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Opposition


JUSTICE
Début du procès du chef d’opposition emprisonné

Le procès de Zhirayr Sefilian a débuté à Erevan vendredi, presque un an après que l’opposant politique a été arrêté pour avoir comploté une révolte armée contre le gouvernement arménien.

Sefilian, qui dirige le mouvement d’opposition du Parlement Fondateur, est accusé d’avoir acquis des armes et d’avoir formé un groupe armé à la fin de l’année 2015, afin de prendre le contrôle de bâtiments gouvernementaux à Erevan. Plusieurs autres suspects dans l’affaire sont également en détention.

Le juge Tatevik Grigorian, a rendu le 26 mai une décision d’ajournement de l’audience, car l’avocat de l’un des accusés était absent. La prochaine audience de la Cour est prévue pour le 30 mai.

L’avocat de Sefilian, Tigran Hayrapetian a affirmé après l’audience que les enquêteurs n’ont pas prouvé que son client avait effectivement commis les actes dont il était accusé.

Les procureurs de l’État affirment que le coup armé présumé a été déjoué lorsque les armes prétendument acquises par Sefilian ont été découvertes par la police. Selon l’acte d’accusation soumis à la cour, certains membres du groupe armé aurait refusé de participer à ce que le procureur décrit comme « le plan d’attaque de Sefilian », qui aurait menacé la vie de soldats arméniens. Les enquêteurs n’ont pas encore expliqué cette allégation.

Sefilian et d’autres membres seniors du Parlement Fondateur nient les accusations, qu’ils considèrent politiquement motivées.

Sefilian a été arrêté en juin 2016, moins d’un mois avant que trois douzaines d’hommes armés affiliés au Parlement Fondateur ne prennent le contrôle d’un poste de police à Erevan. Les hommes armés ont exigé que le président Serge Sarkissian libère leur chef ainsi que d’autres « prisonniers politiques » et démissionne. Ils ne se sont rendus aux autorités qu’après une prise d’otages de deux semaines qui a fait trois victimes parmi les policiers.

posté le 29 mai 2017 par Claire/armenews


EREVAN
Zaruhi Postanjian a déposé plainte auprès du tribunal pour fraudes électorales

Zaruhi Postanjian, chef de l’opposition du parti Yerkir Tsirani, a déposé hier une plainte auprès du tribunal administratif pour annuler les résultats des élections municipales du 14 mai à Erevan.

Yerkir Tsirani a terminé troisième dans la course qui opposait trois forces politiques. Il a obtenu 8 % des voix, et aura donc cinq membres dans le Conseil municipal qui compte 65 sièges. Le vainqueur est le parti républicain (HHK).

La semaine dernière, le parti de l’opposition a fait appel des résultats du vote auprès de la Commission électorale centrale (CEC), demandant l’annulation du résultat officiel des élections en raison de la “fraude à grande échelle mise en œuvre par le HHK avec l’aide des policiers“ qui, selon le parti d’opposition, comprenait achats de vote, orientations des électeurs, ainsi violence contre Postanjian et son mandataire.

La CEC a refusé cette requête, en faisant valoir qu’aucune preuve n’a été fournie pour justifier la réclamation de Yerkir Tsirani.

Après avoir soumis sa demande au tribunal administratif, Postanjian a de nouveau insisté sur le fait que le HHK a remporté les élections en raison de fraudes et de pressions sur les électeurs.

“Les citoyens n’ont pas eu la possibilité d’exercer leur droit de vote, et certains, intimidés, n’ont même pas participé aux élections“, s’est plainte Postanjian. “Parce que pour eux, il était clair que si, un candidat à la mairie et son mandataire pouvaient être soumis à la violence, alors, comment cela pouvait-il être une vraie élection ?“

Postanjian est allée personnellement dans l’un des bureaux de campagne du HHK, le jour du scrutin, pour exposer au grand jour ces achats de vote. Avec sa fille, Lilit Drampian, elle a été expulsée des locaux du HHK par des policiers appelés par des militants du parti au pouvoir.

Dans un communiqué publié peu de temps après l’incident, Postanjian, alors membre de l’Assemblée nationale, a affirmé que la violence a été utilisée contre elle et sa fille qui a eu une commotion cérébrale. Elle a également déploré l’absence de réponse des organes compétents en matière d’application de la loi. Le Service spécial d’enquête d’Arménie a ensuite lancé deux enquêtes en rapport avec l’incident.

posté le 25 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Elections  Erevan  Image 450  Justice  Opposition  Politique 


EREVAN
L’alliance Yelk assure avoir les preuves d’une fraude généralisée aux municipales

Une alliance de l’opposition a demandé aux autorités de se pencher sur certaines preuves présumées suggérant que les achats de vote par le parti au pouvoir de l’Arménie lors des élections municipales d’Erevan au début de ce mois ont été d’une nature “systématisée et centralisée“.

Le chef de la faction parlementaire d’opposition Yelk, Nikol Pashinian, a inclus avec sa demande hier adressée au procureur général certains documents qui ont été trouvés dans la poubelle près d’un des bureaux de campagne du Parti républicain (HHK). Ces documents en Arménie sont désormais connus sous le nom de “ZibiLeaks“.

Les documents en question, selon Yelk, mentionnent les sommes d’argent et les services rendus en donnant des coordonnées concrètes ainsi que des instructions à l’adresse des militants pour l’organisation du processus de distribution de l’argent aux citoyens.

Selon le bloc d’opposition, la police a également participé à ce processus, car l’un des documents a été envoyé par faxe à partir d’un numéro de téléphone appartenant à la police.

Un député de l’alliance Yelk, Edmon Marukian, a déclaré qu’ils seraient cohérents pour s’assurer que les procureurs ouvrent des procédures dans l’affaire et punissent les responsables.

“Nous avons recueilli cette preuve et avons promis d’être cohérent“, a-t-il déclaré.

Yelk a obtenu 21 % des voix lors des élections municipales du 14 mai et formera la deuxième plus grande faction du Conseil municipal d’Erevan. Le HHK a remporté les élections avec plus de 71 % des voix et son candidat, Taron Markarian, a conservé son poste de maire.

Le HHK a indiqué avoir toujours refusé de dédommager en argent ou par des services les électeurs.

posté le 25 mai 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
C’est le HHK qui aura la majorité dans le nouvel organe parlementaire

Le parti républicain du président Serge Sarkissian, qui jouit de la majorité dans le Parlement actuel, sera également à la tête d’un nouvel organe qui sera créé dans le cadre de la récente réforme.

“Le rôle d’un individu sera également réduit au Parlement“, a nuancé Vahram Baghdasarian, chef de faction parlementaire du HHK, lors d’une entrevue avec le service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am), en commentant la création prévue d’un Conseil de l’Assemblée nationale.

Selon la loi révisée sur les règlements de l’Assemblée nationale, cette Chambre aura un Conseil qui détiendra de vastes pouvoirs. Ce corps composé du président du Parlement, de ses députés, d’un représentant de chaque comité permanent et d’une faction parlementaire approuvera l’ordre du jour des sessions ordinaires de l’Assemblée nationale, s’adressera à la Cour constitutionnelle pour mettre fin aux mandats d’un député, approuvera l’accréditation des journalistes et la tenue de conférences de presse.

Les décisions au Conseil devront être prises par vote. Conformément à la loi, le Conseil se réunira le lundi au cours des sessions ordinaires, à l’heure fixée par le président du Parlement.

Baghdasarian, qui représentera le HHK au Conseil, estime que ce corps augmentera l’efficacité du travail de l’Assemblée nationale. Le HHK et son partenaire de coalition, la FRA, devraient avoir une majorité dans ce corps : 11 des 17 membres du Conseil représenteront la majorité pro-gouvernementale.

« Nous essayons de réduire le rôle d’un individu dans toutes les sphères, y compris à l’Assemblée nationale, en privilégiant des organes plus collégiaux afin que les décisions soient prises à la suite de discussions », a expliqué le chef de la faction parlementaire du HHK.

Selon Baghdasarian, les réunions du Conseil seront ouvertes aux journalistes.

Quant à la majorité que le parti au pouvoir aura au Conseil, Baghdasarian a répliqué : “Ce n’est pas nous qui l’avons déterminée. Cela a été décidé à la suite des élections. Les gens l’ont déterminé. Si une majorité stable a été formée à la suite des élections, la force politique qui assume la responsabilité du pays doit jouer un rôle hégémonique. Je considère qu’il serait illogique que nous assumons la responsabilité et que les autres prennent les décisions.“

Edmon Marukian, de la faction d’opposition Yelk, a déclaré qu’avec un seul représentant dans le nouveau Conseil, ils n’auraient aucune influence sur le vote.

“Nous aurons notre voix là-bas... Mais il est clair que nous n’aurons aucune influence pendant le vote. Nous allons bien sûr essayer d’avoir un impact grâce à nos arguments, mais au niveau du vote, ils peuvent voter comme ils le souhaitent. Et ce qui s’est passé dans la Chambre se produira aussi là“, a prédit Marukian.

Pendant ce temps, la deuxième plus grande faction parlementaire représentée par l’Alliance Tsarukian, considère la formation du Conseil comme un progrès. “Je considère que la formation de ce Conseil est un pas en avant au motif que, en termes de prise de décision, cela assurera son caractère collégial“, a déclaré Mikael Melkumian (vice-président de l’Alliance).

posté le 25 mai 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
Appel de l’opposition rejeté : validation du résultat officiel des élections municipales

La Commission électorale centrale d’Arménie a confirmé hier les résultats définitifs des élections municipales du 14 mai à Erevan, rejetant l’appel interjeté par un parti de l’opposition qui prétendait qu’il y avait eu lors du scrutin des achats à grande échelle de vote et une pression sur les Arméniens pour voter en faveur du parti au pouvoir.

Le parti républicain (HHK) a officiellement obtenu 71 % des voix, l’alliance Yelk de l’opposition ayant eu 21 % et Yerkir Tsirani environ 8 %.

Les trois forces qui ont participé aux élections se sont rendues au Conseil des Aînés d’Erevan, qui compte 65 membres, où ils auront respectivement 46, 14 et 5 représentants.

Même si Yelk a également prétendu qui y avait eu des achats de voix en faveur du HHK, seul Yerkir Tsirani a formellement déposé une requête à la CEC, exigeant l’annulation des résultats des élections.

Le parti dirigé par Zaruhi Postanjian a affirmé que le HHK avait commis une fraude à grande échelle lors de l’élection, avec l’aide de policiers, incluant l’achat de vote, l’orientation des électeurs, ainsi que la violence directe contre Postanjian.

Postanjian est allé personnellement dans l’un des bureaux de campagne de HHK, situé dans le district du maire sortant Taron Markarian, le jour du vote, pour exposer ce qu’elle prétendait être un régime d’achat de vote. Avec sa fille, Lilit Drampian, elle a été expulsée des locaux du HHK par des policiers appelés par des militants du parti au pouvoir.

Dans un communiqué publié le 15 mai, Postanjian a affirmé que la violence a été utilisée contre elle et sa fille, qui souffrait d’une commotion cérébrale. Elle a également déploré l’absence de réponse immédiate des organes chargés de l’application de la loi. Deux enquêtes criminels ont ensuite été lancés par le Service d’enquête spéciale dans le cadre de l’incident.

Dans sa demande, le parti d’opposition a également allégué que les documents liés aux élections conservés dans les coffres-forts dans les circonscriptions électorales avaient été falsifiés en faveur du HHK.

Au cours de la réunion d’hier de la CEC Postanjian a accusé l’organe électorale de ne pas l’avoir informé de la date et de l’heure de l’audience.

Tigran Mukuchian, chef de la CEC, a toutefois insisté sur le fait que Postanjian et Yerkir Tsirani ont été informés par téléphone en temps utile. Mukuchian a déclaré que dans sa demande, la partie n’a pas apporté de preuves qui pourraient servir de base pour annuler les résultats des élections d’Erevan. Finalement, la CEC a rejeté l’appel de Yerkir Tsirani et a approuvé les résultats définitifs des élections.

Postanjian a allégué que Mukuchian agissait sous pression alors qu’elle ajoutait que l’un des représentants de son parti a été informé de la réunion de la CEC tard samedi et ne pouvait pas arriver à Erevan depuis Gumri tôt le matin.

“Nous allons nous tourner vers la Cour“, a déclaré Postanjian, soulignant que Yerkir Tsirani continuera à lutter “pour créer un mouvement de résistance nationale qui renversera le régime actuel“.

posté le 22 mai 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Divergence concernant un comité des droits de l’homme au sein du Parlement

Les membres de la faction de l’opposition Yelk dans le Parlement nouvellement élu d’Arménie ont cherché vendredi à convaincre le Parti républicain (HHK) de garder un comité permanent des droits de l’homme malgré la décision de réduire le nombre de ces comités, qui passeront de 12 à 9.

En vertu de la nouvelle structure proposée par le HHK, les questions relatives aux droits de l’homme seront discutées au sein d’un comité qui sera chargé des questions d’état et juridiques. Les membres de l’opposition trouvent que cela envoie un mauvais message au public.

Edmon Marukian, un membre de premier plan de la faction Yelk, a craint que la « dissolution » du comité des droits de l’homme et la réduction du nombre de comités fasse partie d’un plan gouvernemental visant à empêcher qu’un représentant de l’alliance de l’opposition ne soit élu président.

En vertu de la nouvelle Constitution de l’Arménie et de la législation réformée, un membre de l’opposition aurait une telle opportunité.

Pendant ce temps, le HHK a indiqué qu’un de ses membres dirigera le comité global, au sein duquel un sous-comité des droits de l’homme pourrait être créé.

“Vous ne voulez pas garder ce comité afin que Yelk ne puisse pas avoir un président du comité au Parlement. C’est l’essence même de cette proposition “, a regretté Marukian, se référant aux déclarations de différents fonctionnaires selon lesquelles le rôle de l’opposition dans le système parlementaire augmentera.

“Si un membre du HHK dirige un comité chargé des questions relatives aux droits de l’homme, ce sera comme s’il n’y avait aucun comité“, a ajouté Nikol Pashinian, chef de la faction Yelk.

Les représentants de HHK ont écarté les motifs politiques. Le député Hrair Tovmasian a expliqué que le maintien de chaque comité coûte jusqu’à 165 000 $ pendant cinq ans.

Vahram Baghdasarian, chef de la faction HHK, est allé plus loin, accusant Yelk de chercher un “poste“. “En d’autres termes, avez-vous besoin d’une voiture officielle, d’un poste de président du comité ou voulez-vous garder vos principes ? De certains de vos discours ici j’ai compris que l’opposition radicale veut avoir une position au pouvoir “, a-t-il expliqué.

Les principaux militants des droits de l’homme en Arménie ont critiqué la décision du HHK concernant le comité parlementaire.

Artur Sakunts croit qu’un comité des droits de l’homme pourrait jouer un rôle clé dans la surveillance parlementaire de l’accomplissement par l’Arménie des engagements internationaux et pourrait donc avoir une plus grande importance politique. “Mais l’incorporer dans un comité sur les questions d’état et de droit en fait une structure d’importance secondaire“, a-t-il assuré lors d’un entretien avec le service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am).

posté le 22 mai 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



MUNICIPALES A EREVAN
La CEC va étudier la demande d’invalidation du scrutin malgré l’absence de preuves transmis

La requête déposée par le parti d’opposition Yerkir Tsirani exigeant l’annulation des résultats des élections municipales de dimanche à Erevan va être étudiée, a assuré Tigran Mukuchian, chef de la Commission électorale centrale (CEC) de l’Arménie.

“Ce que nous pouvons dire dès à présent, c’est qu’une telle demande nous a bien été transmise, une demande qui comprend deux feuilles de papier et à laquelle aucun autre matériel n’a été joint“, a précisé Mukuchian.

Yerkir Tsirani, dirigé par Zaruhi Postanjian, a présenté cette requête mardi, alléguant des violations généralisées, y compris l’achat de votes, la violence contre son candidat à la mairie, et d’autres fraudes, commis lors des élections. Le Parti républicain (HHK) et son candidat, le maire sortant Taron Markarian, a officiellement remporté plus de 71 % des suffrages.

Postanjian, dont le parti a terminé troisième avec environ 8 % des voix, s’est rendue personnellement dans l’un des bureaux de campagne du HHK situé dans le district d’origine de Markarian à Avan le jour du vote pour exposer ce q’uelle prétendait être un régime d’achat de vote. Avec sa fille, Lilit Drampian, elle a été expulsée des locaux du HHK par des policiers appelés par des militants du parti au pouvoir.

Dans un communiqué publié le lendemain, Postanjian a affirmé que la violence a été utilisée contre elle et sa fille, qui a eu une commotion cérébrale. Elle a également déploré l’absence de réactions des organes compétents en matière d’application de la loi. (Le Service spécial d’enquête de l’Arménie a signalé hier que des procédures pénales ont été engagées dans le cadre de l’affaire impliquant Postanjian).

Dans sa demande, Yerkir Tsirani a déclaré que “tous les faits et documents vidéo justifiant cette requête seront soumis à la CEC, si nécessaire“.

Le parti d’opposition a notamment affirmé qu’“environ 10 000 bulletins de vote avaient été cochés en faveur du HHK avant d’être amenés dans les bureaux de vote“. Selon Yerkir Tsirani, les bulletins de vote qui ont ensuite été donnés aux électeurs rendaient automatiquement invalide le fait de cocher autre chose. “Mais des centaines de milliers de votants n’étaient pas au courant et n’ont pas fait invalider leurs bulletins de vote“, a expliqué le parti d’opposition.

Réagissant à cette allégation, Mukuchian a rétorqué : “Il y avait environ 8 000 bulletins de vote qui ont été invalidés. Par conséquent, nous ne pouvons pas parler de 10 000. En ce qui concerne es hypothèses, elles ne peuvent être faites que s’il y a certaines preuves probantes“.

posté le 18 mai 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
L’ombudsman remet en cause l’utilisation de la force contre Zaruhi Postanjian

L’ombudsman des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, a remis en question l’utilisation de la force par la police contre Zaruhi Postanjian, candidate de l’opposition aux élections municipales d’Erevan de dimanche dernier. Elle s’était faite expulsée de force d’un bureau de campagne du parti républicain (HHK), qu’elle accusait de soudoyer les électeurs.

Postanjian, députée du Parlement sortant et chef du parti Yerkir Tsirani qu’elle a récemment créé, et sa fille, Lilit Drampian, ont été expulsées des locaux utilisés pour la campagne du maire Taron Markarian.

Postanjian et Drampian ont été agressées au cours du processus d’expulsion. La fille de 22 ans de la candidate a été hospitalisée après l’incident, elle aurait eu une commotion cérébrale.

“Postanjian est encore membre du Parlement et candidate aux élections. C’est très important et cela aurait dû être pris en compte par la police pour prendre les mesures appropriées“, a déclaré Tatoyan dans un entretien hier.

“Dans toute situation, la police doit montrer une attitude respectueuse vis-à-vis des citoyens. Cela est, après tout, un facteur important pour la confiance de la population envers la police. En ce qui concerne cette situation particulière, nous avons immédiatement rédigé un rapport et l’avons envoyé à la police pour qu’une enquête interne soit lancée le plus tôt possible “, a ajouté Tatoyan.

L’ombudsman a souligné que son bureau a contacté la police sur ce sujet et a déclaré qu’une enquête était actuellement en cours.

Pendant ce temps, Postanjian elle-même a publié une déclaration lundi, déplorant le manque de réponse appropriée des organes d’application de la loi.

Plus tôt, le HHK avait déclaré que l’entrée de Postanjian au bureau de campagne était injustifiée et que ses activistes avaient agi correctement en contactant la police. Eduard Sharmazanov, porte-parole du HHK et directeur de la campagne électorale de la ville pour le parti au pouvoir, a même déclaré qu’il avait demandé à son personnel de ne pas la laisser entrer les locaux.

“Le comportement de Postanjian était illégal. Pendant une heure entière, le travail de notre bureau de campagne dans le district d’Avan a été perturbé en raison de la conduite inappropriée et anormale de Postanjian“, a-t-il déclaré.

Sharmazanov a également défendu les actions de la police. “Ce ne fut pas un usage d’une force grossière. Les organismes d’application de la loi ont fait ce qu’ils devraient faire. De plus, ils auraient dû le faire plus tôt “, a-t-il ajouté.

Le chef de la Commission électorale centrale, Tigran Mukuchian, n’a pas déclaré que le Code électoral interdit aux citoyens d’entrer dans les bureaux de campagne des partis politiques, mais il a insisté lundi sur la « présomption de raisonnabilité ». “ En d’autres termes, s’il s’agit d’un territoire où quelqu’un travaille, et si quelqu’un d’autre veut y pénétrer, alors que la personne qui possède légalement le territoire ne veut pas, la personne qui veut entrer ne peut pas le faire “, a t-il explicité.

posté le 17 mai 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
Le parti Yerkir Tsirani demande l’annulation des résultats des municipales

Le parti Yerkir Tsirani, dirigé par la parlementaire d’opposition Zaruhi Postanjian, a demandé à la Commission électorale centrale (CEC) d’annuler les résultats des élections municipales de dimanche à Erevan, affirmant qu’il y a eu des fraudes et des violations à grande échelle, et notamment des achats de voix par le parti au pouvoir.

Yerkir Tsirani, qui a été fondé quelques semaines seulement avant les élections, a recueilli près de 8 % des voix, ce qui lui a permis de former une faction minoritaire de cinq membres dans le Conseil municipales de 65 sièges de la capitale arménienne.

Une autre force d’opposition - l’alliance Yelk - a gagné 21 % des voix lors de ces élections gagnées par le parti républicain et son maire sortant, Taron Markarian, par plus de 71 %.

Dans sa demande adressée à la CEC, Yerkir Tsirani a mis en avant la fraude à grande échelle mise en œuvre par le HHK avec l’aide de policiers : pour eux, il y a eu notamment des achats de vote, ainsi que de la violence contre Postanjian et son mandataire.

Postanjian est allée personnellement à l’un des bureaux de la campagne HHK situé dans le quartier d’origine de Markarian à Avan le jour du vote pour exposer au grand jour ce qu’elle prétendait être un régime d’achat de vote. Avec sa fille, Lilit Drampian, elle a été expulsée des locaux de HHK par des policiers appelés par des militants du parti au pouvoir.

Dans un communiqué publié lundi, Postanjian a affirmé que la violence a été utilisée contre elle et sa fille, qui a eu une commotion cérébrale. Elle a également déploré l’absence de réponse des organes compétents en matière d’application de la loi.

En citant ces violations et d’autres observées au cours des élections, le parti d’opposition a également allégué que les documents liés aux élections conservés dans les coffres-forts dans les circonscriptions électorales avaient été falsifiés en faveur du HHK.

“Nous exigeons que, sur la base de l’article 142 du Code électoral, les résultats des élections soient annulés, car les violations susmentionnées ont eu un impact sur le résultat des élections et ne peuvent être réparées“, a déclaré le parti d’opposition.

Les préoccupations exprimées par Yerkir Tsirani, Yelk et d’autres groupes politiques et civiques arméniens ont fait écho lundi auprès d’bservateurs locaux, qui ont parlé d’un large éventail de violations, y compris la pression sur les électeurs, l’utilisation de ressources administratives, la présence d’observateurs « faux », des obstructions au travail des observateurs et même des violences et menaces contre eux lors d’une conférence de presse à Erevan.

Les représentants de HHK ont écarté ces accusations, insistant sur le fait que “les quelques violations“ enregistrées au cours des élections n’ont pas eu d’impact significatif sur le résultat du vote qui, autrement, représentait « un pas en avant sérieux » par rapport aux élections municipales précédentes.

Le président du CEC, Tigran Mukuchian, a également suggéré que des incidents et des violations signalés pendant le vote ne pouvaient pas éclipser le processus électoral dans son ensemble et que le processus a eu lieu conformément aux exigences du Code électoral.

posté le 17 mai 2017 par Claire/armenews