Nouvelles d'Arménie
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Poutine


DIPLOMATIE
Vladimir Poutine loue les liens amicaux entre la Russie et l’Arménie

Le président russe Vladimir Poutine a salué le “caractère vraiment amical“ des relations de la Russie avec l’Arménie et a exprimé sa confiance que les deux pays se rapprocheront encore plus après les pourparlers qu’il a eu avec son homologue arménien Serge Sarkissian hier.

“La Russie et l’Arménie cherchent sincèrement à renforcer leur coopération mutuellement bénéfique et leur partenariat stratégique global“, a-t-il déclaré aux journalistes du Kremlin.

“Nous ferons des efforts conjoints pour renforcer davantage notre alliance stratégique“, a ajouté Sarkissian pour sa part.

Un communiqué conjoint de Poutine et Sarkissian précise qu’ils s’efforceront de réaliser “l’énorme potentiel des relations russo-arméniennes“ dans les domaines politique, économique et militaire.

Les deux dirigeants ont salué une augmentation considérable du commerce russo-arménien qui a été enregistrée l’an dernier en dépit des récessions économiques dans les deux pays.

“La Russie est le principal partenaire commercial de l’Arménie“, a souligné Poutine. Il a également mis en avant les investissements russes dans les secteurs de l’énergie, des mines et des transports en Arménie.

Tout en promettant d’aider à renforcer les relations commerciales russo-arméniennes, les deux dirigeants n’ont annoncé aucun accord concret à cet effet. Poutine a dit seulement que les deux gouvernements envisagent maintenant d’utiliser la monnaie nationale de l’autre dans le cadre de leur commerce bilatéral.

En visite à Moscou à la fin janvier, le Premier ministre Karen Karapetian a appelé à la création d’un « fonds d’investissement » russo-arménien qui financerait des projets commerciaux en Arménie. Il a ensuite affirmé que le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait « évalué positivement la proposition ». Ni Poutine ni Sarkissian n’ont mentionné la question dans leurs déclarations à la presse.

Comme on pouvait s’y attendre, le conflit non résolu du Haut-Karabagh était également à l’ordre du jour de la dernière visite officielle de Sarkissian à Moscou. Une déclaration conjointe explqie que les deux dirigeants étaient d’accord sur la nécessité de renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit avec des mesures concrètes qui ont été élaborées lors des sommets arméno-azerbaïdjanais organisés l’an dernier.

Poutine a accueilli une de ces réunions à Saint-Pétersbourg en juin 2016. Les présidents Sarkissian et Ilham Aliev ont signalé des progrès vers un règlement pacifique après ces entretiens. Cependant, le processus de paix s’est arrêté à nouveau dans les semaines qui ont suivi.

“La Russie continue à apporter tous les types de soutien à la recherche de solutions mutuellement acceptables au conflit dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE et lors de contacts directs entre Erevan et Bakou“, a déclaré M. Poutine hier. Il n’a donné aucun détail de sa discussion sur le Karabagh avec Sarkidsian.

Poutine a également noté que Sarkissian était à Moscou à l’approche des élections parlementaires en Arménie. Il a assuré que les autorités à Erevan faisaient “tous les efforts“ pour s’assurer que le vote était démocratique.

“Je voudrais vous souhaiter beaucoup de succès dans cette entreprise“, a déclaré Poutine au chef arménien. “La Russie est sincèrement intéressée par une Arménie stable, indépendante et dynamiquement en développement.“

posté le 16 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



TURQUIE
Le président Poutine demande des explications à Erdogan

Les nouvelles déclarations intempestives du président turc Erdogan, qui avait indiqué mardi 29 novembre que l’opération militaire menée par les forces turques en Syrie depuis août avait pour objectif ultime de mettre un terme au pouvoir du président syrien Bachar Al Assad ont fait l’effet d’une douche froide en Russie, où la réconciliation scellée en octobre dernier après une brouille de près d’un an due au crash d’un bombardier russe provoqué des chasseurs turcs dans le ciel syrien devait être confortée par une nouvelle rencontre entre les ministres des affaires étrangères russe et turc.

