Nouvelles d'Arménie
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Grèce


SEISME
Fort séisme en mer Egée ressenti en Grèce et en Turquie

Un puissant séisme de magnitude 6,3 à une profondeur de 5,7 km s’est produit cet après-midi au large des côtes turques et grecques. Un séisme qui a provoqué des dégâts notamment sur l’île de Lesbos. D’autres dégâts sont également à craindre au regard de la puissance du séisme. Car plusieurs bâtiments furent endommagés dans d’autres localités comme à Plomari selon la télévision grecque Tv ERT. La secousse a également été ressentie à Izmir en Turquie créant un mouvement de panique auprès de la population. Le séisme a même été ressenti à Istanbul. Mais il semble qu’en Turquie aucune victime ni dégât matériel n’est à signaler. La réplique du tremblement de terre d’une magnitude de 4,9 a été enregistrée. Depuis le début de l’année plusieurs séismes se sont produits en mer Egée ressentis sur la côte égéenne turque. En 1999 un séisme de magnitude à 7 sur l’échelle de Richter avait frappé Istanbul en faisant près de 20 000 morts. Istanbul où un très fort séisme est attendu...

Krikor Amirzayan

posté le 12 juin 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


REVUE DE PRESSE - LIBE
Texte de Simon Abkarian : A Lesbos, les migrants au cœur du labyrinthe de chair et de sang

Je suis en Grèce à Lesbos. Je me tiens face à la mer. De l’autre côté, la Turquie, fière, arrogante, sûre d’elle-même, se dresse sur les ruines d’un printemps déchu. Derrière elle, par-delà les plaines et les montagnes, les ossements des Arméniens, des Grecs, des Alévis, des Assyro-Chaldéens et des Kurdes continuent de blanchir sous le ciel d’Anatolie. Ils attendent en vain que s’en vienne la justice des hommes. Mon père me disait que « les Turcs n’existent que par le glaive et pour le glaive. Quand ils auront tué tous les Non-Turcs, ils se mangeront eux-mêmes et se battront avec leurs ombres ».

J’ai toujours cru que mon père se trompait, qu’aucun peuple ne porte en lui le gène de la violence. Pourtant, nous y sommes. Ces purges sont les prémices d’un massacre à venir. Et ce sont des hommes et des femmes turcs aussi qui, cette fois, s’entassent dans les cimetières et les prisons. En attendant que la grande cannibale se digère elle-même, la Syrie et l’Irak n’en finissent pas de brûler.

Lire la suite du texte de Simon Abkarian publié sur Libé : http://www.liberation.fr/planete/2017/03/22/a-lesbos-les-migrants-au-coeur-du-labyrinthe-de-chair-et-de-sang_1557677

