Nouvelles d'Arménie
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Politique


ARMENIE
Karen Karapetian minimise les hausses des prix

Le Premier ministre, Karen Karapetian, a minimisé hier les récentes augmentations des prix du carburant et de certaines denrées alimentaires en Arménie, insistant sur le fait que l’inflation est restée faible l’année dernière en raison d’une croissance économique plus rapide.

“Tout doit être mis en contexte“, a rétorqué Karapetian lors de la séance de questions-réponses du gouvernement au Parlement. “Notre taux d’inflation officiel en 2017 est de 2,6%. Alors que c’est 6,7% en Géorgie et 7,9% en Azerbaïdjan.“

“Vous dites que l’inflation est terrible, mais je vous répond que ce n’est pas le cas“, a-t-il déclaré aux députés de l’opposition qui ont de nouveau exprimé leur sérieuse inquiétude concernant les augmentations de prix et blâmé le gouvernement.

Karapetian a clairement indiqué qu’il ne voyait “aucun problème important“ découlant de la hausse des prix de plus de 10% de l’essence, du gazole et du gaz naturel liquéfié qui ont suivi l’entrée en vigueur le 1er janvier d’une nouvelle législation fiscale.

Le Premier ministre a affirmé que l’essence vendue en Arménie est toujours moins chère qu’en Géorgie. Il a suggéré que les Arméniens qui ne peuvent pas se le permettre passent au gaz liquéfié qui alimente déjà la plupart des véhicules du pays.

Karapetian a reconnu que le prix plus élevé du diesel pourrait faire grimper le coût des produits agricoles cultivés au pays. Il a ajouté que le gouvernement envisageait de fournir plus de subventions aux agriculteurs utilisant du diesel pour leurs tracteurs et autres équipements.

Le Premier ministre a également défendu la hausse des taxes sur le carburant ainsi que l’alcool et le tabac, affirmant que le gouvernement avait besoin de plus de revenus pour augmenter ses dépenses et rembourser les prêts étrangers sans creuser le déficit budgétaire.

“Évidemment, augmenter le fardeau fiscal n’est pas une chose agréable“, a-t-il déclaré. “Mais nous avons des obligations de remboursement externe. Nous avons la tâche de développer l’économie. Nous avons besoin de moyens supplémentaires. “

Les remarques ont été dénoncées par les députés de l’alliance d’opposition Yelk. L’un d’eux, Edmon Marukian, a accusé Karapetian d’ignorer l’impact socio-économique de la hausse des prix.

“Vous êtes sur le point de dire qu’il existe aussi une alternative aux transports en commun et que les gens devraient se déplacer à pied“, a raillé M. Marukian.

Un autre député de Yelk, Ararat Mirzoyan, a fait valoir que les produits alimentaires tels que le beurre et la viande sont devenus considérablement plus chers ces derniers mois. Karapetian a répliqué que leurs prix ont explosé partout dans le monde.

Yelk a annoncé le 8 janvier qu’il rassemblera des partisans à Erevan le 19 janvier pour protester contre l’augmentation du coût de la vie. Deux jours plus tard, le président Serge Sarkissian a tenu une réunion d’urgence avec de hauts responsables au cours de laquelle il s’est déclaré préoccupé par les hausses de prix. M. Sarkissian a demandé aux régulateurs antitrust d’envisager de prendre des “mesures drastiques“ contre un petit nombre de sociétés qui importent du carburant et des produits alimentaires de base en Arménie. Karapetian était officiellement en vacances du 8 au 12 janvier et n’a pas assisté à la réunion tenue au palais présidentiel.

posté le 18 janvier 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



IRAK
Le Parlement arménien reconnaît le génocide des Yézidis

Le Parlement arménien a adopté à l’unanimité hier une résolution reconnaissant comme génocide les massacres de masse des Yézidis en Irak en 2014 qui ont été commis par le groupe extrémiste de l’État islamique (EI).

