu être joints pour commenter ces accusations.

Taron Markarian et ses collaborateurs ont accusé Yerkir Tsirani pour leur violence sans précédent. Un communiqué publié par le bureau du maire a accusé le parti d’opposition d’essayer de discréditer l’assemblée municipale avec des actions « ne convenant pas aux personnes saines ». Zarouhie Postanjian a également déclaré mercredi que Markarian avait fait venir plus de policiers dans le bâtiment de la municipalité et avait interdit à une voiture de Yerkir Tsirani d’utiliser un parking adjacent. « Nous considérons cela comme une continuation de la violence d’hier », a-t-elle accusé.

posté le 15 février 2018 par Claire/armenews


TENSIONS
Une séance du conseil d’Erevan très houleuse

Une session du conseil municipal d’Erevan s’est fini de façon très chaotique hier : trois de ses membres femmes de l’opposition se sont bagarrées avec des homologues pro-gouvernementaux, alors qu’elles tentaient d’organiser une manifestation inhabituelle contre le maire Taron Markarian.

Zaruhi Postanjian, de l’opposition, et deux autres membres représentant son parti Yerkir Tsirani ont apporté à la salle du conseil des récipients en verre remplis d’eaux usées collectées dans un tuyau d’égout endommagé dans la banlieue de Nubarashen. Un groupe de résidents locaux en colère a bloqué une route là-bas lundi pour exiger que les autorités municipales règlent rapidement le problème.

Peu de temps après la session régulière, deux conseillères de Yerkir Tsirani ont mis des gants, ont pris les contenants nauséabonds et se sont dirigés vers le podium de l’assemblée occupé par Markarian pour lui présenter ce qu’ils ont appelé un « cadeau des résidents de Nubarashen ». Un groupe de conseillers en colère représentant le Parti républicain d’Arménie (HHK) a répliqué.

Les deux parties se sont battues et se sont crié des insultes ensuite. Les membres de Yelk, un groupe d’opposition moins radical également représenté au conseil, ont essayé en vain de les séparer.

L’une des conseillères de Yerkir Tsirani, Marina Khachatrian, a giflé un collègue du HHK, Edmond Kirakosian, après avoir été bousculé par lui. Kirakosian a giflé Khachatrian au visage tandis qu’un autre membre de HHK lui a tiré les cheveux en représailles. Une autre loyaliste du gouvernement l’a attrapée par la taille et l’a entraînée de force quelques instants plus tard.

Les deux autres femmes furent également expulsées de la salle du conseil avant que Markarian n’interrompe la séance. Les alliés du maire ont pointé du doigt l’usage de la force contre eux. L’un d’eux, Naira Nahapetian, a affirmé que l’action de Yerkir Tsirani était une “attaque contre Taron Markarian“.

“Nous condamnons l’usage de la force et personne ne peut l’utiliser ici“, a commenté le maire quant à lui.

Postanjian et ses deux associées sont restées provocantes quand la session a repris après la pause d’urgence en présence des policiers appelés par Markarian. En revanche, les journalistes ont été empêchés de revenir à la chambre, sans qu’aucune explication claire ne leur soit donnée.

“Cette odeur nauséabonde vous accompagnera partout où vous irez“, a déclaré M. Postanjian à la majorité pro-gouvernementale. “Même votre parfum coûteux et votre cognac ne vous sauveront pas. Vous ne pouvez pas suffoquer d’une odeur nauséabonde. Mais vous devez être empoisonné. Nous allons empoisonner vos vies. “

Yerkir Tsirani a remporté 5 sièges au conseil qui compte 65 membres aux élections municipales d’Erevan qui se sont tenues en mai. Le parti créé il y a un an a perdu deux de ces sièges à cause de défections. Postanjian et les deux autres femmes ont fréquemment affronté Markarian et ses alliés lors des sessions du conseil.

Ils ont également des relations difficiles avec Yelk, qui détient 14 sièges au conseil.

posté le 14 février 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



EREVAN
Le budget de la ville critiqué par l’opposition

Mardi 26 décembre, la minorité d’opposition au conseil municipal d’Erevan a accusé le maire Taron Markarian d’avoir abusé des fonds publics alors qu’il faisait passer le budget de la ville pour l’année prochaine par son administration. Le budget prévoit 80,2 milliards de drams (166 millions de dollars) de dépenses et presque autant de recettes. Le conseil contrôlé par le parti républicain d’Arménie (HHK) l’a adopté par 47 voix contre 16. Les membres du conseil représentant l’alliance Yelk de l’opposition et le parti plus radical Yerkir Tsirani ont voté contre.

Les conseillers de Yelk ont déclaré que le budget gaspillera l’argent des contribuables sur des programmes inutiles tout en ignorant certains besoins pressants de la capitale arménienne. L’un d’eux, Ani Samsonian, s’est plaint que l’administration municipale n’a pas l’intention de remplacer les ascenseurs vieillissants la ville. Les conseillers de Yerkir Tsirani étaient encore plus critiques. L’une d’eux, Mariné Khachatrian, a lancé des attaques personnelles contre Markarian en accusant le maire d’utiliser des fonds budgétaires pour acheter des costumes coûteux pour lui-même.

Taron Markarian a écarté les allégations déclarant que Yerkir Tsirani recevait un généreux financement de donateurs étrangers. « En ce qui concerne vos réclamations concernant nos vêtements et voyages à l’étranger, je dois vous dire que beaucoup de choses ont changé dans vos vêtements, votre coiffure et votre démarche depuis votre élection au conseil. Alors arrêtez avec ça », « Vous ne pouvez pas continuer avec des discussions vides », a-t-il ajouté avec colère au cours d’un échange verbal continu avec Mariné Khachatrian.

Cette dernière et les deux autres conseillers de Yerkir Tsirani, y compris le chef du parti, Zaruhi Postanjian, ont été moqués par la majorité du HHK lorsqu’ils sont sortis de l’assemblée en signe de protestation. Le chef du parti Yelk au conseil, Davit Khazhakian, les a également réprimandés en disant qu’ils sont trop perturbateurs : « Votre plan pour faire du tapage nous affecte aussi, ce qui je comprends n’était pas un de vos objectifs », a-t-il déclaré.

Pendant ce temps, l’un des députés du maire, Vahe Nikoyan, a rejeté la critique de l’opposition sur le budget. Il a déclaré qu’aucune des factions de l’opposition n’a présenté de propositions concrètes sur la redistribution des dépenses prévues par l’administration municipale.

posté le 27 décembre 2017 par Claire/armenews


EREVAN
Le maire se penche sur l’idée de l’opposition de renommer des noms de rue

Le maire d’Erevan, Taron Markarian, a réitéré hier l’idée selon laquelle son administration envisagerait sérieusement la proposition de l’opposition de renommer les rues de la capitale arménienne portant toujours le nom de personnages controversés de l’ère soviétique.

Markarian a expliqué que le projet de loi élaboré par l’alliance Yelk et soumis au conseil municipal lundi est “sujet à discussion“. Mais il a précisé qu’une décision finale de la municipalité doit également prendre en compte les points de vue des experts aussi bien que des citoyens erevantsis.

“C’est pourquoi il doit y avoir une discussion publique“, a t-il affirmé aux journalistes. “Après cela, la faction du parti républicain au conseil municipal formulera sa position“.

“Nous ne devons pas renoncer à notre histoire, mais cela ne nous dérangerait pas de donner à des noms de rues le nom de nos héros nationaux. Il suffit d’examiner légalement quelles rues pourraient être renommées et quand “.

Le projet de loi de Yelk vise à changer le nom de cinq rues d’Erevan. Trois d’entre elles portent le nom de dirigeants communistes arméniens qui ont impliqué dans des répressions de masse en Arménie soviétique et dans d’autres parties de l’Union soviétique dans les années 1920 à 1930. C’est le cas notamment d’Anastas Mikoyan, proche de Joseph Staline qui, pendant des décennies, a occupé les principaux postes de direction à Moscou. Yelk voudrait que cette rue porte le nom de Kirk Kerkorian, philanthrope arméno-américain.

Yelk s’oppose également au nom de rue “Leningradian“, qui symbolise le nom de Saint-Pétersbourg, la deuxième plus grande ville de Russie. Il veut que la rue soit nommée Leonid Azgaldian, héros arménien de la guerre de 1991-1994 au Haut-Karabagh qui a été tué au combat.

Markarian a exclu ce changement de nom. “La population d’Erevan est habituée à ce nom et nous ne trouvons pas qu’il soit approprié de le changer“, a-t-il commenté. Le maire a également soutenu qu’Erevan et Saint-Pétersbourg étaient des villes sœurs.

Davit Khazhakian, conseiller de Yelk, a rejeté les arguments de Markarian. “Il y a la rue Leningradian mais aucune ville ne s’appelle Leningrad maintenant“, a-t-il expliqué. “La Russie et d’autres pays de l’ex-soviétique se débarrassent des statues et de l’héritage de Lénine, et je pense que nous devrions faire de même. “

Khazhakian a également déclaré que des milliers de personnes ont signé une requête de Yelk demandant le changement de nom.

L’Arménie a été l’une des premières Républiques soviétiques à enlever la statue de Lénine, fondateur de l’Union soviétique, de la place centrale de sa capitale en 1991. La plupart des rues d’Erevan ayant des noms liés au Bolchevik ont ​​été renommées dans les années qui ont suivi.

posté le 31 août 2017 par Claire/armenews