Nouvelles d'Arménie
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Arménie


BELGIQUE
Face à l’Europe : La Turquie et le génocide arménien

Les relations entre les communautés arménienne et turque après la génocide arménien sont au centre du débat de Face à l’Europe.

Le génocide arménien pèsent sur les relations entre les communautés turques et arméniennes de Turquie ainsi que sur ceux qui œuvrent à un rapprochement, à une compréhension de chacun, tant ici, qu’en Arménie et en Turquie.

Pour en débattre, Eddy Caekelberghs reçoit :

° Cengiz AKTAR, professeur de science politique à l’Université Bahçesehir à Istanbul. Il est l’un des initiateurs de l’appel au pardon pour les Arméniens.

° Michel MAHMOURIAN, président du Comité des Arméniens de Belgique.

° Guillaume PERRIER, correspondant du journal Le Monde en Turquie qui signe avec sa collègue du Figaro, Laure Marchand : “La Turquie et le fantôme arménien“ chez Actes Sud.

° Serge AVEDIKIAN, Réalisateur, scénariste et acteur français d’origine arménienne.

Face à l’Info, Face à l’Europe, tous les jours de la semaine à 18 heures 25 sur La Première.

RTBF

posté le 22 mai 2013 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Derniere minute 


ARMENIE
Agathange : Histoire du règne de Tiridate et de la prédication de saint Grégoire l’Illuminateur

Agathange

Histoire du règne de Tiridate et de la prédication de saint Grégoire l’Illuminateur

Erevan : Université d’Etat, 1983, 552 p. [en arménien]

par Eddie Arnavoudian

Groong, 01.05.2001

L’Histoire d’Agathange est toujours citée comme la première de cet ensemble de récits historiques en arménien classique, qui furent écrits immédiatement à la suite du développement de l’alphabet national en 413 de notre ère. D’après Lazare de Pharbe [Ghazar Parpetsi], lui-même historien du 5ème siècle, il s’agit du « premier exposé précis » de la « conversion de la terre d’Arménie de l’ignorance païenne à la véritable connaissance de la piété. » Couvrant une période de quelque 154 ans, allant de l’ascension du premier monarque héréditaire de la dynastie des Arsacides [Archagouni] en 186 à la mort de Tiridate [Trdat] IV, premier roi chrétien d’Arménie, en 330, l’ouvrage d’Agathange s’acquit une impressionnante renommée à travers le monde. Aux 12ème et 13ème siècles, il n’était pas seulement lu dans sa version arménienne, mais aussi dans de nombreuses traductions latines, syriaques et arabes.

Les raisons pour lesquelles le récit d’Agathange captivait autant le pieux lecteur et auditeur chrétien ne sont guère difficiles à trouver. Nous n’avons pas affaire à un compte rendu profane de la conversion en tant qu’expression d’une alliance stratégique arménienne avec Rome, en vue de stopper un empiètement constant des Perses sur l’Arménie. Mais bien plutôt à un exposé hagiographique exaltant sur les premiers saints et martyrs de l’Eglise arménienne. La résistance obstinée de Grégoire l’Illuminateur à d’épouvantables tortures, la beauté saisissante de Hripsimé, son courage et son martyre, ainsi que le drame fabuleux de la conversion du roi Tiridate, sont dépeints avec brio et passion. Pour les gens pieux, le livre se lit comme un récit d’aventures peuplé de héros chrétiens, avec leurs combats, leurs sacrifices et leurs triomphes qui s’ensuivent.

En dépit de son fardeau plutôt pesant de dissertations théologiques, ce volume garde son importance pour ceux qui étudient l’histoire arménienne en particulier et celle du christianisme en général. A l’intérieur de son discours essentiellement pieux, il est possible de glaner l’aspect militaro-politique brutal, qui marqua la transition de l’Arménie vers le christianisme ; un aspect qui révèle le rôle entièrement secondaire de la prédication et des sermons chrétiens. L’avènement du christianisme annonça clairement l’émergence d’un nouvel ordre politique en Arménie, cette religion nouvelle représentant une forme nouvelle de l’Etat et de la politique.

