Nouvelles d'Arménie
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Politique


ARMENIE
Gagik Tsaroukian annonce son retour en politique et sa participation aux législatives

Après des mois de spéculation, l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian a annoncé hier son retour à la politique active. Cela devrait avoir un impact majeur sur les résultats des prochaines élections législatives arméniennes.

“Considérant les défis internes et externes auxquels notre pays doit faire face et la demande des citoyens pour mon retour à la politique, je déclare que j’ouvre une nouvelle page à mes activités politiques et que le participerai aux élections législatives de 2017 en formant une alliance large“, a déclaré Tsaroukian dans un discours diffusé sur sa station de télévision Kentron.

Le fondateur du Parti Arménie prospère (BHK), deuxième force parlementaire du pays, a parlé de la situation socioéconomique en Arménie comme étant la principale raison de son retour en politique. “J’aurais évité de participer à des processus politiques si j’étais sûr que le pays était sur la bonne voie, que son économie se développait, et que le bien-être de ses habitants augmentait“, a-t-il commenté.

Tout en déplorant “l’augmentation constante de la pauvreté’, le magnat n’a pas critiqué ouvertement les politiques économiques du gouvernement.

Tsaroukian a été contraint de démissionner de son poste de président du BHK et de se retirer de la vie politique début 2015, après avoir vainement tenté de déjouer la réforme constitutionnelle controversée du président Serge Sarkissian conjointement avec d’autres groupes d’opposition.

Sarkissian et Tsaroukian, après s’être critiqués publiquement, ont apparemment fait la paix après le retrait de Tsaroukian. Sarkissian a assisté à plusieurs reprises à l’inauguration de nouvelles entreprises mises en place par le magnat.

Les dirigeants actuels du BHK ont commencé à faire campagne en octobre pour son retour à l’arène politique. Tsaroukian a déclaré alors qu’il envisageait de mettre en scène son retour politique.

“Aucune force politique ou figure n’a réussi à combler le vide politique créé par ma décision en 2015“, a assuré hier Tsaroukian.

Tsaroukian, qui est devenu l’un des hommes les plus riches du pays sous la présidence de Robert Kotcharian, a refusé de nommer des groupes politiques avec qui il pourrait s’allier.

Il a également arrêté de promettre de renverser le gouvernement actuel à la suite des élections législatives prévues le 2 avril. Il a seulement convenu que le vote sera « fatal pour l’avenir de l’Arménie ».

Certains opposants affirment que le retour de Tsaroukian fait partie d’un accord secret avec Sarkissian visant à détourner de nombreux votes des véritables partis d’opposition. Les représentants de la BHK ont nié ces affirmations, assurant que leur parti resterait dans l’opposition même s’il de nouveau dirigé par Tsaroukian.

Le BHK a terminé deuxième lors des deux dernières élections législatives en Arménie. Le parti a rejoint le gouvernement de coalition de Sarkissian formé en 2008, mais s’est retiré en 2012.

posté le 18 janvier 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION POLITIQUE ET ECONOMIQUE
L’Arménie et l’UE sur le point de conclure un accord

L’Union européenne et l’Arménie sont sur le point de conclure leurs négociations sur un nouvel accord pour approfondir leurs liens politiques et économiques, a révélé hier un haut diplomate de l’UE.

Piotr Switalski, chef de la délégation de l’UE en Arménie, a déclaré que les deux parties tiendront une nouvelle série de négociations à Erevan d’ici la fin de la semaine. “Ce sont les derniers moments des négociations“, a t-il assuré.

L’accord prévu remplacera l’accord d’association négocié par des officiels arméniens et européens à l’été 2013. Le président Serge Sarkissian avait empêché sa signature lors d’une volte-face de dernière minute en septembre 2013, préférant rejoindre l’Union économique eurasienne.

Ce nouveau accord-cadre devrait contenir les principales dispositions politiques et certaines dispositions économiques de l’ancien accord d’association. Mais il n’aura aucun élément lié à la libre circulation commerciale en raison de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE.

Switalski n’a pas voulu donner de dates possibles pour la signature officielle de ce nouvel accord. Le diplomate a cependant noté que le ministre des Affaires étrangères arménien « n’était pas loin de la vérité » lorsqu’il a dit récemment que l’accord devrait être signé au premier trimestre de cette année.

Switalski a ajouté que les deux parties avaient encore besoin de s’entendre sur “plusieurs questions“ relatives au cadre de coopération Arménie-UE. Il a refusé de révéler de quelles questions il s’agissait, lâchant seulement que certaines d’entre elles nécessiteraient une « décision politique ».

Alors qu’on lui demandait laquelle des deux parties devait prendre une décision, il a répondu : “C’est un processus mutuel. Personne ne parle de concessions unilatérales.“

Serge Sarkissian a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à approfondir ses relations avec l’UE lors de sa rencontre avec le commissaire européen à la politique européenne de voisinage, Johannes Hahn, à Erevan, en novembre dernier.

Selon les données du gouvernement, l’UE représentait près de 24% du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et novembre 2016, faisant du bloc des 28 pays le deuxième partenaire commercial du pays après la Russie.

posté le 18 janvier 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Karen Karapétian est opposé à l’idée de concessions territoriales au Karabagh

Le premier ministre arménien Karen Karapetyan a indiqué vendredi 13 janvier qu’il était oppose à l’option de quelconques concessions territoriales en échange de la paix dans le processus de règlement du conflit du Haut-Karabagh. S’exprimant lors d’une conférence de presse pour faire le bilan de ses 100 premiers jours de mandate à la tête du gouvernement arménien, K.Karapetyan répondait aux questions des journalistes qui lui demandaient s’il était favorable à l’idée de céder des territoires en échange d’un statut politique pour le territoire contesté. “Non, je ne soutiens pas une telle idée”, a répondu sans ambiguïté le premier ministre arménien, qui répondait ainsi indirectement aux propositions de l’ancien président et opposant Levon Ter Petrossian qui s’était dit prêt, quelques semaines avant, à coopérer avec le gouvernement arménien si celui-ci s’engageait sur la voie de concessions.

“Je suis convaincu que nous avons une option susceptible de défendre nos aspirations, notre sécurité, et notre victoire dans le cadre de négociations sereines et logiques”, a ajouté K.Karapetyan. “Il n’est pas logique pour le moment d’évoquer différents scénarii pour les négociations comme pour leurs résultats. Mais les négociations doivent se poursuivre”, a poursuivi le premier ministre. “Des concessions mutuelles portent non seulement sur les territoires, mais aussi sur le statut, et sur d’autres aspects. Je ne pense pas que quiconque dans la République d’Arménie, qui soit en mesure de prendre quelque décision de cette nature, prendra une décision à laquelle notre nation, nos concitoyens s’opposent”, a martelé K.Karapetyan. “Il s’agit d’une responsabilité telle que je ne vois personne qui pourrait renoncer à ses principes pour aller dans ce sens”, a ajouté K.Karapetyan, dans une allusion évidente aux concessions territoriales. En complément de la conference de presse, le service de presse du premier ministre a publié un rapport de 100 pages dressant le bilan de 100 jours d’activité du chef du gouvernement.

Lors de sa conference de presse, K.Karapetyan n’a pas manqué d’en évoquer certaines, pour illustrer son argumentaire selon lequel le gouvernement arménien allait dans la bonne direction pour relancer l’économie nationale. “Notre principal défi a été au cours des derniers mois de faire comprendre à l’opinion publique que nous allions de l’avant dans la bonne direction. Nous avons présenté notre plan et les réformes que nous allons mettre en oeuvre”, a ajouté K.Karapetyan, en se disant confiant que c’était la seule voie qui conduirait au succès. K. Karapetyan a par ailleurs laissé entendre qu’il pourrait ne pas être en mesure de se présenter aux législatives du 2 avril, faute de répondre aux critères exigés, à savoir une résidence de 5 ans en Arménie. Le premier ministre, dont on a par ailleurs dit qu’il resterait à son poste au lendemain du scrutin si le Parti républicain d ‘Arménie (HHK) l’emportait, a résidé en Russie lorsqu’il occupait un poste à responsabilité dans Gazprom.

posté le 17 janvier 2017 par Gari/armenews


REPRESSION
Un militant de l’opposition condamné à deux ans de prison

Un tribunal d’Erevan a condamné lundi un militant de l’opposition à deux ans de prison pour avoir prétendument agressé un policier lors d’une manifestation anti-gouvernementale organisée il y a un an, une accusation formellement contestée par le prévenu.

Gevorg Safarian faisait partie des dizaines de membres du Front de salut public de l’Arménie (opposition) qui avaient eu maille à partir avec la police anti-émeute alors qu’ils tentaient de célébrer la nouvelle année sur la place de la Liberté d’Erevan le 1er janvier 2016. Safarian avait été arrêté et accusé d’avoir agressé un des officiers . Il a été jugé quelques mois plus tard.

M. Mnatsakan Martirosian, président du tribunal a indiqué que les autorités policières ont prouvé que Safarian avait frappé et renversé le policier Gegham Khachatrian au cours de ces incidents. Des propos qui ont provoqué la colère des proches de la défense et des partisans de l’accusé présents dans la salle d’audience.

« C’est ce qui était attendu s’est produit, » a dit Gevorg Safarian aux journalistes, réagissant à la décision.

Dans ses conclusions la défense de l’opposant a de nouveau fermement nié les accusations portées contre lui, affirmant au contraire que c’était Khachatrian qui l’a agressé ainsi que d’autres manifestants. Elle a insisté sur le fait que la criminalisation de cette affaire, basée sur le témoignage de la police, a été « fabriquée » en réponse à ses activités politiques.

« Notre système judiciaire est devenu absurde », a accusé Safarian. « Ils peuvent emprisonner n’importe qui quand ils le veulent. »

Son avocat, Tigran Hayrapetian, a également condamné le verdict et a déclaré qu’il fera appel. « Le tribunal a exécuté un ordre [du gouvernement], plutôt que de rendre un verdict », a-t-il dit. « Il n’y a pas de jurisprudence ici. »

Dans une déclaration de janvier 2016, Human Rights Watch (HRW) a dénoncé l’arrestation préventive de Safarian comme « totalement injustifiée ». L’organisation des droits de l’homme basée à New York a déclaré qu’il était poursuivi pour ses opinions politiques et qu’il devrait donc être mis en liberté.

posté le 17 janvier 2017 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Justice  Politique 


ELECTIONS LEGISLATIVES
Karen Karapétian concède ne pas être assuré de pouvoir se présenter

Le Premier ministre Karen Karapetian a admis vendredi qu’il pourrait ne pas être éligible pour être candidat du parti républicain lors des prochaines élections législatives en Arménie.

La Constitution arménienne stipule que seuls les citoyens résidant en permanence dans le pays depuis quatre ans peuvent se présenter à l’Assemblée nationale. Karapetian a travaillé en Russie à partir de 2011 jusqu’à ce que le président Serge Sarkissian le nomme Premier ministre en septembre 2016.

Karapetian a commenté la question lors d’une conférence de presse qui s’est tenue dans son bureau. “Depuis cinq ans, je suis citoyen de la République d’Arménie et j’ai vécu à l’extérieur d’Erevan“, a t-il expliqué. “La restriction constitutionnelle prend-elle en compte cela ? Puis-je figurer sur la liste électorale du Parti républicain ? Je ne connais pas la réponse à cette question pour l’instant.“

“S’il s’avère que la Constitution ne reconnaissait pas cette résidence en Arménie, alors je ne serai pas sur la liste du parti républicain“, a ajouté Karapetian.

Armen Ashotian, vice-président du parti au pouvoir, a également reconnu mercredi que le Premier ministre ne peut pas être légalement autorisé à se présenter au Parlement. Mais il a précisé que Karapetian conservera son poste si le HHK gagne les élections prévues pour le 2 avril.

Naira Zohrabian, présidente du parti Arménie prospère (BHK), a affirmé vendredi que Karapetian avait déjà décidé de ne pas participer aux élections. Elle a précisé que le HHK était prêt à violer la loi et à l’enregistrer comme candidat, mais que le Premier ministre a rejeté cette option.

“C’est certainement la décision personnelle de Karen Karapetian de ne pas autoriser le Parti républicain à commettre un nouvel acte de fraude“, a prétendu Zohrabian.

Parlant aux journalistes, Karapetian a de nouveau indiqué qu’il aimerait rester Premier ministre après la fin du mandat du président Sarkissian en avril 2018 si son gouvernement réussit à améliorer la situation économique en Arménie.

“ Suis-je enclin à être Premier ministre après avril 2018 ? Oui, si nous travaillons de façon productive et si le Parti républicain remporte les élections d’avril“, a t-il confié.

Sarkissian n’a pas encore clarifié ce qu’il fera après la fin de son dernier mandat présidentiel. Il a refusé d’exclure la possibilité de devenir Premier ministre.

posté le 16 janvier 2017 par Claire/armenews

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THEMES ABORDES : Arménie  Elections  Image 450  Karapetian  Politique 


ARMENIE
Devant les ambassadeurs, Karapetian s’engage à mettre en place des réformes

Le Premier ministre Karen Karapetian a assuré vendredi devant des hauts diplomates étrangers basés à Erevan que le gouvernement arménien est déterminé à tenir des élections démocratiques, à combattre la corruption et à mettre en œuvre des réformes économiques de grande envergure.

“Nous sommes prêts à faire tout pour que ces élections soient transparentes“, a-t-il déclaré face aux chefs des missions diplomatiques étrangères. “Nous sommes prêts à tout faire pour assurer la transparence de ces élections“, a précisé M. Karapetian.

À la fin de l’année dernière, les autorités arméniennes ont promulgué un ensemble d’amendements juridiques visant à minimiser les fraudes électorales graves. Les États-Unis et l’Union européenne se sont félicités de ces mesures antifraude, promettant des millions de dollars de financement nécessaires à leur application. Les puissances occidentales ont averti en même temps que le bon déroulement du vote dépend essentiellement de la volonté politique des autorités arméniennes.

Karapetian a également déclaré aux ambassadeurs que son cabinet, formé en octobre, suivra les réformes économiques qu’il a promis. “Le principal objectif économique est de créer des conditions maximales égales, ouvertes et équitables pour les entreprises“, a-t-il expliqué.

Dans le cadre de ses plans visant à améliorer le climat des affaires intérieures, le Premier ministre a confirmé que le gouvernement « simplifiera » l’administration fiscale et douanière. Il a ensuite promis des « mesures cohérentes » pour réduire l’ampleur de la corruption gouvernementale en Arménie.

“Sans lutter contre l’évasion fiscale et la corruption, et sans créer un environnement juste et transparent pour les entreprises, nous ne parviendrons pas à progresser“, a convenu Karapetian.

Dans son programme de politique approuvé par le Parlement en octobre, le cabinet de Karapetian avait également promis une lutte plus ferme contre la corruption, une meilleure administration fiscale et des “conditions égales“ pour toutes les entreprises.

L’opposition arménienne avait rejeté ce programme de réforme. Ils pensent que le remaniement du gouvernement vise seulement à atténuer le mécontentement du public vis-à-vis des autorités avant les élections.

Karapetian a déclaré jeudi que l’aide internationale est importante pour le succès des réformes promises et que le gouvernement est “ouvert aux conseils, aux critiques et aux propositions“ des partenaires étrangers de l’Arménie.

Le Premier ministre a répondu aux questions des envoyés étrangers après son allocution. Une déclaration du gouvernement sur la réunion n’a donné aucun détail de la séance de questions et réponses.

posté le 16 janvier 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ELECTIONS LEGISLATIVES
La Commission électorale centrale va embaucher 4000 informaticiens pour le 2 avril

La Commission électorale centrale (CEC) a déclaré hier qu’elle allait embaucher 4 000 informaticiens pour faire fonctionner l’équipement électronique anti-fraude dans tous les bureaux de vote lors des élections législatives du 2 avril.

Les autorités arméniennes ont accepté d’installer de telles machines destinées à vérifier l’identité des électeurs dans le cadre d’un accord récent avec l’opposition parlementaire visant à assurer le bon déroulement du vote. Cette action est censée neutraliser ce que les groupes d’opposition désignent comme la source principale de fraude électorale : le vote multiple par les loyalistes du gouvernement.

L’accord historique prévoit également la diffusion en direct des votes dans les quelque 2 000 bureaux de vote du pays. L’Union européenne et les États-Unis se sont félicités de l’accord, promettant des millions de dollars de financement pour l’achat des équipements envisagés.

« Conformément au Code électoral, les commissions électorales des circonscriptions inscriront les électeurs avec l’aide d’équipements spéciaux », a déclaré Tigran Mukuchian, président de la CCE, aux journalistes. Il a précisé que chacune de ces commissions aura deux fonctionnaires supplémentaires chargés de prendre les empreintes digitales des électeurs et de les vérifier à l’aide d’ordinateurs spéciaux.

Selon Mukuchian, les 4 000 fonctionnaires seront choisis sur une base concurrentielle dans les prochaines semaines. Il a insisté pour que la CEC dispose de suffisamment de temps pour organiser le processus de sélection. “ Ces personnes doivent suivre une formation spéciale de deux jours “, a t-il rappelé.

Mukuchian a également révélé que la CEC a déjà lancé un appel d’offres pour une entreprise qui sera responsable de filmer et diffuser les bureaux de vote.

Les déclarations de dirigeants de l’opposition arménienne, des États-Unis et de l’UE ont mis en garde sur le fait que les mesures anti-fraude prévues ne suffiront pas à garantir la liberté et l’équité des prochaines élections. « C’est une question de volonté politique », a assuré l’ambassade des États-Unis à Erevan dans une déclaration en novembre.

posté le 12 janvier 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Karen Karapetian pourra-t-il se présenter aux élections législatives ?

Le Premier ministre Karen Karapetian pourrait ne pas être éligible aux prochaines élections législatives en Arménie, a annoncé hier le Parti républicain (HHK).

Un haut responsable du HHK a précisé en même temps que Karapetian conserverait son poste si le parti républicain gagne les élections prévues pour le 2 avril.

La Constitution arménienne stipule que seuls les citoyens résidant en permanence dans le pays depuis cinq ans peuvent se présenter à l’Assemblée nationale. Karapetian a travaillé en Russie à partir de 2011 jusqu’à ce que le président Serge Sarkissian le nomme Premier ministre en septembre 2016.

“ Nous souhaitons organiser des élections de grande qualité et ne tolérerons aucune violation“, a assuré le président adjoint du HHK, Armen Ashotian. “La question de la certification de la résidence du Premier ministre est une question légale, et non politique.“

“Que le Premier ministre soit ou non inclus dans la liste électorale du HHK, il décidera de la forme, de l’essence et de l’intensité de sa participation aux élections“, a-t-il déclaré. “Qu’il soit ou non sur la liste, je suis sûr qu’il participera aux efforts du Parti républicain dans la période pré-électorale aussi.“

Ashotian a souligné qu’en vertu de la loi arménienne, le Premier ministre n’a pas à être élu au prochain Parlement afin de conserver son poste actuel. À cet égard, il a réaffirmé la récente déclaration de Sarkissian selon laquelle Karapetian resterait Premier ministre si le parti au pouvoir remporte les élections d’avril.

Le président a fait cette déclaration dans son discours lors d’un congrès du HHK tenu fin novembre. Il n’a pas précisé s’il envisageait de remplacer Karapetian après avoir terminé son deuxième et dernier mandat en avril 2018.

Ancien dirigeant d’entreprise, Karapetian ainsi que quatre nouveaux ministres ont rejoint le HHK quelques jours avant le congrès du parti. Le Premier ministre a expliqué que le gouvernement récemment réorganisé de l’Arménie avait besoin d’une base de pouvoir solide pour mener à bien les grandes réformes économiques promises.

M. Karapetian a indiqué début décembre qu’il souhaiterait continuer à diriger le Cabinet après avril 2018 si son gouvernement parvient à améliorer la situation économique en Arménie.

posté le 12 janvier 2017 par Claire/armenews

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ELECTIONS LEGISLATIVES
Le parti d’Oskanian intensifie ses efforts en vue d’un bloc de l’opposition

Le parti Hamakhamm (Consolidation) de Vartan Oskanian, ancien ministre des Affaires étrangères, intensifie ses efforts dans le but de former une alliance avec d’autres forces de l’opposition en vue des prochaines élections législatives en Arménie.

“ Il ne reste plus beaucoup de temps. Je pense que nous aurons bientôt un résultat d’une manière ou d’une autre “, a déclaré hier Stepan Markarian, vice-président du parti.

Markarian est l’un des trois membres de l’« équipe de négociations » qui a été formée par le conseil d’administration du parti Hamakhmbum lundi. Selon une déclaration publiée par ce CA, l’équipe intensifiera des « discussions préliminaires » avec d’autres groupes et individus non spécifiés opposés au gouvernement arménien. Il a qualifié de “satisfaisantes“ les discussions qui ont eu lieu jusqu’à présent.

“La formation d’alliances a toujours été un processus difficile en Arménie, et pas seulement à cause des ambitions partisanes“, a commenté Markarian. « Notre tâche est de déterminer la limite des concessions que peuvent faire les différentes forces politiques ».

Le processus entre maintenant dans une « phase beaucoup plus concrète », a ajouté Markarian. Il a confirmé que le parti Zharangutyun (Patrimoine) de Raffi Hovannisian et l’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian sont parmi les alliés potentiels de Hamakhmbum.

“Nous avons un accord mutuel de ne rien divulguer jusqu’à ce qu’un accord définitif avec toutes les forces possibles soit trouvé“, a précisé Markarian.

Le vice-président de Zharangutyun, Armen Martirosian, a déclaré que son parti est prêt, en principe, à se joindre à Oskanian, qui a été ministre des Affaires étrangères de l’ancien président Robert Kocharian de 1998 à 2008. Le rôle présumé d’Oskanian dans la répression post-électorale de 2008 n’est pas un obstacle insurmontable à une telle coopération, a t-il dit.

Martirosian a soutenu que les partis d’opposition ne peuvent pas désassembler le gouvernement actuel par eux-mêmes et doivent donc conclure des alliances.

Oskanian a révélé le mois dernier qu’il avait rencontré Hovannisian, le dirigeant de Zharangutyun, ainsi qu’Ohanian peu après que ce dernier a été remercié du gouvernement en octobre. Il a exprimé l’espoir que l’ancien ministre de la Défense fera équipe avec son parti et d’autres groupes d’opposition.

Ohanian a annoncé sa décision de participer activement aux prochaines élections en décembre. Mais il n’a pas encore précisé pour quel parti.

Oskanian et ses alliés politiques ont créé Hamakhmbum en juin après avoir quitté le parti Arménie prospère (BHK), deuxième plus grande force dans l’actuel Parlement arménien.

posté le 11 janvier 2017 par Claire/armenews

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