Nouvelles d'Arménie
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Politique


DIPLOMATIE
Deux députés américains en visite en Artsakh

Deux membres de la Chambre des représentants des États-Unis se sont rendus hier au Haut-Karabagh dans une démonstration de soutien à la poursuite de la reconnaissance internationale du territoire arménien.

Frank Pallone et Tulsi Gabbard ont rencontré des représentants du gouvernement et des députés à Stepanakert après avoir visité la ville historique de Shushi (Shusha), à proximité.

Pallone, qui est l’un des deux coprésidents du Congrès américain chargés du Caucase, a réaffirmé ses vues pro-arméniennes sur le conflit du Karabagh. “Nous croyons que les gens de l’Artsakh doivent pouvoir exercer leur droit à l’autodétermination et disposer de mécanismes pour assurer leur sécurité“.

“Nous allons faire de notre mieux au sein du Congrès ou dans le cadre du groupe Minsk de l’OSCE pour voir si nous pouvons jouer un rôle dans la création de mesures de confiance et évidemment dans un processus qui conduirait à un règlement du conflit et à la paix“, a déclaré Pallone aux journalistes.

“Mais tout cela nécessite que le Karabagh continue d’être arménien et ait sa propre autodétermination. Sur cela, nous insistons toujours“, a ajouté le démocrate du New Jersey qui a visité à plusieurs reprises le Karabagh par le passé.

Pallone et Gabbard, qui est un démocrate d’Hawaii, ont vanté le respect des droits de l’homme et de la démocratie par les autorités du Karabagh. L’Artsakh partage des « valeurs importantes » avec les États-Unis, a explicité M. Gabbard.

Les deux députés étaient accompagnés des présidents du Comité national arménien d’Amérique (ANCA) et de l’Assemblée arménienne d’Amérique, les deux principaux groupes de pression arméniens aux États-Unis. “Comme nos amis du Congrès l’ont vu aujourd’hui, l’Artsakh a une histoire très américaine : la victoire d’un peuple libre sur la domination étrangère, le triomphe grâce au mérite et durement gagné de la démocratie sur la dictature “, a affirmé Raffi Hamparian de l’ANCA.

Pallone et Gabbard faisaient partie d’une délégation de six membres du Congrès américain qui s’est entretenue mardi avec des députés arméniens et des hauts fonctionnaires du gouvernement à Erevan. Un autre membre de la délégation, David Valadao, s’est rendu lundi au Karabagh pour inspecter les activités de déminage financées par les États-Unis.

Plus tôt ce mois-ci, Valadao et d’autres législateurs pro-arméniens ont adopté à la Chambre des représentants un prolongement de l’aide humanitaire pour l’Artsakh. Le Congrès des États-Unis la finance depuis 2001 dans le cadre de l’assistance économique directe au Karabagh, malgré les fortes objections azerbaïdjanaises.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Karen Karapetian persiste dans son désir de rester Premier ministre

Le Premier ministre Karen Karapetian a encore précisé hier qu’il voulait conserver son poste après la fin du mandat du président Serge Sarkissian en avril 2018.

Karapetian a également insisté sur le fait que le leadership du parti républicain (HHK) n’a toujours pas décidé qui serait le Premier ministre du pays passé avril.

Certains hauts responsables du HHK, notamment l’ancien président du Parlement Galust Sahakian, ont déclaré ces dernières semaines que Sarkissian devrait continuer à gouverner l’Arménie en tant que Premier ministre ou à un autre titre.

“C’est leur opinion personnelle“, a commenté Karapetian aux journalistes. “Mais le parti n’a pas encore arrêté sa décision. Dès que le parti la prendra, nous l’annoncerons publiquement. “

Le président arménien, qui est également chef de file du HHK, a lui-même peu éclairé ses projets politiques. La fin de sa présidence de dix ans sera suivie de la transformation de l’Arménie en une République parlementaire où le Premier ministre sera, au moins sur le papier, l’homme le plus puissant de l’Etat.

Karapetian a parlé à la presse après avoir prononcé un discours lors de la sixième conférence Arménie-Diaspora à Erevan et avoir répondu aux questions de certains participants. L’un d’entre eux, un homme d’affaires libano-arménien, se demandait s’il aimerait continuer son mandat de Premier ministre l’année prochaine. “Oui“, a rétorqué synthétiquement Karapetian.

