Nouvelles d'Arménie
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Opposition


JUSTICE
Nouvelles turbulences lors du procès des tireurs de la prise d’otage d’Erevan

Le procès des membres clés d’un groupe d’opposition armé qui ont pris en otage un poste de police à Erevan l’année dernière est resté paralysé mercredi à cause de querelles entre le président et les avocats de la défense.

Deux des avocats, Arayik Papikian et Mushegh Shushanian, n’ont pas été autorisés à assister à la dernière audience de la Cour pour avoir refusé de laisser les huissiers de justice vérifier le contenu de leurs sacs pour des raisons de sécurité. Les deux avocats, ainsi que leurs collègues estiment que cela représente une fouille interdite par la loi arménienne.

Le juge, Arthur Gabrielian, a sanctionné Papikian et Shushanian et a annoncé qu’il demanderait également à la Chambre des Avocats Arméniens de prendre des mesures disciplinaires pour outrage à la cour. Trois autres avocats sont sortis de la salle d’audience en signe de protestation, conduisant Gabrielian à mettre fin à l’audience.

Le juge s’est régulièrement opposé à Papikian et Shushanian, ainsi qu’à d’autres avocats de la défense pour des raisons similaires depuis le début du procès. Il a également empêché la plupart des 14 accusés d’accéder à la salle d’audience en raison de leur refus de se lever par signe de respect pour le tribunal. Les avocats affirment que les autorités ont délibérément provoqué ces turbulences afin de continuer le procès en l’absence des accusés et de leurs défendeurs.

Papikian et Shushanian sont déjà confrontés à des procédures disciplinaires lancées par la Chambre des Avocats, justifiées en partie par les propos de Shushanian, qui a décrit la police arménienne tel un « groupe armé » prêt à exécuter « tout ordre criminel ».

Les accusations à l’encontre d’officiers de police qui auraient passé à tabac un des tireurs de la prise d’otage après l’audience du 28 juin a aggravé les tensions. Le Service Spécial d’Enquête Arménien s’est engagé à enquêter sur l’incident, condamné par des groupes locaux et internationaux de défense des droits de l’homme.

posté le 20 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



JUSTICE
Les avocats de Jirayr Sefilian risquent des mesures disciplinaires

L’Association du Barreau National Arménien envisage de prendre des mesures disciplinaires contre deux avocats, accusés par les forces de l’ordre de faute professionnelle dans le cadre des procès en cours du chef de l’opposition radicale, Zhirayr Sefilian et de ses partisans.

Les avocats, Mushegh Shushanian et Arayik Papikian, représentent Sefilian et certains membres du mouvement Parlement Fondateur, qui ont pris un poste de police en otage à Erevan l’année dernière.

La Chambre des Avocats a lancé des procédures disciplinaires contre Shushanian et Papikian à la demande respective de la police et d’un procureur général. Elle décidera si les deux hommes ont violé les lois arméniennes régissant le travail des avocats.

Dans une lettre adressée à la chambre, le chef de la police arménienne, Vladimir Gasparian, a affirmé que Shushanian a récemment tenu des commentaires insultants à propos de la police, qui pourraient selon lui, « nuire à la confiance du public dans l’ensemble des forces de l’ordre ». En particulier, Gasparian a cité un entretien dans lequel Shushanian a décrit la police comme un « groupe armé » prêt à exécuter « tout ordre criminel ».

Shushanian n’est pas revenu sur ses déclarations et a accusé les autorités de chercher à le museler. « C’est une atteinte à ma liberté d’expression, qui vise à inhiber la performance de mes fonctions professionnelles », a-t-il déclaré. « Ils essaient de faire taire les avocats, afin que les avocats ne fassent pas de déclarations ou d’évaluations ».

La plainte du procureur contre le second avocat, Papikian, concerne une publication Facebook du 29 juin, qui accuse des policiers d’avoir torturé l’un des hommes armés du Parlement Fondateur dans le sous-sol d’un tribunal d’Erevan.

« La riposte sera juste et très douloureuse pour le régime », annonçait la publication Facebook. Elle accusait également la police arménienne de servir un « régime qui a usurpé le pouvoir du peuple ».

Papikian n’a pas exprimé de remords à propos de ses déclarations. Il a ajouté que les mesures disciplinaires demandées par les autorités font partie de graves violations de la procédure des deux procès.

posté le 19 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



JUSTICE
Un responsable arménien répond aux défenseurs des Droits de l’Homme américain

Le vice-ministre de la Justice, Suren Krmoyan, a rejeté mardi les inquiétudes exprimées par un groupe de défense des Droits de l’Homme de New York sur les prétendus mauvais traitements infligés à quatre membres d’un groupe d’opposition arménien lors de leur procès.

Les accusés ont affirmé avoir été battus par des policiers immédiatement après une audience judiciaire tendue le 28 juin lors du procès de 18 opposants radicaux qui ont pris en otage un poste de police à Yerevan l’année dernière. La police arménienne a nié ces allégations. Néanmoins, un autre organisme d’application de la loi, le Service d’Investigation Special (SIS), a déclaré la semaine dernière qu’il mènerait une enquête.

Dans un communiqué, Human Rights Watch (l’Observatoire des Droits de l’Homme) a déclaré que les autorités arméniennes devraient « enquêter rapidement et minutieusement afin de traduire les responsables devant la justice ». « Aucune forme de colère contre les crimes dont ces hommes sont accusés, ou de tension au procès, ne peut justifier l’abus physique des défendeurs », a-t-il déclaré.

« Nous sommes reconnaissants à tous nos partenaires internationaux pour avoir abordé ces problèmes et proposé des solutions », a déclaré Krmoyan en réponse à la déclaration. « Mais ce n’est pas aux structures internationales de déterminer la culpabilité des individus, la survenance d’un incident ou le mode de responsabilité ».

Krmoyan a également rejeté les préoccupations de Human Rights Watch selon lesquelles les policiers impliqués dans les mauvais traitements allégués sont toujours en service dans la salle d’audience. « Les organismes d’application de la loi ont déclaré à maintes reprises qu’une affaire criminelle a été ouverte et une enquête est en cours », a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse. « N’oublions pas la présomption d’innocence ».

« Il est trop tôt pour affirmer qu’un individu en particulier est coupable et ne doit pas s’acquitter de ses fonctions », a ajouté le responsable.

posté le 12 juillet 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
Détenus de l’opposition passés à tabac durant leur procès

Cinq détenus de l’opposition armée arménienne ont affirmé avoir été brutalement battus par la police mercredi, immédiatement après la dernière audience judiciaire de leur procès en cours à Erevan.

Le président de la cour avait demandé aux forces de l’ordre de procéder au transfert de trois d’entre eux - Areg Kyureghian, Mkhitar Avetisian et Smbat Barseghian - à l’occasion d’une interruption d’audience. Ces détenus, ainsi que deux autres accusés - Arayik Khandoyan et Gagik Yeghiazarian - se sont ensuite plaints à leurs avocats d’avoir été battus dans le sous-sol du bâtiment de la cour avant d’être transportés dans leurs prisons.

Les avocats ont adressé jeudi un « rapport criminel » au Bureau du Procureur général, demandant le lancement immédiat d’une enquête. Certains d’entre eux ont visité leurs clients à la prison de Nubarashen le matin.

« Arayik Khandoyan a été vraiment soumis à de la violence et a été torturé de la manière la plus brutale », a déclaré l’avocat de Khandoyan, Arayik Papikian, à des journalistes en dehors du complexe pénitentiaire. Papikian a affirmé que son client a été battu par les policiers après avoir protesté contre les mauvais traitements infligés à Kyureghian et Avetisian.

« Je ne doute pas qu’il souffre au moins d’une commotion cérébrale, son état est très mauvais. Il a été particulièrement frappé à la tête et dans les reins. Ses pieds ont également été blessés », a déclaré M. Papikian, ajoutant que Khandoyan n’a toujours pas reçu de soins médicaux adéquats.

Papikian et d’autres avocats ont également déclaré que l’administration pénitentiaire de Nubarashen a inspecté les hommes et a recensé leurs blessures. Ils ont exigé une copie du rapport médical établi selon eux par l’administration.

Les représentants du bureau du médiateur des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, ont visité jeudi Khandoyan, Avetisian et Yeghiazarian et confirmé l’existence de leurs diverses blessures. Dans une déclaration écrite, le bureau a demandé une enquête immédiate sur les « éléments apparents d’un crime » commis contre les suspects.

À la fin de l’après-midi, ni les procureurs ni la division du ministère de la Justice qui gère les prisons d’Arménie n’ont précisé si les allégations de torture feront l’objet d’une enquête formelle. La police arménienne, pour sa part, a déclaré qu’elle n’était pas en mesure d’enquêter sur de tels incidents.

Ce procès de haut niveau fait suite à l’attaque de juillet 2016 contre la caserne de police du district Erebuni d’Erevan qui avait été lancée par des membres armés du Parlement fondateur, un groupe d’opposition radical. Les hommes armés avaient exigé la démission du président Serzh Sarkisian. Ils avaient déposé leurs armes après un conflit de deux semaines avec les forces de sécurité qui s’était soldé par la mort de trois d’entre elles.

Plus de 60 personnes sont poursuivies dans le cadre de l’affaire d’Erebuni. Le procès des 14 principaux membres du groupe armé a débuté le 8 juin.

posté le 30 juin 2017 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
L’opposition menace de manifester contre Sarkissian

Un chef du parti d’opposition l’Alliance Yelk a averti mercredi qu’il pourrait organiser des manifestations si le président Serge Sarkissian décide de devenir le Premier Ministre arménien après avoir fini son dernier mandat en avril prochain.

« Nous essaierons d’utiliser tous les moyens à notre disposition pour empêcher un tel développement », a déclaré Aram Sarkissian (sans relation).

Il a ajouté que les membres de Yelk sont prêts à mener de telles manifestations parce qu’ils croient que la décision éventuelle du président Sarkissian d’étendre sa gouvernance après une décennie de mandat « coûterait très cher à notre pays ». « Ce serait des années de stagnation et de désespoir, et tout doit être fait pour prévenir de tels développements avec le moins de bouleversements possible », a ajouté le politicien, vétéran de l’opposition.

Un autre chef Yelk, Nikol Pashinian, a également averti Sarkissian lorsqu’il a parlé au Parlement arménien la semaine dernière. « La balle est dans le camp du peuple », a déclaré Pashinian. « Ce scénario ne sera contrarié que si les républicains [au pouvoir] voient que les gens ... sont prêts à se rendre dans les rues et n’accepteraient pas ce processus honteux ».

Un autre chef de l’opposition, Raffi Hovannisian, a également affirmé ce week-end qu’un tel scénario pourrait déclencher une « révolution de velours » anti-gouvernementale en Arménie. Hovannisian a déclaré que son parti Zharangutyun (Patrimoine) - qui n’a pas gagné de sièges au Parlement lors des dernières élections générales - est prêt à unir ses forces avec d’autres groupes d’opposition pour diriger un tel mouvement de protestation.

Avec la fin de la présidence de Sarkissian, l’Arménie terminera sa transition vers un système parlementaire de gouvernement, ce qui signifie que son prochain président aura majoritairement des pouvoirs de représentation. Sarkissian n’a toujours pas précisé ce qu’il envisage de faire après avril 2018. Il a seulement déclaré qu’il aimerait « jouer un rôle, dans une certaine mesure, pour assurer la sécurité de notre peuple ».

Les membres seniors du Parti Républicain arménien (HHK) de Sarkissian ont été clairs quant à son avenir politique.

« Ceux qui parlent d’une révolution de velours annoncent depuis des années [que cela se passera] demain », a déclaré le Ministre de la Justice Davit Harutiunian aux journalistes. « Maintenant, ils sont au moins le report de plusieurs mois et c’est le bienvenu ».

posté le 29 juin 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
Nouvelle condamnation suite aux émeutes d’Érevan

Un militant de l’opposition arménienne a été condamné à trois ans et demi de prison mardi pour son rôle présumé dans les affrontements de l’an dernier entre la police anti-émeute et les partisans des hommes armés qui ont occupé un poste de police à Erevan.

Un tribunal de district de la capitale arménienne a jugé Ararat Khandoyan coupable d’avoir agressé des policiers, ignorant ses protestations d’innocence. L’avocat de Khandoyan considère cette décision injuste et de politiquement motivée.

Des centaines de sympathisants radicaux de l’opposition se sont battus contre la police près du commissariat assiégé dans le district sud d’Erebuni à Erevan en juillet 2016. La foule en colère a tenté de traverser un cordon de police, de frapper les forces de l’ordre et de leur jeter des pierres. Les policiers ont repoussé et dispersé la foule, en utilisant des boucliers, des matraques et des grenades d’étourdissement.

La police a déclaré que 46 policiers ont été blessés lors les affrontements qui ont éclaté trois jours après la prise du commissariat par les membres armés du mouvement d’opposition Parlement Fondateur. Parmi les hommes armés qui ont réclamé la démission du président Serge Sarkissian et la libération de leur chef incarcéré, Zhirayr Sefilian, se trouvait le frère de Khandoyan, Arayik.

La police a arrêté des douzaines de personnes, certains d’entre eux ont ensuite été poursuivis pour avoir participé à des « troubles de masse » et agressé des policiers. Deux d’entre eux ont été condamnés à trois ans de prison en décembre.

Dans son discours final prononcé peu de temps avant l’annonce du verdict de culpabilité, Khandoyan a insisté sur le fait qu’il n’avait pas frappé d’agents des forces de l’ordre ou appelé à la violence et devait donc être acquitté. Il a également rejeté une vidéo de la police comme preuve de sa participation à la manifestation de juillet 2016, affirmant qu’elle ne prouve pas les accusations portées contre lui.

Khandoyan a également déclaré que le juge président, Mnatsakan Martirosian, est « incapable d’administrer la justice ». « L’Arménie est gouvernée par un système d’oligarchisme criminel et il n’y aura pas de justice en Arménie », a-t-il annoncé.

L’avocat de Khandoyan, Ara Gharagyozian, a critiqué la décision qui a suivi, affirmant que le juge a été partial contre son client tout au long du procès. Il a déclaré qu’ils allaient donc faire appel devant un tribunal supérieur.

posté le 28 juin 2017 par Claire/armenews


ÉCONOMIE
Le gouvernement annonce une hausse des investissements en Arménie

Le ministre du Développement Économique, Suren Karayan a annoncé vendredi que le gouvernement arménien a déjà obtenu plus du tiers des 850 millions de dollars d’investissements qu’il a promis d’attirer dans l’économie nationale cette année.

Le premier ministre Karen Karapetian a réitéré cette promesse de nombreuses fois lors de la campagne pour les élections législatives d’avril dernier. Il a annoncé que la somme, équivalant à plus de 7% du produit intérieur brut de l’Arménie, proviendrait d’investisseurs privés étrangers et locaux ainsi que du budget de l’État et des prêts étrangers accordés à son gouvernement.

Karayan a insisté sur le fait « qu’environ 37 à 40% » des investissements promis sont déjà en cours. Mais il a refusé de préciser leurs sources.

« Nous ne pouvons pas faire connaître les noms, c’est un secret commercial », a-t-il déclaré aux journalistes. « Je ne peux que préciser les secteurs dans lesquels ces investissements ont été réalisés ».

Le ministre a précisé qu’au moins 10 000 nouveaux emplois seraient créés en Arménie, principalement dans le secteur manufacturier, avant la fin de l’année.

Les opposants politiques du gouvernement et d’autres critiques sont sceptiques à propos de ces promesses. En parlant au Parlement arménien cette semaine, Edmond Marukian, un chef de l’alliance d’opposition Yelk, a souligné que Karapetian n’a visité aucun pays d’Europe occidentale depuis qu’il est devenu Premier Ministre en septembre.

« Qu’est-ce qui est fait pour attirer ces investissements ? » demande Marukian. « Qui est censé aller [en Europe,] rencontrer ces personnes et apporter les investissements ? ».

Karayan a rejeté cet argument en précisant que « de nombreux » investisseurs européens potentiels se sont rendus en Arménie ces derniers mois. « Il y a quelques jours, des partenaires français étaient en visite », a-t-il ajouté. « Ils vont investir dans notre industrie légère et passer des commandes de production. Et lundi, nos partenaires du Danemark arriveront ».

L’économie arménienne était essentiellement stagnante l’année dernière au milieu d’une récession continue en Russie, le principal partenaire commercial de l’Arménie. Le cabinet de Karapetian s’attend à ce qu’il augmente d’au moins 3,2% en 2017. La Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ont prévu des taux de croissance légèrement inférieurs.

posté le 26 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
Hovannisian cherche à consolider l’opposition

Le chef de l’opposition, Raffi Hovannisian, appellera à nouveau les groupes d’opposition arméniens à s’associer lors du prochain congrès de son parti, Héritage, qui n’est plus représenté au parlement national.

Susanna Muradian, du parti Héritage, a déclaré vendredi que l’appel sera adressé aux forces « parlementaires et extraparlementaires » opposées au président Serge Sarkissian. Le parti de Hovannisian négocie déjà avec certains d’entre eux, a-t-elle ajouté.

« Héritage ne s’attend pas à ce qu’ils se rallient autour de lui », a précisé Muradian. « S’il s’avère que les discussions montrent qu’il est préférable de se rallier à quelqu’un d’autre ... nous serons prêts à nous rallier à celui qui proposera un meilleur plan d’action ».

Héritage s’est déjà associé à l’ancien Ministre de la Défense, Seyran Ohanian, et à l’ex-Ministre des Affaires Étrangères, Vartan Oskanian, pour se lancer dans les élections législatives du 2 avril. L’Alliance ORO a obtenu seulement 2% du vote, soit beaucoup moins que le seuil minimum de 7% qui permet d’obtenir des sièges dans le nouveau parlement arménien.

Les dirigeants d’ORO ont rejeté les résultats des votes officiels pour cause de fraude mais se sont abstenus de mettre en place des manifestations post-électorales. Ils font cependant profil bas depuis.

Jusqu’à présent, la proposition d’Hovannisian n’a pas reçu de réponse positive de la part des autres forces de l’opposition, y compris celles qui ont gagné des sièges à l’Assemblée Nationale.

Plus tôt ce mois-ci, Ohanian n’a pas exclu la possibilité de la transformation d’ORO en un seul parti politique. Il a également déclaré que l’opposition arménienne doit être préparée pour « une situation de force majeure » qui nécessiterait des manifestations anti-gouvernementales.

Muradien a également déclaré que les manifestations de rue risquaient d’être le seul moyen réaliste pour que l’opposition conteste le gouvernement. « Si les prétendues réformes constitutionnelles (promulguées en 2015) étaient censées conduire à de telles “élections“, nous devrons opter pour d’autres méthodes et moyens de lutte », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Hovannisian s’est réuni vendredi avec l’ambassadeur des États-Unis en Arménie, Richard Mills. « Mills et Hovannisian ont discuté d’un large éventail de questions relatives aux relations américano-arméniennes, à la sécurité régionale et aux développements mondiaux pressants », a déclaré le bureau du leader de l’opposition dans un court communiqué.

posté le 26 juin 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
Les charges contre Samvel Babayan revues à la baisse

Les autorités chargées de l’application de la loi ont un peu réduit les accusations criminelles portées contre Samvel Babayan, un général de l’armée à la retraite proche d’une alliance d’opposition.

L’avocat de Babayan, Avetis Kalashian, a révélé hier qu’il n’était plus accusé d’avoir transbordé des armes en Arménie. Il ne doit que faire face à des accusations de « circulation » illégale et de blanchiment d’argent, a précisé Kalashian.

Babayan risque jusqu’à 11 ans de prison s’il est reconnu coupable des accusations révisées. L’affaire pénale initiale pouvait l’entraîner derrière les barreaux pendant 13 ans.

Babayan a été arrêté le 21 mars, après que le Service de sécurité nationale (SSN) ait prétendu avoir confisqué un système de roquette sol-air fabriqué en Russie. Le SSN a allégué par la suite que le général, le plus important commandant militaire du Nagorno-Karabakh de 1993 à 1993, a payé deux autres hommes pour faire passer en contrebande les systèmes Igla de la Géorgie.

L’arrestation a eu lieu deux semaines avant les élections législatives. Babayan était officieusement affilié à l’alliance de l’opposition ORO dirigée par l’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, et deux autres politiciens de l’opposition. ORO a condamné l’affaire criminelle comme ayant une motivation politique.

Kalashian a déclaré que son client continue de claler son innocence. L’avocat a également déclaré que l’enquête criminelle est bouclés, ce qui signifie que Babayan sera prochainement jugé.

Le seul autre suspect arrêté dans l’affaire est Sanasar Gabrielian, un ami de longue date de Babayan qui a également participé activement à la guerre du Karabagh. Il est également accusé de possession d’armes illégales, une charge en partie qu’il avoue en partie.

“Il voulait acquérir des armes pour l’armée par des moyens légaux“, a déclaré Karapet Aghajanian, l’avocat de Gabrielian. Il a ajouté que le seul fait illicite de son client était de « s’occuper d’autres personnes qui ne respectaient pas ses espoirs ».

Plus tard en mars, la police en Géorgie a arrêté un citoyen arménien recherché par les autorités chargées de l’application de la loi à Erevan dans le cadre du même cas de contrebande. Il est apparu hier que l’homme identifié comme Robert A. n’a pas encore été extradé vers l’Arménie. Le Bureau du Procureur général a affirmé que les autorités géorgiennes n’ont toujours pas répondu à une demande d’extradition arménienne.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews

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