Nouvelles d'Armenie    
Kha’bnissan, jour du nouvel an des Assyro-chaldéens


Ce samedi 29 mars, la communauté Assyro-chaldéenne de Sarcelles célébrait Kha’bnissan, jour du nouvel an de ce peuple, fêtant ainsi le passage à la 6758me année de son calendrier.

Des personnalités politiques nationales ou locales étaient présentes ou représentées, ainsi qu’une délégation du CCAF ; un message personnel de Bernard Kouchner, Ministres des Affaires Étrangères a traduit au nom du Gouvernement, sa sollicitude envers les assyro-chaldéens, peuple trop souvent oublié mais qui reste debout.

"Les Assyriens, qui n’ont plus de pays à eux depuis des siècles, vivent à cheval sur plusieurs pays d’Europe orientale (Turquie, Arménie, Géorgie) et du Proche-Orient (Iraq, Syrie, Liban, Israël, Iran, Jordanie), mais aujourd’hui, c’est bel et bien la diaspora, souvent noyée dans un univers très différent des montagnes de Mésopotamie, qui forme la majeure partie de ce peuple (env. 3 millions de personnes éparpillées en Europe du Nord et en Amérique)."

citation depuis : http://www.istanbulguide.net/istguide/people/ethnies/assyriens/historic.htm

La communauté assyro-chaldéenne en France L’origine de la communauté assyro-chaldéenne de France remonte à l’exode consécutif à la Grande Guerre, et aux exactions multiples dont les autorités turques de l’époque se sont rendus coupables. Plus tard dans les années 1980 et notamment entre 1983-1984, un nouvel exode eut lieu, qui se solda par l’abandon du foyer ancestral de Turquie orientale. Confrontées à ces exodes massifs en provenance du sud-est de la Turquie, les autorités françaises firent preuve de compréhension envers ces plus vieux chrétiens du monde, en leur accordant l’asile. Depuis, la majorité d’entre eux a obtenu la nationalité française, conscient de leurs droits et devoirs ; le reste de la communauté est en instance de naturalisation.La communauté assyro-chaldéenne de France, jeune et dynamique, est un modèle d’intégration. Toujours soucieuse de se fondre davantage dans la société française, dont elle se sent membre à part entière, elle en est aussi un acteur socio-économique. Par son attachement constant à son identité, à sa culture araméenne et chrétienne, elle peut contribuer, dans la mesure de ses moyens, au développement et à l’essor de la société de sa terre d’accueil, où elle se sent chez elle, bien accueillie et acceptée. Constituée d’apports successifs de population, notamment tout au long du 20ème siècle, une communauté de quelques 16.000 personnes vit en France, regroupée sur plusieurs pôles géographiques : Ile-de-France (Val d’Oise, Seine-Saint-Denis et Paris), Rhône (Lyon), Bouches du Rhône (Marseille), Haute-Garonne (Saint-Jorry et Toulouse) et ailleurs. Ces Français d’adoption, dès que leur situation financière le permet, investissent dans les villes où ils sont installés. Beaucoup sont propriétaires de leurs logements et participent à l’essor du commerce local. De plus, l’entraide qui les caractérise assure chez eux un taux de population active relativement élevé. Les jeunes font des études, et beaucoup sont aujourd’hui bacheliers et ont entrepris des études supérieures, ce qui permet d’envisager sereinement l’avenir.

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dimanche 30 mars 2008,
Arsène ©armenews.com


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