Nouvelles d'Arménie
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UNESCO


TURQUIE
Selon l’UNESCO en Turquie 3 langues ont disparu et 15 autres sont au seuil de la disparition dont celle utilisée par les Arméniens du Hamshen

Le site Ermenihaber.am fait état du dernier rapport annuel de l’UNESCO avec les 15 langues qui sont au seuil de la disparition en Turquie. L’année dernière 3 langues ont déjà disparu en Turquie. Ces dernières étaient le grec en Cappadoce, la langue oubikhia jadis utilisée à l’Est de la Turquie et le mahst nord Pontique, langue d’origine araméenne. Parmi les langues menacées d’extinction en Turquie citons celles du hamshen (utilisée par les Arméniens du Hamshen), le gagouaze, la langue séfarade (utilisée par les Juifs), le touroya (utilisée dans la région de Mardine), l’abkhaze, le laze, le tcherkéz, le grec pontique, le sindi (utilisé par les tsiganes).

Krikor Amirzayan

posté le 23 février 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Turquie  UNESCO 


ARMENIENS-IRAN
L’Iran va présenter la Cathédrale arménienne Saint-Sauveur d’Ispahan au rang de Patrimoine mondial de l’UNESCO

L’Iran s’apprête à présenter la Cathédrale arménienne Saint-Sauveur d’Ispahan au rang de Patrimoine mondial de l’UNESCO a annoncé Hosein Talebian le vice-responsable iranien chargé du Patrimoine culturel et national ainsi que du Tourisme. Lors de la clôture au Musée national d’une exposition consacrée aux relations arméno-iraniennes, H. Talebian a précisé que trois églises arméniennes d’Iran avaient déjà été classées dans la liste de l’UNESCO au rang de Patrimoine culturel et architectural mondial.

Krikor Amirzayan

posté le 18 janvier 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450  Iran  UNESCO 


PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL
Pour l’UNESCO le kamantcha instrument de musique traditionnelle d’Arménie, de Géorgie, de Turquie, d’Iran et d’Azerbaïdjan est azéri et iranien...

Le kamantcha instrument de musique traditionnelle d’Arménie, de Géorgie, d’Iran et d’Azerbaïdjan a été dépossédé par l’UNESCO au profit de l’Iran et de l’Azerbaïdjan. L’UNESCO lors de sa 12e assemblée en Corée du Sud, vient de décider que l’art de l’exécution de la musique du kamantcha désormais inscrit au rang de patrimoine mondial culturel immatériel appartient à l’Iran et l’Azerbaïdjan et non à l’Arménie, la Turquie ou la Géorgie...

Une décision non impartiale qui fait suite à la pression de Bakou sur l’UNESCO qui a toutefois inscrit le kotchari sous le nom de l’Arménie dans la liste du patrimoine culturel immatériel mondial.

A grands renforts de pétrodollars, l’Azerbaïdjan -dont le nom n’est né qu’au début du 20e siècle- essaie de se forger une image internationale d’une ancienne civilisation à la riche culture...Et l’UNESCO -dont l’Azerbaïdjan finance une partie de ses œuvres ou manifestations- a été sensible au charme du kamantcha de Bakou qui a une forte odeur de pétrole...

Le kamantcha est arménien bien avant d’être azéri. Le poète arménien Sayat-Nova (Hrutyun Sayatyan, 1712-1795) connu dans tout le Sud-Caucase l’utilisait déjà...alors que le nom même de l’Azerbaïdjan n’existait pas ! C’est en cela que la décision de l’UNESCO d’attribuer le kamantcha à l’Azerbaïdjan est arbitraire et sujet à polémiques.

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Le poète arménien Sayat-Nova (Hrutyun Sayatyan, 1712-1795) connu dans tout le Sud-Caucase utilisait déjà le kamantcha alors que le nom même de l’Azerbaïdjan n’existait pas...

