Nouvelles d'Arménie
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Kurdistan


REVUE DE PRESSE
L’appel des députés palestiniens et kurdes emprisonnés

Alors que nous nous apprêtons à voter et à faire voter pour les femmes et les hommes que nous jugeons les plus dignes de nous représenter dans la future Assemblée Nationale, il y a , en Israël et en Turquie, des députés bénéficiant d’un large soutien de leur peuple qui sont en prison . Les uns et les autres ont adressé à leurs collègues parlementaires du monde entier -et, plus généralement, à tous les démocrates- un vibrant appel à la solidarité . Rappelons qu’il y a actuellement 6500 prisonniers politiques palestiniens en Israël et presqu’autant de démocrates kurdes détenus en Turquie ! Nous ne les oublions pas .

Le premier de ces appels émane de Marwan Barghouthi, figure de premier plan du mouvement palestinien. Cela fait un mois déjà ( !) ce 17 mai qu’à son initiative, plus de mille prisonniers observent une grève de la faim pour arracher des conditions de détention moins inhumaines. Face à cette action courageuse intitulée « Liberté et Dignité », le gouvernement Nétanyahou a choisi la politique du pire. « Nous entrons dans une période extrêmement critique » vient de déclarer le président du Club des prisonniers. Juste avant d’être placé en isolement absolu, celui que les autorités israéliennes savent être aujourd’hui le leader le plus populaire dans toutes les couches de la société palestinienne, avait réussi à faire connaître cette interpellation publique de tous les parlementaires du monde sensibles aux « droits humains fondamentaux tels qu’ils sont garantis par le droit international ». Alors que la santé de tous ces grévistes de la faim se détériore de jour en jour, retour sur ce poignant témoignage : « Je fus le premier parlementaire à être arrêté, en 2002. Depuis, Israël a arrêté 70 parlementaires -plus de la moitié du Conseil législatif, le Parlement palestinien- et 13 d’entre eux restent détenus à ce jour (...) Le sort infligé aux parlementaires palestiniens reflète le sort du peuple qu’ils représentent (...) Aux yeux d’Israël, nous sommes tous coupables et l’accusation non déclarée, c’est notre désir de liberté, notre soif de liberté, notre sacrifice pour la liberté (...) J’en appelle à vous (...) Je vous demande de soutenir la liberté et la dignité du peuple palestinien afin que la paix puisse prévaloir. » Presqu’au même moment, un autre appel nous parvenait, de parlementaires de Turquie cette fois . Il est lancé par le HDP , le grand parti progressiste , devenu la troisième force politique du pays en 2015 et soumis, depuis lors, à une répression féroce du régime Erdogan. Rassemblés face à la Cour des Droits de l’Homme, à Strasbourg, un groupe de député.e.s et de proches du HDP, s’est, là aussi, adressé, ce 16 mai, aux élus et aux forces démocratiques, notamment d’Europe, pour demander leur soutien. Il est à noter que là encore, les premiers visés par le pouvoir sont celles et ceux qui bénéficient de la confiance la plus large de leur peuple . Comme on le sait, neuf députés de ce parti sont détenus, parmi lesquels ses deux premiers dirigeants : Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag . 27 présidents de district, 85 présidents de province , près de 750 autres responsables et plusieurs milliers de militants ou proches du HDP partagent leur sort ! C’est l’honneur de la gauche d’entendre ces messages et de se montrer à la hauteur du courage admirable de celles et de ceux qui nous les ont adressés. Ce sont des êtres humains. Ils n’ont ni voulu ni cherché à être des héros, mais comme l’avait noté , dans sa grande sagesse, Nelson Mandela : « Le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre ».

https://franciswurtz.net/2017/05/18/lappel-des-deputes-palestiniens-et-kurdes-emprisonnes/

posté le 25 mai 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan 


REVUE DE PRESSE
« Ma maison a été utilisée pour le viol de filles yézidies »

