Nouvelles d'Arménie
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Russie


DIPLOMATIE
La diplomatie russe se conforme au format du processus de Minsk, souligne Erevan

La tournée annoncée du ministre russe des affaires étrangères à Erevan et à Bakou où il doit discuter du processus de règlement du conflit du Karabagh s’inscrira “dans le strict format” du Groupe de Minsk de l’OSCE dont la Russie assume la coprésidence, a tenu à souligner jeudi 16 novembre un haut responsable arménien. S’exprimant devant les journalistes à l’issue de la reunion hebdoomadaire du conseil des ministres, le vice-ministre arménien des affaires étrangères Shavarsh Kocharian a admis qu’il y avait une certain agitation diplomatique autour du Karabagh, depuis l’annonce de la visite du chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov la semaine prochaine dans la zone du conflit où il rencontrera les présidents arménien et azéri dans leurs capitales respectives. Interrogé sur l’éventualité de nouvelles propositions russes motivant cette tournée, Sh. Kocharian a répondu : “Le ministre russe des affaires étrangères n’agit pas séparément.

Son action s’inscrit dans le format de la coprésidence [du Groupe de Minsk de l’OSCE]. Aussi, il paraît curieux que l’on cherche à chaque fois à trouver des motivations particulières [aux démarches de Lavrov]. Lui-même [Lavrov] a dû d’ailleurs opposer publiquement des démentis à ces allégations plus d’une fois ». Le conflit du Haut Karabagh a été évoqué dans le cadre de plusieurs sommets régionaux ces jours derniers, plus particulièrement à l’occasion de la rencontre à Sotchi des présidents russe V. Poutine et turc R.T. Erdogan le 13 novembre. Le lendemain, le ministre arménien des affaires étrangères Edward Nalbandian avait par ailleurs rencontré à Moscow les coprésidents russe, américain et français du Groupe de Minsk de l’OSCE, peu avant que le président arménien Serge Sarkissian rencontre son homologue russe V.Poutine. La question du Karabagh a bien sûr été au cœur de l’entretien, mais le service de presse de la présidence arménienne n’a donné aucun détail à ce sujet. Dans ce contexte diplomatique dynamique, l’annonce de la visite de S.Lavrov à Erevan et à Bakou prenait toutefois un sens particulier, même si à Erevan, on rappelle qu’elle s’inscrit aussi dans le cadre du 25e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre la Russie et les pays du Sud Caucase. Cette visite viserait à maintenir l’impulsion lancée par le sommet à Genève le 16 octobre des presidents arménien et azéri, qui avaient relancé un processus de paix dans l’impasse.

posté le 17 novembre 2017 par Gari/armenews


DIPLOMATIE
Sommet Turquie-Russie-Iran sur la Syrie à Sotchi le 22 novembre

Ankara, (AFP) - Les présidents turc, russe et iranien se réuniront le 22 novembre dans la station balnéaire russe de Sotchi pour un sommet axé sur la Syrie, où leurs pays jouent un rôle important, ont annoncé jeudi Ankara et Moscou.

Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine et Hassan Rohani “échangeront sur les avancées concernant la réduction de la violence en Syrie permise par les réunions d’Astana, ainsi que sur les activités au sein des +zones de désescalade+“, a déclaré le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, à l’agence de presse étatique Anadolu.

Moscou a confirmé l’organisation d’un sommet tripartite à Sotchi le 22 novembre. “Il réunira les pays garants du processus de règlement syrien. Le sujet sera la Syrie“, a dit le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La Russie, la Turquie et l’Iran parrainent un accord visant à réduire l’intensité des combats pour préparer le terrain à un accord politique en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plus de 330.000 morts et provoqué le déplacement de millions de personnes depuis mars 2011.

Cet accord d’Astana, du nom de la capitale kazakhe où les négociations se déroulent, a permis d’instaurer des “zones de désescalade“ prévoyant l’arrêt des combats. Dans ce cadre, la Turquie a notamment déployé des troupes dans la province rebelle d’Idleb (nord-ouest).