L’Assemblée nationale a également appelé la communauté internationale à poursuivre les personnes directement responsables des massacres et à “prendre des mesures pour assurer la sécurité de la population yézidie“.

Des milliers de Yézidis ont été kidnappés par l’EI quand ils ont envahi la ville de Sinjar, au nord-ouest de l’Irak, en août 2014, et la plupart d’entre eux sont toujours portés disparus. Fin 2015, 30 fosses communes de Yézidis y ont été retrouvées. Un nombre inconnu de Yézidis a été déporté vers la Syrie voisine.

Le gouvernement américain a officiellement déclaré en mars 2016 que l’EI était « responsable du génocide » contre les yézidis ainsi que contre les chrétiens et les autres minorités religieuses et ethniques en Irak et en Syrie. Un autre rapport publié par des enquêteurs des Nations Unies est arrivé à la même conclusion : pour eux, les actions des militants islamistes contre les Yézidis répondent à la définition du terme de “génocide“ mis en avant dans la Convention des Nations Unies de 1948.

Dans sa résolution, le Parlement arménien annonce qu’il “reconnaît et condamne fermement le génocide du peuple yézidi perpétré par des groupes terroristes en 2014 sur le territoire irakien“.

Celui qui est à l’origine de cette résolution, c’est Rustam Makhmudian, seul membre ethnique des Yézidis représentant au Parlement le parti au pouvoir en Arménie, le HHK. M. Makhmudian a présenté ce document à ses homologues lundi, établissant des parallèles entre les atrocités de 2014 contre les Yézidis irakiens et le génocide arménien de 1915 dans l’Empire ottoman.

Les Turcs ottomans ont également tué et déplacé de nombreux yézidis pendant la Première Guerre mondiale. Des milliers d’entre eux ont fui vers ce qui est maintenant la République d’Arménie.

On estime que 50 000 yézidis vivent actuellement en Arménie, ce qui en fait la plus grande minorité ethnique du pays.

Le président Serge Sarkissian a condamné les massacres et déportations des Yézidis irakiens peu après leur premier rapport à l’été 2014. Sarkissian a demandé au ministère des Affaires étrangères et aux missions diplomatiques à l’étranger de “redoubler d’efforts pour montrer la question sur la scène internationale“.

Une série de manifestations organisées par les Yézidis à Erevan a suivi. Ils ont dénoncé le fait que, selon eux, le gouvernement arménien était lent à réagir aux atrocités.

En avril 2016, les dirigeants de la communauté arménienne Yézidi ont inauguré un mémorial dans le centre-ville d’Erevan pour les Yézidis et autres personnes massacrées par les extrémistes de l’EI.

Said Avdalian, chef d’un groupe de jeunes yézidis, a salué hier la résolution parlementaire arménienne comme étant un “événement historique“.

posté le 17 janvier 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Serge Sarkissian n’est pas irremplaçable, selon Tsaroukian

Gagik Tsaroukian, leader de la deuxième plus grande force parlementaire d’Arménie, a exprimé publiquement son désaccord hier en affirmant que le président Serge Sarkissian n’était pas “irremplaçable“ en tant que chef du pays.

Les hauts représentants du Parti républicain (HHK) au pouvoir ont déclaré ces dernières semaines que Sarkissian devrait rester au pouvoir d’une manière ou d’une autre après avoir terminé son dernier mandat présidentiel en avril. Ils pensent que personne d’autre ne peut faire face avec autant de réussite au conflit du Haut-Karabagh et aux autres problèmes de sécurité auxquels le pays est confronté.

“Il n’y a pas de personne irremplaçable“, a déclaré M. Tsaroukian lorsque les journalistes lui ont demandé de commenter ces déclarations.

L’homme d’affaires millionnaire, dont l’alliance a terminé deuxième des élections parlementaires d’avril 2017, a refusé de dire s’il pensait que Sarkissian devrait être Premier ministre ou laisser Karen Karapetian conserver son poste en avril. Il a répété seulement que c’est au HHK de choisir le prochain Premier ministre, car les électeurs ont voté à 55% pour eux lors des élections d’avril.

