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Génocide


Cem Ozdemir : Sans Hrant Dink, le Bundestag n’aurait probablement jamais voté la Résolution sur le Génocide

Publié e 17 février 2017

massispost.com

TORONTO --- Pour le 10ème anniversaire de l’assassinat de Hrant Dink, les organisations arméniennes politiques, culturelles, religieuses, philanthropiques et économiques de Toronto et de Montréal se sont réunies pour commémorer Hrant Dink et se rappeler son immense contribution aux droits de l’homme.

L’Institut Zoryan du Canada avait préparé la présentation audio-visuelle contextuelle, qui retraçait la vie de Hrant Dink, les événements qui conduisirent à son assassinat et l’étendue de sa perte, vis-à-vis des droits de l’homme dans le monde.

À cette occasion, M. Cem Ozdemir, co-président du parti allemand des Verts, et sa collègue, le Dr Henriette Rytz, sont venus de Berlin pour assister à cette manifestation et exprimer leur solidarité envers les principes défendus par Hrant Dink. M. Ozdemir fait parie des élus qui avaient pris fait et cause pour la résolution parlementaire en Allemagne qui reconnaît le massacre des Arméniens comme constitutif du crime de Génocide et la complicité de l’Allemagne avec les Turcs ottomans.

À cette même occasion, la veuve de Hrant Dink, Mme Rakel Dink, avait envoyé un message vidéo disant sa gratitude envers les personnes venues assister à la manifestation et à M. Ozdemir en particulier : “Je voudrais saluer chacun d’entre vous, organisateurs, participants et tout ceux qui ont travaillé à réaliser cet événement dans l’unité. Tout au long des dix ans passés, les militants des communautés et des droits de l’homme ont ensemble combattu la discrimination et accru leur efficacité. Je remercie spécialement Cem Ozdemir qui est parmi vous aujourd’hui. Il était constamment du côté de Hrant Dink il y a dix ans... Il a toujours pris une part importante dans cette lutte. Merci “.

Mme Megan Reid, Coordinatrice de l’assistance au Zoryan Institute, a ouvert la réunion en accueillant la délégation allemande conduite par M. Ozdemir et décrit le lien entre l’Institut et Hrant Dink.

“ L’Institut Zoryan partage les valeurs promues par Hrant Dink qui avait compris que la paix véritable ne peut être atteinte que si Turcs et Arméniens peuvent librement parler de leur passé “.

M. Raffi Bedrosyan, initiateur du programme et Conseiller spécial au Zoryan Institute pour les questions turques, était le modérateur de la soirée ; il a résumé la signification de la réunion : “ L’objectif de cette journée n’est pas seulement de commémorer Hrant Dink, il est aussi de réaffirmer notre engagement de poursuivre sa mission de réconciliation de peuples d’ethnies, de cultures et de religions différentes, en particulier les Arméniens et les Turcs “. Il a développé la façon dont Hrant Dink, fondateur et éditeur en chef d’Agos, travaillait à éliminer toute la haine, les discriminations et les stéréotypes prônés par les officiels turcs du niveau le plus élevé, rappelant le passage d’un discours de Recep Erdogan, président de Turquie, évoquant les gens qui le qualifiaient, “ suprême insulte, d’être un Arménien “.

L’orateur principal, M. Cem Ozdemir, ami proche de Hrant Dink, expliqua en termes sensibles les raisons de sa participation à cette rencontre, et les raisons de ce vote par le Bundestag allemand. Évoquant son passé et les valeurs qu’on lui a enseignées, il en a parlé en ces termes :

“ J’ai grandi dans une famille turque. Mes parents se sont rendus en Allemagne avec le statut de travailleurs invités, comme on disait. Ils m’ont appris que je ne devais pas choisir mes amis d’après leur nationalité ou religion mais en fonction de leurs qualités de cœur Ma mère avait grandi à Istanbul et avait vu, alors âgée de 6 à 7 ans, les pogroms de 1955 subis par les Grecs. Elle m’a raconté qu’ils étaient voisins avec eux et qu’ils vivaient ensemble. Ils leur rendaient visite à l’occasion de Noël et ils venaient chez eux les jours de fêtes musulmanes. Puis les nationalistes sont venus au pouvoir. Bien sûr, les voisins ne s’attaquaient pas à leurs voisins et il leur a fallu aller chercher des détenus de prisons lointaines pour agresser les Grecs. Ma mère qui était croyante musulmane m’a appris que mon devoir était de protéger les gens, même si leur religion est différente ou même... si ce sont des mauvais musulmans “.

Évoquant l’influence que Hrant Dink a eue sur lui, Cem Ozdemir expliqua la façon dont Hrant “ lui apprit l’essentiel sur le Génocide des Arméniens et ce qui était arrivé aux autres minorités chrétiennes en Turquie. Sans Hrant, je ne serais pas ici. Sans Hrant, beaucoup d’Arméniens de Turquie, croyez-moi, ne parleraient pas du Génocide. Sans Hrant, beaucoup de gens d’origine turque n’auraient jamais entendu parler de Génocide, et sans Hrant, le Bundestag allemand n’aurait probablement jamais voté la résolution du génocide “.

“ Il ne faut pas accuser la Turquie. Nous [Allemands] devrions également parler de notre implication. Nous étions témoins oculaires ; nos diplomates, missionnaires savaient exactement ce qui se passait. Ils nous ont dit précisément et grâce à M. Wolfgang Gust, sa femme et l’Institut Zoryan, tout cela est documenté “, a dit Ozdemir.

M. Ozdemir a expliqué qu’il est important “... de parler de la culpabilité de l’Allemagne et de la responsabilité de l’Allemagne. C’est pour cela que nous avons parlé de la responsabilité de l’Allemagne, pour que nous fassions tout, et bien sûr aussi l’UE, pour que l’Arménie, le pays que Hrant aimait tant, tout comme il aimait son autre pays, la Turquie, pour que ces deux pays que Hrant aimait tant ouvrent un jour leur frontière et qu’il soit facile de passer en Turquie depuis l’Arménie et en Arménie depuis la Turquie. Tout aussi facilement pour moi d’aller d’Allemagne en France et de France en Pologne “.

Réaffirmant la mission que s’était fixée Hrant Dink, Ozdemir a déclaré que : “ si nous avions la chance d’entendre l’autre côté de l’histoire, même ayant subi un lavage de cerveau, je suis certain que les questions commenceront à se poser. C’est ainsi que commencent les réflexions et les prises de conscience “.

Il a ensuite ajouté “... ayez confiance dans l’Institut Zoryan, ayez confiance dans ce que vos pères, mères et grands parents vous ont appris, personne ne peut le mettre en doute et personne ne peut le réduire à néant “.

Il a terminé son éloge de Hrant Dink sur une déclaration émouvante. “ Je veux à cette occasion remercier Hrant Dink et dire à quel point il me manque. Je suis certain qu’il vous manque aussi “.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 22 février 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Allemagne  Dink  Génocide 


TURQUIE-ARMENIENS
La journaliste turque évoque la dernière arménienne de Derik au sud-est de la Turquie et le génocide des Arméniens

Jusqu’au génocide des Arméniens de 1915 la ville de Derik au sud-est de la Turquie était un centre qui abritait de nombreux chrétiens Arméniens et Assyro-chaldéens. Aujourd’hui la dernière arménienne qui reste à Derik est Yoursalin Demirci écrit le site PJ Media. L’article est signé par une journaliste turque Ouzay Balout habitant Washington. Elle écrit que les Arméniens furent les premières victimes du génocide et de la déportation de 1915. Le reste des Arméniens a -écrit-elle- quitté Derik dans les années qui suivirent, et c’est pour cela qu’il n’y a plus d’Arméniens dans cette ville. Et d’ajouter que les portes de l’église arménienne Sourp Kévork sont fermées, les cloches ne sonnent plus. « Je me souviens des jours anciens avec nostalgie, mais je suis maintenant habitué, il ne reste plus personne. Nous sommes nés et grandis ici et nous ne désirons pas quitter nos terres. Il y a 50 ans lorsque les cloches de l’église sonnaient, l’église était remplie de fidèles. J’ai espoir que ces jours reviendront » a confié Yoursalin Demirci à la journaliste turque. « Je suis fière d’être arménienne et que j’ai jamais renié ma religion. Nos voisins me demandent parfois de faire le ramadan, mais je ne sais même pas comment on fait le ramadan » continue Y. Demirci. Et la journaliste turque d’écrire que la Turquie est un pays musulman à 99% alors qu’avant le génocide de 1915 la Turquie ottomane abritait une grande communauté chrétienne. Elle écrit également qu’avec les crimes de masse, les biens des Arméniens furent pillés. Enfin ajoute que les autorités turques nient le génocide des Arméniens et inaugurent même avec fierté des écoles des rues et des parcs des noms des assassins...

Krikor Amirzayan

posté le 19 février 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Image 450 


ARMENIENS-ETATS-UNIS
Des membres du Congrès appellent le président américain Donald Trump à reconnaître le génocide des Arméniens

Les membres de la Commission des questions arméniennes au Congrès Américain ont demandé à leurs collègues d’appeler le président Américain Donald Trump à reconnaître le génocide des Arméniens. Information communiquée par l’Armenian National Committee of America (ANCA). De son côté, Aram Hamparian, le responsable du bureau de Washington de l’ANCA a demandé à la communauté arménienne des Etats-Unis de se joindre à la campagne de pétition demandant à Donald Trump de reconnaître le génocide des Arméniens et mettre fin à la politique de négationnisme de la Turquie. La pétition qui demande par ailleurs de déclarer officiellement le 24 avril comme la Journée du souvenir du génocide des Arméniens, est signée par les membres de la Commission des questions arméniennes au Congrès, Frank Pallone, Jackie Speier, David Trott, David Valadao, Adam Schiff et Gus Bilirakis.

Krikor Amirzayan

posté le 15 février 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Image 450 


Cinéma
Map of Salvation : un film qui fait chaud au cœur

Par Appo Jabarian

(JPEG)

Directeur de la publication

Responsable de l’édition

USA Armenian Life Magazine (en anglais)

Hay Kiank Armenian Weekly (en arménien)

13 février 2017

Tandis qu’à Los Angeles, j’assistais il y a quelque temps à la projection privée de Map of Salvation [Une Carte pour le Salut], je ne pensais vraiment pas que je serais rivé à mon fauteuil pendant toute la durée de la projection de ce docudrame-long métrage. Je ne pensais qu’au succès qu’il pourra rencontrer, étant donnés son thème, sa qualité artistique et la grandeur de son message.

Je dois l’admettre, j’ai été sidéré, agréablement surpris par la méthode et le caractère inédits de ce film, une reconstitution émouvante de l’histoire de personnes amies. Bien sûr, je suis heureux de l’avoir vu. Je souhaitais avoir d’autres occasions de le voir.

Plus tard, m’étant rendu à New-York, mandaté pour une super production hollywoodienne, j’ai été invité à une seconde projection privée dans une salle de la Grosse Pomme ; j’ai sauté sur l’occasion.

Tout comme la première fois, au cours de la seconde projection privée, j’ai trouvé le film passionnant.

Cette histoire de l’insoumission et du courage humains redonne vie sur le grand écran à cinq jeunes femmes européennes, presque cent ans après leur mission incroyable en Arménie occidentale et en Cilicie, occupées alors par l’Empire turc ottoman.

Beaucoup d’Arméniens en Arménie, au Liban, en Syrie, en Iraq, en Grèce, à Chypre, en France, en Russie, aux États-Unis, au Canada, en Argentine, au Brésil, en Égypte, au Mexique, en Chine, ainsi qu’en beaucoup d’autres endroits du monde et leurs descendants, doivent leur existence à ces généreuses femmes qui au tournant du 20ème siècle, au début des années 1900, ont quitté le confort de leur foyer et leur famille en divers lieux d’Europe, et se sont dirigés vers des horizons inconnus pour venir en aide à des enfants dans l’Empire ottoman.

Indépendamment les unes des autres, sans plan préétabli, elles ont convergé vers l’Arménie occidentale et la Cilicie alors occupées par la Turquie pour y exercer leur mission.

C’est alors qu’éclata la Première Guerre Mondiale (1914-1918) ; elles ont observé, sous le couvert de la guerre, le génocide systématique déclenché contre une nation entière - les Arméniens.

À ce moment-là, chacune d’elles se retrouvait confrontée à une décision difficile : soit rester, soit s’en retourner vers la sécurité de leur pays de naissance et de leur famille, en Europe occidentale. Héroïquement, elles décidèrent individuellement de rester.

Au risque de leur propre vie, la Danoise âgée de 27 ans Karen Jeppe, l’Estonienne Anna Hedvig Buhl de 24 ans, la Norvégienne de 33 ans Bodil Katharine Biorn, la Danoise de 25 ans Maria Jacobsen et la Suédoise de 21 ans Alma Johansson décidèrent non seulement de rester, mais de poursuivre leur mission avec encore plus de courage et de détermination.

Résultat inespéré pour les rescapés d’une nation assassinée : des milliers de vies sauvées des griffes de la mort et de la destruction à grande échelle.

Tourné dans 10 pays, la langue originale du film est l’anglais. Tous les acteurs et le narrateur internationalement connu pour sa noblesse d’esprit, Svante Lundgren, sont non-Arméniens.

En un mot, en racontant l’histoire d’héroïnes non-Arméniennes d’un point de vue non-arménien, le film donne au spectateur un regard vintage tout neuf pour regarder l’histoire arménienne telle qu’elle apparaît sur la scène mondiale.

À la fin de la projection, je me suis senti submergé et pendant un moment, j’ai pensé que je le surestimais. Ayant entendu d’autres spectateurs, j’ai compris que je n’étais pas seul.

En vérité, ce film est fait pour un auditoire international. Il n’appartient pas au ghetto arménien.

Le film étant prévu pour être présenté le dimanche 5 mars lors de la Los Angeles World Premiere au Théâtre de renommée mondiale Paramount Pictures Studios d’Hollywood, la capitale universelle du cinéma, les Arméniens d’Amérique devraient non-seulement faire tout leur possible pour diffuser le film internationalement, mais pour atteindre les objectifs suivants :

1) Montrer au monde qu’un siècle après avoir bénéficié des efforts pleins d’humanité de cinq jeunes femmes généreuses non-Arméniennes, les Arméniens dispersés dans le monde n’ont pas oublié leurs héros non-Arméniens et continuent à exprimer leur gratitude envers leurs bienfaiteurs.

2) Étant un projet de film commun européen et arménien, le succès du film sur la scène internationale pourrait produire une nécessaire stimulation de l’industrie cinématographique arménienne si prometteuse. L’Arménie peut vraiment devenir une ’Ville Phare’ ou une Hollywood du Caucase.

3) Favoriser l’accès de réalisateurs non-Arméniens dans le champ des connaissances du public international et encourager les spectateurs non-Arméniens à connaître les récits émouvants de compassion impliquant des Arméniens.

4) À travers ce film, les Arméniens du monde peuvent exprimer leur gratitude éternelle envers les personnes et les nations qui ont accueilli leurs grands-parents survivants.

5) Mettre à profit ce film pour ranimer et engager partout les membres de la génération millénaire, pour entreprendre des actions humanitaires afin d’éviter autant que possible à l’humanité les souffrances et les génocides futurs, auxquels hélas plusieurs nations sont exposées, dans les régions contrôlées par les terroristes, ceux de l’état islamique en Iraq et en Syrie, en Afrique du nord, dans le Kurdistan occupé par la Turquie, et le génocide culturel dans la partie nord de Chypre occupée par la Turquie, en Arménie de l’ouest, en Cilicie, à Smyrne-la-Grecque, le Pont et le territoire arménien du Nakhitchevan occupé par l’Azerbaïdjan.

Qui aurait pensé qu’on puisse intéresser les spectateurs à la vie et aux luttes de jeunes femmes ? Franchement, c’est une idée géniale de la part du réalisateur Saribekyan qui imagina ce retour dans la vie de ces personnages amies, avec leurs journaux oubliés pendant longtemps et de leur anglais (la langue originale du film) teinté de l’accent de leur origine.

La communauté doit aider ce cinéaste visionnaire afin que soit organisée des premières dans diverses villes importantes des USA et que les communautés arméniennes travaillent à la présentation du film a) à une audience la plus large possible b) aux principaux media des USA et du monde c) aux représentations diplomatiques - aux élus des USA, aux consulats généraux de Los Angeles I) des pays qui ont gracieusement coopéré à la production de ce film brillant : Danemark, Norvège, Suisse, Allemagne, Estonie, Grèce, Liban, Turquie, Syrie et Arménie II) les pays qui ont gracieusement accueilli des milliers d’orphelins survivants du Génocide des Arméniens par la Turquie de 1915-1923, tels les États-Unis, la Russie, l’Iran, le Liban et la Syrie parmi beaucoup d’autres.

Le Liban, la Grèce et la Syrie se sont distingués, tout comme le Danemark, la Norvège, la Suède, l’Allemagne, l’Estonie, l’Arménie Occidentale, la République d’Arménie, et en particulier... la Turquie ! Il est intéressant de savoir comment l’équipe du film s’y est prise pour ’voler’ en dessous des radars et réussit à tourner de longs passages en Turquie.

Il n’y a pas de doute, ce film mérite toute l’attention et le soutien des militants contre le génocide du monde entier, de toutes origines, ethnies, partis politiques ou religions.

Les efforts énormes de l’équipe de ce film tout à fait unique ne doivent rester inconnus d’aucune communauté.

Ces cinq généreuses femmes ont sacrifié leur jeune existence pour sauver des milliers de vies. Leur modèle de ’style de vie’ est mis en valeur par MAP OF SALVATION afin de le proposer comme une source d’inspiration pour des générations successives, leur permettant d’avancer et de marquer les différences dans ce monde vicieux et dangereux.

Produit dans sa version originale en anglais, le film a déjà été produit avec doublage en Arménien et en Russe. Afin de contribuer à donner à MAP OF SALVATION l’audience la plus large possible dans les pays hôtes de langue différente, il faut que ce film soit produit avec des voix doublées en plusieurs versions telles le français, l’espagnol, le chinois, le japonais, le coréen, l’italien, le danois, le suédois, le norvégien, le finnois, l’allemand, le grec, l’arabe, le farsi, l’indou ; le libanais, le portugais et d’autres langues.

Ayant capturé une audience mondiale dans plus de treize pays, Map of Salvation vient à présent d’arriver aux États-Unis. Et la balle est dans le camp des Arméniens d’Amérique.

Le message de Map of Salvation est universel et mérite évangélisation.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 14 février 2017 par Jean Eckian/armenews


DINER DU CCAF
François Hollande veut instaurer une Journée de commémoration de tous les génocides

AFP. François Hollande a annoncé mercredi 8 février qu’il envisageait une “Journée nationale de commémoration de tous les génocides, crimes de guerre et crimes contre l’humanité“, dont le génocide arménien.

Rappelant que la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem avait installé en octobre une mission de réflexion sur ces crimes conduite par l’historien Vincent Duclert, le chef de l’État a indiqué que cette mission travaillerait également sur les “modalités“ de cette journée.

“Une Journée nationale pourra donc être dédiée à la mémoire du génocide“ arménien, a-t-il ainsi souligné lors du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF). La France, a-t-il fait valoir, “a toujours voulu soutenir les Arméniens dans leur combat pour la reconnaissance du génocide“.

Hollande rappelle la “responsabilité morale“ des États-Unis

“Nous sommes conscients que nous devons accueillir les pourchassés, les persécutés, les rescapés“, a-t-il enchaîné, soulignant que “cette leçon (...) vaut également pour les grands pays, pour les États-Unis d’Amérique qui ont vu comme la France les idées des Lumières inspirer la construction de leur nation“.

Le président français qui ne cesse d’épingler depuis plusieurs semaines la politique de la nouvelle administration américaine de Donald Trump a invoqué la “responsabilité morale“ des États-Unis. “Nous ne pouvons pas accepter qu’une grande nation comme les États-Unis d’Amérique puisse imaginer qu’il faille ériger des murs pour empêcher d’entrer des populations parce qu’elle viennent de pays qui sont en plus des pays ravagés par des guerres“, a-t-il insisté.

Politiquement très œcuménique, le dîner du CCAF a réuni dans un grand hôtel parisien la maire (PS) de Paris Anne Hidaldgo, la présidente (LR) de la région Île-de-France Valérie Pécresse, le candidat du Front démocrate à la primaire élargie du PS Jean-Luc Bennahmias ainsi que des députés de tous bords.

À la table d’honneur, le président de la République faisait ainsi face au candidat du PS à la présidentielle, Benoît Hamon, avec lequel il a échangé quelques mots.

Il s’agissait de la quatrième et dernière participation de François Hollande au dîner du CCAF depuis son élection mais, a-t-il promis, “au-delà du mois de mai, je serai toujours à vos côtés“.

posté le 9 février 2017 par Claire/armenews


GENOCIDE-DOCUMENTAIRE
Première du film documentaire « Les enfants du Couvent » sur les survivants Arméniens du Dersim

En Turquie vient d’être réalisé un film documentaire sur les Arméniens de la région du Dersim, survivants du génocide de 1915-1923. Ces habitants du Dersim (Tunceli en turc) et réfugiés Arméniens du génocide furent une nouvelle fois victimes des violences de masse entre 1937 et 1938 réalisées par les autorités de la Turquie. De nombreux Arméniens furent une nouvelle fois exterminés et les survivants furent turquisés ou islamisés. Selon le site « Ermenihaber », le film documentaire « Vanki Yérékhanére » (en turc Vank’ýn Çocuklarý, les enfants du Couvent) est un film documentaire réalisé par Nezahat Gündogan, un réalisateur né dans la région du Dersim. Le tournage fut réalisé dans la région de Dersim avec des témoignages, mais également dans les villes de Konya, Istanbul, Izmir et Bolou. Le documentaire évoque le cas d’enfants Arméniens survivants des massacres de Dersim et qui furent obligés de prendre des noms turcs puis furent islamisés par les autorités. Le documentaire évoque également le monastère arménien de Sourp Garabéd d’Halvori, le seul du Dersim, qui se trouvait dans la région du Dersim et qui fut incendié et détruit en 1938. La première du film « Vank’ýn Çocuklarý » se déroulera aujourd’hui 9 février au cinéma Beyoglu d’Istanbul.

Krikor Amirzayan

posté le 9 février 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


GENOCIDE DES ARMENIENS
Une délégation de la Commission des Affaires étrangères du Parlement de Suède, au mémorial du génocide à Erévan

Kenneth Forshlubd le président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement de Suède, à la tête d’une délégation s’est rendu le 7 février au mémorial du génocide des Arméniens à Erévan. Ardak Zakarian, son homologue du Parlement arménien l’accompagnait pour le dépôt de fleurs au mémorial de Dzidzernagapert dédié aux 1,5 million de victimes du génocide des Arméniens de 1915 exécutées dans l’Empire ottoman. La délégation suédoise qui était en visite de travail à Erévan a respecté une minute de silence devant la flamme éternelle du mémorial. Puis au Musée du génocide, la délégation suédoise prit connaissance des documents d’archives et des témoignages photographiques sur le crime.

Krikor Amirzayan

posté le 8 février 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Image 450  Suède 


GENOCIDE DES ARMENIENS
Des témoignages des survivants du génocide des Arméniens seront publiés en anglais par la Shoah Foundation Institue de Californie du Sud (Etats-Unis)

La Shoah Foundation Institute de Californie du Sud (Etats-Unis) s’apprête à publier dans les prochaines semaines un album en anglais reprenant de nombreux témoignages d’archives des survivants du génocide des Arméniens. L’Institut a procédé à la traduction de nombre de témoignages écrits dans des dialectes de l’arménien. Selon Manoug Avedikian l’un des archivistes des documents liés au génocide des Arméniens, aujourd’hui très peu de personnes parlent en dialecte de l’arménien de Mouch (Arménie historique ou occidentale) ou de Kessab (village arménien de Syrie à la frontière turque). La traduction des documents depuis ces dialectes ne fut pas aisée selon M. Avedikian. D’autant qu’ils disposaient quelques rares mais très importants témoignages en dialectes de l’arménien de Mouch ou de Kessab, survivants de Moussa Dagh. Manoug Avedikian qui ne comprenait pas ces dialectes a demandé à Karen l’un de ses amis qui était originaire de Kessab à traduire quelques textes ou témoignages audio.

Krikor Amirzayan

posté le 5 février 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


Association ARAM Marseille
Présentation du livre de Anouch Kunth « Exils arméniens - Du Caucase à Paris 1920-1945 »

Marseille, Mémoire et littérature : l’association pour la recherche et l’archivage de la mémoire arménienne (ARAM) reçoit l’historienne Anouche KUNTH pour la présentation de son dernier ouvrage : « Exils arméniens - Du Caucase à Paris 1920-1945 »

« On connaît l’histoire des réfugiés rescapés du génocide de 1915, moins la seconde vague migratoire arménienne, celle originaire du Caucase russe, chassée dans les années 1920 par l’installation du régime soviétique. Avec un livre illustré de photographies et remarquablement écrit, l’historienne Anouche Kunth lève le voile sur ces exilés qui eurent, en France, des rapports complexes avec leurs compatriotes chassés d’Anatolie. » LeMonde.fr

(JPEG) Présentation de l’ouvrage : Les convulsions de la révolution bolchevique jettent hors de Russie plus d’un million de réfugiés, qui croient leur fuite temporaire. Elle va s’avérer irréversible, la perte de la patrie se conjuguant bientôt avec celle des droits nationaux. Parmi ces « sans-droits », quelques centaines de grandes familles arméniennes, issues des marges caucasiennes de l’Empire des Romanov. Banquiers et industriels, artistes, professeurs d’université, hommes politiques ? : tous, vers 1920, s’enfuient avec femmes et enfants, par crainte des violences que le nouveau régime de Moscou inflige à ses « ?ennemis de classe ? ». Hors de Russie, et tout particulièrement en France où convergent des dizaines de milliers d’exilés, leurs trajectoires croisent celles des Arméniens de Turquie, persécutés quant à eux pour des motifs ethno-confessionnels. L’histoire des exils arméniens s’écrit ici à hauteur d’hommes et de femmes en fuite, de familles soudées face au danger, parfois séparées, plongées dans l’opacité après le renversement de l’ordre ancien. Que faire ? Où aller ? Quel projet poursuivre en ces temps de chaos et d’incertitude ? Comment préserver ses ressources et recréer un ordre pour soi ? Les parcours de ces anciens sujets d’empires donnent à penser ce que reconstruit l’exil, lieu de mise à l’épreuve individuelle et de réélaboration des destinées collectives.

Anouche KUNTH est historienne, chargée de recherche au CNRS (Migrinter). Ses travaux actuels, consacrés au monde arménien en exil, abordent l’événement génocidaire depuis la dispersion massive et forcée des survivants. Elle est l’auteur, notamment, de Arméniens en France, du chaos à la reconnaissance, Toulouse, L’Attribut, 2010, co-écrit avec Claire Mouradian.

« Exils arméniens - Du Caucase à Paris 1920-1945 » De Anouche KUNTH

Paru aux Editions Belin en octobre 2016. 440 pages / 23 euros

Samedi 4 février 2017 à 17h30 à la MAJC

12/14, rue Saint-Bazile - 13001 Marseille

Métro/Tram Réformés Entrée libre

posté le 3 février 2017 par Jean Eckian/armenews