Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Politique


POLITIQUE
Réélection du président du Haut-Karabagh

Les législateurs du Haut-Karabagh ont voté mercredi pour prolonger de trois ans le mandat présidentiel de Bako Sahakian. Une décision critiquée par ses opposants politiques.

Sahakian, 56 ans, a été réélu à la fin de son deuxième mandat de cinq ans. Il n’aurait pas pu rester au pouvoir plus longtemps sans la promulgation d’une nouvelle constitution, lors d’un référendum tenu en février.

La nouvelle constitution appelle à la transition de la région à un système de gouvernement entièrement présidentiel qui débouchera sur la disparition du poste de Premier Ministre. Les autorités de Stepanakert affirment que ce changement mettra le Karabagh dans une meilleure position pour faire face au conflit non résolu avec l’Azerbaïdjan. Cependant, leurs adversaires maintiennent que Sahakian souhaite simplement s’accrocher au pouvoir.

Le Karabagh sera régi par un président intérimaire jusqu’en 2020. La candidature de Sahakian pour ce poste a été soutenue par 28 membres du parlement - qui représentent trois partis politiques alliés à Sahakian - sur un total de de 33 sièges. Son seul concurrent, l’ancien maire de Stepanakert, Edouard Aghabekian, a obtenu quatre voix.

S’adressant au Parlement avant le vote, Sahakian a déclaré que le Karabagh aurait besoin de « stabilité » pendant la période de transition de trois ans. Il a également défendu son bilan politique en rappelant que son administration a renforcé la démocratie et accéléré la croissance économique au cours des dix dernières années.

En revanche, Aghabekian a défendu un changement de gouvernance à Stepanakert, affirmant qu’un pays stagne lorsqu’il est gouverné par une même personne ou un même gouvernement trop longtemps. Le candidat de l’opposition, qui dirige un parti appelé Mouvement-88, a également déclaré que les autorités actuelles ont ignoré depuis des années ses demandes de renforcement de l’armée arménienne du Karabagh, face à une menace militaire croissante de l’Azerbaïdjan. Par conséquent, il a critiqué leur gestion des combats intenses face aux forces azéries en avril 2016.

Sahakian a répondu que les offensives azéries lancées l’année dernière sur deux sections de la « ligne de contact » du Karabagh ont échoué à atteindre leurs principaux objectifs. Il a également déclaré que le gouvernement du Karabagh s’attaque maintenant aux « problèmes » mis en évidence par les quatre jours d’hostilités et qu’il continuera à renforcer les armées du Karabagh.

Par ailleurs, Sahakian a rencontré lundi le Ministre de la Défense arménien Vigen Sargsian à Stepanakert. Son bureau de presse a déclaré qu’ils ont discuté des « problèmes liés à la construction et à la coopération entre les armées des deux États arméniens ».

posté le 20 juillet 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
La Fédération Révolutionnaire Arménienne discutera du gouvernement de 2018 avec Sarkissian

La Fédération Révolutionnaire Arménienne (Dashnaktsutyun) a déclaré mardi qu’elle organisera bientôt des discussions avec le président Serge Sarkissian, pressenti pour être le prochain Premier Ministre arménien à la fin de son mandat présidentiel, en avril prochain.

La Fédération Révolutionnaire Arménienne est un parti du gouvernement de coalition de Sarkissian, en charge de trois postes ministériels depuis plus d’un an. Le parti a prolongé son accord avec Sarkissian et le Parti Républicain (HHK) suite aux élections législatives.

« Naturellement, l’identité du prochain Premier Ministre est importante pour la Fédération, mais il reste du temps [avant avril 2018] », a annoncé Aghvan Vartanian, un dirigeant du parti.

« À mon avis, les défis auxquels le pays est confronté ont deux composantes principales », a-t-il déclaré. « L’un d’entre eux est la sécurité, à Artsakh (Haut-Karabagh) notamment, tandis que l’autre est l’économie ... Je pense qu’il y a assez de place ici pour toute personne souhaitant servir le pays ».