Les propos du président turc, intervenant à la veille de cette rencontre à Ankara, passaient d’autant mal au Kremlin que c’est avec la complaisance des forces russes, qui ont le contrôle du ciel syrien, que l’armée turque, que l’on disait affaiblie par les purges qui avaient succédé au putsch manqué de juillet, avait lancé le 24 août son opération « foudre de l’Euphrate » qui permettait à la Turquie de prendre le contrôle de vastes territoires au nord de la Syrie et d’empêcher du même coup que les forces kurdes syriennes, pourtant théoriquement soutenues par Moscou comme par l’Occident, ne s’en emparent.

En vertu d’un contrat tacite entre les deux voisins, ils suivraient chacun leur chemin en Syrie, dans la mesure où ils ne se gêneraient pas mutuellement et la Turquie avait semblé suivre la consigne, dans un premier temps du moins, en ne cherchant pas à s’interposer dans la vaste offensive menée par les forces loyalistes syriennes, soutenues activement par l’aviation russe, en vue de reprendre les quartiers Est d’Alep encore sous le contrôle des rebelles.

Mais alors que se profile la perspective d’un retour en force du régime syrien à Alep, qui se situe à moins de 100 km de ses frontières, M. Erdogan ne peut rester impassible.

Le maître du Kremlin a eu un entretien téléphonique avec son homologue turc pour lui demander des explications concernant les propos qu’il avait tenus sur la chute du président syrien.

Plus diplomatiquement, le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a fait savoir que durant leur entretien téléphonique, MM Poutine et Erdogan auraient échangé leurs points de vue sur le conflit syrien en mettant l’accent sur la situation à Alep.

“Les deux parties ont discuté de questions urgentes concernant les relations russo-turques, y compris les contacts bilatéraux à venir à différents niveaux“, a fait savoir le Kremlin dans un communiqué qui faisait sans doute allusion en tout premier lieu à la rencontre qui devait lieu le 1er décembre à Ankara entre les ministres des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, et turc Mevlüt Cavusoglu.

M. Peskov avait par ailleurs précisé qu’il était inopportun de spéculer sur les éventuelles incidences sur les relations russo-turques des derniers propos du président Erdogan sur Bachar Al Assad.

M. Peskov a ajouté que les déclarations de M. Erdogan, qui n’auraient pas été évoquées lors de l’entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, allaient à l’encontre de la position de la Russie concernant la situation en Syrie et au-delà.

posté le 2 décembre 2016 par Gari/armenews


ARMENIE/AZERBAIDJAN
Les ex-pays soviétiques appellent à la paix au Karabagh

Les dirigeants de la Russie et de cinq autres anciens Etats soviétiques - qui composent aujourd’hui l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) - appellent à une résolution “uniquement pacifique“ du conflit du Haut-Karabagh, a expliqué le président Serge Sarkissian après avoir organisé un sommet de l’OTSC à Erevan vendredi.

Sarkissian, le président russe Vladimir Poutine, leurs homologues de la Biélorussie, du Kirghizistan et du Tadjikistan ainsi que le Premier ministre du Kazakhstan, Bakijan Sagintayev, se sont entretenus dans la capitale arménienne pour discuter des activités et des priorités du pacte de défense dirigée par la Russie.

Ils ont signé une vingtaine de déclarations en commun et d’autres documents, y compris un accord sur la “stratégie de sécurité collective de l’OTSC“ pour les 10 prochaines années. Aucun de ces documents n’a été immédiatement rendu public.

Prenant la parole à la fin du sommet, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré que les dirigeants de l’OTSC ont convenu de faire connaître leurs priorités seulement après que leur gouvernement respectif mène “un travail approfondi“ visant à accroître le profil international du bloc. Alexandre Loukachenko a ajouté qu’ils ont besoin de “forcer“ l’OTAN et d’autres structures de sécurité internationale à “reconnaître notre organisation.“

Sarkissian, qui a officiellement transmis la présidence tournante du bloc à son homologue biélorusse, a été le seul chef de l’OTSC à s’exprimer face à la presse après le sommet. Mais il n’a pas répondu aux questions des journalistes.

“Les partenaires de l’OTSC ont exprimé leur soutien pour les accords sur la prévention de l’escalade de la situation dans la zone de conflit du Karabagh“, a affirmé Sarkissian.

“Durant la session, l’OTSC a réaffirmé la nécessité d’une résolution exclusivement pacifique du problème du Haut-Karabakh et a exprimé son soutien aux efforts déployés par les co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE pour régler le conflit sur la base du droit international“, a ajouté le leader arménien.

Sarkissian a noté que les dirigeants de l’OTSC ont spécifiquement soutenu la poursuite d’un règlement du conflit du Karabagh sur la base des principes internationalement reconnus de non-usage de la force, de l’intégrité territoriale des Etats et du droit à l’autodétermination des peuples.

Des Etats membres de l’OTSC - le Kazakhstan et le Kirghizstan - avaient signé des déclarations pro-azéries, appelant à une paix au Karabagh basée uniquement sur l’un de ces principes : l’intégrité territoriale. L’Arménie a maintes fois critiqué ces positions.

Les tensions entre l’Arménie et le Kazakhstan a augmenté en avril après que la république d’Asie centrale a bloqué une réunion prévue à Erevan des Premiers ministres des Etats membres de l’Union économique eurasienne. La position du Kazakhstan a été largement interprétée comme une manifestation de soutien à l’Azerbaïdjan dans le sillage des violents combats entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises.

Par ailleurs, le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev n’a pas assisté au sommet de l’OTSC à Erevan, apparemment en raison de sa mauvaise santé. Il a également annulé un voyage à Bakou prévu pour cette semaine.

La question du Karabagh serait la raison pour laquelle l’OTSC a retardé la nomination, conformément à ses statuts, d’un Arménien en tant que prochain secrétaire général de l’OTSC. Cela aurait du être le cas en fin d’année dernière. Les dirigeants du bloc ont toutefois décidé de prolonger le mandat d’un an de l’actuel secrétaire général, Nikolay Bordyuzha.

Ils ont à nouveau discuté de la question, mais ne sont parvenus à aucun accord à Erevan. “Nous allons en discuter à la fin de cette année à Saint-Pétersbourg“, a assuré Sarkissian.

posté le 17 octobre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Poutine espère que les relations arméno-russes vont encore plus se renforcer

Le président russe Vladimir Poutine a exprimé sa confiance hier sur le fait que la Russie et l’Arménie vont encore approfondir leurs relations déjà étroites et “profondément ancrées dans l’histoire.“

Dans une lettre envoyé au président Serge Sarkissian à l’occasion de la Journée de l’indépendance de l’Arménie, M. Poutine a souligné que les liens russo-arméniens sont “enrichis grâce à des projets prometteurs dans différents secteurs.“ Ils sont également cimentés par l’adhésion de ces deux pays à l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie et l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), écrit-il.

“Je suis convaincu que, grâce à nos efforts conjoints, nous ferons en sorte de poursuivre le développement de l’ensemble des relations stratégiques et la coopération constructive sur le traitement des questions urgentes d’intérêt régional et international. Ceci est sans aucun doute dans l’intérêt des peuples frères de nos deux pays “, a ajouté le dirigeant russe.

Poutine a félicité Sarkissian d’avoir accepté que des soldats russes défilent lors de la parade militaire qui s’est tenue à Erevan pour célébrer le 25e anniversaire de l’indépendance. La Russie a gardé une base militaire en Arménie depuis l’effondrement soviétique.

Poutine et Sarkissian se sont rencontré à Moscou début août pour des entretiens qui auraient porté sur le conflit du Haut-Karabagh. Moscou a pris les devants dans les efforts internationaux pour renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit et relancer les pourparlers de paix arméno-azerbaïdjanais après les durs combats qui ont éclaté début avril.

Poutine a accueilli une rencontre entre Sarkissian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev à Saint-Pétersbourg en juin. Aliev et Sarkissian ont laissé entendre ensuite qu’ils avaient progressé vers la résolution du conflit, alimentant les spéculations des médias selon lesquelles ils seraient sous pression pour accepter un plan de paix russe. Cependant, aucune des deux parties n’a rapporté fait de pas en avant au cours des dernières semaines.

Pendant ce temps, le président français François Hollande a réaffirmé son “engagement à trouver un règlement juste et durable au conflit du Haut-Karabagh“ dans un message de félicitations envoyé à Sarkissian pour les 25 ans de l’indépendance.

“Comme j’ai eu l’occasion de vous dire au cours de notre réunion de Varsovie le 9 juillet, je suis prêt à accueillir une réunion à Paris en vue de consolider le processus de paix en cours et de discuter des mesures pour résoudre ce très long conflit“, a écrit Hollande.

posté le 22 septembre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



MILITAIRE
Selon un journal russe, Moscou fournira les mêmes armes à Erevan qu’à Bakou

La Russie va fournir à l’Arménie les mêmes types d’armes qu’elle a livré à l’Azerbaïdjan, selon un article du quotidien russe Izvestia paru hier.

Le journal pro-Kremlin a assuré que la fourniture d’armes et de matériels militaires à l’Arménie dans le cadre d’un prêt de 200 millions $ a déjà commencé.

Officiellement, Moscou et Erevan n’ont pas encore donné de détails sur les dates et les types d’armements qui sont censés être acheminés vers l’Arménie.

Le gouvernement arménien a accéléré la mise en œuvre de l’accord de prêt signé l’été dernier après les affrontements d’avril au Haut-Karabagh, affrontements durant lesquels l’Azerbaïdjan utilisaient certaines armes très meurtrières achetées à la Russie au cours des dernières années.

Les fournitures d’armes russes à l’Azerbaïdjan depuis 2010 totalisent 4 milliards de $. Le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine a annoncé, lors de la visite de Vladimir Poutine à Bakou le 8 avril, que de nouveaux contrats militaires allaient être signés avec Bakou dans les prochains mois.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue arménien Serge Sarkissian suite de leurs entretiens à Moscou le 10 août, Poutine a rejeté une certitude largement répandue en Arménie selon laquelle la Russie a augmenté le risque d’une nouvelle guerre du Karabagh en vendant des armes à grande échelle à Bakou. Il a laissé entendre que, grâce à son pétrole, l’Azerbaïdjan aurait été de toute façon en mesure d’acheter des armes offensives à d’autres nations si la Russie avait refusé de le faire.

Poutine a également fait valoir que la Russie a longtemps fourni une aide militaire substantielle à l’Arménie, son principal allié régional. Et Moscou “remplit toujours ses obligations“ relatives à la défense par rapport à Erevan, a t-il souligné.

Dans Izvestiya, un rédacteur suggère que, en dehors de la fourniture de matériel militaire, la Russie va également former des spécialistes militaires arméniens qui seront ensuite à même de faire fonctionner l’équipement. Cette information a été confirmée au journal russe par le service presse du ministère arménien de la Défense, Artsrun Hovannisian.

Les experts estiment que la question concerne principalement les systèmes lourds qui permettront d’accroître sensiblement les capacités des forces armées arméniennes. Dans le même temps, selon une source d’Izvestiya “au courant de la situation“, tandis que les livraisons d’armes à l’Arménie ont déjà commencé, la liste complète des armes et du matériel militaire achetée par la partie arménienne doit encore être finalisée entre Erevan et Moscou.