Le kamantcha est arménien bien avant d’être azéri. Le poète arménien Sayat-Nova (Hrutyun Sayatyan, 1712-1795) connu dans tout le Sud-Caucase l’utilisait déjà...alors que le nom même de l’Azerbaïdjan n’existait pas ! C’est en cela que la décision de l’UNESCO d’attribuer le kamantcha à l’Azerbaïdjan est arbitraire et sujet à polémiques.

Krikor Amirzayan (Գրիգոր Ամիրզայեան)

posté le 8 décembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


UNESCO-PATRIMOINE ARMENIEN
Le kotchari arménien est entré dans la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO

La danse folklorique arménienne du « Kotchari » (le Kotchari) est entrée dans la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. L’information a été communiquée mercredi 6 décembre à Erévan par le vice-ministre arménien de la Culture, Arthur Poghosyan. « Cette décision de l’UNESCO de faire entrer le kotchari des Arméniens dans la liste a eu lieu ce matin même. Les Azéris ont essayé en vain de perturber cette décision... » a jouta le vice-ministre arménien de la Culture.

Après la « musique du duduk » (2008), « l’art du khatchkar » (2010), « L’épopée de David de Sassoun » (2012) et « la préparation du pain lavache » (2014) la danse du Kotchari (2017) est ainsi le 5ème dossier présenté par l’Arménie qui est ainsi inscrit au rang du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Après le kotchari, le dolman arménien entrera-t-il au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité dans la liste de l’UNESCO ?

Krikor Amirzayan (Գրիգոր Ամիրզայեան)

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Le kotchari arménien est entré dans la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO
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Le kotchari arménien est entré dans la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO
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Le kotchari arménien est entré dans la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO
posté le 6 décembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


International
L’Azerbaïdjan élu vice-président de la Conférence générale de l’UNESCO

L’Azerbaïdjan, membre de l’UNESCO depuis 1992, a été élu, le 30 octobre 2017, vice-président de la 39ème cession de la Conférence générale de l’UNESCO à Paris.

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, est une institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies créée le 16 novembre 1945 à la suite des dégâts et des massacres de la Seconde Guerre mondiale.

Elle a pour objectif selon son acte constitutif de « contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples ». L’institution est dirigée depuis 2009 par la bulgare Irina Gueorguieva Bokova.

posté le 31 octobre 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Azerbaïdjan  UNESCO 


CORRUPTION
Fonds azerbaïdjanais : le mari de la patronne de l’Unesco visé par une enquête

Sofia, 7 sept 2017 (AFP) - Sofia a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête visant le représentant bulgare auprès de la Berd, Kalin Mitrev, par ailleurs époux de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, dans le cadre d’une affaire de versements de fonds azerbaïdjanais à des décideurs européens. L’enquête porte notamment sur un possible “blanchiment d’argent“, a annoncé le parquet bulgare, au surlendemain de la publication par des journaux européens d’une enquête accusant Bakou d’avoir dépensé 2,5 milliards d’euros entre 2012 et 2014 pour s’attacher des soutiens à l’étranger.

“Après la publication d’informations portant que des versements effectués par des sociétés azerbaïdjanaises sur des comptes de Kalin Mitrev“, l’enquête vise à déterminer s’il y a eu ou non “fraude fiscale“ et “blanchiment d’argent“, a précisé le parquet bulgare dans un communiqué.

Le cas de M. Mitrev a par ailleurs été abordé jeudi au cours d’une réunion ministérielle, a annoncé le gouvernement conservateur. D’après les explications fournies par l’intéressé, “nous ne voyons pas de violation“ de la loi, a assuré le ministre des Finances, Vladislav Goranov.

Kalin Mitrev, 65 ans, est depuis 2014 le représentant de la Bulgarie auprès de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), après avoir déjà occupé ces fonctions de 1996 à 1997 et de 2002 à 2009. Il est l’époux d’Irina Bokova, la patronne bulgare de l’Unesco depuis 2009. Un éventuel “limogeage de Kalin Mitrev (de son poste à Berd) ne fait pas partie des compétences“ du gouvernement bulgare, a souligné M. Goranov.

