Nouvelles d'Arménie
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Israël


KARABAGH
L’activiste israélien Avigdor Eskin en visite à Stepanakert
Le militant des droits de l’homme et politologue israélien Avigdor Eskin a été l’hôte de l’Assemblée nationale de Stepanakert, à la tribune de laquelle il a pris la parole, au cours de la visite qu’il effectuait dans la République du Haut Karabagh. “Je suis venu ici plus pour apprendre que pour parler”, a toutefois déclaré dans son discours devant les députés de l’Artsakh le visiteur israélien, qui a ajouté : « La nation arménienne, qui a donné au monde un grand nombre de personnages illustres, mérite le plus grand respect”. Cette rencontre avec les députés de l’Artsakh était un temps fort de la visite de A.Eskin au Karabagh, qui avait été organisée par Diplomats.am. Dans l’enceinte du Parlement de Stepanakert, A.Eskin a pu rencontrer les députés de l’Artsakh, auxquels il a présenté dans ses grandes lignes la diplomatie de l’Etat hébreu au Sud Caucase. Il leur a également fait part de ses positions concernant les perspectives de coopération entre l’Artsakh et Israël. Une coopération qui est à ce jour minimale, d’autant qu’Israël a privilégié ses relations avec l’Azerbaïdjan, auquel il vend des armes.
posté le 30 juin 2017 par Gari/armenews


ISRAËL-AZERBAÏDJAN
Israël utiliserait sa fourniture d’armes à l’Azerbaïdjan pour perfectionner son matériel

Selon l’expert arménien en stratégie militaire, Arkady Grigoryan, Israël utilise l’Azerbaïdjan pour perfectionner son matériel militaire. Israël se servirait également de ses fournitures d’armements à l’Azerbaïdjan dans un but publicitaire afin de vendre davantage d’armes dans le monde.

Selon Arkady Grigoryan, certaines armes fournies par Israël à Bakou ne font pas partie des dernières technologies comme le prétend Tel Aviv. Ainsi l’armée azérie disposait bien avant la fourniture israélienne des unités de lance-missiles Spike. Des armes sans doute fournies par la Russie. Mais d’une manière générale, selon l’expert militaire arménien, l’Azerbaïdjan a tendance à déguiser l’information et présenter des armes anciennes comme étant des modèles de la nouvelle génération.

Rappelons que nombre d’armes israéliennes fournies à l’Azerbaïdjan sont utilisées contre les Arméniens sur le front de l’Artsakh (Haut-Karabagh).

Krikor Amirzayan

posté le 25 juin 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


ISRAËL/TURQUIE
Israël dénonce des accusations d’Erdogan sur Jérusalem

Jérusalem,(AFP) - Israël a rejeté avec véhémence lundi les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan l’accusant de mener une politique d’apartheid en cherchant à limiter la liberté de culte des musulmans à Jérusalem.

“Celui qui viole systématiquement les droits de l’Homme dans son propre pays ne devrait pas faire la morale à la seule vraie démocratie de la région“, a déclaré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Emmanuel Nahshon.

“Israël protège toujours la liberté totale de culte pour les juifs, les musulmans et les chrétiens, et continuera à le faire malgré les calomnies infondées lancées contre lui“, a-t-il dit dans un communiqué.

Plus tôt lundi, M. Erdogan avait promis d’oeuvrer pour empêcher un projet de loi israélien qui vise à limiter, voire interdire, les appels à la prière des mosquées durant la nuit.

Ce texte, approuvé par le gouvernement en février mais qui doit encore adopté par le Parlement, s’appliquerait aux mosquées en Israël ainsi qu’à Jérusalem-Est, partie de la ville occupée et annexée par Israël, mais pas à l’esplanade des mosquées, le troisième lieu saint de l’islam dans la ville sainte.

“Si Dieu le veut, nous ne permettrons jamais que soit réduit au silence l’appel à la prière dans le ciel de Jérusalem“, a dit M. Erdogan lors d’un forum sur Jérusalem à Istanbul.

“Quelle est la différence entre les pratiques actuelles d’Israël et les politiques racistes et discriminatoires adoptées contre les noirs en Amérique dans le passé ?“ a-t-il indiqué.

Fervent défenseur des Palestiniens, le président turc a normalisé les relations de son pays avec Israël en 2016, après une crise déclenchée en 2010 par un raid israélien meurtrier contre un navire affrété par une ONG humanitaire turque pour tenter de briser le blocus israélien de Gaza.

