Nouvelles d'Arménie
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Politique


ARMENIE
Les étudiants en grève contre la loi sur le service militaire affirment représenter la majorité des étudiants

Les leaders étudiants qui ont animé le mouvement de grève et de manifestations en vue d’obtenir le retrait d’un texte de loi prévoyant la suppression du sursis dans le service militaire ont protesté contre les declarations de certains officiels arméniens selon lesquels ils seraient minoritaires dans le monde étudiant. Les étudiants, dont le premier ministre Karen Karapétian avait reçu 4 jours avant une délégation à laquelle il avait fait comprendre que le texte de loi controversé serait maintenu, ont poursuivi leur mouvement, en affirmant lundi 13 novembre que la majorité des étudiants approuvaient leur action et était opposée à cette loi qui vise à supprimer le sursis dont bénéficient les étudiants pour effectuer leur service militaire ; dès son entrée en vigueur, ce texte pourrait rappeler sous les drapeaux de nombreux étudiants qui seraient ainsi contraints d’interrompre leurs études pendant les 2 années du service national. Des centaines d’étudiants ont boycotté les cours depuis le 7 novembre, et se rassemblent aux abords du campus de l’Université d’Etat de Erevan, principale et plus ancienne université d’Arménie qui est le foyer le plus actif de ce mouvement de grèves et de manifestations.

Les collectifs d’étudants ont appelé leurs camarades à se joindre à leur mouvement et à participer à des marches en direction du siège du gouvernement arménien pour exprimer leur désaccord avec ce projet d’amendement, qui a été voté en première lecture au Parlement à la fin octobre. Le texte stipule que pour bénéficier d’un sursis, les étudiants de sexe masculin désireux de poursuivre leurs etudes doivent signer des engagements contractuels avec le ministère de la défense et accepter de servir sous les drapeaux trois ans au lieu des deux années de service national, au terme de leurs études, et ce dans les lieux d’affectation choisis par le ministère. Cette clause est destinée aux étudiants déjà à l’université, les autres étant tenus de faire leur service national dès qu’ils ont atteint l’âge de 18 ans. Les étudiants protestataires ainsi que plusieurs partis d’opposition en Arménie ont souligné que cette nouvelle mesure du gouvernement entamait dangereusement le droit au sursis, et aura pour seul effet de contrarier le développement des sciences dans le pays, la plupart des étudiants ne pouvant se lancer dans un long cursus scientifique après avoir servi deux et a fortiori trois ans dans l’armée. Ils font aussi valoir que le système actuel porte certes des risques de corruption, mais ils insistent sur le fait que la situation à cet égard devrait être du ressort du ministère de l’éducation et des sciences, sans ingérence du ministère de la défense.

Après sa rencontre la semaine passée avec le premier ministre Karen Karapetian, le ministre de l’éducation Levon Mkrtchian et celui de la défense Vigen Sargsian, une délégation d’étudiants avait fait savoir qu’elle refusait la proposition du premier ministre, qui avait suggéré sa participation dans un groupe de travail chargé d’étudier les dizaines de décisions gouvernementales qui doivent être mises en œuvre pour appliquer le nouveau texte de loi. Eduard Sharmazanov, vice-président du Parlement arménien et haut responsible du Parti républicain d’Arménie (HHK) au pouvoir, avait déclaré la semaine dernière que les étudiants protestataires ne représentaient qu’une petite minorité des étudiants d’Arménie, dont le nombre est estimé à 87 000. Il avait ajouté qu’un petit nombre d’étudiants avaient suivi le mot d’ordre de grève et s’était rallié aux manifestations, la plupart étant inscrits à l’Université d’Etat de Erevan. Le 13 novembre, les activistes David Petrosian et Vahan Kostanian ont affirmé que le mouvement de grève des cours était largement suivi, comme pouvaient le montrer les classes vides des différentes facultés représentées à l’Université d’Etat de Erevan. Ils soulignaient que si les manifestations de rue n’avaient quant à elles pas eu beaucoup de succès, cela ne présumait en rien de la position des étudiants, dont beaucoup opposaient une objection ‘passive’ à cette loi. Le vote en deuxième lecture devait avoir lieu le 14 novembre, et le texte devrait passer selon toute probabilité, le HHK disposant d’une confortable majorité au Parlement. Mais les étudiants ne desespèrent de voir le pouvoir retirer ce texte controversé.

posté le 14 novembre 2017 par Gari/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Education  Image 450  Politique 


ARMENIE
Le personnel présidentiel va diminuer de moitié

Le chef du cabinet du président Serge Sarkissian a révélé hier que son cabinet diminuerait de moitié après l’adoption par l’Arménie d’un système parlementaire en avril.

Armen Gevorgian a précisé que les réductions de personnel dans l’administration présidentielle sont déjà en cours.

“Nous avons commencé l’année avec 410 employés, puis nous avons réduit leur nombre à 385 le 1er juin et à 330 le 1er octobre“, a expliqué Gevorgian devant un comité permanent du Parlement arménien. Il est prévu que le prochain président de la République aura seulement 180 à 200 membres du personnel, a t-il ajouté.

Le financement gouvernemental du personnel présidentiel sera réduit en conséquence. Selon Gevorgian, le projet de budget du gouvernement pour l’année prochaine prévoit une dépense de 2,4 milliards de drams (5 milliards de dollars) à cette fin, contre 4,9 milliards de drams prévus pour cette année.

Le second et dernier mandat présidentiel de Sarkissian se termine en avril. Son successeur sera élu par le Parlement, et non par la voix directe des électeurs, et jouira en grande partie de pouvoirs protocolaires.

Conformément à une réforme constitutionnelle controversée promulguée par Sarkissian en 2015, la plupart des pouvoirs présidentiels actuellement en cours seront transférés au Premier ministre et à son cabinet qui doit bénéficier du soutien de la majorité parlementaire.

Le Parti républicain (HHK) de Sarkissian contrôle la majorité des sièges à l’Assemblée nationale élus en avril 2017. Ni le président sortant ni son parti n’ont indiqué jusqu’ici qui pourrait devenir le prochain chef d’Etat de l’Arménie. Il est également difficile de savoir si Sarkissian envisage de devenir Premier ministre ou de prendre un autre poste d’État après la fin de sa présidence de dix ans.

posté le 2 novembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le gouvernement arménien s’en tient à ses previsions de croissance

Le gouvernement arménien s’en est tenu à ses previsions de croissance économique optimistes alors qu’il présentait aux députés de l’Assemblée nationale arménienne, le lundi 30 octobre, sa proposition de budget, s’appuyant sur une croissance estimée à 4,5 % pour 2018. La proposition de budget approuvée par le gouvernement à la fin septembre prévoit des dépenses de l’ordre d’3,1 milliards de dollars, soit 7,6 % de plus que les dépenses prévues par le gouvernement pour 2017. L’augmentation des dépenses publiques devrait profiter en premier lieu au développement de projets liés aux infrastructures du pays, ainsi qu’à sa défense.

Le budget s’appuie aussi sur une augmentation des recettes fiscales. Le premier ministre Karen Karapetian et son ministre des finances Vartan Aramian ont défendu cette politique budgétaire devant les présidents des différentes commissions parlementaires. K. Karapetian a insisté sur le fait qu’il “jetait les fondations” d’une croissance économique annuelle qui devrait être de l’ordre de 5% “dans le futur”. ‘Nous devons aspirer à une croissance de 5%, non de 3%, car plusieurs analyses montrent qu’une croissance de 3 % ne nous permettrait pas de régler de manière durable nos problèmes économiques”, a déclaré pour sa part M. Aramian, en ajoutant que gouvernement mise toujours sur une croissance de 4,5 % en 2018, plutôt que les 4,3 % prévus pour l’année en cours. Un optimisme que les organismes financiers internationaux, s’ils s’accordent à reconnaître une stabilisation et une croissance de l’économie arménienne, qui s’est libérée de la menace de la récession, ont toutefois voulu nuancer, en prévoyant une croissance de l’ordre de 3,5 % en 2017et 2,9% en 2018.

posté le 31 octobre 2017 par Gari/armenews


APRES AVRIL 2018
La défense et la sécurité nationale resteront la priorité de Serge Sarkissian

La défense et la sécurité nationale resteront la priorité du président Serge Sarkissian même après son dernier mandat qui arrive à son terme en avril prochain, a déclaré hier un dirigeant de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun).

Armen Rustamian a commenté mardi la promesse faite par Sarkissian d’élaborer un plan sur sept ans visant à “moderniser“ les forces armées arméniennes. Lors d’une réunion avec de hauts responsables militaires à Erevan, le chef de l’Etat a annoncé que le plan sera officiellement adopté en janvier.

Rustamian, dont le parti est représenté au sein du gouvernement par trois ministres, a insisté sur le fait que Sarkissian n’a rien fait de mal en lançant un programme politique majeur moins de trois mois avant la fin de sa présidence, qui sera suivi par le passage au système parlementaire gouvernement.

“Quitter [la présidence] ne signifie pas disparaître“, a-t-il expliqué. “Il part mais il va naturellement maintenir son rôle actif. Je suis sûr que, quel que soit le statut de Serge Sarkissian, la défense et la sécurité resteront les préoccupations numéro un dans sa vie. “

“Je n’ai jamais entendu Serge Sarkissian dire qu’il allait quitter totalement l’arène“, a précisé Rustamian.

Sarkissian n’a toujours pas dit s’il envisage de devenir Premier ministre ou d’occuper un autre poste en avril. Ses alliés ont seulement convenu qu’il resterait président du parti républicain (HHK).

Le chef du HHK, Vahram Baghdasarian, a affirmé hier que la fin des fonctions de Sarkissian en avril 2018 ne signifierait pas la fin de ses “devoirs à la patrie“. “Le commandant en chef doit penser à l’avenir de son pays même le dernier jour de son mandat“, pense-t-il. “Il peut donner des ordres significatifs même le dernier jour.“

posté le 26 octobre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le président Sarkissian devrait garder le contrôle du Parti républicain au pouvoir en 2018

On en sait un peu plus sur les intentions du président Serge Sarkissian à l’échéance de son 2e et dernier mandat présidentiel en avril 2018. Le président arménien, qui a cultivé le flou à ce sujet, alimentant les suspicions quant à sa volonté de mettre à profit la conversion du pays à un régime parlementaire qu’il a lui-même orchestrée, à seule fin de se maintenir au pouvoir à une autre fonction, celle de premier ministre pour ne pas la nommer, devrait continuer à diriger le Parti républicain d’Arménie (HHK) à l’issue de son mandat présidentiel, a fait savoir le porte-parole du parti au pouvoir. “Les Républicains ont un leader et c’est Serge Sarkissian, et Serge Sarkissian restera notre leader après 2018”, a déclaré Eduard Sharmazanov sur les ondes du service arménien de RFE/RL (Azatutyun.am). “A quelle fonction ? Où ? Le président discutera de tout cela avec le parti ... et nous présenterons [une décision] après avril”, a-t-il ajouté. S.Sarkisian lui-même s’est bien gardé de faire connaître ses ambitions politiques à ce jour. Il est sûr en tout cas qu’il n’est pas disposé à prendre sa retraite. Dans un entretien televise en juillet, il a affirmé qu’il “n’importe pas” de savoir qui sera le future premier ministre d’Arménie parce que le pays deviendra une République parlementaire aussitôt après la fin de sa présidence.

Mais S.Sarkisian n’a pas precise s’il avait l’intention de remplacer l’actuel premier ministre Karen Karapetian, dont il a par ailleurs salué la politique. M.Sharmazanov a été aussi assez vague sur ce point, en se contentant de souligner que la conversion du pays au régime parlementaire mettrait fin au pouvoir d’un seul homme en Arménie. “En accord avec la réforme constitutionnelle, le pouvoir dans ce pays sera exercé par les forces politiques qui ont la majorité [au Parlement]. Le HHK a remporté 58 des 105 sièges du Parlement arménien en avril dernier. Peu après le scrutin, il signait un accord de coalition avec la Fédération révolutionnaire arménienne Dachnaktsoutioun qui dispose de 7 sièges au Parlement. M.Sharmazanov a salué le bilan d’une decennie de présidence de S.Sarkisian, en estimant que le président avait amélioré les procédures électorales et la défense des droits de l’homme, renforcé la sécurité et maintenu la stabilité”. Mais il a préféré ne pas s’étendre sur le bilan économique de ce double mandat, que ses opposants jugent très largement négatif.

posté le 24 octobre 2017 par Gari/armenews


PROCHE DE GAGIK TSARUKIAN
Naira Zohrabian s’interroge sur la sincérité du gouvernement vis-à-vis de l’accord avec l’UE

Un membre éminent de la deuxième force parlementaire arménienne conduite par l’homme d’affaires Gagik Tsarukian a mis en doute hier l’engagement déclaré du gouvernement de mettre en œuvre les réformes politiques envisagées par l’accord à venir avec l’Union européenne.

Le projet d’accord de partenariat global et renforcé appelle, entre autres, au « renforcement de la démocratie et de la stabilité politique, économique et institutionnelle » en Arménie. Il engage Erevan à mettre en œuvre des réformes importantes des systèmes judiciaires et répressifs du pays.

Naira Zohrabian, députée du Bloc Tsarukian, a déclaré que les autorités n’ont pas nécessairement la volonté politique d’honorer ces engagements. “Ma préoccupation est que les réformes imposées par de nombreuses dispositions importantes du document pourraient ralentir ou rester sur le papier“, a-t-elle craint.

Zohrabian, qui préside le comité de l’intégration européenne du Parlement arménien, a affirmé que les autorités avaient déjà promulgué diverses lois anti-corruption qui n’ont pas eu d’impact significatif sur l’état de droit.

“Regardez les déclarations de revenus de nos hauts fonctionnaires et comparez leurs modes de vie et leurs actifs de facto à leurs déclarations de jure“, a-t-elle pris en exemple. “Est-ce que l’un d’entre eux a été tenu responsable de la production de fausses déclarations de revenus ? Non.“

Eduard Sharmazanov, vice-président du Parlement et porte-parole du Parti républicain au pouvoir (HHK), a insisté plus tôt cette semaine sur le fait que les autorités sont déterminées à la mise en œuvre des réformes spécifiées par la projet d’accord de partenariat global et renforcé. Il a dépeint l’évaluation largement positive de l’UE sur les élections législatives d’avril 2017 en Arménie comme preuve de leur engagement en faveur du changement démocratique.

Zohrabian a rejeté les remarques de Sharmazanov, parlant de ses “très sérieuses réserves“ sur la liberté et l’équité des élections.

Le Bloc Tsarukian, qui se dit dans l’oppostion au président Serge Sarkissian, n’a pas allégué de fraude grave dans sa réaction officielle à la conduite des élections d’avril. Le bloc a terminé deuxième, remportant 31 sièges sur 105 au Parlement.

posté le 19 octobre 2017 par Claire/armenews

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PARIS
L’UMAF reçoit Danièle Cazarian

Le mardi 24 octobre, l’UMAF reçoit madame la députée de Rhône Danièle Cazarian à partir de 20h dans les locaux du Yan’s club (5 Avenue Reille, 75014 Paris).

Le thème de la soirée : “De l’engagement dans la communauté arménienne à l’engagement en politique française“.

Le débat sera suivi d’un dîner sur réservation au 01 45 89 20 48.

posté le 17 octobre 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Paris  Politique  Santé 


JUSTICE
Un tribunal d’Erevan refuse de libérer Jirayr Sefilian

Un tribunal d’Erevan a refusé vendredi de libérer Jirayr Sefilian, un opposant radical accusé d’avoir comploté une révolte armée contre le gouvernement.

Le procès de Sefilian et de six autres hommes a commencé en mai dernier, près d’un an après leur arrestation. Ils sont accusés d’avoir former un groupe armé pour s’emparer de bâtiments gouvernementaux et d’installations militaires.

Sefilian a également été accusé d’avoir provoqué des “troubles de masse“ à Erevan en 2015. Lui et son groupe d’opposition, le Parlement fondateur, ont démenti les accusations, qui d’après eux sont motivées politiquement.

Le procès très médiatisé a été régulièrement interrompu à cause de différends entre le juge, Tatevik Grigorian, et les défendeurs ainsi que leurs avocats alléguant de graves violations de la procédure. Sefilian a été à plusieurs reprises exclu de la salle d’audience pour outrage au tribunal.

L’avocat de Sefilian, Tigran Hayrapetian, a exigé à la dernière audience que son client soit libéré au moins jusqu’au verdict. Grigorian a rejeté cette demande.

Il a également rejeté la demande d’Hayrapetian de quitter le procès pour laisser un autre juge reprendre l’affaire. L’avocat a insisté sur le fait qu’il n’était pas impartiale et favorisait les poursuites.

L’arrestation de Sefilian en juin 2016 a eu lieu moins d’un mois avant qu’une trentaine d’hommes armés, pour la plupart affiliés au Parlement fondateur, ne s’emparent d’un poste de police à Erevan. Les hommes armés ont exigé que le président Serge Sarkissian libère leur chef et démissionne. Ils se sont rendus aux autorités policières après une impasse de deux semaines qui a fait trois morts parmi les policiers.

posté le 16 octobre 2017 par Claire/armenews

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COOPERATION MILITAIRE
Le Parlement arménien débat de nouveau d’un accord de défense avec la Russie

Le Parlement d’Arménie a débattu hier de la ratification d’un nouvel accord avec la Russie qui vise à renforcer une force militaire russo-arménienne qui a été créée il y a plus d’une décennie.

L’accord sur « le groupe des troupes unies » des deux pays a été signé par les ministres de la Défense russe et arménien à Moscou en novembre dernier. Il spécifie la mission de la force conjointe comprenant des troupes de la base militaire russe en Arménie et du cinquième corps de l’armée arménienne. Leur objectif principal sera de « garantir la sécurité militaire dans la région » et déjouer ou repousser les éventuelles agressions étrangères contre l’Arménie et la Russie.

L’accord, déjà ratifié par le Parlement russe, stipule que le contingent russo-arménien sera dirigé par un général nommé par le commandant en chef de l’armée arménienne. Il sera subordonné au chef de l’armée arménienne en temps de paix. Mais il pourrait se présenter à la tête du district militaire sud de la Russie en cas de guerre ou d’agression imminente contre l’un ou l’autre Etat.

S’adressant aux députés, le ministre adjoint de la Défense, Artak Zakarian, a déclaré que l’accord constituerait un nouveau cadre juridique pour une force militaire qui existe depuis plus de 15 ans.

“Ce contingent existe de facto. Le président de la République l’a revendiqué clairement l’année dernière “, a expliqué Eduard Sharmazanov, député, lors du débat. Il a ajouté que l’accord était « logique » étant donné l’alliance militaire de l’Arménie avec la Russie.

Koryun Nahapetian, président progouvernemental du comité du Parlement sur la défense et la sécurité, a également exhorté les autres parlementaires à le ratifier. “Dans le cadre de ce traité, nous augmenterons nos capacités“, a vanté Nahapetian. L’Arménie sera spécifiquement capable d’utiliser davantage l’armement russe sophistiqué, a t-il ajouté.

Les députés de Yelk, une alliance d’opposition pro-occidentale, ont rejeté ces explications en disant que l’Arménie céderait davantage sa souveraineté à la Russie.

L’un d’eux, Aram Sarkisian, a commenté : “Notre secteur de l’énergie est sous le contrôle total de la Russie. Nous avons des accords militaires dans le cadre de l’Organisation du Traité de sécurité collective. Nous avons fourni notre espace aérien, nos communications aux Russes ... Pourquoi avons-nous besoin de cela encore ? “

Un autre député de Yelk, Gevorg Gorgisian, s’est dit préoccupé par une clause de l’accord qui parle des « menaces militaires internes » pour lesquelles les forces russo-arméniennes pourraient intervenir. Il a affirmé que Moscou pourrait l’utiliser pour intervenir dans les processus politiques en Arménie.

Zakarian a exclu un tel scénario. “Nous ne parlons pas d’actions politiques ou de la vie politique et sociale de l’un ou l’autre pays“, a répliqué le vice-ministre. “Étant donné que le Moyen-Orient montre maintenant quels dangers internes peuvent surgir dans un Etat ou un autre, le traité prévoit également des mesures appropriées contre les menaces militaires internes. À condition, bien sûr, que les parties s’entendent sur cette question.

Le Parlement votera et ratifiera très probablement l’accord aujourd’hui. Yelk est la seule force parlementaire qui s’oppose à cette ratification. Il détient 9 sièges sur les 105 du Parlement.

posté le 5 octobre 2017 par Claire/armenews

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