Nouvelles d'Arménie
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Arménie


ARMENIE
L’Arménie fait un peu mieux dans la lutte contre la corruption
L’Arménie a légèrement amélioré sa position dans le classement annuel mondial établi par Transparency International dans son rapport sur la corruption. Pourtant, aux côtés de pays comme la Macédoine, l’Ethiopie et le Vietnam, elle n’occupe que le 107e rang sur les quelque 180 pays et territoires notés pour le niveau de la lutte contre la corruption par l’organisation basée à Berlin dans son rapport 2017 Corruption Perceptions Index (CPI), publié le 21 février. A titre de comparaison, la Géorgie voisine est bien mieux note, et occupe la 45e place, alors que l’Azerbaïdjan, sans surprise, occupe la 122e place, selon ce rapport fondé sur des entretiens avec des hommes d’affaires et experts. L’Arménie est aussi moins corrompue que la Russie (135e), l’Ukraine (130e), la Moldavie (122e) et les cinq ex-Républiques soviétiques d’Asie centrale. Les progrès accomplis par l’Arménie dans la lutte contre la corruption et claironnés par le pouvoir en place à Erevan sont à peine visibles dans ce rapport, puisqu’elle ne gagne que quelques places dans le classement. Elle était 113e dans le CPI 2016, qui portait sur 176 nations. Outre le classement, Transparency International a établi un système de notation, le CPI “score” ; l’Arménie avait été notée 33 sur 100 en 2016, elle est notée 35 sur 100 en 2017. Varujan Hoktanian, le responsable de la branche arménienne de Transparency International, le Centre anti-corruption (ACC), a nié qu’il y ait eu une amélioration dans ce domaine en Arménie, estimant que cette meilleur notation d’inscrivait dans la marge d’erreur du rapport. “Nous pourrions dire qu’il y a eu une amelioration [réelle] si [la note] avait été de l’ordre de 37 ou 38”, a indiqué V. Hoktanian lors d’une conférence de presse le 22 février.
posté le 23 février 2018 par Gari/armenews


POLITIQUE
Le favori à l’élection présidentielle prétend pouvoir jouer un rôle majeur

Armen Sarkissian a de nouveau insisté sur le fait qu’il jouera un rôle politique majeur en Arménie s’il est élu nouveau président du pays par le parlement le mois prochain.

L’ancien Premier ministre qui occupe actuellement les fonctions d’ambassadeur arménien en Grande-Bretagne a officiellement accepté la semaine dernière l’offre du président Serge Sarkissian de lui succéder comme chef de l’Etat. Le parti républicain d’Arménie (HHK), qui détient la majorité des sièges au parlement, officialisera à son tour la nomination de sa candidature dans les prochains jours.

L’Assemblée nationale devrait élire le nouveau chef de l’Etat le 2 mars, un mois avant que le président sortant ne termine son dernier mandat. Le successeur de ce dernier aura en grande partie des pouvoirs protocolaires en raison de la transition du pays vers un régime parlementaire.

« Beaucoup pensent que le prochain président de la République n’aura aucun pouvoir et qu’il ne devrait donc pas avoir d’attentes à » son égard, a déclaré Sarkissian au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) dans une interview. « Il y a aussi l’autre extrême : la notion d’inertie selon laquelle le président peut tout faire. La réalité se situe quelque part entre les deux croyances. “

Sarkissian a dit que malgré le manque de « leviers administratifs » dans la nouvelles constitution de l’Arménie le prochain président aura « des devoirs et des prérogatives très larges. » « Par conséquent, le prochain président aura la grande tâche de façonner l’image d’un nouveau président, ses pouvoirs et sa présence, »

La constitution stipule que le président devra, entre autres, nommer les membres du gouvernement, les ambassadeurs à l’étranger et les hauts gradés de l’armée arménienne. Mais tous ces responsables seront nommés par le Premier ministre, qui sera également le commandant en chef de l’armée.

Sarkissian a insisté lors de ses fréquents contacts avec des journalistes au cours des dernières semaines qu’il sera plus qu’une figure de proue s’il se présente à la présidence et est élu. Il a également appelé à un « dialogue national » entre les organisations politiques et autres de l’Arménie, affirmant qu’il est nécessaire de guérir les divisions graves existant dans la société.

