Nouvelles d'Arménie
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Paris


TENNIS
Un tirage compliqué pour Karen Khachanov à Roland Garros

Le site officiel de Roland Garros l’avait classé dans les “8 non-têtes de série à éviter au tirage“ : il faut dire que Karen Khachanov, s’il n’a pas fait de grosses performances ces derniers mois, a marqué le tournoi de terre battue parisienne l’année dernière en atteignant les 8e de finale.

Cette année, le tirage au sort qui a eu lieu hier ne lui a pas été très favorable : si le premier tour contre l’Autrichien Haider-Maurer semble largement à la portée du Russo-Arménien, celui qui est classé 39e aujourd’hui pourrait dès le second tour rencontrer le Suisse Stan Wawrinka. Et même s’il réalisait l’exploit de battre cet ancien gagnant de Roland Garros, il pourrait se retrouver au tour suivant contre Lucas Pouille, tête de série numéro 15, celui sur qui misent tous les espoirs des Français...

Mais rien ne fait peur au colosse de 22 ans : près de deux mètres sous la toise, service qui claque, coup droit mortier... Le tennis surpuissant de Karen Khachanov peut faire de gros dégâts et créer des surprises !

Son premier tour se jouera ce dimanche.

posté le 25 mai 2018 par Claire/armenews

Claire Barbuti

THEMES ABORDES : Arménie  Image 450  Paris  Russie  Sports 


PARIS
Concert du pianiste Vardan Mamikonian à la Salle Gaveau le 25 mai

« Son jeu est d’une beauté irradiante : jamais Mamikonian ne cogne, toujours il chante. Ses interprétations sont élégantes, raffinées », écrivait le journaliste Lompech dans Le Monde. Né à Erevan, dans une famille de musiciens, Vardan Mamikonian a commencé l’étude du piano à l’école de musique Spendiarian de sa ville natale, sous la direction d’Arkui Haroutunian. Il a poursuivi ses études à Moscou, notamment avec Valery Kastelsky, un des derniers protégés du légendaire Heinrich Neuhaus. Il se perfectionne ensuite à l’académie de Piano d’Imola, en Italie, sous la direction de Lazar Berman. En 1991, Vardan s’installe à Paris et, en 1992, il remporte la World Music Masters Competition de Monte Carlo, exclusivement réservé aux lauréats de concours internationaux. Vardan Mamikonian s’est très vite imposé grâce à sa technique élégante et à son extraordinaire musicalité.

L’occasion est donnée de l’entendre jouer Salle Gaveau à Paris, avec un riche et diversifié programme, qui comprendra Bach, Busoni, Schubert, Komitas et Beethoven. Dans sa dernière sonate, Beethoven mène à son achèvement ultime une trajectoire esthétique vieille de plusieurs décennies : dans un geste sublime, il concilie une sophistication d’écriture géniale et une puissance expressive unique. Les autres générations ne feront qu’en tirer les leçons. Et les compléments de programme s’annoncent tout aussi somptueux, avec un clin d’œil à son Arménie natale grâce à une œuvre de Komitas qu’il aime tant.

Le vendredi 25 mai à 20 h 30 à la Salle Gaveau - 45-47 rue La Boétie - 75 008 Paris
Renseignements : 01 49 53 05 07 ou contact@sallegaveau.com
Programme : Chaconne de Bach-Busoni ; Fantaisie en ut majeur, op. 15, D. 760 « Wanderer » de Schubert ; « Les danses, les chansons » (transcription pour piano) de Komitas ; 6 Bagatelles op. 26, Sonate n° 32 op. 111 de Beethoven

posté le 17 mai 2018 par Claire/armenews


PARIS
Débat avec Bernard-Henri Lévy : « Erdogan finira dans la poubelle de l’histoire »

A l’occasion de la sortie de son ouvrage L’Empire et les 5 rois, Bernard-Henri Lévy assurait avoir envie de le présenter à trois communautés en priorité : les Juifs, les Kurdes et les Arméniens. Ce fut chose faite le 25 avril dernier à l’invitation des Nouvelles d’Arménie Magazine, et ce dans les locaux de l’UGAB Paris. Pendant près de 2h, le philosophe et écrivain a expliqué sa lecture des barbaries contemporaines, en particulier celles liées à l’Empire ottoman et à la Turquie, mettant en avant son rejet du fascislamisme turc face à une centaine de personnes très attentive, qui ont pu posé des questions à l’issue de cette conférence et faire dédicacer leur ouvrage.