« De plus, notre accord de coalition précise que le Parti Républicain a le droit exclusif de désigner la candidature du Premier Ministre. Ce problème sera discuté au moment venu », a ajouté Vartanian.

Dans des remarques télévisées diffusées au cours du week-end, Sarkissian a de nouveau refusé de préciser s’il envisage de devenir Premier Ministre ou de remplacer le Premier Ministre actuel, Karen Karapetian par quelqu’un d’autre après son mandat. Mais il a salué les politiques économiques poursuivies par le cabinet de Karapetian.

Vartanian a déclaré que la Fédération Révolutionnaire Arménienne est également « satisfaite » du bilan actuel du gouvernement. « Beaucoup de choses ont déjà été faites en termes de sécurité et de problèmes socioéconomiques », a-t-il déclaré.

Ce discours a eu lieu au lendemain d’une réunion conjointe tenue à Erevan, entre le bureau de la Fédération Révolutionnaire Arménienne et une équipe gouvernementale. Une déclaration - qui devrait être publiée mercredi - a été adoptée lors de cette réunion.

La Fédération Révolutionnaire Arménienne a obtenu 7 sièges au parlement arménien, face aux 58 détenus par la HHK, sur un total de 105 sièges.

posté le 19 juillet 2017 par Claire/armenews


Une marche pour la libération du commando armé des Sasna Tsrer

Un an après, l’affaire de la prise d’otages au cœur d’Yerevan remise dans l’actualité par un défilé au cœur de la ville alors que certains membres du commando de 31 personnes passent en jugement.

Yerevan, 17 juillet 2017 - 23 heures - C’était il y a tout juste un an, dans le quartier d’Erebuni, sur la rue Kokhenatsi. Vers 5h30, un commando armé prend d’assaut un poste de police, qui abrite des équipements de répression anti-émeutes.  Le temps de se secouer de la torpeur d’un début de journée déjà trop chaud et le pays apprenait, flash tv après flash radio et via les réseaux sociaux, que l’attaque avait fait au moins une victime dans les rangs de la police - en fait, une sur le coup, Arthur Vanoyan, et un autre policier qui mourra début août des suites de ses blessures.  Très vite, le commando, composé de 31 personnes armées, déclare et son nom - les Sasna Tserer, allusion à la plus célèbre des épopées arméniennes - et son but. Le premier, obtenir la libération de Jiraïr Sefilian, leader du groupe d’opposition Parlement fondateur, emprisonné depuis un mois parce que soupçonné de préparer des actions de nature à déséquilibrer le régime en place. Quant à la deuxième revendication - les Sasna Tsrer demandent purement et simplement que le Président Serge Sarksyan renonce au pouvoir. 

JPEG - 217.3 ko

Ils n’obtiendront ni l’un ni l’autre et après de très violentes manifestations de rue, qui ont fait des dizaines de blessés parmi de simples manifestants et nombre d’autres parmi les journalistes, le commando finira par se rendre, le 31 juillet au soir. Sur place, dans le quartier de Sari Tagh qui surplombe, du haut de ses ruelles étroites, le poste de police, la tension n’a pas cessé de monter pendant toute la durée de la prise d’otages. Au plus fort des manifestations qui se sont tenues en pleine ville et dans le quartier même du poste de police, plus de 20.000 personnes se sont jointes à des défilés fortement réprimés - jusqu’à 136 interpellations en l’espace d’une seule de ces manifestations - tandis que l’on comptera une troisième victime dans les rangs de la police. 

JPEG - 241.9 ko

Lors de leur reddition, retransmise en direct sur les plusieurs sites arméniens, l’un des principaux leaders, Varujan Avedissyan, appelait à poursuivre la lutte et indiquait que le commando ne se rendait que pour éviter toute effusion de sang. Parmi ce commando, la présence d’anciens combattants du Karabagh comme Pavel Manoukyan et Araïk Khandoyan, le fait que tous se réclament de Jiraïr Sefilian, lui même ancien commandant du Karabagh, a interpellé l’Arménie, du simple citoyen jusqu’à la tête du régime. Lequel, pour négocier, enverra d’ailleurs le Général Vitaly Balassanyan, qui avait sous ses ordres pendant la guerre certains des membres de commando et est depuis novembre dernier le secrétaire général du Conseil de Sécurité du Karabagh.

Ce soir, le défilé a rassemblé environ 200 personnes, et a parcouru la ville en partant de la Place de la Liberté pour ensuite, après avoir remonté la rue Nalbandyan - marquant le pas devant le siège des Services de la Sécurité intérieure - puis, la rue Moskovian et enfin, Abovian et l’avenue Mashtots, rejoindre la place de la République. Les slogans et les banderoles demandaient tous la libération des membres du commando, dont certains sont déjà en jugement dans des conditions extrêmement tendues, avec des cas de « passage à tabac » dans les sous sols de la salle d’audience pour plusieurs d’entre eux.  Dans le cortège, la famille de Pavel Manoukyan, arrêté comme son fils Aram et tous deux gravement blessées lors d’un échange de tirs au cours des quinze jours qu’a duré la prise d’otages, informe qu’ils vont bientôt être de nouveau opérés pour retirer les broches qui ont permis de soigner les multiples fractures dont ils souffraient aux jambes. Arpi, 20 ans au plus, se bat elle pour qu’Aram, étudiant en deuxième année de l’université d’économie, puisse reprendre ses études depuis la prison, elle et plusieurs autres se proposant d’apporter les copies des cours. Dans la foule, les très jeunes brandissent drapeaux arméniens et pancartes à l’effigie du commando, et en tête du cortège, trois tambours rythment la marche. L’ensemble sans discours mais, par l’intermédiaire de son avocat, Pavel Manoukyan avait fait parvenir un texte finalement lu à la tribune Place de l’Opera, lorsque le cortège est revenu à son point de départ vers 22h40. 

Pendant toute la durée de cette marche, Alec Yenikomshian, lui-même membre du mouvement Parlement Fondateur et qui était intervenu lors de la prise d’otages lors de plusieurs discours et des manifestations, est resté en tête du cortège. La police en revanche, et les jeunes, s’échangeant le mégaphone, en ont fait état autant que les journalistes retransmettant en direct la manifestation, est restée discrète, même si les hommes en civil se repéraient assez aisément. 

L.R.

JPEG - 65.4 ko
posté le 18 juillet 2017 par Ara/armenews


POLITIQUE
Georges képénékian élu maire de Lyon

C’est par 49 voix sur 72 votants que Georges Képénékinan 1er adjoint au maire de Lyon a été élu en fin d’après midi maire à la succession de Gérard Collomb. Une élection sans surprise à Lyon puisque c’est Gérard Collomb, le maire devenu ministre, lui même qui a souhaité passer le flambeau de la ville à celui qui était son Premier adjoint depuis 2014. Une élection qui fait la fierté de la communauté arménienne de France mais entre aussi en résonnance avec toutes les villes jumelles de Lyon, particulièrement Erevan, puisque les deux villes sont jumelées de longue date et entretiennent des échanges réguliers.

Cette élection vient également couronner le parcours exceptionnel d’un petit-fils de rescapé du génocide qui n’avait jamais imaginé un tel destin car Kevork pour la communauté arménienne mais « képé » pour les Lyonnais est d’abord médecin. Il a fait ses débuts avec le professeur Marion pionnier du cœur artificiel. Devenu Chirurgien puis spécialisé en urologie, Georges kepenekian s’est imposé dans la spécialité et est devenu le patron du service d’urologie de l’hopital Saint Joseph-Saint Luc où il consultait encore, il y a quelques années.

JPEG - 1.9 Mo

Outre la médecine l’autre facette du nouveau maire de Lyon était le militantisme pour la cause arménienne, la reconnaissance du génocide dont sa famille a été victime et la nécessité d’en faire mémoire. Le 24 avril dernier il était, comme chaque année, aux côtés de Gérard Collomb, pour déposer une gerbe au mémorial de la place Antonin Poncet.

C’est au tournant du nouveau siècle que Georges képénékian, a clairement pris le virage de l’action politique au sein du Parti Socialiste. Elu en 2008, il est aussitôt devenu l’adjoint à la culture de Gérard Collomb et Premier adjoint, en avril 2014.

Marié, son épouse est médecin, père de trois enfants, il fêtera ses 68 ans le 3 août prochain.


Jeanine Paloulian

posté le 18 juillet 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : France  Image 450  Politique 


ARMENIE
Pas de manifestations prévues non plus du côté de l’Alliance Tsaroukian

L’opposition arménienne ne semble guère pressée ni désireuse de descendre à nouveau dans la rue, fût-ce pour dénoncer un éventuel maintien du président Serge Sarkissian au pouvoir, au terme de son 2e et dernier mandat, en avril 2018. Après le Congrès national arménien (HAK) de l’ancien président Levon Ter Pétrossian, qui avait tenu le haut du pavé à Erevan lors des manifestations qui avaient accueilli l’élection de S. Sarkissian en 2008, et ne l’avait guère quitté dans les années qui ont suivi pour dénoncer la répression exercée par le pouvoir contre ses militants, c’était au tour de l’alliance Tsaroukian d’adresser une fin de non recevoir à la proposition du Parti Héritage (Jarankoutioun), de Raffi Hovannissian, de relancer une campagne de manifestation unitaire de l’opposition au cas où S. Sarkissian déciderait de conserver le pouvoir, sous l’habit de premier ministre ou dans une autre fonction, à l’échéance normale de son mandat.

Cette éventualité avait pourtant mobilisé l’opposition tout au long de la procédure initiée par S. Sarkissian pour réformer la Constitution de telle sorte que le régime présidentiel en vigueur soit remplacé par un régime parlementaire qui désignerait le premier ministre comme le principal responsable de l’exécutif. Le Parti de la Prospérité (BHK), fondé et dirigé par l’homme d’affaires Gaguik Tsaroukian, dont l’alliance Tsaroukian est le nouvel avatar, était lui-même sorti de sa réserve en son temps pour se joindre aux autres formations de l’opposition dans la dénonciation de cette réforme constitutionnelle finalement approuvée par un référendum controversé fin 2015. Mais la ferveur révolutionnaire n’est plus au rendez-vous et R. Hovannissian paraît bien seul pour reprendre le chemin de la

rue, qu’il avait vainement mobilisée pour sa part après la réélection de S. Sarkissian en 2012. Le verdict des urnes a douché l’enthousiasme d’une opposition qui n’a pourtant d’autre tribune que celle de la place de la Liberté, centre nerveux des manifestations à Erevan, pour s’exprimer, les législatives du 2 avril dernier ayant exclu du Parlement tant le HAK que le parti de R. Hovannissian, qui s’était allié pour le scrutin à Vartan Oskanian et Seyran Ohanian. Quant à l’alliance Tsaroukian, si les législatives lui ont permis de conserver le statut de 2e force du Parlement dont se prévalait le BHK, elle garde profil bas et affiche une opposition plutôt discrète au pouvoir en place. Une prudence confirmée par les déclarations d’un haut responsable de cette alliance politique dirigée par G.Tsarukian, qui s’est prononcé jeudi 13 juillet contre le lancement d’une nouvelle campagne de manifestations de l’opposition dans l’éventualité d’un maintien au pouvoir de S. Sarkissian. Vartan Bostanjian, un député en vue du bloc Tsarukian, a clairement signifié qu’il ne prendrait pas part à un tel processus, annoncé par R. Hovannissian mais aussi par d’autres responsables d’une opposition désormais marginalisée et éclatée. Il s’est même risqué à s’exprimer au nom de l’ensemble de son bloc parlementaire, en affirmant qu’il serait très peu probable qu’il rallie un nouveau mouvement de protestation de l’opposition. “Je parle en mon nom propre, mais au sein du Bloc Tsarukian, je n’ai jamais constaté de tentations pour [occuper] la rue”, a déclaré M. Bostanjian sur les ondes de RFE/RL (Azatutyun.am).

