Nouvelles d'Arménie
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Kurdistan


KURDISTAN IRAKIEN
Référendum au Kurdistan : Ankara, Téhéran et Bagdad envisagent des mesures de rétorsion

La Turquie, l’Iran et l’Irak ont appelé jeudi les autorités du Kurdistan irakien à annuler le référendum d’indépendance prévu lundi, faute de quoi ils envisageraient de se concerter sur des mesures de rétorsion.

Les chefs de diplomatie des trois pays ont tenu une réunion mercredi à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, au cours de laquelle ils ont réitéré leur “opposition sans équivoque au référendum“ au Kurdistan irakien, selon un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères diffusé jeudi matin.

Les ministres ont décidé “d’exhorter le KRG (les autorités du Kurdistan irakien, ndlr) à renoncer à tenir le référendum“, et ont insisté sur “le besoin d’efforts internationaux concertés pour convaincre le KRG d’annuler“ le scrutin. Ils se sont par ailleurs “accordés pour envisager des mesures de rétorsion coordonnés“ et souligné leur attachement à “l’intégrité territoriale de l’Irak“, poursuit le communiqué.

La quasi-totalité des pays, à l’exception d’Israël, se sont prononcés contre ce scrutin. L’Iran et la Turquie, eux-mêmes confrontés à des velléités séparatistes sur leur territoire, craignent qu’il ne fasse tache d’huile chez leur propre minorité kurde. “Le référendum (...) risque de compromettre les gains durement acquis par l’Irak contre“ le groupe Etat islamique, et “provoquer de nouveaux conflits dans la région“, ajoute le communiqué turc.

Lors d’un discours à la tribune de l’ONU mardi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde les autorités du Kurdistan irakien : “Ignorer la position claire et résolue de la Turquie sur ce sujet pourrait mener à un processus qui priverait le gouvernement régional du Kurdistan irakien des opportunités dont il bénéficie actuellement“, a-t-il déclaré.

L’opposition de la Turquie à l’indépendance du Kurdistan irakien est susceptible de compromettre la viabilité d’un éventuel Etat kurde, notamment parce que le Kurdistan irakien tire ses principales recettes de l’exportation du pétrole qui se fait via un oléoduc débouchant dans le port turc de Ceyhan.

posté le 22 septembre 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Kurdistan 


IRAN
L’Iran menace de fermer sa frontière avec le Kurdistan irakien

L’Iran a menacé de fermer sa frontière avec la région autonome du Kurdistan irakien et de mettre fin à tous ses accords de sécurité avec celle-ci si elle venait à proclamer son indépendance.

“La sécession de la région kurde avec l’État irakien signifierait [pour l’Iran] la fermeture de tous les postes-frontière“ avec cette nouvelle entité, a déclaré à la télévision le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Shamkhani, à quelques jours de la tenue attendue d’un référendum sur l’indépendance de cette zone.

“Les accords sur les frontières n’ont de valeur qu’avec le gouvernement central de l’Irak“, a affirmé M. Shamkhani, rappelant que la seule entité que reconnaît l’Iran en Irak est “le gouvernement unifié, intégré et fédéral“ de Bagdad. “La sécession de la région kurde d’Irak marquera la fin des accords sécuritaires et militaires entre l’Iran et la région du Kurdistan“ autonome, a ajouté M. Shamkhani, un des principaux dirigeants de la République islamique. La coopération entre Téhéran et le Kurdistan autonome d’Irak a notamment permis un important soutien militaire et logistique de la République islamique aux peshmergas (combattants kurdes) contre les jihadistes du groupe État islamique (EI).

L’Iran, qui compte une importante minorité kurde, a dit à plusieurs reprises son opposition au référendum d’indépendance prévu au Kurdistan irakien le 25 septembre, mais s’était contenté jusque-là d’exhorter les autorités de la province autonome à renoncer à leur projet. M. Shamkhani a estimé qu’il était “encore temps“ pour le faire.

Une victoire du oui au référendum n’entraînera pas illico l’annonce de l’indépendance du Kurdistan mais constituera un moyen de pression pour arracher au pouvoir central de Bagdad des concessions sur plusieurs dossiers, selon les autorités kurdes.

