Nouvelles d'Arménie
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Bulgarie


CORRUPTION
Fonds azerbaïdjanais : le mari de la patronne de l’Unesco visé par une enquête

Sofia, 7 sept 2017 (AFP) - Sofia a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête visant le représentant bulgare auprès de la Berd, Kalin Mitrev, par ailleurs époux de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, dans le cadre d’une affaire de versements de fonds azerbaïdjanais à des décideurs européens. L’enquête porte notamment sur un possible “blanchiment d’argent“, a annoncé le parquet bulgare, au surlendemain de la publication par des journaux européens d’une enquête accusant Bakou d’avoir dépensé 2,5 milliards d’euros entre 2012 et 2014 pour s’attacher des soutiens à l’étranger.

“Après la publication d’informations portant que des versements effectués par des sociétés azerbaïdjanaises sur des comptes de Kalin Mitrev“, l’enquête vise à déterminer s’il y a eu ou non “fraude fiscale“ et “blanchiment d’argent“, a précisé le parquet bulgare dans un communiqué.

Le cas de M. Mitrev a par ailleurs été abordé jeudi au cours d’une réunion ministérielle, a annoncé le gouvernement conservateur. D’après les explications fournies par l’intéressé, “nous ne voyons pas de violation“ de la loi, a assuré le ministre des Finances, Vladislav Goranov.

Kalin Mitrev, 65 ans, est depuis 2014 le représentant de la Bulgarie auprès de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), après avoir déjà occupé ces fonctions de 1996 à 1997 et de 2002 à 2009. Il est l’époux d’Irina Bokova, la patronne bulgare de l’Unesco depuis 2009. Un éventuel “limogeage de Kalin Mitrev (de son poste à Berd) ne fait pas partie des compétences“ du gouvernement bulgare, a souligné M. Goranov.

M. Mitrev, qui selon l’enquête de presse a touché 425.000 euros de la société azerbaïdjanaise Avuar Co, a reconnu mercredi dans le journal bulgare “24 tchassa“ un travail de “consultant“, assurant s’être acquitté de tous les impôts dûs en Bulgarie.

Selon lui, l’information sur ce contrat a été présentée “de façon tendancieuse pour suggérer que mon travail couvrait un commerce d’influence, et pour impliquer ma femme, Irina Bokova, dans un schéma de corruption“, a-t-il déploré.

“Il est incorrect d’impliquer mon nom. Je n’ai rien à faire avec ce cas“, a pour sa part assuré dans les colonnes du journal Mme Bokova.

Intitulée “Laundromat“ (“Lessiveuse“), l’enquête publiée mardi par une dizaine de journaux européens décortique plus de 16.000 transactions suspectes passées par l’Azerbaïdjan pour montant total de 2,5 milliards d’euros, dans le cadre de ce qui a été surnommé une “diplomatie du caviar“.

Après ces révélations, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a de son côté nommé trois experts indépendants pour enquêter sur les allégations visant certains de ses élus.

posté le 7 septembre 2017 par Ara/armenews


AZERBAÏDJAN
La journaliste Bulgare qui a révélé les liens entre l’Azerbaïdjan et Daesh par la fourniture d’armes...licenciée !

La journaliste Bulgare, Dilyana Gaytandzhieva qui avait révélé dans un article paru le 2 juillet dans le journal bulgare « Trud Daily » (Travail), que les vols des compagnies d’Azerbaïdjan approvisionnaient en armes les soldats de l’Etat Islamique en Irak et en Syrie a été licenciée ! Selon la journaliste, les services de sécurité de la Bulgarie l’ont interrogé le 24 août au sujet de ses révélations quant à la fourniture d’armes de l’Azerbaïdjan à Daech et Al Nusra par des vols de la compagnie azérie Silk Way. Après l’interrogatoire, elle a été écartée du journal « Trud Daily » par sa rédaction. D. Gaytandzhieva affirmait vouloir continuer son enquête sur ce dossier particulièrement sensible. Sa rédaction ne lui a pas laissé le temps.

Krikor Amirzayan

posté le 26 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


FOOTBALL-BULGARIE
L’arméno-bulgare Edouard Yeranossian entraîneur de Lokomotiv Plovdiv (Bulgarie) limogé

Lors de la 27e journée du championnat de football de Bulgarie dimanche 10 avril, après la défaite sur le score de 5-0 de Lokomotiv Plovdiv à Sofia face au Levski Sofia, l’entraîneur de Plovdiv, l’arméno-bulgare Edouard Yeranossian (56 ans) fut écarté de sa fonction par la direction du club. Après la 27e journée, Lokomotiv Plovdiv était avec 39 points à la 6e place du classement. Avant Lokomitiv Plovdiv, Edouard Yeranossian avait exercé ses talents en entraînant de nombreux clubs tels que Ludogorets, Beroen, Enosis (Chypre) ou « Kabourskorp » (Angola).

Krikor Amirzayan

posté le 12 avril 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Bulgarie  Image 450  Sports 


HOMMAGE D’ALEXANDRE MALEK AZARIAN
Tzvetan Todorov, ou la puissance de la modération

« Permettez-moi d’être un peu sceptique », aura sans doute été l’expression favorite de cet humaniste critique.

Celui qui s’en est allé le 7 février dernier était un penseur discret et résolument sobre. Sa stature, ses prises de position toujours mesurées qui privilégiaient d’abord l’homme plutôt que les idées pures et son scepticisme font de lui un témoin incontournable des dérives et des espérances du XXe siècle.

Né à Sofia en Bulgarie en 1939, Todorov vivra son enfance et adolescence sous un régime communiste - expérience qui le marquera à jamais et le vaccinera contre la tentation de faire le panégyrique des idéaux qui finiront par broyer l’homme.

En 1956, trois ans après la mort de Staline, il reçoit un premier choc avec la parution du rapport Khrouchtchev sur les crimes staliniens, puis un deuxième avec la répression de l’insurrection de Budapest par l’armée soviétique. Il entre à l’université et choisit délibérément d’étudier la littérature afin d’éviter de tomber dans les rets de l’idéologie communiste. Il parviendra à quitter la Bulgarie en 1963 pour gagner la France. Il n’a alors que 24 ans.

Installé en France, il cherchera à savoir comment naît l’art d’écrire et, influencé par Benveniste et Barthes, il se consacrera à la sémiologie, cette science qui part du principe que le langage ne relève que d’un système de signes. Ce sera la grande époque du structuralisme où l’on va débusquer le sens caché dans les structures de l’écriture, les codes et les signes.

Opérant un revirement à partir des années 1980, Todorov se penchera sur la « signature humaine » à l’œuvre dans toutes les manifestations et expressions culturelles et spirituelles. Dans Mémoire du mal, tentation du bien, paru en 2000, ou dans Insoumis (2015), il mettra à l’honneur les parcours de vie de quelques personnalités atypiques (Etty Hillesum, Germaine Tillion, Nelson Mandela, David Shulman, Edward Snowden, Malcolm X, Boris Pasternak, Alexandre Soljenitsyne) qui ont su concilier exigence morale et action publique tout en ayant évité de céder à la haine et au sentiment de vengeance.

Dans son livre posthume qui est paru le 14 février intitulé Le Triomphe de l’artiste (Flammarion), cet humaniste critique va jusqu’à relier totalitarisme et ultralibéralisme en mettant à nu les ressorts autoritaires qui sous-tendent les sociétés occidentales marquées par l’uniformisation des esprits. Il dénonce également l’hubris, cette volonté démesurée des Occidentaux à vouloir « libérer le monde du mal » en faisant couler le sang :

« Vouloir éradiquer l’injustice de la surface de la Terre ou même seulement les violations des droits de l’homme, instaurer un nouvel ordre mondial dont seraient bannies les guerres et les violences, est un projet qui rejoint les utopies totalitaires dans leur tentative pour rendre l’humanité meilleure et établir le paradis sur Terre », écrit-il.

Saluons le parcours de ce penseur de la liberté qui aura inlassablement mené à travers ses livres un combat contre les utopies totalitaires et révolutionnaires sans jamais avoir cessé de croire en l’homme. A l’heure de la montée en puissance des extrémismes en Europe et au moment même où la Turquie s’enfonce inexorablement dans le tunnel du totalitarisme, le message de Tzvetan Todorov est là pour nous empêcher de baisser la garde.

Alexandre Malek Azarian

posté le 16 février 2017 par Claire/armenews


BULGARIE
Echauffourées dans le principal camp de migrants de Bulgarie

Des échauffourées ont éclaté jeudi dans le principal camp de migrants de Bulgarie à Harmanli, près de la frontière turque, impliquant environ 1.500 d’entre eux dans un contexte de tensions croissante dans les Balkans, a annoncé la police.

Les migrants ont mis le feu à des pneus et jeté des pierres sur les forces de l’ordre, nécessitant l’intervention de quelque 250 policiers, gendarmes et pompiers, a-t-on précisé de même source.

Ils entendaient protester contre une mesure de confinement prise cette semaine afin d’éviter la propagation d’un début d’épidémie de galle.

La situation était “sous contrôle“ à la mi-journée et “des négociations ont été engagées entre les migrants en colère et l’agence nationale des réfugiés“, a indiqué une porte-parole de la police, Nina Nikolova, à l’AFP.

Au total, les échauffourées ont impliqué “environ la moitié“ des 3.000 migrants hébergés à Harmanli, soit “quelque 1.500 personnes“, a-t-elle précisé.

Ces incidents surviennent dans un contexte de tensions croissantes en Bulgarie et en Grèce notamment après un renforcement des contrôles aux frontières qui freine la progression des migrants vers l’ouest de l’Europe.

Selon les estimations officielles, quelque 13.000 migrants, principalement des Afghans, sont actuellement bloqués en Bulgarie. Plusieurs dizaines de milliers de migrants le sont par ailleurs en Grèce, principal pays d’entrée dans l’Union européenne depuis la Turquie.

posté le 25 novembre 2016 par Stéphane/armenews


GENOCIDE DES ARMENIENS
L’Association internationale des Bulgares reconnait et condamne le génocide des Arméniens

Du 15 au 16 octobre s’est tenue à Varna (Bulgarie) la 7e assemblée de « l’Association internationale des Bulgares » en présence de très nombreux représentants d’associations bulgares venus de Bulgarie et de nombre d’autres pays. Lors de cette réunion fut voté à l’unanimité un texte reconnaissant et condamnant le génocide des Arméniens en tant que crime contre l’humanité qui provoqua la mort de 1,650 million d’Arméniens. Selon le ministère arménien des Affaires étrangères, cette déclaration va être proposée à l’Assemblée nationale de la Bulgarie pour son vote.

Krikor Amirzayan

posté le 22 octobre 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Bulgarie  Génocide 


DIPLOMATIE-ARMENIE-BULGARIE
Visite officielle en Arménie du ministre des Affaires étrangères de Bulgarie le 27 et 28 juin

Le ministre Bulgare des Affaires étrangères, Daniel Mitov effectuera une visite officielle de deux jours, le 27 et 28 juin en Arménie. Selon le ministère arménien des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie Bulgare sera reçu par le président Arménien Serge Sarkissian à Erévan. Daniel Mitov rencontrera également le président du Parlement arménien. Le 27 juin à l’issue d’une rencontre avec le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian, le chef de la diplomatie Bulgare effectuera une déclaration de presse commune.

Krikor Amirzayan

posté le 26 juin 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Bulgarie  Diplomatie 


BULGARIE
Georgi Dimov : la levée de l’immunité des députés et la reconnaissance du génocide arménien de l’Allemagne ont mis fin à la possibilité d’une adhésion de la Turquie

Georgi Dimov, ancien consul général de la Bulgarie à Edirne (Turquie), s’est exprimé le 13 juin à la Radio FOCUS.

Selon lui, l’adoption du projet de loi sur la levée de l’immunité des députés et la reconnaissance du génocide arménien de l’Allemagne ont mis fin à la possibilité d’une adhésion de la Turquie.

“Ces deux développements clés dans les derniers jours - l’un d’entre eux à l’intérieur de la Turquie, [tandis que] l’autre [a eu lieu] sur la“ scène internationale “- nous montrent sous une forme plus concise ce qui se passe chez notre voisin et le sud-est du point de vue de l’Ouest“ a noté Georgi Dimov.

À son avis, la levée de l’immunité des députés et des pouvoirs accrus aux forces de sécurité pourraient viser notamment à étouffer la voix de l’opposition.

L’ancien consul général a ajouté l’expansion du terrorisme présentait des risques pour les personnes d’origine bulgare en Turquie et les touristes qui visitent le pays.

posté le 21 juin 2016 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Bulgarie 


BULGARIE
Génocide Arménien : La Turquie fait du chantage à la Bulgarie

Trois municipalités bulgares ne recevront pas de financement de l’UE dans le cadre des programmes de coopération transfrontalière entre la Bulgarie et la Turquie. La raison en est que la Turquie a interdit les partenariats avec les municipalités qui reconnaissent le génocide arménien.

Les municipalités bulgares de Burgas, Haskovo et Svilengrad n’ont aucune chance de recevoir de l’argent de l’UE, en raison des obstacles dressés par la Turquie, un Etat non membre de l’UE a rapporté le 14 mars la chaîne de télévision publique bulgare bTV.

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Le problème provient du ministère turc des Affaires étrangères, qui interdit de travailler avec les municipalités qui reconnaissent le génocide arménien de 1915.

Comme les municipalités bulgares ne sont plus en situation de trouver un partenaire turc afin de mettre en œuvre des projets communs, elles ont perdu plusieurs millions d’euros.

Les projets les plus importants concernent l’environnement et plus particulièrement la prévention et l’atténuation des catastrophes naturelles.

Pour la Bulgarie, la question constitue à la fois un scandale diplomatique et économique. Dans la région de Haskovo, chaque hiver, les rivières détruisent les ponts et les barrages, et inondent les villages. Le gouvernement local ne dispose pas des ressources nécessaires pour faire un travail de prévention. Voilà pourquoi il comptait sur le partenariat régional financé par l’UE avec la municipalité turque d’Edirne. Mais désormais, le projet est mort, parce que la Turquie est revenue sur cette coopération.

Selon Maire d’Edirne, Recep Gürkan, la décision du ministère turc des Affaires étrangères est définitive :

“Avec Haskovo nous avons très bien travaillé, mais nous avons une interdiction de notre ministère des Affaires étrangères. La raison en est une décision du conseil municipal d’Haskovo de l’année dernière, qui a utilisé le motif du génocide arménien pour nommer un parc dans la ville “, a déclaré Gürkan.

Les déclarations condamnant le génocide arménien, adoptées par les conseils municipaux de Bourgas et Svilengrad, ont mis ces municipalités sur la liste noire de la Turquie. Le ministère bulgare de l’Environnement a été informé de l’affaire.

Parlant à bTV, Gürkan a conseillé aux municipalités bulgares de revenir sur leur vote. Si le conseil municipal d’Haskovo annule sa décision d’utiliser le génocide arménien comme un motif pour nommer un parc, la coopération pourrait recommencer a-t-il dit. Et il a ajouté que la municipalité bulgare de Yambol s’était exécuté.

“Personne ne peut interférer (sur) la façon dont nous allons nommer une rue ou un parc,“ a rétorqué Dobri Belivanov le maire d’Haskovo .

Avant l’interdiction d’Edirne de travailler avec ces communautés sur les projets, la Turquie avait officiellement mis fin aux relations diplomatiques avec leurs maires. Avec Haskovo, par exemple, le jumelage a été gelé.

Bruxelles ne peut rien faire

Apparemment, l’UE ne peut qu’arrêter le financement, parce que les projets transfrontaliers nécessitent un partenaire dans un pays voisin. Par conséquent, le risque que les municipalités bulgares perdent leur financement de l’UE en raison des jeux politiques joués par Ankara est réel rapporte bTV.

Les relations turco-bulgares se sont récemment détériorées. La Bulgarie a déclaré persona non grata un diplomate turc travaillant au consulat général à Burgas. Une source gouvernementale a déclaré que le diplomate turc a mené des activités qui violent la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

posté le 16 mars 2016 par Stéphane/armenews