Nouvelles d'Arménie
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Sécurité


SECURITE
Un officiel arménien se félicite de la coopération militaire productive avec la Russie

L’Arménie continue d’acquérir des armes fabriquées en Russie et d’autres équipements militaires dans le cadre de liens de défense étroits avec la Russie, s’est félicité hier le vice-ministre de la Défense, Davit Pakhchanian.

En particulier, Pakhchanian a annoncé que l’armée arménienne a reçu de tels armements achetés avec un prêt russe de 200 millions de dollars déboursé à Erevan en 2015.

“Ce qui était prévu dans le cadre du premier prêt russe a déjà été livré, et il y a un accord pour poursuivre ce travail“, a t-il révélé lors d’une conférence de presse. “C’est une composante sérieuse de nos acquisitions d’armes. Notre coopération avec la Russie se passe plutôt bien. “

Les armes couvertes par ce prêt comprendraient, entre autres, le système de fusées à lancement multiple Smerch, le système de fusée thermobarique TOS-1A et le système antichar Kornet.

Le gouvernement arménien a annoncé en octobre 2017 que Moscou lui fournirait un prêt supplémentaire de 100 millions de dollars qui sera dépensé pour acheter plus d’armes russes à des prix bien inférieurs aux niveaux du marché international. L’Arménie a ces réductions de prix en raison de son appartenance à l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) dirigée par la Russie.

En dépit de ces liens militaires étroits, la Russie a vendu à l’Azerbaïdjan pour au moins 4 milliards de dollars de chars, de systèmes d’artillerie, d’hélicoptères de combat et autres armes ces dernières années. Les dirigeants arméniens ont publiquement critiqué ces accords d’armement, affirmant qu’ils avaient contribué aux combats d’avril 2016 au Karabagh.

Lors d’une visite à Erevan au début du mois, un haut responsable pro-gouvernemental russe a indiqué que Moscou réduirait ses futures transactions d’armements avec Bakou en réponse à la critique arménienne.

“Nous sommes évidemment mécontents des fournitures d’armes russes à l’Azerbaïdjan“, a déclaré M. Pakhchanian. “La partie russe nous assure désormais que l’ampleur de ces fournitures sera considérablement réduit.“

Plus tôt cette année, le gouvernement américain aurait averti qu’Erevan risquerait des sanctions américaines en cas de signature de « contrats substantiels » avec l’industrie de défense russe.

“Bien sûr, les sanctions sont un problème, mais nous devons nous assurer que notre sécurité et nos actions dans ce domaine seront avant tout fondées sur nos intérêts“, a commenté Pakhchanian à ce propos.

L’officiel a précisé que l’Arménie est également désireuse d’intensifier la « coopération militaro-technique » avec d’autres nations étrangères, y compris la Chine, la Serbie et la Pologne membre de l’OTAN. Par ailleurs, des sociétés de défense de ces pays et d’une douzaine d’autres pays, dont l’Allemagne et l’Italie, participeront à une exposition sur les armes qui s’ouvre aujourd’hui à Erevan.

Pakhchanian a ajouté que l’armée arménienne dépend de plus en plus de l’industrie de la défense nationale pour ses acquisitions de matériels militaires. Les entreprises arméniennes fabriquent notamment des véhicules aériens sans pilote, des radars et des équipements électroniques utilisant la technologie laser.

posté le 29 mars 2018 par Claire/armenews


ETATS-UNIS
Le chef du renseignement met en garde contre les « combats à grande échelle » au Karabagh

Le conflit non résolu du Haut-Karabagh pourrait dégénérer en « combats à grande échelle » entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises, a averti le directeur des services secrets américains, Dan Coats, mardi soir.

« La tension sur la région contestée du Haut-Karabagh pourrait dégénérer en un conflit militaire à grande échelle entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui pourrait attirer la Russie pour soutenir son allié régional », a déclaré M. Coats lors de l’audition annuelle du Comité du renseignement du Sénat américain sur les « menaces mondiales ».

“La réticence des deux parties à faire des compromis, les pressions intérieures croissantes, la modernisation militaire constante de l’Azerbaïdjan et l’acquisition par l’Arménie de nouveaux équipements russes risquent de déclencher des hostilités à grande échelle en 2018“, a-t-il ajouté.

L’assistance militaire russe à l’Arménie provient d’une alliance de défense entre les deux pays. Dans le même temps, la Russie a été le principal fournisseur d’armes de l’Azerbaïdjan. Moscou et Bakou ont signé des accords d’armement d’une valeur d’au moins 4 milliards de dollars en 2009-2011.

