Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Grèce


GRÈCE/TURQUIE
Découverte du corps du pilote qui s’était écrasé en Egée

Athènes, 13 avr 2018 (AFP) - Le corps du pilote de chasse grec dont l’avion s’est écrasé jeudi en mer Egée, au retour d’une mission d’interception de chasseurs turcs, a été retrouvé par des pêcheurs, a annoncé vendredi la télévision publique ERT.

Miltos Hatziyiannakis, le maire de l’île de Skyros, proche du crash de l’avion, a indiqué que des marins sur un bateau de pêche ont découvert jeudi le corps du pilote et “les débris de l’avion“.

L’armée grecque observe trois jours de deuil à la suite de cet accident, qui a coûté la vie au pilote Georgios Baltadoros, 34 ans, père de deux enfants. Son Mirage-2005 avait disparu près de Skyros où il devait se poser au retour d’une mission consistant à intercepter des avions turcs qui seraient entrés dans l’espace aérien revendiqué par la Grèce, des incidents qui arrivent très régulièrement mais se déroulent la plupart du temps sans dommages.

Il n’y avait d’ailleurs plus d’avion turc quand l’avion piloté par M.  Baltadoros, et un autre appareil, sont arrivés sur zone, a relevé le gouvernement grec.

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a appelé au téléphone son homologue grec Alexis Tsipras après cet accident, et lui a présenté ses condoléances. Les deux hommes se sont engagés à “renforcer le dialogue“ entre leurs deux pays, alliés au sein de l’OTAN mais en fréquente bisbille.

Les accusations de violation de l’espace aérien grec sont récurrentes, et les deux pays se disputent aussi quelques îlets inhabités de la mer Egée. Cette semaine, les Grecs ont déclenché des tirs de sommation quand un hélicoptère turc s’est approché de la petite île de Ro, à la frontière de la Grèce en mer Egée.

La tension est montée d’un cran depuis que la justice grecque a refusé d’extrader huit militaires turcs arrivés à bord d’un hélicoptère au lendemain du coup d’Etat manqué de juillet 2016.

Début mars, la Turquie a arrêté, et détient toujours, deux soldats grecs qui avaient traversé la frontière, égarés dans le brouillard selon la Grèce.

posté le 13 avril 2018 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Grèce  Turquie 


GRÈCE/TURQUIE
Soldats grecs détenus en Turquie : Tsipras hausse le ton

Athènes, 7 avr 2018 (AFP) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a exigé samedi le retour de deux soldats grecs détenus en Turquie après leur entrée, par erreur selon Athènes, sur le territoire turc.

“La vie humaine et la liberté humaine ne sont pas et ne devraient pas servir de pions à des jeux de pouvoir et au chantage“, a déclaré M. Tsipras dans une déclaration au journal Documento.

La détention depuis un mois dans une prison turque de ces deux soldats grecs a tendu encore davantage les relations entre les deux voisins.

Selon Athènes, les soldats sont entrés par erreur sur le territoire turc le 2 mars en patrouillant à la frontière gréco-turque à la faveur de mauvaises conditions météo.

Selon des médias turcs, les deux soldats seraient accusés “d’entrée illégale dans une zone interdite“ ainsi que “d’espionnage“.

La Turquie souhaite pour sa part l’extradition de huit militaires turcs ayant fui en Grèce après le coup d’Etat manqué en juillet 2016. Athènes refuse de lier cette affaire avec celle des soldats grecs.

Plus tôt dans la semaine, le Premier ministre grec avait appelé les autorités turques à “accélérer les procédures judiciaires“ dans cette affaire. “Par le passé, nous avons relâché des soldats turcs qui étaient entrés quelques mètres en Grèce lors d’une patrouille. J’attends que le président turc fasse de même“, a affirmé M. Tsipras.

posté le 7 avril 2018 par Ara/armenews


ARMENIE-GRECE
Panos Kammenos le ministre grec de la Défense s’est recueilli au cimetière des héros de « Yérablour » à Erévan

Vendredi 30 mars Panos Kammenos le ministre grec de la Défense, accompagné de son homologue arménien Vicken Sarkissian s’est rendu au cimetière des héros de « Yérablour » à Erévan. Panos Kammenos a désiré ainsi rendre hommage aux combattants Arméniens morts pour la libération de leur patrie. Les deux hommes ont allumé des bougies à la mémoire de ces héros.

JPEG - 63.6 ko
Panos Kammenos le ministre grec de la Défense s’est recueilli au cimetière des héros de « Yérablour » à Erévan

A noter que Panos Kammenos est le premier ministre de la Défense étranger à se rendre au cimetière des héros de « Yérablour » à Erévan. Un geste fort de la Grèce qui partage de nombreux points communs avec l’Arménie et l’histoire du peuple arménien.

Krikor Amirzayan

posté le 31 mars 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Défense  Diplomatie  Grèce  Image 450 


DIPLOMATIE
L’Arménie et la Grèce « face à des menaces communes »

Alors qu’il entamait jeudi une visite de deux jours à Erevan le ministre grec de la Défense Panos Kammenos a parlé des “ défis et menaces communs en matière de sécurité “ auxquels la Grèce et l’Arménie sont confrontées.

« La Grèce et l’Arménie ont toujours été et seront toujours ensemble », a déclaré Kammenos après des entretiens avec son homologue arménien Vigen Sargsian. « Nous partageons des valeurs communes, une histoire commune, des victimes communes des génocides des peuples arménien et grec et nous continuons à avoir des problèmes avec les mêmes amis et alliés ».

« L’Arménie et la Grèce sont confrontées à des défis et des menaces communes en matière de sécurité, ce qui exige des deux pays une approche commune et une compréhension mutuelle ainsi qu’une forte volonté politique d’agir efficacement », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe.

Des remarques faisaient clairement référence à la Turquie avec laquelle la Grèce et l’Arménie partagent une longue histoire d’animosité mutuelle qui cimente un rapport chaleureux entre les deux nations chrétiennes.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait parlé de leur “ histoire de souffrance et de persécution “ lors de sa rencontre avec le président arménien Serzh Sarkisian à Athènes il y a deux ans. Tsipras avait déclaré que les deux peuples ont été victimes d’un génocide perpétré par les Turcs ottomans pendant la Première Guerre mondiale. Le président grec Prokopis Pavlopoulos s’est fait l’écho de cette prise de position.

La Turquie avait condamné ces déclarations. « La solidarité entre la Grèce et l’Arménie repose sur une hostilité commune et un langage diffamatoire dirigé contre l’identité turque “, avait accusé un porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères en mars 2016. Erevan avait rejeté les critiques turques.

Jeudi, Kammenos a accusé le président turc Recep Tayyip Erdogan de « rêver » de la restauration de l’Empire ottoman. Cette politique, a-t-il dit, “ éloigne la Turquie de l’Europe, de la communauté internationale et du droit international “.

Sargsian a déclaré que les relations avec la Turquie figuraient à l’ordre du jour de ses entretiens avec Kammenos. Nous avons tous deux rejeté la « politique de menaces et de conditions préalables » d’Ankara à l’égard des voisins, a-t-il dit. Nous avons “ réaffirmé des approches communes sur les questions de sécurité internationale et régionale “, a ajouté le ministre arménien de la Défense.

Sargsian a également fait l’éloge des liens militaires gréco-arméniens, affirmant qu’ils se sont “ élargis d’année en année “. Il a remercié Athènes pour son assistance militaire à Erevan et, en particulier, le fait qu’environ 170 officiers servant dans l’armée arménienne ont étudié dans les académies militaires grecques.

La coopération bilatérale a aussi une « composante militaro-technique », a poursuivi Sargsian, utilisant un euphémisme pour désigner la fourniture mutuelle d’armes et d’autres équipements militaires. Sans entrer dans les détails.

Kammenos devait également rencontrer le président Sarkisian. Selon le ministère de la Défense arménien, sa programme comprend également une visite au cimetière militaire d’Yerablur à Erevan où des centaines d’Arméniens tués dans la guerre avec l’Azerbaïdjan ont été enterrés. Le ministère a souligné que Kammenos deviendra le premier ministre de la Défense étrangère à y déposer des fleurs.

posté le 30 mars 2018 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GRECE/TURQUIE
Incident naval gréco-turc : Tsipras met en garde Ankara

Athènes, 13 fév 2018 (AFP) - Un patrouilleur turc a percuté un patrouilleur grec dans la nuit de lundi à mardi près d’un îlot disputé en mer Égée orientale, suscitant une mise en garde envers Ankara du Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

Le patrouilleur turc s’est livré à des “manoeuvres dangereuses“ dans les eaux grecques en violation des règles maritimes près de l’îlot inhabité d’Imia (Kardak en turc), selon un communiqué grec. Le bateau “est entré en collision“ avec un patrouilleur de la police portuaire grecque, lui infligeant des dégâts, mais sans qu’aucun membre de l’équipage ne soit blessé, selon la police portuaire.

Le bâtiment grec a été acquis avec des fonds européens “afin de surveiller les mers grecques et les frontières européennes“, a précisé le communiqué. Dans une conversation téléphonique avec son homologue turc, Binali Yildirim, à l’initiative de ce dernier, M. Tsipras a relevé “avec sévérité“ que “de tels faits sapent les relations gréco-turques et turco-européennes et violent le droit international“, selon le bureau du Premier ministre grec. M. Tsipras a souligné à son homologue “la nécessité de mettre fin immédiatement aux violations turques“ de l’espace grec en Egée “et d’une désescalade de la tension“, ajoute le communiqué grec.

Le ministère grec des Affaires étrangères avait indiqué auparavant avoir procédé à une “vive démarche de protestation“ auprès des autorités turques, et appelé la Turquie à “mettre fin à des actions ne concourant pas au développement des relations entre les deux pays et sapant la stabilité régionale“.

L’incident est intervenu sur fond de regain de tension entre la Turquie et ses voisins européens, après des menaces du président turc Recep Tayyip Erdogan contre l’exploitation du gaz dans les eaux chypriotes.

“Nous voyons ces derniers temps une attitude turque provocatrice qui nous préoccupe très sérieusement“, dans un contexte de “déstabilisation dans la région“, a auparavant déclaré à une radio le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos. “Il n’est pas nécessaire de jeter de l’huile sur le feu“.

Mais l’ancien chef de la diplomatie grecque, le socialiste Théodore Pangalos, coutumier des dérapages verbaux turcophobes, a lancé une petite phrase qui suscitait mardi l’émotion des médias grecs. “Le seul bon Turc est le Turc mort“, a-t-il dit à la radio Skaï.

Deux bateaux de guerre turc et grec étaient déjà entrés en collision près d’Imia le 17 janvier, un incident alors rapidement clos côté grec. La zone est un foyer de tension après qu’une confrontation militaire entre les deux pays y avait été évitée de justesse, sur intervention américaine, en janvier 1996.

Selon les médias grecs, le Département d’Etat américain a régi au nouvel incident en appelant les deux pays à “agir pour une désescalade de la situation“.

posté le 14 février 2018 par Ara/armenews


GRÈCE
Suspension temporaire d’asile pour un officier turc recherché par Ankara

Athènes, 8 jan 2018 (AFP) - La justice grecque a suspendu lundi “temporairement“ l’asile obtenu en Grèce par un officier turc, accusé par Ankara d’avoir participé au coup d’Etat manqué en 2016, une décision “accueillie avec satisfaction“ par le gouvernement turc.

A la suite d’un recours du gouvernement grec contre l’octroi d’asile la semaine dernière à l’un des huit officiers turcs qui avaient trouvé refuge en Grèce le lendemain du putsch manqué en Turquie du 15 juillet 2016, la cour d’appel du tribunal administratif d’Athènes, qui se prononçait en référé, “a suspendu temporairement l’asile pour des raisons d’intérêt public“, selon une source judiciaire.

L’affaire sera jugée sur le fond lors de l’audience prévue le 15 février. Le gouvernement turc n’a pas attendu pour se féliciter de cette décision. “C’est bien entendu une décision importante, nous l’accueillons avec satisfaction“, a indiqué le porte-parole du gouvernement turc Bekir Bozdag lors d’une conférence de presse à Ankara.

Il a profité de l’occasion pour réitérer que “l’extradition en Turquie de ces huit putschistes aurait un impact positif sur les relations entre les deux pays“, selon lui.

La suspension de l’asile pour l’officier turc, co-pilote de l’hélicoptère qui avait atterri sur un aéroport grec le lendemain du putsch manqué, avec sept autres officiers, a été demandée par l’Etat grec vendredi dernier. Selon le gouvernement grec, ces huit officiers “ont mis en danger les relations diplomatiques entre les deux pays“, selon cette source judiciaire.

Toutefois, le gouvernement grec a à plusieurs reprises exclu d’extrader ces militaires vers la Turquie, après une décision de la cour suprême grecque en janvier dernier, qui avait refusé leur extradition au motif qu’“indépendamment de leur culpabilité (présumée) leurs droits étaient en danger en Turquie“. Le président de la cour avait même mis en avant le risque de “torture“.

Lors de sa visite officielle à Athènes début décembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait réitéré la demande d’extradition mais le premier ministre grec Alexis Tsipras s’est retranché derrière la décision de la cour suprême, soulignant que la justice avait déjà statué sur cette affaire.

Malgré leurs relations délicates, concernant surtout des différends territoriaux en mer Egée, Athènes et Ankara coopèrent en matière économique et commerciale. Depuis le pacte UE-Turquie de mars 2016, les deux pays coopèrent également étroitement pour limiter le flux migratoire vers l’Europe.

Ankara ne cesse de demander l’extradition de Turcs réfugiés notamment dans des pays européens depuis le coup d’Etat manqué contre M. Erdogan.

posté le 8 janvier 2018 par Ara/armenews


GRÈCE
Un militaire turc, accusé par Ankara d’avoir participé au coup d’Etat manqué, obtient l’asile

Un des huit militaires turcs ayant trouvé refuge en Grèce en juillet 2016 après le coup d’Etat manqué en Turquie a obtenu l’asile en Grèce, a-t-on appris samedi de source judiciaire, une décision décriée par Ankara et qui embarrasse Athènes.

Dans un communiqué publié samedi soir, le bureau du Premier ministre annonce que “le gouvernement grec a déposé samedi une demande d’annulation de la décision d’asile prise la veille par l’instance d’asile“.

Le militaire était le copilote de l’hélicoptère ayant transporté le groupe le 16 juillet 2016 et qui avait atterri à Alexandroupoli, ville grecque à la frontière avec la Turquie. Il a obtenu l’asile vendredi soir par l’instance indépendante d’asile.

Toujours selon une source judiciaire, l’instance a jugé que d’après les comptes rendus des groupes de défense des droits de l’homme et du Conseil de l’Europe, la Turquie viole régulièrement les droits de l’Homme depuis le coup d’Etat manqué et que le militaire turc serait en danger s’il était extradé.

Par ailleurs, les juges ont souligné qu’il n’y a aucune preuve que le copilote de l’hélicoptère a participé à la tentative de coup d’Etat, et qu’il ne savait même pas quelle était la destination finale de l’appareil quand il est parti de Turquie. La décision pour les sept autres militaires doit être rendue dans les semaines à venir.

La Turquie a fustigé une décision “politiquement motivée“ qui “révèle une fois encore que la Grèce est un pays qui abrite des putschistes et les accueille à bras ouverts“, selon un communiqué publié samedi soir par le ministère turc des Affaires étrangères.

“La Grèce n’a pas montré le soutien et la coopération que nous attendons d’un allié en matière de lutte contre le terrorisme“, ajoute le communiqué, mettant en garde contre l’impact de cette décision sur les relations bilatérales entre les deux pays et leur coopération sur les dossiers régionaux. En janvier, la Cour suprême grecque avait déjà refusé d’extrader vers la Turquie les huit militaires, malgré les pressions récurrentes d’Ankara.

Lors de sa visite officielle à Athènes début décembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait réitéré cette demande et avait assuré que le premier ministre grec Alexis Tsipras lui avait promis l’extradition des huit militaires au lendemain du coup d’Etat raté.

Athènes, (AFP) -

posté le 31 décembre 2017 par Ara/armenews


ARMENIE/TURQUIE
Erevan réaffirme son intention d’annuler formellement les accords arméno-turcs

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a réaffirmé hier l’intention du gouvernement arménien d’annuler formellement les accords négociés par les Etats-Unis pour normaliser les relations de l’Arménie avec la Turquie, invoquant les “conditions préalables sans fondement“ d’Ankara.

Les deux protocoles signés à Zurich en octobre 2009 engagent la Turquie et l’Arménie à établir des relations diplomatiques et à ouvrir leur frontière. Peu de temps après la cérémonie de signature, Ankara a précisé que le Parlement turc ne ratifierait l’accord que s’il y avait des progrès décisifs vers une résolution du conflit du Haut-Karabagh acceptable pour l’Azerbaïdjan.

Le gouvernement arménien a rejeté cette condition préalable, arguant que les protocoles ne font aucune référence au conflit. Les États-Unis, l’Union européenne et la Russie ont également demandé à plusieurs reprises leur mise en œuvre inconditionnelle par les deux parties.

Le président Serge Sarkissian a de nouveau dénoncé la position de la Turquie lorsqu’il s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre. “Vu l’absence de tout progrès vers leur mise en œuvre, l’Arménie déclarera les deux protocoles nuls et non avenus“, a-t-il prévenu. “Nous entrerons au printemps 2018 sans, comme notre expérience l’a démontré, des protocoles futiles.“

Nalbandian a fait écho à cette déclaration lors d’une visite en Grèce. “Ces documents n’ont toujours pas été ratifiés depuis que la Turquie a proposé des conditions préalables sans fondement allant à l’encontre de la lettre et de l’esprit des protocoles“, a-t-il affirmé.

“Ces documents ne peuvent pas être pris en otage pour toujours, et c’est pourquoi le président de l’Arménie a annoncé en septembre que l’Arménie déclarerait les protocoles nuls“, a expliqué M. Nalbandian dans un discours prononcé au ministère grec des Affaires étrangères.

Ankara n’a toujours pas réagi officiellement à la déclaration de Sarkissian en septembre. Les gouvernements turcs successifs ont maintenu cette frontière avec l’Arménie complètement fermée depuis 1993 pour montrer leur soutien à l’Azerbaïdjan.

Sarkissian a déjà menacé en février 2010 d’abandonner les protocoles s’ils n’étaient pas ratifiés par les Turcs “dans les plus brefs délais“. Mais il a évité de le faire, disant deux mois plus tard qu’il ne voulait pas contrarier les Etats-Unis et les autres puissances mondiales.

Après avoir discuté avec le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias, Nalbandian a également décrit les relations gréco-arméniennes comme une “véritable fraternité“. “Nous avons tous deux souffert de génocides et de crimes contre l’humanité, nous avons défendu nos droits dans les moments difficiles », a-t-il dit.

Lors d’une rencontre avec Sarkissian à Athènes l’année dernière, le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait également rappelé que les Arméniens et les Grecs avaient été victimes du génocide perpétré par les Turcs ottomans pendant la Première Guerre mondiale. Pour sa part, le président grec Prokopis Pavlopoulos a déclaré à son homologue arménien que “au début du XXe siècle, les deux peuples ont subi des moments tragiques pour la même raison“.

La Turquie a condamné ces déclarations. “La solidarité entre la Grèce et l’Arménie repose sur une hostilité et une calomnie conjointes dirigées contre l’identité turque“, s’est plaint un porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères en mars 2016.

Les relations tendues de la Grèce avec la Turquie, un membre de l’OTAN, ont de nouveau été mises en évidence lors de la visite officielle du président turc Recep Tayyip Erdogan à Athènes la semaine dernière.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GRÈCE/TURQUIE
Athènes « préoccupée » par des propos d’Erdogan à la veille de sa visite

Athènes s’est dite “préoccupée“ mercredi soir par des propos du président turc Recep Tayyip Erdogan suggérant une révision du Traité de Lausanne sur les frontières de la Turquie, à la veille de la première visite en Grèce d’un chef d’Etat turc depuis 65 ans.

“L’interview d’aujourd’hui avec M. Erdogan soulève de sérieuses préoccupations et questions“, écrit en toute fin de soirée dans un communiqué le porte-parole du gouvernement grec Dimitris Tzanakopoulos.

“Le gouvernement grec et le Premier ministre (Alexis Tsipras, ndlr) souhaitent que la visite soit l’occasion de construire des ponts, pas d’élever des murs. Le respect du Traité de Lausanne est la pierre angulaire exclusive et non négociable sur laquelle peut se construire la coopération sincère des deux pays“, ajoute-t-il.

Selon M. Tzanakopoulos enfin, des allusions à une révision du Traité “ne contribuent pas au climat que nous essayons de créer dans nos relations et dans la région“.

Dans l’interview accordée à la chaîne grecque Skai, enregistrée en Turquie et diffusé un peu plus tôt dans la soirée, M. Erdogan a critiqué une nouvelle fois la mesure des eaux territoriales et de l’espace aérien en mer Egée, et plus largement le Traité de Lausanne de 1923 qui définit les frontières de la Turquie, des sujets particulièrement sensibles pour ses hôtes.

Athènes, 6 déc 2017 (AFP) -

posté le 7 décembre 2017 par Ara/armenews

Photo : Kremlin.ru