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Azerbaïdjan


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Sur la ligne de contact entre la République de l’Artsakh et l’Azerbaïdjan

Sur la ligne de contact entre la République de l’Artsakh et l’Azerbaïdjan

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posté le 9 décembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Image 450  Karabagh 


PROCÈS
Nathalie Goulet a soutenu Ara Toranian contre Maxime Gauin

En dépit de ses positions diamétralement opposées à celles d’Ara Toranian sur la question de l’Arstakh (Haut-Karabakh), Nathalie Goulet lui a apporté son soutien dans le procès que lui a intenté Maxime Gauin (voir PDF ci-dessous) et qui a connu le 28 novembre une issue positive pour le directeur de Nouvelles d’Arménie et pour Sam Tilbian.

Dans une lettre adressée le 12 octobre à la défense, la sénatrice de l’Orne, rappelant qu’elle avait voté pour la « loi égalité et citoyenneté » qui permettait de sanctionner les négationnistes du génocide arménien, a déclaré qu’elle considérait Maxime Gauin « comme un révisionniste et un négationniste » et qu’elle soutenait dans cette procédure Ara Toranian. Un engagement courageux eu égard à sa proximité traditionnelle avec la Turquie (elle a été longtemps vice-présidente du Groupe France-Turquie au Sénat) et avec l’Azerbaïdjan ( État également négationniste) dont elle est proche en tant que présidente du Groupe France-Caucase (Azerbaïdjan, Géorgie). Il reste à espérer que ce positionnement qui l’honore sera entendu dans une région largement influencée par l’attitude d’Ankara sur ce sujet, et qu’il contribuera à l’évolution générale des mentalités.

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posté le 8 décembre 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  France  Karabagh  Turquie 


PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL
Pour l’UNESCO le kamantcha instrument de musique traditionnelle d’Arménie, de Géorgie, de Turquie, d’Iran et d’Azerbaïdjan est azéri et iranien...

Le kamantcha instrument de musique traditionnelle d’Arménie, de Géorgie, d’Iran et d’Azerbaïdjan a été dépossédé par l’UNESCO au profit de l’Iran et de l’Azerbaïdjan. L’UNESCO lors de sa 12e assemblée en Corée du Sud, vient de décider que l’art de l’exécution de la musique du kamantcha désormais inscrit au rang de patrimoine mondial culturel immatériel appartient à l’Iran et l’Azerbaïdjan et non à l’Arménie, la Turquie ou la Géorgie...

Une décision non impartiale qui fait suite à la pression de Bakou sur l’UNESCO qui a toutefois inscrit le kotchari sous le nom de l’Arménie dans la liste du patrimoine culturel immatériel mondial.

A grands renforts de pétrodollars, l’Azerbaïdjan -dont le nom n’est né qu’au début du 20e siècle- essaie de se forger une image internationale d’une ancienne civilisation à la riche culture...Et l’UNESCO -dont l’Azerbaïdjan finance une partie de ses œuvres ou manifestations- a été sensible au charme du kamantcha de Bakou qui a une forte odeur de pétrole...

Le kamantcha est arménien bien avant d’être azéri. Le poète arménien Sayat-Nova (Hrutyun Sayatyan, 1712-1795) connu dans tout le Sud-Caucase l’utilisait déjà...alors que le nom même de l’Azerbaïdjan n’existait pas ! C’est en cela que la décision de l’UNESCO d’attribuer le kamantcha à l’Azerbaïdjan est arbitraire et sujet à polémiques.

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Le poète arménien Sayat-Nova (Hrutyun Sayatyan, 1712-1795) connu dans tout le Sud-Caucase utilisait déjà le kamantcha alors que le nom même de l’Azerbaïdjan n’existait pas...

Le kamantcha est arménien bien avant d’être azéri. Le poète arménien Sayat-Nova (Hrutyun Sayatyan, 1712-1795) connu dans tout le Sud-Caucase l’utilisait déjà...alors que le nom même de l’Azerbaïdjan n’existait pas ! C’est en cela que la décision de l’UNESCO d’attribuer le kamantcha à l’Azerbaïdjan est arbitraire et sujet à polémiques.

