Nouvelles d'Arménie
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Karabagh


HAUT-KARABAGH
Nouvelle Constitution : les Karabaghtsis disent massivement oui par référendum

Les électeurs du Haut-Karabagh ont appuyé massivement les changements constitutionnels controversés lors du référendum organisé lundi, ont révélé des responsables de Stepanakert hier.

Selon les résultats officiels préliminaires du référendum publié par la Commission électorale centrale (CEC), plus de 87% d’entre eux ont voté pour la nouvelle constitution de la République non reconnue qui permet à son président, Bako Sahakian, d’étendre son pouvoir. La CEC a annoncé que la participation électorale avait été de 76,5 %.

La présidente de la commission, Srbuhi Arzumanian, a déclaré qu’elle n’a reçu aucun rapport formel d’irrégularités par les observateurs locaux (que ce soit les Arméniens ou la centaine d’étrangers). Ces derniers ont surtout suivi le vote à titre personnel.

“Rien de problématique ne peut être dit au sujet de ce référendum“, a commenté Frank Engel, membre luxembourgeois et pro-arménien du Parlement européen.

“J’espère que d’autres acteurs de la communauté internationale prendront acte du fait que, dans cette partie du Caucase du Sud, les citoyens décident librement“, a ajouté Engel face aux journalistes à Stepanakert.

Les observateurs étrangers comprenaient également Reiner Morell, ancien ambassadeur d’Allemagne en Arménie. “À mon avis, c’était un référendum juste, normal et démocratique“, a déclaré M. Morell. Selon lui, le vote a démontré “l’efficacité de l’État“ établie par les Arméniens du Karabagh.

Comme ce fut le cas lors des précédents scrutins du Karabagh, l’Azerbaïdjan a condamné le référendum comme étant illégal. Le gouvernement azerbaïdjanais a déclaré cette semaine qu’il ajouterait les observateurs non-Arméniens à sa liste de ressortissants étrangers qui ont été déclarés personae non grata en Azerbaïdjan en raison de leurs voyages au Karabagh.

Morell a déclaré qu’il n’était “pas du tout inquiet“ d’être mis sur cette liste noire par Bakou.

Les Etats-Unis, la Russie et la France - les trois nations essayant de trouver une solution au conflit du Karabagh - ont commenté avec précaution le référendum la semaine dernière. Dans une déclaration conjointe, les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE des Etats-Unis, de la Russie et de la France ont noté que “les autorités de facto du Haut-Karabagh considèrent l’utilisation d’une telle procédure comme un effort pour organiser la vie publique de leur population“.

Mais ils ont souligné que les résultats du référendum “ne préjugeront en aucun cas le statut définitif du Haut-Karabagh ou le résultat des négociations en cours“ sur une résolution pacifique du conflit arméno-azerbaïdjanais.

L’Arménie, quant à elle, a salué la gestion de l’élection hier. “Une fois de plus, les gens d’Artsakh ont démontré que leur volonté de construire une société démocratique est irréversible malgré toutes les difficultés résultant de l’utilisation continue de la force et des menaces, du blocus économique et d’autres actions hostiles de l’Azerbaïdjan“, a déclaré Edouard Nalbandian.

Il a précisé que Bakou condamne régulièrement les “processus démocratiques“ au Karabagh en raison de son propre bilan des droits de l’homme.

La nouvelle constitution rédigée par Sahakian et soutenue par la plupart des partis au Karabagh envisage la transition du territoire vers un système présidentiel. Les partisans de ce changement disent qu’un système de gouvernement entièrement présidentiel mettra au Karabagh d’être dans une meilleure position pour faire face au conflit non résolu avec l’Azerbaïdjan.

Les opposants politiques de Sahakian soutiennent cependant que le but principal de la réforme est de lui permettre de rester au pouvoir après avoir terminé son second mandat, qui était censé arriver à terme en septembre 2017. La constitution précédente du Karabagh interdisait un troisième mandat.

La nouvelle Constitution retire cette restriction. Elle entrera pleinement en vigueur après que le Parlement actuel du Karabagh, dominé par les partisans de Sahakian, finisse leur mandat en 2020. Le Karabagh sera gouverné par un président intérimaire choisi par le Parlement jusqu’alors. Sahakian sera en mesure de se présenter à la présidence en 2020 et d’occuper le poste de Premier ministre pour deux mandats consécutifs.

S’adressant aux journalistes lundi, le chef du Karabagh a refusé de préciser s’il a l’intention de rester au pouvoir après septembre.

posté le 22 février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

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HAUT-KARABAGH
Elections parfaites au Haut-Karabagh selon un observateur Américain et un observateur Canadien

Lors d’une conférence de presse hier à Stepanakert un Américain et un Canadien venus en observateurs aux élections de lundi dernier au Haut-Karabagh ont jugé que ces dernières se sont déroulées normalement et dans les normes des standards internationaux. Ils ont également noté que l’Artsakh avait corrigé les erreurs des dernières élections pour les rendre plus transparentes.

« Il y avait en Artsakh un grand engouement, les personnes participaient activement aux élections, et pour nous c’est une leçon » dit Andreas Borgeas membre de la délégation américaine d’observateurs. De son côté le député canadien Jim Karygiannis a également marqué son grand étonnement sur le déroulement jugé parfait de ces élections. « Si nous devions distribuer des Oscars pour des élections, nous devons alors certainement donner un Oscar à ces élections de l’Artsakh. Nous ne devons pas le donner uniquement aux organisateurs, mais également au peuple de l’Artsakh qui participait activement à ces élections. Vous nous avez appris des choses... » dit le député canadien venu au Haut-Karabagh en observateur.

Krikor Amirzayan

posté le 22 février 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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Julien Finand : Bientôt une amitié de la ville de Décines Charpieu avec le Haut Karabagh

Julien Finand

Adjoint au maire et président de groupe

Communication/Numérique-Citoyenneté-Mémoire et Identité.

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posté le 21 février 2017 par Stéphane/armenews
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ARMENIE
Le président Sarkissian met en garde l’Azerbaïdjan

Le président arménien Serge Sarkissian a adressé une ferme mise en garde à l’Azerbaïdjan, le menaçant d’une réponse appropriée si ses forces armées étaient tentées de mettre à profit la campagne électorale en cours en Arménie pour les législatives du 2 avril, pour lancer une offensive militaire contre les Arméniens aux frontières de l’Arménie comme à celles du Karabagh. Cette éventualité est d’autant plus sérieusement envisagée par les spécialistes arméniens comme étrangers que les élections arméniennes coïncident avec le printemps, saison traditionnellement propice à la reprise des combats, dans ces régions montagneuses où la fonte des neiges facilite les opérations militaires, comme l’ont tragiquement montré les combats qui ont ensanglanté la région début avril 2016. Le scrutin arménien, d’une importance politique majeure, se déroulera juste un an après ces combats désignés sous l’appellation de « Guerre des 4 jours », les plus violents qu’ait connus la région depuis le cessez-le-feu de mai 1994, et qui ont été suivis jusqu’à aujourd’hui par des provocations militaires quasi quotidiennes des forces de Bakou.

Le président Sarkissian a retrouvé les accents martiaux du chef de guerre en s’exprimant devant ses anciens compagnons d’armes, les vétérans de la guerre de 1991-1994 contre l’Azerbaïdjan dont il avait été le commandant au Karabagh ; dans une allocution prononcée le 18 février lors de la conférence du mouvement Yergrabah, la plus grande association de vétérans arméniens, il les appelés à se tenir prêts à combattre à nouveau pour le Karabagh, ou plutôt l’Artsakh, comme ont décidé d’appeler officiellement leur pays ses habitants consultés par referendum le 20 février. « Aujourd’hui, certains en Azerbaïdjan, ont l’impression qu’une Arménie mobilisée pour les élections pourrait être distraite et dès lors plus vulnérable”, a déclaré le président lors de la conférence des délégués de l’Union en ajoutant : “En proie à de telles illusions, l’ennemi pourrait être tenté de se livrer à de nouvelles provocations”. “Je pense qu’il est de mon devoir de declarer depuis la tribune de cette conférence que toute provocation recevra la réponse qu’elle mérite”, a poursuivi le chef de l’Etat en martelant : “Une politique fondée sur des illusions n’a aucun avenir”.

Le président Sarkissian a ensuite appelé les membres de l’Union Yerkrapah à “garder seiche la poudre à canon” face à la menace militaire persistante de l’Azerbaïdjan. “Notre combat est loin d’être fini”, a insisté le président, qui a répété le même message en rencontrant les plus hauts responsables de l’armée arménienne le 20 février, en leur exposant les raisons pour lesquelles il en appelait plus que jamais à leur “vigilance en cette période”. Le président Sarkissian a souligné que son gouvernement “ne ménagera pas ses efforts” pour maintenir l’équilibre des forces avec l’Azerbaïdjan. Il a aussi récusé les allégations de l’Azerbaïdjan selon lesquelles la partie arménienne chercherait à prolonger le statu quo. Erevan oeuvre en faveur d’un règlement pacifique du conflit du Karabagh, sur la base de concessions mutuelles, a signifié le président arménien. Les législatives arméniennes coïncideront avec le premier anniversaire du déclanchement des combats sur la “ligne de contact”, auxquels devait mettre fin un accord de trêve conclu sous l’égide de la Russie le 5 avril 2016.

La « Guerre de 4 jours » a coûté la vie à au moins 190 soldats de part et d’autre de la « ligne de contact ». La Russie, ainsi que les deux autres puissances qui coprésident le Groupe de Minsk de l’OSCE, la France et les Etats-Unis, avaient réaffirmé, à l’issue des combats, leur engagement au processus de paix et leur volonté de le sécuriser par des mesures de confiance susceptibles de prévenir des violations de la trêve. Dans leur dernière déclaration commune, publiée le 17 février, les coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE ont une fois encore souligné que la “guerre n’est pas une option”. Des milliers de membres de l’UnionYerkrapah avaient pris part en avril 2016 aux combats pour refouler les tentatives d’incursion azéries ; des volontaires de tous âges avaient répondu à l’appel, une mobilisation massive qui se poursuivait lorsque les combats ont pris fin... suscitant parfois la frustration dans les rangs des vétérans, désireux d’en découdre, et qui restent en tout cas sur le pied de guerre. Dans son discours, le président Sarkissian a réaffirmé la ligne officielle arménienne selon laquelle Bakou ne peut espérer reprendre par la force le Karabagh et les territoires environnants sous contrôle arménien. “Beaucoup d’entre vous se rappellent que dans le début des années 1990, l’Azerbaïdjan changeait toutes les semaines de ministre de la défense ; ces ministres prenaient leurs fonctions avec à chaque fois la même rengaine, se vantant de pouvoir prendre le thé quelques jours après à Stepanakert”, a déclaré le président en haranguant les vétérans, pour conclure en ces termes : « Pourtant, comme l’Histoire l’a montré, les efforts des fils héroïques de notre nation n’ont pas seulement permis qu’ils ne prennent pas leur thé à Stepanakert, mais les ont aussi privé de la possibilité de le boire à Aghdam, Fisuli, Jabrail, Kubatli, Karvachar (Kelbajar), et tant d’autres lieux encore”, en énumérant les localités dont les forces arméniennes du Karabagh ont pris le contrôle en 1993.

posté le 21 février 2017 par Gari/armenews
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HAUT-KARABAGH
87,6% des électeurs ont voté en faveur du changement de la Constitution au Haut-Karabagh

Cette nuit à 3 heures du matin, la Commission centrale électorale de la République du Haut-Karabagh a publié les premiers résultats du vote d’hier pour le changement de la Constitution. Selon cette Commission des 103 793 électeurs inscrits, 79 428 ont voté soit 76,44%. Parmi ces votants, 69 540 soit 87,6% se sont exprimés en faveur du changement de la Constitution de la République du Haut-Karabagh. 7 686 personnes se sont prononcées contre ce changement, soi 9,7% des électeurs inscrits et 2 202 votes furent déclarés nuls, soit 2,8%.

Krikor Amirzayan

posté le 21 février 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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COMMUNIQUÉ DU CERCLE D’AMITIÉ FRANCE-KARABAGH
« La France se prononce pour l’autodétermination du Haut-Karabagh »

Mercredi 8 février, François Hollande a évoqué le Haut-Karabagh lors du dîner organisé par le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (C.C.A.F.). Le Président de la République a en effet déclaré : « Nous devons trouver les éléments du règlement du conflit. Nous les connaissons. Ils ont été fixés. Ce sont les principes de Madrid, je ne vais pas les énoncer ici, mais nous savons qu’ils déboucheront s’ils sont appliqués sur l’autodétermination du Haut-Karabagh. La France va donc organiser une rencontre pour que nous puissions avancer sur cette voie avec l’Azerbaïdjan et l’Arménie ».

Le Cercle d’Amitié France-Karabagh se félicite de cette prise de position qui correspond en grande partie à la vision qu’il a toujours exprimée.

