Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Bielorussie


DROITS DE L’HOMME
Interpol nie avoir publié un mandat d’arrêt contre le blogueur Lapshin

Contrairement aux allégations du président biélorusse Alexander Lukashenko, Interpol a déclaré qu’il n’avait jamais publié de mandat d’arrêt international contre le blogueur russe-israélien qui a été extradé vers l’Azerbaïdjan la semaine dernière.

Lukashenko avait affirmé le 3 février que Alexander Lapshin avait été arrêté à Minsk en décembre parce que “l’Azerbaïdjan a interjeté appel à Interpol, pas à nous.“ “Nous l’avons arrêté conformément à la décision d’Interpol et nous devons le remettre à l’Azerbaïdjan conformément à toutes les lois et règlements“, avait t-il stipulé lors d’une conférence de presse dans la capitale biélorusse.

Lapshin a été remis à l’Azerbaïdjan le 7 février pour faire face à des accusations d’entrée illégale sur le territoire azerbaïdjanais, qui découlent de ses voyages passés au Haut-Karabagh. Cette extradition a été critiquée par la Russie et l’Arménie.

La police arménienne a déclaré vendredi qu’elle avait demandé à Interpol de préciser si elle avait effectivement aidé les autorités azerbaïdjanaises à arrêter le blogueur de 40 ans.

Dans une réponse écrite publiée par un porte-parole de la police arménienne, le Secrétariat général de l’organisation de la police internationale a déclaré : “Nous avons vérifié et nous pouvons confirmer que cette personne est inconnue des bases de données d’Interpol“.

“Nous avons également transféré votre demande à notre service juridique et vous informerons dès que nous aurons plus d’informations“, a ajouté le secrétariat basé à Lyon, en France.

Le Bureau du Procureur général de la Biélorussie a confirmé plus tard dans la journée que Lapshin n’avait pas été placé sur une liste internationale de personnes recherchées. Un porte-parole de l’organisme d’application de la loi a déclaré à l’agence de presse RIA Novosti que le blogueur était détenu conformément à un traité signé par les anciennes républiques soviétiques qui composent la Communauté d’États indépendants.

posté le 13 février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Tensions accrues entre Minsk et Erevan

Après avoir vivement condamné l’extradition à Bakou par le gouvernement biélorusse du blogger russo-israélien Alexandre Lapshin, le gouvernement arménien a joint les actes à la parole en annonçant le lendemain même, jeudi 9 février, l’annulation de la visite que devait effectuer à Minsk un haut responsable des services de sécurité arméniens. Vartan Yeghiazarian, un chef adjoint de la police arménienne, devait se rendre dans la capitale biélorusse du 2 au 5 mars prochains, dans le cadre des cérémonies officielles marquant le 100e anniversaire de la création des unités de police de Biélorussie.

Le premier ministre arménien Karen Karapetian a décidé d’annuler ce déplacement par un décret posté sur le site web du gouvernement arménien, sans expliquer les raisons de cette annulation. Les raisons de cette décision sont néanmoins évidentes, et doivent être mises sur le compte des mesures de rétorsion appliquées par l’Arménie après l’extradition du blogger, qui a suscité une vive indignation tout particulièrement à Erevan, où la décision de la Biélorussie a été perçue comme une trahison remettant en cause les liens unissant l’Arménie à l’ancienne République soviétique étroitement alliée à la Russie, dans le cadre de plusieurs alliances politiques, militaires ou économiques, dont l’Union économique eurasienne et l’Organisation du traité de sécurité collective. L’Azerbaïdjan n’appartient à aucune de ces alliances, mais le très autoritaire président biélorusse Alexandre Loukachenko se sent manifestement moins proche de son partenaire arménien que de son homologue azéri, Ilham Aliev, tout aussi autoritaire, qui lui avait décerné quelques semaines plus tôt, la plus haute distinction de l’Etat azerbaïdjanais. Après avoir régulièrement pris plus ou moins ouvertement le parti de Bakou dans le conflit opposant les Arméniens et les Azéris dans le Haut Karabagh, il vient de le montrer une fois encore en satisfaisant aux demandes de l’Azerbaïdjan, qui avait émis un mandat d’arrêt contre A. Lapshin pour ses « voyages illégaux » dans le Karabagh.

Les images diffusées par l’Azerbaïdjan, montrant l’arrestation d’A.Lapshin sur le tarmac de l’aéroport de Bakou, à sa descente de l’avion, par les forces de police azéries, le mardi 7 février, n’ont fait qu’attiser la colère des Arméniens qui s’étaient mobilisés en faveur du blogger, dont l’extradition par les autorités de Minsk avait été désigné par le ministère arménien des affaires étrangères comme une « violation patente des droits de l’homme et des libertés fondamentales d’expression et de circulation ». A. Lapshin, qui possède la double nationalité russe et israélienne, avait été arrêté alors qu’il se trouvait à Minsk en décembre 2016 par les autorités biélorusses, sur demande des autorités azéries, qui l’avaient inscrit sur leur liste noire pour s’être rendu sans leur autorisation dans le Haut Karabagh en 2011 et 2012 et s’être fait depuis sur son blog l’avocat de la cause de l’indépendance de l’Artsakh.

Emprisonné depuis dans la capitale biélorusse, il a été extradé moins de 2 mois après à Bakou, malgré les protestations exprimées notamment par des responsables officiels russes et israéliens et une procédure en appel vouée à l’échec. Le Parti républicain arménien (HHK) au pouvoir en Arménie, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer l’attitude du président biélorusse, qui se retranche derrière le droit international pour justifier cette mesure. Le 8 février, le porte-parole du Parti au pouvoir arménien, Eduard Sharmazanov, renvoyait dos à dos les dirigeants biélorusse et azéri, qualifiés de « non démocratiques », le responsable politique arménien, qui copréside aussi la commission interparlementaire Arménie-Biélorussie, a ajouté que les législateurs arméniens suspendaient sine die tous les contacts avec leurs collègues biélorusses dans l’attente de justifications plus satisfaisantes de Minsk.

Au lendemain de l’extradition, le président Aliev appelait son homologue biélorusse au telephone pour le remercier et exalter le partenariat entre les deux pays. Le ministère russe des affaires étrangères exprimait quant à lui sa déception face à l’attitude de Minsk, la jugeant non conforme à l’esprit de l’alliance entre la Russie et la Biélorussie. Mais cette alliance ambiguë avait été malmenée ces derniers temps encore par une nouvelle querelle énergétique opposant Minsk à Moscou. dont le blogger a sans doute fait les frais.

posté le 10 février 2017 par Gari/armenews


DROITS DE L’HOMME
L’Arménie s’insurge contre l’extradition du blogueur arrêté en Biélorussie vers l’Azerbaïdjan

L’Arménie a condamné hier l’attitude de la Biélorussie, membre de deux alliances russes d’anciens États soviétiques, pour avoir arrêté et extradé vers l’Azerbaïdjan un blogueur russo-israélien qui s’est rendu à plusieurs reprises au Haut-Karabagh.

Un haut représentant du Parti républicain a critiqué le président biélorusse Alexandre Loukachenko et a déclaré qu’Erevan devrait demander l’expulsion de la Biélorussie de l’un de ces blocs : l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

Le blogueur Alexander Lapshin a été transporté à Bakou mardi soir, juste après que la Cour suprême de Biélorussie a confirmé une décision de la Cour inférieure autorisant son extradition vers l’Azerbaïdjan en raison de ses voyages au Karabagh. Loukashenko avait prédit un tel verdict en fin de semaine dernière alors qu’il défendait fermement l’arrestation de Lapshin à Minsk.

“La persécution que subit Alexandre Lapshin et son extradition vers l’Azerbaïdjan constituent une violation flagrante des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la parole et du mouvement“, a déclaré Tigran Balayan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères arménien.

Balayan a exprimé la confiance en même temps que le précédent établi par les autorités biélorusses ne découragerait pas des étrangers de visiter le Karabagh sans la permission de Bakou. “Il ne fait aucun doute que l’afflux de personnalités politiques et publiques, d’artistes, de journalistes et de touristes vers l’Artsakh ne s’arrêtera pas mais, au contraire, se multipliera“, a-t-il assuré dans un communiqué.

L’extradition de Lapshin a provoqué une tempête de critiques au Parlement arménien hier matin. Des députés représentant le HHK ont lancé des attaques verbales sans précédent contre Lukashenko. Le vice-président du Parlement, Eduard Sharmazanov, qui est également le porte-parole principal du HHK, a affirmé que c’était le résultat d’un “sale accord“ avec Bakou.

“En tant que coprésident de la commission arméno-biélorusse de coopération parlementaire, j’affirme au nom de notre commission que c’est une décision honteuse qui ne découle pas de la logique d’un règlement pacifique du Karabagh“, s’est insurgé Sharmazanov au Parlement. “C’est un mouvement contre la Russie, l’Arménie, et le règlement pacifique du conflit.“

“Aucun régime démocratique n’aurait pu prendre une telle mesure“, a ajouté Sharmazanov, faisant clairement allusion au fait que Lukashenko a longtemps été fortement critiqué par les puissances occidentales et les chiens de garde non gouvernementaux concernant les droits de l’homme.

Vahram Baghdasarian, chef parlementaire du HHK, a accusé Lukashenko d’avoir extradé Lapshin vers l’Azerbaïdjan en échange d’une médaille d’Etat azerbaïdjanaise qu’il a reçue des mains du président Ilham Aliev lors d’une visite en novembre à Bakou. Le blogueur a été arrêté deux semaines après cette visite.

Baghdasarian a rejeté certains appels des politiciens de l’opposition à l’Arménie de suspendre son adhésion à l’OTSC. “Nous devrions plutôt soulever la question de mettre fin à l’adhésion de la Biélorussie à l’OTSC“, a-t-il répondu.

Le gouvernement russe a à plusieurs reprises mis en garde Minsk contre l’extradition de son citoyen. Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé hier sa “profonde déception“, affirmant que cette extradition “ne correspond pas à l’esprit de l’alliance entre la Russie et la Biélorussie“.

Les autorités azerbaïdjanaises prétendant que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » lorsqu’il a visité le Karabagh en 2011 et 2012 sans leur autorisation. Le jeune homme de 40 ans, qui détient des passeports israélien, russe et ukrainien, a écrit des comptes rendus détaillés des voyages sur son blog en langue russe.

Bakou a officiellement inscrit sur la liste noire 600 étrangers non-Arméniens qui ont voyagé au Karabagh en provenance d’Arménie. La liste noire comprend 180 journalistes.

posté le 9 février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DROITS DE L’HOMME
Le blogueur russo-israélien a été extradé vers l’Azerbaïdjan

La Biélorussie a remis hier à l’Azerbaïdjan un blogueur russo-israélien qui avait été arrêté à Minsk en décembre en raison de ses visites au Haut-Karabagh.

Des photographies diffusées par les médias azerbaïdjanais montrent que des hommes masqués et fortement armés vêtus de camouflage ont escortés Lapshin hors d’un avion azerbaïdjanais quelques instants après son débarquement à Bakou.

L’extradition s’est produite quelques heures seulement après que la Cour suprême de Biélorussie a confirmé une décision du tribunal inférieur autorisant les autorités biélorusses à l’envoyer en Azerbaïdjan. Le président biélorusse Alexander Lukashenko avait prédit une telle décision alors qu’il défendait fermement l’arrestation de Lapshin vendredi dernier.

Les autorités azerbaïdjanaises affirment que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » lorsqu’il s’est rendu au Karabakh en 2011 et 2012 sans leur autorisation. L’homme de 40 ans, qui détient des passeports israélien, russe et ukrainien, a tenu des comptes rendus détaillés des voyages sur son blog en langue russe.

Le gouvernement russe a maintes fois fait savoir qu’il s’opposait fermement à l’extradition de Lapshin. Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a condamné l’affaire Lapshin comme étant une « honte » la semaine dernière.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), chien de garde basé à New York, a également dénoncé son arrestation.

“Les autorités biélorusses devraient immédiatement libérer Alexander Lapshin et lui permettre de voyager librement, sans crainte de représailles suite à son travail“, a déclaré Nina Ognianova, coordonnatrice du programme pour l’Europe et l’Asie centrale du CPJ, dans un communiqué publié peu de temps avant son extradition. “Les auteurs ne devraient jamais être emprisonnés pour avoir exprimé leur point de vue“.

Note d’Armenews.com : Des dizaines de milliers de touristes dont de très hautes personnalités internationales, au nombre desquelles figurent des responsables politiques de premier plan comme, par exemple, l’actuel ministre français de l’Intérieur se sont rendus dans la République du Haut Karabagh sans l’autorisation de Bakou. Est-ce à dire qu’elles seraient également passibles de demande d’extradition des autorités azerbaïdjanaises ? Cet événement délirant montre s’il en était besoin la nature dictatoriale des régimes azerbaïdjanais et biélorusse qui se sont livrées à travers cette pantalonnade à une violation à ciel ouvert des normes en matière de relations internationales et de démocratie. Cette situation aussi absurde que dangereuse montre également la nécessité de reconnaitre sur le plan international la République du Haut Karabagh qui, en proclamant son indépendance il y a plus de 25 ans, s’est enfin libéré d’un joug aussi raciste que criminel.

posté le 8 février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DROITS DE L’HOMME
Erevan condamne l’arrestation du blogueur israélien en Biélorussie

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a condamné hier la décision “honteuse“ des autorités biélorusses d’arrêter et de remettre à l’Azerbaïdjan un blogueur israélien qui s’est rendu au Haut-Karabakh dans le passé.

Alexander Lapshin, qui détient également des passeports russe et ukrainien, s’est rendu au Karabagh en 2011 et 2012. Il a par la suite écrit des compte-rendus détaillés de ses voyages sur son blog en langue russe. Les autorités azerbaïdjanaises prétendent que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » et a exhorté ses lecteurs à violer l’intégrité territoriale du pays.

Lapshin, 40 ans, a été arrêté en Biélorussie le 14 décembre. Un tribunal de Minsk a confirmé la semaine dernière la décision des procureurs biélorusses de permettre son extradition vers l’Azerbaïdjan.

“Je ne sais pas qui peut gagner quoique ce soit avec l’affaire Lapshin“, a déclaré Nalbandian lors d’une conférence de presse. “Mais je suis sûr que cela ne grandira la réputation de personne. C’est tout le contraire.

Il a continué : “C’est une honte. Dans certains cas, cette honte devient une caractéristique de l’identité de certaines personnes.“

Israël a demandé à la Biélorussie de ne pas remettre Lapshin à Bakou peu de temps après son arrestation. Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéi Lavrov, s’est également inquiété de son sort en janvier. Et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), un chien de garde basé à New York, a exigé la libération “inconditionnelle“ du blogueur dans une déclaration du 13 janvier.

Jusqu’à présent, le gouvernement arménien a pris soin de ne pas critiquer publiquement les autorités biélorusses.

Le médiateur arménien des droits de l’homme, Arman Tatoyan, les a fermement condamnées lors d’une rencontre avec un haut responsable du Conseil de l’Europe à Strasbourg la semaine dernière. Tatoyan a qualifié l’arrestation de Lapshin de « tentative de mettre un précédent inadmissible ».

« Je ne pense pas que cela deviendra un précédent ou que cela effraiera qui que ce soit », a insisté Nalbandian. “Les gens sont allés au Karabakh et continueront à y aller.“

Le gouvernement azerbaïdjanais a officiellement interdit à plus de 600 étrangers non arméniens de visiter l’Azerbaïdjan en raison de leurs voyages publicisés au Karabakh. La liste noire comprend 180 journalistes.

L’Arménie et le Biélorussie sont tous deux membres de l’Union économique eurasienne et de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Mais surtout, le président autoritaire de la Biélorussie, Aleksandr Lukashenko, maintient un rapport chaleureux avec son homologue azéri, Ilham Aliev. Lapshin a été arrêté environ deux semaines après la visite officielle de Loukachenko à Bakou au cours de laquelle il a reçu le plus haut prix de l’Etat azerbaïdjanais.

posté le 1er février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Bielorussie-Israël-Azerbaïdjan
La Biélorussie s’apprête à extrader un journaliste israélien en Azerbaïdjan sous de faux chefs d’accusation

OTTAWA - Le Comité national arménien du Canada condamne fermement la décision du gouvernement biélorusse de remettre à l’Azerbaïdjan le blogueur russo-israélien, Alexander Lapshin, afin d’y être poursuivi pour des accusations infondées.

L’Azerbaïdjan demande l’extradition d’Alexander Lapshin qui risque des poursuites pénales pour avoir voyagé dans la région contestée de la République d’Artsakh (i.e., République de Nagorno-Karabakh/RNK), le long de la frontière arménienne, sans se coordonner avec les autorités de Baku. Par le biais de reportages indépendants, Lapshin a soutenu le droit à l’autodétermination la population arménienne d’Artsakh et a vivement critiqué les tendances dictatoriales du gouvernement azéri dans la région.

Israël, à son tour, a demandé à la Biélorussie de ne pas remettre à l’Azerbaïdjan ce blogueur populaire. Selon les médias israéliens, Lapshin a publié sur son blog russophone des critiques du président azéri Ilham Alyev.

Le Committee to Protect Journalists (CPJ) a appelé les autorités biélorusses à relâcher Lapshin sans condition. « Alexander Lapshin ne devrait pas être emprisonné pour avoir exprimé ses opinions ou voyagé dans une région disputée », a déclaré Nina Ognianova, coordinatrice du programme CPJ en Asie centrale et en Europe.

« La communauté internationale ne peut pas rester muette alors que l’Azerbaïdjan essaie de répandre dans le monde ses doctrines dictatoriales refusant le droit à la liberté d’expression, de réprimer la liberté journalistique et de de violer les droits fondamentaux de l’homme », a déclaré Shahen Mirakian, président du Comité national arménien du Canada.

La Biélorussie et l’Azerbaïdjan sont tous deux classés parmi les régimes les plus autoritaires au monde avec un des plus pire bilan en matière de violations des droits de l’Homme. Ces deux pays ont le plus grand nombre de journalistes incarcérés au monde. Ainsi, Human Rights Watch et Freedom House ont classé ces deux pays comme faisant partie des pires endroits au monde en matière de respect des droits fondamentaux de l’homme et pour la pratique du journalisme indépendant.

« Nous appelons à la communauté internationale et le gouvernement canadien d’agir rapidement en commençant par condamner ces actes de violation des droits de l’homme et à exercer les pressions nécessaires sur les autorités biélorusses afin qu’elles reviennent sur leur décision d’extrader un journaliste qui ne faisait qu’exprimer son opinion quant à la vérité », a conclu Mirakian.

posté le 28 janvier 2017 par Jean Eckian/armenews


BIELORUSSIE
Le palais de justice de Minsk rejette l’appel de Lapshin

Le tribunal de Minsk a rejeté le 26 janvier l’appel du blogger russo-israélien Alexander Lapshin, qui avait fait appel devant la justice biélorusse de la décision de l’extrader en Azerbaïdjan. L’audience s’est tenue à huis clos, et les journalistes n’ont pu pénétrer dans la salle du palais de justice qu’énoncé du verdict de la Cour, les images ou retransmissions étant par ailleurs interdites. Alexander Lapshin, qui a la double citoyenneté russe et israélienne, a été arrêté par les autorités de Biélorussie le 15 décembre 2016 et est emprisonné depuis dans l’ancienne République soviétique à la demande de l’Azerbaïjan, qui l’accuse d’être entré illégalement sur son territoire en visitant le Haut Karabagh en 2011, 2012 et 2016, et de s’être fait l’avocat sur son blog de la cause de l’indépendance de l’Artsakh.

Au début du mois, le procureur général adjoint de Biélorussie avait décidé de satisfaire à la requête du procureur général d’Azerbaïdjan et de procéder à l’extradition du blogger, en dépit des mises en garde et critique des autorités concernées de Russie et d’Israël. L’ assistante du president du palais de Justice de Minsk, Anastasia Shilvyan, avait annoncé quelques jours plus tôt l’examen par la justice de Minsk de la procédure d’appel, en précisant que si celle-ci était rejetée, A.Lapshin pourrait encore en appeler à la Cour suprême de Bielorussie. Le parquet de Minsk avait précisé que la décision d’extrader Lapshin était fondée sur les preuves et autres documents à charge fournis par les autorités judiciaires de Bakou.

Mardi 24 janvier, Naira Zohrabyan, députée à l’Assemblée nationale d’Arménie, avait prononcé un discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à Strasbourg pour prendre la défense d’A. Lapshin et mettre en garde contre les incidences de son extradition. Dans son allocution prononcée en séance plénière de l’APCE, N. Zohrabyan avait appelé notamment le Conseil de l’Europe à exprimer son opposition aux violations de la liberté d’expression en Azerbaïdjan et à prendre les dispositions en vue d’empêcher l’extradition à Bakou de Lapshin.

La membre de la délégation arménienne à l’APCE a par ailleurs souligné la « liste noire » établie par l’Azerbaïdjan et comportant quelque 600 noms, dont environ 180 journalistes, tous interdits de séjour en Azerbaïdjan pour s’être rendus dans l’Artsakh sans en aviser Bakou. Plusieux voix se sont élevées pour exiger la libération d’A. Lapshin, émanant entre autres du Commité de defense des journalistes, du ministère russe des affaires étrangères, du ministère israélien des affaires étrangères, de l’observatoire des droits de l’homme (Ombudsman) d’Arménie, ainsi que du ministère des affaires étrangères d’Artsakh.

posté le 27 janvier 2017 par Gari/armenews


ARMENIE/AZERBAIDJAN
Les ex-pays soviétiques appellent à la paix au Karabagh

Les dirigeants de la Russie et de cinq autres anciens Etats soviétiques - qui composent aujourd’hui l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) - appellent à une résolution “uniquement pacifique“ du conflit du Haut-Karabagh, a expliqué le président Serge Sarkissian après avoir organisé un sommet de l’OTSC à Erevan vendredi.

Sarkissian, le président russe Vladimir Poutine, leurs homologues de la Biélorussie, du Kirghizistan et du Tadjikistan ainsi que le Premier ministre du Kazakhstan, Bakijan Sagintayev, se sont entretenus dans la capitale arménienne pour discuter des activités et des priorités du pacte de défense dirigée par la Russie.

Ils ont signé une vingtaine de déclarations en commun et d’autres documents, y compris un accord sur la “stratégie de sécurité collective de l’OTSC“ pour les 10 prochaines années. Aucun de ces documents n’a été immédiatement rendu public.

Prenant la parole à la fin du sommet, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré que les dirigeants de l’OTSC ont convenu de faire connaître leurs priorités seulement après que leur gouvernement respectif mène “un travail approfondi“ visant à accroître le profil international du bloc. Alexandre Loukachenko a ajouté qu’ils ont besoin de “forcer“ l’OTAN et d’autres structures de sécurité internationale à “reconnaître notre organisation.“

Sarkissian, qui a officiellement transmis la présidence tournante du bloc à son homologue biélorusse, a été le seul chef de l’OTSC à s’exprimer face à la presse après le sommet. Mais il n’a pas répondu aux questions des journalistes.

“Les partenaires de l’OTSC ont exprimé leur soutien pour les accords sur la prévention de l’escalade de la situation dans la zone de conflit du Karabagh“, a affirmé Sarkissian.

“Durant la session, l’OTSC a réaffirmé la nécessité d’une résolution exclusivement pacifique du problème du Haut-Karabakh et a exprimé son soutien aux efforts déployés par les co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE pour régler le conflit sur la base du droit international“, a ajouté le leader arménien.

Sarkissian a noté que les dirigeants de l’OTSC ont spécifiquement soutenu la poursuite d’un règlement du conflit du Karabagh sur la base des principes internationalement reconnus de non-usage de la force, de l’intégrité territoriale des Etats et du droit à l’autodétermination des peuples.

Des Etats membres de l’OTSC - le Kazakhstan et le Kirghizstan - avaient signé des déclarations pro-azéries, appelant à une paix au Karabagh basée uniquement sur l’un de ces principes : l’intégrité territoriale. L’Arménie a maintes fois critiqué ces positions.

Les tensions entre l’Arménie et le Kazakhstan a augmenté en avril après que la république d’Asie centrale a bloqué une réunion prévue à Erevan des Premiers ministres des Etats membres de l’Union économique eurasienne. La position du Kazakhstan a été largement interprétée comme une manifestation de soutien à l’Azerbaïdjan dans le sillage des violents combats entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises.

Par ailleurs, le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev n’a pas assisté au sommet de l’OTSC à Erevan, apparemment en raison de sa mauvaise santé. Il a également annulé un voyage à Bakou prévu pour cette semaine.

La question du Karabagh serait la raison pour laquelle l’OTSC a retardé la nomination, conformément à ses statuts, d’un Arménien en tant que prochain secrétaire général de l’OTSC. Cela aurait du être le cas en fin d’année dernière. Les dirigeants du bloc ont toutefois décidé de prolonger le mandat d’un an de l’actuel secrétaire général, Nikolay Bordyuzha.

Ils ont à nouveau discuté de la question, mais ne sont parvenus à aucun accord à Erevan. “Nous allons en discuter à la fin de cette année à Saint-Pétersbourg“, a assuré Sarkissian.

posté le 17 octobre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COMMERCE
L’Arménie veut réduire la dollarisation dans ses échanges au sein de l’UEE

L’Arménie a proposé que les prix du gaz naturel et d’autres produits “stratégiques“ négociés au sein de l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie (UEE) soient réglés en roubles russes, et non en dollar, a confirmé hier le gouvernement arménien.

Selon l’agence de presse biélorusse BELTA, Hovik Abrahamian a lancé l’idée mardi lors d’une réunion des Premiers ministres des Etats membres de l’UEE qui s’est tenue à Grodno, en Biélorussie. Abrahamian a souligné la nécessité de réduire le degré élevé de « dollarisation » dans les échanges entre la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie, l’Arménie et le Kirghizistan. À cette fin, a t-il dit, ils doivent “mener à bien les échanges mutuels de produits stratégiques sur la base du rouble.“

La porte-parole d’Abrahamian, Gohar Poghosian, a confirmé l’information. “Il parlait principalement des ressources énergétiques“, a expliqué Poghosian. “Mais cela pourrait également s’appliquer à d’autres matières premières stratégiques.“

On ne sait pas si la proposition arménienne a été appuyée par tous les autres Etats membres de l’UEE. Seulement deux d’entre eux, la Russie et le Kazakhstan, sont riches en pétrole et gaz.

Serge Sarkissian a exprimé la même proposition lors de sa rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine lundi. “Le prix des ressources énergétiques de l’Arménie reste la question clé“, a déclaré Poutine. “Dans cette situation de crise, les fluctuations des taux de change ont un impact très douloureux sur les tarifs énergétiques arméniens, et j’espère que nous allons trouver de nouvelles solutions, de bonnes solutions.“

La dépréciation du dram arménien a été enregistré à 17% l’année dernière. Cela a conduit la décision d’augmentation des prix de l’électricité en Arménie pour une troisième fois en deux ans. Les régulateurs ont fait valoir que le dram plus faible a poussé la hausse du coût du gaz naturel russe, qui génére environ 40 % de l’électricité de l’Arménie.

posté le 10 septembre 2015 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200