Nouvelles d'Armenie    
Sahag Sukiasyan
Mise au point de Sahag Sukiasyan


Monsieur le rédacteur en chef,

J’ai bien pris connaissance de la réponse à ma lettre de M. Kéram Torossian, réponse publiée sur votre site le 3 juillet. Comme il me l’avait envoyée auparavant, j’en connaissais naturellement la teneur.

Je le lui ai écrit le soir même de la publication de son texte, je ne souhaite pas lui répondre immédiatement. En premier lieu parce que j’ai sur le plan professionnel de nombreuses occupations, mais aussi afin de ne pas amplifier les multiples polémiques qui minent actuellement notre vie ecclésiale. Certes, je ne partage pas l’intégralité de l’analyse de Mihran Amtablian publiée dans le dernier numéro des NAM, mais je pense comme lui qu’il faut impérativement mettre fin à cet “emballement“ dont on peut se demander à qui il profite au final, et surtout comment il pourrait se terminer.

Plutôt que d’entrer dans ce jeu des lettres et réponses successives, je me permettrai de vous proposer dans les semaines qui viennent une tribune, si naturellement vous en acceptez le principe.

Je voudrais toutefois dire que je suis surpris de la forme du courrier de M.  Torossian qui prend à une ou deux reprises un ton franchement discourtois et aussi par le fait que M. Torossian, à qui j’avais adressé ce courrier à titre purement informatif, ce soit senti aussi directement concerné, voire mis en cause. Cela n’était nullement mon intention.

Je voudrais aussi à cette occasion signaler à M. Torossian que son interpellation adressée à « l’homme d’Eglise et à l’Historien » ressemble fort à un jugement de valeurs auquel, malgré toutes les qualités que je dois lui reconnaître, rien ne l’autorise.

Puisque dans ce vaste « tohu-bohu » médiatique, chacun y va de son curriculum vitae et de ses “mérites“ propres pour légitimer sa parole, qu’il me soit seulement permis de lui rappeler que je sers l’Eglise depuis l’âge de neuf ans comme enfant de chœur, chantre, et diacre. J’ai aussi été membre du conseil d’administration de la paroisse saint Jacques de Lyon avant de poursuivre une année d’études à l’Académie de Théologie de saint Etchmiadzin. Je suis issu, il le sait fort bien, d’une famille, dans laquelle on sait ce que signifie le « service de l’Eglise » puisque petit fils de chef de chœur, fils de parents qui ont activement participé à la vie ecclésiale de leur communauté et qui m’ont éduqué dans cet état d’esprit. Preuve que cela peut ce faire, même en France, y compris dans une communauté dépourvue d’église et de prêtre comme c’était le cas à Vienne (Isère).

Je participe depuis plus de trente ans au dialogue entre les diverses confessions chrétiennes comme représentant de notre Eglise dans divers mouvements et organes de la presse œcuménique. Depuis le début du mois de mai, j’ai intégré la délégation de l’Eglise Arménienne auprès du Conseil des Eglises Chrétiennes en France, poste auquel je succède à M. Torossian, suite à sa récente démission.

J’assure depuis près de dix ans un cours d’introduction à la spiritualité et à l’Histoire de l’Eglise arménienne au sein de l’Institut supérieur d’études œcuméniques (ISEO) de l’Institut Catholique de Paris.

Pour ce qui est du jugement que porte M. Torossian sur mon travail d’historien, je laisse donc son avis à l’appréciation de ceux qui me connaissent et reconnaissent mon travail. Que mes pairs soient donc aussi mes juges.

Vous êtes naturellement totalement libre de publier cette lettre ou ne pas le faire.

Ce texte a évidemment été adressé à M. Torossian, avec copie à Mgr. Zakarian, notre Primat.

Bien cordialement,

Sahag. Sukiasyan, Diacre

mardi 12 juillet 2011,
Ara ©armenews.com


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