Nouvelles d'Arménie
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Arménie


PARIS
De la catastrophe, que peut dire la littérature ?

Auditorium, entrée libre

La Bibliothèque universitaire des langues et civilisations propose une soirée consacrée à la littérature et à ses pouvoirs ou ses impossibilités pour dire la « catastrophe ».

Cette table ronde abordera la question de la « catastrophe », au sens d’événement totalitaire et génocidaire, pas forcément de nature guerrière mais qui résulte d’une violence politique intense et a pour visée l’extermination définitive des représentants d’une communauté. La radicalité génocidaire et sa visée raciale, en particulier, placent les témoins dans une situation singulière : les membres de la collectivité visée ont la certitude d’être tous destinés à mourir (ou à survivre par miracle) et, qui plus est, à mourir pour rien. « S’ils survivent, c’est alors pour écrire », comme l’évoque Catherine Coquio. Cette caractéristique collective de l’événement catastrophique ouvrant sur l’écriture testimoniale est à l’origine d’un certain type de littérature. Sur une telle littérature, différentes approches s’opposent à travers de multiples notions : témoin, survivant, vérité, histoire, sujet, etc.

Il y a ainsi deux pôles principaux : d’un côté, l’idée que la littérature instruit le « témoignage en catastrophe » en tant qu’acte littéraire mais aussi en tant que document historique, voire acte judiciaire, ce qui est une façon de lier la recherche en littérature aux sciences sociales. De l’autre côté, la littérature témoignerait précisément de l’impossibilité du témoignage face à l’événement catastrophique, car « la catastrophe, c’est la mort du témoin » et donc, « c’est aussi un crime sans vérité ».

Bibliothèque universitaire des langues et civilisations

65 rue des Grands Moulins

F-75013 PARIS

Cette table ronde sera donc l’occasion d’écouter les intervenants échanger sur l’écriture de la « catastrophe ». Afin d’illustrer la question, la représentation de la catastrophe dans le roman arménien et dans le roman turc sera aussi abordée par des spécialistes.

Marc Nichanian et Frédérik Detue aborderont la question de la fonction d’attestation du témoignage à travers récit et littérature. Krikor Beledian et Timur Muhidine étudieront cette question en l’appliquant au roman arménien et au roman turc.

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
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ARMENIE
Le président du Parlement israélien reçoit une délégation parlementaire arménienne

Le président du Parlement israélien (Knesset), Yuli-Yoel Edelstein, a reçu le 19 janvier une délégation parlementaire arménienne conduite par Artak Zakaryan, le président de la commission des relations extérieures de l’Assemblée nationale d’Arménie. Durant cette rencontre, Y.Edelstein a souligné l’importance des relations interparlementaires et exprimé sa disposition à renforcer la coopération dans les domaines culturel, économique, agricole et touristique, selon le service de presse du Parlement arménien. Y.Edelstein a aussi souligné l’importance de liens plus étroits entre les communautés arménienne et juive. Le président du Parlement arménien n’a pas manqué d’évoquer la question lancinante de la reconnaissance du Génocide des Arméniens par Israël, et a affirmé que “tôt ou tard, la Knesset finira par reconnaître le Génocide des Arméniens”. “Je ne me sens pas très fier de ce que Israël n’ait pas encore reconnu le Génocide des Arméniens”, a ainsi déclaré Y.Edelstein, en mentionnant toutefois les récents progrès enregistrés dans son pays en ce sens. A.Zakaryan a pour sa part évoqué la mise en oeuvre de projets communs en discussion entre les deux pays et a présenté la situation de la région du Sud Caucase et la position arménienne concernant le règlement des conflits. A l’issue de la rencontre, Y. Edelstein a présenté tous ses voeux de réussite au Parlement arménien qui doit être renouvelé à l’issue des élections législatives d’avril.

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posté le 24 janvier 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
Le parti républicain rejette les critiques de l’ancien ministre de la défense

Un haut responsable du Parti républicain d’Arménie (HHK) au pouvoir a balayé du revers de la main lundi 23 janvier les vives critiques formulées par l’ancien ministre de la défense, Seyran Ohanian, qui a rallié les rangs de l’opposition.

