Nouvelles d'Arménie
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Kurdistan


SYRIE/TURQUIE/KURDISTAN
Le porte-parole d’une milice syrienne aux mains d’Ankara

Une figure importante d’une milice arabo-kurde syrien combattant le groupe Etat islamique (EI) avec l’appui de Washington, mais honni d’Ankara, est “aux mains“ des services secrets turcs (MIT), a rapporté vendredi le quotidien turc Hürriyet.

Talal Sello, un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), “s’est rendu“ cette semaine à des rebelles syriens pro-Ankara et a été transféré dans la province de Gaziantep (sud-est de la Turquie) où il est interrogé par le MIT, selon Hürriyet.

M. Sello a disparu il y a plusieurs jours dans des circonstances troubles, et d’intenses spéculations circulaient à son sujet, certains affirmant qu’il s’était livré à la Turquie, d’autres qu’il avait été capturé. Dans un communiqué publié jeudi, les FDS, une alliance essentiellement composée des milices kurdes YPG, ont estimé que la “disparition“ de M. Sello était “le résultat d’une opération spéciale des renseignements turcs, en collusion avec des membres de sa famille“.

Selon ce communiqué, M. Sello “faisait l’objet de beaucoup de pressions et de chantage de la part de l’Etat turc, jusqu’au point où il a reçu des menaces visant ses enfants qui se trouvent en Turquie“. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui s’appuie sur un vaste réseau de sources en Syrie, avait affirmé jeudi que M. Sello se trouvait “aux mains des renseignements turcs“.

“Il semble qu’il ait été attiré en Turquie par la ruse“, a indiqué l’OSDH. Les FDS sont soutenues par les Etats-Unis et ont été le fer de lance de la prise de Raqa, capitale autoproclamée de l’EI en Syrie.

Mais pour Ankara, cette structure n’est autre qu’un paravent visant à légitimer les YPG, considérées par la Turquie comme une “organisation terroriste“.

Le quotidien Hürriyet rapporte vendredi que M. Sello est interrogé par le MIT sur les positions défensives des YPG dans la zone d’Afrine, dans le nord de la Syrie, ainsi que sur ses alliances et son armement.

La Turquie a lancé l’an dernier une offensive dans le nord de la Syrie pour empêcher la jonction des différents territoires contrôlés par les YPG, et répète régulièrement qu’elle a l’intention de lancer ses forces sur Afrine. “Il nous faut nettoyer Afrine des organisations terroristes“, a ainsi déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan vendredi.

AFP

posté le 18 novembre 2017 par Ara/armenews


SYRIE
Erdogan veut « nettoyer » Afrine des milices kurdes

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué vendredi qu’il voulait “nettoyer“ Afrine, dans le nord de la Syrie, de la présence de milices kurdes soutenues par les Etats-Unis contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

“Il nous faut nettoyer Afrine des organisations terroristes PYD et YPG“, a dit M. Erdogan lors d’un discours à Ankara retransmis à la télévision, ajoutant qu’il fallait y déployer des troupes turques.

Ankara considère le Parti de l’Union démocratique (PYD) et son bras armé, les Unités de protection du peuple (YPG), qui contrôlent une large part du nord de la Syrie, comme des organisations “terroristes“. Mais les YPG sont aussi la principale composante des Forces démocratique syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue et armée par les Etats-Unis qui a notamment été le fer de lance de la prise de Raqa, capitale autoproclamée de l’EI en Syrie.

Ce désaccord sur les YPG a contribué à tendre davantage les rapports ente Ankara et Washington, deux alliés au sein de l’Otan, et M. Erdogan a une nouvelle fois critiqué vendredi les Etats-Unis. “Que venez-vous faire en Syrie, vous qui vous trouvez à 12.000 km de là ?“, a interrogé le chef de l’Etat turc.

La Turquie a lancé l’an dernier une offensive terrestre dans le nord de la Syrie pour repousser l’EI vers le sud et empêcher les YPG de relier les territoires qu’ils contrôlent dans le nord de la Syrie. M. Erdogan a plusieurs fois menacé de lancer une opération militaire à Afrine, et sa nouvelle mise en garde survient à quelques jours d’un important sommet Russie-Turquie-Iran, mercredi.

La Russie et l’Iran, qui soutiennent le régime syrien, et la Turquie, qui appuie l’opposition, parrainent un accord visant à réduire l’intensité des combats pour préparer le terrain à un accord politique en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plus de 330.000 morts depuis mars 2011. Dans le cadre de cet accord, la Turquie a notamment déployé des troupes ayant une mission d’observation dans la province d’Idleb (nord-ouest), non loin de la zone d’Afrine contrôlée par les YPG.

AFP

posté le 18 novembre 2017 par Ara/armenews


IRAN-KURDISTAN
8 soldats iraniens tués lors d’attaques du groupe armé Kurde, le PJAK en Adrbadagan Occidental (nord-ouest de l’Iran)

L’agence iranienne IRNA annonce que le 3 novembre dans la province d’Adrbadagan Occidental au nord-ouest de l’Iran suite à l’attaque de groupes armées Kurdes, 8 soldats iraniens ont trouvé la mort. Le gouverneur-adjoint de la région iranienne d’Adrbadagan Occidental, a toutefois annoncé que les garde-frontières iraniens, ont tué sur la frontière turco-iranienne un grand nombre d’assaillants armés. Selon des sources fiables, ces attaques sont le fait du PJAK (Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê, le Parti de la Vie Libre du Kurdistan).

Le PJAK fut créé en 2003 en Iran serait une organisation kurde dirigée par le PKK. Sa zone d’action se situe dans les provinces d’Adrbadagan Occidental et de Kermanchah. Son objectif est de parvenir à la création d’un Kurdistan.

Krikor Amirzayan

posté le 6 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Iran  Kurdistan 


TURQUIE
La plaque portant le nom du chanteur arménien Aram Dikran à Batman (Sassoun) vandalisée

100 ans après le génocide toujours nié en Turquie, les actes anti-arméniens se multiplient. Le dernier en date est celui qui vient de se produire dans un parc à Batman (anciennement Sassoun l’arménienne) à l’Est de la Turquie. Sur la plaque à l’entrée du « Parc Aram Dikran), le nom du chanteur et musicien arménien Aram Dikran a été effacé -recouvert par une peinture blanche- par des inconnus. Un acte qui n’est pas le premier...un ancien panneau portant le nom d’Aram Dikran avait été vandalisé et suite à la colère des habitants de Batman, une nouvelle plaque avait été placée.

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La plaque portant le nom du chanteur arménien Aram Dikran à Batman (Sassoun) vandalisée

Aram Dikran est un célèbre chanteur arménien, chantait essentiellement en kurde, arabe et arménien. Aram Dikran (né Aram Mélikian) était né en 1934 à Qamishli au nord-est de la Syrie, près de la frontière turque au sein d’une famille arménienne originaire de Tigranakert (Diyarbakir). Il avait enregistré des centaines de chansons dont 230 en kurde, 150 en arabe, 10 en assyro-chaldéen et 8 en grec. Membre du parti kurde PKK il était un ami personnel très proche du leader kurde Abdullah Ocalan. Mort en 2009 à Athènes, Aram Dikran désirait être enterré à Diyarbakir (ex-Tigranakert capitale de l’Arménie, aujourd’hui capitale du Kurdistan turc). Mais les autorités turques n’ont pas autorisé Aram Dikran à être enterré au cimetière arménien de Diyarbakir.

Krikor Amirzayan

posté le 3 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


REVUE DE PRESSE
Comment le PKK a piégé les services secrets turcs

L’affaire passe pour l’un des coups les plus durs portés par la guérilla kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à l’Etat turc, dans le conflit qui les oppose depuis 1984. Durant l’été, le PKK est parvenu à enlever au Kurdistan irakien deux responsables de haut niveau de l’Organisation nationale du renseignement (MIT), les services secrets turcs.

« Durant l’été, le PKK a réussi l’un des plus beaux coups de son histoire », résume un responsable des renseignements kurdes irakiens. L’opération, qui aurait été menée sans que les autorités locales kurdes en aient été avisées, s’est traduite d’après lui par l’enlèvement, au Kurdistan irakien, du chef adjoint des opérations du MIT et du responsable de la lutte contre le PKK au sein des renseignements turcs, alors qu’ils étaient venus superviser la capture d’un leader de l’organisation kurde.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/10/26/comment-le-pkk-a-piege-les-services-secrets-turcs_5206183_3218.html#1UJ4EJCGbskKSRwJ.99

posté le 27 octobre 2017 par Stéphane/armenews


TURQUIE/KURDISTAN/IRAK
Irak : le gel du référendum kurde insuffisant

Ankara, 26 oct 2017 (AFP) - La Turquie a estimé jeudi que la proposition du Kurdistan irakien de geler le résultat de son référendum d’indépendance était “insuffisante“, et appelé à “annuler“ ce scrutin qui a suscité l’ire du président Recep Tayyip Erdogan.

“Le recul du (Kurdistan irakien) est un pas important, mais c’est insuffisant. Ce qu’il faut, c’est annuler ce référendum“, a déclaré le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, lors d’une conférence de presse à Ankara.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le Kurdistan irakien avait proposé de “geler les résultats“ de son référendum d’indépendance, à l’origine, depuis sa tenue il y a un mois, d’une crise majeure avec Bagdad. Le Premier ministre irakien Haidar al-Abadi a affirmé jeudi qu’il accepterait “uniquement l’annulation du référendum“.

La tenue du référendum a fortement tendu les rapports autrefois étroits entre la Turquie et le gouvernement régional du Kurdistan irakien (KRG), et réchauffé parallèlement les relations jusque-là glaciales entre Ankara et Bagdad.

Interrogé au sujet de la proposition de gel du référendum kurde, le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré : “Quelle que soit la décision que le KRG prendra désormais, il est évident qu’elle ne produira pas les résultats permettant de réparer les dégâts causés“.

M. Abadi a effectué mercredi un déplacement en Turquie où il a été reçu par MM. Erdogan et Yildirim. Les dirigeants ont convenu de renforcer la coopération turco-irakienne, notamment sur les plans sécuritaire et économique.

posté le 26 octobre 2017 par Ara/armenews


ALLEMAGNE
L’appel d’écrivains victimes de la répression : « N’isolez pas la Turquie ! »

Journalistes et écrivains turcs victimes de la répression organisée par le pouvoir de Recep Tayyip Erdogan ont profité de la Foire du livre de Francfort, en Allemagne, pour plaider contre un isolement de la Turquie malgré la politique qui y est suivie.

Emprisonné l’an passé, l’ancien rédacteur en chef du journal d’opposition Cumhuriyet, Can Dündar, se souvient d’un camarade de cellule demandant à un gardien de lui apporter un livre de la bibliothèque de la prison.

« Nous n’avons pas le livre, lui a répondu ce dernier, mais nous en avons l’auteur. »

L’anecdote, racontée par le journaliste au cours d’une table ronde, illustre avec un certain humour noir les atteintes à la liberté d’expression depuis le coup d’État manqué du 15 juillet 2016. Parmi les quelque 50 000 personnes arrêtées depuis figurent environ 180 journalistes, et le président turc est la cible de vives critiques de la part de l’Occident.

Can Dündar, assis aux côtés de la célèbre romancière Asli Erdogan, elle-même emprisonnée l’an passé pour « propagande terroriste », a toutefois exhorté les gouvernements à ne pas tourner le dos à la Turquie, même si le fossé qui les sépare de son dirigeant ne cesse de s’élargir.

« Isoler la Turquie signifie soutenir Erdogan, pas nous », affirme-t-il.

Des millions de Turcs ont voté contre un renforcement des pouvoirs présidentiels au référendum controversé d’avril, met-il en avant, même si le chef de l’État turc a obtenu la majorité des voix.

En rompant avec Ankara, l’Europe abandonnerait cette frange très importante de la population. Et de récents sondages d’opinion montrent une baisse de la popularité du président Erdogan, au pouvoir depuis 2002. « Au moins la moitié du pays résiste désormais, souffre et se bat en même temps », assure Can Dündar.

Parler, écrire...

Cette table ronde fait partie d’une série d’événements organisés cette année à la Foire internationale du livre à Francfort, une ville de l’ouest de l’Allemagne, sur le thème des atteintes à la liberté de presse en Turquie.

Ahmet Sik, un journaliste d’investigation actuellement en prison, a été honoré d’un prix pour son courage, et des partisans du journaliste germano-turc du quotidien Die Welt Deniz Yücel se sont rassemblés sous une bannière sur laquelle était écrit « #freedeniz » pour exiger sa libération.

Le romancier Burhan Sönmez, troisième participant à la discussion, est récemment retourné vivre à Istanbul après avoir passé une décennie en Grande-Bretagne. Qui exprime un avis différent vit dans la peur en Turquie, témoigne-t-il. « Vous ne savez pas ce qui peut se passer d’un jour à l’autre. Vous pouvez vous retrouver au travail ou en prison », dit-il.

Mais c’est justement ce qui l’encourage, affirme-t-il : « Vous devez parler, vous devez écrire. Parce que vous pourriez être le prochain. » Et comme les médias sont largement contrôlés par le gouvernement, il faut trouver d’autres moyens d’atteindre les lecteurs.

« Dieu merci, les gens en Turquie savent comment accéder aux sites Internet censurés », souligne à cet égard le journaliste Can Dündar.

Asli Erdogan juge toutefois qu’il est « trop facile d’accuser Erdogan pour tout », mettant aussi en exergue les divisions de l’opposition.

« La question arménienne, la question kurde, ce sont des lignes de fracture qui divisent l’opposition. Nous ne pouvons pas faire vraiment obstacle à Erdogan et à sa tyrannie à cause de ces fractures », juge cette romancière de 50 ans.

posté le 18 octobre 2017 par Stéphane/armenews


ESPACE AERIEN IRAK/ARMENIE
Malgré l’interdiction de Bagdad, les vols entre Erevan et Erbil continuent

Les vols hebdomadaires qui quittent l’Arménie pour aller vers la région du Kurdistan irakien ont continué vendredi malgré la décision des autorités irakiennes de fermer l’espace aérien de la région aux compagnies aériennes étrangères en représailles du vote en faveur de l’indépendance.

Un avion appartenant à une compagnie aérienne arménienne privée a volé d’Erevan vers la capitale du Kurdistan, Erbil, juste quelques heures avant l’entrée en vigueur de l’interdiction imposée par Bagdad.

L’interdiction fait suite au refus du gouvernement régional du Kurdistan de confier le contrôle des aéroports d’Erbil et d’une autre ville régionale, Sulaimaniya, aux autorités. L’Autorité de l’aviation civile irakienne a envoyé un avis aux compagnies aériennes étrangères en leur annonçant que les vols internationaux seront suspendus vendredi à 15 00 GMT et seuls les vols intérieurs seront autorisés.

Les vols Erevan-Erbil exploités par une compagnie irakienne ont eu lieu samedi.

Le directeur adjoint d’Armenia, Gevorg Khachatrian, a déclaré que sa compagnie aérienne n’avait pas encore l’intention de suspendre le service. “Nous n’avons reçu aucune notification, et à partir de maintenant, il n’y a pas de changement dans notre horaire de vol“, a t-il assuré.

La Direction générale de l’aviation civile de l’Arménie n’a pas précisé si elle ordonnerait à l’entreprise de suspendre les vols. “Si l’espace aérien est fermé, nous déciderons évidemment de continuer ou non les vols“, a dit évasivement un porte-parole de l’agence gouvernementale.

L’Iran voisin et la Turquie ont déjà déclaré qu’ils respecteront l’interdiction de Bagdad concernant les vols à destination et en provenance du Kurdistan. Reuters a rapporté qu’à partir de vendredi matin, deux transporteurs européens, Lufthansa et Austrian Airlines, avaient décidé de garder au moins un vol déjà prévu, après la date fixée par Bagdad.

Les Kurdes irakiens ont largement voté pour l’indépendance de leur région autonome lundi dernier lors d’un référendum fortement condamné par le gouvernement central irakien ainsi que par l’Iran et la Turquie.

L’Arménie a réagi avec précaution à ce référendum. Le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a exprimé son espoir mercredi que le Kurdistan et Bagdad “éviteront les tensions et trouveront des moyens de résoudre les problèmes“.

Erevan a maintenu jusqu’à présent des relations cordiales avec les deux côtés. Elle a formellement décidé d’ouvrir un consulat arménien général à Erbil en mars peu de temps après que Nalbandian a tenu de nouvelles discussions avec Massoud Barzani, le président irakien kurde, en Allemagne.

Le commerce de l’Arménie avec la région kurde et d’autres parties de l’Irak a considérablement augmenté ces dernières années. Les exportations arméniennes vers le Moyen-Orient représentent la majeure partie du commerce bilatéral, qui s’établissait à 138 millions de dollars l’année dernière.

posté le 2 octobre 2017 par Claire/armenews


KURDISTAN IRAKIEN
Kurdistan : les Etats-Unis ne reconnaissent pas le référendum d’indépendance, affirme Tillerson

Les Etats-Unis “ne reconnaissent pas“ le référendum “unilatéral“ pour l’indépendance du Kurdistan irakien, et appellent toutes les parties au “dialogue“ et à la retenue, a déclaré vendredi le secrétaire d’Etat Rex Tillerson.

“Le vote et les résultats manquent de légitimité et nous continuons à soutenir un Irak uni, fédéral, démocratique et prospère“, a-t-il affirmé dans un communiqué. “Les Etats-Unis demandent à toutes les parties, y compris aux voisins de l’Irak, de rejeter toute mesure unilatérale et tout recours à la violence“, a-t-il ajouté.

posté le 1er octobre 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan