Nouvelles d'Armenie    
Jacques Donabédian
Pour un CCAF fort, par Jacques Donabédian


Le CCAF rassemble autour d’un même projet des associations et des partis politiques.

Il n’est pas facile de trouver un consensus qui satisfasse à la foi les exigences des structures verticales telles les nationales et internationales et les préoccupations des structures horizontales, comme les amicales et associations locales.

Aujourd’hui les représentants des grandes composantes de la communauté et la plupart des associations régionales, ont appris à travailler ensemble, se respectent et s’apprécient. Le CCAF est fier de ce résultat, de cette maturité politique obtenue après tant d’années de dissensions inutiles.

Cela ne s’est pas fait en claquant des doigts. Chaque représentant d’association a apporté sa précieuse contribution, chacun selon ses compétences et sa disponibilité, en sacrifiant sa vie professionnelle, familiale, ses finances et surtout en mettant de côté son égo, même s’il existe encore quelques grenouilles qui veulent se faire aussi grosses que le bœuf.

C’est ainsi que le CCAF a enregistré de nombreux succès à l’Assemblée nationale et au Sénat mais également auprès de l’opinion publique. Le travail en commun a permis de créer un climat de sympathie et de confiance réciproque entre toutes les composantes de la communauté. Certes l’action et le succès favorisent cet état d’esprit. Mais on ne gagne pas à tous les coups ! Deux échecs ont terni ce tableau.

Le CFA qui aurait permis à la communauté de se doter d’une structure démocratique regroupant tous les individus désireux de participer à sa destinée n’a pas soulevé leur enthousiasme. Le projet est mis pour le moment en stand-by.

Le texte prévoyant la pénalisation de la négation du génocide, bien qu’ayant été voté par le parlement, a été rejeté par le Conseil constitutionnel.

Dans ces deux cas ce sont de nombreuses réunions, d’échange avec des personnalités, beaucoup d’efforts qui ont monopolisé le CCAF et qui pour le moment n’ont pas abouti.

La voix des détracteurs du CCAF a commencé à se faire entendre. Certains ont même pris pour cible des responsables du CCAF à travers des articles calomnieux. La communauté a commencé à s’interroger. A quoi sert le CCAF ? Rassembler pour ne rien faire à quoi cela sert-il ? Ce sont les questions que se posent les personnes qui ont la mémoire courte et, certaines associations qui ne font pas partie du CCAF ont multiplié leurs critiques alors qu’au contraire, c’est dans ces périodes difficiles que l’on doit-être encore plus solidaire et se renforcer.

Le CCAF l’a compris. En attendant de plancher sur les modifications du projet CFA, le CCAF s’est doté d’une structure nationale. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, jusqu’à présent il y avait trois CCAF régionaux mais la structure fédérative nationale n’existait pas, avec ses propres Statuts. Voilà qui est fait. 9 délégués du CCAF Paris, 9 de Lyon, 9 de Marseille-Provence composent le conseil national qui a désigné son bureau. Ses membres sont des militants avertis qui ont fait leur preuve, dont la notoriété est reconnue par tous et notamment par la classe politique.

Son excellence l’ambassadeur d’Arménie, Monsieur Viguen TCHITETCHIAN ainsi que le Ministre Vahagn ATAPEKYAN ont apporté leur soutien à cette structure. Ils ont mis l’accent sur l’importance d’un CCAF fort dans un contexte politique complexe et dont le rôle important est reconnu par la France et par l’Arménie. Les organisations qui ne veulent pas faire partie du CCAF ont tort, il faut qu’elles comprennent qu’on a besoin du CCAF. Telle a été la tenue de leurs propos à la dernière réunion du conseil national, le 29 septembre dernier.

Nous avons besoin d’un CCAF fort pour lutter contre l’influence néfaste de la propagande turco-azérie qui s’exprime efficacement en France comme en Europe et qui malheureusement trouve ses relais auprès de nombreuses personnalités qui méconnaissent les faits ou qui sont sensibles à certains arguments. L’odeur du pétrole efface l’odeur du sang et l’appât du gain aussi hypothétique soit-il, facilite l’amnésie, fait taire les bonnes consciences. L’affaire SAFAROV en est l’expression toute récente. Le Karabakh est en danger fasse au fanatisme et à la haine raciale érigée en doctrine d’état par les dirigeants de l’Azerbaïdjan avec l’appui bien sûr de ceux de Turquie.
Nous avons besoin d’un CCAF fort pour soutenir l’Arménie dans ses efforts de démocratisation, de lutte contre la corruption, pour le bien-être du peuple dans son pays. Il faut favoriser les échanges et partenariat avec ce pays.

Nous avons besoin d’un CCAF fort pour intervenir efficacement lorsqu’il s’agit de soutenir notre peuple quand il est en danger comme c’est le cas aujourd’hui en Syrie.

Nous avons besoin d’un CCAF fort pour défendre la mémoire de nos aïeux, pour réclamer justice pour le peuple arménien. Cela passe par un travail d’information permanent et une collaboration étroite avec nos élus. Ce travail est fait sur l’axe Paris-Lyon-Marseille. Il n’est pas fait dans les régions de France qui s’en éloignent. Il reste également à faire au niveau des médias nationaux qui nous ignorent. Nous avons à préparer la commémoration du centenaire du génocide qui doit être un véritable tsunami.

Nous avons besoin d’un CCAF fort pour encourager notre jeunesse à se former, à conserver et perpétuer notre culture, à puiser dans notre histoire glorieuse peuplée d’héros, leur espoir et leur confiance dans l’avenir, leur fierté également,.

Pour être fort le CCAF a besoin que chacun travaille en fonction de ses compétences et non pas du siège qu’il voudrait occuper. Le CCAF n’est pas fait pour organiser des festivités diverses, il est fait pour mener un combat qui ne supporte pas les états d’âme, les jalousies et les rancœurs. Au sein du CCAF tout le monde a confiance en tout le monde et chacun, à sa place, est utile à la collectivité et à notre cause.

Le CCAF a besoin de se professionnaliser avec des permanents, des spécialistes, des outils modernes mais pour cela il lui faut des soutiens financiers, des sponsors.

Les associations qui restent encore en dehors du CCAF doivent y adhérer afin de le rendre plus fort. C’est dans la diversité que le dialogue s’enrichit, c’est dans la multiplicité des échanges que naissent les nouvelles bonnes idées.

Pour être fort le CCAF a besoin de la confiance du peuple arménien de France, de son soutien moral et financier, de ses conseils plutôt que de ses critiques, de sa mobilisation même si telle ou telle manifestation peut paraitre ringarde et qu’il y aurait eu mieux à faire.

Nous ne sommes que des individus, militants bénévoles et amateurs, qui nous battons avec seulement la force de notre conviction fasse à des états puissants. Notre force réside dans notre détermination à défendre avec fierté une cause juste qui concerne l’humanité toute entière. Notre force c’est nous tous, descendants des rescapés du génocide, avec le respect et la tolérance que nous devons avoir les uns envers les autres.

Comme l’a signalé tout récemment un élu de la Ville de Marseille qui dénonçait dans son discours les promesses non tenues faites en période électorale, nous ne pouvons compter que sur nous-même.

Jacques DONABEDIAN

Vice président du CCAF Marseille

Secrétaire du conseil natonal du CCAF

mercredi 24 octobre 2012,
Ara ©armenews.com


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