Tsaroukian a été forcé de se retirer de l’arène politique il y a près de trois ans, après avoir contesté l’emprise de Sarkissian sur le pouvoir. Il est revenu à la politique active avant les élections de 2017. Le magnat et ses alliés ont critiqué les politiques gouvernementales, mais ont évité les attaques personnelles contre le président pendant la campagne électorale.

Sarkissian a régulièrement assisté aux inaugurations de nouvelles entreprises créées par Tsaroukian au cours des deux dernières années, soulevant des questions sur les pouvoirs de l’opposition du Bloc Tsaroukian.

Tsaroukian a confirmé que le bloc ne se joindra pas à la manifestation contre les dernières hausses de prix à la consommation en Arménie qui se tiendront vendredi, à l’appel de l’alliance d’opposition Yelk. Il a expliqué que les manifestations ne peuvent pas remédier à l’augmentation du coût de la vie. Il a également fait valoir que le Parlement tiendra bientôt des audiences sur les hausses de prix à l’initiative du président.

posté le 17 janvier 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Le profil recherché du prochain président dressé par Serge Sarkissian

Le prochain président de l’Arménie doit être un individu connu mais politiquement vierge, et qui parle des langues étrangères, a déclaré hier le président Serge Sarkissian.

Ce dernier a commenté le profil de son éventuel successeur lors d’une rencontre avec un groupe d’artistes et d’intellectuels.

“Selon Serge Sarkissian, le futur président doit parler des langues étrangères, avoir de nombreuses relations tant en Arménie qu’avec la diaspora, jouir d’une bonne réputation et, surtout, être une personne impartiale qui n’a jamais fait de politique ni même été membre d’un parti politique “, a déclaré le bureau de presse présidentiel dans un communiqué. Il n’a pas précisé qui, selon lui, serait apte à ce poste.

Sarkissian achèvera son second et dernier mandat présidentiel le 9 avril, l’Arménie entrant alors dans une transition vers un système de gouvernement parlementaire. Le prochain président arménien sera élu par le Parlement, et non au suffrage direct, d’ici le 9 mars et aura des pouvoirs en grande partie cérémoniels.

Le Parlement est contrôlé par le Parti républicain (HHK), au pouvoir, ce qui permet à Sarkissian d’installer son choix du prochain chef d’Etat. Lors d’une rencontre avec des dirigeants parlementaires la semaine dernière, M. Sarkissian a déclaré que son successeur devrait bénéficier d’un “large soutien“ de l’Assemblée nationale.

Les journaux arméniens ont affirmé en fin d’année dernière que Gagik Harutiunian, président de la Cour constitutionnelle d’Arménie, est le candidat privilégié par Sarkissian. Cependant, Harutiunian a insisté en décembre sur le fait qu’il n’avait pas reçu de telles offres et qu’il n’était pas intéressé par ce poste.

Certains médias ont depuis spéculé que le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, qui parle couramment l’anglais, le français et le russe, pourrait devenir président. Citant une source gouvernementale anonyme, le quotidien d’Erevan “Zhamanak“ a déclaré hier que l’ambassadeur d’Arménie en Grande-Bretagne, Armen Sarkissian (sans rapport avec le président), est également un candidat potentiel.

posté le 17 janvier 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Discussion sur la transition constitutionnelle entre Sarkissian et des parlementaires

A trois mois de la fin de son mandat présidentiel, Serge Sarkisian a rencontré vendredi de hauts responsables de la justice pour discuter de la transition en cours vers un système parlementaire.

On ne sait pas si Sarkissian en a dit plus en privé lors de la réunion sur son avenir politique, qui reste un sujet de forte spéculation en Arménie.

