Nouvelles d'Arménie
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OSCE


GÉOPOLITIQUE
Nouvelles discussions entre les Ministres des Affaires Étrangères arménien et azéri

Les médiateurs américains, russes et français ont continué à faire pression pour la reprise des négociations entre les présidents arménien et azéri, lors d’une nouvelle réunion des Ministres des Affaires Étrangères des deux pays, mardi dernier à Bruxelles.

Les Ministres des Affaires Étrangères, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov, se sont rencontrés en présence des trois coprésidents du Groupe de Minsk pour des discussions sur la façon de relancer le processus de paix du Haut-Karabagh.

« Les coprésidents ont demandé aux ministres de transmettre aux présidents leur proposition d’organiser un sommet avant la fin de l’année », a déclaré le ministère arménien des Affaires Étrangères dans un communiqué. Il a ajouté que Nalbandian et Mammadyarov ont accepté de se réunir à nouveau en septembre à New York en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Les médiateurs ont déclaré le mois dernier qu’Aliev et Sarkissian « ont exprimé leur intention de reprendre le dialogue politique afin de trouver une solution de compromis aux questions les plus controversées de l’accord de paix ».

Les sources officielles azéries n’ont fait aucune déclaration publique suite à la réunion de Bruxelles, qui a eu lieu après la dernière recrudescence des violations du cessez-le-feu le long de la « ligne de contact » du Karabagh. La semaine dernière, les trois médiateurs ont exhorté les parties belligérantes à « cesser leurs actions militaires ».

Selon le rapport du ministère arménien des Affaires Étrangères, Nalbandian a souligné mardi l’importance de « stabiliser la situation sur la ligne de contact ». Il a également insisté sur la mise en œuvre inconditionnelle des accords de confiance conclus par Aliev et Sarkissian l’année dernière.

Les deux leaders ont expressément accepté de permettre à l’OSCE de déployer plus d’observateurs de terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations de la trêve qui se produisent là-bas. Le gouvernement azéri a depuis été réticent à mettre en œuvre ces garanties, arguant qu’elles allaient cimenter le statu quo en l’absence de progrès dans les pourparlers de paix.

Nalbandian a fustigé l’Azerbaïdjan lors d’une réunion informelle des ministres des Affaires Étrangères des États membres de l’OSCE tenue mardi à Mauerbach, en Autriche. Il a déclaré que l’incapacité de Bakou à prendre ces mesures de confiance remet en question sa « capacité à agir en tant qu’acteur des négociations ».

Un diplomate azéri présent à la réunion a dénoncé les propos de Nalbandian comme « extrêmement provocateurs » et a affirmé qu’Erevan souhaitait « perpétuer le statu quo actuel » au Karabagh.

À Mauerbach, Nalbandian a également rencontré le ministre russe des Affaires Étrangères Sergueï Lavrov. Les deux hommes ont discuté du conflit du Karabagh et ont convenu de la nécessité de mettre en œuvre les accords de 2016.

posté le 13 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
L’OSCE réaffirme son verdict concernant les élections arméniennes

Des observateurs de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ont réaffirmé leur évaluation préliminaire des récentes élections législatives arméniennes, annonçant qu’elles étaient entachées par des rapports « crédibles » d’achat de vote et d’intimidation d’électeurs.

Le Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l’Homme de l’OSCE, situé à Varsovie, a participé au déploiement de près de 440 observateurs européens qui ont suivi les élections du 2 avril. Dans une déclaration conjointe publiée le 3 avril, ils ont annoncé que les autorités arméniennes ont largement respecté les « libertés fondamentales » lors du vote « bien administré ». Mais ils ont également déclaré avoir reçu « des informations crédibles sur des achats de vote et des pressions sur des fonctionnaires et des employés d’entreprises privées ».

L’Union Européenne et les États-Unis ont rapidement partagé ces constatations, tout en louant avec précaution la conduite des élections par les autorités. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a déclaré le 4 avril que les résultats officiels du vote, qui ont donné la victoire au Parti Républicain Arménien (HHK), « reflètent la volonté générale du peuple arménien ».

« Des allégations généralisées d’achat de vote en faveur de certains partis ont été signalées dans tout le pays et la mission d’observation de l’élection a reçu de nombreux rapports crédibles directement des électeurs », a déclaré la mission de l’OSCE dans un rapport final publié lundi.

La mission a déclaré que les observateurs de l’OSCE ont également reçu « des rapports crédibles de pression et d’intimidation sur les électeurs, en particulier sur les employés du secteur privé et public ». Il a exhorté les autorités et les partis arméniens à « accroître la confiance du public dans l’intégrité des élections » en décourageant les Arméniens à vendre leurs votes.

Bien que le HHK ne soit pas nommé, l’appel semble principalement adressé au parti dirigé par le président Serge Sarkissian. Tout au long de la course parlementaire, le HHK a été accusé par ses opposants politiques et par des médias indépendants de distribuer des pots de vin et de faire pression sur les électeurs.

Le parti au pouvoir a également été embarrassé par la publication d’un enregistrement sonore secret, suggérant que les employés d’un homme d’affaires affilié au HHK ont été menacés de perdre leur emploi s’ils n’aidaient pas à sa réélection. D’autres riches candidats liés au gouvernement ont également fait face à des allégations similaires.

Les partis d’opposition arméniens estiment que l’achat de vote a été décisif lors de la victoire électorale du HHK. Le HHK nie avoir systématiquement recouru à cette pratique illégale, et insiste sur le fait que le vote était en grande partie démocratique.

La mission de l’OSCE a également signalé des irrégularités rapportées par ses observateurs dans ou autour des bureaux de vote le jour des élections.

« De grands groupes de personnes étaient présents à proximité immédiate des bureaux de vote dans 30% des observations, avec une tension de 6% et une intimidation des électeurs dans 4,5% des observations », annonce le rapport de la mission. « La police n’a pas toujours réussi à faire respecter l’interdiction de se réunir devant les bureaux de vote ... L’intimidation des électeurs a été signalée plus souvent dans les bureaux de vote surpeuplés que dans les autres bureaux de vote observés ».

Le rapport donne également une évaluation négative à 32 des 164 dépouillages surveillés dans le cadre de la mission. Il reproche principalement cela à « l’interférence de personnes non autorisées ».

La mission de l’OSCE n’a pas signalé de cas importants de votes multiples, l’une des formes les plus graves de fraude qui avait marqué les précédentes élections arméniennes. Les autorités d’Erevan ont promulgué à l’automne dernier un ensemble d’amendements juridiques soutenus par l’opposition visant à empêcher de telles violations.

Cela a conduit à l’introduction de dispositifs électroniques d’authentification des électeurs dans tous les bureaux de vote du pays. Les autorités ont également installé des caméras pour diffuser le vote et le dépouillement en ligne dans la grande majorité de ces installations. L’Union Européenne a alloué plus de 7 millions de dollars pour l’achat de ce matériel en début d’année.

posté le 12 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DÉFENSE
Trois soldats blessés au Haut-Karabagh

Trois soldats arméniens ont été blessés vendredi lorsque l’armée azérie a bombardé leurs positions sur le front au sud-est du Haut-Karabagh.

L’armée arménienne du Karabagh a également annoncé un nouveau tir d’artillerie depuis Alkhanli, un village azéri de la région où deux civiles ont été tués mardi.

L’Armée de Défense a publié une vidéo qui montrerait que les troupes azéries ont ouvert le feu jeudi avec un canon placé à quelques dizaines de mètres des maisons du village. L’Armée considère ces images comme une preuve supplémentaire de l’utilisation des résidents d’Alkhanli comme « boucliers humains » dans le conflit.

Une résidente du village, âgée de 50 ans et sa petite-fille de 2 ans ont été tués par ce que les azéris ont qualifié de bombardement arménien. Bakou a accusé l’Armée de Défense de cibler délibérément les civils azéris vivant près de la « ligne de contact » du Karabagh. Bakou a également nié le déploiement d’unités d’artillerie dans le village.

Plus tard dans la journée, l’armée arménienne du Karabagh a rapporté que les forces azéries ont lourdement bombardé ses positions avec des canons légers, des mortiers et même des obusiers de 122 millimètres, blessant trois de ses soldats. Dans un communiqué, l’armée a déclaré que ses troupes de première ligne « prenaient des mesures de représailles ».

Le ministère de la Défense azéri a confirmé ces bombardements en déclarant qu’ils ont été mené afin de venger la mort des deux habitantes d’Alkhanli et de d’empêcher une nouvelle « provocation » arménienne.

Les médiateurs américains, russes et français du groupe de Minsk de l’OSCE ont appelé les parties en conflit à « cesser leurs actions militaires » et à « retourner à la table des négociations » suite à l’incident d’Alkhanli.

posté le 10 juillet 2017 par Claire/armenews


GÉOPOLITIQUE
Les derniers combats au Karabagh inquiètent les médiateurs

Une équipe de négociateurs américains, russe et français a demandé mercredi aux parties au conflit du Haut-Karabagh d’observer le cessez-le-feu à la suite d’escarmouches qui auraient provoqué la mort de deux civils azéris.

« Les coprésidents du groupe de Minsk demandent d’urgence aux parties de cesser leurs actions militaires », ont déclaré les médiateurs dans un communiqué conjoint. « La violence ne génère que de la violence et n’aboutit à rien ».

« La seule manière responsable et humaine de résoudre ce conflit de longue date est le retour de bonne foi des parties à la table des négociations », a-t-il ajouté.

Le ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan a déclaré qu’une femme de 50 ans et sa petite-fille de 2 ans ont été tuées mardi soir par des bombardements arméniens sur leur village d’Alkhanli, juste au sud-est du Karabagh. Un autre résident local, également une femme, a été grièvement blessé, a déclaré le ministère, ajoutant que le camp azéri avait riposté contre les forces arméniennes près de « la ligne de contact ».

L’Armée de Défense soutenue par les arméniens du Karabagh a présenté une version différente des événements, affirmant que les forces azéris avaient tiré cinq roquettes vers l’un de ses points de commandement, à partir d’un poste d’artillerie situé à Alkhanli. L’armée a déclaré que ses troupes de première ligne ont ciblé ce poste en représailles.

Dans une déclaration distincte, l’Armée de Défense a accusé l’armée azéri d’utiliser les habitants d’Alkhanli comme « boucliers humains ». Elle a également publié une courte vidéo qui montrerait deux roquettes azéries atterrissant près des tranchées arméniennes du Karabagh, surplombant le village azéri. Il a déclaré que c’était la première fois que les Azéris utilisaient des systèmes de roquet à lance multiple TR-107 depuis les hostilités d’avril 2016 dans la région du Karabagh.

« Si l’ennemi a vraiment subi des pertes chez les civils, nous le regrettons », a déclaré le commandant de l’armée du Karabagh, le Lieutenant-Général Levon Mnatsakanian. « Cependant, je tiens à préciser que les forces armées d’Artsakh (Karabagh) ... continueront à exercer pleinement leur droit de se défendre et, le cas échéant, à répondre aux actions offensives de l’ennemi de manière ciblée et disproportionnée ».

Mercredi, le ministère des Affaires Étrangères azéri a cependant affirmé que les Arméniens visaient délibérément les civils azéris vivant près des lignes de front du Karabagh. Il a déclaré que les décès des deux villageois « ont confirmé la nature terroriste » de l’Arménie. Le ministère a également déclaré que les médiateurs américains, français et russes doivent maintenant exiger « le retrait immédiat des forces armées arméniennes des territoires occupés de l’Azerbaïdjan et un changement du statu quo ».

Le ministre des Affaires Étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a discuté de l’incident lors de conversations téléphoniques avec les coprésidents du groupe de Minsk. Le bureau de presse de Nalbandian a déclaré qu’il les a informés sur « la situation suite à la provocation azérie ».

Le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères arménien, Tigran Balayan, a déclaré que, pour éviter d’autres effusions de sang, Bakou devrait se conformer aux accords de confiance conclus par les présidents arménien et azéri l’année dernière.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont expressément accepté d’autoriser l’OSCE à déployer plus d’observateurs de terrain dans la zone de conflit et à enquêter sur les violations de la trêve qui se produisent là-bas. Le pouvoir azéri a depuis été réticent à mettre en œuvre ces garanties, en affirmant qu’elles allaient cimenter le statu quo en l’absence de progrès dans les pourparlers de paix arméniens-azéris.

Cette d’escarmouche a eu lieu juste avant une réunion des ministres des Affaires Étrangères arménien et azéri, attendue avant la fin du mois. Les coprésidents du groupe de Minsk espèrent que les deux ministres aideront à préparer un nouveau sommet arménien-azéri. La troïka médiatrice a déclaré après avoir visité Bakou, Erevan et Stepanakert le mois dernier que Aliev et Sarkissian « ont exprimé leur intention de reprendre le dialogue politique dans le but de trouver une solution de compromis sur les point les plus controversés de l’accord de paix ».

Le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères Azéri, Hikmet Hajiyev, a déclaré plus tard dans la journée que Bakou ne prévoit pas d’annuler la réunion ministérielle qui pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine. « Nous voulons des négociations substantielles », a-t-il ajouté.

posté le 6 juillet 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Possibilité d’une nouvelle rencontre entre les ministres des affaires étrangères arménien et azéri

Le ministre des affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a déclaré vendredi qu’il pourrait rencontrer son homologue azéri, Elmar Mammadyarov, dans les prochaines semaines pour aborder des questions non résolues concernant le conflit du Haut-Karabagh.

« Une réunion des ministres des affaires étrangères pourrait avoir lieu prochainement », a-t-il précisé aux journalistes. « Peut-être en juillet ».

Les coprésidents américains, russes et français du groupe de Minsk de l’OSCE ont annoncé le 19 juin qu’ils ont l’intention de bientôt rencontrer Nalbandian et Mammadyarov pour discuter des « modalités des travaux à venir ». Ils ont souvent été présents aux entretiens entre les deux ministres.

Les trois médiateurs ont publié cette déclaration à la fin de leur dernière visite à Bakou, Erevan et Stepanakert. Ils ont annoncé que les présidents arménien et azéri avaient « exprimé leurs intentions de reprendre le dialogue politique afin de trouver une solution de compromis sur les points les plus controversés de l’accord ».

Il n’est pas certain que les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev soient prêts à se rencontrer dans un avenir proche. Les médiateurs ont insisté pour qu’une telle rencontre ait lieu dans l’espoir de relancer le processus de paix au Karabagh.

En mars, le coprésident américain du groupe de Minsk, Richard Hoagland, a exprimé l’espoir que Nalbandian et Mammadyarov « prépareront le terrain » pour un sommet arménien-azéri. Les diplomates arméniens et azéris n’ont signalé aucun accord dans ce sens après leur dernière rencontre à Moscou en avril.

Lors de son entrevue avec les législateurs arméniens, Nalbandian a réitéré que tout accord de paix entre Bakou et Erevan devrait être approuvé par les dirigeants du Karabagh. Il a déclaré que les propositions de paix officielles des médiateurs précisent clairement que « les représentants du Haut-Karabagh doivent participer à la rédaction finale de l’accord de paix ». « Aucun accord ne peut être signé sans cela », a-t-il ajouté.

posté le 3 juillet 2017 par Claire/armenews

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ARMÉE
Le ministre de la Défense estime une guerre au Karabagh peu probable

Il est peu probable que l’Azerbaïdjan provoque une guerre totale au Haut-Karabagh dans le futur proche en raison des pertes « irréparables » dont le pays souffrirait en conséquence, a déclaré mercredi le ministre de la Défense, Vigen Sargsian.

Sargsian a également critiqué la dernière livraison d’armes russes à l’Azerbaïdjan, tout en indiquant que cela n’aurait pas d’incidence sur les liens militaires arméniens avec la Russie.

« Je suis presque certain qu’une guerre à grande échelle ne sera pas déclarée pour la simple raison qu’une telle guerre ne peut pas résoudre le problème du Karabagh ... en faveur de l’Azerbaïdjan », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. « Au contraire, il existe un très grand risque que, dans le cas d’une guerre à grande échelle, l’Azerbaïdjan subisse des dommages irréparables ».

« Incidemment, je ne minimise pas les dangers d’une guerre à grande échelle pour l’Arménie », a-t-il poursuivi. « L’un n’exclut pas l’autre. Mais choisir volontairement une guerre à grande échelle dans cette situation serait un acte de folie de la part des leaders azéris ».

Sargsian a suggéré que Bakou, qui menace régulièrement une solution militaire au conflit du Karabagh, continuera à violer le cessez-le-feu dans la zone de conflit à travers des actes à plus petite échelle.

Le 16 juin, trois soldats de l’armée du Karabagh ont été tués par des forces azéries dans un seul épisode de tir. Un autre soldat arménien a été abattu à une section de première ligne différente le lendemain matin, menant l’armée arménienne à promettre des représailles « ciblées et disproportionnées ».

Plus tôt le 16 juin, le ministère de la Défense azéri a signalé que l’un de ses soldats avait été abattu par le côté arménien. Les parties belligérantes se sont mutuellement accusées de l’escalade qui a coïncidé avec la dernière visite dans la zone de conflit des diplomates russes et français co-présidant le Groupe Minsk de l’OSCE.

Le 22 juin, l’armée du Karabagh a prétendu avoir tué quatre soldats azéris tout en empêchant une incursion la nuit tentée par les forces azéries. Celles-ci ont nié cette déclaration.

Sargsian a déclaré qu’au moins 8 soldats azéris ont été tués dans les actions « punitives » prises par les forces armées du Karabagh au cours des dix derniers jours. « Le nombre non confirmé est beaucoup plus élevé », a-t-il affirmé.

Le ministre de 42 ans a également été interrogé sur le nouveau lot de système de missiles antichars que la Russie a livré à l’Azerbaïdjan la semaine dernière, dans le cadre d’accords lucratifs entre Bakou et Moscou. « Je considère très négativement toute livraison d’armes à Azerbaïdjan, avant tout parce que l’Azerbaïdjan est un pays imprévisible qui manque de mécanismes de contrôle démocratiques « , a-t-il répondu.

« À cet égard, toute fourniture d’armes [à l’Azerbaïdjan] - qu’il s’agisse d’armes russes, d’armes israéliennes ou d’armes turques - crée de nouveaux risques car il est difficile de prédire qui prendra des décisions dans ce pays », a ajouté Sargsian.

La Russie a également vendu près de 5 milliards de dollars de chars, systèmes d’artillerie et autres armes à l’Azerbaïdjan conformément aux contrats de défense signés en 2009-2011. Le gouvernement arménien a publiquement critiqué ces accords.

Interrogé sur la question de savoir si la dernière livraison d’armes signifie que Moscou ignore les préoccupations d’Erevan, Sargsian a déclaré : « Non, nous ne pouvons pas le dire ».

Sargsian souligne également dans ce contexte que l’Arménie a acquis depuis longtemps des armes russes à prix réduit grâce à son alliance militaire avec la Russie. L’Arménie est satisfaite du programme « très ambitieux » de coopération militaire avec Moscou, a-t-il déclaré.

posté le 29 juin 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Malgré la fermeture de son bureau à Erevan, l’OSCE veut encourager les réformes

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe continuera à promouvoir de vastes réformes en Arménie malgré la fermeture de son bureau à Erevan suite aux pressions de l’Azerbaïdjan, a assuré hier le Secrétaire général de l’OSCE, Lamberto Zannier.

“La fermeture du bureau ne signifie pas que nous allons arrêter notre coopération avec l’Arménie“, a expliqué Zannier lors d’une visite à Erevan. “Il existe de nombreuses questions importantes qui restent à l’ordre du jour“.

“Nous essaierons donc de trouver diverses façons de travailler ensemble et de veiller à ce que la fermeture du bureau ne signifie pas qu’un seul chapitre de notre coopération a été fermé, mais que d’autres pistes de travail commun ont été ouvertes“, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian.

Depuis son ouverture en 2000, le bureau de l’OSCE a mis en œuvre des projets portant notamment sur les droits de l’homme, les réformes fiscales et policières, l’égalité entre les sexes et la liberté de la presse. L’Azerbaïdjan a opposé son veto l’année dernière à une nouvelle extension de son mandat, en s’opposant à une action humanitaire de déminage parrainée par celui-ci en Arménie. Il a affirmé que le programme pourrait “renforcer“ l’armée arménienne dans le conflit du Haut-Karabagh.

L’Arménie a à plusieurs reprises dit que Bakou est simplement désireux de forcer la fermeture du bureau d’Erevan après la fermeture d’un bureau similaire de l’OSCE à Bakou en 2015 à cause du non-respect des droits de l’homme.

Les décisions de l’OSCE concernant l’ouverture de ces missions et l’extension de leurs activités doivent être approuvées à l’unanimité par les 57 États membres de l’organisation.

La question semble avoir dominé les rencontres séparées de Zannier avec Nalbandian et le président Serge Sarkissian. Le secrétaire général de l’OSCE a décrit les pourparlers comme « utiles » dans une déclaration écrite publiée plus tard dans la journée. “J’aimerais voir les réalisations du Bureau conservées autant que possible“, a-t-il ajouté.

posté le 31 mai 2017 par Claire/armenews

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KARABAGH
Bakou refuse une fois encore l’accès de sa ligne de front à une délégation de l’OSCE

Conformément aux accords conclus avec les autorités de la République d’Artsakh (Haut-Karabagh), une délégation de l’OSCE a pu mener à bien la mission de contrôle prévue sur la Ligne de contact séparant les forces armées arméniennes de l’Artsakh et celles de l’Azerbaïdjan, au niveau de la localité de Seysulan, dans la région de Martakert, à l’ouest.

Cette mission de suivi sur une des positions de l’Armée de défense de la République de l’Artsakh était dirigée par l’aide de camp sur le terrain du représentant personnel du président en exercice de l’OSCE (CiO), Mihail Olaru (Moldavie) et l’assistant personnel du CiO, Simon Tiller (Grande Bretagne).

De l’autre côté de la Ligne de contact, une mission similaire devait être conduite par l’aide de camp sur le terrain du représentant personnel du CiO, Ghenadie Petrica (Moldavie) et un membre de l’équipe du CiO, Martin Schuster (Allemagne). Force est de constater qu’une fois encore, la partie azérie s’est montrée nettement moins coopérative.

Si, du côté arménien de la Ligne de contact, les autorités militaires de l’Artsakh ont permis que la mission s’effectue selon l’agenda prévu, qui ne sera d’ailleurs perturbé par aucune violation de la trêve ce jour-là, du côté azéri, la mission de l’OSCE n’a pas été autorisée à se rendre sur les positions occupées par l’armée de Bakou, en violation des arrangements conclus qui prévoyaient notamment le recours à un drone pour assurer l’inspection du site.

Durant sa visite dans les positions de l’armée de l’Artsakh, la délégation de l’OSCE était accompagnée des représentants des ministres des affaires étrangères et de la défense de l’Artsakh.

posté le 26 mai 2017 par Gari/armenews


HAUT-KARABAGH
Moscou accueillera demain les ministres des Affaires étrangères arménien et azéri

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, organisera un rassemblement trilatéral avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais à Moscou vendredi, dans une nouvelle tentative pour relancer le processus de paix au Haut-Karabagh.

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré hier que Lavrov, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov discuteraient des moyens de résoudre le conflit du Karabagh lors de leur réunion.

Le ministère arménien des Affaires étrangères a confirmé l’annonce mais n’a pas donné plus de précisions.

En visite à Erevan à la fin du mois dernier, le coprésident américain du groupe Minsk de l’OSCE, Richard Hoagland, a annoncé que Nalbandian et Mammadyarov se rencontreraient probablement à Moscou pour essayer de “préparer le terrain“ pour un nouveau sommet arméno-azerbaïdjanais.

Lavrov a tenu des entretiens distincts avec Nalbandian et Mammadyarov dans la capitale russe fin de février et début mars. Il a confié après la réunion avec le ministre azerbaïdjanais que les parties en conflit s’accordaient largement sur un accord cadre de paix proposé par la Russie, les États-Unis et la France. Mais il a ajouté qu’ils sont encore très éloignés sur “deux ou trois“ éléments du règlement proposé.

Les principes fondamentaux d’une paix au Karabagh ont d’abord été rédigés par les trois coprésidents du groupe Minsk en 2007. Ils appellent à un retrait progressif des Arméniens dans pratiquement tous les districts autour du Karabagh. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh déterminerait le statut internationalement reconnu du territoire contesté lors d’un référendum.

Le projet d’accord encore non publié a été modifié à plusieurs reprises au cours de la dernière décennie. Hoagland n’a pas nié les rapports des médias selon lesquels sa version la plus récente a été établie par la Russie suite aux hostilités d’avril 2016 au Karabagh.

“Je ne vais pas commenter cela“, a déclaré le diplomate américain aux journalistes à Erevan le 27 mars. “Mais je dirai que c’est un très bon plan approuvé à l’échelle internationale. L’OSCE l’appuie et les coprésidents et leurs gouvernements le soutiennent. “

posté le 27 avril 2017 par Claire/armenews

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