M. Mitrev, qui selon l’enquête de presse a touché 425.000 euros de la société azerbaïdjanaise Avuar Co, a reconnu mercredi dans le journal bulgare “24 tchassa“ un travail de “consultant“, assurant s’être acquitté de tous les impôts dûs en Bulgarie.

Selon lui, l’information sur ce contrat a été présentée “de façon tendancieuse pour suggérer que mon travail couvrait un commerce d’influence, et pour impliquer ma femme, Irina Bokova, dans un schéma de corruption“, a-t-il déploré.

“Il est incorrect d’impliquer mon nom. Je n’ai rien à faire avec ce cas“, a pour sa part assuré dans les colonnes du journal Mme Bokova.

Intitulée “Laundromat“ (“Lessiveuse“), l’enquête publiée mardi par une dizaine de journaux européens décortique plus de 16.000 transactions suspectes passées par l’Azerbaïdjan pour montant total de 2,5 milliards d’euros, dans le cadre de ce qui a été surnommé une “diplomatie du caviar“.

Après ces révélations, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a de son côté nommé trois experts indépendants pour enquêter sur les allégations visant certains de ses élus.

posté le 7 septembre 2017 par Ara/armenews


PATRIMOINE ARMENIEN EN IRAN
L’Iran va investir 370 000 dollars pour la rénovation des églises arméniennes Saint Thaddée et Saint Stepanos

Dans le cadre de son développement touristique l’Iran va investir 370 000 dollars pour la rénovation et l’aménagement des églises arméniennes intégrées dans la liste du Patrimoine culturel et architectural mondial de l’UNESCO. Mohamad-Hassan Talebian le vice-ministre iranien chargé du patrimoine culturel et du tourisme a déclaré « il est indispensable de conserver ces églises historiques et c’est pour cette raison que notre organisation de développement du Patrimoine culturel encourageons un certain nombre de manifestations et notamment des cérémonies religieuses dans ces églises ». Mohamad-Hasan Talebian a effectué cette déclaration lors de sa visite au monastère arménien de Saint Thaddée au nord-ouest de l’Iran. En 2008, Saint Thaddée ainsi que l’autre monastère arménien de Saint Stepanos (Sourp Stépanos) ont été classés dans la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Krikor Amirzayan

posté le 7 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Iran  UNESCO 


FOOTBALL
Henrikh Mkhitaryan : « j’essaierai de rendre encore plus heureux le peuple arménien »

Mercredi 14 juin à Erévan, l’international arménien Henrikh Mkhitaryan, Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO en Arménie, rencontrait les enfants Arméniens. Le joueur de Manchester United a répondu aux nombreuses questions des enfants. Répondant à une question au sujet de ses liens les plus proches avec les membres de l’équipe de Manchester United, Henrikh Mkhitaryan répondit que « le club est comme une famille tu ne peux pas apprécier quelqu’un plus qu’un autre. Je suis proche avec tout le monde (...) nous avons de très bons liens ensemble et on essaie de renforcer ces liens ». A la question de quel but était pour lui le plus beau, l’international arménien a répondu « le plus beau était celui que j’ai marqué le 26 décembre dernier, le « coup de scorpion ». Mais le plus important était celui que j’ai marqué en finale de l’Europa League ». Quels furent les moments les plus importants de sa carrière ? « J’ai eu de nombreux moments agréables, mais les meilleurs restent devant moi. Je crois que j’aurai de meilleures occasions et je tenterai de rendre encore plus heureux le peuple arménien » dit Henrikh Mkhitaryan.

