Nouvelles d'Arménie
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Paris


SCULPTURE
Mikayel Ohanjanyan à la FIAC de Paris

Mikayel Ohanjanyan est né en 1976 à Erevan. Il vit et travaille en Italie.

Son oeuvre Materialità dell’invisibile est une tentative de matérialisation de l’invisible en cherchant à souligner certains aspects conceptuels et esthétiques. Sa lecture est multiple : alors qu’il montre d’un côté l’espace vide comme forme et matière, il questionne de l’autre la matière même, compressée par des câbles d’acier.

L’oeuvre représente l’humanité, avec ses contrastes et ses équilibres, chargés de tensions, non seulement physiques mais aussi psychiques et sensorielles.

Du jeudi 19 au dimanche 22 octobre
A la FIAC (Foire internationale d’art contemporain) - Grand Palais et Petit Palais
Plus d’infos : http://ohanjanyan.com/

posté le 20 octobre 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Culture  Exposition  France  Paris 


JUSTICE - NANTERRE
Tad Demir et Tro Momajian : la procureure requiert 3 mois avec sursis

De gauche à droite : Me Pradel, Tro Momajian, Tad Demir et Me Arapian.

A l’issue d’une audience longue et tendue, la procureure de la République a requis 3 mois avec sursis contre les deux étudiants d’origine arménienne qui avaient lancé de l’eau colorée sur l’ambassadeur turc en mars 2015. La cour s’alignera-t-elle ? Délibéré le 28 novembre.

Ce mardi 17 octobre 2017, on parlait arménien devant le Tribunal de grande instance de Nanterre où comparaissaient à 13h30 Tad Demir et Michael Tro Momajian, le premier pour “violences volontaires avec préméditation ou guet-apens“, et le second pour “complicité et diffusion d’images“. Les Arméniens étaient venus en nombre pour soutenir les deux jeunes étudiants - en si grand nombre que tous n’ont pas pu entrer au sein de l’étroite salle d’audience. La partie civile était seulement représentée par son avocat, maître Aaron Bass, l’ambassadeur Hakki Akil n’ayant pas souhaité être présent.

Deux étudiants exemplaires

L’audience a commencé en rappelant le parcours assez exemplaire des deux accusés, l’un en veste et pantalon en toile, l’autre en costume : Tad Demir, 25 ans, en M1 de sciences politiques spécialisé en relations internationales, et Michael Tro Momajian, 22 ans, étudiant lui aussi en M1 en droit international à la Sorbonne, ont tous deux un casier judiciaire vierge.

Les faits qui leur sont reprochés datent du 2 mars 2015. Tad Demir avait ce jour-là lancé de l’eau rouge (symbole du sang) sur la chemise blanche de l’ambassadeur de Turquie en criant “la Turquie est un Etat fasciste qui refuse de reconnaître le génocide arménien“, alors que celui-ci était en plein “débat sur la laïcité“ devant les étudiants de l’université Descartes à Malakoff. Michael Tro Momajian, avait filmé la scène et l’avait diffusée sur Youtube, après que la chaîne France 24 a elle-même relayé des images de l’incident.

Les deux hommes membres du Nor Seround ne nient pas les faits, mais estiment être des victimes et non des coupables, et avoir agi pour défendre la mémoire de leurs ancêtres, se référant notamment au concept d’“innocence première des victimes“ dont parle l’historien Yves Ternon : “Une personne qui est victime et qui n’a pas connu réparation ne peut pas être considérée comme un accusé.

Un acte personnel, sans préméditation

Tenant dans ses mains tremblantes ses notes sur fiches Bristol, Tad Demir a commencé en expliquant les raisons de son action, qui est intervenue alors que se multipliaient les provocations de la Turquie en cette année de centenaire du génocide des Arméniens, notamment en mentionnant l’annonce d’Erdogan de célébrer la bataille de Gallipoli le 24 avril. “Je voulais donc faire quelque chose de marquant pour parler du génocide et de la politique de l’Etat turc“, contre l’ambassadeur qui était le représentant de cela, expliquera celui qui assure avoir agi seul, dans une démarche personnelle.

