
Lors de la réception donnée en l’honneur du Président Serge Sarkissian, plusieurs célébrités d’origine arménienne étaient présentes, dont : le ministre de la reprise économique Patrick Devedjian, l’homme d’affaires Serge Tchuruk, Alain Manoukian, l’impressario Levon Sayan, le président de l’Union des producteurs de films Alain Terzian et beucoup d’autres.
C’est dans une atmosphère cordiale que Charles Aznavour a commenté l’actualité arménienne et le processus de normalisation armeno-turc. Notant, que la reconnaissance internationale du génocide arménien est un sujet très sensible qui importe autant à l’Azerbaïdjan qu’à la Turquie elle-même. "L’Azerbaïdjan est parallèlement préoccupée par le processus, car la Turquie se rendra compte qu’elle ne peut pas éviter de reconnaître le génocide arménien ». "Ce processus n’est pas à portée de main de l’Azerbaïdjan, ainsi que l’ouverture de la frontière. Bakou, a très peur de ça "- a dit Aznavour.
Le chanteur a dit qu’il continue à écrire des chansons. « Depuis que je fais du travail diplomatique, je dois voler un peu de temps à ma vie artistique, pour avoir le temps de faire le travail », - a -t-il dit. Ajoutant "qu’il a accepté de devenir ambassadeur de l’Arménie en Suisse, parce que convaincu que sa popularité aidera à résoudre de nombreux problèmes en faveur de l’Arménie et du peuple arménien.
Quant à Patrick Devedjian, s’exprimant sur la reconnaissance internationale du génocide arménien, il a souligné "que plus le monde parlera du génocide, plus la Turquie comprendra la nécessité de sa reconnaissance."
Par ailleurs, il s’est déclaré déçu -sans citer les personnes- que des présidents, après avoir promis en campagne électorale de reconnaître le génocide, on subitement oublié leurs promesses.
Photo Jean Eckian
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