Nouvelles d'Arménie
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Karabagh


ARMENIE
Pachinian en Artsakh pour son premier déplacement comme Premier ministre

Le Premier ministre Nikol Pashinian a appelé à la participation directe du Nagorno-Karabakh aux pourparlers de paix arméno-azerbaïdjanais lors de sa visite hier à Stepanakert. Il s’agissait de sa première visite après son élection au poste le plus élevé du gouvernement en Arménie.

Il a rencontré les dirigeants politiques et militaires du Karabagh et a assisté à des cérémonies officielles à l’occasion du 26ème anniversaire de la victoire militaire arménienne lors de la guerre de 1991-1994 contre l’Azerbaïdjan.

Rejoints par des centaines de résidents locaux, Pashinian et Bako Sahakian, le président du Karabagh, ont marché vers un mémorial de guerre à Stepanakert. Les deux hommes ont déposé des gerbes avant de rencontrer les hauts gradés de l’armée du Karabagh, soutenue par l’Arménie.

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M. Pachinian a assuré être “prêt à la poursuite de discussions dans le calme“ au sujet du Nagorny-Karabakh, lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’une rencontre avec Bako Sahakian, le président de cette région séparatiste en Azerbaïdjan peuplée majoritairement d’Arméniens, au coeur d’un conflit de plus de 25 ans entre l’Arménie et son voisin azerbaïdjanais.

Le commandant de l’armée, le lieutenant-général Levon Mnatsakanian, a informé Pashinian de la situation le long de la « ligne de contact » fortement militarisée autour du Karabakh. Les participants à la réunion ont également discuté des moyens “d’améliorer les mécanismes de dissuasion de l’ennemi“, a rapporté le bureau de presse du Premier ministre arménien. Pashinian a salué l’état de préparation au combat de l’Armée de Défense du Karabagh.

Pashinian a continué à tenir des discussions séparées avec Sahakian, exprimant “un soutien total et inconditionnel“ pour le chef du Karabagh.

“Je suis prêt à négocier avec le président azerbaïdjanais dans le cadre de la coprésidence du groupe de Minsk de l’OSCE“, a-t-il déclaré lors de son discours d’ouverture. “Mais je pense aussi que ce format de négociation ne peut pas être considéré à part entière jusqu’à ce que l’une des parties au conflit, la direction de l’Artsakh (Karabakh), y participe.

“J’oserai dire que c’est probablement l’une des raisons pour lesquelles les négociations sur la résolution du conflit n’ont toujours pas eu les résultats escomptés. Il est difficile d’imaginer que toute négociation tenue dans un format incomplet peut aboutir à des résultats. “

“Par conséquent, nos efforts doivent viser à faire en sorte que la République d’Artsakh et son gouvernement soient reconnus sur le plan international le plus rapidement possible“, a ajouté Pashinian.

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Le recours à la force pour résoudre la question du Nagorny-Karabakh “doit être exclu“, a martelé le chef du gouvernement arménien, élu mardi par le Parlement au terme de trois semaines de vives protestations antigouvernementales.

Peuplé en majorité d’Arméniens, le Nagorny-Karabakh, soutenu par l’Arménie, a fait sécession au début des années 1990 mais est toujours reconnu internationalement comme faisant partie de l’Azerbaïdjan.

Erevan, a expliqué Nikol Pachinian, “soutient entièrement le droit à l’auto-détermination du peuple“ de la région.

Un cessez-le-feu a été conclu en 1994 après une guerre ayant fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés. Aucun traité de paix n’a toutefois été signé entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux anciennes républiques soviétiques, et des heurts se produisent régulièrement.

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En avril 2016, au moins 110 personnes - des civils et des militaires des deux camps - ont ainsi été tuées dans les pires violences depuis 1994. Un nouveau cessez-le-feu a été signé à Moscou ente les belligérants, mais des combats sporadiques continuent de se produire le long de la ligne de démarcation.

La France, les États-Unis, la Russie coprésident le “groupe de Minsk“, qui a pour mission - sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) - de trouver une issue pacifique au conflit.

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Mais la région ne fait pas partie de ce groupe. “La république d’Arménie est prête à parler en son nom et la république d’Artsakh (Karabakh, ndlr) doit aussi négocier en son nom propre“, a insisté Nikol Pachinian.

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“Le conflit du Karabakh n’est pas un conflit territorial. Il a éclaté lorsque la population d’Artsakh a essayé de protéger ses droits élémentaires“, a-t-il encore jugé.

posté le 10 mai 2018 par Stéphane/armenews


POLITIQUE
Le Karabagh espère une fin rapide à la crise arménienne

La direction politique du Haut-Karabagh a exprimé vendredi l’espoir que la crise politique en Arménie serait bientôt résolue “d’une manière pacifique et légale“.

Bako Sahakian, le président du Karabagh, a discuté des récents développements à Erevan avec les représentants des quatre groupes politiques représentés au Parlement arménien. Selon son bureau de presse, Sahakian leur a confié que la « stabilité politique interne » en Arménie est également vitale pour la sécurité du Karabagh.

La délégation parlementaire arménienne en visite à Stepanakert incluait Ararat Mirzoyan, proche du leader de l’opposition Nikol Pachinian, qui devrait devenir le nouveau dirigeant arménien après trois semaines de manifestations massives qui ont forcé le Premier ministre Serge Sarkissian à démissionner.

Sahakian s’est rendu en Arménie il y a près de deux semaines pour essayer d’aider à désamorcer les tensions politiques croissantes. Il a tenu une série de consultations politiques avec le président arménien Armen Sarkissian et les anciens présidents Robert Kocharian et Levon Ter-Petrosian la semaine dernière.

Pendant ce temps, l’armée du Karabagh a déclaré que l’Azerbaïdjan pourrait exploiter la tourmente politique à Erevan et lancer des opérations militaires offensives le long de la “ligne de contact“ autour du Karabagh. Cependant, Bakou a démenti avoir massé des troupes et du matériel militaire.

Un haut assistant de Sahakian, Davit Babayan, a déclaré plus tôt dans la journée qu’il espérait que la crise sera résolue “le plus tôt possible“. Il a également indiqué que la direction du Karabagh était prête à un changement de direction en Arménie.

“Si le peuple arménien et toutes les forces politiques représentées au Parlement font un choix conforme à la Constitution et aux lois, et aident à stabiliser la situation politique interne, que peut dire l’Artsakh ? L’Artsakh est prêt à travailler avec des dirigeants élus par la volonté du peuple arménien et des forces politiques “, a commenté Babayan.

Pendant leur séjour à Stepanakert, les députés arméniens devaient également rencontrer leurs collègues du Karabagh.

“Je pense qu’il est important pour nous de comprendre comment les partis représentés à l’Assemblée nationale [de l’Arménie] ont réagi à ces événements et quelles leçons ils ont apprises“, a déclaré Hayk Khanumian, membre de l’opposition du Parlement du Karabagh. “Après tout, quelque chose d’étonnant est arrivé : la société arménienne est devenue plus mature que l’élite politique de l’Arménie.“

posté le 7 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARTSAKH
La beauté de l’Artsakh

Le village pittoresque de Vank.

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posté le 7 mai 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Karabagh 


DIPLOMATIE
Le ministre des affaires étrangères de l’Artsakh reçoit son homologue d’Ossetie du Sud
Le ministre des affaires étrangères de la République de l’Artsakh, Masis Mayilian, a rencontré son homologue d’Ossétie du Sud, Dmitry Medoyev, qui effectuait lundi 30 avril une visite de travail à Stepanakert. Dmitry Medoyev a une fois encore félicité Masis Mayilian pour sa nomination au poste de ministre des affaires étrangères de l’Artsakh, dont l’Ossétie du Sud, qui avait arraché son indépendance à la Géorgie, en 2008, avec le soutien militaire de la Russie, a reconnu l’indépendance. L’Ossétie du Sud, comme l’Abkhazie, autre territoire rebelle de Géorgie qui a proclamé aussi à la même époque son indépendance avec le soutien de la Russie, entretiennent des relations toujours plus étroites avec l’Artsakh. Le renforcement de la coopération bilatérale dans le cadre de l’accord sur la « coopération et le dialogue » a d’ailleurs été au cœur des discussions entre MM. Mayilian et Medoyiev.
posté le 1er mai 2018 par Gari/armenews


KARABAGH
Le chef de la diplomatie de l’Artsakh appelle Bakou à prendre acte de l’indépendance du Karabagh

Plus vite l‘Azerbaïdjan réalisera que l’indépendance de l’Artsakh est une donnée intangible, plus vite on sera en mesure de parvenir à un règlement definitive et durable du conflit du Karabakh, a déclaré le ministre des affaires étrangères de l’Artsakh, Masis Mayilyan, dans une interview accordée à tert. am. M.Mayilyan a réaffirmé l’attachement indefectible de l’Artsakh au principe de l’auto-détermination, désigné comme le principe clé du processus de résolution du conflit. “La reconnaissance de l’Artsakh par la communauté international est un processus irréversible, qui ne saurait être soumis aux caprices de l’Azerbaïdjan. Ainsi, nous prenons des mesures concrètes pour intensifier notre coopération internationale et renforcer la dynamique positive d’une reconnaissance internationale de l’Artsakh”, a ajouté M. Mayilyan. Interrogé sur les conséquences de la « guerre des quatre jours » d’avril 2016 sur la politique du Karabagh, le chef de la diplomatie de l’Artsakh a indiqué que son gouvernement en avait tiré les leçons en renforçant les mécanismes visant à parer à de telles hostilités.

“Pour nous, la guerre d’avril a été, avant tout, un signal d’alarme pour engager une modernisation en profondeur de l’Armée de défense et de la sécurité de l’Artsakh. Jamais l’Armée de défense n’a eu un tel niveau d’efficacité”, a poursuivi M.Mayilyan, en précisant que son gouvernement s’était engagé à renforcer son potentiel militaire. “Les changements qualitatifs ne se sont pas limités à l’armée. La guerre d’avril a montré aussi qu’il n’y avait pas d’alternative à notre choix de développer un Etat fort et démocratique, et d’être un sujet de plein droit sur la scène internationale”, a indiqué M.Mayilyan. “Nous estimons que la clé du renforcement de notre sécurité [nationale] tient dans la reconnaissance internationale de l’Artsakh, ainsi que dans le développement de notre coopération internationale. L’établissement d’un dialogue direct et ouvert entre l’Artsakh et d’autres pays encouragera la stabilité et nous permettra de régler les problèmes de notre région. Bien plus, la cooperation internationale fondée sur le principe de l’engagement (plutôt que l’exclusion) donnera un nouvel élan aux pouparlers en vue de la resolution de la conflit du Haut-Karabakh, ouvrant la voie à une paix durable dans la région”, a conclu le ministre des affaires étrangères de l’Artsakh.

posté le 17 avril 2018 par Gari/armenews


« L’espoir » d’Erevan après l’élection d’Ilham Aliev

L’Arménie espère que l’Azerbaïdjan acceptera d’importantes mesures constructives et de confiance dans le conflit du Haut-Karabakh après la victoire du président Ilham Aliev lors d’une élection présidentielle anticipée, a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères.

Selon les résultats officiels de l’élection de mercredi, boycottée par l’opposition azerbaïdjanaise, Aliev a obtenu un quatrième mandat consécutif avec plus de 86 % des voix. Les observateurs occidentaux ont critiqué la conduite du scrutin.

“Les Azerbaïdjanais avaient fait une pause dans les négociations[avec l’Arménie] au motif de la tenue de ces élections “, a déclaré Tigran Balayan, le porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères. “C’était leur dernière excuse pour retarder la mise en œuvre des accords conclus lors des trois derniers sommets [arméniens-azerbaïdjanais].“

“Nous espérons maintenant qu’ils n’essaieront pas de trouver une autre excuse pour éviter la mise en œuvre de ces accords importants“, a-t-il déclaré au service arménien de RFE/RL (Azatutyun.am).

M. Balayan a mis l’accent sur un accord auquel sont parvenus les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais lors de leur réunion dans la ville polonaise de Cracovie le 18 janvier. Selon les coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE, Edward Nalbandian et Elmar Mammadyarov ont convenu “ en principe “ d’élargir la mission de l’OSCE chargée de surveiller le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit du Karabakh.

Nalbandian avait déclaré à la fin du mois dernier que Bakou refusait d’“honorer cet accord“.

Les coprésidents se sont rendus à Bakou, Yerevan et Stepanakert au début du mois de février. Ils ont dit dans une déclaration commune que les parties belligérantes se sont engagées à “poursuivre des négociations intensives, en tenant compte de la période électorale actuelle“.

Aliev a été réélu deux jours après que Serge Sarkissian a terminé son deuxième et dernier mandat présidentiel. On s’attend à ce que le parlement arménien nomme Serge Sarkissian premier ministre le 17 avril. Ce dernier devrait donc rester le plus puissant responsable politique du pays.

Balayan n’a pas pu dire si Erevan et Bakou tiendront bientôt d’autres pourparlers de haut niveau. “Pour autant que je sache, il n’y a pas d’accord de ce genre pour l’instant », a-t-il dit.

Armen Baghdasarian, un analyste politique arménien, a suggéré qu’Aliev et Sarkissian seront maintenant en mesure de reprendre le processus de paix au Karabakh. “ On sait maintenant clairement qui gouvernera l’Arménie et l’Azerbaïdjan durant les cinq prochaines années, et cela contribuera au début d’une nouvelle phase pour les pourparlers de paix “, a-t-il dit.

posté le 13 avril 2018 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Le Russe Lavrov optimiste sur la paix au Karabakh

Les efforts conjoints de la Russie et d’autres puissances mondiales pour aider à résoudre le conflit du Haut-Karabakh finiront par aboutir, a déclaré le week-end dernier le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov.

Lors d’un entretien avec un journaliste arménien, M. Lavrov a également félicité l’Arménie d’être restée fermement alliée à la Russie tout en nouant des liens plus étroits avec l’Union européenne.

Commentant les perspectives d’un règlement du conflit du Karabakh, il a déclaré : « La chose la plus importante [pour les parties au conflit] est de prendre du recul par rapport à la méfiance, qui se manifeste encore parfois pendant les négociations, et de se concentrer sur des idées réalistes, pragmatiques qui sont abondantes ».

« Les parties semblent être d’accord sur le plan conceptuel pour avancer, mais quand les choses commencent à se transformer en formulations concrètes ... des complications surviennent. . Mais je pense que nous continuerons à les surmonter et à obtenir un résultat », a déclaré M. Lavrov lors de l’interview télévisée diffusée par le ministère russe des Affaires étrangères.

Les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont engagés à essayer de débloquer le processus de paix au Karabakh lors de leur dernière rencontre à Genève en octobre dernier. Leurs ministres des Affaires étrangères ont tenu des négociations de suivi en décembre et janvier. Les diplomates américains, russes et français coprésidant le Groupe de Minsk de l’OSCE ont déclaré en février que les deux parties ont l’intention de “ poursuivre des négociations intensives, en tenant compte de la période électorale en cours “.

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev remportera probablement un autre mandat lors d’une élection surprise prévue mercredi. L’homologue arménien d’Aliev, Serge Sarkissian, a purgé son dernier mandat présidentiel lundi. On s’attend à ce que Sarkissian devienne le premier ministre arménien et prolonge ainsi son règne dans les prochains jours.

Aliev et Sarkissian se sont tout récemment rapprochés de la conclusion d’un accord-cadre de paix lors d’une réunion tenue à Kazan, en Russie, en 2011. Puis, les responsables arméniens ont accusé Aliev de saborder l’accord en demandant des concessions supplémentaires de dernière minute.

« Au cours du sommet [de Kazan], d’autres questions et commentaires se sont exprimés » , a déclaré M. Lavrov. « De telles choses arrivent. Nous ne considérons pas cela comme une tragédie. Les efforts se poursuivront. Je suis sûr qu’une grande partie de ce qui est contenu dans le document dit de Kazan est toujours d’actualité ».

« Je pense donc que rien de ce qui a été élaboré à l’époque n’a été perdu, même si de nouvelles idées, que les coprésidents poursuivent maintenant dans leurs contacts avec les parties, ont émergé depuis lors “, a-t-il ajouté sans plus de détails.

Le document de Kazan est considéré comme l’une des versions des Principes de base d’une paix au Karabakh qui ont été proposées pour la première fois par les médiateurs américain, russe et français en 2007. L’accord-cadre prévoit un règlement échelonné qui commencerait par le retrait des Arméniens de pratiquement tous les districts azerbaïdjanais autour du Karabakh. Cela serait suivi d’un référendum sur le statut internationalement reconnu du Karabakh.

