Nouvelles d'Arménie
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Iran


ARMENIE
Une compagnie iranienne va construire un nouveau pont sur la frontière entre l’Arménie et la Géorgie
Tout un symbole ! Une compagnie iranienne a remporté l’appel d’offres pour le contrat portant sur la construction d’un nouveau pont franchissant la frontière entre l’Arménie et la Géorgie, illustrant ainsi la volonté de l’Iran de renforcer la dimension de pays de transit de l’Arménie en vue de développer ses relations commerciales, facilitées depuis l’accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien qui a permis la levée des sanctions internationales pesant sur Téhéran. Le “Pont de l’amitié” enjambera la rivière Debed qui marque la frontière entre l’Arménie et la Géorgie au niveau de Bagratashen-Sadakhlo, le poste-frontière le plus important entre les deux pays. Seul un pont étroit, datant de l’époque soviétique, relie actuellement les deux pays. Les gouvernements arménien et géorgien avaient signé un accord relative à ce nouveau pont en décembre 2014, soit deux ans après que la Banque européenne pour la reconstruction et développement (BERD) avait donné son accord en vue de financer sa construction par un prêt accordé à Erevan. L’Arménie avait lancé un appel d’offres international pour la construction de ce pont. Le ministère arménien des transports et communications a annoncé lundi 15 janvier qu’une compagnie iranienne de travaux publics, Ariana Tunnel Dam, avait remporté l’appel en proposant un projet de construction d’un montant de 7,4 millions d’euros. Le ministre arménien Vahan Martirosian et le dirigeant d’Ariana, Ali Musavi, avaient signé peu avant le contrat portant sur la construction du pont, en vertu d’une déclaration commune dans laquelle V. Martirosian exprimait l’espoir que les Iraniens construiront un pont “de grande qualité et dans les délais”. Le texte ne fait pourtant aucune mention des délais de construction, et ne précise pas même la date du début de ce grand chantier. Le nouveau pont a vocation à améliorer le transit commercial de l’Arménie vers la Géorgie, et au-delà la Russie et l’Europe. Une grande partie du commerce entre l’Arménie et la Russie, dont le volume atteignait un montant de plus d’1,5 milliard de dollars entre janvier et novembre 2017, est acheminé par des poids lourds franchissant le vieux pont sur le fleuve Debed au poste frontière de Bagratashen-Sadakhlo. Côté arménien, le poste frontière de Bagratashen avait été modernisé, ainsi que les formalités douanières, en 2016, dans le cadre d’un programme de 54 millions d’euros financé en grande part par l’Union européenne.
posté le 16 janvier 2018 par Gari/armenews


EGLISE ARMÉNIENNE
Ordination d’une diaconesse à Téhéran

Dans son calendrier liturgique, l’Eglise arménienne dédie chaque année la journée du 25 décembre à saint Etienne Protodiacre [Premier diacre] et Protomartyr [Premier martyr], l’un des sept diacres de l’Eglise de Jérusalem [Actes des Apôtres]. Etienne est traditionnellement considéré comme le saint protecteur des diacres. Objet d’une grande vénération, de nombreux sanctuaires lui étaient consacrés comme le célèbre monastère de Darachamp [actuellement en Iran du nord], celui des moniales de Tiflis, ainsi que la cathédrale arménienne de Smyrne.

Les moniales dans l’Eglise arménienne

La chose est peu connue mais jusqu’à une époque très récente l’Eglise arménienne possédait plusieurs monastères de moniales et des diaconesses dépendant de ces institutions. C’était en particulier le cas à Ispahan, Jérusalem, Boursa, Tiflis et Chouchi. Le dernier de ces monastères - celui de saint Etienne de Tiflis - disparut dans les années 30 du 20ème siècle dans la tourmente stalinienne. Sa mère supérieure, Hripsimé Tahiriants, issue d’une famille de la bourgeoisie de Tiflis avait été ordonnée au début du siècle. Elle a été immortalisée par H.F.B. Lynch dans son célèbre ouvrage « Armenia ». Dans le contexte général de persécution des Eglises arménienne de la période soviétique, la congrégation est dispersée et Mère Hripsimé meurt en exil dans des conditions de misère extrême. On signale également la présence de plusieurs moniales après le Génocide au patriarcat arménien de Jérusalem.

Le diaconat féminin : le renaissance d’une tradition ancienne

Dans les années 60, le patriarche Chnorhk I de Constantinople encourage la reprise du diaconat féminin. Mais malgré ses efforts et ceux des moniales de congrégation Kalafayan, celui-ci demeure très marginal.

Trente ans plus tard, deux congrégations féminines dédiées à sainte Hripsimé naissent successivement au Liban (Catholicossat de Cilicie) et en Arménie (monastère de sainte Gayané, puis de sainte Hripsimé) mais ne connaissent qu’un développement limité. Toutefois, le Conseil spirituel suprême de saint Etchmiadzine - Synode de l’Eglise arménienne - confie à une commission la mission de régénérer cette institution.

Aujourd’hui, alors que l’Eglise catholique examine depuis plusieurs années la perspective d’instituer un diaconat féminin, l’Eglise arménienne fait preuve d’un modernisme étonnant en encourageant la renaissance de cette antique tradition. C’est le message porté par un événement qui s’est produit, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, au mois de septembre en Iran. En effet, Le 25 septembre dernier, en la cathédrale saint Sarkis [Serge] de la capitale iranienne, l’archevêque Sébouh Sarkissian a ordonné deux jeunes diacres, dont une femme.

L’événement est demeuré totalement inaperçu mais la fête de saint Etienne le Protomartyr nous permet aujourd’hui de présenter cette actualité et de nous féliciter de cet heureux événement en espérant qu’il suscitera de nouvelles vocations, en particulier dans nos communautés d’Europe, et encouragera de nouvelles initiatives de la part de nos évêques.

Rappelons également, que c’est en 1923 que l’Eglise arménienne a reconnu le droit des femmes à élire et à être élue dans toutes les instances de l’Eglise arménienne (conseils paroissiaux et diocèsains - Conciles nationaux). Lors du concile national de 1932 qui élut le Catholicos Khoren I, trois femmes avent été élues déléguées.

Սահակ Սուքիասեան Philippe Sukiasyan

posté le 26 décembre 2017 par Ara/armenews

Photo : Orijentolog



ECONOMIE
L’Arménie ouvre une zone sans taxe à la frontière avec l’Iran

Le gouvernement arménien a inauguré vendredi une zone économique de libre-échange à la frontière entre l’Arménie et l’Iran, affirmant qu’elle attirerait davantage d’investissements étrangers dans l’économie nationale et développerait les liens commerciaux avec la République islamique.

Les entreprises opérant dans la zone proche de la ville arménienne Meghri (sud-est du pays) seront exonérées de pratiquement tous types de taxes. Ils seront autorisés à s’engager non seulement dans la fabrication, mais aussi dans le commerce, le transport de marchandises et même le tourisme.

S’exprimant lors de la cérémonie officielle, le Premier ministre Karen Karapetian a indiqué que son gouvernement s’attendait à ce que cette mesure attire les entreprises iraniennes cherchant à capitaliser sur l’accès tarifaire de l’Arménie au marché russe et au régime commercial privilégié avec l’Union européenne. Il permettra également à d’autres investisseurs étrangers de faire des affaires avec l’Iran, a-t-il ajouté.

“Je suis sûr que la zone économique libre a de très bonnes perspectives“, a affirmé Karapetian aux journalistes. “Mais ce n’est que le début. Nous devons maintenant travailler dur tous les jours », a-t-il nuancé.

Le ministre du Développement économique, Suren Karayan, qui a également assisté à la cérémonie, a déclaré que le gouvernement prévoit qu’entre 50 et 70 entreprises vont s’installer dans cette zone dans les années à venir. Il a déclaré que leur production combinée devrait augmenter les exportations de l’Arménie d’environ 250 millions de dollars par an.

Vahe Hakobian, le gouverneur de la province de Syunik englobant la zone frontalière, estime que cela devrait se traduire par la création de 2 000 nouveaux emplois. “Ce sera certainement un coup de pouce supplémentaire pour le développement socio-économique de notre région“, a-t-il mis en avant.

M. Hakobian a également souligné que des hommes d’affaires de la Géorgie, de l’Ukraine et de la Biélorussie se sont déjà déclarés prêts à investir dans la zone de Meghri. Et une importante délégation de responsables du gouvernement iranien et d’entrepreneurs arrivera mercredi dans la capitale provinciale Kapan.

Un communiqué séparé publié par le bureau de presse de Karapetian indique que la zone d’affaires sera agrandie de 70 hectares dans les prochaines années.

Le Premier ministre arménien a discuté du lancement prochain de la zone avec des responsables iraniens lors d’une visite officielle à Téhéran en octobre. Il a appelé les entreprises iraniennes à y établir des succursales.

Les questions économiques étaient également au programme du voyage du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, le 28 novembre à Erevan. Zarif est arrivé avec un grand groupe d’hommes d’affaires iraniens qui ont organisé une conférence d’une journée avec des entrepreneurs d’Arménie.

“Il existe de très bonnes opportunités pour développer les relations économiques entre les deux pays“, a assuré M. Zarif après des entretiens avec son homologue arménien Edouard Nalbandian.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien s’est établi à 211 millions de dollars, un chiffre relativement modeste, au cours des dix premiers mois de cette année. L’Iran représentait moins de 5% du commerce extérieur global de l’Arménie.

posté le 18 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Le ministre des Affaires étrangères iranien en visite en Arménie

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a rencontré le président Serge Sarkissian et d’autres représentants arméniens hier lors d’une visite à Erevan, qui semblait se concentrer sur les efforts en cours pour élargir les liens économiques arméno-iraniens.

Il est arrivé dans la capitale arménienne avec un groupe important d’hommes d’affaires iraniens qui ont organisé une conférence d’une journée avec des entrepreneurs d’Arménie. Zarif et son homologue Edouard Nalbandian ont ouvert le forum avant de s’entretenir tous les deux.

“Il existe de très bonnes opportunités pour développer les relations économiques entre les deux pays“, a commenté M. Zarif lors d’une conférence de presse conjointe avec Nalbandian.

“L’énergie et le transport de marchandises sont des domaines très importants de notre coopération avec l’Arménie“, a-t-il ajouté. “Nous attachons également de l’importance à notre coopération en matière de science et de technologie.“

Nalbandian a affirmé, pour sa part, qu’ils ont discuté des moyens d’accroître le commerce bilatéral et des préparatifs pour la réunion du mois prochain à Erevan d’une commission intergouvernementale arméno-iranienne sur la coopération économique. Dans ce contexte, il a souligné l’importance d’un accord de libre-échange planifié entre l’Iran et l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie, qui est fortement soutenu par l’Arménie.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien s’est maintenu à un niveau relativement modeste de 197,4 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de l’année. Il était en hausse de 10% par rapport à la même période en 2016.

Zarif aurait confié à Sarkissian plus tard dans la journée que l’échelle actuelle des relations d’affaires arméno-iraniennes « ne correspond pas au niveau élevé des relations politiques entre les deux nations amies ». Les deux hommes ont convenu de la nécessité de « renforcer les liens économiques et développer une coopération mutuellement bénéfique dans divers domaines “, a rapporté le bureau de presse présidentiel arménien. Il a précisé que Zarif a qualifié l’Arménie de “très bon voisin“ de l’Iran.

Les questions économiques ont dominé la réunion séparée de Zarif avec le Premier ministre Karen Karapetian. Ils ont parlé, entre autres, du lancement prochain d’une zone économique libre dans le district de Meghri, au sud-est de l’Arménie, à la frontière avec l’Iran. Selon une déclaration du gouvernement arménien, ils ont convenu que cette zone pour les entreprises manufacturières pourrait donner un coup de pouce majeur aux relations d’affaires arméno-iraniennes.

La déclaration ajoute que les projets énergétiques arméno-iraniens étaient également à l’ordre du jour des pourparlers de Karapetian avec le chef de la diplomatie iranienne.

Karapetian a rencontré le président iranien Hassan Rohani, le premier vice-président Eshaq Jahangiri, le ministre du Pétrole Bijan Zanganeh et le ministre de l’Energie Sattar Mahmoudi lors de sa visite officielle à Téhéran en octobre. Il aurait discuté de la possibilité d’un accord trilatéral qui permettrait à l’Arménie d’importer du gaz naturel bon marché en provenance du Turkménistan via l’Iran. Aucun accord concret à cet effet n’a été annoncé jusqu’à présent. Le Premier ministre arménien a qualifié son voyage en Iran de “très prometteur“.

posté le 29 novembre 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Sommet Turquie-Russie-Iran sur la Syrie à Sotchi le 22 novembre

Ankara, (AFP) - Les présidents turc, russe et iranien se réuniront le 22 novembre dans la station balnéaire russe de Sotchi pour un sommet axé sur la Syrie, où leurs pays jouent un rôle important, ont annoncé jeudi Ankara et Moscou.

Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine et Hassan Rohani “échangeront sur les avancées concernant la réduction de la violence en Syrie permise par les réunions d’Astana, ainsi que sur les activités au sein des +zones de désescalade+“, a déclaré le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, à l’agence de presse étatique Anadolu.

Moscou a confirmé l’organisation d’un sommet tripartite à Sotchi le 22 novembre. “Il réunira les pays garants du processus de règlement syrien. Le sujet sera la Syrie“, a dit le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La Russie, la Turquie et l’Iran parrainent un accord visant à réduire l’intensité des combats pour préparer le terrain à un accord politique en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plus de 330.000 morts et provoqué le déplacement de millions de personnes depuis mars 2011.

Cet accord d’Astana, du nom de la capitale kazakhe où les négociations se déroulent, a permis d’instaurer des “zones de désescalade“ prévoyant l’arrêt des combats. Dans ce cadre, la Turquie a notamment déployé des troupes dans la province rebelle d’Idleb (nord-ouest).

Avant le sommet, les ministre des Affaires étrangères des trois pays parrains de l’accord d’Astana se réuniront “en fin de semaine à Antalya (sud de la Turquie)“, a annoncé le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu au cours d’une conférence de presse.

- Rapprochement russo-turc -

La Russie et l’Iran soutiennent le président syrien Bachar al-Assad, alors que la Turquie appuie les rebelles qui cherchent à le renverser, même si Ankara a mis en sourdine ces derniers mois ses critiques les plus dures à l’endroit du régime de Damas.

Malgré leurs positions contradictoires, la Turquie et la Russie, qui ont traversé une grave crise diplomatique après que l’aviation turque eut détruit en novembre 2015 un avion russe au-dessus de la frontière syrienne, ont mis ces derniers mois leurs différends de côté pour coopérer sur le dossier syrien. Signe de ce réchauffement dans les relations entre ces deux pays, MM.  Poutine et Erdogan se sont rencontrés à cinq reprises cette année et ont eu 13 entretiens téléphoniques depuis janvier, selon Anadolu.

Par ailleurs, depuis un an, la Turquie semble plus soucieuse d’enrayer l’expansion des milices kurdes YPG dans le nord de la Syrie que d’encourager à la chute du régime syrien.

Ankara considère les YPG comme l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée “terroriste“ par la Turquie et ses alliés occidentaux qui mène depuis trois décennies une sanglante guérilla contre les forces de sécurité turques.

Cette question est à l’origine d’une dégradation des relations entre la Turquie et les Etats-Unis, Ankara reprochant à Washington de soutenir les YPG pour combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

posté le 17 novembre 2017 par Ara/armenews


IRAN-KURDISTAN
8 soldats iraniens tués lors d’attaques du groupe armé Kurde, le PJAK en Adrbadagan Occidental (nord-ouest de l’Iran)

L’agence iranienne IRNA annonce que le 3 novembre dans la province d’Adrbadagan Occidental au nord-ouest de l’Iran suite à l’attaque de groupes armées Kurdes, 8 soldats iraniens ont trouvé la mort. Le gouverneur-adjoint de la région iranienne d’Adrbadagan Occidental, a toutefois annoncé que les garde-frontières iraniens, ont tué sur la frontière turco-iranienne un grand nombre d’assaillants armés. Selon des sources fiables, ces attaques sont le fait du PJAK (Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê, le Parti de la Vie Libre du Kurdistan).

Le PJAK fut créé en 2003 en Iran serait une organisation kurde dirigée par le PKK. Sa zone d’action se situe dans les provinces d’Adrbadagan Occidental et de Kermanchah. Son objectif est de parvenir à la création d’un Kurdistan.

Krikor Amirzayan

posté le 6 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Iran  Kurdistan 


JUSTICE
Saisie massive d’héroïne

Le service des douanes arménien a annoncé hier avoir trouvé plus de 100 kilogrammes d’héroïne provenant d’un camion appartenant à des Turcs et qui a traversé l’Iran pour rejoindre l’Arménie.

Le Comité des recettes de l’Etat (SRC) a confié que le camion conduit par un Turc a été soumis à une inspection aux rayons X au passage de Meghri à la frontière arméno-iranienne avant d’être escorté à un entrepôt douanier à Erevan. Les douaniers l’ont alors examiné plus minutieusement et ont trouvé 105 kilogrammes d’héroïne cachés dans la carrosserie du véhicule lourd.

La déclaration du SRC ajoute que l’affaire de contrebande a été renvoyée au Service de sécurité nationale (SSN). Ce dernier n’a publié aucune déclaration sur cet énorme trafic de drogue. Il n’était donc pas clair si le conducteur du camion, identifié comme se nommant Ferdi Ozdemir, a été arrêté.

Le SRC a publié des photos du camion et de la drogue qui aurait été trouvé à l’intérieur. Il a également affirmé que le véhicule appartient à une société de fret enregistrée en Géorgie. Le nom de l’entreprise, Omertransport, suggère qu’il a des propriétaires turcs.

Des ressortissants turcs ont déjà été impliqués dans la plus grande saisie d’héroïne de l’histoire de l’Arménie rapportée par les autorités à Erevan en janvier 2014. Les douaniers arméniens ont alors confisqué jusqu’à 850 kilogrammes de la drogue de classe A dans un camion immatriculé en Géorgie et entré dans le pays via l’Iran.

Le chauffeur géorgien du camion ainsi qu’un citoyen turc, Osman Ugurlu, avaient été arrêtés puis condamnés par un tribunal arménien à 17 et 19 ans de prison respectivement.

Au cours du procès, les procureurs arméniens ont affirmé qu’Ugurlu avait conspiré avec deux autres Turcs pour transporter d’énormes quantités d’héroïne d’Iran vers l’Europe via l’Arménie, la Géorgie et l’Ukraine. Ils ont déclaré que les Turcs avaient créé une entreprise de fret en Géorgie à cette fin en 2013. Les deux accusés ont plaidé non coupables.

L’Iran serait la principale source de trafic de drogue à travers l’Arménie. Des dizaines d’Iraniens ont été emprisonnés en Arménie au cours des deux dernières décennies.

“La plupart des drogues sont introduites clandestinement dans des camions qui traversent le poste frontalier iranien à Meghri“, a indiqué le département d’Etat américain dans son rapport sur la stratégie internationale de contrôle des stupéfiants de 2016. Il a déclaré qu’avec l’aide des États-Unis et de l’Union européenne, l’Arménie “améliore sa capacité à détecter les envois illicites de stupéfiants“.

Le rapport a également noté que la fermeture des frontières avec la Turquie et l’Azerbaïdjan rend l’Arménie “moins attrayante pour le trafic de drogue“ et que l’abus de drogue parmi les Arméniens est “modeste“.

posté le 2 novembre 2017 par Claire/armenews

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RUSSIE/IRAN/AZERBAÏDJAN
Poutine en Iran mercredi pour des pourparlers avec Rohani et Aliev

Moscou, (AFP) - Le président russe Vladimir Poutine se rendra mercredi en Iran pour des pourparlers avec ses homologues iranien Hassan Rohani et azerbaïdjanais Ilham Aliev, a annoncé lundi le Kremlin.

Les trois dirigeants doivent se rencontrer tous ensemble et le président prévoit des entretiens bilatéraux avec ses deux homologues en marge de ce sommet tripartite, a précisé le Kremlin dans un communiqué.

Cette visite de M. Poutine en Iran se déroulera au lendemain de la conclusion de nouveaux pourparlers de paix sur la Syrie à Astana, au Kazakhstan, dont la Russie et l’Iran, alliés du régime de Bachar al-Assad, sont les parrains aux côtés de la Turquie, soutien des rebelles.

Elle intervient aussi alors que Moscou a vivement dénoncé la décision de Donald Trump de refuser de “certifier“ l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

posté le 31 octobre 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Azerbaïdjan  Iran  Russie 


ELECTRICITE
L’Arménie importe le gaz de Russie car il est moins cher que celui d’Iran

L’Arménie importe la majeure partie de son gaz naturel en provenance de Russie parce qu’il est moins cher que le gaz fourni par l’Iran voisin, a insisté vendredi le ministre des Infrastructures énergétiques, Ashot Manukian.

Le gaz russe, qui coûte actuellement 150 dollars pour l’Arménie par millier de mètres cubes, répond à plus de 80% de la demande annuelle du pays. Les importations de gaz restantes proviennent d’Iran dans le cadre d’un accord d’échange impliquant des livraisons d’électricité arménienne à la République islamique.

“Si un prix inférieur nous est offert, nous achèterons certainement plus de gaz iranien“, a souligné Manukian lors d’une conférence de presse.

M. Manukian a déclaré que le Premier ministre, Karen Karapetian, l’avait clairement assuré lors d’une visite officielle à Téhéran la semaine dernière. Selon lui, Karapetian a affirmé au ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh : “Si vous pouvez nous donner du gaz à un prix inférieur, nous sommes prêts à vous acheter directement du gaz et à abandonner en partie l’accord actuel“.

L’échange gaz-électricité devrait être considérablement étendu après la construction en cours d’une troisième ligne de transport d’électricité reliant l’Arménie à l’Iran.

Un haut dirigeant de la Compagnie de gaz nationale d’Iran (CNGI) a affirmé en août que l’Arménie souhaitait doubler, voire même plus, les importations de gaz iranien avant même que la ligne à haute tension ne soit mise en service en 2019. Il a précisé que la partie arménienne devrait payer pour des fournitures supplémentaires en espèces et que cela coûterait plus cher à Erevan que le gaz russe.

Les médias iraniens ont cité la semaine dernière le vice-ministre du Pétrole, Amir-Hossein Zamaninia, affirmant que Karapetian avait également discuté à Téhéran de la possibilité d’importer du gaz arménien du Turkménistan via l’Iran. Erevan s’intéresse au gaz turkmène car il serait probablement moins cher que pour le gaz iranien.

Karapetian, qui a géré Gasprom de 2001 à 2010, a refusé d’en dire plus concernant les discussions sur le gaz avec les dirigeants iraniens lorsqu’il s’est entretenu avec des journalistes à Gumri mercredi. Il a seulement lâché qu’il revenait d’Iran avec “des projets très bons et très prometteurs“.

posté le 23 octobre 2017 par Claire/armenews

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