La tyrannie de la conversion

Même en lisant ce récit, il est clair que le triomphe de cette force nouvelle ne fut assuré qu’après une période décisive, durant laquelle Grégoire l’Illuminateur « s’appuya sur la crainte qu’inspirait le roi et ses conseils, afin de s’assurer l’obéissance de tous. » (p. 443) Tout en prêchant humilité et clémence à leurs ouailles, Grégoire l’Illuminateur et ses alliés ne regardaient pas ce genre de vertus comme opportunes, au regard de leur œuvre prosélyte. Dans la conversion chrétienne, la force et la guerre jouèrent clairement un rôle incomparablement plus important que la prédication des prêtres ! D’évidence, l’Eglise se préoccupa moins du salut des âmes que de parvenir au pouvoir et aux richesses à son profit.

Si Grégoire l’Illuminateur est naturellement présenté comme jouant un rôle décisif, le succès de l’entreprise dépendait de manière décisive de l’alliance des chrétiens avec la roi Tiridate et du déploiement logique de l’armée royale au service de la religion nouvelle. Ce n’est qu’après avoir cimenté ce pacte que Grégoire « obtint approbation du roi, de ses princes et seigneurs » d’ « entamer la tâche » de « mettre à bas, détruire, anéantir et enlever de la face de la Terre le scandale » du paganisme (p. 437). Sous « les ordres péremptoires du roi, » l’armée royale « tout entière » entreprit une véritable guerre afin d’ « anéantir jusqu’au souvenir de ces fausses divinités qui osaient s’arroger le nom de dieu. » (p. 437) Cette campagne à grande échelle est non seulement décrite en détail, mais narrée avec une certaine satisfaction.

La guerre chrétienne débute, lorsque l’armée nouvellement chrétienne marche sur la ville d’Artachat « pour y détruire le temple de la déesse Anahide » (p. 437). Sur sa route, par un mouvement significatif au plan stratégique et idéologique, l’armée « entreprend tout d’abord de détruire, démolir et incendier » le célèbre foyer païen « de connaissance et de sagesse religieuse », réputé avoir été créé par Hormisdas [Ormizt] (p. 437). Puis, le déferlement de dévastation et de pillage se déchaîna dans tout le territoire, rasant tous les temples et statues païennes qu’ils pouvaient trouver, tandis que l’Eglise chrétienne s’en appropriait les terres et les richesses.

L’Eglise chrétienne se préoccupa alors de consolider sa suprématie nouvellement établie. Elle chercha tout d’abord à s’assurer quelque approbation et soutien de la part du peuple, en répartissant une partie des richesses païennes, principalement « de l’or et de l’argent », versé « aux miséreux, aux souffrants et aux démunis » (p. 439, 441). L’Eglise prit néanmoins soin de préserver à son profit le monopole de la source des richesses. Elle s’empara de l’ensemble des « terres et bâtiments [païens], avec leurs serfs et [jusqu’aux] prêtres païens, » transformés désormais en serviteurs de la religion nouvelle (p. 441). Elle s’assura ensuite la soumission permanente de la population à son égard, émergeant comme une force politique et économique dominante dans le pays.

Agathange relate en détail la consolidation et l’organisation de l’appareil chrétien, décrivant le développement de ses institutions et structures, la construction d’églises et la mise en place d’un nouveau clergé. Grégoire l’Illuminateur commence par instituer « lois et règles » (p. 449) à l’attention du nouvel ordre social et à « arpenter le territoire afin de bâtir des églises dans tous ses domaines, provinces, districts, villes et villages. » (p. 467) A son retour de Césarée (1), où il est confirmé comme chef de l’Eglise arménienne, il marque une halte à Sébaste (2) pour y convaincre avec succès un grand nombre de prêtres « de le rejoindre dans le nouvel ordre ecclésiastique. » (p. 453) Pour organiser et diriger l’activité de l’Eglise, il bénit aussi « plus de quatre cents évêques à l’attention des diverses provinces » du pays (p. 477).

Traduction : © Georges Festa - 05.2013.

pour lire la suite cliquer sur le lien

http://armeniantrends.blogspot.fr/2013/05/agathange-histoire-du-regne-de-tiridate.html

posté le 22 mai 2013 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Arménie 


Azerbaïdjan - Arménie
La question du Karabagh était à l’ordre du jour à Moscou mardi 21 mai

Le ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov, a déclaré lors d’une visite à Moscou mardi 21 mai 2013 que les efforts internationaux visant à résoudre le conflit du Haut-Karabagh devraient s’intensifier après l’élection présidentielle en Azerbaïdjan cet automne.

La question du Karabagh était à l’ordre du jour lors des négociations de Mammadyarov avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. Les deux hommes ont insisté sur la nécessité de faire évoluer le statu quo du conflit arméno-azerbaidjanais concernant le Haut-Karabagh.

« Les élections [présidentielles] ont déjà eu lieu en Arménie, et auront lieu en Azerbaïdjan à la fin de cette année. Je pense qu’il sera nécessaire de redoubler d’efforts pour qu’il y ait des progrès dans ce conflit difficile », a annoncé le ministre azerbaïdjanais.

Mammadyarov s’est rendu à Moscou, trois jours après la tenue des nouvelles négociations avec le ministre des Affaires Etrangères arménien et les médiateurs internationaux à Cracovie, en Pologne. Les médiateurs français, russe et américain ont discuté « des moyens possibles pour faire avancer le processus de paix ».

Les parties en conflit continuent d’être en désaccord sur les principes fondamentaux d’un règlement du conflit proposé par les coprésidents américain, français et russe du Groupe de Minsk de l’OSCE. Aucun progrès n’ a été fait depuis un sommet arméno-azerbaïdjanais qui a été organisé par l’ancien président russe Dmitri Medvedev à Kazan en juin 2011. Le sommet s’est terminé par un échec malgré les attentes des médiateurs.

Selon M. Lavrov, l’Arménie a soutenu un accord-cadre de paix proposé par les médiateurs en 2007, tandis que l’Azerbaïdjan a préféré une version différente des principes de base élaborés en 2009. Medvedev aurait tenté de négocier une formule de compromis acceptable par les deux parties après plus de douze réunions avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais.

« Nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord », a déclaré le ministre russe. « Mais nous avons noté avec M. Mammadyarov que ces réunions ont été très utiles pour clarifier certains détails. »

Dans une allocution clairement adressée à Bakou, M. Lavrov a également souligné que le statu quo est inacceptable, non seulement pour l’Azerbaïdjan, mais aussi pour l’Arménie, la Russie et les autres puissances médiatrices.«  Je crois que tout va s’arranger si nous essayons de rechercher des compromis qui tiennent compte des intérêts légitimes des deux parties. »

posté le 22 mai 2013 par Laetitia/armenews

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THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Karabagh 


Politique
L’opposition rejette le programme du gouvernement

Les principaux groupes d’opposition de l’Arménie représentés au Parlement ont rejeté le nouveau programme quinquennal du gouvernement mardi 21 mai 2013. Ils n’ont pas validé ses engagements pour accélérer le développement économique, lutter contre la corruption et renforcer l’état de droit.

Le Parti républicain au pouvoir d’Arménie (HHK) et son jeune partenaire de coalition, Orinats Yerkir, qui détient la majorité des sièges au parlement, a annoncé que le gouvernement réussira à faire passer le programme. Le document a été présenté par Serge Sarkissian lundi. Le gouvernement s’engage à assurer une croissance économique soutenue, a réduire la pauvreté et le chômage et à mettre en œuvre d’autres réformes.

L’opposition a rejeté ces promesses, disant que le niveau de vie dans le pays a chuté pendant le mandat du président Serge Sarkissian. Ils ont également remis en question l’engagement au sujet des réformes pris par l’administration Sarkissian.

Vahan Hovannisian, un leader de la Fédération Révolutionnaire Arménienne (FRA), a déclaré que les autorités se désintéressent des réformes politiques et économiques car ces dernières pourraient mettre en péril leur emprise sur le pouvoir.