Il a fait à plusieurs reprises des déclarations similaires depuis qu’il a été nommé par Serge Sarkissian en tant que Premier ministre en septembre 2016.

Dans son discours au forum organisé par le gouvernement, Karapetian a de nouveau défendu son bilan sur un an et a réaffirmé ses promesses de mettre en œuvre des réformes économiques de grande envergure. Il a cité les données statistiques officielles montrant une croissance économique plus rapide, l’augmentation des exportations et l’amélioration de la perception des impôts dans le pays.

Les opposants rejettent ces chiffres, assurant qu’ils ont eu peu d’impact sur le niveau de vie au cours de la dernière année.

“Nous nous rendons compte que ces résultats de notre travail d’un an ne suffisent pas à changer de façon qualitative la vie des Arméniens“, a souligné Karapetian. “Nous devons poursuivre activement notre politique tout en développant et en mettant en œuvre de nouveaux programmes“.

Karapetian a renouvelé ses appels à l’implication des Arméniens de la Diaspora dans son mouvement de réforme, en disant qu’ils « comprennent très bien quel genre d’environnement les investisseurs étrangers attendent et peuvent nous guider en conséquence ». “À cette fin, nous prévoyons d’organiser l’automne prochain un forum d’investissement en Arménie au cours duquel nous discuterons de l’avenir de l’Arménie et de notre vision pour le pays“, a-t-il conclu.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



TURQUIE
Garo Paylan continuera de se battre pour la reconnaissance du génocide

Garo Paylan, député turc d’origine arménienne, s’est promis hier de continuer à se battre pour une reconnaissance turque officielle du génocide arménien de 1915 par l’Empire ottoman.

Paylan est l’un des 1 800 Arméniens du monde entier qui ont convergé vers Erevan pour participer à la conférence organisée par le gouvernement sur les relations de l’Arménie avec sa diaspora. La conférence s’est déroulée lundi en présence du président Serge Sarkissian et d’autres hauts responsables arméniens.

“La Turquie est de nouveau dans une période sombre“, a déploré Paylan dans son discours au forum. “Et nous savons très bien que de telles tendances conduisent à des crimes. Un crime parfait, un génocide, a été perpétré il y a 102 ans et ce crime se poursuit, car un crime qui reste impuni provoque de nouveaux crimes “.

“Je crois qu’un jour, nous allons accomplir la justice qui mènera à la reconnaissance du génocide et je continuerai à me battre pour cela“, a-t-il ajouté, suscitant des applaudissements enthousiastes.

Paylan, 44 ans, est l’un des trois Arméniens d’Istanbul qui ont été élus au Parlement turc en 2015. Il est affilié au Parti démocratique populaire pro-kurde (HDP), qui s’oppose au président Recep Tayyip Erdogan.

Le HDP est le seul grand parti turc à avoir reconnu les massacres de masse d’environ 1,5 million d’Arméniens comme étant un génocide.

“Le HDP sait que sans faire face au génocide, la Turquie ne peut ni résoudre le problème kurde ni établir la démocratie“, a commenté Paylan.

Ce dernier, qui a déjà dirigé une école arménienne à Istanbul, s’est engagé à contester le déni de génocide d’Ankara peu après avoir été élu au Parlement. En avril 2016, il a lu au sein du Parlement les noms des intellectuels arméniens qui ont été arrêtés et exécutés en 1915 par les autorités ottomanes au début du génocide.

Il a été suspendu de la législature pendant trois jours en janvier après avoir évoqué les « génocides » des Arméniens et d’autres minorités de l’Empire ottoman. En juillet, le Parlement a adopté une loi interdisant à ses membres de mentionner le génocide dans l’enceinte de la Chambre.

Le ministre des Affaires étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a salué les activités de Paylan lorsque les deux hommes se sont rencontrés lundi à Erevan. Le bureau de presse de Nalbandian a déclaré qu’ils ont discuté, entre autres, de la « résolution des problèmes régionaux ».

Paylan a expliqué dans son discours que seule une « Turquie démocratique » accepterait de normaliser les relations avec l’Arménie.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le président Sarkissian compte sur la diaspora pour soutenir l’Arménie... et la repeupler !