Krikor Amirzayan (Գրիգոր Ամիրզայեան)

posté le 14 juin 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


FRANCE
Scandale : L’Azerbaïdjan postule à la direction de l’Unesco (#Djulfa)

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org L’Azerbaïdjan présente sa candidature à la direction générale de l’Unesco en la personne de Polad Bülbüloglu, actuel ambassadeur azéri en Russie. Que l’Azerbaïdjan puisse postuler à ce poste dépasse l’entendement : le pouvoir azéri avait fait raser méthodiquement en 2005 le magnifique cimetière médiéval arménien de Djulfa (au Nakhitchevan, sur les bords de la rivière Arax) faisant disparaître à jamais les milliers de Khatchkars (pierre-croix sculptées), témoignages sacrés du patrimoine arménien chrétien. Ainsi donc l’Azerbaïdjan pourrait être amené à diriger l’Unesco ? Et pourquoi pas Daech qui a si bien détruit tant de vestiges appartenant à la mémoire de l’humanité en Syrie et en Irak ? En un mot comme en sang, n’offrez pas la direction de l’Unesco à l’Azerbaïdjan.

Déjà en 2005, tandis que les bulldozers de l’armée azérie brisaient en mille morceaux ces stèles de Djulfa, si représentatives de l’art chrétien arménien, l’Unesco - pourtant alertée - avait brillé par son absence de réaction.

En 2010, 5 ans après le Crime de Djulfa, 5 ans trop tard, l’Unesco inscrivait enfin l’art du Khatchkar sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Effectivement, ce patrimoine-là était devenu totalement immatériel, du moins en Azerbaïdjan.

Car ce pays - qui se vend pourtant comme une “terre de tolérance“ - s’acharne contre toutes les traces de culture arménienne à l’intérieur de ses frontières. Hormis la cathédrale arménienne de Bakou, les églises arméniennes d’Azerbaïdjan et celles situées sur des territoires historiques arméniens (tel le Nakhitchevan, province arménienne offerte par Staline à l’Azerbaïdjan) sont systématiquement détruites.

En juin 2011, le chemin de croix des khatchkars continue à l’Unesco sous une forme ubuesque : la Turquie et l’Azerbaïdjan obtiennent gain de cause pour censurer une exposition-photo qui se tient au siège de l’Unesco à Paris. L’Arménie, organisatrice de l’événement, avait en effet “osé“ présenter des photos de khatchkars avec des légendes mentionnant leur localisation sur les anciens territoires historiques du peuple arménien, territoires dont une grande partie est située actuellement en Turquie et en Azerbaïdjan, deux pays anti-arméniens qui n’avaient pas été consultés pour l’exposition. Un crime de lèse-majesté à n’en pas douter.

L’Unesco s’était-elle soumise à la demande de censure turco-azérie du fait de la grande amitié qui lie la Directrice générale, Irina Bokova, et la Première dame d’Azerbaïdjan ? La question mérite d’être posée.

Nul doute en tous cas que les réseaux tissés au sein de l’organisation internationale par Mehriban Aliyeva, épouse du sympathique président azéri Ilham Aliyev (qui est qualifié de “prédateur des droits de l’homme“ par RSF), ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco, présidente de l’influente et généreuse Fondation Heydar Aliyev, seront mis à contribution en 2017 pour tenter d’obtenir du Comité exécutif de l’Unesco la proposition d’une candidature de Bakou à la succession de Mme Bokova. Soulignons d’ailleurs que Polad Bülbüloglu est le premier candidat à avoir déposé son dossier, et ce dès ce 9 mars.

Comme on l’apprend sur le site officiel, “Les entretiens des candidats au poste de Directeur général auront lieu en public lors des réunions plénières de la 201e session du Conseil exécutif, les mercredi 26 et jeudi 27 avril 2017. Les entretiens seront également diffusés sur le Web, conformément à la 196 EX/Decision 16 et 200 EX/Decision 14.“

Le site de l’Unesco détaille l’ensemble de la procédure électorale :

“Le Directeur général est proposé par le Conseil exécutif et nommé par la Conférence générale pour une période de quatre ans. Les neuf candidats seront interviewés au cours de la 201e session du Conseil les mercredi 26 et jeudi 27 avril 2017. La personne sera désignée par le Conseil exécutif par un vote à bulletin secret lors d’un scrutin organisé pendant la 202e session du Conseil en octobre 2017. Le Président du Conseil transmettra le nom du candidat proposé à la Conférence générale lors de sa 39e session en novembre 2017. La Conférence générale examinera cette proposition et élira, au scrutin secret, la personne proposée par le Conseil exécutif.“

Que l’on nous permette de compléter la biographie du candidat de l’Azerbaïdjan qui omet sans doute d’y présenter sa rhétorique guerrière contre les Arméniens, comme on en découvre un exemple ci-dessous :

29.12.2009 - Polad Bülbüloğlu, Azerbaijan’s ambassador to the Russian Federation : “< ...> Every Azerbaijani must take part in the liberation of our lands. < ...> If the military path is chosen to resolve the Nagorno-Karabakh conflict, much will depend on Azerbaijanis who live in Russia, and each of us must be ready for this. If anybody hopes to stay behind and sit snug at home, while the army fights to reclaim our lands, that won’t be happening. The entire country, the whole society, all the people must rise and clench themselves into a single fist to back our president and liberate the lands. It cannot be otherwise.“ Armenophobia in Azerbaijan

Car l’Azerbaïdjan ne se contente pas de vandaliser et de réduire en poussière le patrimoine culturel des Arméniens aux fins de “prouver“ que ces derniers n’ont pas de légitimité historique dans le Caucase. Son but ultime est l’éradication totale des Arméniens du Caucase (voire plus si affinités).

La guerre meurtrière contre le Karabagh, les encouragements à l’assassinat d’Arméniens, la diffusion de la haine raciste, la propagation d’un négationnisme d’État - qu’il s’agisse du génocide perpétré en Turquie en 1915 ou des pogroms successifs qui ont visé depuis plus d’un siècle les Arméniens d’Azerbaïdjan, du Karabagh et du Nakhitchevan - sans compter les graves atteintes aux droits de l’homme et à la liberté d’expression, tout cela est l’alpha et l’omega de cet État bien peu recommandable.

L’Azerbaïdjan sait pourtant trouver des relais complaisants à l’étranger comme le révèlent régulièrement de graves affaires de corruption, telles celle au sein de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), où il apparaît que Bakou aurait fait des versements réguliers à un député italien pour plus de 2 millions d’euros afin, semble-t-il, d’influencer un vote sur un rapport consacré aux prisonniers politiques. Mais est-ce étonnant de la part d’un pays qui aurait payé 3 milliards d’euros à la Hongrie pour récupérer l’assassin Ramil Safarov, héros national en Azerbaïdjan pour avoir décapité un Arménien ?

À toutes fins utiles, avant qu’il ne vote, rappelons au Comité exécutif que “l’UNESCO a pour vocation la coordination de la coopération internationale en éducation, sciences, culture et communication.“ Et que “par ce moyen, elle renforce les liens entre les nations et les sociétés et mobilise le plus grand nombre pour que chaque enfant et chaque citoyen : • ait accès à une éducation de qualité, droit humain fondamental et condition indispensable de développement durable ; • grandisse et vive dans un environnement culturel riche de diversité, de dialogue et où le patrimoine sert de trait d’union entre les générations et les peuples ; • bénéficie pleinement des avancées scientifiques ; • et jouisse d’une liberté d’expression pleine et entière, socle de la démocratie, du développement et de la dignité humaine.“

“Les messages de l’UNESCO revêtent aujourd’hui, une importance accrue dans un monde globalisé, où les interconnexions et métissages doivent être autant d’opportunités pour construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes“ conclut le site internet de l’organisation.

Ainsi donc l’Azerbaïdjan pourrait être amené à diriger l’Unesco ? Et pourquoi pas Daech qui a si bien détruit tant de vestiges appartenant à la mémoire de l’humanité en Syrie et en Irak ? En un mot comme en sang, n’offrez pas la direction de l’Unesco à l’Azerbaïdjan.

Collectif VAN

Légende photo : Visuel de la brochure créée par le Collectif VAN en 2006 à propos de la destruction par l’État azéri du cimetière médiéval arménien de Djulfa. Photo de Polad Bülbüloğlu, candidat azéri à la direction générale de l’Unesco.

http://www.collectifvan.org/article.php ?r=0&id=95914

posté le 23 mars 2017 par Stéphane/armenews