Dans son dernier message video posté sur sa page Facebook 2 jours avant, S.Ohanian avait évoqué “la défiance croissante de l’opinion face aux autorités”, qui n’auraient pas été en mesure selon lui de faire régner la loi ni de faire face à l’aggravation de la pauvreté. “La pauvreté a d’ores et déjà dépassé un niveau dangereux pour la sécurité nationale », avait-il déclaré en ajoutant : “ L’inégalité devant la loi, l’injustice, les abus divers et la corruption permanente qu’ils génèrent ... sont au cœur de tous les problèmes”. Vahram Baghdasarian, chef du groupe parlementaire du HHK, a réagi par l’ironie à ces accusations, en faisant remarquer que S. Ohanian attaquait un gouvernement dans lequel il avait occupé une fonction ministérielle majeure huit années durant.

“Je ne pense pas que des individus qui ont occupé les plus hautes fonctions de l’Etat pendant près de 20 ans puissent être tenus pour des opposants radicaux”, a déclaré V. Baghdassarian sur les ondes de RFE/RL (Azatuyun.am), en ajoutant : “L’opposition radicale met des années, non une année, à émerger, et s’appuie sur une idéologie”. S. Ohanian avait trouvé une parade à ces reproches en mettant le silence qu’il observait jusque là sur la scène politique sur le compte du devoir de réserve auquel il était tenu de par sa fonction de ministre de la défense.

S. Ohanian n’avait pas été reconduit dans ses fonctions dans le gouvernement constitué en octobre par le nouveau premier ministre en place depuis début septembre, Karen Karapetian. Il avait déclaré en décembre qu’il participerait “activement” aux élections législatives d’avril en vue de parvenir à des changements politiques et économiques majeurs en Arménie. Le général à la retraite, qui a été un compagnon de route, et d’armes, du président Sarkissian, entend rallier la nouvelle alliance d’opposition constituée par l’ancien ministre des affaires étrangères Vartan Oskanian et d’autres figures de l’opposition.

posté le 24 janvier 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
Consultations politiques entre les Ministères des affaires étrangères arménien et français

Le 20 janvier, des consultations politiques ont eu lieu entre les Ministères des affaires étrangères de l’Arménie et de la France.

Les consultations ont été présidées par le Vice-ministre des affaires étrangères Karen Nazaryan du coté arménien, et la Directrice de l’Europe continentale du Ministère des affaires étrangères et du développement international Florence Mangin du coté français.

Les diplomates arméniens et français ont discuté des questions relatives aux relations bilatérales et ont apprécié la dynamique du dialogue politique franco-arménien, les liens interparlementaires étroits, le large éventail de la coopération décentralisée. Ils ont également discuté des mesures visant à renforcer les liens économiques et commerciaux.

Les parties ont discuté de la coopération bilatérale au sein des organisations internationales.

Au cours du déjeuner de travail, les deux parties ont échangé des points de vue sur les développements régionaux.

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
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CONSEIL DE L’EUROPE
Naira Karapetyan parle de Hrant Dink et Garo Palyan lors de la session de l’APCE

Des débats sur les attaques contre les journalistes et la liberté des médias en Europe, sur les défis et les responsabilités des médias en ligne et du journalisme, et sur la nécessité de mettre fin à la cyberdiscrimination et aux propos haineux en ligne sont au centre de la Session plénière d’hiver de l’APCE, qui se tient à Strasbourg du 23 au 27 janvier 2017.

Voici les interventions des déléguées arméniennes

Mme KARAPETYAN (Arménie)* - La question des attaques contre les journalistes est au cœur des débats de cette partie de session. Je voudrais exprimer ma très profonde préoccupation à l’égard des tentatives visant à empêcher les journalistes de faire leur travail. Le dur labeur qu’ils accomplissent doit être respecté, car les journalistes sont des éléments clés permettant d’aboutir réellement au pluralisme et à la démocratie. La liberté d’expression est une valeur dont nous devons être fiers.

J’aimerais appeler votre attention sur le fait que le 19 janvier dernier marquait le dixième anniversaire de l’assassinat de Hrant Dink, un éminent intellectuel turc d’origine arménienne, rédacteur en chef du journal Agos. Il avait été assassiné à Istanbul en 2007 par un nationaliste turc âgé de 17 ans, très peu de temps après la diffusion d’un documentaire dans lequel il était interviewé au sujet de la négation par les autorités turques du génocide arménien.