posté le 24 mars 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Athènes appelle à un partenariat stratégique entre la Grèce et l’Arménie
Les autorités grecques, le premier ministre A. Tsipras en tête, avaient réagi avec véhémence aux déclarations faites en décembre 2016 par le président turc R.T.Erdogan, qui prônait une “géographie du coeur” en vertu de laquelle certains territoires de l’ancien Empire ottoman, dont il a ouvertement la nostalgie, reviendraient dans le giron de la Turquie. La province grecque de Thrace orientale figurait sur cette “carte du Tendre” néo-ottomane esquissée par le président turc, au grand dam des autorités grecques qui avaient alors appelé la Turquie à respecter les traités internationaux, notamment celui de Lausanne de 1923, auxquels la République turque doit le tracé de ses frontières actuelles. Dans cet esprit, le ministre grec des affaires étrangères, Nikos Kotzias, s’est fait l’avocat en quelque sorte d’une diplomatie du coeur en appelant à un “partenariat stratégique” entre la Grèce et l’Arménie, où il a entamé une visite officielle, à Erevan, le jeudi 9 mars. “Nous avons toujours été des nations soeurs”, a déclaré N. Kotzias lors d’une rencontre avec le premier ministre arménien Karen Karapetian en ajoutant : “Ma visite est guidée par un seul objectif : la volonté de constituer un partenariat stratégique”. “Nos relations amicales sont à un très haut niveau, mais nous souhaitons leur donner un nouvel élan et qualité”, a indiqué pour sa part K. Karapetian, en précisant que l’Arménie et la Grèce devraient renforcer leurs liens politiques chaleureux avec des liens commerciaux plus étroits ». Il est vrai que la Grèce a quelque peu oublié la nature « fraternelle » des liens l’unissant à l’Arménie tout au long de l’Histoire, au profit d’un rapprochement avec la Turquie, dont ses dirigeants socialistes notamment, avaient soutenu l’intégration à l’Europe. Mais les relations pacifiées entre la Turquie et la Grèce ont été rattrapées par les animosités traditionnelles héritées de l’Histoire et attisées par le très autoritaire et nationaliste président Erdogan. L’arrivée au pouvoir à Athènes du mouvement radical Siryza d’A. Tsipras, à la faveur de la tourmente provoquée par la crise financière grecque et la menace d’une sortie de la Grèce de l’UE, a également contribué à raviver les antagonismes entre les deux pays. Alors que la Grèce était aux avant-postes de la vague de migrants déferlant vers l’Europe du Nord depuis la Turquie, qui obtenait de Berlin des accords pour le moins avantageux en vue de les endiguer, A. Tsipras avait esquissé dès 2015 un rapprochement avec la Russie de Poutine. Même si ce dernier s’est réconcilié l’an dernier avec R.T. Erdogan, c’est sans doute dans cette ébauche d’un axe oriental qu’il conviendrait d’inscrire les gestes diplomatiques d’Athènes en direction de Erevan, intervenant qui plus est après un nouvel échec des négociations visant à réunifier Chypre, qui ont relancé les tensions entre la Grèce et la Turquie. Si le ministre grec des affaires étrangères a surtout mis l’accent à Erevan sur la nécessité de renforcer les liens commerciaux, c’est que dans le domaine militaire déjà, les deux pays se sont engagés sur la voie d’une active coopération. Plus de 200 cadets et officiers arméniens ont été formés par les académies militaires grecques au cours des deux dernières décennies. L’armée grecque a aussi fourni une aide militaire et logistique conséquente aux unités de l’armée arménienne participant aux missions internationales de paix de l’Otan. N.Kotzias a d’ailleurs discuté des perspectives de développement de la coopération bilatérale dans le domaine de la défense lors d’une rencontre avec le ministre arménien de la défense Vigen Sargsian. Le ministère arménien de la défense a indiqué dans un communiqué à l’issue de la rencontre que le gouvernement grec était désireux de développer la “mise en œuvre de différents programmes de défense avec l’Arménie”. Le même communiqué précise que les deux ministres ont discuté des moyens en vue de “relever les défis” dans la région et se sont montrés d’accord pour “continuer à unir leurs efforts pour se soutenir mutuellement sur la scène internationale”. A. Tsipras, qui avait rencontré un avant avant le président arménien Serge Sarksian à Athènes, avait alors salué pour sa part aussi les “liens historiques, culturels et spirituels” unissant son pays à l’Arménie et avait appelé à les renforcer. A.Tsipras avait alors souligné les similitudes entre les Grecs et les Arméniens, qui partagent une “histoire de souffrance et de persécutions”, avait-il déclaré lors de sa rencontre avec le président arménien, en rappelant que les deux peuples avaient été victimes d’un génocide perpétré par les Turcs ottomans durant la Première Guerre mondiale. Le président grec Prokopis Pavlopoulos avait de la même manière déclaré devant son homologue arménien qu’“au début du 20e siècle les deux peuples avaient vécu des heures tragiques pour les mêmes raisons”. La Turquie n’avait pas manqué de condamner ces déclarations. “La solidarité entre la Grèce et l’Arménie est fondée sur une hostilité commune dirigée contre l’identité turque”, a déclaré le porte-parole du ministère turc des affaires étrangères en mars 2016. Le ministère arménien des affaires étrangères avait répondu aux critiques turques en soulignant qu’en “érigeant le déni en pivot de la politique d’Etat, la Turquie ne peut prétendre esquiver sa responsabilité face à sa propre histoire”. La Grèce a officiellement reconnu le génocide perpétré en 1915 contre les Arméniens de la Turquie ottomane en 1999. En 2014, elle a aussi adopté une loi pénalisant le négationnisme de ce génocide comme des autres crimes contre l’humanité. Le Parlement arménien, de son côté, a vote en 2015, année du centenaire du génocide, une résolution condamnant “le génocide des Grecs et des Assyriens perpétré dans l’Empire ottoman en 1915-1923”.
posté le 11 mars 2017 par Gari/armenews


GRECE
Grèce : Thessalonique aura son musée de l’holocauste co-financé par l’Allemagne

Thessalonique, deuxième ville grecque dans le nord, dont la majorité de la communauté juive de plus de 50.000 séfarades avait été exterminée par les nazis, s’apprête à construire son “musée de l’holocauste“ avec l’aide de l’Allemagne, a-t-on appris lundi auprès de la communauté juive.

“Le projet de construction du musée a été adopté par la mairie de la ville et sera co-financé par le gouvernement allemand et la Fondation grecque de l’armateur Niarchos“, a expliqué à l’AFP David Saltiel, président de cette communauté qui ne compte plus que 1.500 membres.

Doté d’un budget initial de 22 millions d’euros, dont dix millions seront offerts par l’Allemagne, le bâtiment de six étages en métal et en verre, est dessiné par deux sociétés, allemande et israélienne, et sa construction doit débuter d’ici à la fin 2017 et s’achever en trois ans.

C’est l’organisme grec de gestion du patrimoine foncier des chemins de fer grecs Gaiose qui a offert le terrain pour la construction du musée, qui fera 5.000 m2. Il sera situé à l’ouest de la ville, près des lieux d’où partaient les trains pour les camps de concentration, selon David Saltiel.

“C’est là où a été écrit le début de la fin de la population juive de Thessalonique“, métropole multiculturelle des Balkans avant la Seconde guerre mondiale, rappelle l’édition dominicale du quotidien grec Kathimerini, qui révèle la maquette du projet.

Le maire de Thessalonique, Yannis Boutaris, qui avait approuvé le projet il y a trois ans, avait alors déploré “le retard injustifiable de la ville pour briser son silence et commencer à commémorer l’un des plus sombres moments de son histoire“, rapporte Kathimerini. Le musée sera l’occasion “d’attirer de nombreux touristes pour connaître l’histoire des 500 ans de vie des séfarades de Thessalonique“, estime David Saltiel.

posté le 20 janvier 2017 par Stéphane/armenews


ARMENIE-GRECE
Le ministre arménien de la Défense a rencontré à Athènes son homologue grec et le président de Grèce

Vicken Sarkissian le ministre arménien de la Défense est arrivé le 19 décembre à Athènes pour une visite de travail. Dès son arrivée V. Sarkissian a rencontré son homologue grec Panayotis Kamenos. Les deux hommes évoquèrent la coopération entre l’Arménie et la Grèce en matière de Défense. Ces accords arméno-grecs portèrent sur le développement de cette coopération militaire entre les deux pays qui entretiennent des relations amicales.

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Vicken Sarkissian le ministre arménien de la Défense rencontre à Athènes le président grec Prokopis Pavlopoulos

Le 20 décembre le ministre arménien de la Défense s’est entretenu avec le président grec Prokopis Pavlopoulos. Vicken Sarkissian a remercié le président grec pour la réception chaleureuse qu’il fit l’objet en Grèce. Les discussions portèrent sur le développement des relations entre Erévan et Athènes.

Krikor Amirzayan

posté le 21 décembre 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Défense  Grèce  Image 450 


FONDS ARMENIEN-GRECE
La communauté arménienne de Grèce, débute aujourd’hui sa 6ème édition du phonéton du Fonds Arménien Hayastan

La communauté arménienne de Grèce organise le 19 novembre sa 6ème édition du Fonds Arménien Hayastan. Durant trois jours les bénévoles du Fonds Arménien entreront en contact avec les quelque 1600 familles arméniennes de Grèce recensées. Cette année encore les fonds récoltés auprès de la communauté arménienne -et de leurs amis- de Grèce iront à construction de l’école maternelle du village de Karin Dag dans la région de Chouchi (République du Haut-Karabagh). Selon Vatché Ter-Garabedian le responsable de la section grecque du Fonds Arménien Hayastan « pour la petite communauté arménienne de Grèce il est difficile d’élaborer de grands projets ». Mais il espère que les donateurs seront plus nombreux cette année afin de nourrir d’autres projets plus ambitieux. Depuis 2010 date de sa première participation au Fonds Arménien, la communauté arménienne de Grèce a récolté plus de 140 000 euros au profit de l’Arménie et de l’Artsakh (Karabagh).

Krikor Amirzayan

posté le 19 novembre 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Diaspora  Grèce 


GRECE
La Grèce dénonce avec colère un lâchage européen sur la prise en charge migratoire

Le ministre grec à la politique migratoire, Yannis Mouzalas, a affiché sa “colère“ envers le non-respect par l’UE de ses engagements à soulager la charge migratoire pesant sur la Grèce.

“Nous disons en colère à l’Europe qu’elle doit enfin respecter ses obligations“, tant en matière de relocalisations que de soutien en personnel à la Grèce pour assurer la mise en oeuvre de l’accord UE-Ankara visant à couper la route égéenne migratoire, a affirmé le ministre à la télévision publique grec Ert1.

Il s’exprimait en marge du départ pour la Finlande de 111 réfugiés syriens, dans le cadre du programme européen de répartition dans l’UE des réfugiés ayant afflué en 2015. “Aujourd’hui, un an après le lancement de ce programme“, les partenaires européens “n’ont pris en charge que 5.000 réfugiés au départ de la Grèce, alors qu’ils avaient promis d’en accueillir 33.000“ la première année, et autant d’ici fin 2017, s’est indigné le ministre. Il a dénoncé le “sabotage“ de ce plan européen par les pays du groupe Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie), qui s’y opposent farouchement, et contre lesquels la Grèce réclame des sanctions européennes.

La Commission européenne avait évoqué dans un premier temps la possibilité de rétorsions financières contre les États membres ne jouant pas le jeu de la relocalisation, mais n’est pas revenue depuis sur le sujet. M. Mouzalas s’en est aussi pris à l’absence de soutien européen pour la mise en oeuvre de l’accord UE-Turquie qui prévoit le retour dans ce pays des migrants arrivés sur les îles grecques après le 20 mars, y compris les réfugiés syriens. “L’UE se doit se soutenir cet accord, ce n’est pas une question de solidarité avec la Grèce c’est une obligation“, a-t-il insisté. L’UE avait promis des renforts en experts de l’asile pour permettre à la Grèce d’organiser les renvois dans le respect du droit d’asile, mais ce personnel “est absent“, a souligné le ministre.

Les services grecs sont du coup débordés car la plupart des migrants et réfugiés concernés ont déposé des demandes d’asile pour tenter de bloquer ou retarder leurs renvois en Turquie, provoquant une “surconcentration“ sur les îles, où l’entassement de près de 16.000 exilés alimente des tensions récurrentes, a relevé M. Mouzalas.

Le gouvernement souhaite transférer en Grèce continentale une partie de cette population, “dans des centres fermés“, mais se heurte au refus de ses partenaires européens, qui craignent une reprise massive des flux irréguliers, a déploré le ministre.

posté le 3 novembre 2016 par Stéphane/armenews


ARMENIE-GRECE
L’enseignement du grec en Arménie

L’école du village de Yoghdan dans la région de Lori au nord de l’Arménie va reprendre ses cours de grec a indiqué Arkadi Khitarov le président de l’Association des Grecs d’Arménie. « Nous désirons reprendre les cours de grec dans l’école, le samedi. Ce n’est pas facile. La communauté grecque est reconnaissante envers le gouvernement grec qui malgré la situation économique difficile en Grèce continue de nous aider. Nous remercions également les enseignants qui contre une somme symbolique viennent enseigner le grec afin que survive notre langue. L’enseignement du grec signifie également la diversité culturelle de l’Arménie » dit Arkadi Khitarov. En Arménie, le grec est enseigné dans les « écoles du dimanche » à Erévan, Gumri, Vanadzor, Stepanavan et Alaverdi. La communauté grecque d’Arménie compte plusieurs milliers de membres. Il existe également des Grecs au Haut-Karabagh.

Krikor Amirzayan

posté le 25 août 2016 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Grèce  Image Panoramique 


Diplomatie
Le Consulat de Grèce à Marseille ferme définitivement

Le site Diaspora grecque révèle, dans un message publié le 17 août, qu’il a été informé de la fermeture définitive du Consulat Général de Grèce à Marseille, le 7 Novembre prochain, pour raisons économiques...

Cette décision nous remplit de tristesse, de colère et de frustration, s’émeut Diaspora grecque, arguant que le Consulat Général à Marseille existe depuis près de deux siècles et représente environ 30 000 Grecs et Franco-Grecs vivant au sud de la France.

« Nous devons tous réagir contre cette décision irrationnelle, antipatriotique qui vise directement la communauté grecque du sud de la France. Elle nous touche tous négativement », proteste le site représentatif des Grecs de PACA.

(JPEG) Le Consul Général de Grèce à Marseille, Mr Stylianos GΑVRIIL

posté le 18 août 2016 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : France  Grèce  Marseille