Krikor Amirzayan (Գրիգոր Ամիրզայեան)

posté le 8 décembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Image Panoramique  Iran  Musique  UNESCO 


DIPLOMATIE
Une rencontre « positive » entre les ministres des affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan

Les ministres des affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan se sont rencontrés dans la soirée du mercredi 6 décembre pour des discussions qu’ils ont qualifiées de “positives” sur le conflit du Haut-Karabagh. Les ministres des affaires étrangères d’Arménie Edward Nalbandian et d’Azerbaïdjan, Elmar Mammadyarov, se sont rncontrés à Vienne en vue de consolider un processus de dialogue qui avait été relancé par la rencontre à Genève il y a quelques semaines des présidents Sarkissian et Aliev. Commencé en présence des coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE, la discussion entre les deux ministres s’est poursuivie par un tête à tête de plusieurs heures. Selon un communiqué du ministère arménien des affaires étrangères, les deux ministres ont discuté des perspectives de mise en œuvre des engagements pris par les présidents arménien et azerbaïdjanais lors de leurs trois dernières rencontres. “La rencontre d’hier avec mon homologue azerbaïdjanais s’es déroulée dans une atmosphere généralement positive”, a commenté E. Nalbandian le jeudi 7 décembre lors de la réunion annuelle du Conseil ministériel de l’OSCE, qui se tenait aussi dans la capitale autrichienne. “Reste à voir comment cela évoluera”, a toutefois nuancé le chef de la diplomatie arménienne, échaudé il est vrai par l’attitude de Bakou, qui est plus d’une fois revenu sur les engagements pris lors de sommets présidentiels. Un porte-parole du ministère azerbaïdjanais des affaires étrangères a indiqué pour sa part, que MM.Mammadyarov et Nalbandian avaient engagé “des discussions intenses et concrètes sur les propositions existantes” en vue de régler le problème du conflit du Karabagh ». “Elmar Mammadyarov a indiqué lui aussi que la rencontre avait été positive et constructive”, a indiqué le porte-parole, Hikmet Hajiyev, cité par les agences de presse d’Azerbaïdjan. M.Hajiyev a aussi indiqué que MM.Mammadyarov et Nalbandian avaient décidé de se rencontrer à nouveau “dans la seconde moitié de janvier 2018” . Le ministère arménien des affaires étrangères avait de son côté laissé entendre que les pourparlers pourraient reprendre au début de l’an prochain.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliyev s’étaient rencontrés la dernière fois, après plusieurs mois d’efforts déployés en ce sens par les médiateurs internationaux, à Genève le 16 octobre. Ils s’étaient alors engagés à relancer le processus de paix du Karabagh et à consolider le régime de cessez-le-feu en vigueur depuis 1994. Les coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’ OSCE avaient ensuite eu des entretiens séparés avec MM.Mammadyarov et Nalbandian à Moscou le 16 novembre, pour discuter des modalités concrètes d’une mise en œuvre des arrangements conclus par les deux présidents, engagement étant alors pris pour une rencontre entre les deux chefs de la diplomatie en décembre. L’agenda fixé est donc jusqu’à présent respecté, ce qui est plutôt bon signe, avec toutefois une « improvisation » de la Russie, qui a voulu semble-t-il, accélérer le processus. Le ministre russe des affaires étrangères Sergeï Lavrov a ainsi visité Bakou et Erevan à la fin novembre. S’exprimant dans la capitale arménienne devant la presse, S. Lavrov semblait optimiste en raison de ‘l’état d’esprit positif” affiché par les présidents Aliyev et Sarkissian.

Mais il s’était gardé de se laisser aller à un excès d’optimisme quant au règlement du conflit du Karabagh, en soulignant que les « longues négociations arméno-azéries ne se finiraient pas de sitôt”. M. Lavrov avait déclaré en mars que les parties en conflit ont encore beaucoup de chemin à faire, à l’exception de “deux ou trois” éléments de la proposition du plan de paix présentée par les médiateurs internationaux au cours de la dernière décennie. Il avait pourtant souligné qu’elles s’entendaient sur les grandes lignes du plan de paix envisageant le retrait des Arméniens des “districts environnant le Karabagh” et la décision relative au statut futur du Karabagh, qui prendrait en compte l’opinion de sa population. MM. Aliyev et Sarkissian avaient été sur le point de signer un accord de paix lors du sommet de Kazan en Russie, en 2011. Mais l’Azerbaïdjan était revenu peu après sur ses engagements. M. Nalbandian a réaffirmé que l’accord propose était largement acceptable pour Erevan, dans son discours prononcé lors de la reunion de l’OSCE à Vienne. “Nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’alternative aux pourparlers de paix et qu’il est nécessaire de mener des négociations intensives sur la base des propositions des pays coprésidant”, a notamment déclaré le chef de la diplomatie arménienne, en rappelant que Bakou avait pour sa part “rejeté ces propositions”, conformément à sa position “intransigeante et maximaliste”.

Les médiateurs ont de leur côté mis l’accent sur un référendum par lequel la population majoritairement arménienne du Karabagh se prononcerait sur le statut futur de sa région, et sa reconnaissance internationale. Erevan et Bakou semblent pourtant encore en désaccord sur les modalités pratiques d’un tel scrutin, ainsi que sur l’agenda d’un retrait des Arméniens des territoires anciennement peuplés d’Azéris environnant le Karabagh. Le président Sarkissian avait déclaré fin octobre qu’un règlement fût-il pacifique, du conflit du Karabagh serait « douloureux » pour chaque partie. Ces propos avaient suscité certaines inquiétudes parmi les opposants au président arménien, hostiles à toute concession territoriale à l’Azerbaïdjan. Le président arménien, don’t le mandate s’achève en avril 2018, n’a eu de cesse de déclarer qu’il excluait tout règlement qui restaurerait le contrôle de Bakou sur le Karabagh proprement dit. De son côté, M. Aliyev n’a cessé de déclarer qu’il ne reconnaîtrait jamais le territoire qui a de facto fait secession de l’Azerbaïdjan.

posté le 8 décembre 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Diplomatie  Image 450  Karabagh  Russie 


POURPARLERS
Les États-Unis, la Russie et la France saluent la reprise des pourparlers arméno-azéri

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ont félicité l’Arménie et l’Azerbaïdjan jeudi qui ont repris leurs pourparlers de haut niveau sur la résolution du conflit du Haut-Karabakh.

Dans une déclaration commune, ils ont également exhorté les deux parties à prendre des mesures spécifiques pour prévenir les violations du cessez-le-feu et éviter de « nouveaux retards » dans la négociation d’un accord de paix de compromis. « Nous sommes satisfaits de ces négociations intensives et nous appelons les parties à concentrer leurs efforts sur la recherche de solutions de compromis aux questions de fond du règlement politique », a déclaré le communiqué. « De nouveaux retards ne feront que compliquer la situation et pourraient remettre en question l’engagement des Parties à parvenir à un accord durable ».

Tillerson et Lavrov ont publié la déclaration à Vienne lors d’une réunion annuelle des principaux diplomates des pays constituant l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Elle a également été signée par le représentant permanent de la France auprès de l’OSCE. Les États-Unis, la Russie et la France ont été à l’avant-garde des efforts internationaux visant à négocier un règlement du conflit du Karabakh par l’intermédiaire du Groupe de Minsk de l’OSCE.

La déclaration a plus spécifiquement salué le sommet arméno-azerbaïdjanais du 16 octobre à Genève et la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan qui s’est tenue à Vienne mercredi soir. Elle précise que les diplomates américains, français et russes coprésidant le Groupe de Minsk ont été chargés de continuer à faire pression pour « des compromis sur les propositions de travail soumises aux Parties ».

Tillerson et Lavrov ont en outre exhorté les parties à se conformer à leurs accords sur le renforcement de la confiance conclus à la suite des hostilités d’avril 2016 au Karabakh. ‘Se référant à l’engagement déclaré des deux Présidents de prendre des mesures supplémentaires pour réduire les tensions sur la ligne de contact, nous exhortons Bakou et Erevan à accepter l’expansion du bureau actuel du Représentant personnel du Président en exercice de l’OSCE, “ ont-ils dit.

« D’autres décisions adoptées lors des Sommets à Vienne et à Saint-Pétersbourg en 2016 devraient également être mises en œuvre », a ajouté la déclaration dans une référence apparente à un mécanisme d’enquête de l’OSCE sur les violations de la trêve. L’Azerbaïdjan s’est montré réticent à mettre en place ces garanties contre la reprise des combats, affirmant que cela renforcerait le statu quo. L’Arménie maintient que de telles mesures sont essentielles pour progresser vers un règlement pacifique.