Les responsables arméniens ont indiqué que ces accords ont contribué à la guerre des quatre jours au Karabagh qui ont éclaté en avril 2016 et ont fait au moins 180 morts des deux côtés. Ce fut le pire combat dans la zone de conflit depuis qu’une trêve négociée par les Russes avait mis fin à une guerre arméno-azerbaïdjanaise en 1994. Avec la France, les États-Unis et la Russie mènent depuis longtemps des efforts internationaux pour mettre fin au conflit du Karabagh.

Les diplomates des trois puissances mondiales ont appelé dimanche les parties en conflit à prendre des « mesures supplémentaires » pour réduire les tensions sur les lignes de front. Dans une déclaration commune publiée après leur dernière tournée dans la région, les médiateurs ont également déclaré qu’Erevan et Bakou se sont déclarés prêts à poursuivre des pourparlers de paix « intensifs » dans les mois à venir.

Les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont engagés à intensifier le processus de paix lors de leur rencontre à Genève en octobre.

Dan Coats a mentionné le Karabagh dans le contexte des efforts de la Russie pour maintenir une forte influence sur les autres États ex-soviétiques. « Le Kremlin cherchera à maintenir et, si possible, à étendre son influence à travers les anciens pays soviétiques qu’il affirme être dans sa sphère d’influence autoproclamée », a déclaré le chef du renseignement américain.

posté le 15 février 2018 par Claire/armenews


ARMENIE/AZERBAIDJAN
Un diplomate russe détaille un accord qui doublera le nombre d’observateurs au Karabagh

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe déploiera sept autres observateurs pour surveiller le cessez-le-feu dans la zone du conflit du Haut-Karabagh, conformément à un accord arméno-azerbaïdjanais conclu la semaine dernière, a annoncé vendredi un haut négociateur russe.

Les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais ont accepté d’élargir une mission de l’OSCE chargée de surveiller le cessez-le-feu le long de la « ligne de contact » du Karabagh et de la frontière arméno-azerbaïdjanaise lorsqu’ils se sont rencontré à Cracovie le 18 janvier.

L’initiative a été proposée par les médiateurs américain, russe et français coprésidant le Groupe de Minsk de l’OSCE et soutenu par l’Arménie. L’Azerbaïdjan avait dans un premier temps été réticent à l’accepter.

“Il reste encore quelques détails techniques à régler“, a convenu le co-président russe du groupe, Igor Popov, à l’agence de presse azerbaïdjanaise APA. Il a indiqué que la mission de l’OSCE serait renforcée par “sept observateurs supplémentaires“.

La mission existante, largement symbolique, dirigée par un diplomate polonais, Andrzej Kasprzyk, est de taille similaire. Ses membres se rendent au Karabagh et à la frontière arméno-azerbaïdjanaise une ou deux fois par mois pour suivre brièvement le respect par les parties des accords de trêve conclus en 1994 et 1995.

L’accord de principe sur l’expansion de l’équipe de Kasprzyk reflète certains progrès qui semblent avoir été réalisés dans les pourparlers de paix arméno-azerbaïdjanais au cours des derniers mois. Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov se sont rencontrés à deux reprises, en présence des médiateurs, après le sommet arméno-azerbaïdjanais tenu à Genève en octobre.

M. Popov a déclaré que lui et ses collègues coprésidents des Etats-Unis et de la France se rendraient à nouveau à Bakou et à Erevan au début du mois prochain pour poursuivre les discussions sur les mesures proposées pour minimiser les violations de la trêve. Il a déclaré qu’ils s’attendaient également à “vérifier“ les positions des parties en conflit sur les détails d’un plan de paix du Karabagh proposé par les médiateurs.

“Nous faisons des efforts pour proposer à Bakou et à Erevan des variantes acceptables pour eux et c’est ce dont nous parlerons dans la région“, a annoncé le diplomate russe.

Dans une déclaration conjointe publiée à Cracovie le 18 janvier, les trois co-présidents du groupe de Minsk ont ​​affirmé avoir discuté avec Nalbandian et Mammadyarov des « questions sensibles essentielles contenues dans les propositions de travail actuellement sur la table ».

Popov a également déclaré à APA qu’il est trop tôt pour dire si les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev pourraient se voir bientôt.

Sarkissian achèvera son dernier mandat présidentiel le 9 avril. Il pourrait rester au pouvoir en tant que Premier ministre de l’Arménie.

posté le 29 janvier 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



TRANSPORTS
La police nie être trop laxiste vis-à-vis des conducteurs imprudents

Hier, la police arménienne a fermement nié être trop laxiste vis-à-vis des conducteurs imprudents au volant de voitures de luxe. Cette déclaration est intervenue moins de 48h après qu’un accident à Erevan a causé la mort de deux policiers de la circulation.

Ces deux gardiens de la paix, Areg Davtian et Khachik Gasparian, se trouvaient dans une voiture de patrouille qui a été heurtée par une voiture de luxe aux premières heures de la matinée de lundi. Selon les forces de l’ordre, le conducteur de 25 ans du véhicule BMW X6, Sargis Vartanian, a fui les lieux mais a été retrouvé et arrêté plus tard dans la journée.

Le Comité d’enquête de l’Arménie a affirmé que Vartanian avait dépassé la limite de vitesse légale lorsqu’il a percuté la voiture de police à un croisement dans le centre-ville. Il est également apparu que le jeune homme n’avait pas de permis de conduire valide. Il en avait un avant que la police ne lui interdise de conduire en 2014 pendant un an, en raison de graves infractions au code de la route.

Lundi également, la police a arrêté le jeune frère de Vartanian, Serzh, accusé de vol qualifié et d’agression violente. Le comité d’enquête a confié que son arrestation n’était pas lié à l’accident de la route mortel.

Plusieurs médias et des utilisateurs des réseaux sociaux ont rapidement affirmé que l’accident avait été rendu possible à cause de l’impunité dont jouissaient les gens aisés et indisciplinés en raison de la corruption au sein du gouvernement et de l’appareil de sécurité.

Un chef adjoint de la police nationale, Hunan Poghosian, a rejeté ces accusations lorsqu’il a parlé au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am). “La police a toujours puni et continuera à punir tous les délinquants qui pullulent dans notre société“, a-t-il commenté.

Poghosian a également rejeté les arguments selon lesquels le suspect arrêté n’aurait jamais du pouvoir conduire sans son permis. “Savez-vous combien de conducteurs y a en Arménie, et combien d’entre eux conduisent des voitures sans permis“, a-t-il questionné.

Certains médias ont suggéré que les frères détenus avaient déjà évité des poursuites pénales grâce à leur grand-père, qui occupe un poste de responsabilité dans le réseau national de distribution de gaz de l’Arménie.

Les journaux ont également affirmé que le Premier ministre Karen Karapetian, qui gérait le réseau, avait téléphoné au chef du comité d’enquête, Aghvan Hovsepian, et lui avait ddemandé de veiller à ce que Sargis Vartanian soit sévèrement puni pour la mort des deux policiers.

Le porte-parole de Karapetian, Aram Araratian, a implicitement nié ces informations lundi, affirmant que le Premier ministre n’était pas en position d’intervenir dans les enquêtes criminelles. Mais Araratian a convenu qu’il était au courant des détails de l’accident de voiture.

“Le Premier ministre est confiant sur le fait que les organes concernés rempliront leurs fonctions définies par la loi, à la suite de laquelle tous les coupables recevront la punition qu’ils méritent“, a conclu le responsable.

posté le 11 janvier 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARTSAKH
L’Azerbaïdjan a violé le régime de cessez-le-feu 200 fois la semaine dernière

La situation sur la ligne de contact entre les forces armées du Karabagh et de l’Azerbaïdjan est restée relativement stable du 31 décembre au 6 janvier.

La situation le long de la ligne de contact n’a pas changé considérablement, a déclaré l’Armée de Défense de l’Artsakh.

Pendant la période mentionnée, les forces azerbaïdjanaises ont violé le régime du cessez-le-feu environ 200 fois en tirant plus de 2 000 fois vers les positions du Karabagh.

Les forces de l’armée de défense continuent à remplir leur tâche militaire et à contrôler la situation.

posté le 8 janvier 2018 par Claire/armenews


DEFENSE
Un sondage révèle un fort soutien à l’armée arménienne

Le ministre de la Défense Viguen Sargsian inspecte les troupes déployées le long de la frontière avec l’Azerbaïdjan.

L’armée arménienne reste l’institution la plus digne de confiance en Arménie, selon un sondage d’opinion mené récemment. La branche arménienne du Centre de recherche sur les ressources du Caucase (CRRC), financé par les Etats-Unis, a interviewé plus de 1 600 ménages choisis au hasard dans tout le pays, en novembre, dans le cadre du sondage annuel du Baromètre du Caucase du CRRC.

L’enquête a mesuré l’opinion publique en Arménie et en Géorgie sur un large éventail de problèmes auxquels sont confrontés les deux pays voisins.

Selon ses conclusions publiées la semaine dernière, 51% des Arméniens « font totalement confiance » et 26% « font plutôt confiance » à leurs forces armées. Les sondages antérieurs du CRRC ont révélé un soutien populaire similaire à l’armée arménienne, un sentiment qui semble refléter le conflit non résolu du Haut-Karabakh.

Le dernier sondage de la CRRC montre que l’Église apostolique arménienne et d’autres organisations religieuses actives dans le pays étaient la deuxième institution la plus digne de confiance, avec un score de 74%. Le sondage a révélé des degrés beaucoup moins élevés de confiance du public à l’égard des pouvoirs exécutif et législatif du gouvernement. En particulier, seuls 18% des sondés ont déclaré avoir confiance dans le président Serge Sarkissian, selon le CRRC.

La confiance du public dans le Parlement arménien s’est avérée encore plus faible. Des deux tiers des sondés ont déclaré qu’ils approuvaient, d’une manière ou d’une autre, l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie.

En conséquence, 64% ont décrit la Russie comme le partenaire étranger le plus « amical » de l’Arménie. Dans le même temps, 55% des sondés ont exprimé des degrés variables de soutien en faveur de l’adhésion potentielle de l’Arménie à l’Union européenne.

posté le 1er janvier 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Un terrorise de l’Etat Islamique venant de Turquie, arrêté à l’aéroport d’Erévan et renvoyé

Les services de Sécurité nationale d’Arménie ont selon Aravot.am informé qu’ils ont devancé l’entrée en Arménie d’un membre de l’Etat Islamique il y a une dizaine de jours. « Nos services de surveillance ont devancé l’entrée sur le sol arménien d’un terroriste d’une organisation internationale » auraient déclaré les membres de la Sécurité nationale d’Arménie sans plus de précisions. L’homme originaire du Moyen Orient, venant de Turquie aurait été arrêté par les services de sécurité du ministère de l’Intérieur avant d’être renvoyé vers la Turquie.

Aravot.am indique par ailleurs qu’en 2017 dans le cadre des opérations anti-terroristes l’Arménie a interdit l’entrée de 960 étrangers.

Krikor Amirzayan

posté le 29 décembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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SECURITE NATIONALE
Mise en garde de Serge Sarkissian contre les révoltes armées

Le président Sarkissian remet une médaille à un officier du Service de la sécurité nationale à Erevan, le 22 décembre 2017.

Le président Sarkissian a mis en garde vendredi contre les tentatives de déposition de force de son gouvernement et a demandé à l’agence de sécurité la plus puissante d’Arménie d’intensifier sa « lutte contre le terrorisme ».

« En Arménie, aucun problème ne sera résolu par la violence et les armes », a déclaré M. Sarkissian dans un discours prononcé au National Security Service (NSS). « Je veux mettre en garde ceux qui essaieront d’atteindre leurs intérêts personnels ou paroissiaux avec des méthodes illégales, a-t-il dit. Nos forces de l’ordre sont prêtes à contrer ... toute manifestation compromettant l’ordre constitutionnel. »

Le président arménien a attiré l’attention sur la réponse du NSS et des autres forces de l’ordre à la saisie, en juillet 2016, d’un commissariat de police à Erevan par des membres armés et des sympathisants d’un groupe d’opposition radicale. Les hommes armés avaient exigé la libération du leader emprisonné du mouvement du Parlement fondateur, Jiraïr Sefilian, et la démission du président. Ils s’étaient rendus aux forces de sécurité après une impasse de deux semaines qui avait fait trois morts parmi les policiers. Serge Sarkissian avait déclaré le lendemain de leur reddition que toute autre tentative d’effectuer un changement politique en Arménie par des moyens violents échouerait également. « Erevan n’est ni Beyrouth ni Alep. Que personne n’essaie d’importer des solutions de l’époque de la Guerre froide du Moyen-Orient à l’Arménie », avait-t-il déclaré dans une référence claire au passé libanais de Sefilian.

S’adressant aux officiers supérieurs du NSS vendredi, Serge Sarkissian a déclaré que l’Arménie pourrait désormais être exposée à un plus grand risque d’attaques terroristes en raison de sa géographie, d’un « environnement extérieur spécial » ou même d’un nombre croissant de touristes étrangers visitant le pays. « Vous devez donc être vigilant », a-t-il dit. « Je pense que vos actions antiterroristes doivent être intensifiées. »

Dans ce contexte, le président a mentionné la réunion de son Conseil national de sécurité la semaine dernière, centrée sur « la lutte contre le terrorisme ». Le Conseil a approuvé un nouveau plan d’action visant à prévenir cette violence compte tenu du « degré élevé de menaces terroristes dans la région » et la nature changeante du terrorisme contemporain. Le bureau du président n’a donné aucun détail sur ce plan.

La réunion du conseil a eu lieu le lendemain de l’annonce par le NSS que les autorités répressives d’Erevan avaient délivré un mandat d’arrêt contre un citoyen américain d’origine arménienne accusé d’avoir appelé et motivé des violences politiques en Arménie.

Une déclaration du NSS a indiqué que le suspect, identifié comme R.K, a ouvert récemment un faux compte Facebook pour promouvoir un groupe radical faisant campagne pour un renversement violent du gouvernement arménien.

Il a affirmé que le groupe appelé « Combattant pour la Justice » (MHA) a également cherché à recruter des Arméniens mécontents, prêts à mener de violentes attaques contre le gouvernement et les forces de l’ordre. Le quotidien “Haygagan Jamanak“ a révélé par la suite que le suspect arrêté est Robert Koorkian, un résident de Californie. Se référant à l’article, Koorkian n’a pas nié avoir ouvert ce compte sur les réseaux sociaux, mais a insisté sur le fait qu’il n’a jamais projeté d’actes de violence.

Sur la page Facebook du 6 décembre, il était écrit que la MHA s’est embarquée dans « la deuxième phase de la lutte armée » lancée par les hommes armés emprisonnés actuellement en procès. L’ambassade des États-Unis à Erevan a déclaré le 15 décembre qu’elle coopérait avec les autorités arméniennes dans leur enquête mais n’en a pas précisé les modalités.

posté le 25 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



SECURITE
L’armée arménienne poursuivra ses missions au Kosovo et en Afghanistan

L’Arménie continuera de fournir des troupes aux missions dirigées par l’OTAN en Afghanistan et au Kosovo et renforcera sa coopération plus large avec l’OTAN, ont annoncé hier de hauts responsables à Erevan.

Selon Levon Ayvazaian, chef du département de la politique de défense du ministère arménien de la Défense, 121 soldats arméniens sont actuellement déployés en Afghanistan et 35 autres au Kosovo.

“Notre participation s’est poursuivie à la même échelle cette année et nous avons pris la décision politique de la poursuivre dans les années à venir“, a annoncé M. Ayvazian.

Les soldats qui y sont en poste font partie de la brigade spéciale de maintien de la paix de l’armée arménienne qui a reçu une aide considérable de la part des États-Unis et d’autres États membres de l’OTAN. Les États-Unis ont notamment aidé à rénover le centre de formation de la brigade près d’Erevan. Des hauts responsables militaires arméniens et américains ont inauguré les installations le 31 octobre.

Les déploiements arméniens au Kosovo et en Afghanistan ont mis en évidence les liens croissants de l’Arménie avec l’OTAN, issus d’un plan d’action individuel de partenariat lancé à l’origine en 2006 et régulièrement mis à jour depuis lors.

Armen Yedigarian, un haut responsable du ministère arménien des Affaires étrangères, a déclaré que la cinquième version la plus récentedu plan d’actions a été approuvée par l’OTAN en avril. Le document énumère les activités conjointes prévues pour 2017-2019.

Yedigarian et Ayvazian ont rencontré la presse lors du lancement officiel d’une « Semaine de l’OTAN » en Arménie. Rosaria Puglisi, chef adjoint d’un bureau de liaison de l’OTAN dans le Caucase du Sud, a également pris la parole lors de cet événement. Elle a annoncé que la secrétaire générale adjointe de l’OTAN, Rose Gottemoeller, arrivera lundi à Erevan pour des entretiens avec le président Serge Sarkissian et d’autres dirigeants arméniens.

Selon Ayvazian, « la coopération militaro-technique » est également à l’ordre du jour des négociations entre l’Arménie et l’OTAN et ses États membres. “Il ne se limite pas à l’achat d’armes et de munitions“, a-t-il expliqué. “Il y a également de nombreux autres éléments tels que la coopération sur la technologie, les solutions conjointes, les entreprises, etc.“

Le responsable de la défense a cité l’exemple d’une coentreprise arméno-polonaise créée en 2013 pour fabriquer des équipements de protection tels que des casques de l’armée, des gilets pare-balles, et des tentes gonflables pour l’armée arménienne.

“Nous avons également une expérience assez longue dans la mise en place et l’exploitation de coentreprises avec la Grèce“, a ajouté Ayvazian. “Nous menons des négociations dans ce sens avec différents Etats et je pense que nous aurons de meilleurs résultats, plus visibles, au fil du temps“.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews