Nouvelles d'Arménie
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Iran


ARMENIE
L’Arménie va demander à l’Iran la restitution d’une ancienne cloche arménienne

Le ministère arménien de la culture va engager les discussions avec les autorités iraniennes concernant les modalités du transfert d’une ancienne cloche ayant jadis appartenu à une église arménienne et qui se trouve actuellement en Iran.

“Le ministère de la culture prépare les discussions à ce sujet avec la partie iranienne, de telle sorte que la question soit réglée conformément aux normes et procédures légales internationales en la matière”, a fait savoir le vice-ministre arménien Arev Samuelyan, cité par l’agence de presse arménienne Armenpress.

Le ministère de la culture a contacté le ministère des affaires étrangères pour gérer au mieux la procédure. Le vice-ministre rappelle que cette demande s’inscrit dans le cadre d’un processus de rapatriement de pièces et objets du patrimoine national arménien qui a déjà été mis en œuvre par l’Arménie.

Ainsi en 2011, une toile du peintre russe d’origine arménienne Aivazovsky avait été restituée au Musée national d’Arménie à Erevan, 21 ans après avoir été volée. C’est un son de cloche quelque peu différent qui résonne en Iran, même si ce pays, qui entretient d’excellentes relations avec l’Arménie, est susceptible d’accéder à sa demande.

Les médias iraniens se sont fait l’écho de cette affaire, en indiquant que l’ancienne cloche qui appartenait à l’une des églises arméniennes de Van, jadis nombreuses dans cette ville de l’Est de la Turquie actuelle qui était peuplée majoritairement d’Arméniens avant le génocide de 1915, et qui s’était retrouvée dans des circonstances obscures dans le nord-ouest de l’Iran.. devrait regagner le clocher de l’église Sainte Croix d’Akhtamar, au bord du lac de Van. Si un tel transfert était réalisé, il n’est pas sûr pour autant que la cloche pourrait reprendre du service, si ce n’est pour des rares occasions. Les autorités turques, qui ont restauré avec force publicité il y a quelques années cette église médiévale arménienne célèbre pour ses bas reliefs ornant ses façades, ne l’ont rouverte au culte que pour des cérémonies exceptionnelles.

Les médias turcs de leur côté, font savoir que cette grosse cloche de bronze, frappée de frises et d’inscriptions en langue arménienne, aurait été offerte à l’église Ste Mariam de Van le 7 juillet 1377. Ils précisent que la cloche aurait quitté son clocher pour refaire surface, durant la guerre, en Iran, où elle est exposée jusqu’à aujourd’hui dans le musée historique de la ville d’Urmia, au bord d’un autre lac, situé au coeur d’une région située à la périphérie de l’Arménie historique, qui compte beaucoup de vestiges de la présence arménienne.

posté le 9 septembre 2017 par Gari/armenews


ECONOMIE
Erevan cherche à importer davantage de gaz iranien

Le gouvernement arménien veut plus que doubler les importations de gaz naturel de l’Iran voisin, selon un cadre supérieur de la National Iranian Gas Company (NIGC).

L’Arménie importe jusqu’à 500 millions de mètres cubes de gaz iranien chaque année par un pipeline construit en 2008. Elle paye ce gaz par des livraisons d’électricité générée par une centrale thermique d’Erevan.

Cet accord (SWAP) devrait être considérablement amélioré suite à la construction d’une troisième ligne de haute tension entre les deux pays. Celle-ci doit être terminée en 2019.

Le directeur du NIGC pour les relations extérieures, Behzad Babazadeh, a déclaré la semaine dernière qu’Erevan voulait augmenter le volume quotidien des livraisons actuelles de gaz iraniens qui est de 1 million de mètres cubes à 2 ou même 2,5 millions de mètres cubes, avant même la fin de la construction de la nouvelle ligne à haute tension, actuellement en travaux. « Le NIGC envisage cette demande », a-t-il déclaré à l’agence de presse Shana.

Babazadeh a précisé que le côté iranien souhaiterait être payé pour le gaz supplémentaire en espèces. Il a également indiqué que des fournitures supplémentaires coûteraient à Erevan plus que le prix actuel du gaz russe qui est fixé pour l’Arménie à 150 $ les mille mètres cubes. “Bien sûr, l’Arménie favorise le gaz de la Russie, dont le prix de vente est faible, et nous ne l’acceptons pas“, a-t-il déclaré.

