Nouvelles d'Armenie    
Didier Parakian
L’union sacrée
Le point de vue de Didier Parakian, Adjoint au maire UMP de la ville de Marseille, paru dans le numéro 151 des Nouvelles d’Arménie Magazine


Alors que la mondialisation transforme le village planétaire en un vaste centre économique et social planétaire, pour les huit à neuf millions d’Armé­niens disséminés à travers le monde, l’heure est au regroupement et à la concertation.

A l’heure où les technologies de l’information et les médias donnent en direct tous les évènements qui traversent le monde, la diaspora arménien­ne dispose d’une vision quasi permanente de l’ensemble des acti­vités des communautés ar­méniennes, de leur joies, in­quié­tudes ou angoisses. Aujourd’hui, avec la disparition du mur de Berlin, le dégel Est-Ouest et la dislocation de l’Empire soviétique, l’idéolo­gie politique a cédé le pas à une autre forme d’idéologie : la mon­dialisation de l’économie et une realpolitik de terrain.

Pour nous, les Arméniens d’Eu­rope, et plus spécialement de France, cette levée du « Ri­deau de fer » qui nous éloignait tant de l’Arménie soviétique, est une véritable chance. L’avè­nement de l’indépendance de la République d’Arménie recon­nue par la communauté internationale, nous a permis un rapprochement plus grand en­core avec Erévan. Dans le même temps, avec la disparition du « protecteur so­viétique », la diaspora armé­nienne était naturellement appelée à remplacer cette puis­sance en aidant, dans la mesu­re de ses moyens, l’Arménie re­nais­sante. Un challenge qui ne laisse in­sensible aucun Arménien, qu’il soit de France, des Etats-Unis, du Liban, d’Australie ou d’Ar­gentine.

La diaspora arménienne, si long­temps déchirée entre pro et anti-Arménie soviétique savamment entretenue par les deux blocs que constituaient Moscou et Washington, est dé­sormais en lien direct avec Erévan. Une Arménie qui doit faire face au développement économique pour améliorer le sort de ses citoyens et au conflit du Haut-Karabagh. Ce rapprochement diaspora-Arménie mit fin également à nombre de querelles intesti­nes qui minaient et affaiblissaient la diaspora.

En France, l’heure est également au regroupement autour des valeurs arméniennes et à l’aide au développement de l’Ar­ménie. Le maintien de notre langue par l’ouverture d’écoles, le dynamisme de l’activité as­sociative et culturelle continuent de constituer une aire de mobilisation de l’ensemble de notre communauté.

Les dernières élections muni­cipales ont vu l’élection - ou la réélection - de plus d’une cen­taine d’élus d’origine arménien­ne. Car les attentes de la com­­munauté armé­nienne restent nombreuses. Citons, parmi ces dernières, la recon­nais­san­ce du génocide arménien par la Turquie, la levée du blocus imposé à l’Arménie, le déve­loppement de l’identité armé­nienne en France à travers notamment d’écoles bilingues.

Dans ces combats qui relèvent de l’intérêt général de la com­munauté arménienne, l’union est de mise pour une plus gran­de efficacité des actions. Qui plus que les élus, peut, dans cette communauté armé­nien­ne de France, donner l’exem­ple de cette cohésion et d’union autour des couleurs de l’Arménie ? Une mobilisation pour la défense des valeurs communes que l’on partage, que l’on soit de « gauche », de « droite » ou du « centre ». Nous avons au sein de nos par­tis politiques respectifs, une très grande marge de manœu­vre. Notre étiquette politique ne peut représenter un frein à nos actions sincères et effi­caces au service de la communauté arménienne.

Je lance un appel à l’ensemble de mes amis élus d’origine arménienne, de toutes tendan­ces politiques, à constituer un groupe uni, une sorte d’« union sacrée », afin de défendre les valeurs et les interrogations de la communauté armé­nienne de France. Il va de l’intérêt et de l’ave­nir de notre peuple qui a tant souffert par les injustices de l’Histoire, et qui aspire à un ave­nir meilleur

vendredi 1er mai 2009,
Spidermian ©armenews.com


CET ARTICLE VOUS A PLU ?  POUR AIDER LE SITE A VIVRE...
Envoyer l'article à un ami
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)

    
     Imprimer l'article