Nouvelles d'Arménie
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Paris


PARIS
Projection du documentaire Ceux du rivage sur les immigrés arméniens à Marseille

Dans le cadre du Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient, projection du documentaire Ceux du rivage, de Tamara Stepanyan et Jean-Christophe Ferrari le jeudi 4 mai à 20h au cinéma l’Entrepôt.

A Marseille, aujourd’hui, des dizaines d’arméniens attendent une réponse à leur demande de droit d’asile. Ils vivent dans un temps et un espace indéterminés : entre deux pays, entre deux lieux, entre un passé menaçant et un avenir incertain. Ils errent dans des limbes.

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Dans ce film, les réalisateurs s’intéressent à ces hommes et femmes arméniens qui tentent de survivre, en attendant que leur requête soit examinée. Pour la plupart, ils ont atterri à Marseille par hasard, au gré des caprices des passeurs. Il est difficile de savoir comment ils sont arrivés exactement. Beaucoup évoquent un long voyage à travers des forêts mais le récit qu’ils en font comporte bien des trous, bien des approximations. Ont-ils été conduits à travers l’Europe à leur insu ? Entretiennent-ils les confusions pour préserver l’avenir ? Difficile de savoir. De leur passé, rien ne filtre de leur propre histoire. Tous ont fui l’Arménie parce que, pour une raison ou pour une autre, ils encouraient un danger d’emprisonnement ou de mort.

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Ils sont là en famille, soudés par la nécessité de s’entraider, de ne pas sombrer pour ne pas entraîner les siens avec soi. Ils vivent d’expédients, au jour le jour, passant leur temps à remplir des documents administratifs auxquels ils ne comprennent pas grand-chose, dans l’espoir que l’un d’eux délivrera enfin le sésame tant attendu. Pendant les semaines, les mois que dure cette épreuve, ils trompent l’attente et l’angoisse dans des gestes infimes qui tentent de faire passer les journées. Mais parfois la peur et la frustration explosent dans des crises de colère ou d’agressivité.

Jeudi 4 mai à 20h
Cinéma l’Entrepôt
7 Rue Francis de Pressensé - 75014 Paris

posté le 25 avril 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Cinéma  Culture  France  Image 450  Paris 


TEXTE, PHOTOS ET VIDEOS LE 24 AVRIL 2017 A PARIS
François Hollande, Emmanuel Macron et Anne Hidalgo aux côtés de la commmunauté arménienne

Pascal Chamassian, Ara Toranian, Emmanuel Macron et Mourad Papazian © Jean Eckian.

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François Hollande dépose une gerbe devant la statue Komitas © Claire Barbuti.

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© Claire Barbuti.

Belle cérémonie hier, lundi 24 avril 2017, en hommage aux victimes du génocide des Arméniens devant la statue du Père Komitas à Paris. François Hollande, qui avait promis d’être présent, et Anne Hidalgo, qui avait déjà accueilli la communauté arménienne dans la matinée à l’Hôtel de Ville, étaient de nouveau là pour commémorer les 1,5 million de victimes du génocide de 1915 devant plusieurs milliers de personnes. Mais c’est surtout la présence d’Emmanuel Macron, confirmée à la dernière minute, qui est à souligner. Après avoir remporté le premier tour des Présidentielles face à Marine Le Pen la veille, le candidat d’En marche ! a tenu à se recueillir quelques instants devant la statue à 15h30, déposant aux pieds de celle-ci une belle gerbe. Une présence qui a permis aux commémorations d’être relayées par de nombreux médias, notamment à la télévision.

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© Jean Eckian.

Après avoir échangé pendant de longues minutes en aparté avec les deux coprésidents du CCAF, Emmanuel Macron s’est adressé à la presse arménienne. Celui qui s’était engagé à être là il y a quelques semaines à expliquer que sa présence signifiait une chose : “ Mon engagement plein et entier auprès des Arméniens de France et des français d’origine arménienne, ma volonté de reconnaître pleinement le génocide, et de préserver à la fois la mémoire et la culture arménienne en France “. Regrettant le chemin pris par la Turquie, il a assuré vouloir continuer la relation “ stable, amicale, forte avec l’Arménie, car c’est un pays ami, c’est un peuple qui a rayonné en France “.

Trois heures plus tard et sous un soleil toujours aussi éclatant, c’était au tour d’Anne Hidalgo, François Hollande et Jean-Marc Todeschini de se rendre devant la statue Komitas pour déposer à leur tour une gerbe et se recueillir, en silence puis au son de la Marseillaise.

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© Claire Barbuti.

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© Jean Eckian.

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© Jean Eckian.

De nombreuses personnes étaient présentes pour voir cela : près de 5000 Arméniens dans le public, et des dizaines de personnalités diplomatiques (Viguen Tchitetchian et Hovhaness Kevorkian), politiques (Jeanne d’Hauteserre, Jean-Marc Germain, Luc Carvounas, Philippe Kaltenbach, François Pupponi, etc), culturelles (Audrey Pulvar, Valérie Toranian, Essaï Altounian, Lize Sarian, etc), ou autre (Mark Moogalian, Elise Boghossian, Lévon Sayan, Vincent Duclert, etc).

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© Claire Barbuti.

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© Claire Barbuti.

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© Jean Eckian.

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© Jean Eckian.

Après avoir reçu la communauté arménienne le matin même, la maire de Paris a de nouveau tenu à faire un discours devant les milliers de personnes présents. Avant l’hommage national qui aura lieu aujourd’hui mardi 25 avril 2017, Anne Hidalgo a tenu à commencé son discours par un hommage au policier décédé “ pour notre pays “ quelques jours plus tôt sur les Champs-Elysées.

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© Jean Eckian.

Comme chaque année, cette cérémonie est empreinte d’une émotion aussi vive que le blessure qu’elle commémore “, a-t-elle ensuite continué, demandant haut et fort la pénalisation du négationnisme, au nom de la vérité.

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© Claire Barbuti.

S’adressant plus particulièrement à la communauté arménienne, elle a déclaré : “ Si le père Komitas vous voyez, il serait fier de voir les Arméniens si fidèle à ce qu’il a porté, si ouvert aux autres, si intègre, si bien intégré, toujours emprunt de cette culture singulière que lui a totalement porté et qui est aujourd’hui parti prenante de l’humanité “. Avant de conclure par ces mots : “ Le peuple arménien que les génocidaires voulait faire disparaître est bien là, bien vivant. Il devient ce qu’il a toujours été : un très grand peuple.

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© Jean Eckian.

Discours complet d’Anne Hidalgo :

Puis les deux coprésidents ont pris la parole. Mourad Papazian a débuté en assurant que, 102 ans après le crime de la Turquie, les Arméniens étaient “ toujours rassemblés, mobilisés, plus déterminés que jamais. “ Après avoir rappelé le vrai visage de la Turquie, il a clamé : “ Nous avons envie de le dire tous ensemble : ça suffit ! “ Il en a appelé à plus de fermeté de la part du prochain président, même s’il a félicité François Hollande pour avoir fait “ ce qu’aucun président n’avait fait “ jusqu’à présent.

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© Jean Eckian.

Discours complet de Mourad Papazian :

Ara Toranian a pris le relais pour déclarer : “ Cette cérémonie pourrait paraître anachronique, car si loin après les faits, se pose fatalement la question de savoir s’il ne faudrait pas laisser tout cela au passé, s’il ne vaudrait pas mieux oublier. Hélas le temps, ce grand maître qui est censé tout guérir, n’apaise pas les blessures quand se perpétue l’injustice. Il ne fait au contraire cas qu’aviver les plaies, rendre plus impérieuse encore l’exigence de justice. “

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© Jean Eckian.

Il a continué en insistant sur la nécessaire mémoire : “ S’il fallait trouver une seule raison à notre réunion d’aujourd’hui, et bien cette raison tiendrait à la nécessaire victoire de la conscience, à cette part en nous qui résistera toujours à la barbarie. Car s’il n’est pas en notre pouvoir de ressusciter les morts, il est revanche en notre capacité en défendant leur mémoire, de protéger les vivants, ceux qu’on tue aujourd’hui pour ce qu’ils sont, au nom d’on ne sait quel totalitarisme religieux ou national, qu’il s’exerce sur le mont Sindjar, dans le désert de Der Zor ou contre la ligne de défense de la République d’Artsakh.

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© Claire Barbuti.

Discours complet d’Ara Toranian :

Enfin, ce fut au tour de François Hollande de prendre la parole pour l’un de ses derniers discours en tant que président de la République, même s’il a rappelé qu’il serait toujours au côté des Arméniens après la fin de son mandat. Très applaudi, il a pris le temps de clarifier et d’annoncer certains points dans un discours de près de 30 minutes, dans lequel il a glissé une petite référence au second tour des élections présidentielles qui auront lieu dans moins de quinze jours : “ Nous devons appeler à la mobilisation civique et à la vigilance républicaine.

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© Jean Eckian.

On retiendra surtout l’institution dans les écoles françaises “ d’une semaine de la recherche sur les génocides, les crimes contre l’humanité et les crimes de masse “ qui débutera symboliquement chaque 24 avril, et ce afin de permettre aux élèves “ de réfléchir sur les violences extrêmes, à travers notamment l’exemple du génocide arménien. “ Autre annonce de François Hollande : celle de la création d’une commission des archives judiciaires du génocide arménien, qui sera présidée par Raymond Kevorkian.

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© Claire Barbuti.

François Hollande a également assuré que “ nous ne cesserons jamais de parler du génocide arménien “, mettant plus particulièrement l’accent sur la nécessité d’une loi contre le négationnisme : “ Il m’appartient de dire que nous ne devons pas oublier d’emprunter le chemin de la pénalisation du négationniste. Le négationnisme n’est pas une opinion, c’est la négation d’une vérité, d’une réalité. La France, à chaque occasion, doit dire à la Turquie qu’il y a eu génocide et que ce génocide doit être reconnu.

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© Jean Eckian.

Sachez qu’entre nous un lien indestructible d’amitié s’est créé depuis tout ce temps. C’est le lien de la fraternité “, a finalement conclu le président, avant de se permettre un bain de foule improvisé et très apprécié par les Arméniens qui ont pu lui serrer la main et le prendre en photo pendant plusieurs minutes. Une manière pour François Hollande de prouver une fois encore son attachement à ces Français d’origine arménienne.

Discours de François Hollande :

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François Hollande serrant la main de Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient © Claire Barbuti.

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Bain de foule © Claire Barbuti.

Ces derniers ont ensuite démarré la manifestation vers les Champs Elysées. Plusieurs milliers de personnes, dont de nombreux enfants, ont défilé au son de “ Justice pour le peuple arménien “ ou encore “ Turquie, hors de nos terres “.

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© Claire Barbuti.

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© Claire Barbuti.

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© Claire Barbuti.

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© Claire Barbuti.

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© Claire Barbuti.

posté le 25 avril 2017 par Claire/armenews

Texte et vidéos : Claire Barbuti

THEMES ABORDES : Armée  France  Génocide  Hollande  Image 450  macron  Paris 


ARMENEWS TV
24 avril 2017 : les vidéos de l’ensemble des discours à la mairie de Paris

La communauté arménienne de France a été reçue à l’Hôtel de Ville de Paris le 24 avril 2017 à 11h. Quatre discours ont été prononcés, par la maire Anne Hidalgo, les coprésidents du CCAF Mourad Papazian et Ara Toranian, puis par l’ambassadeur Viguen Tchitetchian. Les voici ci-dessous dans leur intégralité.

Anne Hidalgo :

Mourad Papazian :

Ara Toranian :

Viguen Tchitetchian :

posté le 25 avril 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



COMMEMORATIONS A LA MAIRIE DE PARIS
Anne Hidalgo : « L’histoire de ce génocide est aussi mon histoire car c’est l’histoire de l’humanité »

Ce matin lundi 24 avril 2017, la mairie de Paris a accueilli en son sein la communauté arménienne de France pour commémorer le génocide des Arméniens perpétré par la Turquie il y a 102 ans. Des centaines de personnes étaient présentes, dont de nombreuses personnalités : l’ancienne sénatrice Hélène Luc, Monseigneur Vahan Hovanessian, les pasteurs Joël Mikaëlian et Gilbert Léonian, le héros du Thalys Mark Moogalian, Arsène Tchakarian, les portes-drapeaux Jean Chagahogian et Achod Schemavonian, les journalistes Chloé Nabédian et Meliné Ristinguian, l’humanitaire Elise Boghossian, Armen et Cécile Petrossian, Levon Sayan, le docteur Michel Chahinian, l’historien Claude Mutafian, la directrice de la chaire d’arménien à l’Inalco Anaïd Donabédian, le haut-fonctionnaire Michel Marian, les musiciens Macha Garibian, Fred Manoukian, Lize Sarian, les peintres SirL, ASilva, Jirka, Sarah Wiame, Anaïd Derébéyan, ...

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Une dizaine de personnes sont montrées sur l’estrade : Anne Hidalgo, les deux coprésidents du CCAF Ara Toranian et Mourad Papazian, l’ambassadeur Viguen Tchitetchian, la maire du 8e Jeanne d’Hauteserre, et les adjoints à la maire de Paris Pauline Véron, Patrick Klugman, Catherine Vieu-Charier, Marie-Christine Lemardeley, Hélène Bidard, etc.

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L’histoire de ce génocide est aussi mon histoire car c’est l’histoire de l’humanité“ : c’est ainsi qu’Anne Hidalgo a pris tout d’abord la parole en ce 24 avril. Elle a tenu à dire merci à la communauté arménienne présente, merci pour son humanité, merci de ne pas avoir oublié ses racines tout en s’intégrant, merci de prouver que la vie est toujours la plus forte.

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Elle a également rappelé que les combats n’étaient pas terminé : “Si on ne porte pas l’histoire avec sa vérité, on peut la répéter. Si on nie l’histoire, elle peut se répéter“, a-t-elle scandé. “Il y a l’histoire, mais il y a aussi le présent“, a souligné la maire de Paris, insistant sur les forts liens qui unissent la capitale française et l’Arménie. Elle a assuré toujours travailler sur la création du centre culturel arménien à Paris, en collaboration avec Pauline Véron.

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Avant de conclure sur l’idée que, le fait que nous soyons tous debout ensemble en ce jour si particulier prouve que ceux qui ont essayé d’atteindre les Arméniens n’ont pas réussi.

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C’est ensuite Mourad Papazian qui s’est exprimé, dans une diatribe contre la Turquie : “Il est temps de parler clair à la Turquie, de lui dire qu’elle ne rentrera pas dans l’UE“.

S’adressant plus particulièrement à la maire de Paris, il s’est dit touché qu’elle est voulue remettre la médaille de la Ville à Garo Paylan : “Merci pour ce geste fort de protection“. “Au lendemain de la prise de pouvoir total d’Erdogan, 102 ans après le génocide, la Turquie n’a pas changé“, a-t-il regretté.

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Ara Toranian, coprésident du CCAF, a commencé son discours par une pensée pour le policier français tué le 21 avril dernier sur les Champs Elysées à Paris, ainsi que pour tous les victimes de Daesh.

Il a ensuite remercié Anne Hidalgo d’être toujours aux côtés des Arméniens le 24 avril, mais aussi pour sa politique contre le racisme et pour l’accueil des réfugiés.

Après avoir parlé des combattants de l’Artsakh qui défendent les frontières arméniennes, il a conclu par ces mots : Il y a 102 ans, 1,5 million de personnes sont morts “sans sépulture, ils n’ont pour mausolée que notre mémoire“.

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Enfin, l’ambassadeur Viguen Tchitetchian a clos cette cérémonie émouvante, mettant notamment l’accent sur la création du prix Aurora : “Récompenser les Justes d’aujourd’hui, voilà l’expression de notre reconnaissance pour la France et la réponse pour ceux qui ont essayé de nous éliminer“.

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posté le 24 avril 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



Communiqué de presse du mouvement Charjoum
Place aux figures et soutiens de la lutte arménienne dans nos rues !

A l’occasion des 102 ans du génocide des arméniens, Charjoum rend hommage aux combattantes et aux combattants de la lutte arménienne.

Des rues de Paris et de sa banlieue ont été rebaptisées par les noms de femmes et d’hommes, Arméniens ou non, qui se sont illustrés par leur esprit de résistance ou leur soutien actif à la lutte du peuple arménien (Sossé Mayrig, Soghomon Tehlirian, Monte Melkonian, Zabel Yessayan ou encore Pinar Selek et d’autres que nous annoncerons durant le mois d’avril) .

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Parce que notre conception de la lutte pour le peuple arménien ne saurait être exclusive de celles des autres luttes d’émancipation, les plaques de rues recouvertes sont celles qui portent le nom de personnages racistes envers les Arméniens, mais aussi des colonialistes, des négrophobes, des antisémites ou encore des hommes qui ont été des oppresseurs des peuples.

S’il est symboliquement important de commémorer les victimes du génocide des arméniens, il apparaît essentiel de célébrer ceux qui, à travers leurs actions ou leur plume, ont pu incarner ou continuent d’incarner la résistance contre les desseins idéologiques et génocidaires de l’Etat turc.

Vive le peuple arménien en lutte !

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La rue Sossé Mayrig a remplacé la rue Abel Hovelacque anthropologue raciste et négrophobe.

posté le 24 avril 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Paris 


ANACRA
Arc de Triomphe, cérémonie du souvenir aux anciens combattants Arméniens

Dans le cadre de la 102ème commémoration du génocide des Arméniens, l’ANACRA, présidé par Antoine Bagdikian, l’ambassadeur de la République d’Arménie en France, Viguen Tchitetchian, le représentant de la République d’Artsakh Hovannès Guévorguian, les représentants de la République de Chypre, des Assyro-Chaldéens et Kurdes, et plusieurs dizaines d’élus et représentants de municipalités, ont remonté les Champs Élysées et déposé les gerbes du souvenir aux anciens combattants arméniens morts pour la France durant les guerres 1914-18 et 1939-45. Un événement qui a été suivi par les nombreux parisiens et touristes présents sur les lieux, massés autour de l’Arc de Triomphe de la Place de l’Etoile Charles de Gaulle.

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A cette occasion l’ambassadeur a ravivé la flamme du Soldat inconnu, ainsi que les diverses personnalités présentes, sous la musique de la Garde républicaine et les hymnes arméniens et français interprêtés par Arnaud Khatcherian.

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Signature du Livre d’Or

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En marge et avant que ne s’ouvre la cérémonie, les porte-drapeaux et personnalités des communautés arméniennes, Assyro-Chaldéennes et chypriotes ont tenu à s’incliner devant le mémorial improvisé érigé sur les Champs Élysées rendant hommage au jeune policier Xavier Jugelé lâchement assassiné le 20 avril par un forcené.

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posté le 23 avril 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : France  Paris 


PARIS
Sonia Ountzian : un premier seule en scène, entre Grèce et Graisse

Premier seule en scène pour Sonia Ountzian : une libération bienvenue après le décès de sa grand-mère à l’âge de 102 ans, pour cette quadra qui a passé sa vie à avoir honte de son physique et de son héritage familial.

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Sonia Ountzian l’explique de suite : enfant, elle s’est chargée d’une mission céleste, « vivre pour tous ces Arméniens qui n’ont pas vécu ». Mais rien n’est facile dans cette famille arméno-grecque omniprésente marquée par un génocide, et pleine de contradictions. Comme celle de se vexer si la petite dernière de la famille ne reprend pas des plats mais qui n’hésite pas à lui lâcher des phrases assassines sur ses kilos en trop.

« Mon spectacle La Promesse d’un Chiffre est une terrible déclaration d’amour à mes origines, à ma famille et un adieu à la petite », explique celle qui partage ses souvenirs d’enfance, comme une catharsis. “Ma Madeleine de Proust à moi, elle a un goût de sang“, assure-t-elle. Le théâtre, c’est aussi ce qui lui a permis de se libérer à 20 ans quand, avec la honte de son corps, elle franchit les portes d’un cours d’improvisation à Paris. “Je veux jouer depuis toute petite mais je me l’interdis, trop complexée par mon physique, jusqu’au moment où cette évidence s’impose à moi“, se souvient-elle.

« Les héritiers des génocides ont deux façons d’être élevés, la rage de vivre ou le poids de la douleur. Je crois bien que l’un ne va pas sans l’autre mais en ce qui me concerne j’ai surtout fait grandir la douleur... » : une douleur qu’elle a réussi à détourner par le rire dans son spectacle mis en scène par Jérôme Piques. La femme aux yeux bleus rieurs y campe plusieurs personnages sur un plateau de jeu très épuré, à plusieurs époques de leur vie - un jeu avec ses cheveux permet de passer de l’un à l’autre - toujours avec tendresse. Comme une femme qui a fait le deuil de son enfance, de sa grand-mère, de son passé et qui vit désormais pleinement sa propre vie.

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La promesse d’un chiffre par Sonia Ountzian
Les jeudis et vendredis à 21 h 30, jusqu’au 19 mai
Théâtre La Croisée des Chemins - 43 rue Mathurin Regnier - 75015 Paris
Réservations : theatrelacroiseedeschemins.com / Fnac.com / Billetreduc.com


Pastilles sonores du spectacle :

posté le 19 avril 2017 par Claire/armenews

Texte : Claire Barbuti / Photos : Céline Trefle / Dessin : YOSAKA Productions.



PARIS
Navasart a brillamment fêté ses 50 ans

Le 8 avril, au Théâtre des Champs Elysées, devant une salle pleine, en présence de l’ambassadeur d’Arménie Viguen Tchitetchian et du sénateur-maire d’Alfortville, Luc Carvounas, le Ballet arménien Navasart a offert au public un magnifique spectacle pour célébrer ses 50 ans.

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Fondée par Eddy Djololian, cette troupe composée de danseurs et de musiciens porte haut la culture arménienne dans des salles prestigieuses en France comme à l’étranger. En invitant de grands chorégraphes d’Arménie, Eddy Djololian a su enrichir la palette de Navasart et offrir un regard contemporain sur la tradition, au-delà du simple folklore. Après la disparition brutale de son fondateur en 2013, Philippe Khoubesserian a repris le flambeau entouré des fidèles dont Armen Chiloyan, chorégraphe de Navasart depuis 17 ans.

C’est Patrice Djololian, membre de la troupe dès 1967, qui a prononcé le discours d’ouverture, en rendant un hommage appuyé à son frère Eddy. Puis le rideau s’est levé sur l’orchestre que Zadig Panossian dirige depuis vingt ans. Pour célébrer dignement ce demi-siècle d’existence, les 16 musiciens, qui constituent le Ballet Arménien Navassart, ont été rejoints par d’autres instrumentistes conviés pour la circonstance.

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C’est par une chorégraphie très originale d’Armen Chiloyan que le spectacle a commencé : un échauffement à la barre suivi d’un exercice de milieu avant la danse de la mariée Ouzoundara. Puis ce fut le tour des hommes, à la fois énergiques et émouvants, qui effectuèrent d’impressionnantes pyramides, symboles d’antiques citadelles. Les chorégraphies se succédèrent : les femmes faisant preuve de finesse et de grâce et les hommes démontrant un dynamisme et une agilité spectaculaires, comme le veut la tradition. Tour à tour les cinquante danseurs ont exprimé joie, force, élégance, mélancolie - notamment sur le sublime Elegia d’Arno Babadjanian arrangé par Haïk Krikoryan - et aussi humour grâce au jeu amoureux d’un couple autour d’une histoire de souliers. A noter une danse inédite d’Armen Chiloyan dédiée aux Tziganes avec des tenues chatoyantes, œuvres des deux talentueuses costumières : Sylvie Dequivre et Séta Djololian.

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La présence de l’orchestre sur scène est assurément l’un des atouts du Ballet Arménien Navasart. Deux intermèdes musicaux ont permis aux danseurs de souffler et au public d’apprécier le talent des musiciens. De son dehol, Zadig Panossian a accompagné avec délicatesse deux doudouks puis en deuxième partie, c’est avec fougue qu’il s’est produit avec un autre dehol auquel s’était joint un batteur.

A la fin du spectacle, standing ovation pour les artistes dans la belle salle du Théâtre des Champs Elysées. Insatiable, le public enthousiaste réclamait des rappels. Notons que l’une des chorégraphies les plus applaudies fut celle effectuée par les jeunes élèves de l’Académie de Danse Navasart créée par Eddy Djoloyan en 2002 à Issy-les-Moulineaux, afin d’initier les enfants dès leur plus jeune âge. La relève est donc assurée et nul doute que d’autres beaux spectacles suivront.

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Texte : Elisabeth Baudourian
Photos : Emmanuel Donny

posté le 10 avril 2017 par Claire/armenews


PARIS
« Le roi nu » : du théâtre pour venir en aide aux étudiants du Karabagh

La 17e pièce de l’association Scribe se joue en ce moment à la maison fraternelle à Paris.

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Gilles Martin, comédien qui a suivi le projet depuis le début, explique avant la représentation ce qu’est l’association Scribe et sa raison d’exister : à leur retour d’un voyage au Haut-Karabagh, trois jeunes femmes, unies par leur amour du théâtre, décident de créer une association pour venir en aide aux étudiants de là-bas. Depuis sa création en 2002, l’association a permis de financer les frais d’inscription de 138 étudiants à l’université de Stepanakert grâce à l’envoi de 314 bourses. Lorsque l’on sait que le salaire moyen d’un Karabaghtsis est de 285 euros par mois alors que les frais d’inscription à l’université coûtent en moyenne 380 euros, on prend conscience que l’aide de cette association est louable...

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Et cette année, c’est pas moins de 14 comédiens qui montent sur scène pour présenter la pièce Le Roi nu d’Evgueni Schwartz, dans lequel se cache un pamphlet politique anti-nazi derrière la structure d’un conte de fées à la Andersen. L’histoire : le porcher Henry est amoureux de la princesse Henriette. Mais le roi ne l’entend pas de cette oreille et exige que sa fille épouse le roi d’un royaume voisin, un dictateur sot. Henry tente de contrecarrer ce projet par un subterfuge... Situations absurdes et hilarantes se succèdent alors.

Le travail des deux metteurs en scène, Sophie Courtel et Jehanne Ducros-Delaigue, est à souligner, tant il est toujours difficile de tout régler quand tant de monde se partage l’affiche. Grâce à une mise en scène simple et ingénieuse ainsi qu’à de belles pauses chantées, les multiples personnages se succèdent sans aucun temps morts pendant 2h.

Une belle initiative à soutenir, d’autant plus que seule une personne de l’équipe - Laurine Agazarian - est d’origine arménienne...

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Prochaines représentations (Pour réserver : http://resas.scribeparis.org / accès libre, un chapeau circule à la fin du spectacle) :

Samedi 15 avril à 20h et dimanche 16 avril à 17h
A la Maison Fraternelle, 37 rue Tournefort, 75005 Paris

Samedi 22 avril à 20h et dimanche 23 avril à 17h
A l’Espace Protestant Marc Boegner, 27 rue de l’Annonciation, 75016 Paris

Dimanche 30 avril à 15h
A la Halle des Épinettes, 45/47 rue de l’Égalité, Issy-les-Moulineaux

posté le 10 avril 2017 par Claire/armenews

Texte : Claire Barbuti / Photos : Dawid Hillien