Quant à l’éventualité d’un maintien au pouvoir de S.Sarkissian, M.Bostanjian a déclaré : “Vous savez, je trouve cela normal que l’Arménie ne soit pas en danger”. De son côté, le HAK avait justifié son refus de manifester par la menace azérie, qui nécessiterait une certaine prudence sur la scène politique arménienne. Un autre allié de Tsarukian, le vice-président du Parlement Mikael Melkumian, avait déclaré peu avant sur News.am qu’il ne voyait pas d’objection à ce que S. Sarkisian devienne premier ministre. La porte-parole du Bloc Tsarukian, Iveta Tonoyan, s’est montrée pour sa part plus nuancée et ambiguë à ce sujet le 13 juillet, en déclarant que l’équipe politique Tsarukian n’avait pas encore eu de “discussions concernant l’année 2018”. Le président Sarkissian lui-même entretient le suspense en évitant de s’exprimer clairement sur ses intentions politiques après avril 2018.

posté le 14 juillet 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Politique 


POLITIQUE
L’OSCE réaffirme son verdict concernant les élections arméniennes

Des observateurs de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ont réaffirmé leur évaluation préliminaire des récentes élections législatives arméniennes, annonçant qu’elles étaient entachées par des rapports « crédibles » d’achat de vote et d’intimidation d’électeurs.

Le Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme de l’OSCE, situé à Varsovie, a participé au déploiement de près de 440 observateurs européens qui ont suivi les élections du 2 avril. Dans une déclaration conjointe publiée le 3 avril, ils ont annoncé que les autorités arméniennes ont largement respecté les « libertés fondamentales » lors du vote « bien administré ». Mais ils ont également déclaré avoir reçu « des informations crédibles sur des achats de vote et des pressions sur des fonctionnaires et des employés d’entreprises privées ».

L’Union Européenne et les États-Unis ont rapidement partagé ces constatations, tout en louant avec précaution la conduite des élections par les autorités. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a déclaré le 4 avril que les résultats officiels du vote, qui ont donné la victoire au Parti Républicain Arménien (HHK), « reflètent la volonté générale du peuple arménien ».

« Des allégations généralisées d’achat de vote en faveur de certains partis ont été signalées dans tout le pays et la mission d’observation de l’élection a reçu de nombreux rapports crédibles directement des électeurs », a déclaré la mission de l’OSCE dans un rapport final publié lundi.

La mission a déclaré que les observateurs de l’OSCE ont également reçu « des rapports crédibles de pression et d’intimidation sur les électeurs, en particulier sur les employés du secteur privé et public ». Il a exhorté les autorités et les partis arméniens à « accroître la confiance du public dans l’intégrité des élections » en décourageant les Arméniens à vendre leurs votes.

Bien que le HHK ne soit pas nommé, l’appel semble principalement adressé au parti dirigé par le président Serge Sarkissian. Tout au long de la course parlementaire, le HHK a été accusé par ses opposants politiques et par des médias indépendants de distribuer des pots de vin et de faire pression sur les électeurs.

Le parti au pouvoir a également été embarrassé par la publication d’un enregistrement sonore secret, suggérant que les employés d’un homme d’affaires affilié au HHK ont été menacés de perdre leur emploi s’ils n’aidaient pas à sa réélection. D’autres riches candidats liés au gouvernement ont également fait face à des allégations similaires.

Les partis d’opposition arméniens estiment que l’achat de vote a été décisif lors de la victoire électorale du HHK. Le HHK nie avoir systématiquement recouru à cette pratique illégale, et insiste sur le fait que le vote était en grande partie démocratique.

La mission de l’OSCE a également signalé des irrégularités rapportées par ses observateurs dans ou autour des bureaux de vote le jour des élections.

« De grands groupes de personnes étaient présents à proximité immédiate des bureaux de vote dans 30% des observations, avec une tension de 6% et une intimidation des électeurs dans 4,5% des observations », annonce le rapport de la mission. « La police n’a pas toujours réussi à faire respecter l’interdiction de se réunir devant les bureaux de vote ... L’intimidation des électeurs a été signalée plus souvent dans les bureaux de vote surpeuplés que dans les autres bureaux de vote observés ».

Le rapport donne également une évaluation négative à 32 des 164 dépouillages surveillés dans le cadre de la mission. Il reproche principalement cela à « l’interférence de personnes non autorisées ».

La mission de l’OSCE n’a pas signalé de cas importants de votes multiples, l’une des formes les plus graves de fraude qui avait marqué les précédentes élections arméniennes. Les autorités d’Erevan ont promulgué à l’automne dernier un ensemble d’amendements juridiques soutenus par l’opposition visant à empêcher de telles violations.

Cela a conduit à l’introduction de dispositifs électroniques d’authentification des électeurs dans tous les bureaux de vote du pays. Les autorités ont également installé des caméras pour diffuser le vote et le dépouillement en ligne dans la grande majorité de ces installations. L’Union Européenne a alloué plus de 7 millions de dollars pour l’achat de ce matériel en début d’année.

posté le 12 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
Karapetian a discuté des réformes prévues avec les envoyés européens

Vendredi, le premier ministre Karen Karapetian a rencontré des diplomates européens à Erevan pour discuter du dernier programme politique de son gouvernement, qui appelle à des réformes majeures visant à améliorer la situation socioéconomique de l’Arménie.

Le plan quinquennal approuvé par le parlement arménien à la fin du mois dernier engage le gouvernement à faire en sorte que l’économie arménienne augmente à un rythme annuel moyen d’environ 5%. Le cabinet de Karapetian s’est engagé à atteindre ces objectifs en améliorant l’investissement national, en aidant les fabricants orientés vers l’exportation et en luttant contre la corruption. Il a également promis une réforme du système judiciaire arménien.

Karapetian a présenté ce programme de réforme lors d’une réunion avec le chef de la délégation de l’Union Européenne en Arménie et avec les ambassadeurs allemands, français et de plusieurs autres États membres de l’UE.

Une déclaration de cette délégation a annoncé que les diplomates ont assuré au premier ministre que l’UE est prête à « continuer à soutenir l’Arménie sur son chemin de réforme ». Ils ont discuté avec lui des « plans concrets du gouvernement pour l’amélioration de l’économie et du développement des entreprises, de l’augmentation de la lutte contre la corruption, de l’amélioration de la protection des droits de l’homme ainsi que de l’accroissement de l’indépendance et de l’efficacité du système judiciaire ».

Selon une déclaration distincte publiée par le gouvernement, Karapetian a également informé les envoyés de l’UE des mesures anti-corruption et d’autres réformes déjà engagées par son gouvernement. « Se félicitant des mesures prises par le gouvernement arménien dans le cadre de sa politique anti-corruption ... l’UE a souligné qu’elle continuerait à aider l’Arménie dans les domaines clés susmentionnés », a annoncé le communiqué.

Le programme gouvernemental a été rejeté par la minorité d’opposition du parlement arménien. Les législateurs de l’opposition ont déclaré que les autorités ne réfléchissent pas sérieusement aux réformes promises et ne respecteront pas les objectifs socio-économiques ambitieux fixés dans le document de 120 pages. Certains d’entre eux ont également soutenu qu’il n’est toujours pas clair si Karapetian conservera son poste après la fin du mandat du président Serge Sarkissian en avril 2018.

posté le 10 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
L’ambassadeur polonais attend le nouvel accord entre l’Arménie et l’Union Européenne « les doigts croisés »

L’ambassadeur de Pologne à Erevan a exprimé mercredi son espoir qu’un nouvel accord visant à approfondir les liens politiques et économiques entre l’Arménie et l’Union Européenne soit signé comme prévu cet automne.

« Nous attendons la signature du document », a déclaré Jerzy Nowakowski aux journalistes. « Et comme l’ambassadeur Piotr Switalski l’a souligné, nous n’attendons pas de promesses mais des mesures concrètes de la part de nos partenaires arméniens ».

L’accord de partenariat global et amélioré (LCPE) est une alternative moins ambitieuse à un accord d’association négocié par des responsables arméniens et européens au cours de l’été 2013. Le président Serge Sarkissian a empêché la signature de cet accord avec sa décision inattendue en septembre 2013 d’intégrer l’Arménie à l’Union Économique Eurasienne (EEU), dirigée par les Russes. Ce retournement de situation a largement été attribué à une forte pression de la part de la Russie.

L’accord alternatif contient apparemment les principales dispositions politiques de l’Accord d’Association annulé. Il a été finalisé à Erevan en mars et devrait être signé à Bruxelles en novembre.

Interrogé sur ses craintes que la LCPE puisse être effacée comme l’accord d’association, Nowakowski a déclaré : « Je croise les doigts et dis non [il n’y a pas de tel risque]. Mais je croise les doigts ».

En parlant au Parlement arménien la semaine dernière, le vice-ministre des Affaires Étrangères Shavarsh Kocharian a insisté sur le fait que la LCPE devrait être signée cet automne. « Nous parlerons des résultats l’année prochaine », a-t-il ajouté avec un sourire.

Naira Zohrabian, présidente d’un comité du Parlement arménien sur l’intégration européenne, a déclaré le 21 juin que l’Arménie « a discuté » des principales dispositions de la LCPE avec la Russie et que celle-ci ne s’y oppose pas. « Par conséquent, à l’heure actuelle, je ne vois aucun risque que l’accord de partenariat global et amélioré ne soit pas signé à Bruxelles le 24 novembre », a-t-elle ajouté.

posté le 6 juillet 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
Hovannisian insiste auprès de l’opposition pour obtenir un changement de gouvernance

Le leader de l’opposition, Raffi Hovannisian, a une nouvelle fois demandé aux autres forces d’opposition arméniennes d’empêcher conjointement le président Serge Sarkissian de prolonger son mandat l’année prochaine.

« [Sarkissian] doit démissionner, il ne doit pas être le prochain Premier Ministre arménien, ni le chef du parti [au pouvoir] », a déclaré le chef du parti Héritage.

« S’il tente [de devenir Premier ministre], le parti Héritage et moi-même feront bloc avec ceux qui veulent tout faire pour empêcher la “Sergeocratie“ », a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse.

Sarkissian terminera son deuxième et dernier mandat présidentiel en avril 2018. L’Arménie passera alors à un système de gouvernence parlementaire. Il n’a pas publiquement exclu la possibilité de devenir premier ministre et ainsi rester l’homme le plus puissant du pays.

Les dirigeants du parti d’opposition l’Alliance Yelk, qui a terminé troisième lors des récentes élections législatives, ont prévenu ce mois-ci qu’ils pourraient organiser des manifestations anti-gouvernementales si Sarkissian choisit de s’accrocher au pouvoir. Mais ils ont été réticents face à l’idée d’unir leurs forces avec Hovannisian et son parti.

Le parti Héritage s’est présenté aux élections du 2 avril avec une alliance entre l’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, et un autre parti d’opposition dirigé par l’ancien ministre des Affaires étrangères Vartan Oskanian. L’alliance ORO n’a pas réussi à obtenir de sièges au Parlement avec un score de seulement 2% - selon les résultats officiels, rejetés par l’alliance pour fraudes. En revanche, Yelk est représenté par neuf députés, sur 105 au total à l’Assemblée Nationale.

Hovannisian a déclaré à la fin de la semaine dernière que la décision éventuelle de Sarkissian de devenir Premier Ministre devrait déclencher une « révolution de velours » contre le gouvernement en Arménie. Il a ajouté que le parti Héritage est prêt à unir ses forces avec d’autres groupes d’opposition pour diriger un tel mouvement de protestation.

posté le 3 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200