“Tebi Yerkir ! ” ( littéralement “Vers le pays !”) Ce slogan qu’avait lancé en 1991, dans la fébrilité d’une période de transition porteuse d’espérances, le Parti dachnkatsoutioun à l’attention des Arméniens de la diaspora, qu’il appelait à retourner dans leur « mère patrie » l’Arménie, qui accédait enfin à cette indépendance pour laquelle il avait milité 70 ans durant, n’a guère été entendu alors ; seuls quelques téméraires ont bravé les conditions difficiles de la guerre avec l’Azerbaïdjan et les pénuries générées par le blocus pour y répondre. Curieusement, le président arménien Serge Sarkissian l’a repris à son compte, alors que l’Arménie célèbre le 26e anniversaire de son indépendance, en lui donnant des accents plus dramatiques, puisqu’il appelle les Arméniens de la diaspora à repeupler une « mère patrie » désertée par grand nombre de ses habitants en raison de difficultés économiques persistantes, qui ont provoqué une véritable saignée démographique désignée depuis plusieurs années déjà comme un drame national par plusieurs spécialistes et responsables de l’opposition locaux.

Le président arménien a mis à profit la tribune de la 6e conférence Arménie-diaspora, cette rencontre annuelle des autorités de l’Arménie avec plus d’un millier de représentants de la diaspora, réunis à Abovian en amont des cérémonies de l’anniversaire de l’indépendance, pour tirer à son tour la sonnette d’alarme sur cette question cruciale, qui engage l’avenir d’un pays dont la croissance démographique est en chute libre et qui comptera moins d’habitants à l’horizon 2050 que n’en comptait l’Arménie soviétique en accédant à l’indépendance, si le processus n’est pas inversé d’ici là. Dans un long discours prononcé le lundi 18 septembre, le président Sarkissian a tablé quant à lui sur une population de 4 millions d’habitants en Arménie à l’horizon 2040, et a sollicité la diaspora dans cet objectif. Il a promis que le gouvernement arménien encouragerait les Arméniens de la diaspora à s’installer dans leur patrie historique, dans le cadre de ses efforts pour régler les problèmes démographiques auxquels elle fait face. Dans cette perspective, il a appelé les organisations arméniennes de la diaspora dont nombre de représentants étaient présents dans la salle accueillant la conférence à Erevan, de contribuer à cet effort, non sans souligner la nécessité de renforcer les investissements en vue de consolider l’économie arménienne.

Il n’est pas sûr toutefois que l’appel du président Sarkissian sera plus entendu que celui lancé au début des années 1990, et que la diaspora, qui peine déjà à se mobiliser pour soutenir l’économie arménienne, l’aidera physiquement à régler la question démographique. Si elle peut jouer un rôle certain, par sa contribution économique et sociale, et encore aujourd’hui humanitaire hélas, pour permettre que les Arméniens restent dans leur pays et pour freiner ainsi l’hémorragie de l’exode qui a dépeuplé ses régions, il est peu probable que cette diaspora, forte dit-on de 8 à 9 millions d’individus, constitue un vivier humain à même de le repeupler. C’est au gouvernement arménien qu’il revient de collaborer plus étroitement avec la diaspora en ce sens, en vue de créer des conditions politiques, économiques et sociales plus attractives, notamment en terme de démocratie, susceptibles alors, éventuellement, de donner l’impulsion vers ce « retour au pays » qui relève, à ce jour, du fantasme et de l’incantation.

L’ironie voulait qu’au même moment, étaient publiés les chiffres faisant état d’un ralentissement très net du flux des Arméniens en provenance de Syrie. Phénomène exceptionnel dû à des circonstances dramatiques, l’arrivée de quelque 13 000 Arméniens de Syrie, chassés principalement d’Alep par la guerre civile qui ravage ce pays depuis 6 ans, constituait la seule immigration massive en Arménie depuis l’indépendance, si l’on excepte les Arméniens chassés d’Azerbaïdjan par les pogroms, dont une bonne partie a d’ailleurs suivi les habitants d’Arménie attirés par un travail en Russie le plus souvent, d’où ils envoient de précieuses devises aux familles restées au pays. Les autorités d’Arménie, mais aussi du Karabagh, se sont employés à accueillir ces réfugiés syriens, avec leurs faibles moyens, et sans aide extérieure ou presque. Mais alors que, sous l’effet de la trêve imposée par la Russie à Alep, une paix fragile a été restaurée dans la 2e ville de Syrie abritant la plus importante communauté arménienne du pays qui s’y était établie après le génocide de 1915, les liaisons aériennes rétablies entre l’Arménie et la Syrie semblent fonctionner plus volontiers dans le sens inverse, celui du retour... qui tenterait un nombre croissant d’Arméniens d’Alep, qui n’ont pu se faire une place au soleil d’Arménie !

posté le 19 septembre 2017 par Gari/armenews
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ARMENIE
Le parti républicain loue le bilan de Karen Karapétian

Le parti républicain (HHK) a loué le bilan du Premier ministre Karen Karapetian, affirmant que son cabinet a accéléré la croissance économique et a suscité des investissements importants lors de sa première année à la tête du gouvernement.

Le conseil d’administration du HHK, dirigé par le président Serge Sarkissian, a discuté de cela lors d’une réunion hebdomadaire qui s’est tenue jeudi.

“Le parti évalue positivement les activités sur un an du cabinet de Karapetian, du gouvernement de coalition des républicains et du Dashnaktsutyun“, a déclaré le porte-parole de HHK, Eduard Sharmazanov, après la réunion.

Sharmazanov a cité des statistiques officielles montrant que l’économie arménienne a progressé d’environ 5 % au premier semestre de cette année, alors qu’il avait connu une récession en 2016. Il a également souligné une augmentation à deux chiffres des exportations arméniennes et du nombre de touristes étrangers en visite dans le pays.

“Cette dynamique montre que le gouvernement atteindra les objectifs macroéconomiques fixés dans le budget de l’État 2017“, s’est-il réjoui.

Sharmazanov a encore insisté sur le fait que Karapetian est sur la bonne voie pour honorer ses promesses répétées pour aider à lancer des projets commerciaux d’une valeur d’au moins 830 millions de dollars cette année.

Karapetian avait également défendu son bilan devant le Parlement mercredi dernier.

Les politiciens de l’opposition et d’autres critiques du gouvernement rejettent les chiffres macroéconomiques donnés, affirmant qu’ils n’ont eu aucun impact réel sur la population arménienne. Ils restent également très sceptiques quant aux promesses de réforme de Karapetian.

L’ancien dirigeant d’entreprise de 54 ans a été chargé d’alléger les difficultés socioéconomiques dans le pays lorsque Sarkissian l’a nommé Premier ministre en septembre 2016. Il s’est engagé à entreprendre des réformes de grande envergure qui amélioreraient l’environnement commercial domestique.

Karapetian a indiqué à maintes reprises son désir de continuer son mandat après que Sarkissian finisse son dernier mandat présidentiel en avril. Le président n’a toujours pas précisé s’il envisage de devenir Premier ministre ou de remplacer Karapetian par quelqu’un d’autre. Il a déclaré à la fin de juin que le Premier ministre continuait à profiter de sa « pleine confiance ».

posté le 18 septembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Karen Karapetian défend son bilan

Le Premier ministre Karen Karapetian, en poste depuis un an, a insisté hier sur le fait que la situation macroéconomique en Arménie s’est améliorée depuis son arrivée.

Karapetian a souligné une croissance économique plus rapide enregistrée cette année lorsqu’il a été interrogé sur l’impact de la politique de son gouvernement sur la vie des citoyens lors d’une session de questions-réponses au Parlement.

“En ce qui concerne la façon dont nos concitoyens se sentent, nous vous avons présenté des indicateurs macroéconomiques qui sont - je suis désolé si cela peut paraître présomptueux - les meilleurs de la région, de l’Union économique eurasienne et de la CEI“, a-t-il mis en avant, alors qu’il répondait à une question d’un député du parti républicain.

“Cela signifie-t-il que nous avons résolu tous nos problèmes ? Bien sûr que non, car il n’existe pratiquement personne qui ne veuille pas améliorer sa qualité de vie. Nous ne pouvons avoir répondu aux attentes de chacun dans un délai d’un an.

“Mais je pense que la tendance générale, la direction dans laquelle nous nous déplaçons nous satisfait“, a ajouté Karapetian.

Karapetian a été chargé d’alléger les difficultés socioéconomiques dans le pays lorsque Sarkissian l’a nommé Premier ministre en septembre l’année dernière. Il s’est engagé à le faire grâce à des réformes qui amélioreraient l’environnement commercial domestique et attireraient davantage d’investissements étrangers dans l’économie arménienne en difficulté.

Selon les statistiques officielles, la croissance économique s’est accélérée de 0,2% en 2016, pour atteindre environ 5% au premier semestre de cette année. En outre, les recettes fiscales du gouvernement ont augmenté de près de 7% au cours de la dernière année.

Les politiciens de l’opposition et d’autres critiques du gouvernement ont rejeté ces chiffres, en disant qu’ils n’avaient aucun impact réel sur la population. Ils restent également très sceptiques quant aux promesses de réforme de Karapetian.

Karapetian a indiqué à plusieurs reprises son désir de rester Premier ministre après la fin du mandat présidentiel de Sarkissian en avril. Le président n’a pas encore précisé s’il envisage de devenir Premier ministre ou remplacer Karapetian par quelqu’un d’autre.

posté le 14 septembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
La FRA s’exprime au sujet de qui pourrait être PM en avril 2018

Un leader de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun) a félicité hier la politique menée par le Premier ministre Karen Karapetian, mais a refusé de préciser si le parti voudrait qu’il conserve son poste l’année prochaine.

“Les nouveautés qui ont commencé à être introduites par le Premier ministre ont besoin de temps, mais nous verrons leur impact dans nos vies“, a déclaré Armen Rustamian aux journalistes. “Le rythme du changement peut ne pas être satisfaisant, mais la direction adoptée par le gouvernement correspond à nos points de vue à 99%“.

Rustamian n’a pas précisé si cela signifiait que la FRA veut que Karapetian reste Premier ministre après que la fin du mandat du président Serge Sarkissian en avril prochain. “Pour nous, le principal, ce sont les orientations adoptées par le gouvernement“, a-t-il expliqué. “Elles ne sont pas liées à des individus“.

“Quant à savoir qui mettra en œuvre les programmes gouvernementaux, il est important pour nous qu’il puisse faire ce travail en y mettant tout son coeur. Mais il existe de nombreuses personnes de ce genre. Donc, c’est pour cela que les individus ne sont pas si importants pour nous“, a-t-il ajouté.

Rustamian a refusé de spéculer sur le fait que Sarkissian ferait un meilleur travail en tant que Premier ministre. “Le temps le dira“, a t-il lâché.

Sarkissian n’a toujours pas dit s’il envisageait de devenir Premier ministre après la fin de sa présidence de dix ans.

Un autre leader de Dashnaktsutyun, Aghvan Vartanian, a déclaré en juillet que des représentants de son parti espèrent discuter de la question avec le président bientôt. “Naturellement, la question de savoir qui sera Premier ministre est importante pour Dashnaktsutyun“, a convenu Vartanian.

La FRA est un partenaire du gouvernement de coalition de Sarkissian, occupant trois postes ministériels depuis 18 mois. Il a étendu son accord de partage de pouvoir avec Sarkissian et son Parti républicain d’Arménie (HHK) suite aux élections parlementaires qui se sont tenues en avril.

La FRA contrôle 7 sièges dans le Parlement de 105 membres, alors que le HHK en détient 58.

posté le 13 septembre 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Affaire de la pression sur les employés de SAS : personne ne sera mis en examen

Les autorités arméniennes chargées de l’application de la loi ne poursuivront aucune personne en relation avec l’enregistrement audio secret, dans lequel on entend que les employés d’un homme d’affaires pro-gouvernemental ont été forcés de l’aider à être réélus au Parlement, sous peine de perdre leur emploi.

L’enregistrement a été publié sur Hayastan24.com à la suite des élections législatives du 2 avril. On y entend la voix d’un homme menaçant de licencier les employés de la chaîne de supermarchés SAS, appartenant à Artak Sargsian à Erevan, qui n’ont pas réussi à garantir par écrit que leurs proches voteront pour leur patron. L’homme promet également des bonus somptueux à ceux qui « apporteront des votes » au candidat du Parti républicain (HHK).

Le site Web assure qu’une réunion du personnel de SAS a eu lieu à la veille des élections gagnées par le HHK. Sargsian, qui a remporté 12 000 voix et a été réélu à l’Assemblée nationale, a refusé de commenter l’enregistrement audio.

Des membres de l’opposition et d’autres personnes critiques vis-à-vis du gouvernement ont saisi cette révélation comme une preuve supplémentaire que les employés des secteurs public et privé à travers le pays ont été illégalement pressurisés pour voter pour le HHK. Dans une déclaration du 3 avril, les observateurs des élections européennes ont également signalé “la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées“.

En réponse, le Service spécial d’enquête de l’Arménie (SIS) a déclaré le 19 avril qu’il avait ouvert une affaire pénale en vertu d’un article du Code criminel portant sur la coercition des électeurs au moyen de menaces, d’intimidation ou de pots-de-vin.

Une porte-parole de l’agence d’application de la loi, Marina Ohanjanian, a déclaré vendredi que l’affaire a été close faute de preuves.

Selon Hetq.am, l’homme qui a menacé de licencier des employés de SAS est le frère aîné de Sargsian, Aram. Un journaliste de Hetq, Edik Baghdasarian, a expliqué que les enquêteurs du SIS ne lui ont jamais demandé de s’expliquer sur comment son média a identifié l’homme.

Pour sa part, Yeva Adamian, journaliste de Hayastan24.com, a déclaré qu’elle avait reçu récemment une lettre du SIS demandant plus d’informations sur l’enregistrement. Adamian a affirmé que, bien qu’elle n’ait pas refusé de coopérer avec les enquêteurs, ils n’ont pas fait d’autres demandes.

“C’est une dissimulation pure et simple“, a t-elle accusé. “Je suis sûr qu’elle a été ordonnée par l’administration présidentielle. Serge Sarkissian a décidé qu’il n’y avait pas besoin de faire du bruit et que l’un de ses protégés devait être député parlementaire“.

On ne sait pas si le député affilié à HHK et son frère ont été interrogés par le SIS.

Varuzhan Hoktanian, coordinateur du programme de la branche arménienne de Transparency International, n’a pas été surpris par la décision du SIS de ne poursuivre personne. “Si la victoire d’une force particulière doit être assurée à tout prix et que la force est le parti au pouvoir, ces méthodes ne sont pas punissables pour les autorités“, a-t-il développé. “Elles auraient été punissables si elles avaient été utilisées par l’opposition“.

posté le 11 septembre 2017 par Claire/armenews

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COMMUNIQUÉ
« Renaissance Arménienne » soutient la grève des avocats

L’organisation diasporique « Renaissance Arménienne » soutient les avocats qui dénoncent les fouilles illégales qu’ils subissent et approuve l’annonce de la grève qu’ils entameront à cette occasion. Cette initiative est une démarche importante qui s’inscrit dans la volonté de s’opposer à l’arbitraire d’un régime illégal, et la perspective de la création d’un ordre des avocats contribuerait à l’instauration d’un système judiciaire équilibré.Ainsi, le groupe des avocats contestataires apporte sa contribution à la création d’institutions démocratiques en Arménie.

Il est important de souligner que la revendication des avocats loin d’être catégorielle est fondamentale, elle vise l’instauration de l’état de droit. Les avocats exigent en particulier que le système judiciaire fonctionne selon la loi, et non selon des motifs politiques ou des instructions reçues d’en haut.

Quant au mouvement de protestation comme moyen de lutte, on ne peut que l’encourager et le suivre. Aujourd’hui en Arménie, l’arbitraire et l’absence de loi sont partout, et dans ces conditions difficiles, lorsqu’il n’existe pas de système judiciaire indépendant, avec environ une centaine de prisonniers politiques et persécutés, la protestation est la première étape, et peut être le point de départ de la création d’une institution parmi les plus importantes pour le système judiciaire que constitue l’ordre des avocats.

Nous espérons que cette protestation contre l’arbitraire et l’illégalité portera ses fruits et servira d’exemple à d’autres domaines d’activité où règne l’injustice. Les médecins, les enseignants, les étudiants et d’autres se dresseront (unanimement) pour briser définitivement la chaîne de l’injustice et de l’arbitraire dont sont victimes les citoyens de la République d’Arménie.

L’organisation « Renaissance Arménienne » appelle à ne pas céder aux provocations du régime et ne pas tolérer l’arbitraire et l’injustice dans chaque secteur d’activité, ceci au nom du développement et de la stabilité de notre pays.

Respectueusement
Organisation diasporique Renaissance Arménienne
Paris -08/09/2017

posté le 11 septembre 2017 par Ara/armenews