Nouvelles d'Arménie
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Politique


ARMENIE
Début de la campagne municipale à Erevan

La campagne a officiellement commencé vendredi pour les élections municipales qui auront lieu le mois prochain à Erevan. Elles opposeront le parti républicain au pouvoir (HHK) et deux groupes d’opposition dirigés par des hommes politiques relativement nouveaux.

Le représentant du HHK et son principal challenger, issu de l’alliance Yelk, ont rassemblé des centaines de partisans dans différentes parties de la ville. Le troisième candidat, du nouveau parti Yerkir Tsirani, a lancé sa campagne électorale en parcourant la ville sur son vélo.

Les électeurs de la capitale arménienne se rendront aux urnes le 14 mai pour élire, lors d’un scrutin par liste, un nouveau conseil municipal qui, à son tour, choisira le maire de la ville.

Le candidat du HHK est le maire sortant, Taron Markarian. Le parti s’est montré confiance sur le fait qu’il gardera le pouvoir de l’administration municipale.

Markarian, en poste depuis 2011, a tenu son premier rassemblement de campagne dans le district sud de l’Erebuni, mettant l’accent sur le fait qu’il a largement tenu ses promesses de campagne d’il y a quatre ans. Il assuré qu’Erevan a maintenant plus d’espaces verts, des rues bien éclairées et que des quartiers entiers sont en cours de rénovation.

“Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons un meilleur Erevan“, a déclaré le maire de 38 ans à plusieurs centaines de personnes qui se sont rassemblées dans un parc d’Erebuni. “Mais il y a encore des problèmes à résoudre.“

Pourtant, certains résidents locaux ont exprimé des griefs quand ils lui ont parlé après le rassemblement. Une femme s’est plainte d’un manque d’approvisionnement en eau 24 heures / 24 dans sa maison.

“Il y a cinq ans, seule une poignée de districts disposaient d’un approvisionnement en eau 24 heures sur 24“, a rétorqué Markarian. “Aujourd’hui, les ménages d’Erevan ont de l’eau courante pendant en moyenne 17 à 18 heures quotidiennement.“ “Et la situation s’améliorera dans les années à venir“, a t-il ajouté.

Pendant ce temps, le candidat à la mairie représentant le parti Yelk, Nikol Pashinian, a critiqué Markarian et le HHK alors qu’il s’adressait à ses partisans dans le centre-ville lors d’un rassemblement qui suivait un concert de rock organisé par son parti. Il a assuré que la victoire de Yelk lors des élections municipales créerait un « contrepoids réel et fort pour le gouvernement de Serge Sarkissian » et éliminerait un pilier clé du « système corrompu existant en Arménie ».

Pashinian a insisté sur le fait que le but ultime de Yelk est le changement de régime. “Nous libérerons l’Arménie de la règle arbitraire, illégitime et corrompue imposée par le HHK“, a-t-il promis face à une majorité de jeunes manifestants.

Yelk, qui a été créé par trois partis d’opposition en décembre, a terminé troisième lors des élections législatives du 2 avril, remportant environ 8% des voix. La plupart de ces voix venaient d’Erevan.

Les résultats officiels du vote ont donné une victoire écrasante au HHK. L’opposition et les groupes civiques ont attribué la victoire du parti au pouvoir à l’achat de votes et à l’abus de ressources gouvernementales.

En parlant aux journalistes plus tôt dans la journée, Pashinian, 41 ans, a indiqué que Yelk est prêt pour la coopération post-électorale avec Yerkir Tsirani. Le parti d’opposition a été mis en place fin mars et n’a pas participé aux élections parlementaires. Son leader et candidate à la mairie, Zaruhi Postanjian, a publiquement critiqué Yelk.

Postanjian, 45 ans, a présenté la plate-forme de campagne de son parti lors d’une conférence de presse improvisée tenue sur la place de la liberté d’Erevan. Elle a dit que si elle et Yerkir Tsirani gagnaient la prochaine élection, ils combattront principalement contre ce qu’elle appelle la corruption généralisée dans la municipalité d’Erevan.

Par conséquent, Postanjian a fortement critiqué le bilan de Markarian. “Pendant son mandat, les espaces verts de la ville ont diminué“, a t-elle affirmé avant qu’elle et ses dizaines de supporters montent sur des bicyclettes et fasse un tour dans à le centre-ville. “Les gens devraient pouvoir se déplacer à Erevan en bicyclette, plutôt que dans de grandes voitures“.

posté le 24 avril 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Elections  Erevan  Image 450  Markarian  Opposition  Politique 


ARMENIE
Vers une nouvelle coalition entre le parti républicain et la FRA

Le Parti républicain du président Serge Sarkissian (HHK) et la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun) sont prêts à étendre leur accord de partage du pouvoir conclu il y a un an, a révélé un haut responsable du HHK jeudi en fin de journée.

Les deux parties ont entamé des négociations sur une nouvelle entente de coalition peu de temps après les élections parlementaires du 2 avril remportées par le HHK. Ce dernier s’est déclaré disposé à approfondir un tel accord même s’il détient la majorité des sièges dans la nouvelle Assemblée nationale.

“Les discussions avec nos partenaires de la FRA se poursuivent et il est fort probable qu’un accord politique entre le HHK et le Dashnaktsutyun soit signé et que nous aillons deux partis au pouvoir au Parlement“, a déclaré Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK.

“Ce sont les résultats de nos discussions préliminaires“, a-t-il ajouté aux journalistes après une réunion hebdomadaire de l’organe directeur de son parti dirigé par le président Serge Sarkissian.

La FRA est représentée dans le gouvernement arménien actuel par trois ministres conformément à un accord avec le HHK signé en février 2016. Le parti, particulièrement influent dans la diaspora arménienne, aura sept sièges dans le Parlement comprenant 105 membres en Arménie.

Les remarques de Sharmazanov suggèrent que le HHK ne devrait pas parvenir à un accord de coalition avec l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian, qui a terminé deuxième lors des élections et a remporté 31 sièges au Parlement. Les membres du bloc ont hésité à faire des déclarations publiques depuis le vote.

posté le 24 avril 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le président Sarkissian promet des réformes radicales aux Arméniens

Dans une allocution prononcée jeudi 20 avril, un peu plus de deux semaines après les élections legislatives du 2 avril marquées par la victoire de son Parti Républicain d’Arménie (HHK), qui conforte sa majorité absolue au Parlement arménien, le président Serge Sarkissian a déclaré que l’Arménie s’engageait sur la voie de réformes radicales, qui amélioreront le niveau de vie de ses habitants dans les années à venir. « Les toutes prochaines années seront décisives sur cette voie”, a déclaré le chef de l’Etat, qui s’exprimait lors d’une conférence organisée à l’initiative des ministères arméniens de la défense et de l’éducation. “Ces changements seront radicaux et ils seront perceptible et tangibles pour chacun des citoyens de la République d’Arménie”, a ajouté le président Sarkissian, en écho aux promesses similaires qu’il avait faites à la fin 2016.

Ces dernières promesses de réformes interviennent un an avant la fin de son deuxième et dernier mandat présidentiel qui ne devrait pour autant pas mettre un terme à sa carrière politique. Le chef de l’Etat avait fait savoir en mars dernier, soit peu avant les législatives, qu’il n’entendait pas quitter la scène politique en avril 2018. Aussitôt après l’annonce de la victoire du HHK aux legislatives, le premier ministre Karen Karapetian avait déclaré que son gouvernement avait reçu du peuple un “mandat pour le changement”, en ajoutant : “Je m’engage à ne ménager aucun effort pour créer une Nouvelle Arménie de telle sorte que chaque citoyen de notre pays se sentira bien mieux qu’avant”.

K.Karapetian avait dévoilé un ambitieux programme de réformes peu après sa nomination au poste de premier ministre en septembre 2016. Les leaders de l’opposition avaient dénoncé alors un effet d’annonce, une declaration selon eux purement démagogique à seules fins de garantir la victoire dans les urnes des candidats du HHK, dont il avait d’ailleurs peu après rallié l’équipe dirigeante. Le président Sarkisian avait déjà promis un “nouveau départ pour des changements” quand il avait pris ses fonctions il y a neuf ans. Ses détracteurs n’ont pas manqué de souligner qu’il n’avait pas tenu ses engagements, en mettant en avant les statistiques officielles faisant état de la progression de la pauvreté en Arménie, qui était moins marquée avant la grave récession qui a frappé le pays en 2009 sous l’effet de la crise financière mondiale.

Tatul Hakobian, spécialiste reconnu de la vie politique arménienne, a cite d’autres chiffres officiels selon lesquels plus de 300 000 personnes auraient quitté l’Arménie depuis 2009. “Quand les gens émigrent, cela veut dire que la vie n’est pas agréable”, a-t-il commenté. La conférence du 20 avril portrait sur le concept d’“armée-nationale », exalté par le ministre de la défense Vigen Sargsian au lendemain même de sa nomination au début du mois d’octobre 2016. Il avait souligné que l’armée arménienne devait devenir une “locomotive de notre Etat et de notre économie” plutôt qu’un “fardeau” pour les dépenses publiques. V.Sargsian, qui avait été chef du cabinet présidentiel avant d’obtenir le portefeuille de la défense, a développé cette idée dans son allocution prononcée devant un parterre de responsables arméniens.

Il a notamment proposé des formules contractuelles avec l’armée pour ceux des étudiants des universités d’Etat qui accepteraient de suivre une formation militaire durant leur cursus universitaire pour servir ensuite pendant trois ans au grade d’officier dans les forces armées du pays. Le ministre âgé de 41 ans a aussi propose un arrangement spécial pour les conscrits se portant volontaires pour servir dans les unités défendant les lignes de front. Ils auraient droit à l’équivalent d’une semaine de solde par mois et recevraient 5 millions de drams (10 300 dollars) à la fin de leur service militaire de trois ans.

posté le 21 avril 2017 par Gari/armenews


PRESIDENTIELLE 2017
Questionnaire de Nouvelles d’Arménie : les réponses d’Emmanuel Macron

Comme nous nous en étions convenus avec les candidats à la présidentielle qui ont accepté de répondre aux questionnaires de Nouvelles d’Arménie Magazine (CF NAM 238), nous republions durant toute cette semaine leurs réponses sur armenews.com. Elles sont classées par ordre alphabétique. Mardi 18 avril : Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon. Mercredi 19 avril : Benoît Hamon Marine Le Pen. Jeudi 20 avril : Emmanuel Macron Jean-Luc Mélenchon.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Depuis 2012, le génocide des Arméniens est commémoré tous les 24 avril par la République, avec la participation du président de la République et/ou par un ministre. Si vous êtes élu, comptez-vous poursuivre cette tradition ? Pouvez-vous vous engager à ce que le 24 avril soit officiellement considéré comme une journée nationale de commémoration du génocide arménien et soit inscrit à ce titre dans le calendrier républicain ?

Emmanuel Macron : La date du 24 avril est un symbole fort : elle commémore l’assassinat, le 24 avril 1915 à Constantinople, de 600 intellectuels arméniens, et le début du premier génocide. C’est un moment important pour le devoir de mémoire et pour l’amitié entre la France et l’Arménie. Je compte poursuivre cette tradition en participant aux commémorations. Je suis également favorable à ce qu’une journée de commémoration du génocide arménien soit inscrite dans notre calendrier.

Nouvelles d’Arménie Magazine :Quel est votre regard sur la communauté arménienne de France, constituée par les rescapés du génocide de 1915 ? Face au négationnisme de l’État turc, comprenez-vous son combat pour la reconnaissance internationale du génocide et estimez-vous qu’il est juste pour la France de le soutenir ?

Emmanuel Macron : J’ai de l’admiration pour la communauté arménienne de France qui a su conjuguer une intégration ancienne à la République et un attachement profond à sa culture d’origine. Je soutiens son combat. La reconnaissance du génocide a été rendue possible lorsqu’une génération s’est emparée de cette cause. Elle ne faisait pas que se souvenir, elle revendiquait. Cet engagement a porté ses fruits. Songeons au vote historique du Parlement allemand en 2016. En France, la pénalisation de la négation du génocide n’a pas pu être obtenue et la décision du Conseil constitutionnel a suscité beaucoup d’incompréhensions. Je suis convaincu qu’il faut continuer à travailler dans cette direction. Le droit et la mémoire ne peuvent pas être incompatibles.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Êtes-vous pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ?

Emmanuel Macron : La question aujourd’hui ne se pose pas en ces termes, car les conditions politiques ne sont clairement pas réunies, de part et d’autre. Par ailleurs, la Turquie ne pourra pas faire partie de l’Union si elle ne respecte pas l’ensemble des obligations que toute entrée dans l’Europe rend nécessaires, y compris bien sûr sur le plan des valeurs démocratiques. Nous avons toutefois besoin d’un partenariat solide entre la Turquie et l’Union européenne pour faire face aux filières terroristes et répondre à la crise des réfugiés.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Pensez-vous que la France doive continuer à entretenir une relation privilégiée avec l’Arménie ?

Emmanuel Macron : La France et l’Arménie partagent une grande amitié que je souhaite encore renforcer. Du fait de la présence de la communauté arménienne bien sûr, mais aussi pour prolonger une tradition qui trouve ses racines dans la fin du XIXe siècle où la presse française prenait déjà position en dénonçant les premiers massacres. Ce soutien s’est poursuivi avec les opérations navales de secours aux Arméniens de Cilicie en 1909 et en 1915, puis avec la reconnaissance par la France de la première République arménienne en 1918. Aujourd’hui, l’Arménie est membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Le prochain sommet de cette organisation doit d’ailleurs se tenir à Erevan en 2018 ! Ce sera un grand moment pour nos deux pays. Notre relation privilégiée tient aussi aux opportunités économiques trop négligées en Arménie, où la France doit investir davantage, par exemple dans le secteur des nouvelles technologies.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Êtes-vous favorable à la reconnaissance par la France de la République du Haut-Karabakh ?

Emmanuel Macron : La France est coprésidente du groupe de Minsk, avec la Russie et les États-Unis. Elle travaille à trouver une solution négociée à la question du Karabagh, conforme au droit international. C’est dans ce cadre que la question de la reconnaissance se posera. Notre pays doit jouer pleinement son rôle. Après le sommet de Paris en 2014, l’effort n’a pas été poursuivi. Je veux donc le relancer pour trouver une solution qui respecte à la fois l’intégrité des États et le droit à l’auto détermination des peuples. La voie est étroite, je le sais, mais nous pouvons avancer.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Seriez-vous pour la création à Paris d’un centre arménien de civilisation et de mémoire et seriez-vous prêt à aider à sa réalisation ?

Emmanuel Macron : Bien sûr ! Un tel centre rayonnerait bien au-delà de Paris : ce serait un projet d’intérêt national. J’apporterai mon entier soutien à sa réalisation.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux 500 000 Français d’origine arménienne ?

Emmanuel Macron : Je veux leur dire combien j’admire, outre leur engagement dans la République, leur culture et leur ténacité dans la défense de la mémoire du génocide, cet exemple presque unique de renaissance nationale qu’est la République d’Arménie. Elle s’est faite contre les vents mauvais de l’Histoire, elle continue malgré les peurs et l’hostilité parfois, mais elle est indestructible. Ici, la culture arménienne est partie intégrante de la culture française et européenne. Là-bas, aux confins de l’Occident et de l’Orient, elle en est un avant-poste.

posté le 20 avril 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : France  Image 450  Politique 


POLITIQUE
Le tout jeune parti de Zaruhi Postanjian nie être financé par un magnat russe

Zaruhi Postanjian, femme politique de l’opposition, a nié hier les affirmations des médias : selon eux, son parti politique nouvellement créé est financé par un riche homme d’affaires d’origine russe et d’ascendance arménienne, connu pour ses positions très critiques vis-à-vis du gouvernement actuel.

Elle a convenu en même temps que le magnat en question, Ruben Grigorian, est un « bon ami » et « l’un des meilleurs représentants du peuple arménien », et qu’il approuve ses activités politiques.

Postanjian a tenu le congrès fondateur du parti Yerkir Tsirani (Pays de l’abricot) le 15 mars dernier, un mois après avoir quitté le parti Zharangutyun (Patrimoine) de Raffi Hovannisian, qu’elle représentait au Parlement depuis dix ans. Le nouveau parti n’a pas présenté de candidats lors des élections législatives du 2 avril. Mais c’est l’un des deux opposants au parti républicain aux prochaines municipales d’Erevan.

Postanjian a déclaré lors du congrès que Yerkir Tsirani s’efforcerait de renverser le gouvernement par une « révolution de velours ». Elle a réaffirmé son soutien aux hommes armés radicaux de l’opposition qui ont saisi un poste de police à Erevan en juillet dernier. Le parti favorise une ligne dure concernant le conflit du Haut-Karabagh et les relations de l’Arménie avec la Turquie.

Postanjian a ajouté que Yerkir Tsirani s’attend à être financé et soutenu par de nombreux Arméniens de la Diaspora. Elle n’a cependant donné aucun nom.

Un journal arménien a assuré hier que Grigorian, qui possède une grande société de construction russe, Rustog Invest, est le sponsor principal du parti.

“Non, nous n’avons pas reçu d’aide financière de sa part, mais il est l’un de mes meilleurs amis“, a répondu Postanjian.

“Il comprend que le système politique doit être changé et il a parlé publiquement de ça“, a affirmé la quadra. “Je pense qu’il va partager mes points de vue idéologiques parce que nous sommes amis et avons parlé de tout cela“, a précisé la mère de quatre enfants.

Dans un appel du 15 mars aux ressortissants arméniens vivant en Russie, Grigorian a vilipendé les leaders actuels de l’Arménie en les traitant de « pillards » qui doivent être évincés à la suite des élections du 2 avril. Il les a exhortés à se rendre en Arménie et à voter pour une “patrie prospère“.

Grigorian a publié une autre déclaration sur Armmuseum.ru le 26 mars, après qu’une trentaine d’autres entrepreneurs russo-arméniens ont créé un fonds d’investissement multimillionnaire qui financera divers projets d’affaires en Arménie. Il les a dénoncés comme étant un « club qui mènera le pays à une catastrophe ».

La force motrice derrière le fonds est Samvel Karapetian, l’homme d’affaires arménien le plus riche de Russie. Le milliardaire est un fort soutien du Premier ministre Karen Karapetian (sans relation familiale).

posté le 20 avril 2017 par Claire/armenews


PRESIDENTIELLE 2017
Questionnaire de Nouvelles d’Arménie : les réponses de Benoît Hamon

Comme nous nous en étions convenus avec les candidats à la présidentielle qui ont accepté de répondre aux questionnaires de Nouvelles d’Arménie Magazine (CF NAM 238), nous republions durant toute cette semaine leurs réponses sur armenews.com. Elles sont classées par ordre alphabétique. Mardi 18 avril : Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon. Mercredi 19 avril : Benoît Hamon, Marine Le Pen. Jeudi 20 avril : Emmanuel Macron Jean-Luc Mélenchon.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Depuis 2012, le génocide des Arméniens est commémoré tous les 24 avril par la République, avec la participation du président de la République et/ou par un ministre. Si vous êtes élu, comptez-vous poursuivre cette tradition ? Pouvez-vous vous engager à ce que le 24 avril soit officiellement considéré comme une journée nationale de commémoration du génocide arménien et soit inscrit à ce titre dans le calendrier républicain ?

Benoît Hamon : Le génocide des Arméniens de 1915 est un événement majeur de l’histoire du XXe siècle, un traumatisme pour l’humanité entière et bien sûr plus particulièrement pour les Français d’origine arménienne et donc, pour la France. Si je suis élu président de la République, je continuerai bien évidemment à participer à cette commémoration pour que ce génocide ne soit jamais oublié. J’espère d’ailleurs pouvoir me rendre un jour au mémorial du génocide à Erevan. François Hollande a proposé lors du dîner du CCAF auquel j’étais présent, l’inscription dans le calendrier républicain d’une journée nationale de commémoration de tous les génocides, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Je soutiens pleinement cette idée. Élu président de la République, je poursuivrai bien entendu le travail engagé dans cette perspective.

NAM : Quel est votre regard sur la communauté arménienne de France, constituée par les rescapés du génocide de 1915 ? Face au négationnisme de l’État turc, comprenez-vous son combat pour la reconnaissance internationale du génocide et estimez-vous qu’il est juste pour la France de le soutenir ?

Benoît Hamon : La communauté arménienne de France a toute mon admiration car elle est un modèle d’intégration exemplaire. Les Français d’origine arménienne ont beaucoup apporté à la France, dans des domaines divers. Ils ont montré bien souvent leur amour de la France et je pense bien évidemment, à quelques jours de la commémoration du 73e anniversaire de son exécution par l’occupant nazi, au résistant Missak Manouchian mais aussi à ses vingt-deux camarades, qui ont également donné leur vie pour la France. Je tiens d’ailleurs à dire mon émotion lorsque j’ai appris que la mémoire de Missak Manouchian et de ses camarades avait une nouvelle fois été salie à Marseille. Ceux qui salissent cette mémoire salissent la France. S’agissant du combat pour la reconnaissance du génocide arménien, les efforts que déploient, non seulement les Français d’origine arménienne, mais également nombre de nos concitoyens de toutes origines, sont admirables et légitimes. Si la France a été l’un des premiers pays à reconnaître le génocide arménien en 2001, j’ai aussi conscience, qu’aujourd’hui plus que jamais, il faut aller plus loin. Pour reprendre les mots de Jean Jaurès, « l’humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné » et c’était en 1897, 18 ans avant le génocide de 1915. Même si les voies juridiques pour permettre la pénalisation de la négation du crime de génocide ont rencontré les obstacles que nous connaissons, nous ne devons pas baisser les bras. Par ailleurs, il y a de nombreuses manières de faire vivre cette mémoire, pour que les crimes de masse commis dans le passé ne puissent jamais se reproduire. C’est pourquoi je suis favorable par exemple, comme je vous le disais plus tôt, à l’inscription, dans le calendrier républicain, d’une journée nationale de commémoration des crimes de masse sur la base des conclusions qui seront remises par la mission de réflexion dirigée par l’historien Vincent Duclert. Il en va du respect de nos valeurs républicaines.

NAM : Êtes-vous pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ?

Benoît Hamon : Aujourd’hui, la question se pose moins à l’Europe qu’à la Turquie elle-même. C’est à la Turquie de nous dire le chemin qu’elle veut emprunter. Est-ce celui de l’État de droit, des libertés fondamentales ou est-ce celui d’une fuite en avant dans la répression, dans le repli, dans le nationalisme ? La Turquie est un grand pays mais l’Europe, ce sont des valeurs et des principes au cœur de son pacte politique.

NAM : Pensez-vous que la France doive continuer à entretenir une relation privilégiée avec l’Arménie ?

Benoît Hamon : Bien évidemment ! Les relations d’amitiés entre la France et l’Arménie sont très fortes et je souhaite qu’elles se développent. N’oublions pas que l’histoire nous lie : le dernier roi d’Arménie repose dans la basilique de Saint-Denis, au côté des rois de France et en 1915, la marine française a aidé les Arméniens de Cilicie. Je souhaite renforcer cette relation avec l’Arménie, à qui on a trop souvent demandé de faire un « choix civilisationnel » entre la Russie et l’Union européenne. Les choses ne sont pas aussi simples et je suis persuadé que la France doit être un partenaire privilégié de l’Arménie. Cela se fait au niveau économique bien sûr puisque la France est le premier investisseur européen en Arménie. Mais cela peut se faire aussi au niveau de la coopération décentralisée entre les collectivités territoriales françaises et arméniennes. Dans le domaine de l’éducation par exemple, l’université française en Arménie fait un travail formidable pour la francophonie et les échanges d’étudiants. La maire de Paris, Anne Hidalgo, souhaite quant à elle dupliquer le Centre Tumo à Paris : ce serait un formidable symbole pour l’amitié entre nos pays ! C’est par ce type de projets que je souhaite renforcer la coopération entre l’Arménie et la France et j’espère que le prochain sommet de la Francophonie à Erevan en 2018 sera une belle occasion de réaffirmer cette volonté.

NAM : Êtes-vous favorable à la reconnaissance par la France de la République du Haut-Karabagh ?

Benoît Hamon : L’urgence de trouver une solution à ce conflit est venue brutalement se rappeler à nous lors des affrontements violents - les plus violents depuis 20 ans - qui se sont déroulés du 2 au 5 avril dernier. Nous avons eu la preuve que l’expression de « conflit gelé » était inadéquate pour décrire une situation qui fait chaque année de nombreux morts. La France a une responsabilité particulière en tant que coprésidente du Groupe de Minsk aux côtés de la Russie et des États-Unis. Elle s’est d’ailleurs immédiatement mobilisée avec ses partenaires pour obtenir le cessez-le-feu du 5 avril dernier. Pour autant, ce serait une faute grave et dangereuse de considérer que la situation est aujourd’hui stabilisée. Les affrontements peuvent reprendre à tout moment, avec des conséquences incalculables pour l’ensemble de la région. Cette situation impose à tous de trouver une solution à ce conflit qui n’a que trop duré. Les éléments d’un règlement sont connus. Ce sont les principes de Madrid rendus publics en 2010. Élu président de la République, je serais bien entendu prêt à organiser une nouvelle rencontre pour avancer concrètement sur cette voie. Alors que, sur le plan international, les facteurs d’incertitude se multiplient, il n’est que temps de mettre un terme à ce conflit qui pénalise les populations, qui entrave le développement des deux États, et qui maintient un climat d’instabilité préjudiciable à toute la région. L’heure est donc aujourd’hui à ce que chacun prenne ses responsabilités. C’est ce qu’il faudra dire au président Aliev et au président Sarkissian. Les bases d’un accord sont possibles.

NAM : Seriez-vous pour la création à Paris d’un centre arménien de civilisation et de mémoire et seriez-vous prêt à aider à sa réalisation ?

Benoît Hamon : Je suis bien sûr favorable à la création d’un centre qui permettrait aux Arméniens et surtout aux non Arméniens de mieux connaître l’histoire et la culture de ce peuple et qui soit un lieu d’échanges. Il est légitime que la communauté arménienne ait un lieu de mémoire du génocide arménien en France, qui permette plus largement de lutter contre tous les crimes contre l’humanité. Le succès de l’exposition de la mairie de Paris en 2015 sur le génocide arménien montre l’intérêt pour cette question. La création de ce centre était un engagement de François Hollande et je sais que les équipes de la mairie de Paris se mobilisent activement pour qu’il puisse voir le jour, de concert avec les représentants du Conseil de Coordination des Arméniens de France (CCAF). Je me soucie également de l’avenir du Musée arménien de France, consacré à l’histoire et à la culture arménienne, qui trace 3 000 ans d’histoire et regroupe près de 1 200 œuvres. Ces œuvres sont d’ailleurs reconnues d’utilité publique.

NAM : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux 500 000 Français d’origine arménienne ?

Benoît Hamon : J’aimerais conclure en reprenant humblement les mots d’Aragon dans son poème sur l’Affiche Rouge : « Nul ne semblait vous voir français de préférence ». L’identité française ne tient pas aux origines ethniques ni à la religion. L’identité française tient dans ce que l’on apporte à la France autant que dans ce que la France apporte. L’épopée des Arméniens en France nous rappelle, en ces moments tragiques de notre histoire méditerranéenne, en ces temps graves de montée des populismes, que notre pays a toujours été un phare pour ceux qui luttent pour leur liberté, et un havre pour ceux qui sont persécutés. Elle nous rappelle qu’accueillir les pourchassés, les menacés, les rescapés de la barbarie est toujours un devoir, et peut devenir une chance. Elle me conforte dans mes convictions et dans ma volonté de porter encore plus haut ces valeurs dans cette campagne présidentielle.

posté le 19 avril 2017 par Ara/armenews
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PRESIDENTIELLE 2017
Questionnaire de Nouvelles d’Arménie : les réponses de Mme Marine Le Pen

Comme nous nous en étions convenus avec les candidats à la présidentielle qui ont accepté de répondre aux questionnaires de Nouvelles d’Arménie Magazine (CF NAM 238), nous republions durant toute cette semaine leurs réponses sur armenews.com. Elles sont classées par ordre alphabétique. Mardi 18 avril : Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon. Mercredi 19 avril : Benoît Hamon Marine Le Pen. Jeudi 20 avril : Emmanuel Macron Jean-Luc Mélenchon.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Depuis 2012, le génocide des Arméniens est commémoré tous les 24 avril par la République, avec la participation du président de la République et/ou par un ministre. Si vous êtes élu, comptez-vous poursuivre cette tradition ? Pouvez-vous vous engager à ce que le 24 avril soit officiellement considéré comme une journée nationale de commémoration du génocide arménien et soit inscrit à ce titre dans le calendrier républicain ?

Marine Le Pen : Je continuerai à commémorer le génocide dont le peuple arménien a été victime car il s’agit du premier grand crime contre l’humanité du XXe siècle. De plus, l’arrivée de nombreux Arméniens en France en 1915 a été un événement important dans l’histoire de notre pays car ils ont beaucoup apporté à notre nation et ont contribué à sa reconstruction après la Première Guerre mondiale et se sont parfaitement assimilés. Je pense néanmoins que le calendrier de la République doit se limiter aux événements historiques qui constituent la mémoire collective du peuple français. Il est important d’entretenir la mémoire de la tragédie vécue par les Arméniens mais cela ne relève pas du calendrier officiel.

Nouvelles d’Arménie Magazine :Quel est votre regard sur la communauté arménienne de France, constituée par les rescapés du génocide de 1915 ? Face au négationnisme de l’État turc, comprenez-vous son combat pour la reconnaissance internationale du génocide et estimez-vous qu’il est juste pour la France de le soutenir ?

Marine Le Pen : Je n’aime pas beaucoup le terme de « communauté ». Je suis bien sûr sensible à l’histoire personnelle des individus, à l’importance qu’elle a dans leur vie et il me semble bien normal que les personnes d’origine arménienne entretiennent leur mémoire commune et cherchent à la faire vivre. Il me paraît en effet important que le génocide de 1915 soit largement reconnu par tous les pays du monde et que la Turquie entame enfin une réflexion sérieuse sur cette page terrible de son histoire. La France doit soutenir absolument le combat pour cette reconnaissance, en raison de son statut de patrie des droits de l’Homme et du grand nombre d’Arméniens qui y ont trouvé refuge et s’y sont intégrés avec succès.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Êtes-vous pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ?

Marine Le Pen : Très clairement, non. Contrairement aux autres grands partis, les députés européens du Front national ont toujours voté contre l’ouverture de nouveaux chapitres d’adhésion de la Turquie, nous sommes les seuls à nous y opposer fermement et sans ambiguïté. Sur ce sujet, je suis d’ailleurs la seule candidate à n’avoir jamais changé d’avis et à être crédible.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Pensez-vous que la France doive continuer à entretenir une relation privilégiée avec l’Arménie ?

Marine Le Pen : Oui, la France doit continuer à entretenir des relations diplomatiques spécifiques en fonction de l’histoire particulière qu’elle a avec les différents pays. Au Moyen-Orient, elle doit retrouver un rôle de premier plan et particulièrement celui de protectrice des chrétiens d’Orient, qu’elle assume depuis François Ier mais n’a que trop négligé ces dernières décennies.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Êtes-vous favorable à la reconnaissance par la France de la République du Haut-Karabakh ?

Marine Le Pen : Certes, les frontières administratives de l’ancienne URSS sont devenues trop vite et sans réflexion des frontières internationales mais, plutôt qu’une indépendance, je crois qu’il serait souhaitable que l’Azerbaïdjan et l’Arménie parviennent à un accord permettant que le Haut-Karabagh puisse être rattaché à l’Arménie.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Seriez-vous pour la création à Paris d’un centre arménien de civilisation et de mémoire et seriez-vous prêt à aider à sa réalisation ?

Marine Le Pen : Je ne suis pas opposée à la création de centres culturels, quels qu’ils soient, bien sûr, et celui-ci me semble parfaitement légitime. Il existe déjà par ailleurs plusieurs centres culturels arméniens en France. Leur développement n’est pas problématique en soi. En revanche, ce n’est pas, à mon sens, à l’État de le financer.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux 500 000 Français d’origine arménienne ?

Marine Le Pen : Je tiens à saluer ces Français si bien assimilés qui ont tant apporté à notre pays dans des domaines très divers, et notamment des secteurs aussi variés que la culture, la recherche ou même la politique ! Ils sont pour moi des exemples parfaits de ce que je dis souvent : la nationalité française s’hérite ou se mérite.

posté le 19 avril 2017 par Ara/armenews
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EREVAN
Il y aura peu d’observateurs de la société civile pour surveiller les municipales

Citant un manque de temps et de fonds financiers, le principal organisme de surveillance des votes d’Arménie a révélé hier qu’il était peu probable qu’il déploie de nombreux observateurs lors des élections municipales du mois prochain à Erevan.

The Citizen Observer initiative, une coalition de groupes de la société civile arménienne, a surveillé les élections législatives du 2 avril par l’intermédiaire de plus de 3 000 militants et bénévoles déployés dans les bureaux de vote à travers le pays. Il a dressé une évaluation globalement négative du scrutin, alléguant de nombreux cas d’achat de vote, d’intimidation électorale et d’autres violations.

Les élections municipales d’Erevan sont prévues pour le 14 mai. La capitale arménienne compte près de 500 circonscriptions électorales.

“Nous avons besoin d’environ 950 observateurs pour être correctement présents dans tous les bureaux de vote“, a expliqué Armen Grigorian, un responsable de la coalition citoyenne. “Pour le moment, Citizen Observer ne dispose pas de ressources suffisantes pour organiser un tel effort à grande échelle“.

“La probabilité que nous obtenions les ressources nécessaires et organisions une mission de surveillance à grande échelle dans un si court laps de temps est infime“, a-t-il convenu.

Grigorian a souligné que la coalition avait été occupée par les élections législatifs et n’avait pas eu assez de temps pour lancer un nouveau appel aux donateurs occidentaux pour un nouveau financement. “L’Union européenne, par exemple, prend environ un an de réflexion pour approuver ses programmes de financement“, a-t-il justifié.

L’activiste a également déclaré que la présence des observateurs de Citizen Observer avait considérablement réduit le nombre d’irrégularités de vote. “Nous pouvons donc appeler un certain nombre d’observateurs à se rendre aux bureaux de vote le 14 mai... Mais cela ne se fera pas à grande échelle“, a-t-il regretté.

posté le 19 avril 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Pour Sarkissian, les législatives ont marqué une étape importante dans la démocratisation du pays

Les élections législatives qui ont eu lieu ce mois-ci ont marqué une étape importante dans la démocratisation du système politique arménien, a tenu à souligner hier le président Serge Sarkissian.

Sarkissian a rencontré les ambassadeurs des États-Unis, de la Russie et des pays européens à Erevan pour discuter de la conduite du vote du 2 avril qui a été remporté par son parti républicain (HHK). Le bureau de presse présidentiel a déclaré qu’ils lui ont également posé des questions sur les mouvements post-électoraux prévus par son administration.

“Je tiens à noter que ces élections ont mis en évidence les progrès importants que l’Arménie a faits dans la démocratisation et l’édification de l’État“, a assuré le secrétaire de Sarkissian.

L’une des raisons de ce progrès est que « ces dernières années, nous avons réussi à rendre irréversible l’avancement des droits de l’homme et des libertés fondamentales », a-t-il ajouté. Le pluralisme politique a déjà pris place dans le pays, a-t-il signifié, en citant l’existence d’une « société civile viable ».

“Je ne dis pas que nous n’avons aucun problème à résoudre“, a nuancé Sarkissian. “Nous devons résoudre beaucoup de problèmes. Ce que je dis, c’est que les fondations sont déjà solides et que nous pouvons construire sur elles le bâtiment dont notre peuple a besoin.

Le président a également souligné l’accord de son gouvernement en septembre 2016 avec l’opposition parlementaire qui a conduit à l’adoption de plusieurs amendements importants au Code électoral. Il a poursuivi par un éloge de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et d’autres organismes internationaux qui a envoyé des centaines d’observateurs électoraux en Arménie.

Dans leurs conclusions préliminaires conjointes publiées le 3 avril, les observateurs représentant l’OSCE ainsi que l’Union européenne et le Conseil de l’Europe ont concluent que les autorités arméniennes ont largement respecté les « libertés fondamentales » lors d’un vote globalement bien administré ». Mais ils ont également déclaré « des informations crédibles sur l’achat de vote et la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées ».

L’UE et les Etats-Unis se sont faits écho à cette conclusion, tout en louant avec prudence le traitement par les autorités des élections. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a fait savoir par la voix d’un porte-parole le 4 avril que les résultats officiels du vote “reflètaient la volonté globale du peuple arménien“.

Pratiquement tous les groupes d’opposition arméniens pensent que le résultat de l’élection a été principalement décidé par l’achat de vote à grande échelle. Certains d’entre eux ont également allégué d’autres irrégularités, exigeant que les résultats officiels soient annulés.

Un porte-parole du HHK a admis le 5 avril que des pots-de-vin ont été distribués. Mais il a insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu un « impact substantiel » sur les résultats des élections.

La direction du HHK a précisé que le Premier ministre Karen Karapetian conservera son poste pour l’instant. Cependant, il n’est pas clair si Sarkissian envisage de le remplacer après avoir terminé son deuxième et dernier mandat présidentiel en avril 2018. L’Arménie passera à un système parlementaire de gouvernement à cette date.

posté le 19 avril 2017 par Claire/armenews

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