Israël considère l’ensemble de Jérusalem comme sa capitale “unifiée“, alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien.

posté le 9 mai 2017 par Ara/armenews


GENOCIDES
Selon le professeur israélien Yoav Loeff, les Israéliens craignent que la reconnaissance du génocide des Arméniens diminue leur regard sur l’Holocauste

Les représentants de la communauté arménienne ainsi que les professeurs et étudiants de l’Université hébraïque de Jérusalem ont commémoré le 25 avril le 102ème anniversaire du génocide des Arméniens. Etaient présents à la cérémonie le Consul honoraire d’Arménie à Jérusalem, Tsolag Momjian ainsi que le père Samvel Aghoyan qui représentait le Patriarcat arménien de Jérusalem selon la chaîne de télévision israélienne i24News. Dans son discours, le Consul honoraire d’Arménie, Samvel Aghoyan, a dit espérer qu’un jour Israël reconnaisse le génocide des Arméniens et affirmé sa solidarité envers le peuple juif à l’occasion de l’anniversaire de l’Holocauste.

Le père Samvel Aghoyan a évoqué quant à lui les atrocités du génocide des Arméniens et la disparition des membres de sa famille. Il a évoqué le silence du monde lors du génocide et l’absence de sa prévention. S. Aghoyan a rappelé qu’Israël n’a toujours pas reconnu le génocide des Arméniens qui est pourtant une réalité établie. « Nous avons l’impression que depuis 1916 le monde n’a pas changé, puisqu’aujourd’hui nous observons à travers le modes des formes de génocides dans divers coins de la planète » dit-il en soulignant «  l’indifférence des Etats envers ces crimes ».

Yoav Loeff, professeur d’histoire et culture arménienne à l’Université hébraïque de Jérusalem a de son côté affirmé qu’Israël ne reconnait pas le génocide des Arméniens pour trois raisons. L’une d’elles est le risque d’anéantir ses relations diplomatiques avec la Turquie et l’Azerbaïdjan. Mais selon le professeur Yoav Loeff, ce n’est pas la principale raison. La principale raison est que la société israélienne craint que la reconnaissance du génocide des Arméniens puisse diminuer le regard des juifs par rapport à l’Holocauste dont furent victimes les Juifs. Il a également affirmé que lors de l’étude de l’Holocauste des Juifs, oublier l’étude ou la référence au génocide des Arméniens et une faute. « Les nazis ont eu de grands professeurs » dit-il en évoquant les criminels Jeune-Turcs de 1915. Yoav Loeff a rappelé qu’en 2016 le Comité des Sports et de l’Education à la Knesset (parlement israélien) a reconnu le génocide des Arméniens qu’il considéra comme un acte politique important mais insuffisant au sein de la société israélienne.

Krikor Amirzayan

posté le 27 avril 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


Israël
Haïm Ouizemann : Arméniens et Juifs, une même flamme du Souvenir

Dans un long éditorial publié dans Times of Israël, notre ami Haïm Ouizemann, appelle le gouvernement Israëlien à reconnaître le génocide des Arméniens. Ce n’est pas la première fois qu’il prend la parole à propos de la reconnaissance du génocide.

24 avril 2017. Cette année les deux communautés arménienne et juive commémorent respectivement la Journée de l’Aghet et de la Shoah à la même date. Deux catastrophes nationales pour une même flamme du Souvenir.

Après la fondation du Mémorial de la Shoah, Yad Vashem, à Jérusalem, en 1953, le Mémorial arménien de Tsitsernakaberd situé à Erevan, la capitale de l’Arménie, va être érigé en 1967 à la suite de la manifestation historique du 24 avril 1965 réunissant, alors, plus de 100 000 manifestants à Erevan pour le cinquantenaire du génocide arménien.

Effectivement, il aura fallu que s’écoulent 50 ans pour qu’émerge un mouvement de reconnaissance du génocide arménien !

Cette véritable prise de conscience aura pour dessein d’éterniser le nom des victimes arméniennes et, d’autre part, d’éduquer les générations futures face à la menace que constituent, plus que jamais, le révisionnisme et le négationnisme.