« En se constituant en République dès 1991, le peuple karabaghiote a déjà fait usage de son droit inaliénable à l’autodétermination » a précisé François Rochebloine, le Président du Cercle d’Amitié, « mais il faut se féliciter de ce que le Président de la République reconnaisse, en l’édictant clairement, la perspective de la reconnaissance internationale de cette indépendance ». a-t-il ajouté.

Le Cercle d’Amitié rappelle que la responsabilité particulière de la France dans la région en sa fonction de co-présidente du groupe de Minsk de l’OSCE en charge d’assister les parties à trouver les conditions d’une paix définitive.

« La mission de notre Cercle est de soutenir toute démarche favorisant la paix et la sécurité dans la région. Nous ne pouvons donc que souscrire à la proposition du Président Hollande d’organiser une rencontre comme il le propose » a commenté le Président du Cercle d’Amitié « mais nous croyons qu’il serait plus efficace et plus conforme à l’esprit comme à la lettre des accords de 1994 d’y convier les trois parties prenantes au conflit, c’est-à-dire l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Haut-Karabagh. » a-t-il conclu.

Le Cercle d’Amitié apportera son soutien à toute initiative de conciliation respectant l’expression démocratique de la volonté des Etats parties au conflit.

posté le 21 février 2017 par Ara/armenews
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KARABAGH
Nagorny-Karabakh : référendum pour renforcer les pouvoirs du président

Les habitants du Nagorny-Karabakh votaient lundi pour un référendum visant à renforcer les pouvoirs du président de cette région disputée par l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Les 280 bureaux de vote ont ouvert à 04H00 GMT et fermeront à 16H00 GMT, selon la commission électorale centrale du Nagorny-Karabakh. Les électeurs sont appelés à se prononcer sur des amendements constitutionnels instituant notamment le passage d’un régime semi-présidentiel à un régime présidentiel. Le Nagorny-Karabakh est actuellement présidé par Bako Sahakian.

“Ce changement vise à renforcer les mécanismes de sécurité dans notre pays, sa démocratie, la défense des droits de l’Homme et l’efficacité de l’administration“, a assuré à la presse le président du parlement séparatiste Achot Goulian.

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Peuplé en majorité d’Arméniens, le Nagorny-Karabakh soutenu par l’Arménie a fait sécession au début des années 1990 mais est toujours reconnu internationalement comme faisant partie de l’Azerbaïdjan.

Les autorités azerbaïdjanaises et les co-présidents du groupe de Minsk de l’OSCE pour le règlement du conflit du Nagorny-Karabakh — la France, la Russie et les Etats-Unis — ont vivement dénoncé la tenue du référendum dans cette région. “Le référendum (...) est illégal, et en l’organisant la partie arménienne prouve une fois de plus qu’elle ne cherche pas à régler le conflit du Karabakh“, avait déclaré samedi le président azerbaïdjanais Ilham Aliev.

Les co-présidents du groupe de Minsk ont pour leur part annoncé dans un communiqué qu’ils “n’accepteront pas les résultats du référendum du 20 février qui affecte le statut légal du Nagorny-Karabakh“.

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En avril 2016, au moins 110 personnes, des civils et des militaires des deux camps, ont été tuées dans des affrontements au Nagorny-Karabakh. Un cessez-le-feu a été signé à Moscou entre les belligérants, mais des combats sporadiques continuent de se produire le long de la ligne de démarcation. Il s’agissait des pires violences depuis un premier cessez-le-feu conclu en 1994, après une guerre ayant fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement des Azerbaïdjanais.

Aucun traité de paix n’a été signé à ce jour entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan concernant le Nagorny-Karabakh.

AFP

posté le 21 février 2017 par Stéphane/armenews
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KARABAGH
Belle vue de Shoushi au Karabagh
posté le 21 février 2017 par Stéphane/armenews
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ARTSAKH
Elections au Haut-Karabagh : 65 439 votants à 17 heures soit 63,68% des inscrits

A 17 heures (heure de Stepanakert) la participation aux élections pour la réforme constitutionnelle en République du Haut-Karabagh était de 65 439 votants soit 63,68% des inscrits. Au total 102 757 personnes sont inscrites sur les listes électorales qui se déroulent dans 280 bureaux de vote répartis dans 12 territoires administratifs. En cas de « Oui », le pays passerait au régime présidentiel et le nom du Haut-Karabagh serait remplacé par Artsakh.

Krikor Amirzayan

posté le 20 février 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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