Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Roumanie


FOOTBALL
La Roumanie s’impose 1-0 par un but à la 91e minute sur l’Arménie réduite à dix

Vendredi soir 1er septembre au stade de l’Arena National de Bucarest, lors du 7ème match comptant pour les qualifications de la Coupe du monde 2018, la Roumanie s’est imposée difficilement sur le score de 1-0 face à l’Arménie. But marqué à la 91ème minute de la rencontre par Alexandru Maxim face à une Arménie méritante mais réduite à 10 dès la 54ème minute après l’expulsion de Taron Voskanyan. Ce dernier toucha le ballon de la main dans la surface de réparation, obtenant le rouge. L’arbitre siffla justement un penalty. Mais le gardien arménien Krikor Méliksétian en très grande forme, arrêta le tir (54e). Mais l’Arménie qui aurait pu marquer plusieurs fois -notamment à la 14e minute par Tigran Barseghyan qui héritait une belle passe d’Henrikh Mkhitaryan, seul devant les cages roumaines, ne parvenant pas à marquer- n’a pas démérité. Même si la Roumanie avait l’avantage de la possession du ballon, les Arméniens étaient dangereux, notamment par des contre-attaques menées par Marcos Pizzelli, Tigran Barseghyan ou Henrikh Mkhitaryan. Mais l’Arménie ne marqua pas. Alors qu’on se dirigeait vers le match nul, avec une équipe de Roumanie bien maladroite, les Roumains parvinrent à la 91ème minute à basculer le résultat et remporter face à l’Arménie avec le plus petit des scores.

JPEG - 77.4 ko
Roumanie-Arménie (1-0)

L’Arménie n’a pas démérité. Et un match nul aurait été le plus équitable. Mais le football a ses lois et ses hasards... Après cette défaite, l’Arménie s’éloigne un peu plus des qualifications de la Coupe du monde 2018.

Krikor Amirzayan

posté le 2 septembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


ROUMANIE
Le Parlement roumain compte 3 députés d’origine arménienne

Marquées par la large victoire des sociaux-démocrates, les élections législatives organisées le 11 décembre en Roumanie ont permis à trois députés d’origine arménienne de siéger sur les bancs de la Chambre basse du Parlement roumain. Le représentant de la minorité arménienne, Varujan Pambuccian, qui était le candidat de l’Union arménienne de Roumanie, a été réélu, de même que Varujan Vosganian, qui figurait sur la liste de l’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE). Quant à Lucian-Eduard Simion, qui figurait sur la liste des sociaux-démocrates, grands vainqueurs du scrutin, il fait son entrée dans le Parlement roumain. Varujan Pambuccian a été des années durant le chef du groupe parlementaire représentant les minorités nationales au Parlement roumain, et il est à l’initiative de plusieurs textes législatives dans le domaine du numérique. Varujan Vosganian, qui a est l’un des tous premiers membres du Parlement roumain postcommuniste, dont il a été le premier chef du groupe parlementaire en charge des minorités nationales. V.Vosganian a été aussi sénateur, et membre du gouvernement roumain à deux reprises (2006- 2008 comme ministre des l’économie et des finances, 2012-2013 comme ministre de l’économie).

Tous deux sont des figures politiques connues en Roumanie, tout en restant très actifs sur le terrain communautaire. V.Vosganian est le président de l’Union arménienne de Roumanie, dont V.Pambuccian est le vice-président. V Lucian-Eduard Simion conjugue lui aussi une carrière politique sur le plan national et ses activités dans la communauté arménienne, puisqu’il dirige une section locale de l’Union arménienne de Roumanie.

posté le 16 décembre 2016 par Gari/armenews


REVUE DE PRESSE
Andreea Tanase : Je pense qu’il est essentiel de comprendre pourquoi il y a en Roumanie des Arméniens qui y vivent...

Le projet de la photojournaliste Andreea Tanase “ Les Arméniens en Roumanie “ a été présenté en même temps que des interviews, des lancements de livres et des expositions de photographie à Bucarest, Napoca, Erevan, Gumri. Nous nous sommes entretenus avec Tanase à propos de son voyage à travers l’histoire des Arméniens vivant dans son pays et de son ouvrage, dans lequel les traces du génocide depuis le passé jusqu’à nos jours sont documentées.

La journaliste expérimentée Andreea Tanase a raconté le voyage des Arméniens vivant dans son pays dans une œuvre originale qui décrit les stigmates du génocide depuis le passé jusqu’à nos jours. La parution de son projet “ Les Arméniens en Roumanie “ a été accompagné d’interviews, et des expositions de photographies à Bucarest, Cluj-Napoca, Erevan ; Gumri. L’auteur de l’une des photographies publiées dans “ Les Arméniens en Roumanie “ a remporté le concours international “ Une Europe de Diasporas “ cette année, et deux photos du même projet ont été exposées le 2 mai dans une exposition de photos au Parlement européen, au cours de la conférence “ Une Europe de Diasporas “. Andreea Tanase nous a parlé de son ouvrage, qui a ses origines dans une curiosité personnelle sincère suivie par un intérêt professionnel pour l’histoire de la photographie et sa puissance dans l’enregistrement du présent.

Quand et dans quelles circonstances êtes-vous allée à la rencontre d’une petite communauté comme la communauté arménienne de Roumanie ?

On me demande souvent : “ pourquoi les Arméniens ? “ et pour quelles raisons j’ai choisi de décrire cette communauté. J’admets que je n’ai eu connaissance du Génocide des Arméniens que par la suite, non pas dans les livres d’histoire comme j’aurais pu le découvrir, mais par les chansons de l’ensemble de rock System of a Down. Ce fut pour ce qui me concerne un moment décisif, et tandis que je commençais à m’intéresser au Génocide, l’idée me vint de me documenter et d’écrire une histoire des Arméniens en Roumanie. Ce projet s’est construit sur une période de temps relativement longue, me révélant la force de la communauté arménienne dans mon pays, et l’étendue de son influence sur la vie économique, sociale, politique et culturelle en Roumanie.

De nombreuses personnalités importantes de mon pays avaient des origines arméniennes. En Transylvanie, la région centrale de Roumanie, se trouvaient trois villes arméniennes, Gherta ou Armenopolis, son nom d’origine, Dulbraveni (Elisabetopol) et Prumoasa, et dans la ville de Gheorgheni, vivait une importante communauté arménienne. En Moldavie, les Arméniens furent très influents, en particulier dans le commerce, du fait que les principales voies de communication se croisent dans la région. L’un des responsables politiques de Moldavie, Ioan Voda le Terrible, était Arménien d’origine et important homme d’affaires, propriétaire d’une auberge et diplomate du début du dix-neuvième siècle. Manuc Bei était arménien, Vazken Balgian devenu Vazken Premier, Catholicos de tous les Arméniens, était né à Bucarest en Roumanie et de nos jours, il y a dans la vie politique roumaine deux hommes politiques d’origine arménienne, Varujan Voskanian et Varujan Pambuccian. Les Roumains savent très peu de choses sur les Arméniens, souvent confondus avec les Macédoniens ou les Albanais. Les livres de classe ne contiennent que très rarement des informations sur les Arméniens et très peu de références, voire aucune, sur le Génocide des Arméniens. Telles sont les raisons de mon choix d’étudier et de décrire la communauté arménienne et le Génocide des Arméniens ; c’est désormais pour moi une priorité.

Est-ce qu’entrer dans les communautés arméniennes de Roumanie a été facile ? S’agit-il d’une communauté fermée ou difficile d’accès ? Comment avez-vous pu trouver des contacts ? Vous a-t-il fallu beaucoup vous déplacer pour faire des photos ?

Pour créer ce document, j’ai rendu visite à seize localités en Roumanie, en Moldavie, en Bulgarie et en Arménie. J’ai fait des photos, j’ai eu des interviews, lu des livres et consulté des archives. Mon livre ne consiste pas seulement en des photographies ; il comporte également des interviews et des références historiques. Il ne s’agit pas d’un simple album de photographies, mais d’un témoignage documentaire qui combine l’image, je me plais à le dire, au texte qui découle de la photographie. Pour le travail de documentation, J’ai reçu une très grande aide de Mihai Stepan-Cazarian, responsable d’édition du magazine arménien “ Ararat “, qui m’a fourni l’essentiel de l’information sur la communauté et les contacts avec les responsables de la communauté du pays. M. Cazarian est devenu l’un des soutiens les plus actifs de mon projet, et je lui en serai toujours reconnaissante. Avec ses recommandations, il a été beaucoup plus facile d’entrer dans certaines communautés, mais pas partout. La population arménienne de Roumanie, celle d’un certain âge particulièrement, reste méfiante à l’égard des étrangers, journalistes en particulier, sous l’effet d’une réminiscence de la terreur du temps du communisme. J’ai été de nombreuses fois confrontée à une dose de scepticisme, et en quelques occasions, on a refusé de répondre à mes questions ou de prendre les photos de certaines choses. Pour finaliser l’histoire de quelques communautés, il me fallait quelquefois y retourner une seconde fois. Mon approche journalistique n’a pas été comprise par tout le monde, et beaucoup s’étonnaient que je prenne autant de photos de leur communauté. Mais un travail documentaire de qualité ne peut se faire du jour au lendemain ; connaître et comprendre une communauté et découvrir son histoire prend du temps.

Quand avez-vous situé le début de cette histoire dans ce livre ? Pourquoi avez-vous ressenti le besoin d’en parler ? Était-ce par simple “ curiosité humaine “ ou un besoin de “ photographie responsable “ ?

Comme pour ma réponse à la question du début de cette interview, je n’ai ajouté un commentaire que lorsque je considérais qu’il était important de le faire. Pour la plupart, les journalistes qui sont informés d’un sujet connu seulement de peu de gens éprouvent le besoin d’en parler. Lorsqu’on entrevoit son importance, le désir de s’informer s’amplifie. La curiosité personnelle se transforme en intérêt professionnel, et le journaliste commence à découvrir des événements qu’il trouve intéressants et importants pour le public. Un journaliste ne peut pas toujours changer la perception des gens sur une situation qu’ils mettent en évidence, mais s’efforce de susciter leur intérêt et leur présenter des choses dont ils sont peu ou pas du tout informés. Dans un document de ce genre, il est presque impossible de ne pas être soi-même influencé comme journaliste par les personnes que vous rencontrez et par leur histoire. Un journaliste, qu’il écrive ou photographie, apportera toujours sa touche personnelle dans le texte ou l’image, mais à un point qui dépend de leur personnalité. La vision qu’ils donnent d’un sujet se fonde sur cette touche personnelle et aussi de leur expérience journalistique.

Pourquoi avez-vous ressenti le besoin de comprendre le passé tragique d’une communauté qui n’est pas la votre ? Comment se décide-t-on à rechercher la vérité plutôt que de garder le silence ?

Je considère qu’il est très important de connaître notre histoire, de la comprendre et de l’accepter, avec tous ses moments sombres. La tragédie d’une nation, comme l’est un génocide, nous affecte et nous concerne tous. Il est essentiel de savoir et de comprendre pourquoi des Arméniens vivent en Roumanie. Mon pays a été l’un des premiers à ouvrir ses portes pour accueillir des réfugiés arméniens pendant le génocide. Cette politique a eu pour résultat de changer la législation du pays et de faire évoluer la nature des communautés ethniques. L’un des lecteurs de mon livre est un Arménien qui vit à New-York. J’aime connaître les gens qui achètent mon livre et chaque fois que je peux, je leur demande ce qui en fait l’intérêt à leurs yeux. Dans mon livre, le chapitre arrivés au port de Constata en 1923 et sur le Génocide raconte l’histoire de 198 enfants survivants du Génocide recueillis pendant quelques années à l’orphelinat de Strunga (à 365 kilomètres de Bucarest). Le registre qui contient des photos et des détails sur ces enfants existe encore ; il a été digitalisé et il est accessible en ligne. J’ai envoyé le lien de ce registre à cet Arménien de New-york que j’ai mentionné plus haut, et j’ai reçu le réponse suivante : “ Hrant Hovnanian, mon père, est en page 20, sous le numéro d’ordre 118, et près de la photo, on lit écrit en arménien,“la photo originale a été envoyée à New-York“. Pluzant, son frère plus jeune, est en page 11 sous le numéro 49. Il est mort à Bucarest et il est enterré dans le cimetière arménien de Bucarest. Vahram, le cadet des trois frères, est à la page 4, sous le numéro 2, et son destin a été le même que celui de Pluzant. Le frère aîné Krikor n’était pas à Strunga ; il vivait avec sa grand-mère à Bucarest pour faire sa vie “. Je crois que cette histoire nous dit l’importance et le rôle de l’approche journalistique et qu’il ne faut pas oublier le passé, qu’il faut au contraire s’en souvenir et le comprendre, parce qu’il est une partie du présent.

Lorsque Hrant Dink a été assassiné, je crois que tout le monde a compris que le Génocide des Arméniens ne s’est pas arrêté il y a un siècle, mais qu’il continuait. Malheureusement, l’histoire se répète, elle a un caractère cyclique, et les tragédies comme celle-là se déroulent sous nos yeux. J’ignore si un jour nous pourrons ne pas oublier les erreurs du passé, mais en parler est un devoir.

En 2015, le Musée du Paysan de Bucarest avait organisé une exposition de photos et d’objets arméniens qui avait été ouverte à l’origine pour une durée de un mois. Initialement, les organisateurs souhaitaient que cette exposition soit dédiée à la commémoration du centenaire du Génocide des Arméniens, et en firent la publicité. J’y avais été invitée pour y exposer des photographies de l’album “Arméniens en Roumanie “, et on m’avait réservé une salle pour montrer les photos. Le jour précédent l’ouverture, je reçus un e-mail des organisateurs m’informant qu’ils regrettaient, après l’intervention de l’ambassade turque en Roumanie, d’avoir été contactés par un membre du gouvernement roumain pour changer toute référence au mot génocide dans cette exposition, légendes des photos comprises. Je dois dire que certaines photos étaient prises au Musée du Génocide d’Erevan. C’était une violation de mes droits d’auteurs d’une part, et de ma liberté d’expression d’autre part. à ce moment là, il n’était pas possible de m’impliquer dans le changement de cette décision, parce que je me trouvais en Arménie, faisant un reportage commémorant le Centenaire du Génocide des Arméniens. Plus tard, j’ai commenté la décision du muséum, ce qui occasionna une série de remous, mais ce sont les organisateurs de l’exposition qui en subirent le plus les conséquences , NDT, ayant été appelés par l’ambassade de Turquie pour donner des “ explications “. J’aurais voulu faire plus, mais après une entrevue avec un avocat, je compris que je n’avais aucune chance de gagner, n’ayant aucun soutien, dans un éventuel procès contre les autorités.

Quelles heureuses et les tristes surprises avez-vous eues au cours de cette histoire ?

Au cours de mes voyages, j’ai rencontré beaucoup de personnes intéressantes et eu connaissance de belles histoires. Les destinées de ceux avec qui j’ai communiqué sont liées de près ou de loin au Génocide des Arméniens. Beaucoup de ces histoires sont teintées de tristesse et de nostalgie, mais tous les Arméniens de Roumanie à qui j’ai parlé leur gratitude envers ce pays qui leur a offert la possibilité de vivre leur destinée favorablement et leur a offert un asile. Il y a en Roumanie des Arméniens qui n’ont jamais visité l’Arménie, mais qui en rêvent perpétuellement. Il y a des Arméniens nés en Roumanie qui résident à présent en Arménie, qui font des voyages imaginaires dans les rues de leur enfance. Il y a dans mon livre l’histoire d’un Arménien du village de Frumoasa, Transylvania, qui écrivait et lisait en arménien tous les jours pour ne pas l’oublier. Je dois dire qu’en Transylvanie, la langue arménienne a été perdue, étant donné le petit nombre de ceux qui le parlent encore. En Transylvanie également, dans la cité de Dumbraveni, un prêtre qui servait dans l’église arménienne avait fait le vœu que son cœur soit déposé dans l’église, et c’est là qu’il se trouve aujourd’hui.

Comment avez-vous financé vos dépenses de voyage et de publication ? Les portes se sont-elles ouvertes ou avez-vous eu des difficultés pour trouver des personnes pour vous aider à le publier ?

J’ai financé cet ouvrage entièrement sur mes deniers personnels, y compris le coût de l’impression du livre. J’ai tenu à rester la plus indépendante possible, pour son contenu et pour présenter l’histoire telle que je l’ai découverte moi-même, sans pression de qui que ce soit sur mes points de vue. Pour voir ce livre imprimé, j’ai fait beaucoup de sacrifices financiers et personnels, mais ce n’est pas le moment qui convient pour en parler. J’en ai décidé de cette façon parce que je pensais qu’il était très important de sortir de ma propre sphère de confort et pour avoir le regard qui convient sur les gens autour de nous. C’est pour moi très important et j’espère qu’à travers mon livre, les gens comprendront pourquoi il est aussi essentiel de connaître les autres et connaître notre histoire. Du côté difficultés techniques, j’ai eu de gros problèmes lors de l’impression de l’album à cause de ses dimensions. C’est un livre de 400 pages, de 325x236 mm et pesant trois kilogrammes. J’ai été obligée de le réimprimer parce que le premier tirage a dû faire l’objet d’un compromis, devant changer plusieurs fois le lancement de mon livre qui avait déjà été fixé, et qui avaient eu lieu sans le livre entre les mains.

Quelle est en Roumanie la situation de la photographie documentaire, et celle de la photographie en général ?

En Roumanie, comme partout dans le monde, l’intérêt pour le photojournalisme et pour la photographie documentaire est très faible. Il y a plusieurs projets documentaires en Roumanie qui ont été très bien faits, mais la tendance à prendre très au sérieux ce genre photographique n’est pas élevé. Le prix et le temps de tels projets sont très élevés et il est très difficile de trouver du financement pour eux. La plupart de temps, mes collègues photographes ont un emploi différent, et l’argent qu’ils gagnent est employé à financer leur projet eux-mêmes. Cependant, il est heureux qu’il y ait des gens pour le faire, nonobstant les difficultés pour les créer et les problèmes qu’ils rencontrent. Il est heureux qu’ils trouvent l’énergie pour le faire, même s’ils ont souvent envie d’abandonner. Documenter le monde qui nous entoure est une chose essentielle pour nous en tant que personnes, pour nos descendants. Nous ne devons pas fermer les yeux sur ce qui se passe autour de nous, parce qu’il nous faut combattre ceux qui veulent que les événements historiques soient altérés.

Vous avez voyagé à travers a Moldavie et l’Arménie, même si le thème du livre, ce sont les Arméniens en Roumanie. Cette expérience a-t-elle éveillé en vous quelque besoin d’en savoir davantage ? Les Arméniens de la Diaspora peut-être ? Les Arméniens en Turquie, peut-être ? Quelles sont vos aspirations futures de photographe ?

Pour moi, la photographie et le photojournalisme, à la façon dont je les approche, ne sont pas seulement un emploi, ais une façon de vivre, et j’espère pouvoir continuer de le faire, même s’il est très difficile de trouver du soutien financier pour mes projets. Je souhaiterais pouvoir documenter d’autres communautés arméniennes à travers le monde, et j’aimerais photographier tous les monuments liés à l’Arménie historique. J’aimerais également rencontrer la communauté arménienne connue sous le nom d’Hemshin ou Humshetsi de photographier les ruines des villes construites par Tigrane le Grand, les Tigranakerts. J’ai un intérêt majeur pour la communauté assyrienne en Europe ; et j’espère pouvoir bientôt faire un projet sur leur communauté. C’est une vieille idée, initiée par le désir de documenter les peuples parlant l’araméen moderne. Un projet important que je ais commencer cette année est mon doctorat universitaire, et le sujet que j’y aborderai sont les photographies faites au cours du Génocide des Arméniens comme trame matérielle.

Une vie dédiée à la photographie : Andreea Tanase Avec quinze années d’expérience de la photographie de presse, Andreea Tanase a un diplôme de Communication et de relations publiques de l’Université écologique de Bucarest, diplômée du New York Institute of Photography, USA, a suivi les cours de photojournalisme organisés par le Centre pour un Journalisme Indépendant de Bucarest et obtenu un mastère en Gestion de l’information dans la Lutte contre le Terrorisme à l’Académie du renseignement “ Mihai Viteazul “ à Bucarest.

Au cours de sa carrière, son nom apparaît dans les publications comme National Geographic Romania, Geo Romania, Foreign Policy Romania, British Photo Agency, , Intact Images, Ostphoto, Amnesty International Journal, Ararat Magazine, Die Welt, Die Tageszeitung or Die Presse.

Berge Arabian

6 octobre 2016

Journal Agos

Traduction Gilbert Béguian

posté le 29 octobre 2016 par Stéphane/armenews


ARMENIENS-ROUMANIE
3e édition du Festival Strata Armeneasca (rue arménienne) à Bucarest (Roumanie)

Du 7 au 9 août s’est déroulé à Bucarest (Roumanie) le 3e Festival Strata Armeneasca dans la « rue arménienne » de la capitale roumaine. Le Festival était organisé par l’Union des Arméniens de Roumanie, l’Union des Jeunes Arméniens de Roumanie, le Ministère roumain des relations inter-ethniques, la ville de Bucarest et le Centre culturel ARCUB. Durant trois jours du matin jusqu’à la nuit, fut présentée la culture et le folklore arménien aux Roumains. Les représentants des communautés grecques, juives et tsiganes étaient invités au Festival. La troupe de jeunes comédiens du théâtre Rampa de Bucarest a présenté des scènes du dernier livre de Varoujan Voskanian « Chchougnéri madian ». Les éditions « Ararat » présentant également des centaines de livres liés à l’Arménie et aux Arméniens.

Krikor Amirzayan

posté le 11 août 2015 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Diaspora  Image 450  Roumanie 


ROUMANIE
Le Premier ministre critiqué pour sa présence aux Jeux de Bakou

Le Premier ministre roumain Victor Ponta essuyait les critiques de l’opposition et des médias samedi après avoir assisté la veille à l’ouverture des Jeux européens de Bakou, alors que les militants des droits de l’Homme dénoncent les abus du régime azerbaïdjanais.

“C’est une erreur de politique étrangère“, a déclaré Dan Mihalache, le principal conseiller du président conservateur Klaus Iohannis, à la chaîne Realitatea TV. Pour le Parti national libéral (PNL, opposition), la présence du Premier ministre social-démocrate à Bakou “soulève des questions quant à ses convictions européennes et démocratiques“. “Ponta aux cotés des présidents russe Vladimir Poutine, bélarusse Alexandre Loukachenko, et turc Recep Tayyip Erdogan, alors que les leaders de l’UE ont boycotté la cérémonie“, écrit le quotidien Adevarul au-dessous d’une photo montrant le Premier ministre roumain dans la tribune officielle, juste derrière M. Poutine.

“Ponta défie l’Europe“, titre pour sa part la chaîne ProTV. Les autorités azerbaïdjanaises ont été critiquées par les organisations de défense des droits de l’homme qui soulignent les abus du régime d’Ilham Aliev, dans lequel journalistes, opposants et défenseurs des droits de l’homme sont régulièrement emprisonnés.

Les représentants d’Amnesty International y ont été déclarés personae non gratae jusqu’à la fin des compétitions tandis que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a reçu une lettre du gouvernement lui donnant un mois pour fermer son bureau de Bakou.

Le déplacement de M. Ponta en Azerbaïdjan intervient en plein scandale lié à ses déboires avec la justice roumaine. Poursuivi par le Parquet anti-corruption pour faux, complicité d’évasion fiscale et blanchiment, du temps où il était avocat, il est également soupçonné de conflit d’intérêts dans l’exercice de ses fonctions en tant que Premier ministre. M. Ponta, 42 ans, a rejeté l’appel du chef de l’État à démissionner, affirmant qu’une crise politique en Roumanie serait “un cadeau inespéré pour la Russie“.

Bucarest, 13 juin 2015 (AFP) -

posté le 14 juin 2015 par Ara/armenews


ROUMANIE
Une stèle à la mémoire des victimes arméniennes du génocide de 1915 dévoilée en Roumanie

Une stèle en forme de khatchkar s’élève désormais dans la ville de Pitesti, en Roumanie, pour marquer le souvenir du génocide perpétré en 1915 contre les Arméniens de l’Empire ottoman. Des amis de la cause arménienne venus de différents pays, se sont joints aux leaders de la communauté arménienne de Roumanie, aux représentants de l’UGAB et aux personnalités locales pour participer à la cérémonie de dévoilement de cette stèle commémorative sur laquelle est gravé, en langues arménienne et roumaine, un texte indiquant qu’un million et demi d’Arméniens ont été victimes du génocide perpétré par les autorités ottomanes, dont le peuple roumain a lui aussi subi le joug cruel pendant de longs siècles avant d’accéder à l’indépendance.

Parmi les personnalités présentes à la cérémonie de dévoilement du mémorial de Pitesti figuraient Datev Hagopian, archevêque de l’Eglise apostolique arménienne de Roumanie, et Vahram Baghdasaryan, député au Parlement de la République d’Arménie. A l’issue de la cérémonie de dévoilement, les participants se sont retrouvés dans les salons de l’hôtel de ville de Pitesti qui abritait pour l’occasion une exposition sur le thème “Histoire de la communauté arménienne de Pitesti”.

Après quoi, les participants se sont rendus dans l’église arménienne Sourp Garabed de Pitesti, consacrée en 1852, qui illustre les liens anciens et amicaux unissant les Arméniens à la Roumanie, pays de tradition orthodoxe qui les a accueillis dans les heures les plus sombres de leur histoire et où ils se sont parfaitement intégrés, contribuant à sa vie politique et intellectuelle, avec des personnalités telles que Eminescu, le grand poète roumain du 19e siècle, d’origine arménienne. La cérémonie du dévoilement du mémorial du génocide coïncidait avec l’ouverture du Symposium international sur le thème “la Première Guerre mondiale et son incidence sur la formation de la diaspora arménienne” qui se tenait à Bucarest du 26 au 28 septembre.

posté le 3 octobre 2014 par Gari/armenews


ARMENIE-ROUMANIE
3ème édition du festival « Strata Armeneasca » à Bucarest (Roumanie)

Pour la troisième année consécutive, du 1er au 3 août se déroulent à Bucarest (Roumanie) le festival « Strata Armeneasca » qui se déroulera dans la Rue arménienne, dans la cour de l’Eglise arménienne, au Centre culturel arménien, ainsi qu’au siège de l’Union des Arméniens de Roumanie. Ce festival « Strata Armeneasca » est l’occasion de présenter aux Roumains, la culture arménienne et de voir la Rue arménienne animée. De la musique arménienne, des danses et expositions ponctueront ce festival dédié à l’amitié arméno-roumaine.

Krikor Amirzayan

posté le 2 août 2014 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Diaspora  Roumanie 


ROUMANIE
L’arméno-roumain Varoujan Vosganian démissionne de son poste de ministre de l’Economie de la Roumanie

Nous venons de l’apprendre, l’arméno-roumain Varoujan Vosganian, le ministre de l’Economie de la Roumanie vient de donner sa démission après le refus du Parlement roumain de valider l’une de ses propositions. Selon Romania-insider.com, le 7 octobre par vote à bulletins secrets, le Parlement roumain avait voté par 126 voix « contre » et seulement 25 voix « pour » sur une proposition de texte le concernant. Le Premier ministre roumain Victor Ponta a accepté la démission de Varoujan Vosganian de son poste de ministre de l’Economie de la Roumanie. Le chef du gouvernement s’est toutefois déclaré « satisfait » du travail réalisé par Varoujan Vosganian selon l’agence actmedia. De son côté Varoujan Vosganian a expliqué son geste de « démission d’honneur ».

Krikor Amirzayan

posté le 9 octobre 2013 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Derniere minute  Diaspora  Roumanie 


DIPLOMATIE
L’Ambassadeur d’Arménie à Bucarest rencontre Varoujan Voskanian le ministre roumain de l’Economie

Le 18 janvier, S.E. l’Ambassadeur d’Arménie à Bucarest, Hamlet Gasparian dans le cadre des entretiens avec les membres du nouveau gouvernement a rencontré le ministre roumain de l’Economie, Varoujan Voskanian. La rencontre était chaleureuse, Varoujan Oskanian le ministre roumain étant l’un des leaders de la communauté arménienne de Roumanie. Au nom du gouvernement arménien Hamlet Gasparian a insisté sur l’importance des relations entre l’Arménie et la Roumanie et s’est félicité du niveau de ces liens arméno-roumains. H. Gasparian a également émis le souhait qu’avec l’arrivée de Varoujan Voskanian à ce poste, les relations entre les gouvernements d’Arménie et de Roumanie se renforceront encore. Les deux hommes ont insisté sur le développement des économies des deux pays à travers les échanges. Les relations diplomatiques entre Erévan et Bucarest furent toujours amicales et d’un très bon niveau. La Roumanie étant en 1991 l’un des premiers pays à reconnaître la République d’Arménie.

Krikor Amirzayan

posté le 20 janvier 2013 par Krikor Amirzayan/armenews