Le procès de son assassin n’a pas permis d’identifier les commanditaires et de les traduire en justice. En dépit de longues années d’enquête, on a l’impression que toute la lumière n’a pas été faite et que l’on n’a pas réellement essayé de connaître très exactement les causes de ce qui s’était passé. L’affaire reste en suspens. On sait que Hrant Dink avait été la cible d’attaques répétées en raison de sa position sur le génocide arménien.

Malheureusement, la volonté d’empêcher la justice d’être rendue et la vérité d’émerger persiste en Turquie 10 ans après ce meurtre. Le fait que M. Garo Paylan, parlementaire, soit suspendu pour avoir fait référence aux persécutions ayant, dans le passé, visé certains groupes religieux, en constitue un exemple très récent. Des rapports nous informent que certains partis politiques essaient même d’intenter un procès à Garo Paylan pour avoir évoqué le génocide arménien.

Je suis fermement convaincue que l’échec des poursuites visant à réprimer les assassinats de journalistes et de dirigeants des différentes communautés crée un climat d’impunité qui encourage l’intolérance à l’égard de toute idée contraire aux récits officiels.

Certains parlementaires souhaitaient que l’on aborde cette semaine la question de la Turquie dans le cadre d’un débat d’urgence. En repoussant un tel débat à plus tard, on ne fait que donner plus de temps à ceux qui souhaitent commettre de nouvelles violations. Un État membre du Conseil de l’Europe doit respecter ses obligations. Le fait de harceler les journalistes, les parlementaires et, plus largement, tous ceux qui ont un point de vue opposé à celui du gouvernement ne peut être accepté“.

Mme NAGHDALYAN (Arménie)* - Chers collègues, ces dernières années ont été marquées par une évolution dynamique et remarquable de la situation politique en Arménie. Nous avons accéléré le processus de réforme constitutionnelle adopté par référendum en décembre 2015. C’est ainsi que sont intervenues des réformes essentielles dans la mesure où elles constituent des conditions préalables indispensables à la création d’un système plus stable et plus démocratique comme à l’amélioration des mécanismes constitutionnels, soucieux du bon équilibre des pouvoirs et à la prééminence du droit.

Il est essentiel pour nous que les amendements proposés aient été jugés conformes aux avis de la Commission de Venise et aux normes européennes reconnues. Quasiment toutes les recommandations de la Commission de Venise ont été acceptées par les autorités arméniennes.

Après le référendum, nous nous sommes engagés dans un vaste processus de changement pour ajuster le système juridique aux nouvelles réalités. Des changements ont donc été apportés à des centaines de textes de loi. C’est ainsi que de nouvelles lois constitutionnelles ont été adoptées, y compris une loi sur le médiateur, une loi sur l’autonomie et une autre sur le règlement intérieur du Parlement. Un important train de mesures législatives est également prévu en 2017, toujours en étroite collaboration avec la Commission de Venise et d’autres parties prenantes internationales.

Le Code électoral est sans doute le document qui a suscité le plus de débats. Il convient de noter que son élaboration est intervenue dans un esprit de coopération entre toutes les forces politiques intéressées et dans un contexte exceptionnel de coopération, sur la base d’une participation égale des autorités, de l’opposition et de la société civile. Ce nouveau Code électoral constitue une base fiable en vue des élections parlementaires à venir. Le fait de tenir des élections justes, équitables et libres est notre priorité absolue.

En tant que représentante de la coalition de pouvoir, je tiens à vous assurer que la conformité des procédures et la légitimité comptent bien davantage pour nous que les résultats. Nous voulons absolument tenir des élections transparentes et démocratiques fondées sur des idées et des programmes qui puissent librement être mis en concurrence.

Le peuple arménien a choisi la voie de la démocratie et aucun obstacle extérieur ne saurait le faire dévier de sa route.

Mesdames, Messieurs, en dépit des provocations permanentes et de l’agression qui a eu lieu en avril dernier sur la ligne de contact avec le Haut-Karabakh, en dépit de la récente incursion militaire sur la frontière avec l’Arménie, condamnée par la communauté internationale, nous ne devons pas nous écarter de la voie démocratique que nous avons choisie. Restons engagés dans le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabakh.

En dépit de la situation dans la région, nous ne sommes pas ébranlés dans notre détermination à mettre en œuvre, en pleine conformité avec nos obligations internationales, une large palette de réformes dans les domaines de la justice, des droits de l’homme et d’autres encore, car de telles réformes sont essentielles.