“Nous devons mener à bien cette période de transition, et le principal critère de succès sera un parcours sans heurt“, ont déclaré le président du Parlement Ara Babloyan, ses trois adjoints, les présidents des commissions permanentes du Parlement et les dirigeants de tous les groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale (sauf Yelk).

Sarkissian a noté “un énorme travail législatif“ qui doit être effectué dans les prochaines semaines. Il a évoqué la nécessité de promulguer une série de nouvelles lois découlant de la Constitution radicalement modifiée de l’Arménie qui prendra effet immédiatement après la fin de sa présidence, le 9 avril.

La nouvelle Constitution transférera la plupart des pouvoirs présidentiels vers le Premier ministre, son gouvernement et le Parlement. Cela signifie que le prochain chef d’État, qui doit être élu avant le 9 mars, aura un rôle essentiellement cérémoniel.

M. Sarkissian a noté que le Parlement doit également nommer des membres des nouveaux organes de l’Etat chargés de superviser le système judiciaire arménien et de lutter contre la corruption, et choisir un Premier ministre d’ici avril. Dans ses remarques liminaires à la réunion médiatisée par son bureau, il a de nouveau refusé de dire s’il envisageait de devenir Premier ministre.

Le Parti républicain (HHK) de Sarkissian contrôle la majorité des sièges au Parlement actuel. Certains hauts responsables du HHK ont déjà publiquement appelé le président à rester au pouvoir en tant que Premier ministre. Ils ont précisé qu’il resterait le président du parti au pouvoir dans tous les cas.

Une déclaration du bureau présidentiel souligne que les autres participants à la réunion ont présenté leurs “points de vue et propositions“ sur la transition constitutionnelle en cours, sans être plus précis. Les dirigeants parlementaires ont également refusé de divulguer les détails après la réunion.

Cette réunion a été boycottée par Nikol Pashinian, le leader parlementaire du parti d’opposition Yelk. Pashinian a prétendu plus tôt dans la semaine que Sarkissian a manqué de respect vis-à-vis du Parlement en “convoquant“ ses hauts responsables au palais présidentiel.

posté le 15 janvier 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Le Parlement estonien est la premier à ratifier l’accord UE-Arménie

L’Estonie est devenue le premier État membre de l’Union européenne à ratifier l’accord historique, qui a été signé par l’UE et l’Arménie en novembre.

Le ministère arménien des Affaires étrangères a déclaré vendredi que le gouvernement d’Erevan a reçu une notification en ce sens de la part du gouvernement balte.

L’accord de partenariat global et renforcé (CEPA) doit être ratifié par les 28 États membres de l’UE ainsi que par le Parlement européen pour entrer en vigueur.

Un député arménien, Armen Ashotian, a affirmé en début de semaine dernière qu’Erevan espère que la partie européenne achèvera le processus d’ici juillet 2019.

Ashotian a également souligné que le Parlement arménien devrait ratifier la CEPA d’ici la fin du mois de mars.

Le CEPA est un substitut moins ambitieux à un accord d’association qui a été presque finalisé par l’Arménie et l’UE en 2013. Mais le président Serge Sarkissian a empêché la signature de cet accord en décidant de rejoindre l’Union économique eurasienne.

Le CEPA, qui compte plus de 350 pages, a été signé par le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, le 24 novembre à Bruxelles. Mogherini a noté que cet accord “élargira le champ de nos relations“.

posté le 15 janvier 2018 par Claire/armenews


OPPOSITION
Planification du premier rassemblement anti-gouvernemental de 2018

L’alliance d’opposition Yelk a appelé les Arméniens à descendre dans la rue le 19 janvier pour protester contre les dernières hausses des prix du carburant et de certaines denrées alimentaires.

Les prix du pétrole et du gaz naturel liquéfié, qui alimentent la plupart des véhicules en Arménie, ont augmenté d’environ 5% le 2 janvier après l’entrée en vigueur du nouveau Code fiscal arménien imposant des droits d’accise plus élevés sur le carburant, le tabac et l’alcool. La hausse des prix internationaux du pétrole au cours des derniers mois a peut-être également joué un rôle.

En outre, les autorités fiscales arméniennes ont également commencé à percevoir ce mois-ci des droits de douane plus élevés sur une quarantaine de types de produits importés, y compris l’huile de cuisson, le beurre et la volaille. Cela découle de l’appartenance de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie, qui fixe des taux d’imposition uniformes plus élevés pour la plupart des biens et des marchandises importés des pays tiers.

M. Yelk a blâmé le gouvernement arménien pour les hausses de prix quand il a annoncé la prochaine manifestation à Erevan. Dans un communiqué, il a exhorté les sympathisants à rejoindre les dirigeants de Yelk en défilant dans le centre-ville en signe de protestation.

“C’est une question vitale qui a un impact direct sur le bien-être de tous les citoyens“, a déclaré hier Ararat Mirzoyan, député Yelk.

“Le rassemblement doit démontrer que ce n’est pas seulement l’opinion de neuf députés [représentant Yelk] ... J’espère que cela démontrera que la question préoccupe beaucoup de gens“, a-t-il souligné.

Mirzoyan a affirmé que le coût de la vie augmentait parce que « depuis de nombreuses années, les citoyens arméniens tolèrent la règle du Parti républicain. » Les politiques économiques du gouvernement dirigé par le HHK ont été un échec total, et ce dans tous les domaines, a-t-il ajouté.

Les hauts responsables du gouvernement ont déclaré le mois dernier que la croissance économique en Arménie devrait s’accélérer pour atteindre au moins 6% en 2017 contre seulement 0,2% en 2016.

Malgré la croissance continue prévue pour cette année, le gouvernement a décidé de ne pas augmenter les salaires et les retraites du secteur public en 2018. Il prévoit plutôt une augmentation considérable des dépenses publiques pour les projets d’infrastructure. Ils pensent que c’est un meilleur moyen pour stimuler davantage l’activité économique et ainsi réduire la pauvreté.

Yelk, qui détient 9 sièges au Parlement qui en compte 105 membres, a condamné les plafonds sur les dépenses sociales.

posté le 10 janvier 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Trois des inculpés des « Enragés de Sassoun » poursuivent leur grève de la faim

Trois des membres du commando des Sassna Tsrer (Enragés de Sassoun”) qui avaient été arrêtés et emprisonnés après avoir occupé un poste de police de Erevan en juillet 2016 et actuellement en procès, poursuivent la grève de la faim qu’ils avaient avaient commencée en décembre dernier pour protester contre leurs conditions de détention. L’un d’eux, Armen Bilian, avait été le premier à refuser, à la mi-décembre les repas qu’on lui servait dans la prison de Nubarashen, Erevan, où il est détenu. Il avait été suivi par Smbat Barseghian, un autre de ses compagnons d’armes détenus dans la même prison. Les deux prisonniers demandent leur transfert dans une autre prison, plus moderne et moins surpeuplée, située près d’Armavir, une localité à quelque 40 kilomètres à l’ouest de la capitale arménienne. Bilian et Barseghian sont accuses du meurtre de trois officiers de police, qui avaient été tués lors des combats qui avaient opposé les forces de l’ordre au commando d’une trentaine d’hommes armés qui se sont emparés du poste de police du district Erebouni de Erevan le 16 juillet 2016.

Les membres du commando exigeaient que le président Serge Sarkisian ordonne la liberation du leader du movement Parlement fondateur dont ils se revendiquaient, Zhirayr Sefilian. Ils rendaient les armes deux semaines après, sans avoir obtenu gain de cause pour leurs demandes. Le troisième prisonnier, Arayik Khandoyan, a entamé sa grève de la faim le 29 décembre en signe de solidarité avec ses deux camarades. Khandoyan venait d’être placé en cellule d’isolement à la prison de Nubarashen. L’administration pénitentiaire avait justifié cette mesure disciplinaire en affirmant avoir trouvé 2 téléphones portables et une bouteille d’alcool dans sa cellule. L’avocat de Khandoyan, Ara Gharagyozian, a rejeté comme “absurde”, lundi 8 janvier, cette dernière accusation, mais il a reconnu que son client avait enfreint le règlement en possédant les portables. “Il y a des portables dans toutes les cellules de la prison”, a toutefois fait valoir A. Gharagyozian sur les ondes de RFE/RL (Azatutyun.am), en ajoutant qu’ “ils venaient de confisquer un portable à un autre de mes clients sans pour autant le mettre à l’isolement”. A. Gharagyozian a souligné que A. Khandoyan, qui est an mitard depuis le 8 janvier, paie aussi le prix de son comportement jugé outrageant durant son procès, l’un des trois en cours dans le cadre de l’affaire de l’occupation du poste de police de Erebuni. Il a accusé l’administration pénitentiaire d’imposer à son client “des conditions inhumaines”, le froid notamment, qui altère sa santé déjà fragile, dont il s’était plaint lorsqu’il lui avait rendu visite. Des représentants de l’ombudsman d’Arménie, Arman Tatoyan, ont aussi pu rendre visite à A. Khandoyan et s’entretenir avec lui de ses conditions de détention lundi 8 janvier.

posté le 9 janvier 2018 par Gari/armenews


LISTE NOIRE DES USA
Le parti au pouvoir exhorte à la prudence sur un magnat russe d’origine arménienne

Le Parti républicain d’Arménie (HHK) a exhorté mercredi les médias à respecter « la présomption d’innocence » d’un homme d’affaires russe d’origine arménienne inscrit sur la liste noire des Etats-Unis pour ses liens présumés avec un syndicat du crime organisé. L’homme d’affaires controversé, Ruben Tatulian, est l’un des 10 ressortissants russes à qui le département du Trésor américain a imposé des sanctions financières à la fin de la semaine dernière.

Le Bureau de contrôle des avoirs financiers (OFAC) du ministère les a accusés d’avoir participé à de « graves activités criminelles transnationales ». Ruben Tatulian qui détient un passeport diplomatique arménien, faisait également partie des trois douzaines d’entrepreneurs russo-arméniens qui se sont engagés en janvier dernier à soutenir le Premier ministre Karen Karapetian par des investissements à grande échelle dans l’économie arménienne.

L’inscription de Tatulian sur la liste noire des États-Unis a donc soulevé des questions sur ses liens avec le gouvernement arménien. « La démocratie exige le respect de la présomption d’innocence », a déclaré le porte-parole du HHK, Edouard Sharmazanov, aux journalistes, en commentant les sanctions américaines contre Tatulian. « Si une personne n’a pas été condamnée par un organe judiciaire, cette personne ne peut pas être considérée comme un criminel. Il ne s’agit pas de le défendre ni de ne pas le défendre.

Je ne fais que constater un fait. » Interrogé pour savoir si le seul fait des accusations américaines contre Tatulian n’est pas significatif en soi, Sharmazanov a déclaré : « Cela dépasse la portée de mes responsabilités. » Le fonctionnaire n’a pas dit non plus si les autorités d’Erevan accepteraient désormais des investissements de la part de Tatulian. « Les investissements financiers en Arménie et leurs sources doivent être légaux », a-t-il déclaré. « Mais pour juger si elles sont légales ou non, vous ne devez pas rendre un verdict [de culpabilité] contre tout citoyen tant qu’il n’y a pas de décision officielle. »

Selon les médias, Tatulian est basé dans la ville de Sochi, sur la Mer Noire, et possède de vastes intérêts commerciaux ainsi que de fortes relations avec le gouvernement dans le sud de la Russie. Une déclaration de l’OFAC publiée le 22 décembre le décrivait comme un « surveillant » régional du groupe criminel en question.

Le magnat russo-arménien n’a pas encore réagi publiquement aux accusations américaines.

posté le 28 décembre 2017 par Claire/armenews

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