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Avant son entrée dans la salle de l’UGAB, BHL alpagué par Cyrille Eldin, journaliste de Canal +.

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Ara Toranian avec Erol Ozkoray

Pourquoi venir présenter cet ouvrage aux Arméniens, lui a demandé Ara Toranian, rédacteur en chef des Nouvelles d’Arménie Magazine, pour démarrer cette discussion. “La médaille que j’ai reçue de vos mains il y a 3 ans au dîner du CCAF, je l’ai reçue avec une vraie émotion, sans paroles en l’air“, s’est souvenu Bernard-Henri Lévy. La rencontre du 25 avril était ainsi l’occasion d’exprimer sa reconnaissance vis-à-vis du peuple arménien, mais aussi de mettre en lumière l’un des fils principaux de l’ouvrage : la question de la Turquie et de la résurgence de la tentation ottomane aujourd’hui. S’il avoue avoir fait partie au début de ceux qui ont cru à l’arrivée d’Erdogan, il pense clairement aujourd’hui “que le panturquisme est à la base de son régime“. S’il a eu l’idée de l’ouvrage L’Empire et les 5 rois lors d’un voyage au Kurdistan, l’écrivain en appelle à la solidarité entre “les peuples en trop“, les “incomptés par les nations“.

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Valérie Toranian, directrice de la Revue des deux mondes, a quant à elle interrogé Bernard-Henri Lévy sur les relations entre Trump et Macron, et la place de la Turquie dans celles-ci.

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La thèse de mon livre, a avancé le philosophe, c’est qu’il y a aujourd’hui cinq maîtres-chanteurs dans le monde, dont les deux plus pervers sont Erdogan et Poutine. Or, ils sont dans une alliance pas contre-nature, mais contre-historique“. Regrettant que peu de monde ne s’en soucie : “L’Europe se couche face à cela, c’est ce que j’écris dans ce livre, c’est pour ça que je suis révolté.

Avant de nous faire une confession : “Si je devais mourir demain, il y a une chose dont j’aurai honte, pour moi : c’est de ne pas avoir su convaincre de la nécessité d’intervention en Syrie“. Comparant les situations entre la Libye et la Syrie, “d’un endroit où l’on est intervenu et un où on n’est pas intervenu“.

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Ara Toranian l’a alors interrogé sur Bachar Al Assad, perçu par les minorités chrétiennes comme un protecteur face aux Islamistes. Il s’en sert comme bouclier stratégique et bouclier humain a estimé Bernard-Henri Lévy. Quelle attitude adoptée face à ça ? “Une tutelle internationale pendant un temps donné ?, Ca rappellera de mauvais souvenirs, mais si c’est le prix à payer...“ a-t-il tenté, ajoutant que leur sort constituait une priorité absolue.

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Journaliste au Monde, Gaïdz Minassian a ensuite pris la parole, se faisant dans un premier temps l’avocat du diable : “Ces cinq rois dont vous parlez - en Chine, en Turquie, en Iran, en Russie, dans le monde arabe - n’ont-ils pas des raisons d’en vouloir à l’Occident ?“. Ce à quoi Bernard-Henri Lévy a rétorqué : “Si j’étais Turc, je me sentirai plus humilié par Erdogan que par les Occidentaux !“. Mais l’auteur assure ne pas être désenchanté, ne pas avoir perdu courage - pour preuve la parution de ce livre qui se clôt par un message plein d’espoir, “mais avec quelques larmes de mélancolie, dédiées aux Kurdes“ - déclarant sous les applaudissements : “Erdogan, je pense qu’il finira dans la poubelle de l’histoire“.

Selon lui, c’est à l’Europe de reprendre le flambeau, puisque les Etats-Unis sont un peu en retrait, ces derniers affirmant en parole que l’Iran est son pire ennemi, mais en lui laissant un tel cadeau en Syrie, notamment à Afrin. Le problème : “Comment reprendre le flambeau s’il n’y a pas de solidarité entre les pays européens ? Oui, il y a une guerre de civilisation au sein de l’Europe, et c’est cette bataille qu’il nous faut aujourd’hui mener“.

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Enfin, interrogé par une personne présente sur le rôle des Kurdes lors du génocide arménien, Bernard-Henri Lévy s’est dit content de finir sur cette question : “C’est vrai que les Kurdes ont été les sicaires du génocide des Arméniens, a-t-il concédé. Mais les Kurdes - en tout cas d’Irak - l’ont avoué, se sont repentis, ne sont pas dans le négationnisme“. C’est pour cette raison que la chaîne de solidarité des ébranlés doit aujourd’hui se mettre en place. Il en a d’ailleurs appelé à la reconnaissance par Israël du génocide des Arméniens, en appelant à la “solidarité profonde des peuples en trop“.

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Un public attentif. Au premier rang notamment, Mourad Papazian et Nadia Gortzounian.

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Une conférence passionnante, qui s’est terminée par une séance de dédicaces.

posté le 5 mai 2018 par Claire/armenews

Texte et photo : Claire Barbuti



PARIS
Projection du documentaire Les trésors de l’Arménie de Narek Voskanyan

Les trésors de l’Arménie a été tourné en 2017 en Arménie par le réalisateur Narek Voskanyan. C’est un long métrage documentaire d’une durée de 70 minutes, centré sur l’architecture arménienne médiévale, la description et l’histoire des forteresses, des monastères, ainsi que sur la nature de l’Arménie. Ce documentaire dresse un aperçu historique du génocide arménien, ainsi que du conflit en Artsakh. L’histoire des monuments est présentée minutieusement par le célèbre acteur Arthur Karapetyan. Ce film a pour objectif de présenter la culture arménienne, la nature et l’histoire de l’Arménie au public français.

Projection dans le cadre de l’Université populaire de Mgr Norvan Zakarian, avec l’UGAB, sur « La culture et l’identité arméniennes » tous les deuxième mardis du mois.

Mardi 15 mai 2018 à 20h30
Centre Alex Manoogian, 118 rue de Courcelles, 75017 Paris

posté le 3 mai 2018 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Paris 


PARIS
1001 dessins : l’exposition d’Isabelle Manoukian

Faire un dessin par jour, pendant 1001 jours, tout comme Shéhérazade raconte une histoire par nuit au roi Shahriyar pour échapper à la mort et sauver son peuple, tel est le processus suivi par Isabelle Manoukian, utilisant pendant 1001 jours le même support (papier) et le même outil (encre noire). Cette série de 1001 dessins (26,5x25 cm) a débuté le 31 juillet 2009 et s’est achevée le 27 avril 2012.

A défaut de pouvoir exposer les 1001 dessins, une sélection composée des 40 premiers dessins de la série est présentée. Les autres dessins seront projetés sous forme d’un diaporama d’une quinzaine de minutes. C’est la première fois que l’intégralité de la série sera montrée au public.

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Ces 40 dessins sont directement inspirés des contes des 1001 nuits : le trait subtil et élégant d’Isabelle se laisse guider par l’audace des relations hommes-femmes qui choquèrent l’occident à l’époque des premières traductions du 18e siècle tant la femme musulmane y paraissait libre et rusée, se jouant d’hommes souvent tyranniques et sots, par la puissance érotique des scènes d’amour et de libertinage, extraits : « aussi les enlacements ne cessèrent de succéder aux embrassements, les baisers aux caresses et les copulations aux foutreries, pendant toute la nuit, jusqu’à ce que, un peu fatigués de leurs transports et de leurs multiples ébats, ils se fussent endormis enfin dans les bras l’un de l’autre, ivres de jouissances... » ( 679e nuit), par la fusion ambigüe de l’amour charnel et de l’amour sacré quand dieu se confond avec l’être aimé, quand la fécondation et la germination deviennent semences mystiques.

Dans ces 40 dessins Isabelle Manoukian s’est autorisé tous les fantasmes, toutes les transgressions, tous les rêves et nous offre une exposition d’une exubérante fantaisie à la fois érotique, féministe et spirituelle !

Isabelle Manoukian est née en 1969. Après avoir obtenu un diplôme en BTS Impression Textile à l’Ecole d’Arts Appliqués Olivier de Serres, Isabelle Manoukian poursuit sa démarche picturale tout en suivant les Ateliers Beaux-arts de Montparnasse et de Glacière. En 2002 elle obtient un DEA en Arts plastiques à Paris 8. En 2004, elle découvre la miniature persane, qu’elle étudie pendant 5 ans auprès d’Abbâs Moayeri. Cette approche des couleurs alliant la précision de la ligne va ensuite fortement influencer sa démarche personnelle. Elle participe régulièrement à la Beirut Art Fair, exposée au côté de peintres prestigieux comme Andy Warhol, Zhuang Hong YI...

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Exposition du 17 mai au 9 juin
à la SLOW Galerie
5 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 Paris
Du mardi au samedi de midi à 19h30

posté le 2 mai 2018 par Claire/armenews


PARIS
Conférence de l’artiste Melik Ohanian
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BORDERLAND - I Walked a Far Piece, 2017 © Melik Ohanian, ADAGP, Paris, 2017. Dans le cadre d’un programme de séminaire avec Jean-François Chevrier sur la mobilité, la Fondation Cartier-Bresson convie Melik Ohanian pour une conférence hors les murs.

Melik Ohanian, qui vient d’inaugurer à Genève les Réverbères pour la mémoire, s’interroge grandement sur la notion de temps mais aussi sur ses racines. Lors de cette conférence, il parlera plus particulièrement des développements en cours du dispositif filmique présenté à la Biennale de Lyon 2017.

Mercredi 2 mai 2018 de 18h30 à 20h30
Amphithéâtre des Loges, à l’École des beaux-arts de Paris, 14 rue Bonaparte (6e)
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Réservation en ligne obligatoire

posté le 27 avril 2018 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture  Paris 


24 AVRIL A PARIS
Nicolas Hulot : « Tout le pays est avec vous dans un seul et même devoir de mémoire »

© Jean Eckian

C’est sous un soleil radieux que ce sont réunis 5 000 personnes ce 24 avril 2018, et ce afin de commémorer le génocide des Arméniens décidé par l’Empire ottoman il y a tout juste 103 ans.

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© Claire Barbuti

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© Claire Barbuti

Comme chaque année, c’est devant la statue Komitas qu’ont été déposé les gerbes, puis ont eu lieu les discours, avant que ne commence une marche revendicatrice jusqu’aux Champs Elysées, à deux pas de l’ambassade de Turquie. Une manifestation festive et familiale, qui s’est conclu par un discours de représentants du Nor Seround et de Nazarpek.

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© Claire Barbuti

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© Jean Eckian

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© Claire Barbuti

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© Claire Barbuti

Loin de perdre en intensité, cette cérémonie trouve au contraire chaque fois un nouveau souffle “, a mis en avant Anne Hidalgo, la première à s’exprimer sur le podium dressé à côté de la statue Komitas.

Discours d’Anne Hidalgo :

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© Claire Barbuti

En parlant de nouveau souffle, on peut penser à la présence de Nicolas Hulot, ministre d’Etat de l’Ecologie, qui faisait là son premier discours pour rendre hommage au peuple arménien : “ C’est un honneur et une fierté d’être ici pour commémorer le 103e anniversaire du génocide des Arméniens au nom de la République française “, a-t-il asséné. “ Aujourd’hui, tout le pays est avec vous dans un seul et même devoir de mémoire, a-t-il continué. Par votre action de mémoire et de reconnaissance, vous nous obligez à regarder en face notre présent et ouvrir les yeux sur les drames dont nous sommes encore malheureusement témoins.

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© Jean Eckian

Car oui, comme l’a souligné le coprésident du CCAF Mourad Papazian, “ la mémoire du peuple arménien se transmet de génération en génération “, car il ne faut jamais oublier. “ Paris s’unit à vous pour voir haut et fort toute contestation du génocide arménien pénalisée “, a d’ailleurs rappelé sous les applaudissements chaleureux Anne Hidalgo.