Le porte-parole du ministère de la Défense, Hovannisian, a refusé de nommer quel matériel sera fourni à l’Arménie et dans quel délai, mais le journal russe suggère que l’Arménie a l’intention d’acheter des lance-roquettes multiples Smerch et leurs munitions, des systèmes Igla-S d’aéronefs de missiles, des complexes de renseignement électronique au sol Avtobaza-M, des systèmes TOS-1A de lance-flammes avec des véhicules auxiliaires, des missiles 9M113M guidés, des lanceurs RPG-26 de grenades, des fusils de sniper (Dragunov), et des véhicules blindés Tigr.

Expert sur les affaires militaires, Andrey Frolov, qui est rédacteur en chef du magazine Arms Export, a déclaré à Izvestiya que la Russie fournira à l’Arménie quasiment le même ensemble d’armes qui a déjà été acheté par l’Azerbaïdjan. « Ces fournitures permettront sans aucun doute d’améliorer l’équilibre militaire pour Erevan, mais Bakou conserveront une certaine supériorité », a commenté Frolov.

“Il y a trop de différence dans la taille des budgets militaires de l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Ici, il est difficile de parler de parité. Il est possible d’amener l’écart à un niveau critique grâce à des investissements ciblés, ajouté l’expert militaire russe.

posté le 17 août 2016 par Claire/armenews


MOSCOU
Le Haut-Karabagh au centre de la rencontre entre Poutine et Sarkissian

La Russie continuera à faire tout pour aboutir à une résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh, a assuré hier le président Vladimir Poutine après la tenue de pourparlers à Moscou avec son homologue arménien Serge Sarkissian.

Poutine, qui a également rencontré le président azerbaïdjanais Ilham Aliev lundi, a insisté sur le fait que l’Arménie et l’Azerbaïdjan n’avaient pour l’heure pas trouvé de compromis, mais que cela ne voulait pas dire qu’il ne pouvait pas en conclure un dans les prochains mois.

“Nous allons continuer à fournir notre plus fervent soutien afin de trouver des moyens pour dénouer le « noeud du Karabakh », et ce dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE, ainsi que lors de contacts directs avec Erevan et Bakou“, a t-il déclaré lors d’une conférence de presse en commun avec Sarkisian.

“Nous espérons que l’Arménie et l’Azerbaïdjan vont réussir à parvenir à un compromis - qui ne laissera ni gagnant ni perdant “, a-t-il ajouté.

M. Poutine a déclaré que lui et Sarkisian avaient prêté une “attention sérieuse“ à la question du Karabagh lors de leurs entretiens, notamment à travers le prisme de la dernière réunion des présidents arménien et azerbaïdjanais qui s’était tenu le 20 juin à Satin Petersbourg.

“Nous avons besoin de trouver une approche particulière et des formules qui ne laisseraient personne penser qu’il y a eu un gagnant et un perdant lors de la résolution de ce conflit“, a commenté Poutine. La Russie et d’autres puissances médiatrices sont prêtes à agir en tant que « garants » d’un tel accord, a t-il ajouté.

Sarkissian, pour sa part, a souligné que l’accord de paix arméno-azerbaïdjanais ne peut se fonder que sur le droit à l’autodétermination des Arméniens du Karabagh.

Ni Poutine, ni Sarkissian n’ont commenté publiquement la possibilité d’organiser un autre sommet arméno-azerbaïdjanais. Le président français François Hollande aurait offert de l’accueillir à Paris peu après la réunion de Saint-Pétersbourg.

Sarkissian a salué les efforts faits par Poutine jusqu’à présent pour la résolution du conflit, lors de son allocution d’ouverture avant les pourparlers au Kremlin. “À cet égard, il est très, très important que tous les accords conclus soient respectés“, a t-il expliqué. “Nous sommes prêts à cela.“

posté le 11 août 2016 par Claire/armenews

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OPPOSITION
La Russie condamne l’action armée du Parlement fondateur

Le président Vladimir Poutine a réitéré hier la ferme condamnation de la Russie concernant la prise d’otage faite par des hommes armés de l’opposition à Erevan le 17 juillet.

“ Je tiens à souligner et rappeler que, dès le début, la Russie a fermement condamné cette action“, a déclaré Poutine après des discussions avec le président Serge Sarkissian.

“Nous jugeons inacceptable toute tentative de résoudre les problèmes politiques internes par le biais d’actions inconstitutionnelles illégitimes“, a t-il expliqué devant des journalistes à Moscou.

Le ministère russe des Affaires étrangères n’a pas tardé à dénoncer l’attaque armée menée par des membres du Parlement fondateur comme étant “criminelle“. Il a également exprimé son soutien aux efforts déployés par les autorités arméniennes pour mettre fin à deux semaines de bras de fer avec les hommes exigeant la démission de Sarkissian et la libération du leader de leur mouvement, Zhirayr Sefilian.

Les États-Unis et l’Union européenne ont également condamné les actions des hommes armés. Mais, contrairement à la Russie, ils ont également critiqué la police arménienne pour l’utilisation d’une force « excessive » contre les gens qui sont descendus dans les rues pour exprimer leur soutien aux opposants armés.

Le Parlement fondateur a été très critique vis-à-vis de la politique de Sarkissian et, en particulier, concernant sa volonté déclarée de rechercher un compromis au conflit du Haut-Karabagh. Le groupe nationaliste a accusé à plusieurs reprises la Russie d’essayer de forcer l’Arménie à faire des concessions à l’Azerbaïdjan.

Le chef des hommes armés, Varuzhan Avetisian, a dénoncé “la colonisation“ de l’Arménie par la Russie avant et après la reddition des opposants aux autorités le 31 juillet.

posté le 11 août 2016 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Rencontre entre Serge Sarkissian et Vladimir Poutine prévue la semaine prochaine

Les présidents de l’Arménie et de la Russie se rencontreront à Moscou la semaine prochaine pour des discussions qui devraient se concentrer sur les efforts internationaux en cours pour résoudre le conflit du Haut-Karabagh.

Cette rencontre devrait avoir lieu le 10 août, deux jours après la visite du président Vladimir Poutine à Bakou, où il participera à une réunion trilatérale avec ses homologues azerbaïdjanais et iranien, Ilham Aliev et Hassan Rouhani.

Le Kremlin a annoncé hier que Poutine et Aliev auront également des entretiens privés dans la capitale de l’Azerbaïdjan.

Le Kremlin a par ailleurs précisé que Poutine et Serge Sarkissian discuteront des liens politiques et économiques russo-arméniens et du « processus d’intégration » au sein de l’Union économique eurasienne.

“Il est également prévu des échanges de point de vue concernant un certain nombre de problèmes internationaux et régionaux d’actualité“, a-t-il ajouté, en se référant clairement, entre autres, au conflit du Karabagh.

Le bureau de presse de Sarkissian a publié une déclaration pratiquement identique pour annoncer cette rencontre à Moscou.

La Russie mène les efforts internationaux pour désamorcer le conflit du Haut-Karabagh et développer des bases pacifiques quelques mois après la guerre des quatre jours. Aliev et Sarkissian ont convenu de renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit lors de leur rencontre à Vienne le 16 mai dernier, en présence du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et du secrétaire d’Etat américain John Kerry.

Poutine a accueilli le 20 juin un sommet arméno-azerbaïdjanais à Saint-Pétersbourg. Une déclaration conjointe publiée par les trois présidents affirmait qu’Aliev et Sarkissian avaient trouvé un terrain d’entente sur des « problèmes » non spécifiés qui entravaient un accord de paix sur le Karabagh.

