Nouvelles d'Arménie
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Kurdistan


SYRIE
Syrie : les forces arabo-kurdes reprennent à l’EI l’aéroport de Tabqa (porte-parole)

Une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis a repris dimanche au groupe Etat islamique (EI) le contrôle de l’aéroport militaire de Tabqa, dans le nord de la Syrie, a annoncé son porte-parole.

“Les Forces démocratiques syriennes ont repris le contrôle total de l’aéroport militaire de Tabqa et les opérations de déminage sont en cours afin de sécuriser complètement“ ce secteur, a déclaré à l’AFP Talal Sello. L’aéroport se trouve à une cinquantaine de km à l’ouest de la ville de Raqa, fief des jihadistes en Syrie.

posté le 27 mars 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan 


SYRIE
Syrie : les autorités kurdes ferment les bureaux de leurs rivaux

Les autorités kurdes dans le nord de la Syrie ont fermé les bureaux de leur principal rival politique, officiellement parce qu’il n’a pas obtenu une licence pour opérer, a affirmé un responsable.

Le Conseil national kurde (CNK), principale coalition opposée au Parti de l’Union Démocratique (PYD) qui domine les régions kurdes, figure parmi les différentes formations qui ont vu leurs bureaux fermés.

Hakam Khelo, qui co-dirige le “conseil législatif“ dans la province septentrionale de Hassaké, a précisé à l’AFP que ces fermetures étaient conformes à la loi. “Nous mettons en application la loi sur les licences des partis politiques promulguée par l’administration autonome il y a trois ans. Les partis n’ayant pas obtenu ce permis verront leurs bureaux fermés“, a-t-il dit.

Profitant du retrait de l’armée syrienne de larges parts du nord du pays ravagé par la guerre, les autorités kurdes y ont annoncé la création de trois cantons “autonomes“ en 2013. L’année suivante, elles ont publié un décret requérant des partis opérant dans ces cantons d’obtenir une licence, mais il n’était pas clair pourquoi la loi n’avait pas été appliquée jusqu’à présent.

Parlant par téléphone à l’AFP à Beyrouth, Fouad Aliko, membre du CNK, a dénoncé une politique de “harcèlement“ et “une purge contre l’opposition“, “après que nos bureaux ont été attaqués et nos responsables arrêtés“.

Pour Mohsen Taher, un autre responsable du CNK, “la fermeture des bureaux ne sert pas la cause kurde“. Les bureaux de l’Organisation démocratique assyrienne, un des plus anciens groupes représentant une des communautés chrétiennes de Syrie, ont également été fermés. L’Observatoire assyrien des droits de l’homme a dénoncé une mesure d’“arbitraire“.

Selon Hakam Khelo, le CNK et d’autres organisations “ont reçu de multiples avertissements mais n’ont pas présenté les papiers nécessaires pour obtenir une licence“. Le PYD et son bras armé, les Unités de protection du peuple kurde (YPG) domine la scène politique dans le nord syrien. Ils ont proclamé un système fédéral dans les trois cantons, une initiative rejetée par le régime syrien, l’opposition et des groupes comme le CNK dans un pays morcelé et divisé.

posté le 27 mars 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan 


Manifestation kurde : Ankara convoque l’ambassadeur d’Allemagne

La Turquie a convoqué dimanche l’ambassadeur d’Allemagne pour protester fermement au lendemain d’une manifestation de Kurdes à Francfort lors de laquelle des drapeaux des combattants kurdes ont été brandis, a annoncé le palais présidentiel, évoquant un “scandale“.

Quelque 30.000 personnes principalement d’origine kurde, selon la police, ont manifesté samedi dans la ville de l’ouest de l’Allemagne pour réclamer “la démocratie en Turquie“ et “la liberté pour le Kurdistan“. La manifestation, organisée à l’occasion de Newroz, jour de l’An du calendrier kurde, s’est déroulée dans le calme mais selon une porte-parole de la police, des drapeaux et des pancartes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit, ont été aperçus, ainsi que des portraits de son chef historique emprisonné, Abdullah Öcalan.

Des manifestants ont également appelé à voter non au référendum du 16 avril sur une extension des pouvoirs du président turc Recep Tayyip Erdogan. “Hier, l’Allemagne a donné son nom à un nouveau scandale“, a lancé le porte-parole de la présidence Ibrahim Kalin sur la chaîne CNN-Turk, se plaignant de l’apparition de l’insigne du “groupe séparatiste terroriste“, référence au PKK, lors de la manifestation.

“Hier l’ambassadeur d’Allemagne a été invité (en réalité convoqué) au ministère des Affaires étrangères et cela a été condamné de la manière la plus ferme“, a ajouté M. Kalin.

Le Newroz, qui ne tombe que mardi, a été utilisé comme “un prétexte“ à une manifestation kurde, a poursuivi le porte-parole. La police a précisé ne pas être intervenue pendant la manifestation pour saisir ces drapeaux afin de ne pas provoquer d’éventuels incidents. Mais elle a indiqué avoir notamment pris des photos qui pourront éventuellement servir à lancer des poursuites. Le PKK est considéré en Allemagne aussi comme une organisation terroriste. La Turquie accuse de longue date l’Allemagne de donner refuge à des militants de la cause kurde notamment. Berlin a jugé ces accusations aberrantes.

Le président Erdogan avait accusé lundi la chancelière allemande Angela Merkel de “soutenir les terroristes“, nouvelle escalade dans les relations envenimées qu’entretiennent depuis plusieurs semaines Ankara et Berlin.

Le Sud-Est en majorité kurde de la Turquie est ensanglanté par des combats quotidiens entre les rebelles du PKK, et les forces de sécurité. Le conflit kurde a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

Istanbul, 19 mars 2017 (AFP) -

posté le 19 mars 2017 par Ara/armenews


ALLEMAGNE
Allemagne : 30.000 Kurdes manifestent pour la démocratie en Turquie

Quelque 30.000 personnes principalement d’origine kurde, selon la police, ont manifesté à Francfort (ouest de l’Allemagne) samedi pour réclamer “la démocratie en Turquie“ et “la liberté pour le Kurdistan“.

Les organisateurs tablaient sur 20.000 personnes pour ce défilé qui se tient à l’occasion de Newroz, le jour de l’An selon le calendrier kurde.

La manifestation s’est déroulée dans le calme mais selon une porte-parole de la police de Francfort, des drapeaux et des pancartes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit, ont été aperçus, ainsi que des portraits du leader historique, Abdullah Öcalan.

La police a précisé ne pas être intervenue pendant la manifestation pour saisir ces drapeaux afin de ne pas provoquer d’éventuels incidents. Mais elle a indiqué avoir notamment pris des photos qui pourront éventuellement servir plus tard à entamer des poursuites.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé lundi la chancelière allemande Angela Merkel de “soutenir les terroristes“, nouvelle escalade dans les relations envenimées qu’entretiennent depuis plusieurs semaines Ankara et Berlin.

La Turquie accuse de longue date l’Allemagne de donner refuge à des militants de la cause kurde notamment. Berlin a jugé ces accusations aberrantes. L’Allemagne abrite la plus grande diaspora turque dans le monde mais aussi une importante communauté kurde.

posté le 19 mars 2017 par Stéphane/armenews


DIPLOMATIE
Bientôt un consulat arménien à Erbil

Le président arménien Serge Sarkissian a donné lundi 13 mars le feu vert au projet d’ouverture d’un consulat général d’Arménie dans le Kurdistan irakien, confirmant ainsi le développement rapide des liens tissés entre l’Arménie et la région kurde qui jouit d’une autonomie croissante au sein de l’Irak. S. Sarkisian a signé un décret en ce sens une semaine après que la décision eut été approuvée formellement par le gouvernement du premier ministre arménien Karen Karapetian. “L’ouverture du consulat contribuera à développer la coopération bilatérale”, indique un communiqué du gouvernement publié le 2 mars. Le 17 février, le ministre arménien des affaires étrangères Edward Nalbandian avait rencontré le président du Kurdistan d’Irak, Massoud Barzani, en marge de la conférence internationale sur la sécurité à Munich. Selon le ministère arménien, le projet de consulat arménien à Erbil, la capitale de la région autonome kurde, située au nord de l’Irak et dont la bataille de Mossoul contre Daech, à laquelle participent activement les peshmerga kurdes, pourrait renforcer l’autonomie voire agrandir le territoire, était à l’ordre du jour prioritaire de la discussion. Un communiqué du ministère arménien avait alors fait savoir que M.Nalbandian avait remercié les autorités kurdes irakiennes pour leur “soutien actif” sur ce projet.

Reste que les relations entre Erevan et Erbil sont tributaires de paramètres géostratégiques qui limitent leur marge de manœuvre respective. Le gouvernement central irakien, dominé par les chiites, voit bien sûr d’un mauvais œil le renforcement de l’autonomie, et a fortiori les aspirations à l’indépendance, des Kurdes irakiens, même s’ils sont alliés au sein de la coalition internationale, contre Daech. Or l’Arménie a pour principal partenaire dans la région l’Iran, qui apporte son soutien sans faille au gouvernement central irakien. Par ailleurs, la Turquie, après plusieurs années de défiance, a développé un modus vivendi avec le Kurdistan irakien, avec lequel il a renforcé ses relations politiques et économiques, en échange de l’arrêt de l’aide kurde irakienne aux rebelles kurdes du PKK, qui avaient trouvé une zone de repli dans les montagnes du Zagros, dans le Kurdistan irakien, où ils restent d’ailleurs en partie implantés.

L’instrumentalisation par Ankara des populations turcomanes voisines du Kurdistan ou vivant au Kurdistan irakien, ainsi que l’implantation militaire turque dans la région en 2016 sous prétexte de venir en aide aux Kurdes d’Irak contre les djihadistes lors de la bataille de Mossoul, suscitent certes une certaine méfiance à Erbil à l’égard de la Turquie, qui n’en est pas moins devenue la principale partenaire du Kurdistan irakien. Hanté par le spectre d’une alliance pankurde qui risquerait de renforcer le séparatisme à l’Est de la Turquie, le gouvernement turc s’est employé à enfoncer un coin entre les Kurdes d’Irak et ceux de Syrie, qui ont le soutien tacite des milices chiites irakiennes, iraniennes et libanaises combattant aux côtés du régime de Damas, afin d’éviter une continuité territoriale allant du Kurdistan d’Irak à celui de Turquie en passant par les territoires kurdes syriens, autonomes de fait depuis 5 ans. Une situation confuse donc, qui incite l’Arménie à agir avec prudence dans le choix de ses partenaires régionaux.

A Munich toutefois, MM. Nalbandian et Barzani se sont engagés à développer les relations commerciales bilatérales et à dégager des enjeux communs en matière de sécurité. Les relations commerciales entre l’Arménie et d’autres régions de l’Irak se sont considérablement développées au cours des dernières années. Les exportations arméniennes, notamment de cigarettes, vers ce pays du Moyen-Orient en phase de reconstruction ont largement contribué à l’essor du commerce bilatéral, dont le volume global était estimé à quelque 138 millions de dollars en 2016. L’Irak absorbe ainsi les 2 tiers des cigarettes exportées par l’Arménie. Lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, le 2 mars à Erevan, E. Nalbandian a souligné que le Kurdistan irakien représentant la plus grosse part des relations commerciales entre l’Arménie et l’Irak, en raison de “la sécurité et d’autres facteurs favorables”.

Le Kurdistan autonome d’Irak est la région la plus stable, la plus pacifique et la plus prospère d’Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003. Le gouvernement central irakien ne veut pas être en reste. Il a ainsi soutenu les efforts en vue de renforcer les relations commerciales entre Erevan et Bagdad, notamment avec le lancement, il y a deux ans, de liaisons aériennes civiles entre les deux capitales, transitant par Erbil. C’est à cette époque que le gouvernement arménien a annoncé son projet de consulat à Erbil et M. Barzani a salué cette initiative lors de sa rencontre avec M.Nalbandian à Munich en février 2015. Il convient aussi de rappeler que plusieurs dizaines de milliers d’Arméniens résident dans le Kurdistan irakien. Certains d’entre eux étaient originaires de Mossoul et ont dû fuir la ville quand l’Etat islamique ou Daech en a fait sa capitale en juin 2014 ; ils ont trouvé refuge, comme d’autres chrétiens d’Irak, des Yézidis ou d’autres populations opprimées par Daech, à Erbil et dans d’autres localités du Kurdistan irakien.

posté le 14 mars 2017 par Gari/armenews


TURQUIE
Un rapport des Nations Unies fait état de destructions massives et de graves violations des droits dans la région kurde

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a publié vendredi 10 mars 2017 un rapport relayant les accusations de destructions massives, d’assassinats et de nombreuses autres graves violations des droits de l’homme commises dans le Sud-Est de la Turquie entre juillet 2015 et décembre 2016, parallèlement aux opérations menées par les forces de sécurité gouvernementales dans plus de 30 villes et districts, au cours desquelles entre 355 000 et un demi-million de personnes, essentiellement d’origine kurde, ont été déplacées.

Le rapport décrit dans les détails la destruction de la ville de Nusaybin, dans la province de Mardin, où 1 786 bâtiments ont été démolis ou sérieusement endommagés, ainsi que du quartier historique de Sur, à Diyarbakir, où les autorités locales estiment que 70 pour cent des bâtiments de la partie est ont été systématiquement visés par les bombardements.

Les destructions se sont apparemment poursuivies après la fin des opérations de sécurisation, pour culminer en août 2016. Les images prises par satellite avant et après l’intervention des forces gouvernementales montrent que certains quartiers de Nusaybin et de Sur ont été complètement rasés.

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Dans son rapport, le HCDH se dit “ particulièrement préoccupé par les images prises par les satellites, qui montrent des destructions à grande échelle de bâtiments d’habitation par l’artillerie lourde. “

D’importants dommages sont également relevés dans plusieurs autres villes, notamment à Cizre, dans la province de Şirnak, où des témoins et des membres des familles de victimes “ ont dressé un tableau apocalyptique de la destruction complète des quartiers “ où, début 2016, pas moins de 189 hommes, femmes et enfants vécurent terrés dans les caves, sans eau, électricité, nourriture, ni assistance médicale pendant plusieurs semaines, avant de périr dans les incendies causés par les bombardements.

“ La démolition subséquente des bâtiments a détruit toute preuve et grandement empêché la recherche et l’identification des cadavres, poursuit le rapport. En outre, au lieu d’ouvrir une enquête sur les circonstances entourant le recours excessif à la force, l’utilisation d’armes lourdes et les décès qui en ont résulté, les autorités locales ont accusé les victimes de participation à une organisation terroriste et pris des mesures de répression contre les membres de leurs familles. “

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Le rapport décrit comment le ministère public a invité la famille d’une femme morte dans les bombardements “ à venir récupérer sa dépouille, qui consistait en trois petits morceaux de chair carbonisée, identifiée grâce à un test ADN. La famille n’a reçu aucune explication sur les circonstances du décès, ni aucun rapport d’autopsie. La sœur de la victime, qui avait demandé que les responsables de sa mort soient poursuivis et voulu entamer une action en justice, a été inculpée pour terrorisme. “

Le rapport cite aussi des informations reçues du gouvernement central turc indiquant que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qu’Ankara considère comme une organisation terroriste, “ a mené plusieurs attaques violentes qui ont entraîné la mort ou la blessure de membres des forces de sécurité turques et d’autres personnes. Selon le gouvernement, le PKK s’est également rendu coupable d’enlèvements, y compris d’enfants ; a creusé des tranchées et installé des barrages dans les villes ; et empêché l’intervention des services d’urgence. “

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Le HCDH tente en vain depuis près d’un an d’accéder aux zones touchées par ces évènements afin d’enquêter de manière indépendante sur les allégations de graves violations des droits de l’homme. Le rapport - le premier d’une série - se base donc sur le contrôle à distance et recourt à des sources publiques et privées, à l’imagerie satellitaire et aux interviews pour collecter des informations sur la conduite et l’impact des opérations de sécurisation dans le Sud-Est du pays.

Le rapport fait également état d’actes de torture, de disparitions arbitraires, d’incitation à la haine, d’entrave à l’accès aux soins médicaux d’urgence, à la nourriture, à l’eau et aux moyens de subsistance, ainsi que de violences à l’encontre des femmes, et exprime l’inquiétude du HCDH “ quant à la politique d’expropriation qui a suivi les opérations de sécurisation “, citant plusieurs exemples, dont la décision prise par le Conseil des ministres en mars 2016, qui a débouché sur l’expropriation de près de 100 pour cent des parcelles de terrain dans le quartier de Sur.

Les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence après la tentative de putsch de juillet 2016, et notamment le licenciement de plus de 100 000 travailleurs des secteurs public et privé pendant la période couverte par le rapport, ont eu un impact significatif sur la situation des droits de l’homme dans le Sud-Est de la Turquie. Quelque 10 000 enseignants ont été renvoyés, sans autre forme de procès, pour des liens supposés avec le PKK. Le recours à la législation antiterrorisme pour limoger les représentants démocratiquement élus d’origine kurde, le harcèlement permanent des journalistes indépendants, la fermeture des associations de citoyens et des médias indépendants et de langue kurde, et la suspension massive de juges et de procureurs ont fragilisé le contrôle démocratique et mis à mal la protection des droits fondamentaux.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, M. Zeid Ra’ad Al Hussein, reconnaît la complexité des problèmes que la Turquie a dû affronter pour contrer la tentative de coup d’État de juillet 2016 et répondre aux attentats terroristes de ces derniers mois, mais il estime que la détérioration, en apparence grave, de la situation des droits de l’homme dans ce pays constitue une source d’inquiétude et ne peut qu’attiser les tensions et alimenter l’instabilité.

“ Je suis particulièrement préoccupé par les indications qu’aucune enquête crédible n’a été menée sur les centaines d’assassinats illégaux, y compris de femmes et d’enfants, commis entre fin juillet 2015 et fin août 2016, a-t-il déclaré. Il semblerait qu’aucun suspect n’ait été appréhendé et que personne n’ait été poursuivi. “

“ Le gouvernement turc ne nous a pas accordé l’accès au terrain et conteste la véracité des très graves accusations relayées par le rapport. Justement, la gravité des accusations, l’ampleur des destructions et le déplacement de plus de 355 000 personnes montrent qu’une enquête indépendante est à la fois urgente et essentielle. “

posté le 13 mars 2017 par Stéphane/armenews


ORGANISATION DES NATIONS-UNIES
Turquie : « graves violations » dans la région kurde, selon l’ONU

Genève, (AFP) - Les forces de sécurité turques auraient commis de “graves violations“ des droits de l’homme dans leurs opérations contre les rebelles kurdes du sud-est de la Turquie depuis la fin du cessez-le-feu à l’été 2015, ont déploré vendredi les Nations unies dans un rapport qu’Ankara a aussitôt rejeté.

Le premier rapport sur le sujet du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme est “en majeure partie biaisé, fondé sur de fausses informations et loin d’être professionnel“, a en effet réagi le ministère turc des Affaires étrangères. “Nous n’acceptons pas la place donnée dans ce rapport à des affirmations infondées qui se mêlent à de la propagande d’une organisation terroriste“, a-t-il ajouté dans son communiqué.

Les Nations unies détaillent de leur côté les “allégations de destructions massives, de meurtres et de nombreuses autres graves violations des droits de l’Homme commises entre juillet 2015 et décembre 2016 dans le sud-est de la Turquie, au cours des opérations de sécurité gouvernementales“. Le Sud-Est en majorité peuplé de Kurdes de la Turquie est ensanglanté par des combats quotidiens entre les rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), classé organisation “terroriste“ par Ankara, Bruxelles et Washington, et les forces de sécurité depuis la rupture, à l’été 2015, d’un fragile cessez-le-feu. Le conflit kurde a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

D’après l’ONU, les opérations menées par les forces turques entre juillet 2015 et fin 2016 ont touché plus de 30 localités, dont certains quartiers ont été rasés, et entre 355.000 et 500.000 personnes déplacées, en majorité des Kurdes.

N’ayant pas été autorisé à se rendre sur place par la Turquie, le Haut-Commissariat a établi son rapport sur la base d’images satellite de l’ONU, d’entretiens avec des victimes, des témoins ou leurs familles et d’informations d’organisations non gouvernementales.

Quelque 2.000 personnes “auraient été tuées dans le cadre des opérations de sécurité dans le sud-est de la Turquie“, écrit l’ONU.

Il s’agit de 800 membres des forces de sécurité et de 1.200 habitants de la région, dont “un nombre indéterminé (...) pourraient avoir été impliqués dans des actions non violentes contre l’Etat“, précise le rapport. “Le gouvernement turc ne nous a pas accordé l’accès (à la région), mais a contesté la véracité des très graves allégations publiées dans ce rapport“, a déclaré le Haut-Commissaire, Zeid Ra’ad Al Hussein, dans un communiqué. “Mais la gravité des allégations, l’échelle des destructions et le déplacement de plus de 355.000 personnes signifient qu’une enquête indépendante est à la fois urgente et essentielle“, a-t-il ajouté.

Dans son rapport, l’ONU étaye ses allégations relatives à un “usage excessif de la force, des assassinats, des disparitions forcées, des actes de torture“.

Le Haut-Commissariat se dit “particulièrement alarmé par les résultats de l’analyse des images satellite, qui révèlent des destructions massives d’habitations avec des armes lourdes“. Il décrit par exemple la destruction de quartiers entiers dans la ville de Nusaybin de la province de Mardin, où 1.786 immeubles ont été détruits ou endommagés.

En mai 2016, avant le coup d’Etat avorté de juillet 2016 en Turquie, le Haut-Commissaire avait diffusé un communiqué dénonçant les violations commises par les forces de sécurité turques pendant les opérations menées contre le PKK. Il avait alors mentionné des tirs sur des civils désarmés et la mort d’une centaine de personnes dans un brasier.

Mais depuis, Ankara n’a procédé à aucune enquête, regrette l’ONU, qui se dit par ailleurs gravement préoccupée par les mesures prises depuis la tentative de coup d’Etat.

Les procédures judiciaires entamées après l’échec du putsch sont d’une ampleur sans précédent en Turquie, où plus de 43.000 personnes ont été arrêtées dans le cadre de purges déclenchées après le 15 juillet et l’instauration de l’état d’urgence.

“Dans le sud-est de la Turquie, ces mesures semblent avoir largement pris pour cible les dissidents et les partis politiques de l’opposition et affectent de manière disproportionnée les citoyens d’origine kurde“, déplore le rapport de l’ONU.

posté le 11 mars 2017 par Ara/armenews


SYRIE
Syrie : les forces arabo-kurdes coupent la voie de ravitaillement de l’EI entre Raqqa et Deir Ez-Zor

Les combattants d’une alliance arabo-kurde luttant contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie avec le soutien de Washington ont coupé l’axe de ravitaillement des jihadistes entre Raqqa et Deir ez-Zor, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

“Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont réussi, avec le soutien aérien de la coalition internationale, à couper la principale voie de ravitaillement de l’EI entre la ville de Raqqa et la province de Deir ez-Zor qu’il contrôle plus à l’est“, a dit le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Un dirigeant des FDS a confirmé “qua la route, stratégique pour Daech (EI), reliant Raqqa et Deir ez-Zor avait été coupée ce matin“ dans le cadre d’une opération militaire en cours depuis novembre pour chasser les jihadistes.

Les FDS, appuyées par la coalition internationale, sont en train de resserrer l’étau autour de Raqqa, la capitale de facto du groupe EI. La route qu’elles ont prise lundi était le seul grand axe le long de la vallée de l’Euphrate menant de Raqqa à Deir ez-Zor, les FDS ayant auparavant coupé d’autres voies de communication entre ces deux bastions de l’EI. L’avancée au sol des FDS est appuyée par des raids aériens de la coalition internationale sous commandement américain qui bombarde sans arrêt les jihadistes en Irak et en Syrie.

posté le 10 mars 2017 par Stéphane/armenews


IRAK
Irak : affrontements entre forces liées à des groupes kurdes rivaux

Des affrontements ont éclaté dans le nord de l’Irak entre des combattants liés au principal parti kurde irakien (PDK) et des hommes armés affiliés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, kurde de Turquie), ont rapporté des responsables des deux camps.

Des Kurdes syriens liés au Parti démocratique du Kurdistan (PDK), au pouvoir dans la région autonome du Kurdistan irakien, ont en effet affronté dans le secteur de Sinuni, près de la frontière irako-syrienne, des combattants de la minorité yézidie affiliés au PKK.

Les deux parties se sont renvoyées la responsabilité des violences, sans mentionner de bilan.

“Un groupe appartenant au PKK a ouvert le feu sur des peshmergas (forces kurdes irakiennes) qui effectuaient un mouvement (de troupes) normal“ dans ce secteur au nord du Mont Sinjar, a indiqué dans un communiqué Halgurd Hekmat, un porte-parole des peshmergas.

“Les pershmergas ont la responsabilité de (ce) territoire“, a-t-il ajouté.

Ce secteur du nord de l’Irak est en dehors des limites de la région autonome du Kurdistan mais les peshmergas y sont présents depuis longtemps.

Un porte-parole du PKK, Sarhad Warto, a livré une version différente des faits.

“Il y a une entente entre la Turquie et le PDK pour attaquer les unités combattantes yézidies“ (liées au PKK), a-t-il dit.

Le PDK entretient en effet de bonnes relations avec la Turquie, qui combat le PKK sur son sol et le considère comme un mouvement “terroriste“.

Le PKK, qui dispose de bases dans le nord de l’Irak, a entraîné et aidé les Yézidis dans leur lutte contre le groupe Etat islamique (EI) quand ce dernier a pris le contrôle de la région yézidie de Sinjar en 2014 et y a commis des atrocités.

Ces combattants yézidis reprochent depuis aux peshmergas de ne pas les avoir protégés face aux jihadistes.

D’après un responsable d’un autre groupe kurde présent dans le secteur mais n’ayant pas pris part aux affrontements, les combats ont commencé vendredi à 07h00 (04h00 GMT). Selon ce porte-parole qui a requis l’anonymat, les tensions avaient été avivées la veille quand les Kurdes syriens liés aux peshmergas avaient tenté de couper une route reliant un secteur tenu par les Yézidis à un autre contrôlé par leurs alliés du PKK.

Ces Kurdes syriens sont actuellement présents dans le nord de l’Irak pour fournir un soutien militaire aux peshmergas dans la lutte anti-EI.

posté le 7 mars 2017 par Stéphane/armenews