« Comment voulez-vous que je revive dans ma maison. Elle a été utilisée par Daech pour le viol de filles yézidies. Quand nous sommes rentrés pour l’inspecter en octobre dernier, après le départ des miliciens de l’État islamique (EI), nous avons trouvé leurs vêtements et aussi des costumes traditionnels de filles et de femmes yézidies. Nous avons rassemblé tous ces vêtements et nous les avons brûlés loin de chez nous, dans un terrain vague. Comment voulez-vous que je revive dans un endroit où tant d’âmes ont été torturées, où tant de personnes ont souffert ? »

Manar, 35 ans, syriaque-catholique, est assise sur un canapé non loin de sa machine à coudre, dans un petit camp de réfugiés à Sulaymaniya, tenu par des prêtres appartenant à la congrégation de Mar Moussa el-Habachi, fondée par le père Paolo Dall’Oglio, disparu en Syrie en 2013. Elle était l’une des plus importantes couturières de Qaraqosh, localité de 65 0000 habitants chrétiens, investie par Daech le 7 août 2014. « Nous avons habité la maison uniquement six mois. Elle était toute neuve. Nous nous étions endettés pour la construire et la meubler. D’ailleurs, même aujourd’hui nous devons encore à nos amis et connaissances 24 000 dollars », dit-elle.

« Avant, il nous était possible de rembourser l’argent, je travaillais, mon mari aussi. Il transportait à bord de sa camionnette des marchandises de Qaraqosh vers Mossoul, Erbil ou d’autres villes du Kurdistan. Aujourd’hui, il a trouvé un emploi auprès de la congrégation. Il est leur chauffeur », poursuit-elle. Manar et son mari ne sont pas prêts d’oublier le départ de Qaraqosh, dans la nuit du 6 au 7 août 2014. « Il y eut un premier départ quand Mossoul est tombée, pour quelques jours, mais nous étions rentrés. Puis, deux semaines plus tard, c’était l’exode. Nous avons attendu jusqu’à minuit. Mon beau-frère était policier auprès de l’évêché. Il nous a dit que les soldats kurdes se replieront et qu’il fallait partir. Nous avons pris la route. De Qaraqosh à Erbil, le chemin nous a pris huit heures, au lieu d’une heure et demie, à cause des embouteillages. Nous avons été pris entre deux feux à un barrage des peshmergas, nous avons pris la fuite et nous avons oublié notre fils en voiture, car il dormait », raconte cette mère de quatre enfants. La famille arrive à Ankawa, banlieue chrétienne d’Erbil, y passe une nuit dans un hôtel payé trop cher et met le cap le lendemain sur Sulaymaniya.

« Nous étions huit familles, tous parents et voisins. Nous avons logé dans une grande salle dans le couvent du père Dall’Oglio. Au bout d’un an, nous avons déménagé ici dans une vieille maison proche des préfabriqués mis en place par la congrégation », poursuit-elle. Au couvent, Manar donne des cours de couture aux femmes réfugiées ainsi qu’aux musulmanes qui habitent le quartier.

« Mon frère esclave de l’État islamique »

« La famille de mon mari vit entre Sulaymaniya et Erbil, alors que mon père et ma mère sont à Erbil. Mes frères, sœurs et cousins ont quitté l’Irak pour le Canada, la Suède, le Danemark, l’Allemagne, la France, l’Australie et aussi le Liban, où ils attendent d’être relocalisés dans un pays tiers.

« Mes parents ne veulent pas quitter l’Irak parce qu’ils attendent le retour de mon frère pris en otage par Daech. Il devrait avoir 28 ans aujourd’hui. C’est que mon père n’a pas voulu quitter Qaraqosh, et mon plus jeune frère a décidé de rester avec lui. Une fois leur cachette découverte, mon père a été obligé de partir, mais les miliciens n’ont pas relâché mon frère. L’un d’eux a dit à mon père qui refusait de partir : “Ton fils te suivra.“ Et mon père attend depuis.

« Il y a un an, nous avons reçu la visite du nonce apostolique et d’un émissaire du Vatican. Je leur ai donné le nom de mon frère, en leur disant que je voulais simplement savoir s’il est mort ou vivant. Une semaine plus tard, le nonce apostolique m’a appelée pour me dire “l’homme qui porte ce nom est toujours vivant, il se trouve à Raqqa en Syrie, prisonnier de Daech“. Il semble que l’État islamique fait faire des travaux à ses prisonniers hommes, comme des esclaves », dit-elle.

Manar, qui raconte son histoire devant ses enfants, parle calmement, sans verser de larmes, comme si elle évoquait un quotidien banal.

Elle se tourne vers sa fille benjamine qui avait perdu la parole durant trois mois après le départ de Qaraqosh et qui, jusqu’à présent, a du mal à s’exprimer quand elle est trop fatiguée.

Elle lui demande de chanter un hymne que la petite a appris à l’école. La fillette de sept ans se lève et chante : « Nous rentrerons, malgré toutes les peines et malgré le temps qui passe. Nous rentrerons, car nous n’oublierons jamais notre terre et nos églises. Ô Baghdida (le nom syriaque de Qaraqosh), ô Baratalla, ô Mossoul, attendez-nous car nous rentrerons. »

La famille compte revenir à Qaraqosh en septembre, avec la rentrée des classes « si la sécurité des chrétiens est instaurée et garantie par la communauté internationale », martèle Manar... Entre-temps, Qaraqosh est toujours en ruine et la communauté internationale n’a pas été secouée par le sort qui a été réservé aux chrétiens d’Irak.

https://www.lorientlejour.com/article/1052338/-ma-maison-a-ete-utilisee-pour-le-viol-de-filles-yezidies-.html

posté le 22 mai 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan 


SYRIE
Syrie : nouvelle avancée de l’alliance anti-EI près de Raqa

L’alliance arabo-kurde soutenue par Washington a pris en moins de 24 heures une série de villages situés à 4km au nord et à l’est de Raqa, principal fief du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, selon un porte-parole et une ONG.

Mais les Forces démocratiques syriennes (FDS) se trouvent encore à une quarantaine de km du côté ouest, tandis qu’au sud de la ville bordée par le fleuve de l’Euphrate, le territoire reste entièrement sous le contrôle du groupe jihadiste.

Les FDS “ont pris trois villages à 4km au nord de Raqa“, a indiqué à l’AFP Talal Sello, porte-parole des FDS, la coalition arabo-kurde qui combat l’EI depuis fin 2015. Ils ont également conquis lundi soir deux autres villages à 4km à l’est.

“Nous sommes proches d’encercler Raqa à l’est et au nord mais nous devons avancer sur le front ouest avant de lancer l’assaut sur la ville au moment opportun“, a encore précisé M. Sello.

Vendredi dernier, les FDS avaient annoncé que l’assaut serait lancé au “début de l’été“, probablement en juin.

Le 10 mai, elles avaient conquis la ville de Tabqa, un important verrou à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Raqa.

“Sur ce même front, nous devons désormais prendre al-Mansoura, à plus de 35 km de Raqa“, a expliqué le porte-parole.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a rapporté également la prise des cinq villages. “Du côté nord, les FDS ont avancé de 4 km, tandis que du côté est, elles ont progressé de près de deux km“, a indiqué à l’AFP son directeur Rami Abdel Rahmane. “Les FDS veulent faire la jonction entre leurs troupes au nord et à l’est de Raqa“, selon lui.

Il reste toutefois toujours possible pour les jihadistes de s’enfuir par le sud de la ville, notamment à bord d’embarcations franchissant l’Euphrate. Ils peuvent se déplacer vers leur fief d’al-Sokhna (centre) avant de se diriger vers la province de Deir Ezzor (est) qu’ils contrôlent quasi-totalement.

Les FDS sont en première ligne dans l’offensive contre Raqa, mais leur implication ulcère la Turquie, alliée de Washington au sein de l’Otan. L’alliance est en effet dominée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG), considérées par Ankara commme affiliée au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), classé par les Turcs comme “terroriste“.

posté le 21 mai 2017 par Stéphane/armenews


SYRIE
Syrie : les Forces démocratiques syriennes, fer de lance de la lutte anti-EI

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par Washington, sont en première ligne dans l’offensive contre Raqa, bastion du groupe Etat islamique (EI), mais leur implication a provoqué des tensions entre les Etats-Unis et la Turquie.

Les combattants des FDS se sont emparés le 10 mai de la ville stratégique de Tabqa et d’un barrage adjacent, une étape clé dans leur progression vers Raqa, capitale de facto de l’EI en Syrie en guerre.

Ankara considère la principale composante kurde des FDS comme affiliée au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), qu’elle classe comme “terroriste“.

- Que sont les FDS ? -

Créées en octobre 2015 avec le soutien des Etats-Unis, les FDS étaient dès le départ dominées par les Unités de protection du peuple kurde (YPG), majoritaires face à la composante arabe.

Leur création est intervenue après que l’avancée territoriale des YPG dans des régions majoritairement arabes a suscité les inquiétudes à la fois des Arabes syriens et de la Turquie.

La milice kurde avait remporté une série de batailles contre l’EI avec le soutien de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, comme la reprise en janvier 2015 de Kobané, ville frontalière avec la Turquie.

Comme dans une tentative pour calmer les inquiétudes de son allié au sein de l’Otan, Washington a créé les FDS “pour faciliter le recrutement de combattants arabes et séparer davantage le soutien américain du PKK“, assure le centre de réflexion International Crisis Group dans un rapport publié en avril.

Mais les rangs des FDS, qui compteraient entre 25.000 et 45.000 combattants, restent dominés par les YPG, selon les analystes.

Depuis leur formation, les FDS ont remporté plusieurs victoires contre l’EI et ont annoncé en novembre 2016 le début de l’opération pour reprendre Raqa, sur lequel ils resserrent l’étau.

- Quel soutien américain ? -

Avec la formation des FDS, Washington fournit un soutien plus direct aux combattants anti-EI sur le terrain en Syrie.

Mais alors que l’administration américaine affirmait jusque-là n’équiper que les composantes arabes de l’alliance, elle a annoncé début mai qu’elle armerait les milices kurdes YPG en vue de la bataille de Raqa.

Cette annonce inédite a suscité la colère d’Ankara qui a appelé Washington à revenir sur sa décision.

La Turquie est d’autant plus excédée que les YPG sont appelées à jouer le premier rôle dans l’offensive contre Raqa, alors qu’Ankara semble en être tenu à l’écart.

Des responsables américains et des FDS assurent qu’une fois l’EI chassé, Raqa sera administrée par un conseil civil composé d’habitants.

Le sujet sera sans doute abordé mardi à Washington lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan sera reçu par son homologue américain Donald Trump.

- Comment réagit la Turquie ? -

L’inquiétude d’Ankara vis-à-vis des YPG la pousse à lancer sa propre opération militaire en Syrie en aôut 2016, baptisée “Bouclier de l’Euphrate“.

L’opération visait à la fois l’EI et les milices kurdes, notamment pour empêcher les YPG de contrôler une bande de territoire continue le long de la frontière turco-syrienne.

Selon des experts, Ankara manque d’options pour empêcher les FDS de continuer à mener la lutte contre l’EI.

“La Turquie a peu d’options, à l’exception d’une escalade“, assure Aaron Stein, membre résident du Centre Rafic Hariri pour le Moyen-Orient. “Ils peuvent envahir Tall Abyad (sur la frontière turco-syrienne) ou bombarder les YPG“, selon lui.

“Toutes ces options pourraient ralentir l’opération sur Raqa, mais Ankara serait alors vue comme un ralentisseur de la campagne contre l’EI. Personne ne veut être dans cette position.“

posté le 20 mai 2017 par Stéphane/armenews


SYRIE
Syrie : l’assaut final contre l’EI à Raqa annoncé pour le début d’été

L’alliance arabo-kurde soutenue par Washington a annoncé le lancement “en début d’été“ de l’assaut final contre Raqa dans le cadre de la vaste offensive qui leur a permis de faire reculer le groupe Etat islamique (EI) autour de son principal fief en Syrie.

L’assaut contre la capitale de facto de l’organisation jihadiste sera lancé probablement “en juin“, a également indiqué Rojda Felat, une commandante des Forces démocratiques syriennes (FDS), interrogée par l’AFP à Tabqa.

La conquête de cette ville du nord de la Syrie, après des semaines de combats, est l’une des plus importantes victoires des FDS, qui rassemble des combattants kurdes et arabes soutenus par Washington et affronte l’EI depuis 2015.

“Nous allons (maintenant) rassembler nos troupes“ en vue de l’assaut final, qui dépendra “des circonstances et des tactiques militaires“, a dit la commandante Felat.

“Les campagnes militaires (contre l’EI) se poursuivront“, a de son côté assuré Kahraman Hassan, commandant adjoint des FDS, lors d’une conférence de presse vendredi à Tabqa.

- ’Bientôt’ les armes américaines -

La conquête de Tabqa est intervenue au lendemain de l’annonce publique par les Etats-Unis de leur intention de fournir directement et pour la première fois des armes à la composante kurde des FDS, les Unités de protection du peuple kurde (YPG).

“Avec le début de l’assaut contre Raqa (...), nous allons recevoir, comme ils nous l’ont promis, les armes et les véhicules blindés“, a indiqué le commandant Hassan, en référence aux Etats-Unis.

“Jusqu’à présent, ces armes ne nous sommes pas parvenues. Nous pensons que nous allons les recevoir bientôt“, a -t-il indiqué.

A Tabqa, une équipe de l’AFP a pu entrer vendredi à l’intérieur du barrage éponyme, conquis en même temps que la ville et situé juste au nord de celle-ci.

Le journaliste de l’AFP a vu des sacs de sable utilisés par les jihadistes lors de combats dans ce barrage, le plus grand de Syrie.

Partout, il a pu voir des véhicules détruits et des grands trous laissés vraisemblablement par les frappes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Il a repéré le cadavre d’un jihadiste présumé flottant sur les eaux du lac Assad —large réservoir artificiel sur l’Euphrate créé par le barrage de Tabqa.

- ’Préparez-vous’ -

Dans le centre-ville de Tabqa, de nombreux sacs de sable blancs avaient été installés devant les magasins, tandis que plusieurs échoppes étaient détruites. Dans la rue, des véhicules renversés témoignaient de la violence de la bataille.

Il a également vu dans le centre des inscriptions en caractère noir laissées par les jihadistes sur des poteaux : “Sachez que le paradis est atteint grâce au combat“, “Préparez-vous à les combattre avec toutes vos forces“.

Depuis le lancement en novembre de leur vaste offensive pour reprendre Raqa, les FDS ont pu, avec le soutien aérien américain, s’emparer de larges zones dans la province du même nom. Elles ont également réussi à couper les principales voies autour de la ville.

Au plus près, les FDS sont désormais positionnées à 8 km de la ville de Raqa, aux mains de l’EI depuis 2014.

L’alliance arabo-kurde bénéficie en outre de l’aide de conseillers américains ainsi que des canons des Marines.

Les FDS sont dominées par les YPG, principal allié des Américains dans la lutte anti-EI en Syrie.

Mais l’annonce américaine a ulcéré la Turquie, alliée des Etats-Unis.

Ankara considère en effet les YPG comme la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, mouvement séparatiste kurde en Turquie).

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui rencontrera M. Trump le 16 mai à Washington, a appelé les Etats-Unis à “revenir sans délai“ sur sa décision d’armer les YPG.

La guerre en Syrie, devenue complexe avec ses multiples acteurs et alliances, a fait 320.000 morts et des millions de déplacés depuis 2011.

posté le 20 mai 2017 par Stéphane/armenews


SYRIE
Syrie : l’armement américain va accélérer la défaite de l’EI, selon la force antijihadiste

La décision des Etats-Unis d’armer les milices kurdes syriennes va “accélérer la défaite“ du groupe ultraradical Etat islamique (EI), a affirmé le porte-parole d’une coalition arabo-kurde combattant cette organisation.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les Unités de protection du peuple kurde (YPG) sont la principale composante, ont lancé en novembre une offensive sur Raqqa, le fief de l’EI en Syrie, avec le soutien aérien et logistique de Washington, et ont depuis pris le contrôle de larges zones.

“La décision américaine d’armer les YPG (...) est importante et va accélérer la défaite du terrorisme“, a indiqué à l’AFP Talal Sello, porte-parole des FDS qui combattent l’EI avec l’appui de Washington.

M. Sello a estimé que l’annonce “officielle de ce soutien est le résultat de la grande efficacité des YPG et l’ensemble des FDS dans les combats contre le terrorisme“ en Syrie, où l’EI a été chassé de plusieurs fiefs par cette alliance arabo-kurde depuis sa création fin 2015.

“Depuis sa prise de fonction, l’administration de Donald Trump a augmenté son soutien à nos forces“, a encore précisé M. Sello.

Le président Trump a approuvé la fourniture d’armes aux YPG, a déclaré mardi un responsable américain, alors que ces milices sont considérées par la Turquie, allié de Washington, comme “terroristes“.

Ankara a d’ailleurs réagi mercredi en qualifiant cette mesure d’“inacceptable“.

Le financement “pour fournir une aide aux YPG a été approuvé“, a déclaré le responsable américain, qui n’a pas souhaité être nommé. “L’approbation prend effet immédiatement mais les délais pour les livraisons d’armes sont à préciser“, a-t-il ajouté.

Ce responsable américain n’a pas révélé le type d’armes qui seront fournies et qui seront utilisées pour tenter de reprendre Raqqa, le bastion de l’EI en Syrie.

posté le 14 mai 2017 par Stéphane/armenews


REVUE DE PRESSE
France/Turquie. Les chaines de télévision kurdes menacées par Eutelsat

Après avoir interrompu la diffusion de deux chaînes de télévision kurdes, Med-Nûçe et Newroz TV, en octobre 2016, Eutelsat s’attaque aujourd’hui à trois autres chaînes : Ronahî TV, Stêrk TV et News Channel.

Ces décisions d’interruption sont prises à la demande de l’instance turque de régulation audiovisuelle, organisme entièrement dépendant du régime d’Erdogan. « Bien que condamné en novembre 2016 par les juges français à rétablir la diffusion des chaînes kurdes, le plus grand groupe européen de satellites dont la majorité des parts est détenue par l’Etat français continue à privilégier ses intérêts économiques aux dépends des libertés de la presse, d’expression et du droit à l’information. En effet, comme l’a avoué le PDG d’Eutelsat Rodolphe Belmer, dans le cadre d’une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat en octobre dernier, la Turquie représente un marché économique juteux qui justifierait qu’on réduise au silence les chaînes de télévision qui dérangent cet Etat », dénonce le Conseil démocratique kurde en France (CDKF).

Eutelsat se rend ainsi complice de la répression inouïe exercée par le régime d’Erdogan contre l’opposition et les kurdes : après avoir assiégé les villes kurdes et massacré des centaines de civils, il a fait arrêter des milliers de personnes suite au coup d’Etat avorté du 15 juillet 2016. Des centaines d’élus, dont de nombreux députés et maires, des journalistes, des universitaires, des syndicalistes croupissent actuellement dans les geôles turques. Des dizaines de milliers de personnes ont par ailleurs été licenciées ou empêchées d’exercer leur profession. « Et pour empêcher le monde de voir son visage hideux, le régime d’Erdogan a muselé tous les médias d’opposition. Par la main d’Eutelsat, il tente aujourd’hui d’exporter sa politique répressive et d’étouffer la voix de tout un peuple, relève encore le CDKF. Ne permettons pas à Eutelsat de collaborer avec un régime fasciste qui viole allègrement les droits et liberté fondamentaux et, qui plus est, entrave la lutte contre Daesh en attaquant les forces kurdes au Rojava (nord de la Syrie) ».

Le CDKF, qui a organisé un rassemblement ce samedi à Paris, appelle « tous les amis du peuple kurde ainsi que tous les démocrates et défenseurs des droits humains à unir leurs voix aux nôtres pour dénoncer cette collaboration honteuse d’Eutelsat avec un régime fasciste ».

Une pétition a été lancée, accessible sur https://protest-eutelsat.com/sign-it-kampanyaya-katil/

http://www.humanite.fr/franceturquie-les-chaines-de-television-kurdes-menacees-par-eutelsat-635737

posté le 11 mai 2017 par Stéphane/armenews


SYRIE
Les livraisons d’armes aux Kurdes vont commencer rapidement

Washington, 10 mai 2017 (AFP) - Les Etats-Unis vont commencer bientôt les livraisons d’armes aux milices kurdes en Syrie, malgré les critiques du président turc Recep Tayyip Erdogan qui a appelé Washington à revenir sur cette décision, a indiqué mercredi un porte-parole militaire américain.

Une partie du matériel est déjà sur place et pourra être distribuée “très rapidement“, a indiqué à la presse le colonel John Dorrian, un porte-parole américain de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI).

La Maison Blanche vient d’autoriser le Pentagone à livrer des armes aux milices kurdes YPG pour accélérer la défaite du groupe EI en Syrie.

Cette décision a provoqué la colère de la Turquie, qui considère ces milices comme l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation séparatiste qui livre une sanglante lutte armée contre Ankara depuis 1984 et est classée “terroriste“ par la Turquie et ses alliés occidentaux.

La Turquie redoute notamment que ces armes ne puissent un jour finir par être utilisées contre elle par les Kurdes. Pour apaiser ces craintes, les Etats-Unis affirment qu’ils vont livrer des armes calibrées exactement pour les besoins de l’offensive contre le groupe EI à Raqa, et qu’ils surveilleront l’usage qui en sera fait.

Les Etats-Unis s’assureront que “chacune des armes“ qui seront livrées aux milices kurdes “sera pointée“ sur le groupe Etat islamique, a affirmé le colonel Dorrian.

Selon le Pentagone, les Etats-Unis prévoient de livrer des armes légères, des munitions, des véhicules blindés et des équipements du Génie. La liste comprendra également des “mitrailleuses lourdes“ pour pouvoir lutter contre les camions-bombe de l’EI et des “mortiers“, a précisé mercredi le colonel Dorrian.

Les divergences de positions sur la question des milices kurdes syriennes empoisonnent les relations entre la Turquie et les Etats-Unis depuis l’année dernière.

Le mois dernier, l’aviation turque a bombardé des membres des YPG dans le nord-est de la Syrie, suscitant la colère de Washington.

posté le 11 mai 2017 par Ara/armenews


USA
La Maison Blanche approuve la fourniture d’armes aux milices kurdes YPG en Syrie

Le président américain Donald Trump a approuvé la fourniture d’armes aux milices kurdes YPG qui combattent le groupe Etat islamique en Syrie, a déclaré mardi un responsable américain.

Ces milices sont considérées par la Turquie comme “terroristes“.

Le financement “pour fournir une aide aux YPG a été approuvé“, a déclaré le responsable américain, qui n’a pas souhaité être nommé. “L’approbation prend effet immédiatement mais les délais pour les livraisons d’armes sont à préciser“, a-t-il ajouté.

Ce responsable américain n’a pas révélé le type d’armes qui seront ainsi fournies et qui seront utilisées pour tenter de reprendre Raqqa, le bastion, situé en Syrie, de l’organisation Etat islamique(EI).

Cette décision de Washington en faveur des milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple kurde), la principale composante des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de combattants kurdes et arabes contre les jihadistes, va à coup sûr provoquer la colère des Turcs.

Ankara considère en effet les YPG comme l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation séparatiste qui livre une sanglante lutte armée aux autorités turques depuis 1984 et qui est classée “terroriste“ par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Quelques heures avant l’annonce sur la fourniture d’armes aux YPG, le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis avait déclaré à Copenhague que les Etats-Unis allaient associer la Turquie aux opérations militaires pour reprendre Raqqa.

posté le 10 mai 2017 par Stéphane/armenews