En effet, si l’idée de lancer de l’eau colorée avait été évoquée avec d’autres militants arméniens, ce ne fut que sur le ton de la boutade. C’est en lisant un message d’un de ses camarades lui disant qu’il parlait beaucoup mais n’agissait jamais, et surtout en achetant des colorants alimentaires (certes rouges, mais également jaunes et bleus) pour préparer un gâteau d’anniversaire pour son oncle le lendemain que l’idée a germé dans la tête de l’étudiant, idée qui s’est renforcée en arrivant sur place et en voyant que des caméras filmaient le “débat“.

Les plaidoiries et réquisitions

Dans une attitude assez arrogante, le jeune avocat de l’ambassadeur turc a tenu à tout de suite lier l’acte aux attentats qui ont pu être commis par le passé par les Arméniens. “Un Arménien qui se jette vers vous en criant, au vu du lourd passif, ça ne peut qu’impressionner un ambassadeur turc“, a-t-il assuré, se défendant d’être l’avocat du régime turc, et souhaitant rejeter toute idée de violence au nom d’un discours victimaire, communautaire. Il a même comparer les deux prévenus à « ceux qui n’étaient pas Charlie. On a voulu s’opposer, par la violence, à la liberté d’expression !. » Indignation dans la salle qui a dû mal à se contenir, ce qui était encore plus le cas lorsque Me Aaron Bass avait tenté de questionner les accusés en lançant “ est-ce qu’un Azéri peut s’en prendre à un Arménien ? “. Immédiatement recadré par le Président, qui n’aura de cesse de recentrer le débat lors d’envolées politiques.

C’est la procureure qui a ensuite pris la parole. Pour elle, il ne s’agit nullement de contester la reconnaissance du génocide mais elle ne veut “pas entendre cette position victimaire“ car ils “sont acteurs“ : il est donc, d’après elle, impensable de ne pas respecter la personne qu’est l’ambassadeur. Elle a requis 3 mois d’emprisonnement avec sursis pour les deux accusés. Puisque, si “l’histoire est complexe et douloureuse“, elle estime que “la liberté d’expression doit pouvoir exister en paix“.

Ce fut ensuite au tour des avocats de la défense. Me Arapian a tout d’abord tenu à souligner la fragilité des descendants des victimes du génocide des Arméniens, qui se trouvent en plein vide juridique puisque, depuis le rejet de la pénalisation de la négation du génocide par le Conseil constitutionnel, on peut “assister à tout et n’importe quoi“. D’après lui, on est face aujourd’hui à des personnes qui tentent d’instrumentaliser la France, un responsable de l’université Descartes lui aurait d’ailleurs assuré regretter avoir accepté que l’ambassadeur turc - accompagné d’une figure de l’extrême droite - vienne faire la propagande de l’Etat turc entre ses murs.

Il est ensuite revenu à l’acte en lui-même : “Envoyer de l’eau, ça, c’est de la violence ?“, a-t-il raillé, rappelant de surcroît que la plupart des ambassadeurs sont des anciens policiers ayant participé aux répressions contre la population civile turque...

Me Pradel, également avocat des accusés, s’est lui déclaré “assez triste de ce que j’ai pu entendre du côté de la partie civile, de ce mépris permanent dans le comportement de la Turquie.“ Assurant qu’il n’était nullement de parti pris puisque “uniquement descendant d’Aveyronnais“, il a affirmé qu’il ne souhaitait pas que le tribunal soit confondu avec une tribune.

Il a ensuite parlé de la jurisprudence, avec un cas d’envoi de liquide sur une personnalité, en l’occurrence de la peinture sur Hubert Védrine. Dans les deux dossiers, personne n’a été blessé. L’ambassadeur ne s’est d’ailleurs pas plaint sur le coup d’être blessé et, après un nettoyage rapide, a pu terminer sa conférence. Il a rapproché cet acte de ce que l’on peut voir dans une cour de récréation. Quant au cas de Tad Demir, le motif de “complicité“ ne pourrait être retenu puisqu’il n’avait pas connaissance de ce qu’allait faire son ami - d’après lui, il n’était présent que pour filmer les discussions et les questions qui auraient pu être posées - ni même celui de “diffusion d’images“ puisqu’il ne les a mises en ligne qu’après avoir vu les images sur le site de France 24.

Par conséquent, les deux avocats - qui ont parfaitement renvoyé la partie turque dans ses retranchements - ont demandé la relaxe de leurs deux clients, ou à défaut au moins une dispense de peine. Le délibéré a été fixé au mardi 28 novembre à 13h30, dans cette même 18e chambre correctionnelle du TGI de Nanterre.

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posté le 18 octobre 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



BELLEVILLOISE A PARIS
« Montrer la vie en Arménie » : les photos de Bruno Ohanian

Stepanakert. Les colombes sont considérées comme les messagères des voeux.

Des faubourgs d’Erevan, aux paysages du Haut-Karabagh marqués par la guerre, les images du photographe amateur Bruno Ohanian nous illustrent le temps tel qu’il s’égrène là-bas.

Malgré les épreuves endurées, la vie continue de s’écrire au présent, au futur, et c’est ce que veut montrer Bruno Ohanian : “Montrer la vie, montrer que l’Arménie ne se résume pas qu’au génocide“.

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24 avril 2015 à Erevan.

Le temps de sa première exposition d’une quinzaine de photos grand format à la Bellevilloise, le baroudeur de 33 ans a réuni trois séries, qu’il avait intitulées Sweet Karabagh, A century later et Far Motherland. Importants contrastes et forts regards sont les points commun de cette exposition Armenia(s), où il sera possible d’acheter des tirages à prix abordables.

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Saghmosavank, Arménie.

Du 18 octobre au 1er décembre
La Bellevilloise - 19-21, Rue Boyer - 75020 Paris

posté le 17 octobre 2017 par Claire/armenews

Texte : Claire Barbuti / Photos : Bruno Ohanian.

THEMES ABORDES : Culture  Exposition  Image 450  Paris 


EXPOSITION
Alexis Pazoumian : ça swingue à la Nouvelle Orléans !

Pendant la “Second Line“, cette vieille tradition dominical où des membres des différents clubs de danse défilent dans la rue.

Photo et musique : Alexis Pazoumian réunit ses deux passions lors d’une exposition à Paris. 15 clichés et plusieurs prises de son enregistrées en Nouvelle Orléans nous permettent de plonger dans l’univers jazz du berceau de la culture afro-américaine. Le livre Faubourg Treme est également disponible, un vrai bel objet imprimé en offset.

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La propriétaire du Candlelight Club, mythique club de jazz au centre de Treme, assoupie à l’entrée.

Tout commence pour le photographe lors d’un voyage à la Nouvelle Orléans, où il est confronté à la question de la reconstruction : il observe, dans ce berceau de la musique afro-américaine, comment la force continue à animer la population malgré l’adversité. “Les similitudes sont nombreuses entre la Louisiane et mon pays d’origine, l’Arménie. Qu’elles soient victimes d’une catastrophe naturelle ou d’un crime contre l’humanité, un acharnement de l’histoire a meurtri ces population mais n’est jamais venu à bout, bien au contraire même, de leur combativité“, explique Alexis Pazoumian.

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Presque tous les dimanches, je me suis rendu à l’église Mount Zion Baptist Church de Treme. Dans cette église, le choeur des adeptes a fait résonner le gospel dans mon coeur.

Et c’est ce souffle de vie qui émane des clichés exposés à la Galerie En Transe : “Chaque espace est habité par la musique“, note le passionné de jazz, qui arrive à capter l’essence de la vitalité des personnes qu’il rencontre grâce à la force de leur regard.

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A Saint Augustine, High School, les élèves sont pour la plupart issus des quartiers défavorisés mais la musique participe à leur équilibre quotidien.

C’est en 2012 qu’Alexis Pazoumian réalise son premier long projet photographique, dans une favela de Rio. Son appareil en bandoulière, il aime partir à la rencontre des populations, comme ce fut le cas pendant quatre mois entre 2015 et 2016, dans le Faubourg Treme. Grâce à deux musiciens, il est admis dans la communauté jazz et assiste à des mariages, des enterrements, des carnavals, ... Une plongée passionnante dans une Nouvelle Orléans pleine de swing.

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Money et son frère posent fièrement devant leur maison. Si de l’extérieur les habitations paraissent modernes, l’intérieur est souvent très modestes.

Exposition du 12 octobre au 9 novembre
Art En Transe Gallery - 4 rue Roger Verlomme - 75003 Paris

Livre Faubourg Treme, éditions André Frère, 37 €
Signature lors du Salon de la Photo en novembre à Paris

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En couverture du premier livre d’Alexis Pazoumian : la tradition surprenante des Indiens de Mardi gras. Les Afro-Américains, descendants d’esclaves, rendent hommage aux Amérindiens Séminoles qui recueillaient les esclaves noirs fugitifs.

posté le 12 octobre 2017 par Claire/armenews

Texte : Claire Barbuti / Photos : Alexis Pazoumian.



PARIS
L’UMAF reçoit Danièle Cazarian

Le mardi 24 octobre, l’UMAF reçoit madame la députée de Rhône Danièle Cazarian à partir de 20h dans les locaux du Yan’s club (5 Avenue Reille, 75014 Paris).

Le thème de la soirée : “De l’engagement dans la communauté arménienne à l’engagement en politique française“.

Le débat sera suivi d’un dîner sur réservation au 01 45 89 20 48.

posté le 6 octobre 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Paris  Politique  Santé 


FÊTE NATIONALE
« Le Petit Palais trop petit pour accueillir tous les amis de l’Arménie ! »

Tout était réuni ce mardi 3 octobre pour fêter dignement la fête nationale de la République d’Arménie, mais également les 25 ans des relations diplomatiques entre l’Arménie et la France dans une salle somptueuse du Petit Palais.

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L’entrée la plus remarquée de la soirée fut bien sûr celle de l’artiste Charles Aznavour, 93 ans et toujours présent lorsqu’il s’agit de mettre à l’honneur le pays de ses origines : “ Il y a 25 ans, l’Arménie rejoint l’UNESCO, en apportant avec elle sa culture millénaire, son riche patrimoine historique et ses traditions “. A ses côtés sur la tribune lors de la partie officielle de l’événement se trouvait l’hôte de la soirée, l’ambassadeur Viguen Tchitetchian qui, après les hymnes arménien et français, s’est distingué lors d’un discours d’une dizaine de minutes.

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Il a ensuite remis, à chacun des deux coprésidents du CCAF Ara Toranian et Mourad Papazian, une médaille sur décret du président Serge Sarkissian, visant à mettre en lumière leur contribution aux développements des liens entre l’Arménie et la diaspora, et l’apport à la conservation du patrimoine du pays.

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Sur l’estrade se trouvaient également le primat Vahan Hovhanessian, Son Excellence Christian Ter Stepanian (ambassadeur, représentant personnel de la République d’Arménie auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie) et Patrick Klugman, qui a fait le deuxième discours de la soirée au nom de la maire de Paris, Anne Hidalgo. “L’Arménie, pour la France, c’est plus qu’une question d’amitié : c’est une question d’honneur“, a déclaré l’élu parisien, rappelant qu’il était à ses côtés quand le pays “est menacé, car cette jeune République continue d’être un pays menacé. Et nous le savons, et nous le disons. Et je le dis ce soir avec l’écharpe qui est la mienne“, a-t-il assuré en montrant son écharpe bleu-blanc-rouge.

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Patrick Klugman a également tenu à souligner à quel point le Petit Palais n’avait jamais aussi bien porté son nom : “Il est trop petit pour accueillir tous les amis de l’Arménie !“, a-t-il ironisé. Et c’est vrai que plusieurs centaines de personnes avaient fait le déplacement.

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Bien entendu, de nombreux ambassadeurs, aussi bien représentant des pays proches géographiquement de l’Arménie (Russie, Géorgie, Iran par exemple), que des pays de l’ensemble des continents, prouvant à quel point l’Arménie a des descendants et des amis partout.

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Les hommes politiques ont également fait le déplacement en nombre - dont de nombreux nouvelles têtes issues notamment des rangs de la République en marche. On notera la présence des députés Danièle Cazarian (Rhône) et Guillaume Kasparian (Eure et Loire), mais aussi de Sylvain Maillard (Paris), Jean-Michel Mis (Loire), Sira Sylla et Xavier Batut (Seine-Maritime, respectivement membre de la Commission Affaires étrangères et Défense, forces armées). Le maire de Lyon, George Képénékian, avait également fait le déplacement, tout comme les fidèles Valérie Boyer, François Rochebloine, Patrick Karam, Jean-Luc Bennahmias, ou encore Luc Carvounas et le nouveau maire d’Alfortville, Michel Gerchinovitz, ainsi que les maires du 5e arr. de Paris, Florence Berthout, et du 8e arr., Jeanne d’Hauteserre.

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Bien sûr, les personnalités religieuses et les artistes ont également répondu à l’appel de cette soirée joyeuse et festive : Haïm Korsia, grand Rabbin de France, les pasteurs Léonian, le producteur Alain Terzian, les cinéastes Serge Avédikian, Robert Kéchichian et Gorune Aprikian, la journaliste et écrivain Valérie Toranian, la chanteuse Liz Sarian, le ballet Navasart, ...

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La soirée s’est clôturée en musique et en danse grâce à une belle prestation de la compagnie Yeraz, dirigée par Christina Galstian, qui a entraîné le public dans une danse traditionnelle.

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posté le 4 octobre 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



EDUCATION
Aram Mardirossian professeur d’histoire du droit à la Sorbonne

Aram Mardirossian est nommé professeur d’histoire du droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, depuis le 1er septembre 2017, après avoir exercé les mêmes fonctions durant sept ans au sein de l’Université Paris-Nanterre.

Il est par ailleurs directeur d’études à l’école pratique des hautes études (section des sciences religieuses), titulaire de la chaire Droits et institutions des chrétientés orientales. Le séminaire général qui aura lieu tous les mercredis de 14h à 16h (du 25 octobre 2017 au 30 mai 2018) à la Maison des Sciences de l’homme (salle 19), 54 bd Raspail 75006 Paris, sera consacré aux deux thèmes suivants :

• « Soleil de justice » : les survivances du zoroastrisme dans l’Arménie chrétienne au prisme de la législation canonique (IVe-XIe s.) ».

• Le précepte « Rendez à César » à l’épreuve de la doctrine de l’unique nature du Christ.

Ces séminaires sont ouverts aux étudiants de niveau master, doctorat et post-doctorat mais aussi aux auditeurs libres sans aucun pré-requis.

Inscriptions et informations : école pratique des hautes études, www.ephe.fr ou aram.mardirossian@ephe.sorbonne.fr - Les Patios Saint-Jacques, 4-14 rue Ferrus 75014 Paris - Téléphone : 01.53.63.61.20.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 décembre 2017

posté le 2 octobre 2017 par Claire/armenews


ESPACE AERIEN IRAK/ARMENIE
Malgré l’interdiction de Bagdad, les vols entre Erevan et Erbil continuent

Les vols hebdomadaires qui quittent l’Arménie pour aller vers la région du Kurdistan irakien ont continué vendredi malgré la décision des autorités irakiennes de fermer l’espace aérien de la région aux compagnies aériennes étrangères en représailles du vote en faveur de l’indépendance.

Un avion appartenant à une compagnie aérienne arménienne privée a volé d’Erevan vers la capitale du Kurdistan, Erbil, juste quelques heures avant l’entrée en vigueur de l’interdiction imposée par Bagdad.

L’interdiction fait suite au refus du gouvernement régional du Kurdistan de confier le contrôle des aéroports d’Erbil et d’une autre ville régionale, Sulaimaniya, aux autorités. L’Autorité de l’aviation civile irakienne a envoyé un avis aux compagnies aériennes étrangères en leur annonçant que les vols internationaux seront suspendus vendredi à 15 00 GMT et seuls les vols intérieurs seront autorisés.

Les vols Erevan-Erbil exploités par une compagnie irakienne ont eu lieu samedi.

Le directeur adjoint d’Armenia, Gevorg Khachatrian, a déclaré que sa compagnie aérienne n’avait pas encore l’intention de suspendre le service. “Nous n’avons reçu aucune notification, et à partir de maintenant, il n’y a pas de changement dans notre horaire de vol“, a t-il assuré.

La Direction générale de l’aviation civile de l’Arménie n’a pas précisé si elle ordonnerait à l’entreprise de suspendre les vols. “Si l’espace aérien est fermé, nous déciderons évidemment de continuer ou non les vols“, a dit évasivement un porte-parole de l’agence gouvernementale.

L’Iran voisin et la Turquie ont déjà déclaré qu’ils respecteront l’interdiction de Bagdad concernant les vols à destination et en provenance du Kurdistan. Reuters a rapporté qu’à partir de vendredi matin, deux transporteurs européens, Lufthansa et Austrian Airlines, avaient décidé de garder au moins un vol déjà prévu, après la date fixée par Bagdad.

Les Kurdes irakiens ont largement voté pour l’indépendance de leur région autonome lundi dernier lors d’un référendum fortement condamné par le gouvernement central irakien ainsi que par l’Iran et la Turquie.

L’Arménie a réagi avec précaution à ce référendum. Le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a exprimé son espoir mercredi que le Kurdistan et Bagdad “éviteront les tensions et trouveront des moyens de résoudre les problèmes“.

Erevan a maintenu jusqu’à présent des relations cordiales avec les deux côtés. Elle a formellement décidé d’ouvrir un consulat arménien général à Erbil en mars peu de temps après que Nalbandian a tenu de nouvelles discussions avec Massoud Barzani, le président irakien kurde, en Allemagne.

Le commerce de l’Arménie avec la région kurde et d’autres parties de l’Irak a considérablement augmenté ces dernières années. Les exportations arméniennes vers le Moyen-Orient représentent la majeure partie du commerce bilatéral, qui s’établissait à 138 millions de dollars l’année dernière.

posté le 2 octobre 2017 par Claire/armenews


Culture
La cause de la Péniche Anako au Conseil de Paris

Les 25 et 26 septembre derniers, les conseillères de Paris, Raphaëlle Primet et Danielle Simonnet, ont porté la cause de la Péniche Anako devant le Conseil de Paris.

Au cours de ce débat, le maire du 19ème arrdt, Francois Dagnaud, a fait valoir ses arguments, auxquels Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, chargé de la culture, a tenu à préciser la position de la Mairie de Paris quant à l’avenir des péniches culturelles du Bassin de la Villette.

La péniche, ainsi que celle du Cinéma devraient être expulsées le 1er janvier 2018 de l’ancrage actuel, quai de Seine. C’est la richesse du multiculturalisme qui se trouve aujourd’hui en danger.

Près de 13000 personnes ont signé la pétition de soutien à Anako > ICI

posté le 28 septembre 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Culture  Image 450  Paris