Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Sécurité


MILITAIRE
L’Arménie loue la décision d’Israël d’interdire la vente de drones à l’Azerbaïdjan

Un haut responsable militaire arménien a fait l’éloge de la décision signalée par les autorités israéliennes d’arrêter les exportations vers l’Azerbaïdjan de drones « suicides » fabriqués par une société israélienne, accusant le pays de les utiliser contre un poste arménien.

Dans un entretien publié cette semaine, le vice-ministre de la Défense, Davit Pakhchanian, a fait écho à ces accusations, expliquant que les marchands d’armes israéliennes ont frappé à plusieurs reprises des cibles arméniennes à la demande des responsables azerbaïdjanais.

La société en question, Aeronautics Defense Systems (ADS), a déclaré la semaine dernière que l’agence de contrôle des exportations du ministère israélien de la Défense lui avait au moins temporairement interdit de livrer un lot de drones Orbiter 1K à un client étranger clé. Dans un communiqué, ADS a ajouté qu’il devait fournir pour 20 millions de dollars de ces avions sans pilote, capables de porter une charge spéciale explosive, à ce client en 2017-2018.

L’ADS n’a pas précisé qui était précisément l’acheteur. Mais il a attribué l’interdiction à une enquête en cours menée par l’agence israélienne.

Le journal israélien “Maariv“ a rapporté le 13 août qu’une enquête avait débuté après une plainte formelle découlant des relations commerciales d’ADS avec le gouvernement azerbaïdjanais. Il a affirmé que les représentants d’ADS se sont rendus en Azerbaïdjan plus tôt cet été pour finaliser un contrat pour la vente de drones aux militaires azerbaïdjanais.

Le journal a ajouté que deux opérateurs de drones israéliens travaillant pour la société ont rejeté la demande des fonctionnaires azerbaïdjanais pour démontrer l’utilisation du drone mortel, en leur présence, en frappant le poste arménien. Mais d’autres dirigeants supérieurs d’ADS ont convenu qu’ils avaient lancé l’engin mortel sur la cible, selon “Maariv“. ADS a rejeté ces faits.

Selon l’armée de défense du Haut-Karabagh, l’Azerbaïdjan a récemment attaqué ses positions de première ligne avec un drone suicide le 7 juillet. Le commandant d’une unité militaire stationnée dans le nord-est du Karabagh a regretté au début du mois d’août que deux de ses soldats avaient été légèrement blessés dans l’incident.

“Naturellement, je trouve la décision du ministère de la Défense israélienne positive, mais ils doivent être cohérents“, a déclaré Pakhchanian au journal “Hay Zinvor“ de l’armée arménienne. “Cet incident a peut-être été exposé, mais je suis convaincu qu’il y a eu beaucoup plus de cas de ce genre“.

L’armée azerbaïdjanaise a largement utilisé des drones suicides similaires fabriqués par une autre société israélienne, Israël Aerospace Industries, lors de la Guerre des Quatre Jours d’avril 2016 au Karabagh. Bakou avait acheté les drones Harop dans le cadre de contrats de défense multimillionaux signés avec des fabricants d’armes israéliens.

posté le 7 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



SECURITE
L’Arménie blâme de nouveau l’Azerbaïdjan pour l’impasse au Karabagh

L’Azerbaïdjan n’accepte pas les propositions de paix faites par les États-Unis, la Russie et la France, malgré les appels à des négociations « substantielles » pour une résolution du conflit du Haut-Karabagh, a insisté hier le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian.

“L’Azerbaïdjan continue de tromper la communauté internationale en assurant être prête à des négociations substantielles“, a-t-il affirmé après des pourparlers à Erevan avec son homologue bosniaque Igor Crnadak.

Nalbandian a mis au défi Bakou de “prouver“ son engagement pour un règlement pacifique en acceptant les principes reconnus internationalement du non-usage de la force, de l’autodétermination des peuples et de l’intégrité territoriale des États.

Les trois principes sont au cœur d’un accord de paix à plusieurs reprises modifié par les coprésidents américain, russe et français du Groupe Minsk de l’OSCE au cours de la dernière décennie. L’accord proposé prévoit le retrait arménien de pratiquement l’ensemble des sept districts autour du Karabagh. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh déterminerait son statut lors d’un référendum.

“L’Arménie est d’accord avec les coprésidents du Groupe de Minsk“, a affirmé Nalbandian. “En ce qui concerne l’Azerbaïdjan, il rejette ces principes et même refuse de signer des documents internationaux qui se réfèrent simplement à ces principes“.

“L’Azerbaïdjan devrait avant tout affirmer son engagement envers les trois principes proposés par les coprésidents“, a-t-il poursuivi lors d’une conférence de presse.

Le gouvernement azerbaïdjanais condamne régulièrement les Arméniens pour l’impasse persistante dans le processus de négociation, assurant qu’ils évitent les entretiens afin de cimenter le statu quo.

Bakou se montre réticent à mettre en place des accords de confiance qui ont été conclus par les présidents arménien et azerbaïdjanais à Vienne et à Saint-Pétersbourg l’année dernière.

Les deux dirigeants ont expressément accepté de permettre à l’OSCE de déployer davantage d’observateurs sur le terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations du cessez-le-feu qui s’y produisent. Erevan insiste sur le fait que ces garanties sont essentielles pour progresser.

“L’Azerbaïdjan devrait mettre en place les accords conslus à Vienne et Saint-Pétersbourg, plutôt que de s’y opposer“, a déclaré Nalbandian.

Nalbandian et le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, Elmar Mammadyarov, se retrouveront fin septembre en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Les médiateurs américain, russe et français espèrent préparer le terrain pour un sommet arménien-azerbaïdjanais plus tard cette année.

posté le 31 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Deux députés arméniens vont se rendre à Bakou

Le Parlement arménien a annoncé hier que deux de ses membres se rendront à Bakou le mois prochain pour assister à une réunion entre députés de l’Union européenne et d’ex-Républiques soviétiques impliquées dans le programme de partenariat oriental de l’UE.

Un de ces députés, Armen Ashotian, dirige le comité des relations extérieures du Parlement arménien et est également vice-président du parti républicain. L’autre député, Mane Tandilian, est affilié à l’alliance Yelk de l’opposition.

“Les problèmes logistiques liés à la participation de la délégation à la conférence sont en cours d’élaboration“, a précisé le bureau de presse de l’Assemblée nationale dans un communiqué.

La réunion à Bakou est prévue pour le 22 septembre. Elle sera organisée par un comité permanent de l’Assemblée parlementaire Euronest, un organisme du Partenariat oriental. Elle se concentrera sur l’égalité des sexes et la santé des femmes, selon le communiqué.

Les visites mutuelles des autorités arméniennes et azerbaïdjanaises et d’autres citoyens des deux pays belligérants sont extrêmement rares en raison du conflit du Haut-Karabagh. Elles se déroulent généralement dans le cadre d’événements multilatéraux.

L’Azerbaïdjan a minimisé ces contacts depuis le début des années 2000. Il considère la présence de fonctionnaires arméniens et de personnalités publiques sur le sol azerbaïdjanais comme un affront à l’intégrité territoriale du pays.

Le ministre de l’Intérieur, Ramil Usubov, est le plus haut responsable du gouvernement azerbaïdjanais à s’être rendu en Arménie au cours de la dernière décennie. Il a participé à une réunion en 2011 à Erevan du Conseil des ministres de l’Intérieur du Commonwealth of Independent States (SIC).

posté le 31 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DEFENSE
Un ministre israëlien aurait stoppé les exportations de drones vers l’Azerbaïdjan

Le ministère israélien de la Défense aurait arrêté les exportations de drones “suicides“ fabriqués par une société israélienne, qui a été accusée plus tôt ce mois-ci de les avoir utilisé contre un poste arménien, à la demande de l’Azerbaïdjan.

Dans un communiqué, la société Aeronautics Defense Systems (ADS) a annoncé que l’agence de contrôle des exportations du ministère avait au moins temporairement interdit la livraison d’un lot de drones Orbiter 1K à un client étranger. La déclaration indique que l’ADS devait fournir pour un équivalant de 20 millions de dollars de ces drones sans pilote, capables de porter une charge spéciale explosive, en 2017-2018.

ADS n’a pas précisé qui était l’acheteur, disant seulement qu’Israël a des liens commerciaux étroits avec ce pays. Il a également attribué l’interdiction à une enquête en cours menée par l’agence de sécurité israélienne.

Le journal israélien “Maariv“ a rapporté le 13 août que l’agence a lancé une enquête après avoir reçu une plainte formelle découlant des relations commerciales d’ADS avec le gouvernement azerbaïdjanais. Il a affirmé que les représentants d’ADS ont voyagé en Azerbaïdjan plus tôt cet été pour finaliser un contrat pour la vente de drones aux militaires azerbaïdjanais.

Le journal assure que deux opérateurs de drones israéliens travaillant pour la société de défense ont rejeté la demande des fonctionnaires azerbaïdjanais de démontrer l’utilisation mortelle du drone en frappant un poste arménien. Mais, d’autres dirigeants d’ADS ont convenu de lancer le drone mortel sur la cible, selon “Maariv“.

ADS a refusé de commenter l’affaire, lâchant seulement : “l’action opérationnelle a été effectuée par l’acheteur seul“.

Selon l’armée de défense du Haut-Karabagh, l’armée azerbaïdjanaise a récemment attaqué ses positions de première ligne avec un drone suicide, le 7 juillet. Le commandant d’une unité militaire stationnée dans le nord-est du Karabagh a déclaré au début du mois d’août que deux de ses soldats avaient été légèrement blessés lors de l’attaque. Aucun matériel militaire arménien n’a été endommagé par le drone, a-t-il précisé.

L’armée azerbaïdjanaise a largement utilisé des drones suicides similaires fabriqués par une autre société israélienne, Israël Aerospace Industries, lors de la Guerre des Quatre jours d’avril 2016. Bakou les avait reçus dans le cadre de contrats de défense de plusieurs millions de dollars signés avec des fabricants d’armes israéliens.

Les armes israéliennes vendues à l’Azerbaïdjan incluent non seulement divers types de drones, mais aussi des systèmes de défense aérienne et des fusées antichar.

L’Arménie a depuis longtemps exprimé sa préoccupation devant les accords d’armes israélo-azerbaïdjanais, déplorant le fait qu’ils sapent les efforts internationaux pour mettre fin au conflit du Karabagh. Pourtant, sa réaction au rapport “Maariv“ a été jusqu’à présent plutôt prudente.

posté le 30 août 2017 par Claire/armenews


MILITAIRE
Un diplomate américain loue la participation de l’Arménie à des entraînements de l’OTAN

Un diplomate des États-Unis a loué vendredi l’armée arménienne pour avoir participé aux derniers exercices militaires dirigés par l’OTAN en Géorgie. Il a assuré qu’il s’agissait là d’un « excellent exemple de la capacité de l’Arménie à équilibrer ses intérêts ».

“L’Arménie devrait être très fière“, a déclaré Richard Mills, ambassadeur américain à Erevan. “C’était le seul membre [de l’Organisation du Traité de sécurité collective] lors de cet exercice“.

“Et il a été un élément très important à cet exercice militaire avec les unités médicales qui ont soutenu tous les autres pays qui ont participé“, a-t-il ajouté. “Cela a aidé l’armée arménienne, et, je pense, cela a aidé la sécurité en Europe dans son ensemble“.

Les exercices qui ont duré deux semaines, en débutant fin juillet, ont impliqué environ 2 800 soldats des États-Unis, de la Géorgie, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la Turquie, de l’Ukraine, de la Slovénie et de l’Arménie. Le vice-président américain Mike Pence a visité les troupes participantes lors d’un voyage du 1er août en Géorgie.

La participation d’une trentaine de soldats arméniens dans les forêts nommés « Noble Partner » a souligné la politique de l’Arménie consistant à compléter l’alliance militaire avec la Russie par des liens de sécurité plus étroits avec l’Occident.

“L’Arménie fait un bon travail en équilibrant ses relations avec tous ses voisins“, a affirmé Mills. “Cela comprend aussi bien la Russie, que l’Iran, mais aussi les États-Unis et l’Union européenne“.

“Le but de nos amis arméniens est de veiller à ce que l’Arménie puisse prendre ses propres décisions souveraines, qu’elle puisse choisir son modèle économique et politique“, a précisé Mills. “Et nous voulons aider l’Arménie à continuer de faire des choix souverains et à veiller à ce qu’elle ne soit pas excessivement influencée ou forcée par d’autres à suivre certains chemins que l’Arménie ne veut pas suivre“.

L’Arménie a approfondi la coopération en matière de défense avec les États-Unis et d’autres États membres de l’OTAN depuis le début des années 2000. Elle envoie actuellement plus de 100 soldats pour des missions dirigées par l’OTAN au Kosovo et en Afghanistan et participe régulièrement à des exercices multinationaux organisés par les militaires américains.

Ces troupes font partie de la Brigade de maintien de la paix de l’armée arménienne qui a reçu une aide considérable des États-Unis. Une rénovation financée par les États-Unis du centre de formation principal de la brigade a débuté en mars. Selon Mills, les États-Unis ont également fourni près de 50 millions de dollars de matériel militaire et ont formé plus de 200 militaires arméniens depuis 2002.

“Après les combats tragiques en avril 2016, nous nous sommes approchés de nos amis du ministère de la Défense arménien pour leur parler des enseignements à tirer en termes de structure militaire, de commandement de mission, de communication“, a également révélé le diplomate.

Mills a ajouté que le commandant de l’armée américaine de l’Europe, le lieutenant-général Ben Hodges, a discuté personnellement du problème avec les meilleurs militaires de l’Arménie lorsqu’il s’est rendu à Erevan en mai 2016.

Le diplomate a également précisé que, si Washington est engagé dans la sécurité de l’Arménie, il continuera à éviter de vendre des armes offensives à l’une des parties prenant part au conflit du Karabagh. “C’est un domaine où nous différons de la Russie“, a-t-il convenu.

Les États-Unis, la Russie et la France ont longtemps mené conjointement les efforts internationaux visant à mettre fin au conflit du Karabagh.

posté le 28 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Tirs lors d’une fête yézidie : le présumé coupable arrêté

La police a retrouvé et arrêté vendredi un homme accusé d’avoir tué quatre personnes et blessé sept autres dans un village arménien il y a presque un mois.

Le suspect de 50 ans, Telman Kalashian, aurait ouvert le feu le 1er août alors que plusieurs centaines d’hommes étaient rassemblés à Shamiram, un village à environ 50 kilomètres à l’ouest d’Erevan, pour célébrer une fête religieuse Yézidiz. Les autorités chargées de l’application de la loi expliquent qu’il a fui la scène avec l’aide de son oncle. Ce dernier a été arrêté le 2 août.

Kalashian, qui vivait dans un autre village principalement peuplé par des Yézidis, est resté en cavale pendant plus de trois semaines. Un porte-parole de la police arménienne a révélé qu’il avait été arrêté dans sa province natale, Armavir, mais n’a donné aucun détail sur cette arrestation.

Un autre organe chargé de l’application de la loi, le Comité d’enquête, a officiellement mis en examen Kalashian avec plusieurs chefs d’accusation dont meurtre plus tard dans la journée. On ne sait pas s’il a avoué.

Dans un communiqué, le Comité d’enquête confie que la cause du tir était l’argent : Kalashian avait prêté en 2013 75 000 $ à cinq frères arméniens, qui vivaient et travaillaient en Russie. Il ajoute que les frères Khudoyan n’avaient remboursé que 45 000 $, amenant les frères de Kalashian à faire pression sur leurs proches et leurs amis en Arménie pour l’aider à retrouver le reste de la somme.

Le suspect aurait eu des échanges virulents avec un ami allemand des Khudoyan, par téléphone, quelques heures seulement avant de se diriger vers Shamiram et d’ouvrir le feu.

Aziz Tamoyan, chef de file de la communauté Yézidie en Arménie, a également attribué l’incident à Kalashian lorsqu’il a parlé aux journalistes à Erevan le 2 août.

posté le 28 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
L’incendie des forêts en grande partie maîtrisé

Aidés par un avion bombardier russe, les pompiers arméniens ont quasiment maîtrisé l’ensemble de l’incendie de forêt de grande ampleur qui ravageait la réserve naturelle au sud-est d’Erevan depuis la fin de semaine dernière.

Le bombardier Ilyushin-72, qui a rejoint les efforts de lutte contre les incendies mardi, a transporté cinq autres vols d’un aérodrome d’Erevan vers la réserve forestière de Khosrov tout au long de la journée d’hier, déposant 200 tonnes d’eau supplémentaires sur la zone montagneuse.

Le ministère arménien des Situations d’urgence a déclaré que ce bombardier envoyé par le gouvernement russe “a créé des zones de sécurité et un environnement humide afin d’éviter une éruption répétée d’autres incendies“. Les flammes ont été contenues dans la journée de mardi, et ont été presque totalement éteintes hier, selon les déclarations du ministère.

“Le feu est contenu et sous contrôle“, a assuré le ministre des Situations d’urgence, Davit Tonoyan.

Tonoyan a déclaré que les pompiers et d’autres travailleurs des services d’urgence sont engagés dans des « travaux d’extinction » visant à prévenir de nouvelles éclosions. Ils ont été rejoints par plus d’une centaine d’hommes de l’armée arménienne.

Les prévisions de fortes pluies devraient donner une nouvelle impulsion aux efforts en cours dans la réserve de Khosrov. Selon Tonoyan, l’avion russe volera de nouveau sur la région ce jeudi matin, avant que les autorités d’Erevan ne déterminent si cela est encore nécessaire.

Le feu a éclaté samedi et s’est répandu rapidement en raison des températures élevées et des vents violents. Selon les estimations préliminaires du gouvernement, il a brûlé environ 400 hectares de bois dans les quatre jours qui ont suivi.

La réserve de Khosrov occupe environ 25 000 hectares de terres, dont 9 000 sont couverts de forêts.

Un autre incendie de forêt majeur a éclaté près d’un village dans la province de Vayots Dzor, au sud-est, le 10 août et aurait été ravagé 650 hectares de terres partiellement couverts d’arbres. Les autorités ont mis quatre jours pour l’éteindre.

Certains ont blâmé le Service de secours et d’autres divisions du ministère de Tonoyan pour l’ampleur des dégâts, expliquant que les autorités ne s’étaient pas assez préparé à une telle catastrophe. Les responsables du ministère ont rejeté la critique. Ils ont fait valoir que, sur un tel terrain montagneux, il est pratiquement impossible pour les pompiers de faire leur travail.

Le ministère de la protection de l’environnement, qui supervise les forêts et les réserves naturelles du pays, est également critiqué. Le ministre Artsvik Minasian a rejeté hier l’idée que son bureau n’a pas pris les précautions nécessaires malgré des semaines de temps exceptionnellement chaud.

“Il y a des informations stupides qui circulent“, a-t-il commenté. “En particulier, on prétend que des zones protégées ont été surveillées seulement après l’éruption de ces incendies. Ce n’est pas le cas.“

Minasian a cité des avertissements d’incendie qu’il a émis aux responsables forestiers le 17 juillet. “Toutes nos installations ont été mises en alerte“, a-t-il assuré.

Les autorités chargées de l’application de la loi soupçonnent que les deux incendies de forêt ont été causés par une négligence humaine. Ils ont lancé des enquêtes mais n’ont pas encore trouvé la cause exacte.

posté le 17 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Des nouvelles mesures pour contrôler les avocats à l’entrée des tribunaux

Les autorités judiciaires d’Arménie ont légèrement changé de règles concernant les contrôles de sécurité controversés exercés sur les avocats de la défense, qui ont contribué aux tensions lors des procès en cours contre des membres radicaux d’opposition accusés de crimes graves.

Les avocats représentant Zhirayr Sefilian, chef du du Parlement fondateur, et d’une trentaine de ses sympathisants qui ont saisi un poste de police à Erevan l’année dernière, ont été obligés non seulement de traverser les détecteurs de métaux, mais aussi de montrer l’intérieur de leurs sacs aux gardes de sécurité avant d’entrer dans les salles d’audience.

Les avocats trouvent que cette procédure équivaut à une démarche interdite par la loi arménienne. Beaucoup d’entre eux ont refusé à maintes reprises de s’y conformer et ont donc été empêchés d’assister aux audiences du tribunal lors de trois procès distincts. Ils ont accusé les autorités de les soumettre délibérément à de tels contrôles pour s’assurer que les procès se poursuivent en l’absence de défendeurs et de leurs avocats.

Le chef du Département judiciaire arménien, Karen Poladian, a insisté le mois dernier sur le fait que les « inspections » de sécurité n’étaient pas un acte illégal.

Karen Poladian et Ara Zohrabian, président de la Chambre nationale des avocats, ont publié un communiqué jeudi dernier en révélant que les contrôles de sécurité seront modifiés pour répondre aux préoccupations des avocats. En particulier, il est expliqué que leurs sacs seront vérifiés par des gardes dans une pièce séparée, uniquement si un détecteur de métaux indique à plusieurs reprises la présence d’objets métalliques à l’intérieur.

Zohrabian a déclaré vendredi que les gardes qui travaillent pour le service judiciaire ne seront pas autorisés à voir le contenu des documents d’avocat ou à les touchers.

Certains des avocats ont trouvé que cette mise au point était insuffisante. “Le Département judiciaire légitime ainsi ses actes illégaux“, a commenté Arayik Papikian.

Papikian a affirmé que la déclaration conjointe de Poladian et Zohrabian est seulement censée “apprivoiser“ lui et ses collègues qui s’opposent à ce qu’ils considèrent comme une procédure humiliante. Il a ajouté qu’il ne se conformerait pas à ces nouvelles règles non plus.

L’avocat a précisé que la seule solution significative serait d’installer des systèmes de dépistage par rayons X à l’entrée des tribunaux.

posté le 7 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Colère dans un village où une grande route va être construite

Les résidents d’un village de la province de Lori, dans l’ouest de l’Arménie, ont accusé vendredi le gouvernement de ne pas les avoir indemnisé pour leurs terres confisquées afin que soit reconstruit une grande route traversant leur village.

Le village de Vahagnadzor chevauche une autoroute de 90 kilomètres s’étendant de la capitale provincial Vanadzor jusqu’à la frontière géorgienne. Le gouvernement a contracté plusieurs entreprises de construction pour la réhabiliter et l’étendre après avoir obtenu environ 120 millions de dollars de prêts auprès de deux banques internationales de développement. Les travaux routiers ont débuté en septembre dernier.

Vahagnadzor est l’un des nombreux villages du Lori qui ont eu leurs terrains adjacents à l’autoroute nationalisée pour le projet. Les responsables gouvernementaux ont promis que leurs propriétaires seraient indemnisés de manière adéquate.

“Je peux dire qu’ils nous ont trompés“, a déclaré le maire de Vahagnadzor, Edik Yeghoyan. Il a révélé qu’aucun des propriétaires d’une soixantaine de parcelles locales soumises à la confiscation n’avait été payé jusqu’à présent.

Yeghoyan a ajouté avoir envoyé une plainte écrite au gouvernement à Erevan la semaine dernière mais qu’il n’vait toujours pas reçu de réponse. Il va maintenant écrire au président Serge Sarkissian.

Eduard Bezoyan, directeur général de la société de construction Chanapar en charge de la section Vahagnadzor de l’autoroute, a toutefois insisté sur le fait que le gouvernement et les entrepreneurs privés paieront. Il a expliqué qu’un groupe de travail spécial mesurerait la perte de terrain de chaque famille de village et l’indemniserait en conséquence.

“C’est un problème résolu et il n’y a pas de complications“, a soulignéé Bezoyan. “C’est juste que certaines personnes créent des difficultés pour organiser un spectacle“.

Au moins une famille de Vahagnadzor, les Sargsian, a précisé qu’elle ne céderait aucun terrain quel que soit le montant de la compensation. La famille pense que l’autoroute élargie sera trop proche de leur maison et créera de sérieux risques pour la sécurité.

Le village compte environ 450 habitants. Le budget annuel de son administration ne représente que 8 millions de drams (17 000 $).

posté le 7 août 2017 par Claire/armenews