Nouvelles d'Armenie    
Collectif Urgence Darfour
Français et Anglais ne doivent pas favoriser l’impunité de Béchir


Des sources sérieuses et non démenties font état de l’intention de la France et du Royaume-Uni de ne pas s’opposer au projet de suspension des poursuites judiciaires requises par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar El-Béchir.

Le 14 juillet dernier, M. Moreno-Ocampo avait demandé un mandat d’arrêt contre l’homme fort de Khartoum, l’accusant de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et génocide commis sur les populations civiles du Darfour. La Chambre préliminaire de la CPI doit en principe faire savoir d’ici quelques semaines si elle valide la requête du procureur. Or les chancelleries française et britannique semblent s’être engagées dans un marchandage avec le régime de Khartoum au terme duquel elles laisseraient, lors de la prochaine assemblée générale des Nations unies, les protecteurs du bourreau des Darfouris suspendre la procédure engagée contre lui. L’article 16 du Statut de Rome, qui régit la CPI, offre en effet la possibilité de geler toute poursuite pendant un an renouvelable. Laisser bloquer le processus judiciaire serait une attitude immorale !

Cette démarche constituerait un précédent d’une extrême gravité pour la justice internationale. En effet les deux puissances européennes ont été très actives pour que le Conseil de sécurité saisisse la CPI face aux massacres perpétrés par le gouvernement soudanais. Anglais et Français espéraient-ils alors que la CPI se contente de cibler quelques lampistes ? Déjà la saisine de la CPI venait comme une alternative à l’impuissance de la communauté internationale d’exercer sur le terrain « la responsabilité de protéger » les populations du Darfour. Laisser Béchir échapper aux poursuites serait un aveu d’incohérence politique !

Depuis la requête du procureur, le gouvernement soudanais, loin de calmer la situation, a multiplié bombardements et attaques au sol contre les civils, y compris dans les camps de déplacés comme tout récemment à Kalma, faisant toujours plus de victimes - et confirmant par là-même le bien-fondé de la démarche du procureur.

Dès l’annonce des demandes de poursuites, Béchir a mobilisé avec succès tous ses alliés dans l’Union africaine (UA) et la Ligue arabe. Sans compter la Chine et la Russie, ses habituels soutiens et fournisseurs d’armes. Lire la suite et voir la liste des signataires :

vendredi 3 octobre 2008,
Arsène ©armenews.com


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