« Dire que le gouvernement de Tigran Sarkissian peut lutter contre la corruption et l’oligarchie signifie que quelqu’un doit lutter contre les autorités. Ce gouvernement est employé par l’oligarchie et le système corrompu », a déclaré Nikol Pashinian, un député représentant le Congrès national arménien (HAK).

Aram Manoukian, un autre parlementaire du HAK, a accusé le cabinet de Tigran Sarkissian de ne pas avoir honoré ses engagements antérieurs pour briser les monopoles de facto économiques et l’évasion fiscale. « Vous n’avez pas rempli cette promesse. Nous ne pouvons même pas mesurer votre désir de réduire la corruption. Pourquoi devrions-nous vous faire confiance ? », a ajouté Manoukian.

Aleksandr Arzumanian, une figure de l’opposition actuellement affilié à aucun parti, s’est moqué de l’engagement pris par le Premier ministre Tigran Sarkissian pour mener à bien une « révolution » de la société arménienne. «  Les autorités ne sont pas des missionnaires qui sont venus des contrées lointaines pour éclairer les tribus sauvages », a déclaré Arzumanian. « Vous devriez commencer par vous-même. La mentalité doit d’abord changer dans le système de gouvernance de l’État. Ce n’est qu’après que nous pourrons espérer un changement dans la société. La corruption ne vient pas de la société. Elle provient de l’Etat. »

posté le 22 mai 2013 par Laetitia/armenews

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Economie
Controverse sur le prix du gaz en Arménie

L’Arménie a accordé, sous la pression de Moscou, que le géant russe Gazprom contrôle un « pipeline » fournissant du gaz naturel provenant de l’Iran , a déclaré un député pro-gouvernemental arménien mardi 21 mai 2013. Des détracteurs du gouvernement ont accusé Erevan de se plier à la pression russe. Le gouvernement a nié avoir subi une telle pression.

Vartan Ayvazian, le président d’un comité du parlement arménien des affaires économiques qui est affilié au Parti républicain d’Arménie (HHK), a laissé entendre que le contrôle de Gazprom sur le gazoduc a limité les livraisons de gaz iranien aux consommateurs arméniens.

Le gazoduc iranien était destiné à réduire la forte dépendance de l’Arménie à la Russie pour l’énergie. Toutefois, le volume des importations de gaz iranien est resté assez modeste depuis qu’il a commencé en 2009. Selon les données officielles, l’Arménie a importé 500 millions de mètres cubes de gaz en provenance d’Iran l’année dernière, comparativement à près de 2 milliards de mètres cubes fournis par Gazprom.

Le gouvernement a dû faire face à de nouvelles questions sur les petites quantités de fournitures de gaz iranien après avoir annoncé la semaine dernière une forte hausse du prix du gaz russe pour l’Arménie. Certains de ses détracteurs ont suggéré que le gaz iranien pourrait être moins cher.

Le ministre de l’Energie, Armen Movsisian, a rejeté ces critiques lundi. Il a dit que l’Iran vend du gaz naturel à la Turquie et d’autres pays pour 370 $ par millier de mètres cubes. Le prix fixé par Gazprom serait de 270 $ par mille mètres cubes.

posté le 22 mai 2013 par Laetitia/armenews

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MSF - Médecins Sans Frontières
Arménie : un nouvel espoir pour les patients atteints de tuberculose grâce à la chirurgie

L’ablation d’un poumon, partiellement ou totalement atteint par la tuberculose, était autrefois essentielle au traitement de la maladie à son stade « pré-chimiothérapique ». Le développement de médicaments antituberculeux au cours des années 60 a considérablement amélioré le traitement de la tuberculose, réduisant ainsi le recours à la chirurgie.

L’apparition de nouvelles formes de la maladie résistante aux traitements - dites multi-résistante (“multi-drug-resistant“, soit MDR) et ultra-résistante (“extensively drug-resistant“, soit XDR) - a considérablement réduit les chances de rémission de certains patients lorsque seuls des médicaments sont utilisés. Dans ce contexte, le recours à la chirurgie est ainsi devenu un outil supplémentaire permettant de lutter contre cette maladie mortelle.

Contraintes et défis

En plus du traitement de patients nécessitant de manière aiguë un recours à la chirurgie, l’équipe chirurgicale de MSF s’était également donné pour objectif l’amélioration des capacités globales de prise en charge chirurgicale de l’hôpital de référence de la tuberculose en Arménie, l’introduction des dernières procédures et techniques chirurgicales existantes au personnel local, ainsi que l’amélioration des soins infirmiers et postopératoires.

Les principales contraintes rencontrées par les autorités médicales arméniennes pour conduire ce type de chirurgie (à l’instar d’un grand nombre de professionnels de la santé dans le monde) résident dans le manque d’équipements appropriés dans les blocs opératoires et de mesures de contrôle des infections, ainsi que de personnels expérimentés dans procédures et protocoles de soins les plus récentes.

Aux côtés d’institutions telles que la KfW* et la GOPA*, MSF a apporté son soutien aux acteurs locaux du ministère de la Santé afin de remettre à niveau le département de chirurgie pour la tuberculose, fournissant expertise médicale, équipements et personnels nécessaires à la réalisation des interventions chirurgicales.

« Le traitement chirurgical de la tuberculose est complexe et nécessite un personnel hautement qualifié et expérimenté, avec des années d’expérience dans le domaine, explique Annabelle Djeribi, chef de mission MSF en Arménie. En pratiquant des opérations chirurgicales épaulées par une équipe internationale et pluridisciplinaire - comprenant un chirurgien spécialiste de la cage thoracique, un anesthésiste, une infirmière de bloc opératoire et un kinésithérapeute spécialisé - le personnel local tire profit de l’expérience de pays ayant développé de solides compétences en matière de chirurgie de la cage thoracique. Il s’agit d’une opportunité inestimable d’apprendre et de partager des techniques et protocoles en travaillant aux côtés d’une équipe utilisant les techniques et expertises les plus récentes. »

La clé du succès de la mission MSF réside dans la préparation. Bien avant l’arrivé de l’équipe chirurgicale, un comité pluridisciplinaire composé de personnels de MSF et du ministère de la Santé arménien a méticuleusement planifié l’ensemble de la procédure, allant de la sélection des patients en amont, à leur prise en charge les semaines suivant l’opération.

Reprendre le contrôle de sa vie

Alors que la chirurgie seule ne peut pas guérir les patients de la tuberculose, ni réduire la nécessité de suivre des années d’un traitement toxique avec les médicaments disponibles, dans certains cas spécifiques, elle peut considérablement améliorer les chances de succès du traitement, en particulier pour les patients qui ont épuisé toutes les autres options.

Un des patients ayant reçu la visite de l’équipe chirurgicale a été diagnostiqué avec une tuberculose de type MDR (multi-résistante) en 2010. Après trois ans d’hospitalisation et un traitement quotidien, sa santé ne s’améliorait pas et il restait contagieux. En plus de l’absence de rémission, la nature contagieuse de sa maladie le tenait éloigné de sa famille et de ses proches.

« C’était très difficile pour lui de ne pas apercevoir une lumière au bout du tunnel - il ne cessait de se plaindre de ne pas être en mesure de serrer ses petits-enfants dans ses bras, raconte Annabelle. La visite de l’équipe chirurgicale a été un grand soulagement pour lui et il peut désormais espérer un retour parmi les siens. »

Une autre patiente, qui venait de rentrer dans sa vingtième année, avait contracté la maladie, de type XDR (ultra-résistante) : elle avait développé une résistance aux principaux médicaments contre la tuberculose et ses chances de survie étaient maigres.

« Les médicaments ne parvenaient pas à endiguer le risque de contagion, ce qui limitait drastiquement ses activités et ses interactions avec sa famille et ses amis, commente Annabelle. Elle a aujourd’hui l’espoir de retrouver une vie normale. »

Après le succès de son initiative, l’équipe chirurgicale mobile MSF va réaliser d’autres visites en Arménie afin d’améliorer les compétences du personnel local tout en donnant aux malades l’opportunité de reprendre le contrôle de leur propre vie.

posté le 22 mai 2013 par Stéphane/armenews
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CHAVILLE
Présentation de l’ouvrage : Une enfance à Marzevan

Présentation de l’ouvrage “Une enfance à Marzevan“ de Maritsa Médaksian par Haïk Der Haroutiounian, traducteur de l’oeuvre originale de sa tante décrivant son enfance à Marzevan (actuelle Merzifon, non loin d’Amasya, province de Sivas).

Ouvrage de 630 pages, richement annoté et illustré de nombreuses photos, publié en version bilingue(français-arménien).

Vendredi 24 mai 2013 à 21 heures

Salle Balabanian de l’Eglise Arménienne

6 rue du Père Komitas

92370 CHAVILLE

posté le 22 mai 2013 par Stéphane/armenews
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ARMENIE
Trois universités arméniennes ont participé à l’assemblée générale de l’Agence universitaire de la Francophonie

Dans un entretien avec Aravot le recteur de l’UFAR, Jean Jacques Montois, qui vient de participer à l’assemblée générale de l’Agence universitaire de la Francophonie à São Paulo, fait le bilan de cet événement auquel trois universités arméniennes, l’UFAR, l’Université linguistique Briussov et l’Université d’architecture et de construction, ont pris part. Il décrit l’Agence universitaire de la Francophonie comme un outil important contribuant à la paix, qui permet aux pays de coopérer via les universités.

Extrait de la revue de presse de l’Ambassade de France en Arménie en date du 15 mai 2013

posté le 22 mai 2013 par Stéphane/armenews
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ARMENIE
Le prix du gaz augmentera inévitablement

L’ensemble de la presse relève que la société de distribution de gaz Armrosgazprom a formellement déposé une demande à la Commission de régulation des services publics visant à réévaluer le prix du gaz à partir du 1er juillet. La société demande de fixer le tarif du gaz pour les consommateurs à 221 drams (0,4 euros) pour 1m3 au lieu de 132 drams (0,25 euros) aujourd’hui, soit une augmentation de 67%. Le tarif pour les entreprises industrielles devrait également augmenter en conséquence. Armrosgazprom propose de fixer le prix du gaz pour les « gros consommateurs » (ceux qui consomment 10 000 m3 et plus par mois) à 392 $ pour 1000 m3 au lieu de 250 dollars aujourd’hui, soit une augmentation de 61,3%. La Commission de régulation des services publics devra examiner la requête et prendre une décision relative au nouveau tarif du gaz dans un délai de 90 jours. Hayots Achkhar rappelle qu’il y a quelques mois, le Ministre de l’Energie assurait que le prix du gaz russe livré à l’Arménie serait le meilleur de la région. « Si le prix proposé est le meilleur, quel est alors le pire ? », lance le quotidien, regrettant que les négociations avec la Russie de maintenir le prix du gaz livré à l’Arménie ou de fixer un prix « raisonnable » se soient soldées par un échec. Selon l’ensemble des commentateurs, une hausse aussi importante du prix du gaz touchera durement non seulement les consommateurs, mais aussi toutes les branches de l’économie arménienne, celle-ci étant déjà peu concurrentielle sur la scène internationale. Cette mesure provoquera inévitablement une augmentation du coût de l’électricité, des transports en commun, les bus de banlieue et les minibus fonctionnant au gaz liquéfié, et de plusieurs produits alimentaires. « L’impact social de cette augmentation sera donc néfaste, notamment compte tenu du fait qu’officiellement, un tiers de la société vit dans la pauvreté », écrit le pro-gouvernemental Hayots Achkhar. Joghovourd relève que cette augmentation vient après toutes les consultations électorales importantes, les prochaines élections (législatives) n’étant prévues que dans quatre ans. « Ainsi le parti au pouvoir a monopolisé le champ politique et impose ce qu’il veut à la société », écrit Joghovourd.

Extrait de la revue de presse de l’Ambassade de France en Arménie en date du 15 mai 2013

posté le 22 mai 2013 par Stéphane/armenews
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