Notre engagement, en matière de droits de l’homme, de démocratie et de prééminence du droit ne sera jamais subordonné à des facteurs extérieurs de nature géopolitique, économique ou autres.

Mme ZOHRABYAN (Arménie) - Alors que cette session est consacrée à la protection des journalistes et autres acteurs des médias, nous devons débattre d’un cas sans précédent, l’arrestation au Bélarus du blogueur Alexandre Lapchine, de double nationalité russe et israélienne, et de son extradition, demandée par l’Azerbaïdjan pour avoir visité la République du Haut-Karabakh en 2011 et 2012.

Nous avons affaire, une nouvelle fois, aux listes supposées « noires » de l’Azerbaïdjan, qui recensent aujourd’hui plus de 600 personnes. Parmi ces persona non grata figurent quelque 180 journalistes qui se sont rendus au Haut-Karabakh pour exercer leur profession.

Chers collègues, une question s’impose : combien de milliers de personnes seront encore fichées sur ces « listes noires » de la honte ? Combien d’autres journalistes et de représentants des médias seront recherchés par Interpol pour avoir exercé leur profession, en contradiction avec la liberté de la presse ? Quand notre Organisation se réveillera-t-elle enfin de sa léthargie pour réagir à ces pratiques scandaleuses, au nom de la protection des journalistes et des acteurs des médias ? La plateforme pour la sécurité des journalistes du Conseil de l’Europe, qui alerte sur les violations des droits des journalistes, se tait, elle aussi, de façon inacceptable, sur le cas d’Alexandre Lapchine.

La liberté d’expression et la liberté de la presse sont des valeurs absolues que nous nous sommes engagés à protéger, convaincus que personne n’a le droit d’interdire à un journaliste ou à un blogueur d’exercer sa profession.

J’appelle notre assemblée et le Commissaire aux droits de l’Homme à faire part aux autorités de Bélarus de notre profonde préoccupation et de notre désaccord, afin de suspendre l’extradition en Azerbaïdjan du blogueur Lapchine.

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
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TWITTER
Le CCAF Sud a présenté les voeux aux élus et corps constitués, devant un large public.
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posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
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ARMENIE
Le Gouvernement permet la production de parfums et de savons à Dilijan

Le gouvernement arménien a révisé aujourd’hui la liste des activités liées à l’industrie chimique permises dans la ville de Diliajn dans la province du Tavush permettant la production de savons, de parfums et de cosmétiques dans la célèbre station balnéaire.

Selon le ministre de l’économie Artsvik Minasyan, ces types de production excluent la présence de déchets et de substances dangereuses. Il a dit que l’autorisation permettra également de créer de nouveaux emplois pour les résidents de la communauté.

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
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FRANCE
UGAB France : À la mémoire de Hrant Dink

Déjà 10 ans que Hrant Dink fut assassiné. A Istanbul, les foules se rassemblent aujourd’hui devant les anciens bureaux du journal Agos pour commémorer la mort de son fondateur et ancien rédacteur en chef.

En tant que journaliste dévoué et engagé, Hrant Dink était un défenseur des Droits de l’Homme et du dialogue en Turquie. Ses positions courageuses sur de nombreuses problématiques controversées ont contribué à ouvrir de nouveaux débats dans la société turque.

Nous nous souviendrons toujours de Hrant Dink pour ses idées, sa profonde humanité et son impact sur le discours progressiste en Turquie.

UGAB France

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
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ARMENIE
Le Ministre du Développement économique et des investissements a rencontré des représentants des sociétés françaises Vinci Constructions et Vinci Concessions

Un bref communiqué dudit Ministère relève que le Ministre Souren Karayan a dit espérer que l’entrée du groupe Vinci sur le marché arménien sera réussie. Le directeur des programmes régionaux de Vinci Concessions, Lucas Panos, a fait part du « sérieux intérêt » de la société par rapport au projet stratégique routier Nord-Sud. Les parties sont convenues qu’un mémorandum sera signé entre le Gouvernement de la RA et le groupe Vinci sur un échange d’informations et que seront dressées les opportunités d’une possible implication de la société française dans le projet d’investissement du corridor routier Nord-Sud. / Hayastani Hanrapetoutioun

Extrait de la revue de presse de l’Ambassade de France en Arménie en date du 17 janvier 2017

posté le 24 janvier 2017 par Stéphane/armenews
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