Avant le sommet, les ministre des Affaires étrangères des trois pays parrains de l’accord d’Astana se réuniront “en fin de semaine à Antalya (sud de la Turquie)“, a annoncé le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu au cours d’une conférence de presse.

- Rapprochement russo-turc -

La Russie et l’Iran soutiennent le président syrien Bachar al-Assad, alors que la Turquie appuie les rebelles qui cherchent à le renverser, même si Ankara a mis en sourdine ces derniers mois ses critiques les plus dures à l’endroit du régime de Damas.

Malgré leurs positions contradictoires, la Turquie et la Russie, qui ont traversé une grave crise diplomatique après que l’aviation turque eut détruit en novembre 2015 un avion russe au-dessus de la frontière syrienne, ont mis ces derniers mois leurs différends de côté pour coopérer sur le dossier syrien. Signe de ce réchauffement dans les relations entre ces deux pays, MM.  Poutine et Erdogan se sont rencontrés à cinq reprises cette année et ont eu 13 entretiens téléphoniques depuis janvier, selon Anadolu.

Par ailleurs, depuis un an, la Turquie semble plus soucieuse d’enrayer l’expansion des milices kurdes YPG dans le nord de la Syrie que d’encourager à la chute du régime syrien.

Ankara considère les YPG comme l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée “terroriste“ par la Turquie et ses alliés occidentaux qui mène depuis trois décennies une sanglante guérilla contre les forces de sécurité turques.

Cette question est à l’origine d’une dégradation des relations entre la Turquie et les Etats-Unis, Ankara reprochant à Washington de soutenir les YPG pour combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

posté le 17 novembre 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Iran  Iran  Russie  Syrie  SYRIE  Turquie 


TURQUIE/RUSSIE
Erdogan en Russie pour évoquer le conflit syrien avec Poutine

Sotchi (Russie), 13 nov 2017 (AFP) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan était accueilli lundi par son homologue russe Vladimir Poutine à Sotchi, dans le sud-ouest de la Russie, pour discuter notamment des moyens de faire avancer le règlement du conflit syrien.

Bien que la Russie soit l’un des principaux alliés du régime de Damas, tandis que la Turquie est un soutien majeur des rebelles, les deux pays ont travaillé ensemble ces deux dernières années pour trouver une issue à la guerre, notamment par le biais du processus de paix d’Astana, dont ils sont les parrains avec l’Iran.

Ces efforts communs ont notamment abouti à la mise en place de zones de désescalade dans certaines régions de la Syrie, permettant une diminution des violences sans les faire cesser complétement.

“Nous travaillons pratiquement sur tous les axes“ de coopération et “avons la bonne pratique de discuter de manière opérationnelle des sujets d’actualité“, s’est félicité M. Poutine au début de sa rencontre avec le président turc dans sa résidence à Sotchi.

“Je suis convaincu que notre rencontre d’aujourd’hui sera très efficace“, a assuré pour sa part M. Erdogan, selon ses propos traduits en russe. Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, le principal sujet de discussion sera “la situation en Syrie, le fonctionnement des zones de désescalade et la poursuite du processus de règlement politique“.

“La Syrie est toujours au centre de l’attention des présidents russe et turc“, avait souligné la semaine dernière le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov.

MM. Erdogan et Poutine s’étaient déjà rencontrés en septembre à Ankara, où ils avaient décidé de faire pression en faveur de la création d’une zone de désescalade dans la région d’Idleb, dans le nord de la Syrie.

Depuis, la Russie a proposé de réunir toutes les forces politiques syriennes pour aboutir à un règlement politique du conflit qui a fait plus de 350.000 morts. Mais l’opposition et les Occidentaux se sont dits sceptiques et aucune date n’a été fixée.

“La Russie, qui est dans une position très difficile (en Syrie), ne peut tout simplement pas se permettre de perdre des alliés ou même des partenaires“, a affirmé à l’AFP l’expert russe Alexeï Malachenko, ajoutant que MM. Poutine et Erdogan avaient “besoin l’un de l’autre“ dans ce conflit.

Les deux dirigeants s’étaient réconciliés en août 2016 après plus d’un an de grave crise dans leurs relations à la suite de la destruction d’un avion russe par la Turquie à la frontière syrienne fin 2015.

Signe de l’entente entre les deux pays, M. Erdogan avait annoncé en septembre qu’il avait signé avec la Russie un contrat portant sur l’achat de systèmes de défense antiaérienne S-400, suscitant l’inquiétude de l’Otan dont la Turquie est un pays membre.

Selon M. Malachenko, l’économie devrait aussi être l’un des sujets de discussion entre les deux dirigeants.

posté le 13 novembre 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Russie  Turquie 


RUSSIE/IRAN/AZERBAÏDJAN
Poutine en Iran mercredi pour des pourparlers avec Rohani et Aliev

Moscou, (AFP) - Le président russe Vladimir Poutine se rendra mercredi en Iran pour des pourparlers avec ses homologues iranien Hassan Rohani et azerbaïdjanais Ilham Aliev, a annoncé lundi le Kremlin.

Les trois dirigeants doivent se rencontrer tous ensemble et le président prévoit des entretiens bilatéraux avec ses deux homologues en marge de ce sommet tripartite, a précisé le Kremlin dans un communiqué.

Cette visite de M. Poutine en Iran se déroulera au lendemain de la conclusion de nouveaux pourparlers de paix sur la Syrie à Astana, au Kazakhstan, dont la Russie et l’Iran, alliés du régime de Bachar al-Assad, sont les parrains aux côtés de la Turquie, soutien des rebelles.

Elle intervient aussi alors que Moscou a vivement dénoncé la décision de Donald Trump de refuser de “certifier“ l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

posté le 31 octobre 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Azerbaïdjan  Iran  Russie 


CRIMÉE
Deux militants tatars libérés par la Russie et envoyés vers la Turquie

Simféropol, 25 oct 2017 (AFP) - Deux importants représentants de la communauté des Tatars de Crimée, opposés à l’annexion de la péninsule ukrainienne par Moscou et condamnés par la justice russe, ont été libérés mercredi et envoyés vers la Turquie, ont annoncé la femme de l’un deux et leurs avocats.

“Ilmi Oumerov et Akhmet Tchiïgoz ont été libérés et leur avion a probablement déjà atterri à Ankara“, a indiqué à l’AFP la femme d’Ilmi Oumerov, Maïe Oumerova, confirmant des propos de leurs avocats sur les réseaux sociaux.

Akhmet Tchiïgoz, ancien vice-président du Medjlis, l’assemblée des Tatars de Crimée interdite par Moscou, a été condamné en septembre à huit ans de prison pour avoir organisé des “troubles massifs“ en février 2014, quelques semaines avant l’annexion de la Crimée par la Russie.

Ilmi Oumerov, vice-président du Medjlis, avait pour sa part été condamné quelques semaines plus tard à deux ans de prison pour “apologie du séparatisme“. Il restait toutefois en liberté jusqu’à l’examen de son appel par la Cour suprême de Crimée.

“Ce que nous avons tant attendu est arrivé. Deux nouveaux prisonniers politiques ukrainiens ont retrouvé la liberté“, a déclaré sur Facebook Nikolaï Polozov, l’avocat d’Akhmet Tchiïgoz. “Il s’agit du juste résultat d’efforts titanesques et d’un travail juridique, politique et diplomatique réussi“, a-t-il ajouté.

Les Tatars de Crimée, une communauté musulmane majoritairement opposée à l’annexion en mars 2014 de la Crimée, jugée illégale par Kiev et les Occidentaux, subissent une forte pression de la part des autorités russes.

La justice russe a ainsi interdit et qualifié d’“organisation terroriste“ le Medjlis, et fermé la chaîne de télévision de cette communauté.

L’ONG Amnesty International avait dénoncé ces condamnations, qui s’inscrivent selon elle dans “une série de procès politiquement motivés, d’arrestations arbitraires et d’intimidations envers les personnes critiques des autorités russes en Crimée“.

Le Parlement européen avait réclamé début octobre la libération d’Ilmi Oumerov et d’Akhmet Tchiïgoz.

posté le 25 octobre 2017 par Ara/armenews


ELECTRICITE
L’Arménie importe le gaz de Russie car il est moins cher que celui d’Iran

L’Arménie importe la majeure partie de son gaz naturel en provenance de Russie parce qu’il est moins cher que le gaz fourni par l’Iran voisin, a insisté vendredi le ministre des Infrastructures énergétiques, Ashot Manukian.

Le gaz russe, qui coûte actuellement 150 dollars pour l’Arménie par millier de mètres cubes, répond à plus de 80% de la demande annuelle du pays. Les importations de gaz restantes proviennent d’Iran dans le cadre d’un accord d’échange impliquant des livraisons d’électricité arménienne à la République islamique.

“Si un prix inférieur nous est offert, nous achèterons certainement plus de gaz iranien“, a souligné Manukian lors d’une conférence de presse.

M. Manukian a déclaré que le Premier ministre, Karen Karapetian, l’avait clairement assuré lors d’une visite officielle à Téhéran la semaine dernière. Selon lui, Karapetian a affirmé au ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh : “Si vous pouvez nous donner du gaz à un prix inférieur, nous sommes prêts à vous acheter directement du gaz et à abandonner en partie l’accord actuel“.

L’échange gaz-électricité devrait être considérablement étendu après la construction en cours d’une troisième ligne de transport d’électricité reliant l’Arménie à l’Iran.

Un haut dirigeant de la Compagnie de gaz nationale d’Iran (CNGI) a affirmé en août que l’Arménie souhaitait doubler, voire même plus, les importations de gaz iranien avant même que la ligne à haute tension ne soit mise en service en 2019. Il a précisé que la partie arménienne devrait payer pour des fournitures supplémentaires en espèces et que cela coûterait plus cher à Erevan que le gaz russe.

Les médias iraniens ont cité la semaine dernière le vice-ministre du Pétrole, Amir-Hossein Zamaninia, affirmant que Karapetian avait également discuté à Téhéran de la possibilité d’importer du gaz arménien du Turkménistan via l’Iran. Erevan s’intéresse au gaz turkmène car il serait probablement moins cher que pour le gaz iranien.

Karapetian, qui a géré Gasprom de 2001 à 2010, a refusé d’en dire plus concernant les discussions sur le gaz avec les dirigeants iraniens lorsqu’il s’est entretenu avec des journalistes à Gumri mercredi. Il a seulement lâché qu’il revenait d’Iran avec “des projets très bons et très prometteurs“.

posté le 23 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Le Premier ministre Karen Karapetian en visite en Iran

Le Premier ministre Karen Karapetian a rencontré hier le président iranien Hassan Rohani à l’issue d’une visite officielle à Téhéran, centrée sur les efforts en cours pour développer les relations commerciales entre les deux pays.

Il aurait discuté avec Rohani et d’autres dirigeants iraniens de la mise en œuvre de projets énergétiques conjoints et des moyens pour éliminer les obstacles au commerce bilatéral.

“L’Arménie attache une grande importance à ses relations chaleureuses et amicales avec l’Iran, qui ont de solides liens historiques et sont fondées sur des intérêts mutuels“, a commenté M. Karapetian.

Le président iranien a réaffirmé son engagement à resserrer ses liens avec l’Arménie. “L’expansion des relations avec l’Arménie, un pays ami et voisin, a été importante pour l’Iran“, a-t-il commenté, selon l’agence de presse IRNA. Il a précisé qu’il fallait faire plus pour exploiter le potentiel économique des relations bilatérales.

Rohani a donné les mêmes assurances au président Serge Sarkissian lors de leur rencontre à Téhéran le lendemain de son prise de fonction pour un second mandat début août.

“Nous n’avons aucune limite à la coopération avec l’Arménie dans les domaines politique, économique et culturel“, a assuré le premier vice-président de l’Iran, Eshaq Jahagiri, à l’issue d’un entretien avec Karapetian lundi.

“Nous avons tous les deux affirmé que nous étions prêts à renforcer le volume des relations arméno-iraniennes et sommes déterminés à lever tous les obstacles“, a dit Karapetian pour sa part.

Un communiqué du gouvernement arménien indique que les deux hommes ont examiné la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité qui devrait augmenter de manière significative les exportations d’électricité arménienne vers l’Iran. Les livraisons de gaz naturel iranien à l’Arménie vont également monter en flèche. Karapetian a aussi discuté de ce projet lors d’une réunion séparée avec le ministre du Pétrole, Bijan Zanganeh, et le ministre de l’Energie, Sattar Mahmoudi.

Trois autres ministres iraniens ont eu des réunions séparées avec leur homologue arménien accompagnant Karapetian.

A l’ordre du jour des pourparlers de Karapetian figurait également la création prochaine d’une “zone économique libre“ près de Meghri, une ville arménienne à la frontière iranienne. Karapetian a exhorté les entreprises iraniennes à s’installer là-bas et à obtenir un accès libre de droits aux marchés en Russie et aux autres membres de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie. Selon lui, ils pourraient également profiter du régime commercial préférentiel de l’Arménie avec l’Union européenne.

L’Iran négocie avec l’UEE sur un accord de libre-échange fortement soutenu par l’Arménie. Karapetian aurait déclaré à Jahangiri qu’Erevan était “prêt à fournir le soutien nécessaire“ pour une conclusion rapide de ces pourparlers.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien atteint un montant relativement modeste de 173,5 millions de dollars au cours des huit premiers mois de cette année. L’Iran représente moins de 5% du commerce extérieur global de l’Arménie.

posté le 11 octobre 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
Les médiateurs de l’OSCE discutent avec Sarkissian d’une réunion arméno-azérie

Des médiateurs américain, russe et français du Groupe de Minsk ont rencontré vendredi le président Serge Sarkissian à Erevan pour discuter des préparatifs de prochaines négociations avec son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliev, qui, selon eux, relanceront le processus de paix au Haut-Karabagh.

Le bureau de presse de Sarkissian a révélé que la rencontre avec les trois coprésidents du Groupe Minsk de l’OSCE portait sur « les possibilités de faire avancer le processus de règlement pacifique du conflit du Karabagh, y compris les questions liées à l’organisation d’une réunion des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan ».

Selon le ministère des Affaires étrangères, les médiateurs ont discuté de la tenue du sommet arméno-azerbaïdjanais lors de leurs entretiens distincts avec le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, tenus plus tôt dans la journée.

Le Russe Igor Popov, le Français Stephane Visconti et l’Américain Andrew Schofer se sont rendus à Bakou samedi. Aliev et le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, Elmar Mammadyarov, avaient déclaré jeudi qu’ils discuteraient également des détails du sommet prévu avec les trois diplomates. “Il nous semble que l’Arménie revient au processus de négociation et c’est une question très importante“, a souligné Aliev face à des fonctionnaires de l’Union européenne.

Les coprésidents ont déjà rencontré Nalbandian et Mammadyarov à New York le mois dernier. Dans une déclaration conjointe, ils ont exprimé l’espoir que la rencontre d’Aliev-Sarkisian aidera les parties en conflit à « trouver éventuellement des solutions de compromis aux problèmes restants ».

Les entretiens de New York ont eu lieu quelques jours seulement après qu’Aliev et Sarkissian ont échangé de nouvelles accusations en s’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies. Le leader azerbaïdjanais a fortement critiqué la communauté internationale pour ne pas aider Bakou à reprendre le contrôle du Karabagh. Il a également tweeté jeudi que le groupe de Minsk “doit exercer plus de pression sur le régime occupant de l’Arménie“.

Pour sa part, Sarkissian a de nouveau exprimé son soutien aux efforts de paix des médiateurs lorsqu’il a rencontré Schofer jeudi. Le diplomate, qui a assumé la coprésidence américaine du groupe de Minsk en août, s’est rendu au Karabagh en début de semaine dernière.

posté le 9 octobre 2017 par Claire/armenews


COOPERATION
Selon un proche de Poutine, l’adhésion à l’UEE est une bonne chose pour l’Arménie

L’adhésion à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie est “très bénéfique“ pour l’Arménie et son économie en difficulté, a assuré vendredi un conseiller du président russe Vladimir Poutine.

En parlant au service arménien de RFE/RL à Erevan, le fonctionnaire Sergey Glazyev a également prétendu que l’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc commercial faciliterait une résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Glazyev a soutenu qu’en faisant partie de l’UEE, l’Arménie est en mesure d’attirer les investisseurs étrangers intéressés par l’accès sans droits de douane au vaste marché russe. “L’Arménie a des relations uniques dans le monde“, a-t-il expliqué. “Nous connaissons l’influence omniprésente de la diaspora arménienne. Nous connaissons les avantages concurrentiels dont bénéficient les milieux commerciaux arméniens dans divers pays du monde, y compris aux Etats-Unis, pays qui brandit la menace d’une guerre économique contre nous “.

“Donc, pour les investisseurs internationaux, l’Arménie est un point d’entrée très intéressant dans le marché eurasien“, a préicsé Glazyev, faisant écho aux déclarations de dirigeants arméniens.

Les critiques pro-occidentaux du gouvernement pensent, eux, que l’adhésion à l’UEE entrave au contraire le développement économique du pays. Ils soutiennent que la croissance économique ne s’est pas accélérée après l’adhésion de l’Arménie au bloc en janvier 2015. Certains de ses indicateurs macroéconomiques se sont réellement aggravés depuis, disent-ils.

“Si l’Arménie n’avait pas fait partie de l’UEE, la situation aurait été pire“, a répondu Glazyev. Il a affirmé que la politique monétaire restrictive de la Banque centrale russe est principalement responsable du ralentissement économique des dernières années en Russie, qui a affecté l’Arménie et d’autres États membres de l’UEE.

Le conseiller du Kremlin, qui traite de l’intégration économique post-soviétique défendue par Moscou, préconise depuis longtemps une intervention gouvernementale plus forte dans l’économie.

S’exprimant en marge d’un forum intergouvernemental russo-arménien à Erevan, Glazyev a également plaidé en faveur de l’adhésion d’autres ex-Républiques soviétiques dans l’EEU.

« L’élargissement de l’UEE est un processus naturel parce que tous les pays de l’espace post-soviétique existent depuis des siècles, se connaissent bien, savent comment s’entendre, utilisent le russe comme langue de communication et partagent l’ancienne culture de l’activité commune et la construction commune d’immenses empires. Nous avons construit ensemble l’Empire russe, l’Union soviétique, et nous pouvons construire notre avenir pour les 100 prochaines années “, a-t-il déclaré.

Glazyev a en même temps rejeté comme étant des “absurdités“ les propos qui sous-tendent que la volonté de Poutine vise à restaurer l’Union soviétique. Il a insisté sur le fait que l’UEE restera une « union économique » de nations souveraines.

Glazyev a ajouté : “Si nous voulons avoir la paix, une assistance mutuelle et une coopération bénéfique qui contribuerait également à mettre fin aux problèmes politiques, nous devrions intégrer tout le Caucase dans l’UEE“.

“Je crois que si nous formons un espace économique commun, si des relations de coopération à long terme apparaissent entre les entreprises et les gens, si nos entrepreneurs font des affaires ensemble, nous renforcerons la confiance mutuelle, l’économie va commencer à aller de l’avant“, a-t-il commenté. L’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc créerait donc des “possibilités supplémentaires“ de résoudre le conflit du Karabagh.

Le leadership de l’Azerbaïdjan a montré peu d’intérêt à l’idée de rejoindre l’UEE jusqu’à présent.

posté le 9 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200