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© Claire Barbuti

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© Jean Eckian

Si Paris semblait si unit à l’occasion de ce 103e anniversaire du génocide des Arméniens, c’est qu’un grand nombre de communautés différentes étaient présentes, comme l’a montré Ara Toranian dans son discours : “ Qu’il me soit permis de dénoncer aussi l’assassinat d’au moins 400 00 Assyro-chaldéens pendant le génocide qui les a aussi touchés en 1915. Je salue leur présence, ici, à nos côtés Je voudrais saluer aussi celle des Grecs pontiques dont plus de 350 000 civils ont été ensuite assassinés par les autorités turques. Je voudrais également saluer les progressistes Kurdes “, avant de parler également de la présence de représentants des communautés juive, tutsi et chypriote. Anne Hidalgo, quant à elle, a rappelé tout le soutien qu’elle souhaitait transmettre aux Chrétiens d’Orient.

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© Claire Barbuti

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© Jean Eckian

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© Claire Barbuti

Une autre personnalité en danger a été évoqué par l’ensemble des intervenants, à savoir Garo Paylan. “ Oui, en 2018, en Turquie, Garo Paylan qui est un véritable héros est en danger de mort “, a regretté Mourad Papazian, lui assurant que “ nous sommes là dans l’union avec toi. “ Ajoutant “ malgré les apparences “, faisant référence à la dizaine de jeunes qui ont hué le discours du coprésident du CCAF, souhaitant manifester leur désaccord avec les propos notamment sur les réseaux sociaux du membre du parti Dachnak.

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© Jean Eckian

Discours de Mourad Papazian :

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Aujourd’hui, ces commémorations auront un sens particulier puisqu’en ce moment même l’Arménie est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire, de franchir un nouveau palier dans l’évolution de son processus démocratique “, a souligné Ara Toranian. Le second coprésident du CCAF, Mourad Papazian, a également fait référence à ce qui se passe actuellement à Erevan, parlant de cette jeunesse arménienne qui a permis, dans un mouvement d’opinion démocratique, la démission du Premier ministre Serge Sarkissian.

Discours d’Ara Toranian :
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Anne Hidalgo et Nicolas Hulot ont tous les deux vanté ce peuple arménien rassemblé, la première louant son “ âme sensible et son caractère tenace, d’une peuple qui a su toujours être conscient mais jamais captif de son histoire millénaire “, le second se félicitant d’une “ estime mutuelle entre la France et l’Arménie “. Une estime dont “ nous avons besoin, car nous avons un avenir commun à construire “, a-t-il dit avant de rappeler l’engagement d’Emmanuel Macron d’inscrire au calendrier républicain la date du 24 avril comme journée de commémoration.

Discours de Nicolas Hulot :

Si le chef de l’Etat ne pouvait être présent lui-même (étant aux Etats-Unis), son message adressé dans la matinée au président de la République d’Arménie, Armen Sarkissian, a été lu par le député Jacques Marilossian, également président du groupe d’amitié France-Arménie.

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© Jean Eckian

Jacques Marilossian, lisant le message d’Emmanuel Macron adressé au président Armen Sarkissian :

Dans le public, de nombreux élus, des personnalités du monde culturel, cultuel et associatif. Petit aperçu...

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© Jean Eckian

posté le 25 avril 2018 par Claire/armenews

Texte : Claire Barbuti



24 AVRIL A LA MAIRIE DE PARIS
Anne Hidalgo : « Ensemble, préférons la mémoire et un avenir bâti sur des valeurs communes »
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Cette cérémonie de commémoration du 103e anniversaire du génocide des Arméniens à la mairie de Paris avait une saveur particulière, puisqu’il s’agissait de la dernière de Viguen Tchitetchian, en sa qualité d’ambassadeur d’Arménie en France. “ En cette occasion, je tiens à saluer le plus parisien des Arméniens “, a souligné la maire Anne Hidalgo, alors que le diplomate a assuré qu’il garderait le “ meilleur souvenir de cette vie, exprimant toute gratitude à Anne Hidalgo “ ; les relations entre les deux personnalités reflétant parfaitement les relations d’amitié entre les deux pays.