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 8 décembre 2017 par Ara/armenews


PARIS
Nelson Monfort fait faux bond à l’association des « amis de l’Azerbaïdjan »
Dans son édition d’hier le Canard enchainé annonçait que Nelson Monfort s’apprêtait à « chanter » le soir même les “louanges de Jean Ferrat“ au service culturel de l’ambassade d’Azerbaïdjan. Une prestation prévue dans le cadre du spectacle de fin d’année de l’association des « amis de l’Azerbaïdjan », présidé par Jean François Mancel « dont la réputation n’est plus à faire ». Or, selon une source proche du journaliste, celui-ci aurait finalement renoncé à participer à cette comédie associant le nom de Jean Ferrat -chanteur engagé contre toutes les oppressions - à ce « beau pays qui mérite d’être qualifié de « dictature » selon la justice française, comme le rappelle le palmipède. Une décision qui honore Nelson Monfort dont on se souvient qu’il avait par ailleurs assisté, il y a deux semaines, à la première au Drugstore Publicis du film « The Promise », dédié au génocide arménien.
posté le 7 décembre 2017 par Ara/armenews

Photo : Jean Eckian



EDITORIAL
Avis de gros temps

Peut-on imaginer ce qu’aurait été le sort de l’Etat d’Israël, s’il avait été géographiquement situé entre l’Allemagne et l’Autriche en 1935 ? Eh bien, c’est un peu ce que vit aujourd’hui l’Arménie avec ses voisins turcs et azerbaïdjanais. Tandis que l’hystérie nationaliste et son corollaire négationniste n’en finissent pas de ravager les esprits dans ces deux pays, leur stratégie d’étouffement de l’Arménie se poursuit avec méthode.

L’inauguration le 31octobre de la nouvelle voie ferroviaire Bakou-Tbilissi-Kars, qui ambitionne de rapprocher l’Asie de l’Europe en contournant l’Arménie, constitue le dernier épisode de leur plan d’ostracisation à son endroit. Mais ce n’est pas tout. Un article du géopoliticien azerbaïdjanais Zaur Shiriyev, paru récemment dans Eurasianet.org, attire l’attention sur un autre aspect de leur politique commune, bien plus inquiétant. Elle se traduit en effet par un programme de militarisation à outrance du Nakhitchevan, cette enclave limitrophe de la Turquie et l’Iran qui avait été attribuée par Staline à RSS d’Azerbaïdjan...

Ce territoire, peuplé de près de 50 % d’Arméniens avant sa soviétisation, et qui n’en compte plus aucun aujourd’hui, est en effet en passe de devenir une véritable rampe de lancement militaire dirigée contre le pays. Fort déjà de 20 000 soldats et d’environ 400 véhicules blindés, il dispose désormais d’une nouvelle unité dans laquelle la Turquie voisine est largement présente.

Bakou y a, de plus, mis en place tout un arsenal d’armement lourd, en particulier des missiles Smerch, des T-300 Kasirga, des systèmes de lance-roquettes multiples T-122 Sakarya. Autant d’armes qui placent Erevan à porté de tir du Nakhitchevan. Une telle éventualité entraînerait certes une guerre totale, qui mettrait Bakou et ses installations pétrolières sous le feu des redoutables Iskanders arméniens, achetés l’an dernier à la Russie. Elle pourrait provoquer également l’entrée dans le conflit de cette dernière, en vertu du partenariat stratégique qui oblige les deux pays. Il n’empêche que l’extension au Nakhitchevan de la course aux armements lancée par Bakou, avec les risques de prise en tenaille qu’elle implique, constitue un nouveau défi, et de taille, pour la sécurité de l’Arménie.

Faut-il y voir, en sus de la situation au Haut-Karabagh, une cause supplémentaire de sa forte tendance à la militarisation ? En tout cas, dans ses sphères dirigeantes, l’heure n’est pas au pacifisme. Le ministre de la Défense continue à promouvoir dans ses discours et dans sa pratique le concept de « nation-armée ». Son budget pour 2018 est en augmentation de 18 %. Et Serge Sarkissian a déclaré de son côté fin octobre que la modernisation de l’armée était « l’une des plus importantes, sinon la plus importante, tâches de l’État », tandis que le parlement votait une loi durcissant brutalement les conditions du sursis pour les étudiants. Tout va donc dans le même sens. D’autant plus sans doute que depuis un peu plus d’un an le système d’alliance de l’Arménie donne des signes de flottement.

À peine a-t-on avalé la couleuvre des ventes massives d’armes russes (son principal partenaire stratégique) à l’Azerbaïdjan qu’on découvre à la faveur du réchauffement des relations entre Poutine et Erdogan, la vente de missiles russes S-400 à la Turquie (en dépit de son appartenance à l’OTAN). Ce qui est pour le moins troublant. D’autant qu’on assiste parallèlement, depuis l’élection de Hassan Rouhani à la présidence iranienne, à un rapprochement entre Téhéran et Bakou et que la diplomatie tripartite (Moscou-Ankara-Téhéran) qui s’est construite autour de la question syrienne pourrait s’étendre à d’autres domaines.

Dans ce contexte, les rumeurs relatives à un supposé plan Poutine sur le Karabagh, qu’on dit désavantageux pour l’Arménie (il n’octroierait qu’une indépendance de facto et non de jure à la RHK au sein de l’Azerbaïdjan), ne laissent pas d’interroger. Car si la Russie tire un certain profit de la guerre larvée entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, selon la logique du « diviser pour mieux régner », elle pourrait aussi avoir intérêt à une « pacification » de la région, à la condition que celle-ci permette de faire revenir l’Azerbaïdjan dans son giron (notamment par son intégration à l’Union eurasienne) tout en lui donnant la possibilité de s’installer militairement autour du Haut-Karabagh dans le cadre d’une mission de maintien de la paix qui serait par exemple confiée à l’OTSC ( l’organisation du traité de sécurité collective). Tout cela n’est certes pas encore dans les tuyaux. Mais c’est dans l’air.

L’Arménie se trouve donc à nouveau dans une situation inconfortable, avec d’un côté des forces qui conspirent à sa perte et de l’autre un allié imprévisible. Dans ces circonstances, la petite ouverture qu’elle s’est créée avec l’Europe, si elle ne saurait répondre à sa problématique sécuritaire, élargit tout de même un peu son horizon et rompt l’isolement dans lequel on voudrait l’enfermer. Il n’y a rien là de très euphorisant. Mais, dans ce monde de brutes, elle n’a de toute manière pas l’embarras du choix...

posté le 6 décembre 2017 par Ara/armenews


ARTSAKH (HAUT-KARABAGH)
L’Azerbaïdjan a violé à près de 200 reprises le cessez-le-feu à sa frontière avec l’Artsakh

Si fort heureusement l’Armée arménienne n’a annoncé aucune victime dans ses rangs au cours de la semaine du 26 novembre au 2 décembre, l’Azerbaïdjan a continué à marquer son hostilité et agressant la frontière de l’Artsakh. L’armée azérie a violé à près de 200 reprises le régime du cessez-le-feu à sa frontière avec l’Artsakh avec plus de 1 800 projectiles tirés en direction des positions arméniennes frontalières. De son côté, le ministère arménien de la Défense affirme que l’armée arménienne n’a pas répondu à ces tirs. Une armée arménienne « qui contrôle la situation » et se déclare prête à y répondre si nécessaire, à cette agression azérie.

Krikor Amirzayan

posté le 3 décembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Azerbaïdjan  Image 450  Karabagh 


REGION
Les manœuvres militaires turco-azéries au Nakhitchevan seraient dirigées contre l’Arménie

Vendredi 1er décembre à Bakou le ministre azéri de la Défense a reçu le commandant des forces armées aériennes de Turquie pour examiner ensemble les prochains exercices militaires turco-azéris devant mettre en action l’infanterie et l’aviation. A noter que depuis plusieurs mois l’activité des exercices militaires turco-azéris au Nakhitchevan s’est multiplié.

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Selon les experts militaires Arméniens, ces exercices militaires au Nakhitchevan visent avant tout l’Arménie. Cette année déjà 5 exercices militaires turco-azéris se sont déroulés au Nakhitchevan notent ces mêmes experts ce qui représente selon eux un véritable danger pour la sécurité de l’Arménie. De son côté, l’Arménie aurait pris des mesures de sécurité nécessaires pour parer tout danger sur cette ligne du Nakhitchevan.

Krikor Amirzayan

posté le 3 décembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews