Nouvelles d'Arménie
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Industrie


ARMENIE
Une entreprise de produits chimiques produira des engrais

De hauts responsables gouvernementaux ont déclaré mardi 3 juillet 2012 qu’une entreprise de produits chimiques arménienne va enfin commencer à produire des engrais minéraux dans les prochains mois. Sergo Karapetian, le ministre de l’Agriculture et de l’énergie et Armen Movsisian, le ministre des Ressources naturelles, ont annoncé, après la signature d’un mémorandum, qu’ils s’engageaient à aider les entreprises de Vanadzor-Khimprom pour lancer la fabrication. Aucun détail supplémentaire n’a été donné à ce sujet. Les ministres ont déclaré que 50.000 tonnes d’engrais vont être produits pour êtres utilisés par les agriculteurs arméniens. Près de 300 nouveaux emplois vont être créés. L’Arménie importe jusqu’à 35.000 tonnes d’engrais chaque année. «  Nous allons organiser des opérations de fabrication dans notre pays et l’argent ne doit pas quitter notre pays », a déclaré Sergo Karapetian aux journalistes. « Les villageois seront en mesure d’utiliser des engrais moins chers et de qualité supérieure, ce qui est très important pour nous.  » L’usine chimique de l’ère soviétique basée dans la ville de Vanadzor est encore sous le choc de la crise économique mondiale de 2008-2009 et par la chute des prix internationaux du carbure de calcium, son produit principal. La société fabrique actuellement des matériaux de construction et emploie environ 200 personnes.

L’idée de la production d’engrais à Vanadzor-Khimprom a d’abord été lancée par le Premier ministre Tigran Sarkissian en 2009. La société a annoncé le lancement imminent des opérations de production un an plus tard. Cependant, ils ont été retardés en raison des dirigeants d’entreprises.«  Nos spécialistes ont travaillé à l’usine ces derniers mois et je suis sûr que la production sera définitivement lancée en août », a déclaré Karapetian.

Le ministre de l’Énergie Movsisian a également écarté un retard supplémentaire dans la production d’engrais. Le gouvernement arménien a longtemps subventionné les prix de quelques-uns des engrais importés, qui sont vendus aux agriculteurs en difficulté par des entreprises privées.

posté le 4 juillet 2012 par Laetitia/armenews

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Le chef de l’AIEA visite la central de Medzamor

Le chef de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), organisme onusien chargé de veiller sur la sûreté nucléaire dans le monde, a effectué une visite d’inspection le 18 avril sur le site de la centrale nucléaire arménienne de Medzamor, au sud-ouest de Erevan. IL en a profité pour rencontrer les dirigeants arméniens auxquels il a fait part des préoccupations suscitées par leur projets visant à prolonger la durée de vie de la centrale. Yukiya Amano, le directeur général de l’AIEA, a été par ailleurs informé du projet ambitieux des autorités arméniennes visant à terme à remplacer la centrale datant de l’ère soviétique par un nouveau réacteur, répondant à toutes les normes de sécurité requises dans un pays à haute sismicité.

Le chef de l’AIEA aurait notamment indiqué au premier minister arménien Tigrane Sarkissan qu’alors que l’Arménie prévoyait de « prolonger la durée de vie de l’actuelle centrale puis de la démanteler », son agence se devait d’aider l’Arménie dans la mise en œuvre de ces travaux. “L’Arménie est decide à renforcer sa coopération fructueuse avec l’AIEA”, a déclaré T. Sarkisssan, en précisant que “son gouvernement se préoccupe avant tout de l’exploitation en toute sécurité de la centrale nucléaire ».

M.Amano a pu évoquer ces sujets dans un entretien séparé avec le ministre arménien de l’énergie Armen Movsisian. Son ministère publiait une déclaration soulignant que l’entretien avait porté sur les effprts déployés en vue de « renforcer le niveau de sécurité » du générateur, ainsi que sur l’assistance technique requise pour le stockage du combustible nucléaire. Amano et les membres de la delegation de l’AIEA ont pu se faire une idée sur place de la qualité des measures de sûreté prises par les autorités arméniennes lors de leur visite à Medzamor qui a suivi l’entretien avec M. Movsisian.

Selon le communiqué du ministère, ils auraient inspecté différentes unites de cette centrale qui fournit quelque 40 % de l’électricité arménienne. L’unique réacteur encore en activité à Medzamor devait théoriquement cesser de fonctionner en 2017, date à laquelle les autorités arméniennes pensaient pouvoir le remplacer par une nouvelle centrale, qui doit s’élever sur le même site à une trentaine de km à l’ouest de Erevan. Mais les investisseurs n’ayant pas répondu à l’appel de ce chantier pharaonique et très coûteux, le gouvernement arménien a dû se résigner à prolonger la durée de vie de l’actuelle centrale, malgré les craintes qu’elle suscite, tant en Arménie que dans les pays voisins et plus généralement dans l’Union européenne, qui avait appelé l’Arménie à fermer sa centrale bien plus tôt.

M. Amano a évoqué la question de la construction de la nouvelle centrale, dont le coût est estimé à quelque 5 milliards de dollars, avec T. Sarkissian, V. Movsisian, ainsi qu’avec le ministre des affaires étrangères Edward Nalbandian. Il aurait appelé à unir les “efforts pour assurer le plus haut degré de transparence” dans la mise en œuvre du projet. “Le premier ministre l’a assuré de la volonté de l’Arménie de continuer à travailler dans le sousi de la transparence”, indique un communiqué du service de presse du gouvernement, qui ajoute que T.Sarkissian avait fait part à M.Amano de la dispositon de son gouvernement à mettre en place un « calendrier de mesures visant à prolonger les opérations de la centrale et à en rnforcer la sécurité ».

Les doutes lancinants concernant la sécurité de la centrale de Medzamor ont été renforcés après les incidents survenus en 2011 sur la centrale nucléaire de Fukushima au Japon à la suite du tsunami. Les autorités arméniennes ont cherché à dissiper les craintes en organisant une visite d’inspection de deux semaines des experts de l’AIEA à Medzamor.

L’agence basée à Vienne avait conclu en juin que la centrale arménienne présentait un niveau “acceptable” de risque pour l’environnement et pouvait, en principe, fonctionner au-delà de la durée de vie prévue.

Ce qu’en dit l’AFP

L’Arménie a annoncé jeudi avoir décidé de prolonger jusqu’à 2020 la durée d’exploitation du réacteur nucléaire de sa centrale controversée de Metzamor, mise en service il y a plus de 30 ans et située sur une zone sismique.

Cette prolongation est “indispensable pour assurer la sécurité énergétique et l’indépendance énergétique de l’Arménie, compte tenu du temps (nécessaire) pour construire un nouveau réacteur“, a déclaré le gouvernement arménien dans un communiqué.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a “pleinement soutenu“ cette décision, a affirmé le Premier ministre arménien, Tigran Sarkissian, cité dans le communiqué.

La centrale nucléaire de Metzamor, située à seulement 30 kilomètres de la capitale Erevan, près de la frontière avec la Turquie, se trouve dans une zone sismique, théâtre d’un violent séisme qui avait fait 25.000 morts en 1988.

Des experts de l’AIEA ont inspecté cette centrale l’année dernière et recommandé à l’Arménie de renforcer la sécurité de Metzamor, après que l’accident de la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011 eut ravivé les craintes dans ce domaine. Ils ont toutefois affirmé n’avoir trouvé “rien d’extraordinaire“.

Les autorités de l’ancienne république soviétique avaient fermé la centrale après le terrible tremblement de terre de 1988, avant d’être contraintes de la rouvrir quelques années plus tard en dépit des objections de l’UE et des Etats-Unis, pour faire face à d’importantes pénuries d’électricité.

La centrale, dont le réacteur actuel de 407,5 mégawatts a été mis en service en 1976, produit 40% de l’énergie de l’Arménie.

AFP

posté le 20 avril 2012 par Gari/armenews


ARMENIE
La compagnie Armavia trouve un compromis avec l’aéroport Zvartnots

Le gouvernement arménien a déclaré mardi 13 mars 2012 qu’il a aidé la compagnie aérienne Armavia nationale à régler un différend financier avec l’aéroport international « Zvartnots » qui a menacé de perturber les vols à destination et en provenance du pays.

Armavia avait une dette de 6,2 millions de dollars envers l’aéroport. Son propriétaire, Mikhail Bagdasarov, a annoncé la semaine dernière qu’il pourrait déposer le bilan, sauf si la société argentine de gestion Zvartnots réduit les frais de service. Bagdasarov a affirmé que certains de ces droits de douane sont deux et même trois fois plus élevés que dans les aéroports en Russie et en Europe.Zvartnots a jusqu’à mardi pour répondre à ses exigences. Une porte-parole pour le ministère de l’Arménie de l’aviation civile a déclaré à RFE / RL que les deux parties sont parvenues à un compromis au cours de deux jours de négociations par le biais du chef de département, Artyom Movsesian. « Les deux parties ont conclu un accord et fonctionneront sur des conditions mutuellement avantageuses », a affirmé Nelli Cherchinian.

D’après Cherchinian, l’accord prévoit des conditions pour « Armavia » qui doit rembourser ses dettes et poursuivre ses opérations. « Un calendrier précis pour le remboursement de la dette est planifié », a-t-elle dit.

Le responsable a refusé de préciser si Zvartnots a convenu de réduire ses frais de service. Les deux entreprises avaient déjà annoncé un accord de compromis en mars l’année dernière.

posté le 14 mars 2012 par Laetitia/armenews

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Augmentation de la production industrielle en Arménie

Le ministre de l’économie a déclaré mardi 27 décembre 2011 que l’économie du pays va augmenter de 4,6% cette année. Ces prévisions ont été publiées par le gouvernement et la Banque centrale.

Des performances dans tous les secteurs de l’économie et de l’industrie ont été relevées. La production industrielle augmente actuellement de 13,5% et représente un cinquième du Produit Intérieur Brut en 2011.

Selon les statistiques du gouvernement, la part de l’industrie dans le PIB était de 14% l’année dernière.

Davtian a insisté sur le fait que la performance du secteur ne résulte pas seulement d’une hausse des prix internationaux des métaux non-ferreux, qui demeurent la principale exportation de l’Arménie. « Nous avons une forte croissance dans presque toutes les branches industrielles, a-t-il déclaré lors d’une conférence. Cela comprend l’exploitation minière, métallurgie, la construction mécanique, l’industrie légère, le traitement des diamants, la technologie de l’information et les autres secteurs. Il s’agit d’une croissance assez diversifiée. »

L’agriculture contribue également à cette croissance. Sergo Karapetian, le ministre de l’Agriculture, a déclaré vendredi que la production du secteur agricole est en hausse de 14% (période du mois de janvier à novembre 2011).

En 2010, le gouvernement a rapporté un taux de croissance du PIB de 2,6%.

Un haut fonctionnaire du Fonds monétaire international, Guillermo Tolosa, a affirmé ce mois-ci que l’économie arménienne devrait croître d’environ 4% en 2012.

posté le 28 décembre 2011 par Laetitia/armenews

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Manifestations contre l’exploitation du minerai de fer

Les politiciens de l’opposition et des militants écologistes ont rejoint mercredi environ deux cents habitants de la ville centrale de Hrazdan pour protester contre l’ouverture d’une mine de fer.

La foule s’est rassemblée à la place centrale de Hrazdan avant de se rendre sur une colline voisine riche en minerai de fer dans un convoi d’autobus et de voitures.

Une société détenue en partie par une entreprise chinoise,Bounty Ressources Armenia Limited (BRAL), prévoit de lancer des opérations à ciel ouvert là-bas et dans deux autres plus grands gisements de fer dans les années à venir. Une équipe de géologues embauchés par BRAL travaille actuellement pour déterminer les réserves de fer cachées sous terre en procédant à des forages d’essai.

Des groupes de protection de l’environnement se sont fortement opposés à l’exploitation minière du fer dans la région, affirmant que cette exploitation pourrait polluer l’air, les terres agricoles et la rivière Hrazdan, le principal fournisseur de l’eau d’irrigation dans la vallée de l’Ararat.

De nombreux habitants de Hrazdan partagent ces préoccupations. Certains d’entre eux ont déjà manifesté contre le projet le mois dernier.

Miasnik Malkhasian, un géologue sur le site, a rejeté ces préoccupations. « Il n’y a aucun danger », a-t-il dit.

Les manifestants n’ont pas été convaincus. Certains d’entre eux ont fracassé des boîtes en bois contenant des échantillons de forage. Les officiers de police de surveillance de la manifestation ne sont pas intervenus.

Le service de nouvelles Hetq.am a rapporté en janvier dernier que Ayvazian et sa famille ont un contrôle partiel de BRAL. L’ex-ministre, qui préside aujourd’hui l’un des comités permanents du Parlement arménien, n’ a pas nié les faits.

Ayvazian avait une grande autorité réglementaire sur l’industrie minière lorsqu’il était ministre de l’Environnement de 2001 à 2007.

posté le 10 novembre 2011 par Laetitia/armenews

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Les salariés de Metsamor continuent la grève

L’administration de la centrale nucléaire de Metsamor accepte officiellement depuis vendredi les démissions de dizaines de ses employés après ne pas avoir répondu à leur demande. Les salariés exigent des augmentation de salaires.

Cependant, nous ne savons pas si l’ensemble des travailleurs de Metsamor 160 qui ont présenté leur démission il y a 30 jours ont désormais quitté leur emploi.

En vertu du Code du Travail, les travailleurs sont considérés comme étant automatiquement démis de leur fonction si leur demande de résiliation est rejetée dans un délai de 30 jours.

Selon certains des employés qui protestaient, la direction de l’usine a officiellement accepté les démissions tôt le matin avant de négocier avec les travailleurs. Ils ont conclu un accord selon lequel les salaires du personnel de Metsamor seraient élevés entre 20% et 30%. Les manifestants avaient réclamé une augmentation de salaire de 50%.

Toutefois, le ministère arménien de l’Energie et des Ressources naturelles s’est opposé aux demandes des employés et a proposé une augmentation de salaire plus modeste que les travailleurs ont rejetés. Les résiliations de contrat auraient repris par la suite.

Un ingénieur de la centrale a affirmé lors d’une interview accordée à RFE/RL : « Laissez-les faire ce qu’ils veulent maintenant. Nous ne devons pas nous préoccuper s’ils pourront nous remplacer ».

Lusine Harutiunia, la porte-parole du ministère de l’Energie et des Ressources naturelles a insisté sur le fait que les discussions doivent se poursuivre et qu’un accord doit être trouvé dans les jours à venir.

Le directeur de Metsamor, Gagik Markosian évitent toute apparition médiatique. Il reste donc difficile de savoir comment il fera face à la grève.

Gagik Markosian et le ministère ont affirmé que les démissions en masse n’affecteraient pas la sécurité de Metsamor.

Le réacteur de Metsamor qui génère près de 40% de l’électricité de l’Arménie, a été stoppé le 5 Septembre pour les réparations prophylactiques et de ravitaillement. Elle doit être relancée d’ici la fin du mois.

posté le 25 octobre 2011 par Laetitia/armenews

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L’industrie de Nairit vend des métaux inutiles

Le géant de l’industrie chimique arménien vend des métaux jugés « inutiles » dans le but de couvrir les coûts de son arrêt forcé. Les employés n’ont pas été rémunérés depuis quelques mois.

Seuls 1000 employés de Nairit sur 3000 se rendent sur leur lieu de travail à présent. Ils n’ont pas été payés depuis au moins trois mois.

Les opérations de fabrication à Nairit, une usine tentaculaire de la banlieue sud de la capitale arménienne,ont été arrêtées suite à la crise financière mondiale fin 2008. Malgré quelques tentatives pour revenir à des cycles de production complets, l’usine, dont la principale production est le caoutchouc synthétique, fonctionne maintenant à bas régime et n’exploite pas toutes ces capacités.

Plusieurs dizaines de travailleurs ont manifesté devant le palais présidentiel à Erevan en juin pour demander leurs salaires. En juillet dernier, le ministère arménien de l’Energie et des Ressources naturelles a déclaré qu’une société d’ingénierie allemande, Chemieanlagenbau Chemnitz, également connu sous le CAC, avait exprimé son intérêt pour gérer Nairit. Mais aucune annonce n’a encore été faite à ce sujet.

La porte-parole de Nairit, Anush Harutiunian a affirmé lors d’une interview accordée à RFE/RL mercredi que les employés ont reçu leur salaire pour un mois ces jours-ci. « Cela a été possible grâce aux fonds du gouvernement. » Elle n’a pas précisé d’où provenaient exactement ces fonds.

Harutiunian a également affirmé que l’usine doit encore dépenser 90 000 dollars par mois pour entretenir les opérations, y compris l’électricité et la consommation d’eau.

La porte-parole n’a pas nié que Nairit vend des métaux et d’autres matériaux. Cet argent permettra de rémunérer les salariés. Mais la porte-parole a insisté sur le fait que cette vente n’affectait pas le bon fonctionnement de l’entreprise.

« Le métal que nous vendons ne peut être utilisé pour notre propre production. De plus, aucun matériau précieux n’a été vendu, a affirmé Harutiunian. »

Le chef du service de presse de Nairit a également garanti qu’il n’y a pas eu de licenciements durant cette période de ralentissement et que l’entreprise est prête à repartir normalement si son financement est sûr.

« Tout le monde espère de nouveau travailler. Personne ne peut penser que Nairit pourrait rester idling ou que son arrêt pour durer des années », a conclu Harutiunian.

posté le 29 septembre 2011 par Laetitia/armenews

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ARMENIE
Le prix du sucre augmente encore

L’organisme de contrôle de l’Etat arménien s’est engagé mercredi à enquêter sur l’augmentation du prix du sucre au détail qui va faire augmenter par conséquent le coût de la vie dans le pays ainsi qu’entraver les efforts du gouvernement pour contrôler l’inflation. Le prix du sucre a augmenté de plus de 20%.

La Commission d’État pour la protection de la concurrence économique (SCPEC) a exigé des explications formelles de la société Aleks-Grig qui jouit d’un quasi-monopole sur les importations de sucre vers l’Arménie.

« Ils doivent fournir tous les documents qui indiquent quel est son prix d’achat à l’étranger, d’où le sucre provient, quels sont les taux de douane appliqués et quel est le prix du sucre dans les supermarchés locaux », a annoncé le porte-parole du SCPEC Gayane Sahakian lors d’une interview accordée à RFE/RL.

Un kilogramme de sucre coûtait en moyenne 440 drams ($1,2)dans les supermarchés et dans les magazins alimentaires à Erevan mercredi, contre environ 350 drams il y a deux jours.

Samuel Aleksanian, un riche homme d’affaires auquel appartient Aleks-Grig, a mis en cause des facteurs externes à la hausse du prix du sucre. Il a affirmé que le prix des denrées alimentaires est monté en flèche sur les marchés internationaux cette année.

Sahakian exige qu’Aleks-Grig prouve cette affirmation dans un rapport qu’il doit rendre dans les dix jours qui viennent. Le SCPEC examinera alors les documents et décidera si la société a violé la loi dite « anti-trust » arménienne.

La population est la première touchée par la hausse des prix. Elle a déjà subi la hausse des prix à la consommation depuis 2009.

« Les ventes de sucre ont déjà baissé car la population manque d’argent », a déclaré un commerçant à Erevan.

Dans une récente interview à RFE/RL, le premier ministre Tigran Sarkissian a reconnu que le taux d’inflation résulte non seulement de facteurs extérieurs mais aussi d’un manque de concurrence au niveau des produits d’importation des produits de base, du carburant et d’autres marchandises.

Les importations lucratives sont contrôlées par Aleks-Grig et par une poignée d’autres sociétés qui ont des liens étroits avec le gouvernement. Sarkissian a maintes fois promis d’en finir avec ces « oligopoles ».

Plus tôt cette année, le parlement arménien a approuvé un projet de loi gouvernemental qui donnerait davantage de pouvoirs au SCPEC et qui permettrait d’accroître des sanctions financières pour lutter contre une concurrence commerciale déloyale.

L’importation du sucre en Arménie est considérable. Elle aurait dû être atténuée grâce à la construction d’une raffinerie dans la région de Shirak au nord-ouest en 2009. Le magnat Aleksanian a affirmé qu’il avait investi envrion 100 millions de dollars pour cette nouvelle installation supervisée par le président Serge Sarkissian l’année dernière. A l’heure actuelle, il n’est pas certain que l’usine fonctionne.

posté le 25 août 2011 par Laetitia/armenews

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ÉNERGIE
Le gaz de schiste arménien intéresse les investisseurs américains

La société International Minerals and Mines (IMM) s’est engagée, mercredi 3 août, à explorer les gisements inexploités de gaz de schiste de l’Arménie.

Un haut dirigeant de l’entreprise a ainsi signé un protocole d’entente avec le ministre de l’Energie Armen Movsisian à Erevan.

Cette signature intervient deux mois après un accord similaire signé par les gouvernements arménien et américain. Ce dernier appelle à « une évaluation coopérative et à des études techniques » des ressources de gaz de schiste en Arménie qui seront menées par le ministère d’A. Movsisian et l’agence américaine d’études géologiques.

Dans un communiqué, le gouvernement arménien a déclaré que l’IMM a pour projet « d’explorer et de développer pleinement les réserves de gaz de schiste existant dans notre pays ». Il annoncé que la compagnie effectuera ces opérations via l’IMM Energy Armenia, l’une de ses filiales récemment créée.

Le communiqué ne précise pas les délais ou les détails des travaux exploratoires. Le Premier ministre, Tigran Sarkissian, a assisté à la cérémonie de signature, en soulignant l’importance de l’accord.

Selon les documents d’entreprise disponibles sur Internet, l’IMM et l’IMM Energy Armenia ont été enregistrés le 16 juin sur l’île de Man, un paradis fiscal britannique.

Un mémorandum arméno-américain sur l’exploitation du gaz de schiste a également été signé en juin. Le ministère arménien de l’Energie et des Ressources naturelles a affirmé à l’époque que les deux parties évalueraient non seulement la faisabilité de l’exploitation en Arménie mais concevraient peut-être des « projets d’investissement » dans ce but.

Le ministère a ajouté que l’accord est le résultat d’une conférence internationale sur le gaz de schiste qui s’est tenue au Département d’Etat américain en août 2010. Il a indiqué que des responsables américains ont proposé des bourses d’exploration à des représentants du gouvernement arménien et à une vingtaine d’autres pays qui ont assisté à l’événement.

« Les organisateurs... ont noté la volonté du gouvernement et des entreprises américains à réaliser des investissements dans ces pays », souligne un communiqué du ministère publié le 2 juin.

Le gaz de schiste est devenu une source importante de gaz naturel aux États-Unis au cours des dix dernières années. Des industries gazières sont également apparues en Europe et en Chine.

posté le 4 août 2011 par Marion/armenews

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