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Evénement devenue une tradition, la cérémonie de commémoration du 1,5 million de morts de la tragédie de 1915 a de nouveau été un rendez-vous fort pour les élus de la villes, les organisations arméniennes et les centaines de personnes présentes dans la salle. On notera la présence de Jacques Marilossian (député et président du groupe d’amitié France-Arménie), d’Hovannhes Kevorkian (représentant de l’Artsakh en France), d’Arsène Tchakarian (Groupe Manouchian), des porte-drapeaux arméniens, d’Armen Petrossian, de personnalités du monde culturel (Antoine Agoudjian et Christina Galstian, Martin Melkonian, Liz Sarian, ...).

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Sur l’estrade face à eux, c’est tout d’abord Anne Hidalgo qui a pris la parole : “ Parce qu’un génocide est la négation de l’autre, il concerne l’humanité tout entière. Ensemble, nous lui préférons la mémoire et un avenir bâti sur des valeurs communes “, a-t-elle argué. Un point de vue partagé par Ara Toranian, coprésident du CCAF, qui l’a remercié pour cette cérémonie : “ Même si le rassemblement a pour raison d’être le premier génocide du 20e siècle, il a aussi pour vocation d’affirmer le primat de la vie, de l’amitié, de la solidarité.

Discours d’Anne Hidalgo :

Anne Hidalgo a rappelé qu’une école TUMO verra le jour en septembre prochain à Paris, annonçant qu’il était peut-être question d’en créer une ensuite également à Los Angeles. Avant de parler du centre culturel arménien, et de s’engager à ce qu’il voit le jour : “ C’est un engagement, c’est une promesse : je veux, comme vous ce centre culturel arménien. C’est un besoin pour célébrer la mémoire et notre avenir commun. Nous travaillons sur ce projet avec détermination et ferons tout pour qu’il se réalise “, a-t-elle dit, soulignant le rôle que joue son adjointe Pauline Véron a cet effet.

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Anne Hidalgo a ensuite parlé du courageux Garo Paylan, député turc d’origine arménienne menacé en Turquie. Les deux coprésidents du CCAF, Ara Toranian et Mourad Papazian, se sont également inquiétés des récents agissements de la Turquie à son égard : “ Nos pressentiments se sont avérés fondés puisque nous avons appris il y a quelques jours que le procureur d’Ankara avait demandé la levée de son immunité parlementaire “, s’est inquiété Ara Toranian.

Discours d’Ara Toranian :

La Turquie, toujours plus véhémente dans ses agissements, a été pointé du doigt par les deux coprésidents du CCAF : “ Combien d’autres Afrin faudra-t-il encore déplorer pour que l’Europe passe de l’ère de la complaisance à celle de la fermeté à l’égard de cet Etat ? “, s’est demandé Ara Toranian, tout en tenant à saluer la présence dans la salle d’Erol Ozkoray, journaliste turc.

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Discours de Mourad Papazian :

Enfin, a été évoqué la situation actuelle à Erevan, des évènements qui sont la “ volonté du peuple d’Arménie, qui doit être respectée “, a déclaré Mourad Papazian, précisant que les règles démocratiques semblent avoir été respectées de part et d’autre. “ Et cela ne doit pas affaiblir mais renforcer notre combat “, a synthétisé le coprésident du CCAF.

Discours de Viguen Tchitetchian :

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Rendez-vous désormais à 18h devant la statue Komitas à Paris en présence du ministre Nicolas Hulot, pour de nouveaux discours, avant que ne démarre la manifestation vers les Champs Elysées.

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posté le 24 avril 2018 par Claire/armenews

Texte et photos : Claire Barbuti



Génocide des Arméniens
Film Women of 1915 - 28 Avril Mémorial de la Shoah

Dimanche 28 avril, à 14h30, le Mémorial de la Shoah et le CDCA vous convie à la projection du documentaire de Bared Maronian Women of 1915, un film récompensé par deux fois en 2016.

La projection sera suivie d’une conférence avec le réalisateur Bared Maronian, le professeur Yaïr Auron, Claire Mouradian et Harout Mardirossian.

Il est nécessaire de s’inscrire au 01 53 01 17 42 :ou par mail à reservation@memorialdelashoah.org - en objet Women 1915

posté le 24 avril 2018 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Image 450  Paris