Nouvelles d'Armenie    
Nersès Arabyan
L’UNESCO EST-IL DEVENU L’OUTIL DE LA HAUTE FINANCE ?


Une exposition intitulée « L’Art des Khatchkars- Croix de pierre arméniennes » était organisée dans l’enceinte de la Maison de l’UNESCO salle Miro, 7, Rue de Fontenay à Paris sous la haute autorité de la Direction de l’UNESCO. Le vernissage se déroulait le mercredi 15 juin 2011 à 18h30. Cette manifestation était placée sous le patronage de l’Ambassadeur de la République d’Arménie en France, Son Excellence Viguen TCHITETCHIAN et l’Ambassadeur Délégué permanent de la République d’Arménie auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation la science et la culture Charles AZNAVOUR, qui n’était pas présent. Un public nombreux était venu admirer ces magnifiques photographies de khatchkars. Quelle ne fut notre stupéfaction en remarquant qu’aucune mention n’était faite concernant le lieu de production de ces chefs d’œuvre de l’art arménien. Le Khatchkar demeure un symbole unique de la culture ancestrale de la nation arménienne. Quel autre peuple pourrait s’enorgueillir de posséder dans son patrimoine culturel des objets de pierre d’une telle finesse ; ils sont l’âme du peuple arménien. Refuser de mentionner le lieu de production du Khatchkar équivaut à nier la présence arménienne dans ces provinces.
L’Art et la Culture sont des valeurs universelles que l’UNESCO a le devoir de protéger et de faire connaître dans le monde entier. Quelle force extérieure peut contraindre une institution disposant d’un tel prestige à renoncer à sa devise universelle ? Le profit dégagé par la vente du pétrole aurait-il pu servir à la destruction des Khatchkars situés sur les terres arméniennes occupées par Azerbaïdjan ? En 2005 au Nakhitchevan terre natale des Arméniens, les Azéris n’ont-ils pas détruit d’immenses cimetières arméniens dont celui de Djoulfa où se trouvaient des Khatchkars ?
À cette époque malgré de multiples protestations, l’UNESCO n’a pas réagi pour empêcher la destruction d’une culture arménienne dont la valeur est universelle. Les scientifiques préservent dans les laboratoires des spécimens rares et disparus dans du formol. Les Azéris croient-ils garder certaines œuvres arméniennes dans du pétrole pour prétendre qu’il s’agit de la culture azérie ?
La Turquie ne s’est-elle pas appropriée à son tour le patrimoine byzantin, grec, et arménien pour composer sa culture nationale ? Dans les sphères commerciales, le pouvoir de l’argent prime sur toutes les valeurs humaines qu’elles soient morale, spirituelle ou culturelle. Le mercantilisme ne connaît pas ces valeurs humaines, il n’obéit qu’à une seule loi, celle de l’Intérêt. Ne pouvait-on espérer que L’UNESCO soit une institution placée largement au-dessus de ces mesquineries financières ? D’après le proverbe on dit qu’un poisson commence à pourrir par la tête, le simple citoyen approche son nez de la queue du poisson et se dit « est que le pourrissement a atteint la queue ? »
Nous nous posons cette question aujourd’hui : « le pouvoir de l’argent provenant de la vente du pétrole peut-il influencer une institution telle que l’UNESCO aussi ?
Nersès ARABYAN
Paris juin 2011
jeudi 16 juin 2011,
Ara ©armenews.com


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