M. Lavrov s’est également déclaré satisfait de l’état actuel des relations russo-arméniennes, déclarant qu’elles se sont encore renforcées dans les domaines politique, économique et militaire au cours de la dernière décennie. Il a félicité l’Arménie d’avoir rejoint l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie aux dépens d’un accord d’association avec l’UE qui devait être finalisé en 2013. Erevan a signé en novembre dernier un accord de partenariat global et renforcé de moindres portée avec l’UE.

« C’est une erreur de laisser les pays de l’espace post-soviétique avec le choix entre l’Occident et la Russie », a déclaré M. Lavrov en s’adressant à l’UE. « C’est une approche absolument idéologique et politisée. Et je pense que le fait que l’Arménie a insisté sur un type de relation avec l’UE qui implique... la reconnaissance des droits et obligations de l’Arménie dans d’autres processus d’intégration est un pas dans la bonne direction ».

posté le 10 avril 2018 par Ara/armenews

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AZERBAÏDJAN
Selon Aliev, l’Azerbaïdjan a atteint ses objectifs de renforcement militaire

L’Azerbaïdjan a pour l’essentiel achevé l’acquisition à grande échelle d’armes pour ses forces armées, qui a commencé il y a plus d’une décennie, a déclaré vendredi le président Ilham Aliev.

« Nous avons pratiquement terminé le processus de réarmement de notre armée », a-t-il déclaré à l’agence de presse officielle russe TASS. “Aujourd’hui, notre armée est équipée des armes offensives et défensives les plus sophistiquées et les plus précises. « Nous achetons nos armes auprès des meilleurs fabricants du monde. Elles nous rendent sûrs de nous. »

« D’autres achats d’armes auront un caractère plus sélectif et concret et viseront à résoudre l’une ou l’autre question », a ajouté M. Aliyev sans plus de détails. Bakou s’est lancé dans un renforcement militaire massif au début des années 2000 grâce à ses milliards de dollars de recettes pétrolières annuelles. La Russie, Israël et la Turquie ont été ses principaux fournisseurs.

La Russie à elle seule a vendu pour environ 5 milliards de dollars d’armes diverses à l’Azerbaïdjan au cours des dernières années, ce qui a suscité des critiques de la part de l’Arménie, son principal allié régional opposé à Bakou dans le conflit du Haut-Karabakh. Les dirigeants arméniens affirment que ces livraisons d’armes ont contribué aux combats d’avril 2016 dans le Karabakh, qui ont failli dégénérer en une guerre totale.

S’adressant à la TASS, Aliev a de nouveau attribué à l’Arménie l’absence de progrès décisifs dans les pourparlers de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Il a reproché à Erevan de « faire tout ce qu’il faut pour maintenir le statu quo ».

Le président arménien Serge Sarkisian a affirmé le contraire dans une interview publiée dans vendredi. Il impute l’impasse à la position “maximaliste” de Bakou sur le conflit. Aliyev et Sarkisian s’étaient engagés à relancer le processus de paix au Karabakh lors de leur dernière rencontre à Genève en octobre dernier. Leurs ministres des affaires étrangères ont eu des entretiens de suivi en décembre et janvier.

posté le 8 avril 2018 par Ara/armenews

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ARTSAKH
La commune de Moshatagh va avoir une nouvelle école

L’ONG de charité Hayrenaser opérant aux États-Unis commanditera la reconstruction de l’école secondaire de Moshatagh, dans la région de Kashatagh.

Dans une interview à l’agence Artsakhpress, Stepan Sargsyan, l’un des co-fondateurs de l’organisation Hayrenaser, a déclaré qu’ils prévoyaient de commencer les travaux de construction au printemps 2018. Stepan Sargsyan a ajouté que tout le bâtiment sera reconstruit .

La directrice de l’école, Anahit Hovhannisyan, a déclaré qu’en été 2017 le toit de l’école a été entièrement rénové grâce au financement du gouvernement de l’Artsakh.

“Actuellement, l’école compte 50 élèves. Les 7 classes existantes ne suffisent pas pour mener à bien le processus éducatif “, a déclaré Anahit Hovhannisyan. Elle a exprimé l’espoir que le bâtiment scolaire rénové leur permettra d’organiser correctement les cours.

posté le 7 avril 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Karabagh