Sarkissian, qui vit en Grande-Bretagne depuis près de trois décennies, a refusé de préciser s’il pensait qu’il y avait des prisonniers politiques en Arménie. « La question n’est pas claire parce que ... je n’ai vu aucune organisation internationale affirmer qu’une personne en particulier en Arménie est un prisonnier politique », a-t-il dit. « En revanche, si vous demandez à la société civile [arménienne], à diverses organisations non gouvernementales s’occupant des droits de l’homme, elles vous donneront une liste de prisonniers politiques. »

« Le président de la République doit prêter une attention sérieuse à cette question afin d’empêcher l’existence de prisonniers politiques dans le pays », a-t-il ajouté.

posté le 23 février 2018 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



FOOTBALL
L’international arménien Aras Özbiliz transféré de Besiktas Istanbul à Sherif Tiraspol (Moldavie)

L’international arménien Aras Özbiliz (27 ans) qui compte 34 sélections et 5 buts au sein de l’équipe nationale d’Arménie a quitté Besiktas Istanbul pour Sherif Tiraspol championne de Moldavie. Le milieu de terrain offensif portera au Sherif Tiraspol le maillot numéro 23, le même numéro que celui qu’il porte en sélection nationale arménienne. Aras Özbiliz fut prêté par Besiktas au club moldave.

Krikor Amirzayan

posté le 23 février 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Moldavie  Sports  Turquie 


UNION EUROPEENNE
160 millions d’euros d’aide à l’Arménie pour les trois prochaines années

L’Union européenne a annoncé mercredi qu’elle fournirait à l’Arménie environ 160 millions d’euros (197 millions de dollars) d’aide nouvelle au cours des trois prochaines années, conformément à un récent accord visant à approfondir ses relations avec Erevan. Federica Mogherini, haute-représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, et Edouard Nalbandian, ministre arménien des Affaires étrangères, ont signé à Bruxelles un document énumérant les « priorités de partenariat » des deux parties pour les années à venir.

Le bureau de F. Mogherini a indiqué que le document “guidera“ l’aide de l’UE prévue à l’Arménie, qui sera canalisée, entre autres domaines, vers l’éducation et l’innovation.

« L’Union européenne et l’Arménie sont, avec ces priorités de partenariat, en train de renforcer notre amitié et notre coopération déjà solides », a déclaré F. Mogherini lors de la cérémonie de signature qui s’est tenue après ses entretiens avec E. Nalbandian. « Avec notre nouvel accord de partenariat global et renforcé (CEPA) que nous avons signé il y a trois mois, au sommet du partenariat oriental à Bruxelles, nous renforçons notre engagement commun à produire des résultats positifs dans des domaines qui font vraiment la différence dans la vie des gens. à la fois dans l’UE et en Arménie », a-t-elle ajouté.

Selon le CEPA, le gouvernement arménien doit mener des réformes politiques et renforcer la protection des droits de l’homme. Il doit également « rapprocher » progressivement les lois et règlements économiques arméniens de ceux de l’UE. L’accord de 350 pages doit être ratifié par le parlement arménien, les 28 États membres de l’UE et le Parlement européen pour entrer pleinement en vigueur. Cependant, certaines de ses dispositions clés peuvent être mises en pratique juste après la ratification arménienne prévue le mois prochain.

Selon le ministère arménien des Affaires étrangères, E. Nalbandian et F. Mogherini ont discuté de « la mise en œuvre de plusieurs dispositions de l’accord après sa ratification par l’Arménie. » La déclaration de l’UE précise qu’ils ont parlé des actions concrètes du CEPA qu’Erevan s’est engagé à mener d’ici 2020 et que la « bonne gouvernance » et le « développement économique et les débouchés commerciaux » figureront parmi les principaux domaines de coopération entre l’UE et l’Arménie.

posté le 22 février 2018 par Claire/armenews

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POLITIQUE
L’opposition arménienne à la recherche d’une réforme électorale majeure

Les législateurs pro-gouvernementaux se sont prononcés mercredi contre une proposition de l’opposition visant à modifier le mécanisme légal existant pour l’élection du parlement arménien, que les critiques estiment favorable au parti républicain au pouvoir (HHK). Le parlement actuel contrôlé par le HHK a été élu en avril dernier avec un système compliqué de représentation proportionnelle. Les Arméniens ont voté non seulement pour des partis ou des blocs, mais aussi pour des candidats individuels dans une douzaine de circonscriptions nationales.

Le HHK a grandement bénéficié de ce système, ayant nommé de nombreux candidats riches et liés au gouvernement dans leurs fiefs, à travers le pays. Ces candidats ont obtenu de nombreux votes du parti du président Serge Sarkissian grâce à leurs ressources administratives et financières. L’opposition arménienne et la société civile affirment qu’elles ont été personnellement impliquées dans les achats généralisés de votes qui ont entaché les élections d’avril 2017.

L’alliance de l’homme d’affaires Gaguik Tsaroukian, qui a terminé deuxième dans les sondages, a rédigé des amendements au Code électoral arménien en vertu desquels chaque parti ou bloc ne présenterait qu’une seule liste nationale de candidats. Les amendements sont soutenus par l’alliance Yelk, l’autre groupe d’opposition représenté à l’Assemblée nationale. « Ce qui s’est passé le 2 avril [2017] a montré que ce système électoral doit être changé », a déclaré Naïra Zohrabian, députée du Bloc Tsaroukian, lors d’une réunion du comité parlementaire sur les questions juridiques. Elle a insisté sur le fait que les pots-de-vin avaient une influence sérieuse sur les résultats des élections.

La plupart des membres du comité, représentant le HHK et son partenaire de coalition, la Fédération révolutionnaire arménienne (Dachnaktsoutiun), ont voté contre les amendements proposés qui devraient être débattus au Parlement le mois prochain. Arpiné Hovannisian, vice-président du Parlement affilié au HHK, a fait valoir que les députés alliés à Tsaroukian avaient voté pour le Code électoral actuel adopté avant les dernières élections générales. « Nous ne pouvons pas changer une décision prise à travers un large consensus politique comme celui-ci », a-t-elle déclaré.

Naïra Zohrabian a répliqué que leur soutien au code électoral était le résultat d’un compromis difficile. Elle a soutenu que le HHK aurait bloqué d’autres mesures anti-fraude si l’opposition parlementaire avait refusé de voter pour le système électoral controversé.

Les députés du Dachnaktsoutiun siégeant au panel se sont opposés au projet de loi du Bloc Tsaroukian, même si les dirigeants de leur parti avaient officiellement appelé à l’abolition des candidats individuels, il y a quelques semaines à peine.

posté le 22 février 2018 par Claire/armenews


EREVAN
Des journalistes exclus du Conseil municipal après avoir été témoins de violence

Une semaine après une bagarre embarrassante entre les membres pro-gouvernementaux et les membres de l’opposition du conseil municipal d’Erevan, le maire Taron Markarian a décidé d’interdire aux journalistes d’assister aux prochaines sessions. Son porte-parole, Artur Gevorgian, a déclaré mercredi au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) qu’ils pourraient désormais regarder les débats du conseil uniquement à travers des écrans placés dans une salle de presse séparée. Il a insisté sur le fait que la mesure ne restreindra pas la couverture médiatique de la législature habilitée à élire le maire de la ville.

« Vous n’avez pas à être dans l’auditorium du conseil », a déclaré Gevorgian. « Cela ne doit en aucun cas être considéré comme une restriction. Les journalistes continueront à se déplacer librement dans le bâtiment [de la municipalité] les jours des sessions du conseil. » 

Le 19 février, le maire d’Erevan a dit à ses avocats et ses attachés de presse, de proposer des moyens pour « réguler » le travail de la presse accrédités par la municipalité. Cet ordre est venu six jours après un affrontement violent vu par un grand nombre de journalistes.

Deux membres du conseil municipal représentant le parti d’opposition Yerkir Tsirani ont été confrontés à leurs collègues pro-gouvernementaux lorsqu’ils ont essayé de remettre à Taron Markarian des récipients en verre remplis d’eaux usées collectées dans un tuyau d’égout endommagé dans le district de Noubarachen. Marina Khachatrian de Yerkir Tsirani, a giflé un conseiller représentant le parti républicain au pouvoir (HHK) après avoir été bousculée par lui. Ce dernier a l’a giflé tandis qu’un autre conseiller du HHK lui a arraché les cheveux en guise de réponse. Marina Khachatrian et deux autres membres de Yerkir Tsirani, dont le chef du parti, Zarouhi Postanjian, ont ensuite été contraints physiquement de quitter la salle. Zarouhi Postanjian et ses associés se sont souvent disputés avec les conseillers de HHK lors des sessions du conseil élu en mai dernier. Les journalistes ont à plusieurs reprises été témoins des insultes proférées par les loyalistes de Markarian à l’encontre des trois femmes.