Lors d’une visite à Bakou le 12 juillet, Lavrov avait affirmé que l’Arménie et l’Azerbaïdjan étaient désormais plus proches que jamais d’une résolution du conflit. Plus tôt en juillet, Poutine avait téléphoné au président américain Barack Obama pour l’informer des négociations qui avaient eu lieu à Saint-Pétersbourg.

Les Etats-Unis, la Russie et la France co-président le Groupe de Minsk de l’OSCE. François Hollande a proposé d’accueillir la prochaine réunion entre Aliev et Sarkissian attendue dans les semaines ou mois à venir.

James Warlick, co-président américain du Groupe de Minsk, a parlé hier d’une “dynamique positive“ du processus de négociation au Karabagh. Les médiateurs espèrent que des “progrès supplémentaires“ seront faits lors du prochain sommet arméno-azerbaïdjanais.

posté le 4 août 2016 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
L’Union Européenne encouragée par les efforts de paix du Haut Karabagh

Un diplomate de haut rang de l’Union Européenne a salué mercredi la poursuite des efforts internationaux pour résoudre le conflit et à déclaré que l’UE attend avec impatience de nouveaux pourparlers de paix dans le cadre du conflit arméno-azerbaïdjanais.

“Nous avons des raisons de croire que de telles tentatives sont faites pour trouver une solution pacifique“, a annoncé Herbert Salber, représentant spécial de l’UE pour le Caucase du Sud. « Nous avons bon espoir que, après les sommets [arméno-azerbaïdjanais] à Vienne et à Saint-Pétersbourg, aujourd’hui les dirigeants de la région ainsi que les médiateurs travaillent sérieusement à une telle solution.“

Salber fait référence aux réunions des présidents arménien et azerbaïdjanais qui ont eu lieu le 16 mai et le 20 juin, après la pire escalade du conflit du Karabagh depuis plus de deux décennies. Serge Sarkissian et Ilham Aliyev devraient participer à plus de discussions en face-à-face plus tard cette année.

“L’Union européenne se sent encouragée par cela“ a annoncé Salber après une rencontre avec Sarkissian et le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian lors de sa dernière visite à Erevan.

L’envoyé de l’UE a exprimé son soutien aux efforts des médiateurs internationaux pour amener les parties en conflit à prendre des mesures de renforcement de la confiance, qui minimiseraient le risque de violations du cessez-le renouvellement le long de la “ligne de contact“ du Karabagh et la frontière arméno-azerbaïdjanaise. Ceux-ci incluent des enquêtes indépendantes sur les incidents armés sur place, qui seraient menées par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Mis en œuvre, ils seraient utiles dans la réalisation d’un objectif très important à court terme : le maintien de la situation sur la ligne de contact calme, sans hostilités “, a déclaré Salber. “Cela faciliterait la poursuite des négociations.“

“Je peux difficilement imaginer que vous pourriez avoir des négociations sérieuses dans une atmosphère dans laquelle nous devons nous attendre à une escalade sur la ligne de contact presque sur une base quotidienne », a ajouté le diplomate.

Contrairement à l’Arménie, l’Azerbaïdjan est opposé aux propositions garanties sur un contre les violations de la trêve jusqu’à maintenant. Aliyev a réaffirmé l’opposition de Baku à l’idée d’enquêtes de l’OSCE peu après le sommet de Saint-Pétersbourg, accueilli par le président russe Vladimir Poutine. Le 20 Juin ; Salber a également exprimé des préoccupations sur les allégations arméniennes que les forces azerbaïdjanaises auraient décapités trois soldats arméniens et mutilées les cadavres de plus d’une douzaine d’autres au cours de combats autour de Karabakh “un tel comportement est totalement inacceptable et devrait être étudiée,“ at-il dit. “Ceux qui ont commis ces crimes doivent être traduits en justice.“

Le gouvernement et l’armée d’Azerbaïdjan nient les accusations.

posté le 7 juillet 2016 par Claire/armenews

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