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posté le 21 avril 2017 par Jean Eckian/armenews


Israël
Discours de Sa Béatitude le Patriarche Nourhan Manougian lors de la Célébration de la Restauration de l’Aedicule à Jérusalem

Le monde chrétien se réjouit aujourd’hui de la réouverture du Saint Aedicule après des mois de restauration et de renforcement. Aujourd’hui, devant ce lieu sacré de tous les sanctuaires chrétiens du monde entier, nous nous rappelons inévitablement la passion et la crucifixion du Fils de l’Homme, Dieu de Dieu et Lumière de la Lumière, son enterrement ici et sa glorieuse Résurrection. Cette mémoire nous inspire et des millions d’autres chrétiens prétendent être ses disciples avec crainte, puisque cette structure petite, humble et vide est la porte d’entrée pour l’humanité à la vie éternelle.

Ces lieux saints nous incitent, en cette rare occasion, à se souvenir avec gratitude et affection de tous ces premiers chrétiens qui, sous de sévères persécutions, ont vénéré ce site et l’ont marqué comme étant un sanctuaire. Il ne faut pas oublier l’empereur romain Constantin le Grand, sa mère, la reine Hélène, les princes, les princesses et les fidèles qui ont réparé, restauré et rénové l’Édicule Saint avec les églises et les chapelles environnantes tout au long du moyen âge et des temps modernes. Pèlerins chrétiens sont venus ici pour prier. Je suis sûr que tous ont prié pour la paix sur terre et la bonne volonté parmi les hommes, comme nous le faisons aujourd’hui. Avec l’intercession des saints, prions pour les âmes des pèlerins et bienfaiteurs des temps passés qui sont maintenant dans le repos en Christ et pour le bien-être spirituel et physique de tous les pèlerins ici aujourd’hui ainsi que ceux qui viendront.

Nous reconnaissons tous que les fidèles chrétiens d’une extrémité de la terre à l’autre sont les héritiers de ce site sacré où le ciel et la terre se rencontrent et où les trois chefs des plus anciennes églises ont été délégués depuis des siècles avec la responsabilité de la tutelle.

Ce patrimoine sacré qui nous a été légué devrait nous faire prendre conscience de notre rôle et de nos obligations importantes. Chaque année, les fidèles témoins affluent dans ces lieux en tant que pèlerins afin de se sentir plus proches du Christ, et ils emportent avec eux des expériences spirituelles uniques d’ici à leurs terres respectives. La plupart d’entre eux nous reconnaissent, les gardiens, pas comme grec, catholique romain, le clergé ou les moines arméniens, mais comme les gardiens du Saint-Sépulcre et les autres sites dominicaux. Le fardeau de cette responsabilité qui transcende l’entretien des édifices est plus grave que ne le croit l’œil et exige un énorme effort spirituel de notre part pour répondre aux attentes de nos confrères chrétiens. Cet effort spirituel mérite une considération sérieuse aujourd’hui alors que nous entrons dans une Aedicule nouvellement rénovée pour prier.

D’abord et avant tout, nous devons prier sérieusement notre Seigneur Jésus-Christ de nous donner la sagesse et la capacité d’observer littéralement parmi nous son grand commandement de l’amour. Souvenons-nous de ce qu’il dit dans l’Évangile selon Jean : « Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi vous devez vous aimer les uns les autres. Par ceci chacun saura que vous êtes mes disciples, si vous avez l’amour l’un pour l’autre. “(Jean 13 : 34-35)

Mes chers frères, nous lisons tous le même Evangile et le même verset dans nos dialectes respectifs et professons le seul et unique Jésus-Christ comme étant le Fils de Dieu, Dieu de Dieu et Lumière de Lumière. Nous n’avons aucune différence d’opinion à l’égard de ce commandement. Ainsi, à moins d’accepter le grand commandement de l’amour du Seigneur et de l’exprimer en paroles et en actes, comment pourrions-nous nous considérer comme des disciples du Christ ?

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Nos efforts unis pour restaurer le Saint Aedicule et le grand esprit de coopération entre nos églises, ici et là, sont de merveilleux signes de solidarité chrétienne et indiquent que notre amour pour le Christ et ses enseignements sont au-dessus des différences culturelles, liturgiques, linguistiques et doctrinales. Nous savons que les différences d’opinion et même les querelles entre les disciples du Christ existaient même dans les jours où il prêchait en Terre Sainte. Les lettres et les écrits de saint Paul datant de l’âge apostolique révèlent aussi de graves désaccords et divisions dans l’Église primitive. Malgré cela, l’Église de Jérusalem et les églises des gentils fonctionnaient comme le Corps Unique de Jésus-Christ. Nous avons été témoins de la manière dont l’amour du Christ nous a réunis en cette occasion et nous réunira à tout moment, pourvu que nous suivions son commandement de l’amour. Ce commandement me pousse aujourd’hui, en tant que l’un des trois gardiens traditionnels des sites dominicaux en Terre Sainte à considérer le statut des autres églises chrétiennes dans cette ville sainte. Trois d’entre elles, les anciennes églises d’Antioche, Syriac, Alexandrie, Copte et l’Église éthiopienne ont déjà certains privilèges dans et autour de l’église du Saint-Sépulcre. Mais les Églises anglicane et luthérienne, quoique présentes ici à Jérusalem, n’ont pas de présence dans cette cathédrale antique. En cette occasion festive, je demande respectueusement à mes frères en Christ, à Sa Béatitude le Patriarche grec orthodoxe et à Sa Paternité le Custode franciscain, d’envisager de donner aux cinq églises chrétiennes mentionnées le privilège d’offrir la Divine Liturgie une fois par an après Pâques . Je suis sûr que cela plaira à notre Seigneur Jésus-Christ dans le ciel et sera une étape très positive pour nous ici vers l’unité et la solidarité des chrétiens.

Que l’exemple que nous avons établi à cette occasion devienne un modèle pour notre temps et pour la postérité. Gardons toujours à l’esprit les conseils de Saint Paul aux Romains : « Que l’amour soit authentique ; Détestez ce qui est mauvais, retenez ce qui est bon ; Aimez-vous les uns les autres avec une affection fraternelle, excérez-vous les uns les autres dans l’honneur. “(Rom 12 : 9-10)

Je voudrais également saisir cette occasion pour remercier toutes les organisations gouvernementales et les individus qui ont soutenu moralement et financièrement ce projet agréable à Dieu. Merci et que Dieu vous bénisse tous.

Mgr Nourhan Manougian, Patriarche arménien de Jérusalem

L’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem est construite sur le site où les chrétiens croient que Jésus a été crucifié, enterré et ressuscité

Le sanctuaire, de plusieurs mètres de haut et large sous le dôme de l’église, a été tenu pendant des décennies par un cadre métallique.

Ses dalles de marbre ont été affaiblies au cours des années en partie par des visites quotidiennes de milliers de pèlerins et de touristes. Il a été minutieusement démantelé et reconstruit pendant huit mois de travaux de restauration.

Les pièces cassées ou fragiles ont été remplacées tandis que les dalles de marbre qui ont put être préservées ont été nettoyées et la structure qui les soutient, renforcée.

Le travail est financé par les trois principales confessions chrétiennes du Saint Sépulcre - grec orthodoxe, franciscains et arméniens - ainsi que des contributions publiques et privées.

Le sanctuaire a été construit au début du 19e siècle sur le site de la grotte où Jésus est censé avoir été enterré.

posté le 24 mars 2017 par Jean Eckian/armenews


Israël
Jérusalem : le drapeau arménien toujours en place depuis 2015

(JPEG) A Jérusalem, notre ami Haïm Ouizemann, soutien indéfectible de la cause arménienne, informe que « Le 24 Avril prochain, nos amis Arméniens commémoreront le 102e anniversaire du génocide perpétré par les “Jeunes Turcs“. Plus d’un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants seront assassinés dans l’indifférence totale. En tant que Juif et Israélien, il me semble que nous ne pouvons en aucune manière oublier ce génocide. J’ai donc pensé à ma manière soutenir cette vraie cause en postant tout au long de ce mois quelques articles et photos en hommage à la Mémoire de ceux qui ont tant souffert. »

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« Sur cette photo prise à Jérusalem, vous pouvez remarquer l’honneur rendu au drapeau arménien qui, accroché depuis le centenaire du génocide, n’a pas été retiré ! », écrit Haïm Ouizemann.(Photo : Haïm Ouizemann).

Licencié d’hébreu moderne et biblique à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris, Haïm Ouizemann professe l’hébreu biblique et donne des conférence en Israël. Il a collaboré à des articles sur la pensée juive et la culture hébraïque contemporaine dans Vision d’Israël (un magazine israélien en langue française) et a signé des articles portant sur l’éthique au regard des sources bibliques et talmudiques publiés dans Israël Magazine (une publication israélienne en langue française).

posté le 24 mars 2017 par Jean Eckian/armenews


TURQUIE/ISRAËL
Erdogan veut un « nouvel empire ottoman », accuse un ex-ministre israélien

L’ancien ministre de la Défense israélien Moshé Yaalon a accusé mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan de vouloir établir “un nouvel empire ottoman“.

M. Yaalon, qui pourrait se porter candidat au poste de Premier ministre aux prochaines élections, s’exprimait sur des sujets d’actualité lors d’une rencontre avec des journalistes étrangers. Il a accusé M. Erdogan de vouloir imposer son “hégémonie en établissant, pas seulement en Turquie, un nouvel empire ottoman avec l’idéologie des Frères musulmans“.

M. Yaalon a également affirmé que la Turquie, membre de l’Otan, agissait contre les intérêts occidentaux, la qualifiant d’“élément radical“ et la comparant à l’Iran —considéré comme l’ennemi numéro Un par l’Etat hébreu— et au groupe jihadiste Etat islamique.

La décision de l’ex-président américain Barack Obama de se “désengager“ du Moyen-Orient a laissé un vide, “rempli par ces trois éléments qui luttent pour l’hégémonie dans la région“, a-t-il jugé.

Les propos de M. Yaalon surviennent alors qu’Israël et la Turquie ont mis fin l’an dernier à six ans d’une crise diplomatique, provoquée par un assaut meurtrier de l’armée israélienne contre un bateau turc faisant partie d’une flottille humanitaire pour Gaza.

Interrogé par ailleurs sur le conflit avec les Palestiniens, M. Yaalon a affirmé : “Nous sommes loin d’arriver à un règlement dans un avenir proche“.

L’ancien ministre a annoncé en début de semaine qu’il quittait le parti Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour créer son propre parti.

Jérusalem, 15 mars 2017 (AFP) -

posté le 16 mars 2017 par Ara/armenews


KARABAGH
Un drone azéri “made in Israël” abattu par les forces de l’Artsakh

Le ministère de la défense de la République du Haut-Karabagh a annoncé samedi 4 mars que les forces de défense anti-aérienne ont abattu un drone azerbaïdjanais qui serait de conception israélienne. Le drone de type Orbiter a été abattu vers 12h15 heure locale alors qu’il survolait la partie orientale de la frontière entre l’Artsakh et l’Azerbaïdjan, plus communément désignée sous l’appellation de « ligne de contact », a précisé le ministère de la défense de l’Artsakh, dont le site publie plusieurs photographies de l’engin volant sans pilote. Le ministère de la défense de l’Artsakh signale aussi que dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 mars, les forces azerbaïdjanaises ont violé à plus de 40 reprises le régime de cessez-le-feu en vigueur, utilisant l’artillerie lourde pour pilonner les forces arméniennes stationnées sur la partie est de la « ligne de contact ». Le ministère de la défense de l’Artsakh en profite pour souligner que “les unités de l’armée de défense de l’Artsakh gardent le plein contrôle de la ligne de front et assument sans faille la mission militaire qui leur incombe”.

Le drone de type Orbiter est un produit de l’industrie militaire israélienne, qui a été la pionnière dans le développement et la production de ce type d’engins servant à la reconnaissance mais pouvant aussi être équipé de missiles d’une précision d’autant plus redoutable qu’il « n’y a pas de pilotes dans l’avion » et donc pas de risque humain. Le drone abattu par les forces de l’Artsakh aurait été produit par les Systèmes de défense aéronautique d’Israël à des fins donc essentiellement militaires. Ce n’est pas la première fois qu’un drone azéri de fabrication israélienne est abattu alors qu’il survole l’Artsakh. La carcasse du drone azéri abattu par les forces de l’Artsakh dans le ciel du territoire contesté constitue une preuve de plus de la coopération étroite entre l’Azerbaïdjan et Israël dans le domaine militaire ; quelque jours après l’extradition par les autorités biélorusses à Bakou du blogger russo-israélien Alexandre Lapshin, jugé coupable quant à lui par les autorités azéries d’avoir foulé le sol de l’Artsakh sans leur aval, ce trophée de l’armée de l’Artsakh permet de mieux comprendre le silence assourdissant des autorités israéliennes concernant le sort d’A. Lapshin...

Les autorités de l’Etat hébreu ont préféré laisser le blogger, qui a la double nationalité russe et israélienne, entre les mains de la justice azérie, plutôt que de risquer de compromettre les juteux contrats de ventes d’armes passés avec l’Azerbaïdjan, un gros client de l’industrie militaire israélienne - et aussi russe - et un partenaire stratégique dans la région, au même titre que son allié turc, avec lequel Israël vient d’ailleurs de se réconcilier.

posté le 7 mars 2017 par Gari/armenews