Artur Gevorgian a affirmé que la décision du maire d’interdire la presse lors des sessions du conseil ne vise pas à dissimuler davantage d’incidents de ce genre. Il a dit que l’administration municipale installera plus de caméras vidéo dans la salle pour assurer la transparence des procédures. Le responsable a toutefois noté que la diffusion en direct des débats pourrait être interrompue en cas de « hooliganisme » de la part des conseillers.

Les actions de Markarian suite à l’incident du 13 février ont attiré les critiques des principales associations de médias d’Arménie. La présidente de l’Union des journalistes d’Arménie, Satik Seyranian, a déclaré qu’ils pourraient « entraver les activités professionnelles légitimes des journalistes » lorsqu’elle a rencontré le maire mercredi. Taron Markarian a, pour sa part, nié avoir créé de tels obstacles.

posté le 22 février 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
La beauté des oeuvres d’art arméniennes
Thanos Terlemezian. Montagnes. Dzoraget, 1930.
posté le 22 février 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450 


JO - SKICROSS
Chute impressionnante en 8e pour Terence Tchiknavorian

Le Français Terence Tchiknavorian avait pourtant pris l’avantage sur ses adversaires au départ de son huitième de finale de skicross ce mercredi 21 février 2018. Mais une chute impressionnante l’a laissé à terre un long moment, avant qu’il ne soit évacué. Déséquilibré avant un saut, le sportif s’est très mal réceptionné. Résultat : une fracture au tibia (il a été opéré dans la foulée), et une 28e place pour le sportif de 25 ans qui vivait ses premiers JO.

Le parcours avait été jugé dangereux par plusieurs équipes olympiques demandant à ce que l’on rabote les bosses pour éviter les accidents. Mais les Français ne se cherchent pas d’excuse : 4 ans après avoir réussi un triplé dans cette discipline à Sotchi, ni Terence, ni même Jean-Frédéric Chapuis n’ont réussi à se hisser jusqu’en finale de la compétition impressionnante. Rendez-vous dans 4 ans ?

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posté le 21 février 2018 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  France  Image 450  Sports 


ARTSAKH
Erévan devait exiger de Bakou la reconnaissance de l’indépendance de l’Artsakh lors du cessez-le-feu de 1994 selon le général Norat Ter-Grigoryantz

Le 20 février à l’occasion du 30ème anniversaire de la naissance du Mouvement Karabagh, le général Norat Ter-Grigoryantz l’un des fondateurs de l’Armée arménienne et héros de la guerre de libération de l’Artsakh a accusé la politique agressive de l’Azerbaïdjan. Norat Ter-Grigoryantz a affirmé que la lutte du peuple de l’Artsakh pour sa liberté et sa dignité était un acte de justice sur la « base des droits des peuples ». Mais le général Norat Ter-Grigoryantz ne comprend pas pour quelle raison lors de l’indépendance de l’Arménie, l’Artsakh ne fut pas intégré dans sa Constitution et au territoire de la République d’Arménie.

Il affirme également que malgré « la défaite cinglante de l’Azerbaïdjan lors de la guerre de l’Artsakh, Bakou continue de caresser des espoirs et n’a pas abandonné ses plans de réoccupation, ce qui confirme encore les dernières déclarations du président azéri Ilham Aliev. » Selon le général arménien, l’Arménie et l’Artsakh effectuent un effort considérable pour maintenir la sécurité de la population et la diplomatie arménienne est très active dans l’objectif de la reconnaissance internationale de l’Artsakh.

Mais selon Norat Ter-Grigoryantz lorsqu’en 1994 l’Azerbaïdjan était défaite face aux troupes arméniennes et lorsque le président Haydar Aliev demandait le cessez-le-feu à Erévan les Arméniens n’ont malheureusement pas exigé en contrepartie la reconnaissance par l’Azerbaïdjan de l’indépendance de l’Artsakh. « A mon avis c’est une grave erreur militaire (...) nous avons cessé trop tôt notre progression. Nous devions libérer également Martakert, Martouni, Chahoumian et la région de Chahoumian » ajoute le général Norat Ter-Grigoryantz.

Krikor Amirzayan

posté le 21 février 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Artsakh  Azerbaïdjan  Image 450