Nouvelles d'Arménie
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Sécurité


VENTE DE DRONES A BAKOU
La police israélienne aurait ouvert une enquête sur l’entreprise ADS

La police israélienne a ouvert une enquête sur une importante société de fabrication de drone-suicide. Cette dernière avait conclu un accord avec l’Azerbaïdjan concernant la fourniture de drones, qui auraient été utilisés contre les forces arméniennes.

Aéronautique Défense Systèmes (ADS) a été au centre d’un scandale en août dernier lorsque le journal israélien Haaretz a rapporté que, lors de la visite des responsables de l’entreprise à Bakou, les capacités des drones Orbiter 1K ont été démontrées en étant utilisés sur les positions de l’armée arménienne.

Un autre journal israélien, Maariv, a affirmé que deux opérateurs de drones israéliens travaillant pour la compagnie ont repoussé la demande des autorités azerbaïdjanaises de démontrer l’utilisation du drone “suicide“ en frappant une position arménienne. Mais d’autres cadres supérieurs d’ADS ont accepté de lancer l’engin meurtrier sur la cible, même si la frappe a manqué son objectif, a précisé Maariv. ADS a nié cela.

Hier, une semaine après la visite du ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, en Israël, la police du pays a publié une déclaration officielle : “Une enquête est en cours contre Aeronautics Defence Systems Ltd concernant un accord avec un client important“.

Même si la police israélienne ne précise pas le nom du “client important“, la plupart des médias locaux pensent que l’affaire concerne l’Azerbaïdjan.

Selon le Times of Israel, l’entreprise fait l’objet d’une enquête depuis au moins le 4 septembre, quelques semaines après les premières allégations concernant sa manifestation de tir réel contre une position militaire arménienne.

Toujours en septembre, un haut responsable militaire arménien a salué la décision des autorités israéliennes d’arrêter les exportations de drones israéliens vers l’Azerbaïdjan. Le vice-ministre de la Défense, David Pakhchanian, a affirmé que les trafiquants d’armes israéliens ont frappé à plusieurs reprises des cibles arméniennes à la demande des autorités azerbaïdjanaises.

Au cours de sa visite en Israël la semaine dernière, le ministre arménien des Affaires étrangères Nalbandian a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres hauts responsables israéliens. Dans un entretien avec la télévision publique israélienne, le haut diplomate arménien a déclaré que l’Arménie avait tenu des discussions “très ouvertes et positives“ avec Israël concernant les ventes à grande échelle d’armes fabriquées par Israël à l’Azerbaïdjan.

“Le commerce des armes n’est pas un commerce de légumes et il a toujours un côté sombre qui pourrait avoir des conséquences négatives“, a commenté M. Nalbandian à la chaîne de télévision israélienne. “Ce qui est important dans les relations de l’Arménie avec Israël, c’est que nous n’avons pas de questions taboues dans nos discussions, et nous discutons même des questions sensibles ouvertement et essayons de trouver des solutions.“

Nalbandian n’a pas précisé s’il avait discuté avec Netanyahou du récent scandale impliquant les tests d’un drone israélien sur une position de l’armée arménienne l’été dernier.

posté le 16 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DEFENSE
L’Arménie et Israël ont discuté de la vente d’armes à l’Azerbaïdjan

L’Arménie a tenu des discussions “très ouvertes et positives“ avec Israël concernant les ventes à grande échelle d’armes fabriquées par Israël en Azerbaïdjan, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, lors d’une visite officielle à Jérusalem la semaine dernière.

Dans une interview accordée à la télévision publique israélienne, Nalbandian a également déclaré qu’Erevan s’attendait à ce que l’Etat juif reconnaisse officiellement le génocide arménien de 1915 par la Turquie ottomane. “C’était un sujet dont nous avons parlé“, a-t-il déclaré dans des remarques publiées vendredi par le ministère arménien des Affaires étrangères.

M. Nalbandian a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi, le président de la Knesset Yuli Edelstein et d’autres responsables israéliens lors de ce qu’il a qualifié de visite “courte mais très intensive“ qui a débuté lundi dernier.

Netanhyahu a tweeté après ses entretiens avec le chef de la diplomatie arménienne qu’ils ont accepté de “renforcer“ les relations bilatérales dans des domaines tels que la technologie de l’information et l’agriculture. On a également rapporté que Nalbandian a exprimé sa confiance en une « nouvelle impulsion » des relations entre les deux pays.

Les relations arméno-israéliennes ont été glaciales jusqu’à présent à cause de la coopération militaire étroite d’Israël avec l’Azerbaïdjan. Les compagnies de défense israéliennes ont vendu au moins 1,6 milliard de dollars d’armes à Bakou au cours des dernières années seulement. Certains d’entre eux ont été utilisés par l’armée azerbaïdjanaise lors des combats d’avril 2016 au Nagorno-Karabakh.

“Le commerce des armes n’est pas un commerce de légumes et il a toujours un côté sombre qui pourrait avoir des conséquences négatives“, a déclaré M. Nalbandian à la chaîne de télévision israélienne. “Ce qui est important dans les relations de l’Arménie avec Israël, c’est que nous n’avons pas de questions taboues dans nos discussions, et que, même pour des questions sensibles, nous discutons ouvertement et essayons de trouver des solutions.“

“Nous discutons de la question d’une manière très ouverte et très positive“, a-t-il ajouté lorsqu’il a été interrogé sur les attentes d’Erevan concernant les accords d’armement du gouvernement d’Israël avec Bakou.

Nalbandian n’a pas non plus précisé clairement s’il avait discuté avec Netanyahou d’un récent scandale impliquant une compagnie israélienne accusée d’avoir attaqué une position de l’armée arménienne cet été avec des drones “suicides“ fabriqués et vendus à l’armée azerbaïdjanaise. En août, une agence gouvernementale israélienne a interrompu la livraison des drones Orbiter en Azerbaïdjan en attendant une enquête menée par elle.

Dans un court communiqué publié mardi dernier, un porte-parole de Netanyahu a expliqué que le leader israélien avait soulevé avec Nalbandian “la question des tentatives iraniennes d’établir une présence militaire dans la région et son influence négative“.

Nalbandian a insisté sur le fait que les relations cordiales de l’Arménie avec l’Iran ne sont pas un “obstacle dans nos relations bilatérales avec Israël.“

Dans une autre indication de leur relation difficile, l’Arménie et Israël n’ont toujours pas ouvert d’ambassades dans leurs capitales respectives. L’ambassadeur israélien en Arménie est basé à Tbilissi.

“Dès qu’Israël aura ouvert une ambassade en Arménie, nous ferons de même et ouvrirons une ambassade en Israël“, a commenté M. Nalbandian. Il n’a pas précisé quand cela pourrait arriver.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews


PRESIDENT DU PARLEMENT DU KARABAGH
Il met en garde contre des discussions « prématurées » sur les concessions territoriales

Un haut responsable du Haut-Karabagh a expliqué vendredi qu’il était encore trop tôt pour parler de concessions territoriales à l’Azerbaïdjan dans un accord de paix arméno-azerbaïdjanais plus large.

“Je crois que maintenant, surtout après les combats au Karabakh d’avril 2016, nous avons une bien meilleure idée de toutes les composantes de notre système de sécurité“, a déclaré Ashot Ghulian, président du Parlement du Karabagh, à la presse à Erevan.

“Ce système tient compte à la fois des territoires et de notre viabilité économique. Je suis profondément convaincu que nous ne pouvons pas affaiblir cela, ni abandonner quoi que ce soit en échange de quelque chose d’inconnu “, a-t-il précisé.

“Je ne pense pas que nous devrions nous engager prématurément dans de telles discussions parce que cela ne ferait que nuire à notre force interne, car nous commencerions à chercher ceux qui disaient que des concessions pouvaient être faites et qui disaient qu’ils ne le pouvaient pas“, a ajouté Ghulian.

À cet égard, M. Ghulian a refusé de commenter la récente remarque du président Serge Sarkissian selon laquelle un règlement pacifique du conflit du Karabagh ne pouvait être que « douloureux » pour les deux parties en conflit.

Sarkissian a pris la parole deux semaines après sa rencontre du 16 octobre avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev qui s’est tenue à Genève. Les deux dirigeants se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit.

Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé dans la ville suisse qu’ils organiseront prochainement des « séances de travail » entre le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov. Les pourparlers pourraient avoir lieu dès cette semaine.

Ghulian a affirmé que la partie arménienne a durci sa position sur la paix au Karabagh depuis les hostilités d’avril 2016 : “Je pense que, pour l’instant, il n’y a pas de raison d’adoucir cette position“.

Ghulian a pris la parole après qu’une délégation de députés du Karabagh a tenu une réunion avec des membres du Parlement arménien. La délégation, à la tête de laquelle était Ghulian, a été reçue par Sarkissian plus tard dans la journée. Un communiqué du service de presse présidentiel n’a pas dit s’ils ont discuté des prochaines négociations arméno-azerbaïdjanaises.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



HAUT-KARABAGH
Bakou et Erevan se préparent pour de nouveaux pourparlers

Un haut responsable d’Erevan a déclaré vendredi que les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan envisageaient de tenir de nouveaux pourparlers sur le conflit du Haut-Karabagh afin de renforcer les accords conclus par leur président le mois dernier.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont promis d’intensifier le processus de paix et de renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit lors de leur rencontre à Genève le 16 octobre. Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé la tenue de “séances de travail de suivi“ avec le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov.

Mammadyarov a déclaré en début de semaine dernière qu’il pourrait rencontrer Nalbandian à Moscou le 16 novembre. Le ministre azerbaïdjanais devrait rencontrer les médiateurs ce jour-là. Nalbandian accompagnera Sarkissian lors d’un voyage dans la capitale russe.

Le vice-ministre des Affaires étrangères arménien, Shavarsh Kocharian, a confirmé qu’une réunion des deux ministres des Affaires étrangères était “prévue“. “Elle sera annoncée dès qu’il y aura un accord sur sa tenue, a t-il précisé aux journalistes.

Interrogé sur la date et le lieu des pourparlers, Kotcharian a rétorqué : “Je ne peux pas le dire tant qu’il n’y aura pas d’accord concret.“

Rencontrant de jeunes membres et partisans de son parti républicain (HHK) la semaine dernière, M. Sarkissian a déclaré qu’une résolution pacifique du conflit du Karabagh ne pouvait être que “douloureuse“ pour les deux parties en conflit.

Commentant cette remarque, Kotcharian a souligné que le président arménien faisait référence à un règlement du Karabagh fondé sur des concessions mutuelles. “Si l’Azerbaïdjan revient à la raison et s’il existe vraiment une solution de compromis, il est normal que cela soit douloureux pour les deux parties“, a-t-il déclaré. “Il n’y a aucun signe de cela aujourd’hui, cependant.“

S’exprimant juste après le sommet de Genève, Sarkissian a de nouveau exclu tout accord de paix qui conduirait au contrôle azerbaïdjanais sur le Karabagh. Cette affirmation a irrité les autorités azerbaïdjanaises. Ils ont accusé le président arménien d’avoir violé les accords conclus avec Aliev.

Sarkissian a ignoré cela. “Je n’ai même pas dit un mot de notre conversation [avec Aliev] à qui que ce soit“, a-t-il commenté le 26 octobre.

posté le 6 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



APRES AVRIL 2018
La défense et la sécurité nationale resteront la priorité de Serge Sarkissian

La défense et la sécurité nationale resteront la priorité du président Serge Sarkissian même après son dernier mandat qui arrive à son terme en avril prochain, a déclaré hier un dirigeant de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun).

Armen Rustamian a commenté mardi la promesse faite par Sarkissian d’élaborer un plan sur sept ans visant à “moderniser“ les forces armées arméniennes. Lors d’une réunion avec de hauts responsables militaires à Erevan, le chef de l’Etat a annoncé que le plan sera officiellement adopté en janvier.

Rustamian, dont le parti est représenté au sein du gouvernement par trois ministres, a insisté sur le fait que Sarkissian n’a rien fait de mal en lançant un programme politique majeur moins de trois mois avant la fin de sa présidence, qui sera suivi par le passage au système parlementaire gouvernement.

“Quitter [la présidence] ne signifie pas disparaître“, a-t-il expliqué. “Il part mais il va naturellement maintenir son rôle actif. Je suis sûr que, quel que soit le statut de Serge Sarkissian, la défense et la sécurité resteront les préoccupations numéro un dans sa vie. “

“Je n’ai jamais entendu Serge Sarkissian dire qu’il allait quitter totalement l’arène“, a précisé Rustamian.

Sarkissian n’a toujours pas dit s’il envisage de devenir Premier ministre ou d’occuper un autre poste en avril. Ses alliés ont seulement convenu qu’il resterait président du parti républicain (HHK).

Le chef du HHK, Vahram Baghdasarian, a affirmé hier que la fin des fonctions de Sarkissian en avril 2018 ne signifierait pas la fin de ses “devoirs à la patrie“. “Le commandant en chef doit penser à l’avenir de son pays même le dernier jour de son mandat“, pense-t-il. “Il peut donner des ordres significatifs même le dernier jour.“

posté le 26 octobre 2017 par Claire/armenews


DEFENSE
Serge Sarkissian s’engage à modernier l’armée arménienne

Le président Serge Sarkissian s’est engagé hier à “moderniser“ l’armée arménienne à travers un plan d’action de sept ans qui, selon lui, sera lancé moins de trois mois avant la fin de son mandat présidentiel en avril 2018.

“Une modernisation radicale des forces armées de la République d’Arménie est impérative maintenant“, a assuré M. Sarkissian face à de hauts responsables militaires à Erevan. “Cela est dicté par les défis actuels et futurs.“

“Aujourd’hui, je suis en train d’élaborer un nouveau programme de modernisation de l’armée sur sept ans, pour 2018-2025. Nous devons transformer ce programme en réalité conjointement : moi, en tant que commandant en chef, le ministre de la Défense, les hauts gradés de l’armée, nos soldats et toute la société », a t-il ajouté dans un discours prononcé devant le ministère de la Défense.

“Après des discussions et amendements, nous allons approuver le programme le 28 janvier 2018, à savoir pour le 26e anniversaire de notre armée“, a t-il précié, décrivant le document prévu comme “l’une des plus importantes, sinon la plus importante, tâches de notre Etat. “

Le deuxième et dernier quinquennat de Sarkissian se terminera début d’avril. Il sera immédiatement suivi par la transition vers un système de gouvernement parlementaire, ce qui signifie que le prochain chef d’Etat aura des pouvoirs cérémoniels. La plupart des pouvoirs présidentiels existants, y compris celui de commandant en chef de l’armée, sera transférée au Premier ministre.

Sarkissian, dont le Parti républicain est à la tête du Parlement, n’a toujours pas précisé s’il envisage de devenir Premier ministre ou d’occuper un autre poste officiel après sa présidence de dix ans. Il a seulement dit vaguement en mars qu’il aimerait « jouer un rôle, en quelque sorte, pour assurer la sécurité de notre peuple ».

Les observateurs pensent qu’il conservera au moins le contrôle de facto sur l’appareil militaire et sécuritaire arménien. Certains d’entre eux ont spéculé sur le fait qu’il pourrait le faire à la tête du Conseil de sécurité national, qui aura plus de pouvoirs en vertu de la Constitution modifiée du pays.

Le président s’est adressé aux hauts responsables militaires au lendemain de son discours prononcé lors d’une réunion avec les dirigeants de la police. Il a rencontré des hauts fonctionnaires d’un autre organisme d’application de la loi, le comité d’enquête, le 9 octobre.

Sarkissian a aussi déclaré hier que le nouveau plan de défense fera appel, entre autres, à des augmentations annuelles considérables des dépenses de défense. “Vous savez bien que la quantité et la qualité de nos armes se sont considérablement améliorées au cours des dernières années“, a-t-il souligné. “Ces efforts seront continus. Chaque année, nous aurons de nouvelles et importantes réalisations dans ce domaine. “

Le projet de budget de l’Etat pour l’année prochaine dévoilé par le cabinet du Premier ministre Karen Karapetian à la fin du mois dernier augmenterait les dépenses de défense de l’Arménie d’environ 18%, pour atteindre 247 milliards de drams (515 millions de dollars).

Sarkissian a indiqué que le plan de défense détaillera également des mesures pour soutenir l’industrie de défense de l’Arménie et améliorer le bien-être social du personnel militaire et des services médicaux qui leur sont fournis.

posté le 25 octobre 2017 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Erevan continuera les pourparlers malgré les violations azéries du cessez-le-feu

Le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a déclaré vendredi que l’Arménie n’allait pas arrêter la possibilité de nouveaux pourparlers de paix avec l’Azerbaïdjan, malgré les dernières violations du cessez-le-feu au Nagorno-Karabakh, qui ont fait un mort du côté arménien.

Le soldat de 19 ans, Tigran Khachatrian, aurait été tué jeudi par un tireur azerbaïdjanais trois jours après la dernière réunion des présidents arménien et azerbaïdjanais qui s’est tenue à Genève.

Serge Sarkissian et Ilham Aliev se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Karabagh. “Nous avons convenu de prendre des mesures pour apaiser les tensions afin de ne pas faire de victimes sur les lignes de front“, a affirmé le président arménien après les pourparlers.

Les médiateurs américain, russe et français ont déclaré à cet égard qu’ils organiseront prochainement des “séances de travail“ de suivi avec M. Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov.

Réagissant à la mort du soldat arménien jeudi, le Parti républicain (HHK) a accusé Bakou d’“essayer de s’éloigner“ des accords de Genève. M. Nalbandian a également déploré la violation de la trêve azerbaïdjanaise lorsqu’il a pris la parole après des entretiens à Erevan avec le ministre des Affaires étrangères polonais, Witold Waszczykowski.

“Malheureusement, après le sommet tenu à Genève, Bakou a fait plusieurs violations du cessez-le-feu dans la zone de conflit. Un soldat arménien a été tué hier“, a regretté Nalbandian lors d’un point de presse.

“Mon homologue polonais et moi-même sommes d’accord sur le fait qu’il n’y a pas d’alternative possible à une résolution uniquement pacifique du conflit du Karabagh, basée sur les principes du droit international“, a t-il ajouté.

Nalbandian n’a pas précisé quand lui et Mammadyarov tiendront les réunions prévues avec les trois médiateurs qui dirigent le groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

posté le 23 octobre 2017 par Claire/armenews


SECURITE
Le gouvernement tchèque assure n’avoir pas autorisé la vente d’armes à Bakou

Le gouvernement de la République tchèque n’a pas autorisé la livraison récente à l’Azerbaïdjan de systèmes d’artillerie lourde fabriqués par la République tchèque, a tenu à souligner hier le porte-parole de la Chambre haute du Parlement.

Des photographies publiées par les médias azerbaïdjanais contrôlés par le gouvernement ont montré deux colonnes d’obusiers Dana et des systèmes de roquette à lancements multiples RM-70 utilisés lors d’exercices militaires organisés en Azerbaïdjan le mois dernier.

“La République tchèque n’a accordé aucune licence d’exportation pour vendre des équipements militaires létaux à l’Azerbaïdjan ces dernières années“, peut-on lire dans un communiqué du ministère tchèque des Affaires étrangères publié le 18 septembre.

De plus, selon ce même communiqué, le gouvernement tchèque a refusé en 2017 et en 2016 des demandes azerbaïdjanaises pour l’achat d’obusiers Dana de 152 millimètres et de roquettes RM-70 de 122 millimètres. Il aurait d’ailleurs informé l’Union européenne à ce sujet.

Le ministère a ajouté qu’il ne savait pas exactement comment ces armes ont été livrés à l’Azerbaïdjan et “continueront à creuser cette question“.

Le président du Sénat tchèque, Milan Stech, a fait écho à cette déclaration lors d’une visite à Erevan. “La République tchèque n’a pas vendu d’armes tchèques à l’Azerbaïdjan“, a-t-il expliqué aux journalistes après des pourparlers avec son homologue arménien, Ara Babloyan. “La République tchèque respecte l’embargo imposé à ces pays belliqueux“.

“Je ne peux pas comprendre comment des armes tchèques ont fini en Azerbaïdjan. Mais je peux vous assurer que les autorités tchèques n’ont pas autorisé cela “, a assuré Stech, affilié au parti social-démocrate tchèque.

On ne sait pas si Babloyan a soulevé la question avec Stech lors de leur réunion. Babloyan a seulement déclaré qu’il a informé Stech des efforts internationaux visant à mettre fin au conflit du Karabagh et à la position « non constructive » de l’Azerbaïdjan dans le processus de paix.

Les États-Unis et d’autres États membres clés de l’OTAN ont longtemps maintenu des embargos sur la vente d’armes offensives en Arménie et en Azerbaïdjan. La République tchèque a rejoint l’alliance en 1999.

posté le 5 octobre 2017 par Claire/armenews


COOPERATION MILITAIRE
Le Parlement arménien débat de nouveau d’un accord de défense avec la Russie

Le Parlement d’Arménie a débattu hier de la ratification d’un nouvel accord avec la Russie qui vise à renforcer une force militaire russo-arménienne qui a été créée il y a plus d’une décennie.

L’accord sur « le groupe des troupes unies » des deux pays a été signé par les ministres de la Défense russe et arménien à Moscou en novembre dernier. Il spécifie la mission de la force conjointe comprenant des troupes de la base militaire russe en Arménie et du cinquième corps de l’armée arménienne. Leur objectif principal sera de « garantir la sécurité militaire dans la région » et déjouer ou repousser les éventuelles agressions étrangères contre l’Arménie et la Russie.

L’accord, déjà ratifié par le Parlement russe, stipule que le contingent russo-arménien sera dirigé par un général nommé par le commandant en chef de l’armée arménienne. Il sera subordonné au chef de l’armée arménienne en temps de paix. Mais il pourrait se présenter à la tête du district militaire sud de la Russie en cas de guerre ou d’agression imminente contre l’un ou l’autre Etat.

S’adressant aux députés, le ministre adjoint de la Défense, Artak Zakarian, a déclaré que l’accord constituerait un nouveau cadre juridique pour une force militaire qui existe depuis plus de 15 ans.

“Ce contingent existe de facto. Le président de la République l’a revendiqué clairement l’année dernière “, a expliqué Eduard Sharmazanov, député, lors du débat. Il a ajouté que l’accord était « logique » étant donné l’alliance militaire de l’Arménie avec la Russie.

Koryun Nahapetian, président progouvernemental du comité du Parlement sur la défense et la sécurité, a également exhorté les autres parlementaires à le ratifier. “Dans le cadre de ce traité, nous augmenterons nos capacités“, a vanté Nahapetian. L’Arménie sera spécifiquement capable d’utiliser davantage l’armement russe sophistiqué, a t-il ajouté.

Les députés de Yelk, une alliance d’opposition pro-occidentale, ont rejeté ces explications en disant que l’Arménie céderait davantage sa souveraineté à la Russie.

L’un d’eux, Aram Sarkisian, a commenté : “Notre secteur de l’énergie est sous le contrôle total de la Russie. Nous avons des accords militaires dans le cadre de l’Organisation du Traité de sécurité collective. Nous avons fourni notre espace aérien, nos communications aux Russes ... Pourquoi avons-nous besoin de cela encore ? “

Un autre député de Yelk, Gevorg Gorgisian, s’est dit préoccupé par une clause de l’accord qui parle des « menaces militaires internes » pour lesquelles les forces russo-arméniennes pourraient intervenir. Il a affirmé que Moscou pourrait l’utiliser pour intervenir dans les processus politiques en Arménie.

Zakarian a exclu un tel scénario. “Nous ne parlons pas d’actions politiques ou de la vie politique et sociale de l’un ou l’autre pays“, a répliqué le vice-ministre. “Étant donné que le Moyen-Orient montre maintenant quels dangers internes peuvent surgir dans un Etat ou un autre, le traité prévoit également des mesures appropriées contre les menaces militaires internes. À condition, bien sûr, que les parties s’entendent sur cette question.

Le Parlement votera et ratifiera très probablement l’accord aujourd’hui. Yelk est la seule force parlementaire qui s’oppose à cette ratification. Il détient 9 sièges sur les 105 du Parlement.

posté le 5 octobre 2017 par Claire/armenews

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