L’Arménie importe environ 2 milliards de mètres cubes de gaz russe chaque année lequel est distribué par Gazprom qui est en situation monopolistique.

Le ministère arménien des Infrastructures énergétiques et des Ressources naturelles a refusé lundi de commenter les déclarations officielles iraniennes.

En visite à Erevan en décembre dernier, le président iranien Hassan Rouhani avait déclaré que lui et son homologue arménien Serzh Sarkisian avaient accepté d’augmenter l’approvisionnement en gaz iranien en Arménie. Sans autres précisions.

Rouhani et Sarkisian ont eu de nouvelles discussions à Téhéran après que le chef iranien ait prêté serment pour un deuxième mandat plus tôt ce mois-ci. La coopération arméno-iranienne sur l’énergie aurait été au programme des pourparlers.

posté le 27 août 2017 par Ara/armenews

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TURQUIE/IRAN
L’Iran dément une opération avec la Turquie contre les rebelles kurdes en Irak

Téhéran, (AFP) - Les Gardiens de la révolution en Iran ont nié mardi les dires de la Turquie selon lesquels les deux pays planifiaient une opération conjointe contre les rebelles kurdes en Irak. “Nous n’avons prévu aucune opération hors des frontières de l’Iran“, a assuré la force d’élite de la République islamique dans un communiqué publié par l’agence ISNA.

“Mais comme toujours nous nous opposerons avec force à tout groupe (...) ou personne qui tentera d’entrer sur le territoire iranien pour des opérations menaçant la sécurité“ du pays, ajoute le texte.

La veille, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé qu’une opération conjointe de la Turquie et de l’Iran contre les rebelles kurdes était “toujours à l’ordre du jour“. M. Erdogan faisait allusion au Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK) et au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), un parti kurde iranien qui lui est affilié, tous deux ayant des bases arrière en Irak. Les violences entre Ankara et le PKK, une organisation classée “terroriste“ par la Turquie et ses alliés occidentaux, ont repris à l’été 2015 après un court cessez-le-feu.

Selon un quotidien turc, l’Iran a fait lors de la récente visite de son chef d’état major une “proposition surprise“ à la Turquie, sur le lancement d’une opération contre les rebelles kurdes à Sinjar et à Qandil, dans le nord de l’Irak.

“Nous pensons que si nos deux pays coopèrent, nous pouvons atteindre des résultats beaucoup plus rapidement“, a déclaré lundi le chef de l’Etat turc, sans autre détail.

La déclaration du président turc intervenait après la visite la semaine dernière à Ankara du chef d’état major iranien Mohammad Bagheri, au cours de laquelle les deux pays ont discuté de la lutte contre les rebelles kurdes. Dans leur communiqué, les Gardiens de la révolution ont répété que l’“Iran n’envisageait pas des opérations à l’extérieur de ses frontières“, prévenant toutefois que “si un groupe terroriste quelconque (...) tentait de créer l’insécurité à nos frontières, il devra faire face à une riposte vive et intensive de notre part, et les membres du groupe seront pris pour cible où qu’ils se trouvent“.

La Turquie et l’Iran ont eu des relations tendues par le passé et la visite du haut gradé iranien a été perçue comme un signe de réchauffement entre les deux pays. Il s’agissait de la première visite d’un chef d’état major iranien en Turquie depuis la révolution islamique de 1979.

posté le 23 août 2017 par Ara/armenews


TURQUIE/IRAN
Rencontre entre le chef d’état-major iranien et le président Erdogan

Ankara, (AFP) - Le chef d’état-major iranien Mohammad Bagheri a rencontré mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan, au cours d’une visite à Ankara pour des discussions au plus haut niveau, notamment sur la crise syrienne et l’Irak.

La rencontre s’est tenue au palais présidentiel en fin d’après-midi, selon la présidence turque, en présence du chef d’état-major turc Hulusi Akar. La rencontre entre MM. Erdogan et Bagheri a duré cinquante minutes, selon l’agence progouvernementale Anadolu.

Les deux parties ont discuté “de leur coordination pour apporter la paix et la sécurité en Syrie“, a déclaré à l’issue de la rencontre le général Bagheri, cité par l’agence officielle iranienne IRNA. “Il a été souligné que le processus de paix en Syrie doit être suivi sur la base du cycle de négociations en cours à Astana et des discussions entre experts et politiques à Téhéran et Ankara “, a-t-il affirmé. “Les responsables turcs ont dit qu’ils étaient en totale harmonie et que le processus continuera“.

Le général Bagheri, arrivé mardi à Ankara, a également rencontré mercredi le ministre turc de la Défense, Nurretin Canikli, selon les médias. Les rencontres à ce niveau sont “sans précédent“, a souligné IRNA. Parmi les sujets abordés au cours de cette visite de trois jours figure la sécurité à la frontière qui sépare les deux pays. “L’insécurité“ causée par des “groupes terroristes“ au niveau de la frontière entre l’Iran et la Turquie, “ont conduit le général Bagheri (...) à se rendre en Turquie pour examiner les moyens disponibles pour lutter contre ces groupes avec la Turquie“, a déclaré le général Ramezan Sharif, porte-parole des Gardiens de la révolution, selon des propos rapportés par IRNA.

Il n’était pas précisé à quels groupes “terroristes“ il faisait allusion. “Actuellement, du fait de la situation dans la région et parce que nous partageons des frontières (...), nous devons discuter avec ce pays sur différents sujets“, a-t-il poursuivi. La Turquie avait annoncé la semaine dernière la construction d’un “mur de sécurité“ à sa frontière avec l’Iran sur le modèle du mur en construction avec sa frontière syrienne.

Les relations entre la Turquie sunnite et l’Iran chiite sont parfois tendues, M. Erdogan ayant évoqué par le passé le danger du “nationalisme persan“, notamment en Irak. Les deux pays soutiennent des camps adverses en Syrie, puisque l’Iran, comme la Russie, est allié au président Bachar al-Assad, tandis que la Turquie soutient l’opposition.

Mais les trois pays ont été amenés à coopérer à plusieurs reprises sur ce dossier, notamment lors des négociations sur la Syrie à Astana. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a mentionné mercredi des discussions en cours sur la situation dans la province syrienne d’Idleb actuellement sous le joug des jihadistes, évoquant l’arrivée du chef d’état-major iranien et annonçant une visite à venir du chef d’état-major russe, sans en préciser la date.

Le général Bagheri a confirmé qu’Ankara et Téhéran avaient également discuté du référendum d’indépendance prévu le 25 septembre au Kurdistan irakien, auquel tous deux s’opposent fermement. “Les deux parties ont souligné que si le référendum avait lieu, il conduirait au début d’une série de tensions et de conflits en Irak, dont les conséquences affecteraient les pays voisins“, a-t-il dit. “La tenue du référendum impliquera l’Irak, mais aussi l’Iran et la Turquie, c’est pourquoi les autorités des deux pays soulignent qu’il n’est pas possible et ne devrait pas avoir lieu“.

La Turquie entretient de bonnes relations avec le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani, mais elle est farouchement opposée à toute constitution d’un Etat kurde à sa frontière. M. Cavusoglu a notamment estimé mercredi que ce référendum “peut mener jusqu’à une guerre civile“ en Irak.

posté le 17 août 2017 par Ara/armenews


TURQUIE/IRAN
Ankara : visite du chef d’état-major iranien à propos de la Syrie, de l’Irak

Ankara, 15 août 2017 (AFP) - Le chef d’état-major iranien Mohammad Bagheri a entamé mardi à Ankara des discussions au plus haut niveau sur la crise syrienne et l’Irak, notamment le référendum kurde sur l’indépendance, selon les médias turcs. Le général Bagheri a rencontré son homologue turc Hulusi Akar, d’après l’agence prougouvernementale Anadolu.

Au cours de sa visite de trois jours, il doit également rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan et le ministre de la Défense Nurretin Canikli, ajoute le quotidien Hürriyet.

Les rencontres à ce niveau sont “sans précédent“, selon l’agence officielle iranienne IRNA.

“Cette visite est nécessaire pour de meilleures consultations et une meilleure coopération sur divers enjeux militaires et régionaux qui concernent la sécurité des deux pays, la sécurité à la frontière et la lutte contre le terrorisme“, a déclaré mardi M. Bagheri à la télévision iranienne d’Etat IRIB.

Cette visite constitue un “tournant“ dans les relations bilatérales, estime pour sa part le quotidien turc anglophone Daily Sabah, citant une source diplomatique turque qui souligne la volonté des deux pays de coopérer sur les dossiers syrien et irakien.

Les relations entre la Turquie sunnite et l’Iran chiite sont parfois tendues, M. Erdogan ayant évoqué par le passé le danger du “nationalisme persan“, notamment en Irak.

Les deux pays soutiennent des parties adverses en Syrie, puisque l’Iran, comme la Russie, est allié au président Bachar al-Assad, tandis que la Turquie soutient l’opposition.

Mais les trois pays ont été amenés à coopérer à plusieurs reprises sur ce dossier, notamment lors des négociations à sur la Syrie à Astana. Ankara et Téhéran devraient également discuter du référendum d’indépendance prévu le 25 septembre au Kurdistan irakien auxquels tous deux s’opposent fermement.

La Turquie entretient de bonnes relations avec le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani mais elle est farouchement opposée à toute constitution d’un Etat kurde sur une partie de son territoire ou dans les pays frontaliers.

Elle se montre ainsi très inquiète de la présence de milices kurdes dans le nord de la Syrie, soutenues par Washington bien qu’Ankara les considère comme des groupes “terroristes“.

La Turquie a par ailleurs annoncé la semaine dernière la construction d’un “mur de sécurité“ à sa frontière avec l’Iran sur le modèle du mur en construction avec sa frontière syrienne.

posté le 15 août 2017 par Ara/armenews


PATRIMOINE ARMENIEN
L’Iran va rendre à l’église arménienne d’Akhtamar une cloche datant de 1377 appartenant à l’église Sourp Asdvdzadzine de Van

Le journal arménien Asbarez informe que la cloche de l’église Sourp Asdvadzadzine (Sainte Mère de Dieu) de l’église arménienne de Van qui se trouve actuellement au nord-ouest de l’Iran va être rendue à l’église arménienne Sourp Khatch (Sainte Croix) de l’île d’Akhtamar sur le lac de Van. Pourquoi cette cloche s’est trouvée en Iran ? Les raisons ne sont pas connues. Selon un site d’information kurde basée à Diyarbakir (Tigranakert l’arménienne), la cloche ancienne de 629 ans se trouvait jusqu’à présent au Musée d’Histoire de la ville d’Ourmia (au nord-ouest de l’Iran, au bord du lac Ourmia). La cloche avait été offerte à l’église arménienne Sourp Asdvadzadzine de Van en 1377.

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Le 9 août, Mirhati Romiani le vice-ministre iranien du Patrimoine culturel et du tourisme a déclaré « nous avons débuté notre politique de rendre aux pays propriétaires tous les biens historiques leur appartenant qui se trouvent actuellement en Iran ». En réciprocité l’Iran rapatrie les éléments du patrimoine historique et culturel iranien se trouvant à l’étranger.

Krikor Amirzayan

posté le 12 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


TURQUIE/IRAN
Construction d’un mur à la frontière iranienne

Ankara, 8 août 2017 (AFP) - La Turquie a entamé la construction d’un “mur de sécurité“ à sa frontière avec l’Iran, a déclaré mardi le gouvernorat de la province d’Agri, dans l’est de la Turquie.

“Le gouverneur d’Agri, Süleyman Elban, s’est rendu sur le site où a démarré la construction d’un mur de sécurité à la frontière pour examiner les travaux“, a affirmé le gouvernorat dans un communiqué, précisant que la visite avait eu lieu avec des représentants des forces de l’ordre.

Des photographies publiées sur le site du gouvernorat montrent le déplacement d’immenses blocs de béton. Selon l’agence de presse Dogan, ces blocs mobiles mesurent deux mètres de long sur trois de haut et pèsent sept tonnes chacun. Les autorités turques avaient annoncé en mai la construction de ce mur de 144 km de long pour empêcher notamment les mouvements transfrontaliers des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée “terroriste“ par Ankara et ses alliés occidentaux.

Les deux pays partagent une frontière d’environ 500 km. La Turquie a déjà entamé en 2015 la construction d’un mur à sa frontière avec la Syrie pour empêcher toute intrusion des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) et les traversées illégales d’un pays à l’autre.

En juin, le ministre de la Défense, Fikri Isik, expliquait que 690 km de mur avaient déjà été construits sur les 828 km prévus à la frontière syrienne. Il ajoutait alors que d’autres mesures de sécurité seraient ajoutées une fois le mur terminé.

posté le 9 août 2017 par Ara/armenews


DIPLOMATIE
Rencontre entre les présidents iranien et arménien à Téhéran

Le président iranien Hassan Rouhani aurait réaffirmé son attachement à des liens plus étroits avec l’Arménie lors d’une rencontre avec son homologue arménien Serge Sarkisian qui a eu lieu dimanche après sa prestation de serment pour son second mandat.

Sarkisian figurait au nombre des dignitaires étrangers, y compris le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Federica Mogherini, qui ont participé à la cérémonie d’intronisation qui s’est déroulé dans le parlement iranien. Il avait loué la « relation spéciale » de l’Arménie avec l’Iran dans un entretien à la presse publiée avant son dernier voyage à Téhéran.

Des sources officielles arméniennes et iraniennes ont déclaré que les deux présidents ont discuté de la coopération économique arméno-iranienne, du conflit non résolu du Haut-Karabakh et de la sécurité régionale.

Selon l’agence de presse iranienne officielle IRNA, Rouhani a parlé des « nombreuses similitudes » entre la République islamique et son voisin chrétien. Il a parlé des liens économiques bilatéraux, en distinguant les secteurs de l’énergie, des transports et du tourisme.

Une déclaration du bureau de presse de Sarkisian a déclaré que les deux dirigeants ont discuté de projets conjoints de plusieurs millions de dollars prévus ou déjà mis en œuvre dans ces domaines. Il s’agit notamment de la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité qui devrait augmenter considérablement les exportations arméniennes d’électricité vers l’Iran. Les approvisionnements en gaz naturel iranien en Arménie augmenteront également.

La déclaration a précisé que Rouhani et Sarkisian ont également souligné l’importance de la coopération trilatérale sur l’énergie entre leurs pays et le Turkménistan. En visite à Yerevan en décembre dernier, Rouhani avait déclaré que l’Iran est aussi prêt à servir de route de transit pour les projets de l’Arménie d’importer du gaz du Turkménistan.

Les deux dirigeants ont également discuté de la poursuite des négociations entre l’Iran et l’Union économique eurasienne (EEU) dirigée par la Russie sur un accord de libre-échange fortement soutenu par l’Arménie. Rouhani a déclaré à Sarkisian qu’il attendait avec impatience la signature de l’accord “dans un proche avenir“, selon le service de presse présidentielle arménien.

Le conflit non résolu du Karabakh a été également à l’ordre du jour, Rouhani réaffirmant qu’il ne pouvait y avoir de solution qu’« uniquement politique ». “L’Iran respecte beaucoup la sécurité complète autour de ses frontières, et nous espérons que ... nous pourrions voir une issue pacifique de la question“, a déclaré l’agence de presse Mehr.

Le leader iranien a également exprimé sa préoccupation quant à la propagation possible du « terrorisme » au Caucase du Sud suite à la défaite de l’État islamique en Syrie et en Irak. Les États régionaux doivent être « vigilants » face à cette menace, a-t-il dit.

posté le 8 août 2017 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



PATRIMOINE ARMENIEN EN IRAN
L’Iran va investir 370 000 dollars pour la rénovation des églises arméniennes Saint Thaddée et Saint Stepanos

Dans le cadre de son développement touristique l’Iran va investir 370 000 dollars pour la rénovation et l’aménagement des églises arméniennes intégrées dans la liste du Patrimoine culturel et architectural mondial de l’UNESCO. Mohamad-Hassan Talebian le vice-ministre iranien chargé du patrimoine culturel et du tourisme a déclaré « il est indispensable de conserver ces églises historiques et c’est pour cette raison que notre organisation de développement du Patrimoine culturel encourageons un certain nombre de manifestations et notamment des cérémonies religieuses dans ces églises ». Mohamad-Hasan Talebian a effectué cette déclaration lors de sa visite au monastère arménien de Saint Thaddée au nord-ouest de l’Iran. En 2008, Saint Thaddée ainsi que l’autre monastère arménien de Saint Stepanos (Sourp Stépanos) ont été classés dans la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Krikor Amirzayan

posté le 7 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Iran  UNESCO