Les autorités du Kurdistan irakien sont soumises à une pression internationale intense pour renoncer à cette consultation. Outre l’Iran et la Turquie, autre voisin qui compte une importante population kurde, Washington et l’ONU viennent de leur demander de surseoir à ce référendum.

posté le 21 septembre 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan 


KURDISTAN IRAK
Irak : le Parlement kurde approuve à l’unanimité le référendum sur l’indépendance

Le Parlement kurde irakien a voté vendredi sans surprise en faveur de la tenue le 25 septembre d’un référendum d’indépendance initié par le président Massoud Barzani qui garde toujours l’option d’un report comme le souhaite Washington.

En soirée, le Parlement basé à Erbil a approuvé lors d’un vote à main levée le rendez-vous électoral annoncé par M. Barzani en juin et dont la campagne bat son plein depuis des jours.

Le vote s’est tenu en l’absence de l’opposition qui a refusé cette séance exceptionnelle convoquée alors que le Parlement kurde ne siège plus depuis deux ans en raison de différends entre partis politiques.

Sur 68 députés présents, 65 ont voté en faveur du référendum dans une assemblée clairsemée. A l’issue du vote, au milieu de sièges vides, ils se sont levés et ont brandi des drapeaux kurdes et entonné l’hymne du Kurdistan irakien.

Le référendum inquiète les pays voisins, comme la Turquie ou l’Iran, qui redoutent que le référendum encourage les velléités séparatistes de leurs minorités kurdes.

Il préoccupe également Washington qui voit dans cette consultation une entrave à la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), menée conjointement par Kurdes et Arabes en Syrie par exemple.

Pour tenter d’obtenir un report, les Etats-Unis et d’autres pays ont présenté à M. Barzani jeudi soir un “projet“ proposant des “alternatives“ au référendum, selon l’émissaire américain auprès de la coalition anti-jihadiste en Irak, Brett McGurk.

Le président kurde, qui martèle que l’indépendance est l’“unique“ choix laissé aux Kurdes en l’absence d’un “partenaire“ à Bagdad, s’est engagé à répondre “rapidement“.

Ce vote voulu par M. Barzani intervient par ailleurs alors que son mandat a expiré en 2015.

Il s’est cependant maintenu au pouvoir, en arguant que l’Irak et le Kurdistan étaient engagés dans une campagne pour repousser les jihadistes et que les conditions ne permettaient pas de tenir des élections.

Cette réunion de l’Assemblée du Kurdistan irakien se tient après que le Parlement fédéral a voté à deux reprises cette semaine des mesures contre le référendum d’indépendance. A chaque fois, les députés kurdes ont quitté la salle en signe de protestation.

Mardi, le Parlement fédéral a voté contre la tenue de cette consultation pour “protéger l’unité de l’Irak“, et jeudi, il a limogé le gouverneur de la province disputée de Kirkouk qui avait décidé, contre l’avis de Bagdad dont il dépend, d’organiser le référendum dans sa région.

- Clivages communautaires -

Le Kurdistan bénéficie depuis 1991 d’une autonomie qui s’est élargie au fil des ans.

En annonçant en juin avoir fixé la date du référendum, M. Barzani a envoyé le signal clair, estiment les experts, que l’Irak entrait dans une nouvelle phase. Après plus de trois années de combat pour chasser les jihadistes qui ont un temps tenu près d’un tiers de l’Irak, le pays revient aux problématiques confessionnelles et ethniques d’avant l’EI.

Les craintes s’accroissent sur de possibles violences impliquant notamment les peshmergas (combattants kurdes) et la myriade d’unités paramilitaires disséminées à travers le pays qui pourraient se disputer les zones reprises aux jihadistes.

L’influent commandant chiite Hadi al-Ameri, chef de l’organisation Badr, puissant groupe paramilitaire irakien soutenu par Téhéran, a multiplié ces derniers temps les mises en garde contre “la guerre civile“.

Jeudi, la Turquie a averti que la tenue du référendum “aura un prix“, une opposition susceptible de compromettre la viabilité d’un éventuel Etat kurde car le Kurdistan irakien tire l’essentiel de ses recettes de l’exportation de pétrole via un pipeline arrivant au port turc de Ceyhan.

Quant aux 5,5 millions de Kurdes irakiens appelés à se prononcer sur l’indépendance, ils sont eux-mêmes divisés sur l’opportunité de tenir maintenant une telle consultation.

posté le 16 septembre 2017 par Stéphane/armenews


CANADA
VIDÉO - Irak : une réfugiée yézidie retrouve son fils, enlevé il y a trois ans par Daech

Libéré le mois dernier par l’armée irakienne, un garçon de 12 ans enlevé par le groupe État islamique en août 2014 a pu rejoindre sa mère, réfugiée au Canada.

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http://www.lci.fr/international/video-irak-une-refugiee-yezidie-retrouve-son-fils-enleve-il-y-a-trois-ans-par-daech-etat-islamique-2062841.html ?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

posté le 6 septembre 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan 


ARARAT-MASSIS (ARMENIE OCCUPEE)
Les alpinistes Turcs et touristes demandent la réouverture de l’accès au mont Ararat, fermé depuis août 2015

Les alpinistes Turcs et les touristes demandent au gouvernement la réouverture du site du mont Ararat écrit le journal turc « Hürriyet » qui rappelle que depuis deux ans, l’ascension du mont Ararat est interdit. Suite aux opérations militaires de la Turquie en août 2015 contre l’organisation armée du Parti des Travailleurs Kurdes (PKK) dans la région d’Aghri (Ararat l’arménienne, turquisée par ses occupants), la zone est fermée aux touristes et alpinistes. Mais l’attente de la réouverture et l’accès à cette zone de l’Ararat est grande écrit « Hürriyet ». L’accès de la biblique montagne de l’Arche de Noé était ouvert de 1998 à 2015 pour les alpinistes et depuis 2002 jusqu’en 2015 également aux touristes. Aujourd’hui des centaines de touristes et alpinistes qui désirent faire l’ascension de l’Ararat avec pour point de départ les villes proches d’Igdir ou Bayazet, demandent que la Turquie lève l’interdiction d’accès.

Krikor Amirzayan

posté le 1er septembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450  Kurdistan  Turquie 


KURDISTAN
Commandant Nubar Ozanyan : la réaction de Nor Zartong en Turquie

Nubar Ozanyan (Orhan Bakırcıyan) a été tué le 14 août alors qu’il combattait contre DAESH avec les forces kurdes au Rojava. Ozanyan était membre du Parti communiste turc / marxiste-léniniste (TKP / ML) et de l’Armée de libération des travailleurs et des paysans de Turquie (TIKKO).

À la suite de sa mort, le mouvement Nor Zartonk basé à Istanbul a publié une déclaration en turc en faisant l’éloge de la lutte d’Ozanyan contre Daesh.

“Nous avons appris avec une grande tristesse que le commandant révolutionnaire arménien Nubar Ozinyan est mort lors de la lutte contre ISIS / DAESH avec le TKP / ML [Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste] et TIKKO [Armée de Libération des Travailleurs et Paysans de Turquie ] À Rojava le 14 août 2017. Avec sa modestie révolutionnaire, son engagement, sa résolution, son courage et son esprit internationaliste, enguer (camarade) Nubar a été l’un des vecteurs cruciaux de la tradition révolutionnaire arménienne. Nous sommes profondément attristés d’avoir perdu un véritable acteur de la révolution. Puisse la lumière éclairer votre chemin. Votre lutte continuera à traverser notre lutte. Vivez la révolution et vivez le socialisme. Vivez la solidarité internationale “ dit le communiqué de Nor Zartonk traduit par Armenian Weekly.

Selon certaines informations, Ozanyan aurait participé à la guerre de libération du Nagorny-Karabagh (Artsakh) dans les années 1990. “Du Liban et de la Palestine au Nagorny-Karabagh et à Rojava, nous avons partout été honorés d’avoir connu Orhan, qui nous a montré ce que signifie une guérilla“, a tweeté une organisation intitulée, Forces de Guerre de la Révolution Internationale du Peuple (IRPGF). L’IRPGF se présent comme un ensemble de Militants, armé, auto-organisé et constituant un collectif horizontal des combattants anarchistes du monde entier.

Des commémorations organisées par le groupe “Partizan“ sont prévus à Paris, Lyon et Mulhouse (voir l’affiche ci-dessous).

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posté le 25 août 2017 par Ara/armenews


TURQUIE/IRAN
L’Iran dément une opération avec la Turquie contre les rebelles kurdes en Irak

Téhéran, (AFP) - Les Gardiens de la révolution en Iran ont nié mardi les dires de la Turquie selon lesquels les deux pays planifiaient une opération conjointe contre les rebelles kurdes en Irak. “Nous n’avons prévu aucune opération hors des frontières de l’Iran“, a assuré la force d’élite de la République islamique dans un communiqué publié par l’agence ISNA.

“Mais comme toujours nous nous opposerons avec force à tout groupe (...) ou personne qui tentera d’entrer sur le territoire iranien pour des opérations menaçant la sécurité“ du pays, ajoute le texte.

La veille, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé qu’une opération conjointe de la Turquie et de l’Iran contre les rebelles kurdes était “toujours à l’ordre du jour“. M. Erdogan faisait allusion au Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK) et au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), un parti kurde iranien qui lui est affilié, tous deux ayant des bases arrière en Irak. Les violences entre Ankara et le PKK, une organisation classée “terroriste“ par la Turquie et ses alliés occidentaux, ont repris à l’été 2015 après un court cessez-le-feu.

Selon un quotidien turc, l’Iran a fait lors de la récente visite de son chef d’état major une “proposition surprise“ à la Turquie, sur le lancement d’une opération contre les rebelles kurdes à Sinjar et à Qandil, dans le nord de l’Irak.

“Nous pensons que si nos deux pays coopèrent, nous pouvons atteindre des résultats beaucoup plus rapidement“, a déclaré lundi le chef de l’Etat turc, sans autre détail.

La déclaration du président turc intervenait après la visite la semaine dernière à Ankara du chef d’état major iranien Mohammad Bagheri, au cours de laquelle les deux pays ont discuté de la lutte contre les rebelles kurdes. Dans leur communiqué, les Gardiens de la révolution ont répété que l’“Iran n’envisageait pas des opérations à l’extérieur de ses frontières“, prévenant toutefois que “si un groupe terroriste quelconque (...) tentait de créer l’insécurité à nos frontières, il devra faire face à une riposte vive et intensive de notre part, et les membres du groupe seront pris pour cible où qu’ils se trouvent“.

La Turquie et l’Iran ont eu des relations tendues par le passé et la visite du haut gradé iranien a été perçue comme un signe de réchauffement entre les deux pays. Il s’agissait de la première visite d’un chef d’état major iranien en Turquie depuis la révolution islamique de 1979.

posté le 23 août 2017 par Ara/armenews


TURQUIE/KURDISTAN
La Turquie « n’autorisera jamais » la création d’un Etat kurde

Ankara, 22 août 2017 (AFP) - La Turquie “n’autorisera jamais“ des milices kurdes qu’elle considère comme “terroristes“ à créer un Etat kurde dans le nord de la Syrie, a déclaré mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan.

“Nous n’autorisons pas et n’autoriserons jamais la création d’un soi-disant Etat par les PYD, YPG dans le nord de la Syrie“, a affirmé M. Erdogan, s’exprimant à Ankara devant des élus de quartiers.

La Turquie considère le Parti de l’union démocratique kurde (PYD) et sa branche armée, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), comme une émanation en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK), classé “organisation terroriste“ par Ankara et ses alliés occidentaux.

Le PYD a proclamé en mars 2016 une administration semi-autonome dans le nord de la Syrie.

Les Etats-Unis sont alliés des YPG dans leur lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et leur fournissent des armes, au grand dam de la Turquie qui craint la création d’une zone contrôlée par les Kurdes à sa frontière.

Elle a ainsi menacé à plusieurs reprises ces dernières semaines d’intervenir militairement, notamment dans le “canton“ kurde d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie.

La Turquie a déjà lancé une offensive terrestre dans le nord de la Syrie en août 2016 afin de repousser l’EI de sa frontière et empêcher la jonction des différentes zones contrôlées par les YPG.

“Quel est leur objectif ? Créer un corridor terroriste dans le nord de la Syrie qui rejoigne la mer Méditerranée“, a poursuivi M. Erdogan, assurant que la Turquie combattera ces “organisations terroristes“ “partout où nous les trouverons“.

Ces déclarations surviennent après une visite à Ankara la semaine dernière du chef d’Etat major iranien, Mohammad Bagheri, qui a notamment porté sur la lutte contre les rebelles kurdes.

Interrogé après cette visite sur une possible opération turco-iranienne contre les rebelles kurdes dans le nord de l’Irak, M. Erdogan a affirmé qu’une telle éventualité était “toujours à l’ordre du jour“.

La Turquie est par ailleurs vigoureusement opposée au référendum qui doit se tenir le 25 septembre sur l’indépendance du Kurdistan irakien, malgré les bonnes relations qu’elle entretient avec le leader kurde irakien Massoud Barzani.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu doit se rendre en Irak mercredi. Il y rencontrera le président irakien Fouad Masoum, le Premier ministre Haider al-Abadi, mais aussi M. Barzani.

posté le 22 août 2017 par Ara/armenews


TURQUIE/IRAN
Rencontre entre le chef d’état-major iranien et le président Erdogan

Ankara, (AFP) - Le chef d’état-major iranien Mohammad Bagheri a rencontré mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan, au cours d’une visite à Ankara pour des discussions au plus haut niveau, notamment sur la crise syrienne et l’Irak.

La rencontre s’est tenue au palais présidentiel en fin d’après-midi, selon la présidence turque, en présence du chef d’état-major turc Hulusi Akar. La rencontre entre MM. Erdogan et Bagheri a duré cinquante minutes, selon l’agence progouvernementale Anadolu.

Les deux parties ont discuté “de leur coordination pour apporter la paix et la sécurité en Syrie“, a déclaré à l’issue de la rencontre le général Bagheri, cité par l’agence officielle iranienne IRNA. “Il a été souligné que le processus de paix en Syrie doit être suivi sur la base du cycle de négociations en cours à Astana et des discussions entre experts et politiques à Téhéran et Ankara “, a-t-il affirmé. “Les responsables turcs ont dit qu’ils étaient en totale harmonie et que le processus continuera“.

Le général Bagheri, arrivé mardi à Ankara, a également rencontré mercredi le ministre turc de la Défense, Nurretin Canikli, selon les médias. Les rencontres à ce niveau sont “sans précédent“, a souligné IRNA. Parmi les sujets abordés au cours de cette visite de trois jours figure la sécurité à la frontière qui sépare les deux pays. “L’insécurité“ causée par des “groupes terroristes“ au niveau de la frontière entre l’Iran et la Turquie, “ont conduit le général Bagheri (...) à se rendre en Turquie pour examiner les moyens disponibles pour lutter contre ces groupes avec la Turquie“, a déclaré le général Ramezan Sharif, porte-parole des Gardiens de la révolution, selon des propos rapportés par IRNA.

Il n’était pas précisé à quels groupes “terroristes“ il faisait allusion. “Actuellement, du fait de la situation dans la région et parce que nous partageons des frontières (...), nous devons discuter avec ce pays sur différents sujets“, a-t-il poursuivi. La Turquie avait annoncé la semaine dernière la construction d’un “mur de sécurité“ à sa frontière avec l’Iran sur le modèle du mur en construction avec sa frontière syrienne.

Les relations entre la Turquie sunnite et l’Iran chiite sont parfois tendues, M. Erdogan ayant évoqué par le passé le danger du “nationalisme persan“, notamment en Irak. Les deux pays soutiennent des camps adverses en Syrie, puisque l’Iran, comme la Russie, est allié au président Bachar al-Assad, tandis que la Turquie soutient l’opposition.

Mais les trois pays ont été amenés à coopérer à plusieurs reprises sur ce dossier, notamment lors des négociations sur la Syrie à Astana. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a mentionné mercredi des discussions en cours sur la situation dans la province syrienne d’Idleb actuellement sous le joug des jihadistes, évoquant l’arrivée du chef d’état-major iranien et annonçant une visite à venir du chef d’état-major russe, sans en préciser la date.

Le général Bagheri a confirmé qu’Ankara et Téhéran avaient également discuté du référendum d’indépendance prévu le 25 septembre au Kurdistan irakien, auquel tous deux s’opposent fermement. “Les deux parties ont souligné que si le référendum avait lieu, il conduirait au début d’une série de tensions et de conflits en Irak, dont les conséquences affecteraient les pays voisins“, a-t-il dit. “La tenue du référendum impliquera l’Irak, mais aussi l’Iran et la Turquie, c’est pourquoi les autorités des deux pays soulignent qu’il n’est pas possible et ne devrait pas avoir lieu“.

La Turquie entretient de bonnes relations avec le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani, mais elle est farouchement opposée à toute constitution d’un Etat kurde à sa frontière. M. Cavusoglu a notamment estimé mercredi que ce référendum “peut mener jusqu’à une guerre civile“ en Irak.

posté le 17 août 2017 par Ara/armenews