Nouvelles d'Arménie
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Azerbaïdjan


MEDIAS
« Le Canard Enchaîné » : sous un article titré « Azéri de me voir si belle » tacle encore Rachida Dati

L’hebdomadaire « Le Canard Enchaîné » de cette semaine (n°5091 du mercredi 23 mai 2018) revient une nouvelle fois sur les relations de la députée européenne Rachida Dati avec le régime azéri. « Azéri de me voir si belle » titre « Le Canard Enchaîné » et écrit « Scandaleux et diffamatoire ». C’est en ces termes aimables que, dans un mail adressé il y a deux semaines aux 751 députés du Parlement européen, Rachida Dati a qualifié un article du « Canard » (9/5) consacré à ses relations avec l’Azerbaïdjan » écrit l’hebdomadaire. Et poursuit « Scandaleux ? ». « Diffamatoire ? » L’eurodéputée n’a pourtant pas réfuté aucune de nos informations sur la mission qu’elle a effectuée lors des élections de 2013, qu’elle jugeait alors de « libres et équitables ». Elle n’a pas non plus nié être revenue sur l’un des votes au Parlement pour ne pas déplaire au très autocratique régime de Bakou. Pas plus qu’elle n’a réfuté sa participation, à plusieurs reprises, aux luxueuses soirées organisées par la femme du dictateur Aliev. » continue « Le Canard Enchaîné ».

Krikor Amirzayan

posté le 23 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
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ARTSAKH
L’Arménie se dit prête pour des négociations avec l’Azerbaïdjan

L’Arménie est prête à reprendre les pourparlers de paix avec l’Azerbaïdjan après les appels lancés par son nouveau Premier ministre, Nikol Pashinian, en faveur d’une participation directe du Haut-Karabagh, a déclaré hier le ministère des Affaires étrangères à Erevan.

“Ce n’est pas que nous refusons les négociations“, a déclaré le porte-parole du ministère, Tigran Balayan, aux journalistes. “En tant que garant de la sécurité du Karabagh, l’Arménie poursuivra les négociations et dira en même temps que la participation directe de l’Artsakh est une condition nécessaire pour parvenir à une paix durable et équilibrée“.

Lors d’une visite à Stepanakert le 9 mai, Pachinian a critiqué le refus de Bakou de négocier directement avec la direction arménienne du Karabagh. “Ce format de négociation ne peut être considéré à part entière que lorsque l’une des parties au conflit, la direction de l’Artsakh (Karabagh), y participe“, a-t-il dit.

Le gouvernement azerbaïdjanais a rejeté les appels de Pachinian, accusant Erevan de créer un obstacle supplémentaire à la relance du processus de paix.

Balayan a insisté sur le fait que la déclaration du Premier ministre n’est pas une condition préalable aux nouveaux contacts d’Erevan avec Bakou : “Notre insistance sur la participation de l’Artsakh aux pourparlers arméno-azerbaïdjanais n’est pas quelque chose de nouveau“. “Nous avons depuis des années dit et continuerons à le dire. C’est juste que les réalités ont maintenant changé (...) Ce qui suppose une plus grande implication de l’Artsakh dans le processus de négociation. “

“Le Karabagh est impliqué dans les négociations d’une manière ou d’une autre. Le problème est que l’Azerbaïdjan a refusé pendant des années de négocier directement avec le Karabagh“, a ajouté le responsable.

Balayan a également déclaré que les médiateurs américains, russes et français qui codirigent le Groupe de Minsk de l’OSCE pourraient se rendre à Erevan le mois prochain pour leur première rencontre avec Pachinian.

Les médiateurs ont rencontré le ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov, à Paris le 15 mai. Dans une déclaration commune, ils ont déclaré avoir discuté avec lui des “modalités pour faire avancer le processus de paix“.

“Le ministre Mammadyarov a affirmé que l’Azerbaïdjan était prêt à reprendre les négociations le plus rapidement possible“, peut-on lire dans le communiqué. “Les coprésidents s’attendent à rencontrer le nouveau leadership arménien en juin.“

posté le 23 mai 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
L’armée arménienne met en garde Bakou

L’armée arménienne a mis en garde les forces de Bakou contre toute tentative d’avancer vers les frontières de l’Arménie, alors qu’un soldat azéri venait de trouver la mort, dimanche 20 mai, lors d’une opération militaire repoussée par les forces arméniennes dans les zones frontalières. Le soldat, Adil Tatarov, aurait été tué par des soldats arméniens positionnés sur la frontière entre l’Arménie et le Nakhitchevan, au sud-ouest. Le ministère azerbaïdjanais des affaires étrangères a accusé Erevan de provoquer une escalade des tensions dans la zone du conflit du Haut-Karabagh “au lieu de se réunir” avec les médiateurs internationaux.

Le ministère arménien de la defense a rejeté la responsabilité de ce tir fatal sur les actes de “provocation” perpétrés ces dernières semaines par des soldats azéris sur certaines sections de cette frontière sensible avec la région du Nakhitchevan, un territoire azéri enclavé entre l’Arménie, l’Iran et la Turquie et particulièrement cher au clan Aliev au pouvoir à Bakou, qui en est originaire. Le porte-parole du ministère, Artsrun Hovannisian, a ajouté que des operations de génie militaire étaient menées sur cette frontière en vue d’y consolider les positions arméniennes. “Les forces armées d’Arménie ont régulièrement, et ces derniers jours encore, mis en garde les commandants des forces azerbaïdjanaises déployées sur cette frontière contre les ripostes et les « pertes indésirables » que leur attirerait toute action de provocation visant les positions arméniennes, écrivait A. Hovannisian sur sa page Facebook, en ajoutant que de telles actions “ne peuvent rester sans réponse”.

Le ministre de la défense nouvellement nommé en Arménie Davit Tonoyan, ainsi que le nouveau ministre des affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian ont visité ensemble certaines des positions de l’armée arménienne sur la frontière avec le Nakhitchevan le 18 mai. Le service de presse de D. Tonoyan a précisé que le ministre de la defense avait rappelé aux troupes de répondre aux seules provocations de l’ennemi.

Les deux ministres avaient procédé à cette inspection des troupes deux jours après que le président azéri Ilham Aliyev eut visité le Nakhitchevan pour y exalter le renforcement des forces armées de l’Azerbaïdjan au cours des dernières années. “Les missiles à longue portée déployés au Nakhitchevan sont en mesure de détruire n’importe quelle cible militaire de l’ennemi”, avait notamment déclaré le président Aliyev. La capitale de l’Arménie, Erevan, n’est située qu’à environ 70 kilomètre au nord-ouest de la section la plus proche de la frontière avec le Nakhitchevan.

posté le 22 mai 2018 par Gari/armenews
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ETATS-UNIS
La chambre des Représentants de l’Etat de Rhode Islande condamne par une résolution les pogroms anti-arméniens de Soumgaït en Azerbaïdjan il y a 30 ans

La chambre des Représentants de l’Etat de Rhode Island (Etats-Unis) vient d’adopter le 17 mai une résolution présentée par la communauté arménienne de la région, condamnant les pogroms anti-arméniens de Soumgaït en février 1988, à l’occasion du 30ème anniversaire de ces évènements. La résolution adoptée par l’Etat de Rhode Island salue également la volonté de la République de l’Artsakh de continuer à vivre et se développer dans la démocratie afin de devenir un partenaire fiable de la communauté internationale. Elle condamne également l’agression de l’Azerbaïdjan contre l’Artsakh. La résolution votée par le Parlement de Rhode Island doit être transmise au président des Etats-Unis, aux membres du Congrès de Rhode Island et au Secrétaire d’Etat américain.

Krikor Amirzayan

posté le 19 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
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AZERBAÏDJAN
Une commission d’enquête confirme le caractère toxique du caviar azéri sur le Conseil de l’Europe

Le président azéri Ilham Aliev, au pouvoir depuis 2003, s’est fait triomphalement réélire, sans surprise, pour un 4e mandat, le 11 avril, lors d’élections dont il avait avancé la date de six mois, sans juger utile d’expliquer pourquoi. Peut-être le dictateur azéri, certes assuré de sa victoire, voulait-il avoir les coudées plus franches encore en prenant de court une opposition de toute manière laminée par des décennies de corruption, qui boycottera d’ailleurs le scrutin ; certains experts ont aussi suggéré que dans la perspective d’une relance du processus de négociations autour du Haut Karabagh, il s’était calé sur l’agenda électoral de son voisin et ennemi arménien, où le président sortant Serge Sarkissian devait rester aux commandes, à l’échéance de son mandat, le 9 avril, en qualité de premier ministre. La tournure des événements en Arménie contrarie sans nul doute les projets du président azéri : deux jours après la réélection d’I. Aliev, par 86% des voix, Nikol Pachinian déclenchait le 13 avril sa Révolution de velours qui allait contraindre S. Sarkissian à démissionner du poste de premier ministre le 23 avril, 6 jours seulement après y avoir été élu.

On comprend que le président azéri ait fait le dos rond, pendant toute la durée de cette révolution qui attirait l’attention de la communauté internationale sur l’Arménie, même s’il a été fait état de mouvements de troupes de l’Azerbaïdjan aux abords de l’Arménie et du Haut Karabagh. Une révolution menée au nom de la lutte contre la corruption du pouvoir local et la pauvreté qu’elle est accusée d’engendrer, les même maux endémiques qui frappent de manière bien plus brutale le peuple d’Azerbaïdjan et que le clan Aliev au pouvoir à Bakou recouvre d’un fin vernis de richesses prodiguées par les ventes de pétrole et de gaz, et surtout de la chape de plomb d’une répression qui ne souffre aucune sorte d’opposition et de contestation.

Alors qu’à Erevan, une nouvelle équipe, portée pacifiquement au pouvoir par un vaste mouvement populaire, s’emploie à éradiquer la corruption et à engager plus fermement le pays sur les rails de la démocratisation, à Bakou, I. Aliev conforte, à la faveur d’un simulacre d’élections, son emprise sur un pouvoir qu’il est assuré de conserver jusqu’en 2025, voire au-delà, en vertu d’une réforme de la Constitution, approuvée par référendum en 2009, lui garantissant la présidence à vie. Un pouvoir exercé par un clan qui s’est accaparé les richesses du pays, dont une partie finance sa diplomatie visant à discréditer l’Arménie sur la scène internationale en rétribuant grassement les personnalités, au sein de différentes institutions, comme l’Unesco et surtout le Conseil de l’Europe, pour qu’elles ferment les yeux sur ses violations des droits de l’homme et prennent position en sa faveur dans le conflit l’opposant à Erevan autour du Karabagh.

En septembre 2017, un collectif international de media publiait une vaste enquête sur les réseaux et fonctionnement de cette « diplomatie du caviar », le « landromat », mettant en lumière l’implication de nombreuses personnalités dans le jeu diplomatique corrupteur de Bakou. Particulièrement visé, le Conseil de l’Europe, qui a longtemps fait preuve d’une complaisance coupable envers l’Azerbaïdjan, qui a intégré en janvier 2001, en même temps que l’Arménie, cette instance dédiée à la défense et à la protection des droits de l’homme et de la démocratie, s’était décidé à agir. Son organe législatif, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), avait désigné une commission d’enquête indépendante, constituée de 3 experts - l’ex-juge antiterroriste français Jean Louis Bruguière, le Britannique Nicolas Bratza, ancien président de la Cour européenne des droits de l’homme, et la juriste suédoise Elisabeth Fura - chargés de faire le jour sur les agissements de ces élus européens suspectés d’avoir délibérément ménagé l’Azerbaïdjan, notamment en cautionnant des scrutins toujours frauduleux et en éludant la question des prisonniers politiques, en échange de ses largesses.

Cette initiative marquait un tournant dans l’attitude du Conseil de l’Europe concernant l’Azerbaïdjan, pays membre dont il avait déjà critiqué vivement, en 2016, l’amendement constitutionnel prolongeant de 5 à 7 ans le mandat du président, un tournant que semble confirmer sa réaction au rapport de la Commission d’enquête. Rendu en avril, alors même que le président Aliev se faisait réélire, le rapport de 200 pages, rédigé sur la base de très nombreux témoignages recueillis par les experts, qui précisent qu’ils n’avaient hélas pas les pouvoirs et prérogatives dont jouissent les instances judiciaires enquêtant sur des scandales de corruption de cet ordre, établit que les actes de certains des membres de l’APCE impliqués ont nui gravement et durablement à la crédibilité du Conseil de l’Europe, qui doit répondre du fait que le gouvernement d’un Etat membre -l’Azerbaïdjan- ait cherché à saper et à manipuler, pendant tant d’années, cette institution dédiée à la démocratie. De ce fait, le rapport appelle le Conseil de l’Europe à prendre des mesures immédiates contre les complices et bénéficiaires de la « diplomatie du caviar » qui ont fait du lobbying pour Bakou, soit une dizaine au moins d’élus qui ont trahi le code de conduite de l’institution en en recevant des sommes importantes et autres cadeaux et contre lesquels pèse « un fort soupçon de corruption ».

Le Conseil de l’Europe a annoncé le 16 mai des mesures disciplinaires contre 4 d’entre eux, à commencer par l’Espagnol Pedro Agramunt, qui avait préféré démissionner de la présidence de l’APCE dès le lancement de l’enquête, en octobre 2017,Jordi Xucla, autre parlementaire espagnol, le Roumain Cezar Florin Preda et l’Azerbaïdjanais Samad Seyidov. La sanction reste encore légère, au regard de l’accusation, puisqu’ils se voient priver « temporairement » de certains de leurs droits au sein de l’APCE, comme celui d’exercer un mandat de rapporteur ou d’observateur à une élection, d’exercer la présidence ou la vice-présidence d’une commission, ou de se porter candidat à la présidence de l’Assemblée. Pour avoir joué, selon le rapport d’enquête, un « rôle déterminant » dans l’adoption de décisions « favorables à l’Azerbaïdjan », en sa qualité d’ancien président de l’APCE, P. Agramunt est privé de ces droits pour dix ans, la sanction étant de deux ans pour les autres parlementaires. Au-delà, c’est le crédit de l’Azerbaïdjan qui est un peu plus affecté encore, un crédit dont on espère qu’il ne mesurera plus, du moins au Conseil de l’Europe, à l’aune de ses pétrodollars et de son caviar.

posté le 18 mai 2018 par Gari/armenews


CONSEIL DE L’EUROPE
Corruption au Conseil de l’Europe : quatre parlementaires sanctionnés

Quatre élus de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) ont été privés de certains de leurs droits au sein de cette assemblée mercredi après avoir été mis en cause dans un rapport d’enquête sur des allégations de corruption au profit de l’Azerbaïdjan.

Les Espagnols Pedro Agramunt et Jordi Xuclà, le Roumain Cezar Florin Preda et l’Azerbaïdjanais Samad Seyidov ont été “temporairement“ privés de ces droits par la Commission du règlement de l’APCE pour avoir “gravement enfreint“ le code de conduite des parlementaires.

Dans ses conclusions, rendues publiques en avril, un groupe d’enquête indépendant avait fait état d’“un fort soupçon de corruption“ au profit de l’Azerbaïdjan à l’encontre de plusieurs parlementaires de l’APCE.

Certains élus se seraient vu offrir du caviar, des tapis, des nuits dans des hôtels de luxe ou avaient été grassement rémunérés pour des “activités de lobbying“, notamment un vote, en janvier 2013, contre un rapport dénonçant la situation des prisonniers politiques dans cette ex-république soviétique.

Les quatre parlementaires sanctionnés par la Commission mercredi “ne pourront exercer (...) un mandat de rapporteur ou d’observateur à une élection, et ne pourront pas être Président ou Vice-président d’une commission (...), ni se porter candidat à la présidence de l’Assemblée“, a tranché le Conseil de l’Europe.

Ils restent toutefois membres de l’assemblée, “avec le droit de prendre la parole“, mais n’auront plus la possibilité de la représenter au cours d’“événements organisés par des tiers“, a-t-on précisé.

Ancien président de l’APCE, Pedro Agramunt, privé de ces droits pour dix ans, avait joué un “rôle déterminant“ dans l’adoption de décisions “favorables à l’Azerbaïdjan“, selon le rapport d’enquête.

M. Agramunt avait démissionné de la présidence de l’APCE en octobre 2017, poussé vers la sortie par les soupçons qui pesaient déjà sur lui.

Les trois autres parlementaires concernés sont sanctionnés pour deux ans, selon le Conseil de l’Europe.

Dénuée de pouvoirs législatifs, l’APCE siège quatre semaines par an à Strasbourg pour débattre de la défense des droits de l’homme ou de la lutte contre la corruption.

AFP

posté le 17 mai 2018 par Stéphane/armenews


AZERBAÏDJAN
En Azerbaïdjan l’habit ne fait pas le mollah !

Si en France l’expression « l’habit ne fait pas le moine » est largement utilisée pour dénoncer les tromperies de tous ordres, en Azerbaïdjan c’est plutôt l’expression « l’habit ne fait pas le mollah » qu’il conviendrait d’appliquer. Le président du Conseil des musulmans du Caucase, l’azéri Allahchoukour Pachazadé vient de lancer un cri d’alarme. Selon lui, nombre de faux mollahs ne disposant pas d’autorisation officielle de son administration circulent dans le pays. Il appelle ses fidèles et l’ensemble des organisations à collaborer avec son Conseil afin d’arrêter ces mollahs non recensés par son administration, répandant des « paroles et ordres non autorisées et en infraction de la loi ».

Il est vrai qu’Allahchoukour Pachazadé est aux ordres du gouvernement azéri au point d’en devenir quelquefois son porte-parole...

Krikor Amirzayan

posté le 16 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
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AZERBAÏDJAN
L’Azerbaïdjan refoule à l’aéroport de Bakou une dame de 81 ans venant de Saint-Pétersbourg pour cause de patronyme arménien...

Selon l’agence de presse « Fontanka », Olga Barseghian (81 ans) habitante de Saint-Pétersbourg (Russie) s’est vue interdire l’entrée en Azerbaïdjan en raison de son origine arménienne. Le 13 mai dans la matinée à l’aéroport « Heydar Aliev » de Bakou, les douaniers azéris remarquant son patronyme arménien lui ont signifié l’interdiction d’entrée en Azerbaïdjan. En créant d’autres justifications que son origine arménienne pour masquer l’affaire. Après 11 heures d’attente à l’aéroport, Olga Barseghian fut renvoyée vers la Russie. Olga Barseghian est née à Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), vétéran de la Seconde guerre mondiale, elle vit depuis toujours à Saint-Pétersbourg.

Krikor Amirzayan

posté le 15 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
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MEDIAS
Les liens entre Rachida Dati et l’Azerbaïdjan une nouvelle fois épinglés par « Le Canard Enchaîné »

« Les risettes de Dati aux Azéris lui coûtent cher » titre l’hebdomadaire « Le Canard Enchaîné » de ce matin, mercredi 9 Mai (n°5089).

« Rachida Dati n’a pas apprécié -mais alors pas du tout- la gifle flanquée par le Parlement européen, jeudi dernier. Candidate au poste de représentante du Parlement pour la désignation du futur procureur européen, l’ex-garde des Sceaux de Sarko, pourtant soutenue (au moins officiellement) par le très puissant parti de droite à Bruxelles, le PPE, s’est fait éconduire : 339 voix contre, 246 pour et 62 abstentions.

« Certains se disant de gauche ont voté contre par seul mépris social ou jalousie », a-t-elle alors tweeté, provoquant l’hilarité générale. » écrit « Le Canard Enchaîné ». Ce dernier évoque les affaires de corruption à Malte et écrit « s’occuper de ces dossiers (...) conduit immanquablement à s’interroger sur le rôle des oligarques d’Azerbaïdjan soupçonnés de blanchir de l’argent à Malte et d’y acquérir des entreprises européennes via des sociétés-écrans. »

L’hebdomadaire continue « Rachida Dati a été très contestée à la suite de sa mission d’observation des élections en Azerbaïdjan, en octobre 2013 : elle les avait jugées « libres et équitables ». Des conclusions en totale contradiction avec celles du rapport de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui dénonçait de sérieux écueils démocratiques : liberté d’expression réduite, intimidation, bourrages d’urnes, etc. »

Sur le site d’infos News.Az, Rachida tresse régulièrement des lauriers au président et autocrate Ilham Aliev : « L’Azerbaïdjan est un exemple pour l’ensemble du monde musulman. » Dati est aussi une habituée des luxueuses soirées organisées par la première dame, Mehriban Aliyeva, à Paris. A Bruxelles, ces pratiques font tousser. »

Krikor Amirzayan

Plus d’information dans le Canard Enchainé.

posté le 9 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews