Nouvelles d'Arménie
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Sécurité


TRANSPORTS
La police nie être trop laxiste vis-à-vis des conducteurs imprudents

Hier, la police arménienne a fermement nié être trop laxiste vis-à-vis des conducteurs imprudents au volant de voitures de luxe. Cette déclaration est intervenue moins de 48h après qu’un accident à Erevan a causé la mort de deux policiers de la circulation.

Ces deux gardiens de la paix, Areg Davtian et Khachik Gasparian, se trouvaient dans une voiture de patrouille qui a été heurtée par une voiture de luxe aux premières heures de la matinée de lundi. Selon les forces de l’ordre, le conducteur de 25 ans du véhicule BMW X6, Sargis Vartanian, a fui les lieux mais a été retrouvé et arrêté plus tard dans la journée.

Le Comité d’enquête de l’Arménie a affirmé que Vartanian avait dépassé la limite de vitesse légale lorsqu’il a percuté la voiture de police à un croisement dans le centre-ville. Il est également apparu que le jeune homme n’avait pas de permis de conduire valide. Il en avait un avant que la police ne lui interdise de conduire en 2014 pendant un an, en raison de graves infractions au code de la route.

Lundi également, la police a arrêté le jeune frère de Vartanian, Serzh, accusé de vol qualifié et d’agression violente. Le comité d’enquête a confié que son arrestation n’était pas lié à l’accident de la route mortel.

Plusieurs médias et des utilisateurs des réseaux sociaux ont rapidement affirmé que l’accident avait été rendu possible à cause de l’impunité dont jouissaient les gens aisés et indisciplinés en raison de la corruption au sein du gouvernement et de l’appareil de sécurité.

Un chef adjoint de la police nationale, Hunan Poghosian, a rejeté ces accusations lorsqu’il a parlé au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am). “La police a toujours puni et continuera à punir tous les délinquants qui pullulent dans notre société“, a-t-il commenté.

Poghosian a également rejeté les arguments selon lesquels le suspect arrêté n’aurait jamais du pouvoir conduire sans son permis. “Savez-vous combien de conducteurs y a en Arménie, et combien d’entre eux conduisent des voitures sans permis“, a-t-il questionné.

Certains médias ont suggéré que les frères détenus avaient déjà évité des poursuites pénales grâce à leur grand-père, qui occupe un poste de responsabilité dans le réseau national de distribution de gaz de l’Arménie.

Les journaux ont également affirmé que le Premier ministre Karen Karapetian, qui gérait le réseau, avait téléphoné au chef du comité d’enquête, Aghvan Hovsepian, et lui avait ddemandé de veiller à ce que Sargis Vartanian soit sévèrement puni pour la mort des deux policiers.

Le porte-parole de Karapetian, Aram Araratian, a implicitement nié ces informations lundi, affirmant que le Premier ministre n’était pas en position d’intervenir dans les enquêtes criminelles. Mais Araratian a convenu qu’il était au courant des détails de l’accident de voiture.

“Le Premier ministre est confiant sur le fait que les organes concernés rempliront leurs fonctions définies par la loi, à la suite de laquelle tous les coupables recevront la punition qu’ils méritent“, a conclu le responsable.

posté le 11 janvier 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARTSAKH
L’Azerbaïdjan a violé le régime de cessez-le-feu 200 fois la semaine dernière

La situation sur la ligne de contact entre les forces armées du Karabagh et de l’Azerbaïdjan est restée relativement stable du 31 décembre au 6 janvier.

La situation le long de la ligne de contact n’a pas changé considérablement, a déclaré l’Armée de Défense de l’Artsakh.

Pendant la période mentionnée, les forces azerbaïdjanaises ont violé le régime du cessez-le-feu environ 200 fois en tirant plus de 2 000 fois vers les positions du Karabagh.

Les forces de l’armée de défense continuent à remplir leur tâche militaire et à contrôler la situation.

posté le 8 janvier 2018 par Claire/armenews


DEFENSE
Un sondage révèle un fort soutien à l’armée arménienne

Le ministre de la Défense Viguen Sargsian inspecte les troupes déployées le long de la frontière avec l’Azerbaïdjan.

L’armée arménienne reste l’institution la plus digne de confiance en Arménie, selon un sondage d’opinion mené récemment. La branche arménienne du Centre de recherche sur les ressources du Caucase (CRRC), financé par les Etats-Unis, a interviewé plus de 1 600 ménages choisis au hasard dans tout le pays, en novembre, dans le cadre du sondage annuel du Baromètre du Caucase du CRRC.

L’enquête a mesuré l’opinion publique en Arménie et en Géorgie sur un large éventail de problèmes auxquels sont confrontés les deux pays voisins.

Selon ses conclusions publiées la semaine dernière, 51% des Arméniens « font totalement confiance » et 26% « font plutôt confiance » à leurs forces armées. Les sondages antérieurs du CRRC ont révélé un soutien populaire similaire à l’armée arménienne, un sentiment qui semble refléter le conflit non résolu du Haut-Karabakh.

Le dernier sondage de la CRRC montre que l’Église apostolique arménienne et d’autres organisations religieuses actives dans le pays étaient la deuxième institution la plus digne de confiance, avec un score de 74%. Le sondage a révélé des degrés beaucoup moins élevés de confiance du public à l’égard des pouvoirs exécutif et législatif du gouvernement. En particulier, seuls 18% des sondés ont déclaré avoir confiance dans le président Serge Sarkissian, selon le CRRC.

La confiance du public dans le Parlement arménien s’est avérée encore plus faible. Des deux tiers des sondés ont déclaré qu’ils approuvaient, d’une manière ou d’une autre, l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie.

En conséquence, 64% ont décrit la Russie comme le partenaire étranger le plus « amical » de l’Arménie. Dans le même temps, 55% des sondés ont exprimé des degrés variables de soutien en faveur de l’adhésion potentielle de l’Arménie à l’Union européenne.

posté le 1er janvier 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Un terrorise de l’Etat Islamique venant de Turquie, arrêté à l’aéroport d’Erévan et renvoyé

Les services de Sécurité nationale d’Arménie ont selon Aravot.am informé qu’ils ont devancé l’entrée en Arménie d’un membre de l’Etat Islamique il y a une dizaine de jours. « Nos services de surveillance ont devancé l’entrée sur le sol arménien d’un terroriste d’une organisation internationale » auraient déclaré les membres de la Sécurité nationale d’Arménie sans plus de précisions. L’homme originaire du Moyen Orient, venant de Turquie aurait été arrêté par les services de sécurité du ministère de l’Intérieur avant d’être renvoyé vers la Turquie.

Aravot.am indique par ailleurs qu’en 2017 dans le cadre des opérations anti-terroristes l’Arménie a interdit l’entrée de 960 étrangers.

Krikor Amirzayan

posté le 29 décembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450  Sécurité 


SECURITE NATIONALE
Mise en garde de Serge Sarkissian contre les révoltes armées

Le président Sarkissian remet une médaille à un officier du Service de la sécurité nationale à Erevan, le 22 décembre 2017.

Le président Sarkissian a mis en garde vendredi contre les tentatives de déposition de force de son gouvernement et a demandé à l’agence de sécurité la plus puissante d’Arménie d’intensifier sa « lutte contre le terrorisme ».

« En Arménie, aucun problème ne sera résolu par la violence et les armes », a déclaré M. Sarkissian dans un discours prononcé au National Security Service (NSS). « Je veux mettre en garde ceux qui essaieront d’atteindre leurs intérêts personnels ou paroissiaux avec des méthodes illégales, a-t-il dit. Nos forces de l’ordre sont prêtes à contrer ... toute manifestation compromettant l’ordre constitutionnel. »

Le président arménien a attiré l’attention sur la réponse du NSS et des autres forces de l’ordre à la saisie, en juillet 2016, d’un commissariat de police à Erevan par des membres armés et des sympathisants d’un groupe d’opposition radicale. Les hommes armés avaient exigé la libération du leader emprisonné du mouvement du Parlement fondateur, Jiraïr Sefilian, et la démission du président. Ils s’étaient rendus aux forces de sécurité après une impasse de deux semaines qui avait fait trois morts parmi les policiers. Serge Sarkissian avait déclaré le lendemain de leur reddition que toute autre tentative d’effectuer un changement politique en Arménie par des moyens violents échouerait également. « Erevan n’est ni Beyrouth ni Alep. Que personne n’essaie d’importer des solutions de l’époque de la Guerre froide du Moyen-Orient à l’Arménie », avait-t-il déclaré dans une référence claire au passé libanais de Sefilian.

S’adressant aux officiers supérieurs du NSS vendredi, Serge Sarkissian a déclaré que l’Arménie pourrait désormais être exposée à un plus grand risque d’attaques terroristes en raison de sa géographie, d’un « environnement extérieur spécial » ou même d’un nombre croissant de touristes étrangers visitant le pays. « Vous devez donc être vigilant », a-t-il dit. « Je pense que vos actions antiterroristes doivent être intensifiées. »

Dans ce contexte, le président a mentionné la réunion de son Conseil national de sécurité la semaine dernière, centrée sur « la lutte contre le terrorisme ». Le Conseil a approuvé un nouveau plan d’action visant à prévenir cette violence compte tenu du « degré élevé de menaces terroristes dans la région » et la nature changeante du terrorisme contemporain. Le bureau du président n’a donné aucun détail sur ce plan.

La réunion du conseil a eu lieu le lendemain de l’annonce par le NSS que les autorités répressives d’Erevan avaient délivré un mandat d’arrêt contre un citoyen américain d’origine arménienne accusé d’avoir appelé et motivé des violences politiques en Arménie.

Une déclaration du NSS a indiqué que le suspect, identifié comme R.K, a ouvert récemment un faux compte Facebook pour promouvoir un groupe radical faisant campagne pour un renversement violent du gouvernement arménien.

Il a affirmé que le groupe appelé « Combattant pour la Justice » (MHA) a également cherché à recruter des Arméniens mécontents, prêts à mener de violentes attaques contre le gouvernement et les forces de l’ordre. Le quotidien “Haygagan Jamanak“ a révélé par la suite que le suspect arrêté est Robert Koorkian, un résident de Californie. Se référant à l’article, Koorkian n’a pas nié avoir ouvert ce compte sur les réseaux sociaux, mais a insisté sur le fait qu’il n’a jamais projeté d’actes de violence.

Sur la page Facebook du 6 décembre, il était écrit que la MHA s’est embarquée dans « la deuxième phase de la lutte armée » lancée par les hommes armés emprisonnés actuellement en procès. L’ambassade des États-Unis à Erevan a déclaré le 15 décembre qu’elle coopérait avec les autorités arméniennes dans leur enquête mais n’en a pas précisé les modalités.

posté le 25 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



SECURITE
L’armée arménienne poursuivra ses missions au Kosovo et en Afghanistan

L’Arménie continuera de fournir des troupes aux missions dirigées par l’OTAN en Afghanistan et au Kosovo et renforcera sa coopération plus large avec l’OTAN, ont annoncé hier de hauts responsables à Erevan.

Selon Levon Ayvazaian, chef du département de la politique de défense du ministère arménien de la Défense, 121 soldats arméniens sont actuellement déployés en Afghanistan et 35 autres au Kosovo.

“Notre participation s’est poursuivie à la même échelle cette année et nous avons pris la décision politique de la poursuivre dans les années à venir“, a annoncé M. Ayvazian.

Les soldats qui y sont en poste font partie de la brigade spéciale de maintien de la paix de l’armée arménienne qui a reçu une aide considérable de la part des États-Unis et d’autres États membres de l’OTAN. Les États-Unis ont notamment aidé à rénover le centre de formation de la brigade près d’Erevan. Des hauts responsables militaires arméniens et américains ont inauguré les installations le 31 octobre.

Les déploiements arméniens au Kosovo et en Afghanistan ont mis en évidence les liens croissants de l’Arménie avec l’OTAN, issus d’un plan d’action individuel de partenariat lancé à l’origine en 2006 et régulièrement mis à jour depuis lors.

Armen Yedigarian, un haut responsable du ministère arménien des Affaires étrangères, a déclaré que la cinquième version la plus récentedu plan d’actions a été approuvée par l’OTAN en avril. Le document énumère les activités conjointes prévues pour 2017-2019.

Yedigarian et Ayvazian ont rencontré la presse lors du lancement officiel d’une « Semaine de l’OTAN » en Arménie. Rosaria Puglisi, chef adjoint d’un bureau de liaison de l’OTAN dans le Caucase du Sud, a également pris la parole lors de cet événement. Elle a annoncé que la secrétaire générale adjointe de l’OTAN, Rose Gottemoeller, arrivera lundi à Erevan pour des entretiens avec le président Serge Sarkissian et d’autres dirigeants arméniens.

Selon Ayvazian, « la coopération militaro-technique » est également à l’ordre du jour des négociations entre l’Arménie et l’OTAN et ses États membres. “Il ne se limite pas à l’achat d’armes et de munitions“, a-t-il expliqué. “Il y a également de nombreux autres éléments tels que la coopération sur la technologie, les solutions conjointes, les entreprises, etc.“

Le responsable de la défense a cité l’exemple d’une coentreprise arméno-polonaise créée en 2013 pour fabriquer des équipements de protection tels que des casques de l’armée, des gilets pare-balles, et des tentes gonflables pour l’armée arménienne.

“Nous avons également une expérience assez longue dans la mise en place et l’exploitation de coentreprises avec la Grèce“, a ajouté Ayvazian. “Nous menons des négociations dans ce sens avec différents Etats et je pense que nous aurons de meilleurs résultats, plus visibles, au fil du temps“.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews


CONFLIT DU HAUT-KARABAGH
Malgré la position azérie peu constructive, l’Arménie veut poursuivre les négociations

Malgré la position peu constructive de l’Azerbaïdjan, les négociations sur le règlement du conflit du Haut-Karabagh devraient se poursuivre, a annoncé le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe Sergei Lavrov à Erevan.

“L’Arménie est disposée à continuer avec les coprésidents du Groupe de Minsk, de manière constructive, des réunions au niveau des ministres des Affaires étrangères et des présidents“, a précisé M. Nalbandian après des entretiens avec M. Lavrov dans la capitale arménienne. “Nous n’avons jamais refusé de nous rencontrer au niveau des ministres ou des présidents“, a-t-il ajouté.

M. Lavrov est arrivé lundi à Erevan pour s’entretenir avec M. Nalbandian et le président arménien Serge Sarkissian sur les relations bilatérales et le conflit du Haut-Karabagh. Le diplomate russe a visité Bakou les 19 et 20 novembre, où il a également discuté du règlement du conflit avec les dirigeants azerbaïdjanais.

S’exprimant à Erevan, Lavrov a réitéré l’idée que tous les éléments du règlement sont sur la table.

“Il y a tous les éléments pour une résolution de ce problème. Ces éléments sont résumés dans de nombreux documents qui, depuis 2007, 2009 et 2011, ont été déposés auprès du secrétaire général de l’OSCE. Ainsi, ils sont fixés en tant que propositions des coprésidents, ils sont toujours sur la table et la seule chose que je voudrais souligner, comme je l’ai fait à Bakou, est que ces éléments ont été formés en un seul paquet et il est très difficile de ne prendre qu’un, deux ou trois d’entre eux et dire : passons un accord basé que sur eux. Parce que, dans ce cas, des éléments d’équilibre seraient exclus et il n’y aura pas le résultat que nous attendons tous “, a expliqué Lavrov.

Selon le ministre russe des Affaires étrangères, il est important que les présidents arménien et azerbaïdjanais se prononcent positivement à la suite de leur réunion du mois dernier à Genève, organisée par le groupe de Minsk de l’OSCE que la Russie préside conjointement avec les Etats-Unis et la France. “Il est très important que cette attitude positive nous aide à aller de l’avant. Les coprésidents sont engagés dans cela. Nous, avec Washington et Paris, analyserons où nous sommes parvenus, nous essaierons de faire des efforts actifs pour parvenir à un règlement“, a affirmé M. Lavrov.

“Je ne serai pas trop optimiste, c’est une tâche difficile, et toute l’expérience de nos négociations vient prouver qu’ils ne finiront pas rapidement“, a conclu le diplomate russe.

Plus tard dans la journée d’hier, Lavrov a été reçu par le président arménien Serge Sarkissian.

Selon le service de presse du président arménien, la réunion s’est concentrée sur les relations bilatérales que Sarkissian a décrites comme “authentiquement alliées“.

M. Lavrov a également salué le niveau actuel des relations russo-arméniennes et a informé M. Sarkissian de ses entretiens avec le ministre arménien des Affaires étrangères, M. Nalbandian, au cours desquels, a t-il dit, ils “ont revu toutes les orientations de notre alliance et partenariat stratégique“.

posté le 22 novembre 2017 par Claire/armenews

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VENTE DE DRONES A BAKOU
La police israélienne aurait ouvert une enquête sur l’entreprise ADS

La police israélienne a ouvert une enquête sur une importante société de fabrication de drone-suicide. Cette dernière avait conclu un accord avec l’Azerbaïdjan concernant la fourniture de drones, qui auraient été utilisés contre les forces arméniennes.

Aéronautique Défense Systèmes (ADS) a été au centre d’un scandale en août dernier lorsque le journal israélien Haaretz a rapporté que, lors de la visite des responsables de l’entreprise à Bakou, les capacités des drones Orbiter 1K ont été démontrées en étant utilisés sur les positions de l’armée arménienne.

Un autre journal israélien, Maariv, a affirmé que deux opérateurs de drones israéliens travaillant pour la compagnie ont repoussé la demande des autorités azerbaïdjanaises de démontrer l’utilisation du drone “suicide“ en frappant une position arménienne. Mais d’autres cadres supérieurs d’ADS ont accepté de lancer l’engin meurtrier sur la cible, même si la frappe a manqué son objectif, a précisé Maariv. ADS a nié cela.

Hier, une semaine après la visite du ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, en Israël, la police du pays a publié une déclaration officielle : “Une enquête est en cours contre Aeronautics Defence Systems Ltd concernant un accord avec un client important“.

Même si la police israélienne ne précise pas le nom du “client important“, la plupart des médias locaux pensent que l’affaire concerne l’Azerbaïdjan.

Selon le Times of Israel, l’entreprise fait l’objet d’une enquête depuis au moins le 4 septembre, quelques semaines après les premières allégations concernant sa manifestation de tir réel contre une position militaire arménienne.

Toujours en septembre, un haut responsable militaire arménien a salué la décision des autorités israéliennes d’arrêter les exportations de drones israéliens vers l’Azerbaïdjan. Le vice-ministre de la Défense, David Pakhchanian, a affirmé que les trafiquants d’armes israéliens ont frappé à plusieurs reprises des cibles arméniennes à la demande des autorités azerbaïdjanaises.

Au cours de sa visite en Israël la semaine dernière, le ministre arménien des Affaires étrangères Nalbandian a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres hauts responsables israéliens. Dans un entretien avec la télévision publique israélienne, le haut diplomate arménien a déclaré que l’Arménie avait tenu des discussions “très ouvertes et positives“ avec Israël concernant les ventes à grande échelle d’armes fabriquées par Israël à l’Azerbaïdjan.

“Le commerce des armes n’est pas un commerce de légumes et il a toujours un côté sombre qui pourrait avoir des conséquences négatives“, a commenté M. Nalbandian à la chaîne de télévision israélienne. “Ce qui est important dans les relations de l’Arménie avec Israël, c’est que nous n’avons pas de questions taboues dans nos discussions, et nous discutons même des questions sensibles ouvertement et essayons de trouver des solutions.“

Nalbandian n’a pas précisé s’il avait discuté avec Netanyahou du récent scandale impliquant les tests d’un drone israélien sur une position de l’armée arménienne l’été dernier.

posté le 16 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DEFENSE
L’Arménie et Israël ont discuté de la vente d’armes à l’Azerbaïdjan

L’Arménie a tenu des discussions “très ouvertes et positives“ avec Israël concernant les ventes à grande échelle d’armes fabriquées par Israël en Azerbaïdjan, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, lors d’une visite officielle à Jérusalem la semaine dernière.

Dans une interview accordée à la télévision publique israélienne, Nalbandian a également déclaré qu’Erevan s’attendait à ce que l’Etat juif reconnaisse officiellement le génocide arménien de 1915 par la Turquie ottomane. “C’était un sujet dont nous avons parlé“, a-t-il déclaré dans des remarques publiées vendredi par le ministère arménien des Affaires étrangères.

M. Nalbandian a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi, le président de la Knesset Yuli Edelstein et d’autres responsables israéliens lors de ce qu’il a qualifié de visite “courte mais très intensive“ qui a débuté lundi dernier.

Netanhyahu a tweeté après ses entretiens avec le chef de la diplomatie arménienne qu’ils ont accepté de “renforcer“ les relations bilatérales dans des domaines tels que la technologie de l’information et l’agriculture. On a également rapporté que Nalbandian a exprimé sa confiance en une « nouvelle impulsion » des relations entre les deux pays.

Les relations arméno-israéliennes ont été glaciales jusqu’à présent à cause de la coopération militaire étroite d’Israël avec l’Azerbaïdjan. Les compagnies de défense israéliennes ont vendu au moins 1,6 milliard de dollars d’armes à Bakou au cours des dernières années seulement. Certains d’entre eux ont été utilisés par l’armée azerbaïdjanaise lors des combats d’avril 2016 au Nagorno-Karabakh.

“Le commerce des armes n’est pas un commerce de légumes et il a toujours un côté sombre qui pourrait avoir des conséquences négatives“, a déclaré M. Nalbandian à la chaîne de télévision israélienne. “Ce qui est important dans les relations de l’Arménie avec Israël, c’est que nous n’avons pas de questions taboues dans nos discussions, et que, même pour des questions sensibles, nous discutons ouvertement et essayons de trouver des solutions.“

“Nous discutons de la question d’une manière très ouverte et très positive“, a-t-il ajouté lorsqu’il a été interrogé sur les attentes d’Erevan concernant les accords d’armement du gouvernement d’Israël avec Bakou.

Nalbandian n’a pas non plus précisé clairement s’il avait discuté avec Netanyahou d’un récent scandale impliquant une compagnie israélienne accusée d’avoir attaqué une position de l’armée arménienne cet été avec des drones “suicides“ fabriqués et vendus à l’armée azerbaïdjanaise. En août, une agence gouvernementale israélienne a interrompu la livraison des drones Orbiter en Azerbaïdjan en attendant une enquête menée par elle.

Dans un court communiqué publié mardi dernier, un porte-parole de Netanyahu a expliqué que le leader israélien avait soulevé avec Nalbandian “la question des tentatives iraniennes d’établir une présence militaire dans la région et son influence négative“.

Nalbandian a insisté sur le fait que les relations cordiales de l’Arménie avec l’Iran ne sont pas un “obstacle dans nos relations bilatérales avec Israël.“

Dans une autre indication de leur relation difficile, l’Arménie et Israël n’ont toujours pas ouvert d’ambassades dans leurs capitales respectives. L’ambassadeur israélien en Arménie est basé à Tbilissi.

“Dès qu’Israël aura ouvert une ambassade en Arménie, nous ferons de même et ouvrirons une ambassade en Israël“, a commenté M. Nalbandian. Il n’a pas précisé quand cela pourrait arriver.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews