Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Poutine


DIPLOMATIE
Nikol Pashinian se dit satisfait de ses entretiens « productifs » avec Poutine

Le Premier ministre arménien Nikol Pashinian a qualifié hier de “très productive“ sa première rencontre avec le président russe Vladimir Poutine qui s’est tenue lundi à Sotchi.

“Nous avons discuté d’un très large éventail de questions et ce fut une réunion très productive“, a-t-il commenté auprès de nos confrères de RFE / RL (Azatutyun.am).

Pashinian a confirmé que le conflit du Nagorno-Karabakh était également à l’ordre du jour des pourparlers avec Poutine. “C’était une discussion assez générale. Nous ne sommes pas entrer vraiment dans les détails “, a-t-il dit.

Dans son discours d’investiture, le Premier ministre arménien, entré en fonction le 8 mai, a réaffirmé son engagement à maintenir des “relations stratégiques alliées“ avec la Russie. “Je peux vous assurer qu’il existe un consensus sur cette question en Arménie, et personne n’a jamais douté et, je pense, ne doutera jamais de l’importance stratégique des relations russo-arméniennes“, a-t-il confié.

Pour sa part, Poutine a déclaré à Pashinian qu’il considérait l’Arménie comme “notre partenaire et allié le plus proche dans la région“ et espérait que les relations entre la Russie et l’Arménie “se développeront aussi régulièrement que cela a été le cas jusqu’à présent“.

Ni le Kremlin ni le gouvernement arménien n’ont publié de déclaration sur les résultats de la rencontre entre Poutine et Pashinian, qui a eu lieu en présence d’autres hauts responsables arméniens et russes.

Les deux dirigeants se sont rencontrés dans la ville russe de Sotchi quelques heures avant le sommet des cinq anciennes républiques soviétiques composant l’Union économique eurasienne (UEE).

Comme les autres dirigeants de l’alliance Yelk, Pashinian a critiqué l’année dernière l’adhésion de l’Arménie à cette union, ainsi qu’à un autre bloc dirigé par la Russie, l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC). Cependant, il a précisé qu’il ne se retirera pas de l’UEE et de l’OTSC après les manifestations de rue massives qu’il a organisées et qui ont conduit à la démission du leader de longue date du pays, Serge Sarkissian, le 23 avril.

“C’était très intéressant“, a expliqué Pashinian à propos de ses impressions sur le sommet de l’UEE à Sotchi.

posté le 16 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Echange téléphonique entre Vladimir Poutine et Armen Sarkissian

Le président russe Vladimir Poutine a téléphoné hier à son homologue arménien Armen Sarkissian pour discuter de la crise politique qui perdure en Arménie.

Selon un communiqué du Kremlin, les deux hommes ont souligné que “pour surmonter rapidement la crise interne, toutes les forces politiques du pays doivent faire preuve de retenue et de détermination pour résoudre les problèmes existants grâce à un dialogue constructif cadre“.

Le bureau de presse de Sarkissian n’a pas donné plus de détails sur l’appel téléphonique.

Plus tôt dans la journée, le secrétaire de presse de Poutine, Dmitri Peskov, a de nouveau fait des commentaires prudents sur la crise qui a conduit à la démission du Premier ministre Serge Sarkissian lundi. “Nous estimons toujours qu’il s’agit d’une affaire interne [à l’Arménie] et nous espérons que nos amis arméniens parviendront à régler cette situation et parviendront très bientôt à une solution consensuelle“, a-t-il dit.

“Nous continuons à surveiller cette situation de très près“, a ajouté M. Peskov, selon des agences de presse russes.

Peskov a fait des commentaires similaires lundi peu avant que Serge Sarkissian ne démissionne sous la pression de dizaines de milliers de personnes manifestant à Erevan et dans d’autres parties du pays.

“L’Arménie, la Russie est toujours avec vous !“, a assuré une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères après l’annonce de la démission de Sarkissian.

Le Kremlin, qui accuse fréquemment l’Occident d’avoir fomenté des « révolutions de velours » dans les anciens États soviétiques, s’est donc tenu à l’écart du soutien de Sarkissian. Il n’a fait aucune déclaration publique à l’appui du Premier ministre par intérim de l’Arménie, Karen Karapetian. Ce dernier est un ancien dirigeant des filiales arméniennes et russes du géant énergétique de Gazprom.

Nikol Pashinian, le chef de l’opposition qui a organisé les protestations massives, a rejeté hier la spéculation selon laquelle le Kremlin voudrait que Karapetian reste au pouvoir. Pashinian a révélé qu’il avait rencontré plus tôt dans la journée des “représentants officiels de Moscou“ et ils lui ont assuré que “la Russie n’intervient pas dans les affaires intérieures de l’Arménie“.

S’exprimant lors de son dernier rassemblement à Erevan, Pachinian a également averti Karapetian et le parti républicain au pouvoir qu’il voulait se proposer en tant que Premier ministre par intérim du pays. Il a affirmé que certains législateurs HHK sont prêts à voter pour sa candidature au Parlement.

Pashinian a averti que ses partisans vont “bloquer“ le bâtiment du Parlement et le bureau du Premier ministre à Erevan si la majorité du HHK à l’Assemblée nationale décide d’installer Karapetian comme Premier ministre.

posté le 26 avril 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



RUSSIE/ARMENIE
Vladimir Poutine félicite Serge Sarkissian

Le président russe Vladimir Poutine a téléphoné mardi soir à Serge Sarkissian pour le féliciter suite à sa nomination au poste de nouveau Premier ministre arménien.

“Les deux parties ont souligné l’importance de poursuivre le développement du partenariat et de la coopération alliés dans toutes les directions“, peut-on lire dans un communiqué publié par le Kremlin, quelques heures après l’élection de Sarkissian au poste de Premier ministre par le Parlement arménien.

Poutine a également envoyé un message de félicitations écrit à Sarkissian, qui a été publié par le bureau du tout nouveau Premier ministre. Il a exprimé sa confiance sur le fait que Serge Sarkissian, grâce à sa fonction de Premier ministre, aidera à “renforcer davantage“ les relations russo-arméniennes.

Poutine a également noté la « haute autorité politique » du leader arménien et « le soutien populaire à la politique de réformes de ce dernier visant à résoudre efficacement les problèmes socio-économiques auxquels l’Arménie est confrontée ».

Poutine est apparemment le premier dirigeant étranger à avoir félicité Sarkissian, qui restera donc l’homme le plus puissant de l’Arménie grâce au nouveau système de gouvernement parlementaire.

Les deux hommes s’étaient entretenus à Moscou en novembre dernier.

posté le 19 avril 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Armen Sarkissian promet de renforcer les liens « stratégiques » avec la Russie

Le nouveau président arménien Armen Sarkissian a fait l’éloge de son homologue russe Vladimir Poutine et a déclaré qu’il chercherait à renforcer les relations déjà étroites de l’Arménie avec la Russie, qu’il qualifie d’“alliance stratégique“.

M. Sarkissian a accordé une interview à l’agence officielle russe TASS quelques heures après son investiture en tant que nouveau chef d’Etat arménien lundi.

“Saisissant cette opportunité, je souhaite sincèrement à Vladimir Poutine, qui a remporté une victoire convaincante lors des dernières élections présidentielles en Russie, de nouveaux succès dans ses efforts pour développer davantage l’économie de son pays, accroître le bien-être de ses citoyens, et jouer un rôle sur la scène internationale », a-t-il déclaré.

“En tant que président de l’Arménie, je considère comme une priorité le renforcement de l’alliance stratégique arméno-russe l’amitié entre nos peuples et l’expansion des contacts interpersonnels“, a-t-il ajouté.

Cette alliance a une « base historique solide » qui doit être « préservée, enrichie et constamment multipliée », a souligné Sarkissian.

Vladimir Poutine a été l’un des premiers dirigeants étrangers à féliciter Armen Sarkissian pour avoir été élu président par le Parlement arménien le 2 mars. Il a exprimé sa confiance sur le fait qu’Armen Sarkissian contribuera à un “développement ultérieur“ des relations russo-arméniennes.

Le nouveau président arménien a annoncé à TASS qu’il espérait se rendre à Moscou “très prochainement“. “Les dirigeants arméniens ont traditionnellement fait leur première visite officielle à l’étranger à Moscou“, a-t-il rappelé.

Armen Sarkissian, qui vit en Grande-Bretagne depuis près de trente ans, a décrit la Russie comme étant un « pays frère ». « Pour de nombreuses générations en Arménie - et c’est le cas pour moi -, la culture, l’art et la littérature russes ont été et restent une source d’inspiration, a souligné l’homme de 64 ans. Cela a joué un rôle dans la formation de ma vision du monde.“

posté le 11 avril 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Les ventes d’armes à l’Azerbaïdjan ne remettent pas en cause les relations entre l’Arménie et la Russie

Mercredi un haut fonctionnaire arménien a critiqué la poursuite des ventes d’armes russes à l’Azerbaïdjan, mais a précisé qu’elles ne compromettraient pas les liens militaires entre l’Arménie et la Russie.

« L’Azerbaïdjan n’est pas le genre d’état à qui l’on peut vendre des armes, car les armes ne devraient être vendues qu’à des pays qui visent à les utiliser de façon défensive. J’espère que tout le monde sera d’accord avec cela dans le futur », a déclaré le vice-président du parlement, Edouard Sharmazanov, qui est également le porte-parole principal du Parti Républicain (HHK).

« D’autre part, cela ne doit pas entraver l’approfondissement des relations stratégiques et politiques russo-arméniennes », a ajouté Sharmazanov. « Elles ne doivent pas être conditionnées uniquement par les relations russo-azéries. Les relations russo-arméniennes sont plus profondes et découlent des intérêts des deux pays ».

La Russie a vendu près de 5 milliards de dollars de chars d’assaut, de systèmes d’artillerie et d’armes à l’Azerbaïdjan, conformément aux contrats de défense signés entre 2009 et 2011. Les approvisionnements en armes ont continué même après les critiques des dirigeants arméniens, suite à l’offensive azérie d’avril 2016 au Haut-Karabagh.

Selon le Registre des Armes Classiques des Nations Unies, l’année dernière les Russes ont expédié six systèmes d’artillerie lourde à l’armée azérie. À la fin du mois dernier, un navire de fret russe a livré un nouveau lot de systèmes de missiles antichars au port de Bakou. Et plus tôt cette semaine le Ministère de la Défense azéri a annoncé avoir reçu des centaines de roquettes thermostatiques russes pour les systèmes de lancement multiple TOS-1A.

Le président russe Vladimir Poutine a défendu ces accords d’armement lucratifs avec Bakou après avoir discuté avec son homologue arménien, Serge Sarkissian, à Moscou en août dernier. Poutine impliquait que l’Azerbaïdjan - pays riche en pétrole - aurait pu acheter des armes offensives à d’autres pays. Il a également rappelé que la Russie fournit depuis longtemps une aide militaire substantielle à l’Arménie.

Lors d’un défilé militaire en septembre 2016 à Erevan, l’armée arménienne a présenté de nouvelles armes russes, notamment des missiles balistiques Iskander à la pointe de la technologie.

La Russie est le principal fournisseur d’armes et de munitions de l’Arménie en raison de l’alliance militaire entre les deux nations. Erevan a reçu des armes russes à des tarifs réduit et même gratuitement.

posté le 13 juillet 2017 par Claire/armenews


GÉOPOLITIQUE
De nouvelles armes russes livrées à l’Azerbaïdjan

La Russie a livré un nouveau lot de systèmes de missiles antichar en Azerbaïdjan dans le cadre de négociations lucratives avec Bakou qui ont été fortement critiquées par l’Arménie au cours de la dernière année.

Le ministère de la Défense Azéri a publié ce week-end une vidéo montrant une douzaine de systèmes Khrizantema-S déchargés d’un cargo cargo russe dans le port de la mer Caspienne de Bakou.

Khrizantema-S est conçu pour détecter et détruire des citernes, des véhicules blindés, des fortifications de terrain et même des cibles aériennes volantes avec des missiles guidés. Il est entré en service avec les forces armées russes en 2005.

L’Azerbaïdjan aurait reçu 10 systèmes de ce type en 2015. Ils auraient été commandés en 2014.

Les principaux responsables militaires arméniens ont refusé lundi de commenter la dernière livraison. Le ministre de la Défense, Vigen Sargsian, a déclaré qu’il se prononcerait lors d’une conférence de presse plus tard cette semaine.

« Ce sont les leaders politiques qui s’attaqueront à cette question et réagiront », a déclaré le colonel General Movses Hakobian.

La Russie a également vendu près de 5 milliards de dollars de réservoirs, systèmes d’artillerie et autres armes à l’Azerbaïdjan conformément aux contrats de défense signés entre 2009 et 2011. Selon le Registre des Armes Classiques des Nations Unies, la Russie a envoyé six systèmes d’artillerie lourde à l’armée Azérie l’année dernière.

Les dirigeants arméniens ont intensifié leurs critiques sur ces accords d’armement suite à l’offensive de l’Azerbaïdjan en avril 2016 au Haut-Karabagh. Ils ont déclaré que les approvisionnements en armes sont contraires à l’alliance militaire de la Russie avec l’Arménie et encouragent Bakou à tenter une solution militaire au conflit du Karabagh.

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a rejeté la critique arménienne après avoir visité Erevan plus tard en avril 2016. Il a déclaré que la Russie délivre des armes à la fois à l’Arménie et à l’Azerbaïdjan et soutient ainsi l’équilibre militaire dans le conflit.

En août, le président russe, Vladimir Poutine, a nié que Moscou a augmenté le risque d’une autre guerre du Karabagh. Après des entretiens au Kremlin avec son homologue arménien Serge Sarkissian, Poutine a laissé entendre que l’Azerbaïdjan - pays riche en pétrole - aurait pu acheter des armes offensives à d’autres pays. Il a également soutenu que la Russie fournit depuis longtemps une aide militaire substantielle à l’Arménie.

L’armée arménienne a présenté de nouvelles armes récemment acquises à la Russie lors d’un défilé militaire en septembre 2016 à Erevan. Ceux-ci incluaient des missiles balistiques d’Iskander.

posté le 29 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Vladimir Poutine loue les liens amicaux entre la Russie et l’Arménie

Le président russe Vladimir Poutine a salué le “caractère vraiment amical“ des relations de la Russie avec l’Arménie et a exprimé sa confiance que les deux pays se rapprocheront encore plus après les pourparlers qu’il a eu avec son homologue arménien Serge Sarkissian hier.

“La Russie et l’Arménie cherchent sincèrement à renforcer leur coopération mutuellement bénéfique et leur partenariat stratégique global“, a-t-il déclaré aux journalistes du Kremlin.

“Nous ferons des efforts conjoints pour renforcer davantage notre alliance stratégique“, a ajouté Sarkissian pour sa part.

Un communiqué conjoint de Poutine et Sarkissian précise qu’ils s’efforceront de réaliser “l’énorme potentiel des relations russo-arméniennes“ dans les domaines politique, économique et militaire.

Les deux dirigeants ont salué une augmentation considérable du commerce russo-arménien qui a été enregistrée l’an dernier en dépit des récessions économiques dans les deux pays.

“La Russie est le principal partenaire commercial de l’Arménie“, a souligné Poutine. Il a également mis en avant les investissements russes dans les secteurs de l’énergie, des mines et des transports en Arménie.

Tout en promettant d’aider à renforcer les relations commerciales russo-arméniennes, les deux dirigeants n’ont annoncé aucun accord concret à cet effet. Poutine a dit seulement que les deux gouvernements envisagent maintenant d’utiliser la monnaie nationale de l’autre dans le cadre de leur commerce bilatéral.

En visite à Moscou à la fin janvier, le Premier ministre Karen Karapetian a appelé à la création d’un « fonds d’investissement » russo-arménien qui financerait des projets commerciaux en Arménie. Il a ensuite affirmé que le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait « évalué positivement la proposition ». Ni Poutine ni Sarkissian n’ont mentionné la question dans leurs déclarations à la presse.

Comme on pouvait s’y attendre, le conflit non résolu du Haut-Karabagh était également à l’ordre du jour de la dernière visite officielle de Sarkissian à Moscou. Une déclaration conjointe explqie que les deux dirigeants étaient d’accord sur la nécessité de renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit avec des mesures concrètes qui ont été élaborées lors des sommets arméno-azerbaïdjanais organisés l’an dernier.

Poutine a accueilli une de ces réunions à Saint-Pétersbourg en juin 2016. Les présidents Sarkissian et Ilham Aliev ont signalé des progrès vers un règlement pacifique après ces entretiens. Cependant, le processus de paix s’est arrêté à nouveau dans les semaines qui ont suivi.

“La Russie continue à apporter tous les types de soutien à la recherche de solutions mutuellement acceptables au conflit dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE et lors de contacts directs entre Erevan et Bakou“, a déclaré M. Poutine hier. Il n’a donné aucun détail de sa discussion sur le Karabagh avec Sarkidsian.

Poutine a également noté que Sarkissian était à Moscou à l’approche des élections parlementaires en Arménie. Il a assuré que les autorités à Erevan faisaient “tous les efforts“ pour s’assurer que le vote était démocratique.

“Je voudrais vous souhaiter beaucoup de succès dans cette entreprise“, a déclaré Poutine au chef arménien. “La Russie est sincèrement intéressée par une Arménie stable, indépendante et dynamiquement en développement.“

posté le 16 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



TURQUIE
Le président Poutine demande des explications à Erdogan

Les nouvelles déclarations intempestives du président turc Erdogan, qui avait indiqué mardi 29 novembre que l’opération militaire menée par les forces turques en Syrie depuis août avait pour objectif ultime de mettre un terme au pouvoir du président syrien Bachar Al Assad ont fait l’effet d’une douche froide en Russie, où la réconciliation scellée en octobre dernier après une brouille de près d’un an due au crash d’un bombardier russe provoqué des chasseurs turcs dans le ciel syrien devait être confortée par une nouvelle rencontre entre les ministres des affaires étrangères russe et turc.

Les propos du président turc, intervenant à la veille de cette rencontre à Ankara, passaient d’autant mal au Kremlin que c’est avec la complaisance des forces russes, qui ont le contrôle du ciel syrien, que l’armée turque, que l’on disait affaiblie par les purges qui avaient succédé au putsch manqué de juillet, avait lancé le 24 août son opération « foudre de l’Euphrate » qui permettait à la Turquie de prendre le contrôle de vastes territoires au nord de la Syrie et d’empêcher du même coup que les forces kurdes syriennes, pourtant théoriquement soutenues par Moscou comme par l’Occident, ne s’en emparent.

En vertu d’un contrat tacite entre les deux voisins, ils suivraient chacun leur chemin en Syrie, dans la mesure où ils ne se gêneraient pas mutuellement et la Turquie avait semblé suivre la consigne, dans un premier temps du moins, en ne cherchant pas à s’interposer dans la vaste offensive menée par les forces loyalistes syriennes, soutenues activement par l’aviation russe, en vue de reprendre les quartiers Est d’Alep encore sous le contrôle des rebelles.

Mais alors que se profile la perspective d’un retour en force du régime syrien à Alep, qui se situe à moins de 100 km de ses frontières, M. Erdogan ne peut rester impassible.

Le maître du Kremlin a eu un entretien téléphonique avec son homologue turc pour lui demander des explications concernant les propos qu’il avait tenus sur la chute du président syrien.

Plus diplomatiquement, le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a fait savoir que durant leur entretien téléphonique, MM Poutine et Erdogan auraient échangé leurs points de vue sur le conflit syrien en mettant l’accent sur la situation à Alep.

“Les deux parties ont discuté de questions urgentes concernant les relations russo-turques, y compris les contacts bilatéraux à venir à différents niveaux“, a fait savoir le Kremlin dans un communiqué qui faisait sans doute allusion en tout premier lieu à la rencontre qui devait lieu le 1er décembre à Ankara entre les ministres des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, et turc Mevlüt Cavusoglu.

M. Peskov avait par ailleurs précisé qu’il était inopportun de spéculer sur les éventuelles incidences sur les relations russo-turques des derniers propos du président Erdogan sur Bachar Al Assad.

M. Peskov a ajouté que les déclarations de M. Erdogan, qui n’auraient pas été évoquées lors de l’entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, allaient à l’encontre de la position de la Russie concernant la situation en Syrie et au-delà.

posté le 2 décembre 2016 par Gari/armenews


ARMENIE/AZERBAIDJAN
Les ex-pays soviétiques appellent à la paix au Karabagh

Les dirigeants de la Russie et de cinq autres anciens Etats soviétiques - qui composent aujourd’hui l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) - appellent à une résolution “uniquement pacifique“ du conflit du Haut-Karabagh, a expliqué le président Serge Sarkissian après avoir organisé un sommet de l’OTSC à Erevan vendredi.

Sarkissian, le président russe Vladimir Poutine, leurs homologues de la Biélorussie, du Kirghizistan et du Tadjikistan ainsi que le Premier ministre du Kazakhstan, Bakijan Sagintayev, se sont entretenus dans la capitale arménienne pour discuter des activités et des priorités du pacte de défense dirigée par la Russie.

Ils ont signé une vingtaine de déclarations en commun et d’autres documents, y compris un accord sur la “stratégie de sécurité collective de l’OTSC“ pour les 10 prochaines années. Aucun de ces documents n’a été immédiatement rendu public.

Prenant la parole à la fin du sommet, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré que les dirigeants de l’OTSC ont convenu de faire connaître leurs priorités seulement après que leur gouvernement respectif mène “un travail approfondi“ visant à accroître le profil international du bloc. Alexandre Loukachenko a ajouté qu’ils ont besoin de “forcer“ l’OTAN et d’autres structures de sécurité internationale à “reconnaître notre organisation.“

Sarkissian, qui a officiellement transmis la présidence tournante du bloc à son homologue biélorusse, a été le seul chef de l’OTSC à s’exprimer face à la presse après le sommet. Mais il n’a pas répondu aux questions des journalistes.

“Les partenaires de l’OTSC ont exprimé leur soutien pour les accords sur la prévention de l’escalade de la situation dans la zone de conflit du Karabagh“, a affirmé Sarkissian.

“Durant la session, l’OTSC a réaffirmé la nécessité d’une résolution exclusivement pacifique du problème du Haut-Karabakh et a exprimé son soutien aux efforts déployés par les co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE pour régler le conflit sur la base du droit international“, a ajouté le leader arménien.

Sarkissian a noté que les dirigeants de l’OTSC ont spécifiquement soutenu la poursuite d’un règlement du conflit du Karabagh sur la base des principes internationalement reconnus de non-usage de la force, de l’intégrité territoriale des Etats et du droit à l’autodétermination des peuples.

Des Etats membres de l’OTSC - le Kazakhstan et le Kirghizstan - avaient signé des déclarations pro-azéries, appelant à une paix au Karabagh basée uniquement sur l’un de ces principes : l’intégrité territoriale. L’Arménie a maintes fois critiqué ces positions.

Les tensions entre l’Arménie et le Kazakhstan a augmenté en avril après que la république d’Asie centrale a bloqué une réunion prévue à Erevan des Premiers ministres des Etats membres de l’Union économique eurasienne. La position du Kazakhstan a été largement interprétée comme une manifestation de soutien à l’Azerbaïdjan dans le sillage des violents combats entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises.

Par ailleurs, le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev n’a pas assisté au sommet de l’OTSC à Erevan, apparemment en raison de sa mauvaise santé. Il a également annulé un voyage à Bakou prévu pour cette semaine.

La question du Karabagh serait la raison pour laquelle l’OTSC a retardé la nomination, conformément à ses statuts, d’un Arménien en tant que prochain secrétaire général de l’OTSC. Cela aurait du être le cas en fin d’année dernière. Les dirigeants du bloc ont toutefois décidé de prolonger le mandat d’un an de l’actuel secrétaire général, Nikolay Bordyuzha.

Ils ont à nouveau discuté de la question, mais ne sont parvenus à aucun accord à Erevan. “Nous allons en discuter à la fin de cette année à Saint-Pétersbourg“, a assuré Sarkissian.

posté le 17 octobre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200